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blanquer
23 septembre 2021

TOUJOURS UN CHIEN DANS LA RUE TOUJOURS

TOUJOURS UN CHIEN DANS LA RUE TOUJOURS

1.
Dans son « Voyage au bout de la nuit » à Céline, Bardamu parlant de l'empathie de Molly : « Pour la première fois un être humain s''intéressait à moi, du dedans si j'ose dire, à mon égoïsme, se mettait à ma place à moi et pas seulement me jugeait de la sienne ».

2.
A force de lire, relire son sonnet des « Voyelles » au Rimbaud, je finis par y voir des sens qui y furent, y furent-ils pas, j'en sais rien. Peu importe ici le cinoche sémantique, l'énigme cause fantaisie et le « U, cycles, vibrements divins des mers virides » n'a pas fini d'onduler.

3.
Aujourd'hui, c'est la grève dans l'éducation nationale : c'est qu'on n'y comprend plus grand chose à la réforme à Blanquer : empilement de gadgets chronophages et prétentieux, agitation dont le covid a largement prouvé l'inanité ; et maintenant on fait quoi ?

Paraît que Blanquer prévoit qu'il ne sera plus ministre après 2022. J'ai lu quelque part qu'il envisagerait d'être député. Macron pourrait être réélu, mais pas sûr que des ministres façon Blanquer menteur soient assez populaires pour être recyclés dans l'hémicycle.

4.
L'amusant de cette réplique de Porprenaz se croyant mourir est, à quelques syllabes de distance, dans l'emploi des mots « harpes » et « orteil » : « J'entends des harpes. Le Tout-Puissant écarte ses orteils. » (Ghelderode, « La Balade du Grand Macabre »)

5.
Vivre, c'est participer à l'être humain. Clément Rosset le dit très bien qui parle d'une « très faible et très éphémère participation à l'être ». C'est que nous ne durons guère ; « notre qualité ontologique est désastreuse », à bien des égards.

6.
L'un de mes morceaux préférés du moment est « So may we start » des Sparks (musiqué du film « Annette »). Une mélodie entraînante comme ils savent en fignoler. May we start, may we, may we now start ? qu'ils font les chœurs, un de leurs grands savoir-faire.

7.
« Pour un seul signe déchiffré par hasard, combien pouvait-il y avoir de signes non remarqués, fondus dans l'ordre naturel des choses ? » (Gombrowicz, « Cosmos » [Le narrateur]) Choisissons-nous ce que nous déchiffrons ? L'inventons-nous ?

8.
J'entends l’ironique « Happy House » de Siouxsie and the Banshees, pièce dans laquelle la musique un brin acide et le ton d'la chanteuse façon puisque je vous le dis, le dis le dis le dis démentent des paroles qui, distraitement, pourraient paraître joyeuses :

« We've come to screaaaaaam
In the happy house
We're in a dreaaaaaam
In the happy house
We're all quite sane, ane, ane.
(Siouxsie and the Banshees, « Happy House »)

9.
J'aime les morceaux pop/rock courts et incisifs, les courts poèmes, les fragments, les épars, j'en aime l'escrime, la lame, le couteau bref, et m'ennuie facilement au trop long, trop lourd, pesant comme un politique ou un pensum de lycée.

10.
De même qu'il y a toujours un rhinocéros dans le couloir (défois c'est même une vache), il n'est pas vrai qu'il n'y a pas un chien dans la rue. Il y a toujours un chien dans la rue. Parfois, il se met à gronder, bondit et invisible saute à la gorge du politique imprudent.

11.
Dans le « Série-or été 2020 » de Fluide Glacial (le magazine à faire s'gondoler les pierres tombales) et « Cosmik Roger fait sa valise », ce n'importe quoi qui m'amuse : « Au secours, le commandant vient d'avoir une crise cardiaque de la jambe et il est train d'être complètement mort !!. » panique une hôtesse extra-terrestre de « Cocotiers Spacelines » dans la bédé à Julien et MO/CDM.

Patrice Houzeau
Malo, le 23 septembre 2021.


 

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22 septembre 2021

ÇA VA M'JOUER DES TOURS J'PRESSENS

ÇA VA M'JOUER DES TOURS J'PRESSENS

1.
Rimbaud « illuminé ». Faisant poème de notes. Là c'est un finistère, - « que les oiseaux et les sources sont loin ! » -, un désert. « Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant. » « Le saint », « le savant », « le piéton de la grand'route », « l'enfant abandonné » : des solitaires.

2.
Céline politique, délire... Délire, délire, le frise, puis y glisse, l'abîme... A des éclairs tout d'même, des évidences... ceci dans « Rigodon » : « Vous n'allez pas demander ce qu'elles pensent, à des personnes ici ou là.. si elles sont pauvres elles s'en foutent bien !... »

3.
Umberto Eco citant dans « Le pendule de Foucault » un passage tiré d'un livre de Giovanni Papini ; il est question d'une rencontre avec un immortel (Saint-Germain ?) ; çui-là ouine, Monsieur : « La terre n'a plus de secrets et je n'ai plus d'espoir en mes contemporains ».

