Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

BREFS ET AUTRES

Publicité
21 septembre 2026

DE LA PREMIERE VIGNETTE DE CAUCHEMIRAGE

DE LA PREMIERE VIGNETTE DE CAUCHEMIRAGE

Comme c'est « le long des côtes de Floride », qui se situe aux Etats-Unis (hyperpuissance déconcertante et peut-être même démocratie en sursis) et il y a des oranges aussi, parce qu'il me semble bien que j'en ai vu, bu, des fois, des bouteilles de jus d’orange de Floride à la supérette du coin de ma rue où j'achète du thon en boîte et de la mayonnaise en tube, achetant rarement du jus d'orange de Floride parce que c'est quand même cher dis, m'empoisonnant lentement, à la manière des vaches du poème « Les Colchiques », d'Apollinaire, avalant (je ne dirai pas « bouffant » car ce n'est pas respectueux pour ceux qui ont faim et il se trouve qu'il y en a qui ont faim, de plus en plus même) et moi avalant de ces produits industriels qui font la fortune des marchands de soupe qui soutiennent le président Macron, lequel semble arrogant et imbu de sa personne bien que bien plus intelligent que Donald Trump (crétin notoire et étoilé) et moins meurtrier assassin que Poutine (le parrain de la mafia étatique qui s'est emparée de la Russie), il y a aussi  une « longue chaîne d'îles et de corail », cela s'appelle les « Keys », et je me souviens d'avoir entendu parler de « Key Largo » (était-ce dans une chanson des Bee Gees ?) et sans doute qu'il y a des palmiers, des oiseaux, - je ne sais pas si ce sont des mouettes car je ne sais pas s'il y a des mouettes sur les côtes de Floride parce que je ne suis jamais allé en Floride et que dans cette première vignette de l'album, les oiseaux sont blancs avec des becs noirs et noir aussi le bout des ailes  -  et la mer bleue, sable, piscines et villas, et c'est la première vignette d'une aventure de Natacha, hôtesse de l'air, personnage d'une série d'aventures en bandes dessinées que j'aime bien parce que c'est bien fait, amusant, original et qu'en plus, elle est mignonne, la Natacha de François Walthéry, et comme Mittéï et Mythic ont œuvré aussi à cette histoire qui débute en Floride, l'album est intitulé « Cauchemirage » (bizarre titre - est-ce un mot-valise comme « potimarron », « pourriel », ou « stagflation » ?) et a été publié en 1989, l'année de la chute du Mur de Berlin, qu'on y a cru, nos pommes naïves, que, débarrassé de la menace soviétique, le monde serait désormais plus riche et plus heureux qu'en septembre 2026, on se demande si on n'est pas au bord du gouffre, la veille d'une troisième guerre mondiale. 
Cette nuit, j'ai rêvé de tarte à la rhubarbe et de serpents. Les serpents, je sais pourquoi. La tarte à la rhubarbe, je ne sais pas. 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 septembre 2026.

Publicité
20 septembre 2026

DU MOT KERMESSE ET D'HERCULE POIROT

DU MOT KERMESSE ET D'HERCULE POIROT

 

« - Et tout ça pour quoi ? Pour une kermesse champêtre dont tout le monde se fiche éperdument. »
(Agatha Christie traduit par Pierre Girard, « Poirot joue le jeu » [Alec Legge]) 

 

Kermesse : fête, donc avec des gens, des qui animent, des qui s'amusent, passent, des gens avec des têtes, sinon ils ne pourraient pas mouvoir leur corps avec leur conscience. Ce qui prouve que le chef Macron, le chef Mélenchon et la cheffe Marine Le Pen (suivie par le chefaillon Bardella) ont une tête, c'est qu'ils marchent, sur leurs deux jambes, voyez. 
Le mot « kermesse » vient du néerlandais « kerkmisse » (ça a un rapport avec l'église, la messe, la fête paroissiale) ou alors du breton « kêr » (village) et « mes » (messe). Il y a un rapport avec les frites et la bière. Quant au hareng saur, il pendouille.

 

Champêtre : relatif à la campagne, et donc à des gens aussi, des qui habitent la campagne, des ruraux, là où il y a des arbres, des champs, vergers et jardins, chasseurs et lapins. Dans le roman d’Agatha Christie, « Poirot joue le jeu », il est question d'une « kermesse champêtre » avec Poirot dedans, parce qu'il est invité par Ariadne Oliver. Va donc y avoir du meurtre, du cadavre, de l'énigme.

 

« tout le monde » : quand on dit « tout le monde », cela fait donc beaucoup de gens mais parfois pas tant que ça ; ça dépend du nombre de gens concernés, de ceux qui s'en fichent éperdument, de ceux qui n’existent pas, ou n’existent plus, ou n’existent pas encore, sans compter ceux qui ont une double vie. Cela peut dépendre aussi du prix du pétrole. 

 

Agatha Christie (1890-1976) : célèbre femme de lettres britannique et autrice de nombreux romans policiers (« A Christie for Christmas » affirmait son éditeur). Lady Agatha Christie a créé les personnages d'Hercule Poirot et de Miss Marple, dont l'un porte la moustache et l'autre aussi a de petites cellules grises très actives quand il s'agit de résoudre des énigmes alambiquées, biscornues, improbables et d'un humour que l'on dit britannique parce que.

J'ai beaucoup lu de romans d’Agatha Christie au lieu d’apprendre un vrai métier mais ce n'est pas grave parce que je travaille quand même et que j'aime bien les pâtes au jambon.
Les romans d’Agatha Christie sont agréables à lire et parfois d'une étonnante profondeur. Ils donnent rarement mal à la tête sauf si on a mal à la tête car  ils n'évoquent généralement pas des questions qui donnent mal à la tête. De plus, la plupart du temps, l'intrigue n'est pas aussi absconse qu'elle en a l'air et on lit le roman pour son atmosphère de mystère au manoir autant que pour découvrir l'identité d'un coupable, qu'il fallait bien s'en douter hein avec son faux air d'avoir l'air. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 20 septembre 2026.

19 septembre 2026

DES JOURS COMME ÇA

DES JOURS COMME ÇA

 

« Il y a des jours comme ça où les idées noires, le cafard, l'angoisse vous pousseraient presque à faire des bêtises. » 
(Le Gai-Luron de Gotlib)

 

« Il y a des jours comme ça » où le fond de l'air est frais. Je ne sais pas si cela est dû à leur écume, aux jours, ou à la sotte réforme Blanquer mais le fait est qu'il y a des jours comme ça.

 

« Idées noires » : c'est le titre d'une série fameuse, nerveuse, hérissée, noire bien serrée d'humoresques grinçantes du dessinateur Franquin parce que le fond de l'air, souvent il n'est pas que frais, qu'il y grouille des choses, des choses étranges, biscornues et menaçantes.

 

Cafard : Black dog, blues, mélancolie, neurasthénie, qu'ça vous pourrit la vie comme l'eau pourrit les maisons.

 

L’angoisse : Black dog itou, mais d'une intensité plus grande que le blues. La musique de l’angoisse, ça doit ressembler à une de ces fichues musiques contemporaines avec dissonances, stridences, alambiqueries qui piquent et grognements de crapauds. 
La France de 2026 hésite entre le cafard et l'angoisse et plus nous approcherons des présidentielles 2027, plus cette hésitation sera palpable.

 

France : puissance nucléaire et râleuse dont Poutine espère qu’aux présidentielles 2027, elle votera pour un parti qui amoindrira, voire suspendra son aide à l’Ukraine. La France est peuplée de Français et de plein d’autres gens, ce qui lui pose problème. 

 

Macron : président actuel de la France nucléaire et râleuse. En 2017, Macron est arrivé en conquérant, Jupiter, « Mozart de la finance », « Nouveau Monde », « Start Up Nation » et quittera le pouvoir d'ici quelques mois avec un bilan contestable et contesté. D'une manière générale, la France grogne et Macron plane.

 

Presque : adverbe. Cette phrase lue sur Wikipédia m’enchante, je cite : « Le Strophaire presque bleu (Stropharia pseudocyanea) est une espèce de champignon agaricomycètes, de la famille des Strophariaceae. » 

 

Faire : ce qui est fait n'est plus à faire ; on a toujours quelque chose à faire ; on n'a jamais le temps de faire tout ce qu'on voudrait faire ; après, que voulez-vous que je vous dise ? Le fond de l’air est frais...