4.
Je suppose que ce qui est intéressant pour le Diable, c'est la lutte avec le Créateur. S'il gagnait, le Cornu, ce serait universellement, et alors quel ennui, quel immortel ennui. S'il perd, l'Eternel Pater n'aurait jamais créé qu'un troupeau de plus.

5.
Je ne me souviens pas d'avoir lu dans aucun livre la description d'une bande d'anges jouant du jazz... Zont trompettes et l'badabam boum boum du tonnerre, et le bruissement de leurs ailes pour l'scander, le blues céleste. Quel « When the Saints » alors...

6.
De ce que « Tout ouvrage démontre un ouvrier », Voltaire tire une intelligence éternelle créatrice des lois de l'univers comme l'ingénieur imagine ses mécaniques, sans voir que c'est l'humaine raison qui tire une logique du chaos où nous roulons. L'humain est la raison de sa raison.

7.
La première page de « Cosmos » de Gombrowicz (qui lit encore Gombrowicz aujourd'hui ?)... Cette marche du narrateur, accompagné de Fuchs (« une-deux, une-deux ») me rappelle celle du début du « Voyage » célinien, le Ferdinand saisi par le militaire...

8.
Enseigner, c'est aussi les prévenir, les mômes, des catastrophes... sinon quoi, le bienveillant, le rassurant, le résilient ?... Le progrès ? Tu mourras pauvre, mais de plus en plus vieux, veillé par la Miraculeuse caste des Médecins... Obligatoire.

9.
Je me lève le matin, j'allume la radio, je me lève le matin, Macron, Blanquer, Blanquer, Véran, Le Drian, Macron... L'En marche rengaine... J'en peux plus d'l'es entendre, d'en entendre... On dirait d'la mauvaise pub pour du cassoulet en boîte... Ras la choucroute...

10.
Si la France, qu'est bonne fille et tout, en bonus extra des douze sous-marins d'l'apocalypse à pognon de dingue, leur avait filé, aux Australiens, notre Blanquer (The Brain, dis), zussent été ravis en Australie d'avoir un tel génie en prime, pis nous, ça nous aurait fait du débarras.

11.
Miou-miou (c'est un chat), je l'appelle ma p'tite chérie (c'est une chatte) et ma p'tite chérie, je l'appelle Zut. Ça va m'jouer des tours, j'pressens.

12.
Le 23 septembre 2021, y a grève des enseignants. Y en a des collègues qui vont pas la faire... Dommage, car ça se sent que Macron, pour être réélu, est prêt à bien des concessions et lâchage de sous... C'est donc le moment d'en demander pis dans la rue...

13.
Dans l'album « Dulle Griet », de Yves H. et Hermann (« Les Tours de Bois-Maury »), l'étrange cavalier de la nuit et des planches travaillées de gris, s'adresse en langue magique à l'orfraie blanche qui l'accompagne.

Patrice Houzeau
Malo, le 22 septembre 2021.

 

 

 

 

 

 

 

21 septembre 2021

SONGEANT AU ROI ET A L'EDUCATION NATIONALE

SONGEANT AU ROI ET A L'EDUCATION NATIONALE

1.
Relu ce matin le si harmonieux « Heureux qui comme Ulysse ... » et me suis redit une fois de plus combien quatorze lignes inégales valent bien des pages de remplissage. Molière dans « Le Misanthrope » l'a bien dit aussi.

2.
J'écoute « Le Roi » (des cons) de Georges Brassens. Je pense à mon boulot et à la stupidité de certains perdirs. Ne comptez pas sur eux. Les surpayés de l'Education Nationale prennent les petits enseignants comme moi pour des jambons. Et ne savent pas lire.

La faute de tous ces errements et fâcheries en incombe à Blanquer, qui, visiblement, a complètement omis le facteur humain de sa merveilleuse réforme, laquelle mêle et démêle (« en même temps »). Macron est mauvais et Blanquer, son disciple, est nul.

3.
J'écoute « Le Roi » (des cons) de Brassens : « Que ça s'est vu dans le passé / Marianne soit renversée / Mais il y a peu de chances qu'on détrône le Roi des cons ». Voilà qui est dit, n'en déplaise à Mélenchon, n'en déplaise à Macron.

4.
Il est possible (c'est juste une hypothèse) que la récente dénonciation des contrats sur les sous-marins entre l'Australie et la France porte aussi le message suivant : l'OTAN ne désire plus que le sieur Macron préside aux destinées de la France.

5.
Ai vu aujourd'hui la planche 33 de l'album « Le Parfum de la dame en rouge », de Will Eisner (Albin Michel). Ai tenté de montrer à mes élèves la beauté cocasse de cette vision d'une « école de filles », dont l'auteur a effacé la façade pour nous plonger dans la synchronie d'un crime commis pendant que chacun échafaude des hypothèses sur l'avenir de l'assassiné.