 

Bêtises : délicieuses quand elles sont de Cambrai. Ce que l'on peut faire quand on raisonne comme une casserole (ce qui est très courant). En politique, bien des réformes sont marquées par une certaine bêtise (exemple, la sotte réforme Blanquer). 
D'une manière générale, les partis politiques sont des nids à sottises et, en conséquence, lorsque l'un de ces partis arrive au pouvoir, il accomplit un certain nombre de bêtises ; le plus étonnant, c'est que cela ne décourage pas les gens de voter. Il est vrai qu'ils sont encouragés par l'illusion du Progrès.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 septembre 2026.

18 septembre 2026

LA CHOSE QUE VOICI

LA CHOSE QUE VOICI

 

« La chose que voici, qu'est-elle en elle-même, quelle est sa constitution ? Quelle est sa substance, sa matière ? Quelle est sa cause ? Quel est son rôle dans le monde ? Pour combien de temps existe-t-elle ? »
(Marc Aurèle traduit par Catherine Dalimier, « Pensées pour soi »)

 

1.
Choses : parfois contondantes, parfois molles, humides ou sèches, saines ou écœurantes, animées, inanimées, plus ou moins perspicaces. Il y a dans un repli de la vérité un ensemble de choses dont la somme est infiniment plus grande que l'ensemble lui-même mais je ne comprends pas vraiment ce que cela veut dire.

 

2.
« Qu'est-elle en elle-même » ? Je ne sais pas ; du gaz je suppose, comme moi.

 

3.
Constitution : il faut bien que les choses aient une constitution (les Etats aussi) sinon, elles dégoulinent comme les camemberts qui se prennent pour des montres dans une toile de Dali.

 

4.
Substance : ce qui est en soi et pour soi et n'en a des fois pas conscience. Ou quelque chose comme ça. Ou à peu près. Ou qu'on s'en moque.

 

5.
Matière : tout est matière même si ça n'en est pas. Ce qui n'est pas matière et qui donne cependant à songer s’appelle l'être. L'être dépend de la matière puisque sans matière, difficile d'en imaginer l'être ; ce qui donne à penser que Dieu est forcément créateur mais ne prouve pas que l'être soit de nature divine. A mon avis, l'être dépend surtout du sens, c'est-à-dire du langage. L'accélération surprenante du développement des IA donne à penser que Dieu lui-même, cette singularité, est de nature informatique. 

 

6.
Cause(s) : l’enchaînement des causes se constitue en histoire, en généalogie. Ce qui ne l’empêche pas d'être absurde.

 

7.
Rôle : ce .que nous tenons puisque la Comédie est essentiellement sociale. Ce n'est pas si facile et souvent les masques craquent, se fêlent, dégringolent. On voit ça souvent en politique. 

 

8.
Monde : ce dont on se moque quand on a deux sous de bon sens. 

 

9.
Temps : ce qui n’existe pas en soi et qui nous prend souvent de court.

 

10.
Exister : persister dans l'être que des fois il y en a, à tort ou à raison, ils n'en ont plus le courage. Précède l'essence.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 18 septembre 2026.

9 septembre 2026

QU'EST-CE QU'ELLES ONT A M'DIRE ?

QU'EST-CE QU'ELLES ONT A M'DIRE ?

 

1.
« (Les montres ont toujours la même cadence
   Les nuits les mêmes étoiles.) »
(Lorca traduit par André Belamich, « Madrigal »)

 

Montres : montrent l'heure, passent le temps. Certaines sont aussi célèbres qu'un groupe de hard rock américain auquel on doit « Don't fear the reaper ».

 

Cadences : infernales parfois chez les humains bientôt remplacés par des robots et leurs intelligences artificielles redoutables, infatigables, menaces.

 

Nuits : noires, blanches, avec ou sans lunettes.

 

Étoiles : ne brillent que par nos yeux, n’existent que par les noms qu'on leur donne. Là et ailleurs, jadis et aujourd'hui, nulle part et partout.

 

Federico Garcia Lorca (1898-1936) : poète et dramaturge espagnol dont les textes sont souvent d'une très grande musicalité (une guitare les hante-t-elle?). Assassiné par les franquistes.

 

2.
« Dans la vieille taverne du bourg
Se tait la musique triste
Et la plus vieille étoile a mis
Son ariston en sourdine. »
(Lorca traduit par André Belamich, « Le concert interrompu »)

 

Taverne : ah tiens qu'on va boire et manger, peut-être. Un violon, un jambon, un cornet à pistons, un litron, un saucisson, un ariston.

 

Bourg : là où il y a des gens. Dans le temps, il y avait des tavernes et des bistrots dans les bourgs. Il y en a de moins en moins. A Paris, il y a Macron. Je n'aime pas Macron. Ni Mélenchon. Ni Bardellon.

 

Musique : une autre manière de prendre le temps. Mais il y faut doigté, maîtrise, virtuosité. C'est un métier que de faire danser les corps et les esprits.

 

Triste : affection de l'âme qui prend parfois le poète verlainien dans ses filets. Ça donne des choses du genre : « Ô triste, triste était mon âme / A cause, à cause d'une femme », qu'il écrit Verlaine. C'est joli, mais ça fait sourire. 

 

Vieille : souvent associé à « branche » ou à « peau » (ça dépend de la personne évoquée).

 

Étoile : joli fantôme, mais elles s'en fichent infiniment. Ce qui peut être réciproque, si l'on en croit cette remarque de la chanson « Chacun fait c'qui lui plaît », du groupe Chagrin D'amour, je cite : « Qu'est-ce qu'elles ont m'dire, les étoiles ? ».

 

Ariston : instrument de musique. Mécanique. D'il y a longtemps, longtemps avant que les poètes ont disparu. Je ne connais ni son fonctionnement, à l'ariston, ni son rapport avec la « plus vieille étoile ».

 

Sourdine : Que les relations sociales, le travail tout ça, ça nous oblige à parler, parler, paroler, bavarder que des fois on ferait mieux de la mettre en veilleuse, genre vivre en sourdine. Mais l'humain jacasse, agace toujours tant et plus.

 

3.
« Mon Dieu, je suis venu avec
la graine des questions !
Je les ai semées et elles n'ont pas fleuri. »
(Lorca traduit par André Belamich, « Jets d'eau »)

 

Mon Dieu : eh oui.

 

« je suis venu » : des fois, j'aurais pas dû.

 

Graine : ce que l'on prend et apprend avec l’expérience, dit-on qu'on finit quand même vieux croûton.

 

Questions : ce qu'on pose et se pose. Et pourquoi ça, hein, on se le demande.

 

Semées : participe passé du verbe « semer ». Le monde est semence, et d'une manière générale, on récolte ce que l'on sème. En 2026, certains prédisent que les IA, qui n'en sont qu'à leurs débuts, pourraient avoir bientôt la peau de l'humain.

 

Fleuri : participe passé du verbe « fleurir ». En septembre 2026, les politiques français rentrent en campagne car en 2027, ce sont les élections présidentielles. Les mirifiques promesses vont bientôt fleurir dans toutes les bouches. Sauf chez Macron, qui ne peut se représenter et doit se demander comment ça se fait-y qu'on en soit rendu là, qu'c'est pas joyeux.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 septembre 2026. 

Publicité
2 septembre 2026

2026-2027 : LE MONDE SE PREPARE A LA GUERRE

2026-2027 : LE MONDE SE PREPARE A LA GUERRE

 

1.
L’Ukraine vaincra parce que l’Ukraine est forte et soutenue par l'OTAN ; il n'y a rien d'autre à comprendre. Poutine est un chien qui ne veut pas lâcher la jambe qu'il mord mais un bon coup sur le museau et à la niche, le bulldog.

 

2.
2 septembre 2026, 10 heures : 1 euro vaut plus de 100 roubles et les indices boursiers russes continuent à s'effriter. L’Ukraine est de plus en plus violemment agressée mais pour l'instant, l'économie russe continue de pâtir de la folie Poutine.
A 21 heures, la situation s'est encore dégradée, et un euro vaut maintenant plus de 101 roubles et les indices boursiers russes restent dans le rouge.

 

3.
2.09.2026. Ce ne sont pas les frappes ukrainiennes sur les raffineries russes qui font grimper les prix du pétrole (pétrole et gaz russes étant bradés) mais l’inconséquence de POTUS Trump dans sa guerre mal pensée contre la république islamique d’Iran.

 

4.
Trump ne sait rien faire ; son incompétence est totale dans tous les domaines (sauf en ce qui concerne son enrichissement personnel et la manière dont il échappe aux tribunaux) ; Trump est un imposteur.