6.
A cause de Blanquer, le ministère de l'Education Nationale marche sur un fil qui est sur le point de se rompre.

7.
L'humour de Will Eisner, et de son traducteur, dans cette phrase : « … donc l'obscurité s'abat sur l'école de P'Gell... et avec elle un vent de haine... un relent de passion... une odeur de venin... un (enfin, vous voyez l'genre) !! »

8.
J'aime bien la chanson « You're so vain » (« song of a gun ») de Carly Simon, à cause du rythme de la chaloupée qui sonne si typiquement américain country et puis des si bien vus « clouds in my coffee ».

« But you gave away the things you loved
And one of them was me
I had some dreams they were clouds in my coffee clouds in my coffee and
You're so vain »
(Carly Simon, « You're so vain »).

9.
Les gens comme moi, qui ne sont pas bardés de diplômes, dans le privé, on les ignore et dans le public, on les méprise. Du coup, je pense au « Luneux  » de Malicorne : « Je suis aveugle on me plaint / Et moi je plains tout le monde ».

J'aime beaucoup l'intro du «Luneux », de Malicorne, chanté par Marie Yacoub, si proche des évanescences du rock progressif avec ses notes en écho sur son dulcimer (je crois que c'est un dulcimer, sinon que l'on me détrompe).

10.
« Je suis l'instant présent, je suis le vent du nord », a écrit Houellebecq. Bin non, je ne suis ni instant présent, ni vent du nord (il me souffle dessus et me passe comme on passe un fantôme), mais comme je suis teigneux, je vous emmerde tout de même.

11.
Je me demande en vertu de quel principe, dont Blanquer doit avoir le secret, un élève royaliste (et assez indifférent à l'hypocrite résilience macroniste) ne pourrait pas être un bon élève et, lui aussi, une « chance pour la France ». #LaBlancheHermine.

Patrice Houzeau
Malo, le 20 septembre 2021.

 

 

 

 

 

13 septembre 2021

LA LANGUE C'EST DU C'EST-A-DIRE

LA LANGUE C'EST DU C'EST-A-DIRE

1.
« L'orage assombrit ma fenêtre. J'ai envie de Notre-Dame sous le ciel noir. »
(Patrick Grainville, « Les Anges et les faucons »)

L'orage : les anges artilleurs à l’exercice. L'orage
Assombrit l'paysage lequel est tissé de sourires de clowns
Ma musique que j'préfère c'est quand même ce bon vieux rock progressif (Pink Floyd, Gong, The Residents, Gentle Giant & tutti planeries, quand ils sont pas emphatiques & tocs, sont réconfortants les bidouilleurs d'sons là, & même marrants défois dans le genre humour des lunes) Ma
Fenêtre n'est point bleue car il fait jour ; dehors c'est façon fait pas beau, blanc, gris, avec des airs à pleuvoir pour un rien.

J'ai envie d'une bière car j'aime bien la bière mais faut pas qu'j'ai
Envie d'une bière car faut qu'j'écrive et si j'commence à liquider
De la bière j'écrirais pas assez pour être content quand même
Notre-Dame des Sobriétés passez-moi s't'envie d'binouze
Sous ton balcon j'irai pas ce soir chanter Je suis sous sous sous ton balcon
Le temps passe moi j'écris y en a qui sauvent des vies moi j'écris Le
Ciel s'en fiche y a personne dedans (sauf peut-être de lointains cousins)
Noir est l'espace on dit avec des trous noirs dedans paraît.

2.
« car celui que vise un sort, c'est le chef de famille, c'est-à-dire celui qui marque cette famille de son nom. »
(Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts »)

Car qui m'fait penser à « Yes baby you can drive my car »
Celui qui m'fait penser à « ou comme cestuy-là qui conquit la toison »
Que me dites, que me dites-vous là ? Des sottises, des sottiiiiiiiiiiiizzz sans nul doute - Un p'tit coup du Daevid Allen Weird Quartet, « The Latest Curfew Craze » ça s'appelle, gouleyant dans l'genre déjanté -
Vise un peu cette fille-là, elle est terrible me dis-je à mon Johnny fantôme et portatif (çui-là qu'j'ai sous les tifs)
Un fantôme c'est bien utile quand on est seul on peut lui causer mais défois faut l'apprivoiser défois c'est pas si facile Un
Sort c'est jamais à soi-même qu'on le jette, qu'on s’ensorcelle, s'envoûte
C'est la rentrée des classes, faut s'reconnecter au réel à Blanquer, étrange contrée, on navigue dans les confins à « chef d’œuvre » (on en rit dans les salles de profs, y a qu'Blanquer pour pas s'en douter)
Le Blanquer, depuis que Buzyn a été mise en examen, i doit s'poser des questions dans sa tête, Mister Tout-Va-Bien-C'est-Sur-La-Table (rengaine impopulaire) Le
Chef c'est le Chef et quand ça va pas, c'est le Chef qui doit, sinon, qu'il aille faire le Roi de Pologne dans une pièce de Jarry.
C'est-à-dire : j'aime bien ça, le « c'est-à-dire » qui ne dit pas autre chose que le langage est quelque chose à dire et c'est
Celui qui dit qui est comme on dit quand on dit déjà des choses
Qui sait comment qu'ça va tourner tout ça bah je n'ai plus qu'à m'occuper de mes affaires et laisser s'embourber les prétentieux Elle disait un
« Marque-ta-page » pour « marque-page », mignon.
« Cette fille là, mon vieux, elle est terrible » ah toujours mon fantôme de Johnny qui agite un peu d'rock n' roll (çui-là qu'j'ai sous les tifs) Ma
Famille, j'l'ai bien perdue, seul que j'reste avec mon chien dedans.
De ma désinvolte écriture que j'm'occupe, tout l'monde s'en fout, ça m'va très bien.
Son prénom ? Melody. Son
Nom ? Nelson. C'est dans un album de Serge Gainsbourg que j'aime bien.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 septembre 2021.