 

5.
Intéressant : si la Russie ne résout pas son problème démographique, d'ici 2100, sa population pourrait passer de 144 millions d’habitants (ce qui est déjà dérisoire vue l'immensité du territoire, 17 millions de km²) à 120 millions. Et ce n'est pas le seul problème si l'on considère que la natalité des populations blanches orthodoxes de l'ouest ne cesse de baisser cependant que celle des ethnies musulmanes tend à monter. 
Bref, la Russie blanche orthodoxe est en passe de disparaître et l'unité russe aussi ; cela explique sans doute l'agressivité de plus en plus évidente de l'expansionnisme russe et indique que les Russes (avec ou sans Poutine) ne sont pas prêts à renoncer à leur poussée à l'Ouest de l’Europe. C'est une question existentielle pour la Russie et, par contre-coup cela devient une question existentielle pour le reste de l’Europe, et une ligne de partage entre extrême-droite, droite républicaine, sociale-démocratie et gauche révolutionnaire.

 

6.
Il semble que bon nombre des Pasdarans (les sinistres « gardiens de la révolution » islamique iranienne) veulent mourir en martyrs ; il semble que tôt ou tard, les États-Unis leur permettront de réaliser cette volonté suicidaire. Les Talibans afghans suivront. L'islamisme politique est une pulsion de mort.

 

7.
Pour l’instant, il semble qu'il y ait consensus en France sur la nécessité de réarmer le pays en augmentant le budget des armées et en favorisant la recherche-développement dans le secteur de l'armement. Cependant, si l'on se doute que Mélenchon est parfaitement conscient de cette nécessité, on peut s'interroger sur le poids de sa base (à LFI mais aussi chez les écologistes) qui, à l'approche des présidentielles 2027, par pacifisme niais, idéologie anti-OTAN, voire sympathie pro-russe ou pro-BRICS, pourrait demander à la gauche qu'elle se prononce clairement sur la loi de programmation militaire et ses réajustements successifs à la hausse.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 septembre 2026.

2 septembre 2026

AIMEZ VOUS LES CARAMELS MOUS ?

AIMEZ VOUS LES CARAMELS MOUS ?

 

1.
Le numéro 8 du magazine « Pilote mensuel » de janvier 1975 voit l’étonnant Achille Talon (héros illustré par un gros nez et le talent du dessinateur Greg) s'émouvoir de la récession attendue après le 1er choc pétrolier (rappel : fin 1973, début 74, multiplication par quatre du prix du baril, ah oui ce fut un choc et le début d'une crise qui dure encore aujourd'hui).
C'est sous le titre « L'être-haine » que, sur ses deux jambes et sur deux pages, l'outrecuidant à embonpoint brosse le portrait effrayant et sans concession de la civilisation occidentale en proie aux affres de la crise économique. On y lit la prophétie suivante : « Le Père Noël désemparé sanglotera devant les cheminées inutiles, sous lesquelles des pantoufles vides diront tout le drame de la dénatalité. Et c'est le fisc qui dévorera les humbles joujoux devenus stock excédentaire. »  

 

2.
Cette question d'une des brebis de F'murr, je m'en souviens assez car chaque fois que je la retrouve, elle m’amuse, la voici : « La lune est-elle une banane et dans ce cas, où se trouve l'épluchure ? ».
« Le génie des alpages » était une série publiée dans le « Pilote » des années 70. Marrante, gentiment surréaliste, pleine de non-sens et aussi de bon sens (ça dépend comme on tient le troupeau ou la revue), avec un saint-bernard du nom de Berthold, un bélier noir du nom de Romuald, un berger à béret et pulls multicolores, une grande bringue frisée à tâches de rousseur et plutôt mignonne, des oiseaux de passage et leurs aléas, un serpent à sornettes, flopée de brebis aux noms improbables genre Muette, ou Ecrasette, un lion mélancolique et toutes ces sortes de rêveries dessinées, talentueuses, d'un temps qui ne reviendra pas. 

 

3.
Lune : on dit con comme la lune mais ce n'est pas forcément politique.

 

Banane : fruit exotique que la brebis Maquette (personnage du dessinateur F'murr) se met dans l'oreille pour entendre la jungle, dit-elle. 

 

Epluchure : de l’ancien français « espeluchier », dérivé de « peluchier » (« éplucher, nettoyer des poils embrouillés ») du latin tardif « pilucicare » ; on ne se met pas des épluchures sur la tête, c'est dégoûtant. Quant à savoir où est passée l’épluchure de la banane lunaire, je ne sais pas, faudrait demander au singe cosmique.

 

4.
« -T'es l'fils du vieux Bougribon ?
- L'vieux Bougribon ?
- Ouais, l'savant fou, l'original !... Note bien qu'il est plutôt sympa... et pi c'est un pote à mon père... ils ont passé l'rideau d'fer ensemble !... »
(Forest, « Enfants c'est l'hydragon qui passe » [Lili Tambour à Jules])

 

Fils : rejeton, progéniture, parfois prodigue, parfois ingrat, ou « fils de » (expression souvent peu bienveillante). Quand ils sont quatre, ils peuvent former un quartet mais je n'en connais pas d’exemple et s'ils sont deux, ils peuvent faire du cinéma (comme les frères Cohen, ou les frères Dardenne). S'ils sont tout seul, ils peuvent aussi faire du cinéma ou aller à la pêche.

 

Savant : souvent fou excentrique dans les bandes dessinées, ou original, aime parfois les caramels mous et les calculs alambiqués ; quand il est sourd, il est appelé « Professeur Tournesol », surtout chez Hergé. 

 

« et pi c'est un pote à mon père » : allitération de passage, mais Lili Tambour ne dit pas ça comme ça parce qu’elle joue du tambour dans une bande dessinée mélancolique de Jean-Claude Forest.

 

« rideau de fer » : expression popularisée par Winston Churchill dans une conférence de 1946. Preuve manifeste que le système soviétique ne fonctionnait pas, mais alors pas du tout.

 

5.
« Aimez-vous les caramels mous ?... »
(Hergé, « L'étoile mystérieuse » [Hippolyte Calis])

 

Hippolyte Calis : savant de type excentrique auquel Tintin a affaire dans les premières pages de « L'étoile mystérieuse » ; se trompe sur la date de la fin du monde mais découvre un métal nouveau qu'il baptise illico « calystène ». Hippolyte Calis porte un habit noir et un front montant à porter très haut de forme le chapeau. Quant à Tintin, il va bientôt plonger dans de l'ailleurs onirique  à champignons explosifs.

 

Caramels : parfois mous, parfois durs ; on peut acheter des caramels dans les supérettes, même que c'est là que l'on achète du thon en boîte. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 septembre 2026 

1 septembre 2026

OU ALORS, C'EST QUE...

OU ALORS, C'EST QUE...

 

1.
« - Enfin, quoi, il faut pourtant bien qu'il soit quelque part ! Dehors ou dedans, nous n'avons pas le choix ! » 
(Maurice Leblanc, « L'Aiguille creuse » [Le juge d'instruction])
Certes, Arsène Lupin est forcément quelque part puisqu'il est dans les romans. Pas dans tous cependant. Ou alors, c'est que...

 

2.
Il car il y a et il est aussi car il y a et c'est ainsi qu'il est quatre, ce n'est pas beaucoup quatre heures et c'est même tôt quatre heures du matin (« le sommeil d'amour dure encore », disait le poète aux semelles de vent). Le matin, café noir et pain beurré mais quatre heures, c'est tôt quand même.
Isidore (désuet comme prénom mais le temps passe) n'est pas rentré au lycée (un déserteur?). Il ne rentrera pas (c'est donc exprès ; il ne s'en fait pas, Isidore) avant la fin de la guerre sans merci (Isidore Beautrelet, lycéen français avec point d’exclamation) qu'il a déclarée à Lupin (gentleman-cambrioleur comme on en lit dans les romans).
(d'après Maurice Leblanc in « L’Aiguille creuse »)

 

3.
« Quand il se réveilla (eh oui, se réveiller est nécessaire, le réel n'attend pas), Lupin lisait (c'est qu'il a des yeux aussi). Beautrelet (curieux comme un chat) se pencha pour voir le titre du livre. C'était « Les lettres à Lucilius », de Sénèque le philosophe (le gentleman-cambrioleur est un fin lecteur).
(d'après Maurice Leblanc in « L’Aiguille creuse »)

 