 

12 septembre 2021

QUAND JE PENSE A MACRON ME VIENT UN OEIL NOIR AVEC UNE GIFLE DEDANS

QUAND JE PENSE A MACRON ME VIENT COMME UN OEIL NOIR AVEC UNE GIFLE DEDANS

1.
J'écoute une émission sur Dickens. Ah bin oui, il avait du génie, lui. Et de la persévérance, ou quelque chose dans ce goût-là.

 2.
Défois elle vient sans qu'on l'appelle. Elle ne peut faire autrement. Sinon, y a des événements, périls et vipères.

3.
Ah tiens, Kate Bush sur France Culture. Les chansons de Kate Bush : petites porcelaines dansantes, si l'on considère, bien entendu, que des porcelaines puissent danser.

4.
Défois, ça revient, ça revient toujours... on n'échappe pas à ses revenances. Dans la vivace mauvaise sombre qu'on nage... y a toujours un bout d'la mémoire par lequel ils nous chopent nos fantômes.

5.
Chaipas ce que Hilda doit savoir (c'est dans l'Rigodon à Céline, le style) et m'en moque, j'aime bien le prénom Hilda, elle fait quoi dans l'histoire ? Infirmière, doctoresse, maîtresse collaboratrice à Sigmaringen, employée en uniforme, yeux bleus tresses blondes, bah ça dirait que j'fantasme...

6.
Y en a zont du mal à s'adapter... qu'ils les regardent d'un œil tranchant décisif les adaptés... on s'méfie des autres... on envie leur réussite... Question d'à-propos défois plus que de talent... Question de persévérance dans la disponibilité... complaisance défois.

7.
J'écoute William Sheller... ritournelles aurait dit Deleuze... je sais, la musique classique a ceci de très haut qu'elle s'interprète, les nuances du pianiste, nuances, reliefs, couleurs... bah qu'une basse variétoche toujours le même bom-bzoum... mais bon, Sheller, j'aime bien.

8.
Hier réécouté - ça faisait longtemps, (y eut des événements dans ma caboche) – le beau « Morituri (te salutant) » de Catherine Lara. Ai contemplé son beau visage de dans le temps et sur la pochette à Catherine Lara. La beauté passe, revient toujours.

9.
Si je devais m'intéresser à tout ce qui est intéressant, je disparaîtrais vite d'insignifiance.

10.
Pas eu trop l'moral hier... me remets jamais de n'être que ma pauvre pomme... on s'rêve... lucide, on déchante vite... la force des choses on dit... me console en pensant à Blanquer... y a pire que moi donc.

11.
Ce n'est pas sans l'amertume d'un sourire que je me dis que cela fait longtemps maintenant que je suis passé du statut de « quelqu’un de bien » à « ah lui, c'est un bon client ».

12.
Faut dire ce qui est : si des législatives avaient lieu maintenant, les députés LREM se prendraient une déculottée. La Macronie ne tient que par la jactance à Macron et la finance. Sans promesses d'abondance, l’exécutif ne tiendrait plus très longtemps la route.

13.
Le chef du « Sentier Lumineux » (Abimael Guzman) a cassé sa pipe en prison au Pérou. La rumeur (et/ou la CIA) lui a taillé un short : « pleurnichard, alcoolique et lâche ». Possible... Assassin certainement. Après, je m'en fous. La mort de mon chien m'a fait plus de peine.

14.
Macron dépense tellement d'argent qu'on dirait que ce n'est pas le nôtre.

15.
Paraît que malgré les problèmes induits par le Brexit (on évoque même des pénuries), le Royaume-Uni aurait cette année encore un PIB supérieur au nôtre. La France, septième puissance mondiale ? L'UK sixième... Je croyais que Macron était un génie, m'aurait-on perlimpinpin-piné ?

16.
Quand Macron en 2017 eut ce mot de « poudre de Perlimpinpin » pour désigner les propositions de Marine Le Pen, il était loin de se douter que cette expression désignerait maintenant plus sa propre politique que les discours de Marine, qui ne veut surtout pas être élue présidente.

17.
Mon pays, la France, est en passe de connaître ce qui est arrivé à la démocratie américaine elle-même : une rupture entre pays réel et pays politique : un boulevard pour les extrêmes, qui ne veulent pas du pouvoir. La France est une comédie. Macron, détesté et détestable, sera réélu.