4.
« Je lui saisis le bras vivement :
« Vous mentez !... Vous n'êtes pas celui que vous dites... ce n'est pas vrai (ah ça, les gens parfois n'ont pas l'air de ce qu'ils sont. Psychologique, ontologique, phénoménologique, ou bêtement sociologique ? - Allez savoir).
- Alors pourquoi pensez-vous à celui-là plutôt qu'à un autre ? » dit-il en riant. » (Là c'est ironique, fatalement ironique, comme les moules mais en moins mollusque).
(d'après Maurice Leblanc in « L’Aiguille creuse »)

 

5.
« Et lupin devient cette sorte d'être vraiment disproportionné que l'on connaît, mais qui connaît réellement Lupin ? Qui connaît Larsan ? Qui peut se vanter de connaître le sang de Larsan ? Qui connaît Fantômas et qui connaît Blanquer ? Qui connaît le véritable pouvoir de ces hommes invisibles, masqués et vivaces ? Qui connaît ce miracle impossible à expliquer tant que la vérité demeure dans l'ombre et la cerise sur le gâteau ?  
(d'après Maurice Leblanc in « L’Aiguille creuse »)

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er septembre 2026.

26 août 2026

INEVITABLE EXISTENTIEL DANGEREUX

INEVITABLE EXISTENTIEL DANGEREUX

 

1.
11 septembre 2001 : attentat, attaque, terrorisme, sang et larmes, le cœur du monde en flammes, les États-Unis désignés comme le grand Satan.
7 octobre 2023 : attentats, attaque, terrorisme, sang et larmes, viols et rapts, tortures, Israël remis en cause (une fois de plus) dans son existence même.  
Islamisme politique : responsable de ces deux actes d'épouvante.
Nécessité occidentale : combattre l'islamisme politique.
Collabos : ceux qui soutenaient Pétain et le régime de Vichy, ceux qui à gauche pactisent avec l'islamisme politique (jusqu'à l'antisémitisme) dans l'espoir d'une victoire politique : en France, LFI et les islamo-gauchistes (oui, le terme est légitime).

 

2.
Entendu sur France Culture dans l'émission « A voix nue » ce 26 août 2026 ces deux propos intéressants d'Amélie Nothomb. « Ce qui rend la vie fascinante, c'est que l'autre existe » ; «Tout ce que j'écris est une tentative d'approche, ou d'évitement, de l'autre ».

 

3.
Marine Le Pen : en août 2026, bien des commentateurs la désignent comme la prochaine présidente de la république française après une victoire  annoncée aux présidentielles de 2027.
Question : Marine Le Pen est-elle d’extrême-droite ? Autrement dit, que reste-t-il de l'héritage frontiste (FN) dans le RN ?
Question : le RN sera-t-il en mesure à lui seul de remporter les législatives qui suivront les présidentielles ? Le RN sera-t-il dans l'obligation de nouer des alliances  avec la droite parlementaire classique ?
Poutine : dictateur russe qui attend beaucoup d'une possible victoire de Marine Le Pen aux présidentielles 2027.

 

4.
Eurasie : rêverie sanglante.

 

5.
CIA : Central Intelligence Agency. L'une des plus grandes, sinon la plus grande des agences de renseignement. Le 25 août 2026, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a effectué une visite à Moscou. Il n'y aurait pas rencontré Poutine (pourquoi ?), mais des responsables des services de renseignement russes. Pourquoi ? Inquiétant.

 

6.
Ukraine : Europe centrale. Attaquée violemment par les forces russes depuis 2022. On dit que le dictateur russe Poutine veut la peau du président Zelensky. Si Poutine arrive à ses fins, c'est toute l'Europe des démocraties qui sera affaiblie puis menacée par l'impérialisme russe.

 

7.
Macron : président bavard, amateur et malchanceux.

 

8.
Éducation Nationale : institution française jadis renommée et maintenant minée par des expérimentations de toutes sortes (dont de bien regrettables) ; minée aussi par l'entrisme d’extrême-gauche.
Lambertisme : a particulièrement réussi dans l'éducation nationale française.
Philippe Meirieu : chef de file des pédagogistes. Meirieu a été très utile à la réussite du lambertisme dans les rangs de l'éducation nationale. 