18.
Je ne sais qui a dit qu'on n'aurait pas dû laisser Damien Tarel exposer son absence de repentir pour la gifle infligée à Macron, parce que Macron, c'est le président, et le président, c'est la France. Non. La France, c'est Marianne, pas un ersatz.

Je rappelle que Macron était prévenu que cette partie là du public ne lui était pas favorable, qu'il y est allé quand même, qu'il a posé la main sur le bras de cette personne qui m'a tout l'air d'un chouan : la gifle est partie toute seule. Je la comprends.

Car je suis enseignant, je me permets de préciser : en posant sa main sur le bras de Damien Tarel, Macron a fait ce que tout enseignant ne fait jamais avec aucun de ses élèves. Retenez, s'il vous plaît, cette leçon. Si j'étais consultant, ça vous coûterait bonbon.

Et, avec un brin de provocation (allonzy allonzo), si la société nouvelle à Macron consiste aussi à se laisser toucher le bras (et puis quoi encore ?) par un velu, eh bien euh, je préfère le monde d'avant (moi qui ne fis jamais la bise à mon père qu'une fois l'an).

19.
Agnès Buzyn mise en examen pour son attitude controversée pendant la crise du covid : Guillaume Larrivé, - qui l'eût cru ? - s'insurge. Donc, si je comprends bien, si la France manquait de masques, de personnel, de matériel et de lits, ce n'est pas la faute du ministère de la Santé, mais de la mienne, pauvre clown d'électeur contribuable. Larrivé, je vous aime bien, mais là, vous faites pitié.

De toute façon, tout ça, c'est du cinoche, il n'arrivera rien à Buzyn, ni à Véran, ni à Philippe, ni à Macron (l'homme qui cherche les gifles). La réputation de Buzyn en sera ternie, et alors, qui réellement, à part elle, s'en soucie ?

20.
And now, ladies and gentlemen, je vas écouter une bonne vieille compilation des Pretenders qu'ça swingue !... J'aimais bien Chrissie Hynde quand j'étais au lycée. Les Pretenders ne vont pas changer le monde, mais valent toujours mieux que la réforme à Blanquer.

21.
Paraît que l'Etat, dans sa grande bonté (on ne lui en demande pas tant) a décidé d'octroyer 15 euros sur le coût des mutuelles de ses agents, pourvu qu'on en fasse la demande. Qu'ils gardent leurs 15 euros, même par mois : je ne suis pas un mendiant.

Des comptes d'apothicaire plutôt qu'une réelle revalorisation des salaires, voilà ce que veulent Macron et Blanquer : si vous acceptez, vos 15 euros seront bouffés par l'inflation. Réfléchissez et battez-vous pour de meilleurs salaires et conditions de travail.

Patrice Houzeau
Malo, le 12 septembre 2021.

 

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6 septembre 2021

OU ÇA ? OU ÇA KS'EST PIS OU QU'ON EST ?

OU ÇA ? OU ÇA KS'EST PIS OU QU'ON EST ?

 

1.
« 
Amityville est l’exemple parfait de l’histoire à raconter autour d’un feu de camp. »
(Stephen King, « Anatomie de l’horreur »)

Amityville où cékséça c’est-i en Alaska en tout cas c’est aux Zuhéssa
Est-ce en Laponie ? est-ce en Tapinois ? est-ce en Gourgandine ? Non, non, non ! c’est aux Zuhéssa, aux Zuhéssa vous dis-je, les Zuhéssa…
L’exemple, ce pays, du merveilleux à cauchemar genre au groupe The Residents que c’est mon favori, avec The Sparks et aussi Lady MacBeth et ses Horribilities (si peu connu qu’ils existent-eu point)
Parfait (car ça c’est fait et ce qui est fait n’est jamais qu’à défaire)
De ce film Amityville, je ne sais rien car j’l’ai point vu (mes yeux avaient roulé un peu hors de ma tête et j’ai dû me gendarmer avec Lucifer, c’est mon chat, pour les lui faire recracher)
L’histoire à Amityville j’l’a connais donc point (ma mémoire, ça fait longtemps que mon âme en a fait une crêpe fourrée offerte
A mon spectre) Vous la
Raconter, je ne peux pas, même
Autour d’une bouteille de whisky ce s’rait pas la vraie fausse histoire
D’un coup (coucou fit le coupeur de têtes passant la sienne par la fenêtre) le
Feu prit d’mes jambes à mon cou
De ce feu je fus fumée, puis cendres… c’est ainsi que j’a fichu le
Camp de ce monde où j’avions jamais été t’allé ni en Alaska, ni aux Zuhéssa, ni à Amityville.

2.
Bin oui mais bon, pour mourir, faudrait déjà être un peu plus vivant, dit Zut à son spectre suicidaire.

3.
Pour les présidentielles 2022, bien des chevaux piaffent dans les écuries, et plus il y a de partants, plus cela semble favoriser le fringant Prince d'En Marche, qui a toutes les chances de courir seul en tête, à moins qu'il en fût empêché.

4.
Lorsqu'un premier ministre recadre publiquement un ministre de l'éducation nationale, lequel vient d'être taclé par le ministre de la santé, il est que ce ministre devrait avoir honte d'être, une fois de plus, pris en flagrance faute politique. (Castex, Véran, Blanquer).

5.
Le Prince d'En Marche alla à Marseille en août 2021. Certains commentateurs signalèrent la ville en faillite et ayant besoin d'une sorte de tutelle. On dit alors que Jean-Claude Gaudin avait ruiné sa ville. Ô merveilleuse France, qui donne des leçons de morale au monde et où l'on finit toujours par dire, mais souvent trop tard, le tort d'élus qui sont censés être exemplaires. Elections, pompe à pognon.

6.
Un des anciens lieutenants du prince d'En Marche en a récemment dénoncé la démagogie et son habitude des promesses qu'il sait intenables à tel point que « faire des promesses à Marseille » risque bien de devenir proverbial et synonyme de paroles en l'air.

7.
Le Prince d'En Marche a jeté son dada à Phynances dans la bataille, promettant beaucoup à beaucoup et se disant sans doute que l'on ferait les comptes une fois qu'il aura course gagnée. Il y aura bien des désillusions, des rancœurs, des règlements de comptes.

8.
Le Prince d'En Marche est comme Dom Juan séduisant à la fois Charlotte et Mathurine. Il promet beaucoup à toutes les deux et de séduction en séduction, prépare sûrement sa honte et sa chute dans la trappe des présidents insuffisants.

9.
Entendu Natacha Polony souligner il y a peu la baisse de niveau de notre personnel politique (de droite comme de gauche). C'est que la France est connue pour la sottise de ses politiques et la redoutable efficacité de ses technocrates.

10.
Le Prince d'En Marche a récemment ajouté la seringue à son blason. Les mains invisibles de la partie de go en cours sont en passe de refermer le piège. Nos territoires ne seront plus nôtres que par convention de langage. Notre pays est vendu.

Patrice Houzeau
Malo, le 6 septembre 2021.

 

4 septembre 2021

BRRR FIT LA COMTESSE

BRRR FIT LA COMTESSE

1.
« Je suis celui qui pourrait être. »
(Georges-Emmanuel Clancier)

Lorsque je cite ce vers de Clancier à mon fantôme, celui-ci me répond invariablement : « Et moi donc... » ou alors « Tu l'as dit, bouffi ! » ou encore : « C'est clair comme pas une ombre au tableau » sans oublier : « Ah ne m'en parlez pas, mon brave monsieur que je hante sans le connaître vraiment.

2.
« En gros, je dirai que les lecteurs ne voient pas bien où vous voulez en venir et ils attendent que quelqu’un réponde. »
(Lilian Jackson Braun, « Le Chat qui disait cheese » [Qwilleran])

« M’est avis que les lecteurs, surtout ceux qui ont des yeux, un cerveau et quelque espérance dans la vie, ne voient pas bien où vous voulez en venir et attendent que quelqu’un. »
-      Que quelqu’un quoi ?
-      Que quelqu’un, quoi.

3.
Véran tacla Blanquer sur la fameuse utilisation « détournée » des Allocations de Rentrée Scolaire (ARS). Véran a raison. Il est toujours étonnant de voir des gens qui n’ont jamais été dans la gêne expliquer aux « pauvres » la façon dont ils doivent utiliser l’argent qu’on leur concède.

4.
« La réponse arriva sur une voix haut perchée qui semblait incongrue chez un homme de cette corpulence. »
(Lilian Jackson Braun, « Le Chat qui disait cheese »)

La réponse arriva sur une voix en forme d’aéronef invisible et si haut perchée qu’elle semblait tutoyer les branches aux anges pendus (ach ! gothik !) et très incongrue dis chez un gaillard de cette corpulence, hache sur le dos et mâchoire façon piège à loup.

5.
S’ils étaient rationnels, les gens voteraient écologiste parce que la planète est en train de cramer d’partout qu’on nous dit, mais outre, que je ne crois absolument pas en l’efficacité ni en la cohérence des écolos, je vais soutenir la droite parce qu’au fond, je m’en fous.

6.
Zemmour citant Coluche : « Le malheur humain est trop grand pour l’homme. » la conclusion s’impose.

7.
« - Brr ! fit la comtesse d’une voix à l’accent étranger distingué. »
(Agatha Christie, « Les Sept cadrans »)

8.
« mais, d’après la forme de l’empreinte et la manière dont le gazon était foulé, je ne crois pas que le revolver ait été lancé de là »
(Agatha Christie, « Les Sept cadrans » [Battle])

Mais, d’après la forme de l’empreinte (notez les pizzicati que fait la musique à ce moment où Rouletabille s’enfonce dans le tout ce qu’on ne voit pas et qui est là pourtant…) et la manière dont le gazon est foulé, je ne crois pas que l’éléphant se soit jeté de ce holà !

9.
Rentrée 2021. Le président Macron nous refait le coup de « l’école du futur » et des « pédagogies innovantes ». Soyons sérieux, ça fait trente ans qu’on est dedans, l’innovant pédagogique, et ça donne quoi ? Des universités qui craquent et un manque consternant de main d’œuvre.

10.
« Quand les steaks arrivèrent, Qwilleran avait eu le temps de réfléchir. »
(Lilian Jackson Braun, « Le Chat qui disait cheese »)

Quand les steaks arrivèrent sur leurs fringants dadas ponctués de moutarde et accompagnés d’une tournée de blondes croustillantes, Zut avait eu le temps de réfléchir au destin des bêtes et dévora quand même tout en songeant que la prochaine fois elle prendrait du poisson.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 septembre 2021.

3 septembre 2021

MACRON EST RENTRE EN CAMPAGNE

MACRON EST RENTRE EN CAMPAGNE

1.
La politique consiste à faire croire que l'on peut réanimer les morts, tout en passant sur leurs cadavres, voire en crachant sur leurs tombes.

2.
Je pense au mot « Wörterbuch » (« Livre des mots ») et, par analogie, au « Livre des Morts » et je songe que les morts n'ayant plus besoin de mots, c'est aux vivants qu'il s'adresse, ce livre des morts.

3.
« D'autres, (…), accompagnent ces mesures de protection d'un acte d'agression magique contre le sorcier »
(Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts »)

Qu'est-ce qu'un « acte d'agression magique » ? Une action (une agression physique ou verbale relevant de la justice) ou un « acte » d'une théâtralisation du sort, non pas une action, mais la représentation d'une action, « drama » ?

4.
« En un éclair, tout me revint en mémoire. »
(Agatha Christie, « le Crime du golf » [le narrateur])

« Tout me revint en mémoire » : y a-t-il vraiment simultanéité des images, des sensations et des mots qui, en quelques fragments explicites (un nom, un lieu, un parfum, - celui de « la Dame en noir »?) éclaircissent ce qui était occulté ?

Le langage permet-il d'éclairer ce qui est occulté ou est-il avant tout un grand créateur d'occulte ?

5.
Macron (qui pourrait être aussi bien appelé « Macron l'éborgneur », en raison de l'usage immodéré que ses forces de l'ordre firent du LBD lors de la crise des « Gilets Jaunes ») est rentré en campagne. Celui qui prétendait rassembler et a beaucoup divisé retombe dans son travers et promettant beaucoup, dépensant beaucoup, annonce déjà des mesures qui diviseront profondément, notamment en matière d'éducation.

Le discours tenu par Macron à Marseille le 2 septembre 2021 annonce l’expérimentation d'une plus grande autonomie des établissements scolaires. C'est une partie de la stratégie Blanquer qui est ici annoncée : la fin d'une verticalité rectorale au profit des abus probables de petits chefs ambitieux.

Prétendant réformer profondément le pays, - au point que fleurit déjà ici et là l'élément de langage « nouvelle société » -, Macron donne l'impression de voir les Français comme il voudrait qu'ils soient, et non comme ils sont. Au fond, Macron est un idéaliste. Ce n'est pas toujours anodin.

6.
En politique, le « en même temps » n'annonce-t-il pas bien des trahisons d'un temps pour un autre ?

7.
Je trouve dans Platon l'idée que c'est en homme libre que l'on étudie, et non « comme un esclave », cependant que l'apprentissage d'un métier se fait souvent plus par nécessité que par choix réel et que plus il y a d'étudiants, plus la nécessité se fait sentir au dépens de la liberté.

Tout l'art de l'Etat est de faire passer des nécessités pour des libertés accordées.

8.
« Dès qu'elle fut arrivée, elle nous dit : Jamais je ne dis qui que c'est, parce que ça fait des haines. »
(Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts » [témoignage de Joséphine]).

Le dire désigne ou refuse de désigner. Être maître de son dire consiste à cacher une partie de la vérité pour éviter emballement du réel et déclenchement des machines infernales que la vérité pose tout au long des révélations. On ne peut tout savoir sous peine de tout perdre. Raison d'Etat.

9.
Une plus grande autonomie des acteurs administratifs locaux annonce une dilution des responsabilités de l'Etat. La corruption structurelle de l'Etat central (qui ruina le communisme) se double ainsi d'une multitude de petites corruptions locales.

10.
Le modèle libéral repose sur l'illusion que l'on pourrait en finir avec la rareté naturelle. Surpopulation, ruptures climatiques et déficits démocratiques prouvent sotte prétention des économistes, des philosophes et irresponsabilité des politiques.

11.
La rareté naturelle induit une corruption qui tend à se généraliser à mesure que les problèmes ne sont plus seulement locaux mais mondiaux. La verticalité européenne ne fera que faciliter l'organisation des trafics.

Patrice Houzeau
Malo, le 3 septembre 2021.

27 août 2021

LA TARENTELLE C'EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

LA TARENTELLE C'EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

 

  1. Paraît que partout on manque de main d’œuvre : est-ce que le puissant Blanquer va enfin se rendre compte de la nécessité des Lycées Professionnels, qui devraient être le fer de lance de l’Éducation Nationale au lieu d'en être la cinquième roue d'un carrosse conduit par un cocher aveugle ?

  2. « Pas-de-Calais : un garçon de 12 ans mis en examen pour viol et agression sexuelle sur d'autres mineurs » (titre du Parisien sur Internet ce vendredi 27 août 2021). Malaise dans la civilisation.

  3. L'Etat parfois, c'est une tarentule et c'est une drôle de tarentelle que dans les rues, chaque samedi, font retentir les Français.

  4. Défois j'me chatouille la fanfare caboche : l'en sort des bouts d'la Marseillaise, ou des « Partisans blancs », des vers de Gainsbourg, des pinkfloyderies insensées, comptines pour des temps pourris.

  5. Le grand argument de la Macronie sera de nous faire croire que Macron est le seul président possible, alors qu'il ne vaut pas mieux que les autres.

  6. Faut que j'dorme dis-je à mon chat qui ferma les yeux aussitôt.

  7. J'avions pris mon cheval
    Pour aller au bal
    Mais mon cheval tant de temps prit
    Que lorsque j'arrivai
    Le bal était tout moisi
    Et c'étaient quasi squelettes qui dansaient
    Au son perdu des flageolets.

  8. Quand j'en aurai marre de traîner dans le présent ma carcasse chevelue, je pousserai des cris à la semblance des longs cris aigus lugubres des femmes mordues par la tarentule (A-Ï, A-Ï, A-Î) et je rejoindrai la grande maison blanche de mes ancêtres furieux.

  9. Comme je me récitai « La Balade des pendus » (« Frères humains qui après nous vivez... »), quelques branchés m'apparurent et vomirent devant moi leurs tripes mortes et leur vif mépris.

  10. Certes, le monde marche sur la tête, mais si on le décapite, il ne marchera plus du tout.

  11. Défois mes corbeaux aboient, et j'ai l'éléphant effervescent pis (de vache sur une pochette célèbre) j'ai itou le goret voltigeur... ça, me dit Zut dans son grand manteau d'Ummagumma, c'est quand tu as écouté trop de Pink Floyd.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 27 août 2021.

27 août 2021

VACCINEZ-VOUS POUR VOUS PROTEGER DES AUTRES

VACCINEZ-VOUS POUR VOUS PROTEGER DES AUTRES

 

  1. Mépriser la culture populaire est une erreur. Outre qu'être artiste de variétés est un vrai métier, sans les vérités dites parfois façon brut de décoffrage, sans Eddy Mitchell, Sardou, Brel, Barbara, Brassens, Gainsbourg et tant d'autres, l'esprit français ne serait pas ce qu'il est.
    Et s'il fallait compter sur les grands héliotropes subventionnés pour rappeler ce qu'il en est du bon sens, nous ne serions jamais que des moutons à diplômes... le rêve du libéralisme façon Macron/Blanquer.

  2. J'écoute « Alligator 427 » de Hubert-Félix Thiéfaine et je me dis qu'elle est bien prophétique, s'te ritournelle battante. En serons-nous d'ici quelques années à défiler dans les rues de nos villes omni-surveillées par The Google Eye en criant « Vive la Mort » ?

  3. Vaccinez-vous pour vous protéger des autres.

  4. D'un point de vue assez chouan, le libéralisme mondialiste globalisant actuel est une extension, ou un dévoiement, de la Révolution Française : il s'agit d'abattre le peu qu'il nous reste de nos Seigneuries personnelles au profit d'un grand troupeau géré par les transnationales.

  5. La pandémie de covid aura au moins permis à bien des gens de se rendre compte à quel point en France, l'Etat est tout puissant et nos libertés fragiles.

  6. 13 soldats américains tués à Kaboul le jeudi 27 août 2021. ils ont des satellites, des drones, un réseau de renseignement omniprésent, et les Etats-Unis se font encore avoir : Mister Biden, y aurait pas comme un problème ?

  7. « Quand je parle au dedans une autre voix résonne »
    (Claude Roy, « Mille morts »)

    Quand je parle au dedans
    Y a personne qui m'répond
    Au fond d'ma rate, d'mes ventricules m'répond
    Personne Dans les rues y a du vent.

  8. « On écoute au profond du monde intérieur »
    (Pierre Jean Jouve)

    On écoute au profond du monde intérieur
    Quoi donc ? Les tréfonds qui s'agitent
    Qu'on a trop mangé d'cassoulet qu'on a le cœur
    Qui s’écœure de trop de vin dans la tripe.

  9. Non, je ne regrette rien, ni mes crachats retombés, ni mes temps perdus. Non, je ne regrette rien, ni l'amour des fantômes, ni le creux de mes songes. Non, je ne regrette rien, ni d'être né mécontent, ni Zut ni le drapeau noir sur la marmite vide.

  10. Savez quoi qu'il y a sous l'écume des jours ? Eh bin y a des poissons morts.

  11. C'est impressionnant comme lorsque je pense à Blanquer, j'ai envie de manger des endives au jambon sauce béchamel.

  12. M'est avis que la réforme Blanquer est basée sur le sludge (aussi appelé en médecine « boue biliaire »), c'est-à-dire le contraire du nudge : s'agirait pour Blanquer de décourager insidieusement les mômes de faire des études supérieures pour les orienter vers l'apprentissage.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 27 août 2021

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