 

9.
WW3 : troisième guerre mondiale. On la dit inévitable, en raison de la surpopulation, laquelle est liée à la rareté naturelle. Tout dépend peut-être de Potus Trump, ou de la Chine.
Question : Poutine est-il en mesure de déclencher à lui seul une WW3 ?

 

10.
Président Macron : laisse une France fracturée et fragile.
Marine Le Pen : probablement celle qui succédera au président Macron.
Mélenchon : attend son heure et croit qu'une victoire de Marine Le Pen aux présidentielles 2027 est de nature à favoriser une situation pré-révolutionnaire en France. Dangereux.

 

11.
L'autre : inévitable, existentiel, dangereux. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 août 2026 

 

15 août 2026

COMEN S'QUELLE FAI

COMEN S'QUELLE FAI

 

1.
Dans l’album « Eva », de Comès, au chapitre 2 (« A chacun ses fantasmes »), on apprend par le personnage de Yves que les armes des automates sont chargées ; « elles peuvent tuer ».
Le mot « automate » je ne sais pas si on l'emploie encore beaucoup parce que l'on parle maintenant d’intelligence artificielle (ça fait peur) et de robotique. Remarquez que l'on parle aussi « d'automatisation de la production » ; c'est parce que l'on utilise des robots et que le mot « automate », du grec ancien « automatos » (« qui agit de soi-même ») rappelle plus la mécanique des ateliers que l’électronique endémique.
Après que les armes des automates de la BD puissent tuer, ce n'était jamais qu'anticipation parce qu'on en parle beaucoup des robots soldats à venir sur les champs de bataille qu'on nous annonce parce qu'on est surpeuplé.
Avec le mot « automate », on peut faire une rime qui ne sert à rien qu'à être écrite :
Ah non, je ne suis pas un automate ;
J'en mange moi de la soupe aux tomates.
C'est d’autant plus vain crétin comme rime qu'on dit plus souvent « soupe à la tomate » que soupe aux tomates ». Je crois que ma mère disait « soupe de tomates » mais elle disait « soupe à l'ail » et « espèce d'andouille » (elle nous en faisait tous les hivers de la soupe à l'ail et même qu'on allait en famille acheter de l'ail à la foire à l'ail d'Arleux (c'est dans les Hauts-de-France) et c'est vrai que la soupe de tomates qu'on l'a mise au frigo, par ces temps de canicule, c'est rafraîchissant d'en boire un verre de soupe à la tomate qu'on boit très frais parce que la soupe on la sort du frigo.

 

2.
« … La sorcière !... mé !... elle é morte !... Comen s'quelle fai pour me parlé dan ma tête ? »
(Comès, « Silence » [Silence])

 

L'album « silence », de Comès est devenu un classique de la bande dessinée et c'est vrai que cette histoire de sorcellerie, de haine, d’amour et de lourd secret a de quoi plaire parce qu'elle est bien contée en noir et blanc (ça fait des ombres très inquiétantes et c'est beau).
Le personnage principal de « Silence » s'appelle Silence et c'est surtout qu'il parle dans sa tête et c'est pour ça, il fait des fautes d'orthographe parce qu'il est assez simplet aussi et incapable de méchanceté.
L'album « Silence », de Comès, évoque beaucoup la sorcellerie telle qu'on la lit dans « Les Mots, la Mort, les Sorts », de Jeanne Favret-Saada (paru en 1977), la sorcellerie des campagnes à superstitions, des jeteurs de sorts et du « mauvais œil ». Cela me rappelle une expression que je n'ai entendue qu'une fois : « Ce n'est pas possible... elle a un chat noir sur sa tête » (c'est qu'elle a eu bien des malheurs aussi).

 

3.
J'aime bien la bande dessinée. C'est distrayant et plaisant à lire. Ça donne à songer parfois mais ce que je préfère, c'est quand ça me fait rire (Lucky Luke, les histoires de Gotlib et Pétillon, l'absurde quoi). En tout cas, c'est plus agréable que les tronches à Mélenchon et Bardella. J'aime bien aussi la musique pop/rock mais la bande dessinée, c'est moins bruyant.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 août 2026.

Publicité
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>
BREFS ET AUTRES
  • Blogs de brefs, ça cause humeur du jour, ironie et politique, littérature parfois, un peu de tout en fait en tirant la langue aux grands pompeux et à leurs mots trombones, et puis zut alors!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité