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25 juillet 2023

ETE 2023 GUERRE EN UKRAINE REMANIEMENT EN FRANCE

ETE 2023 GUERRE EN UKRAINE REMANIEMENT EN FRANCE

1.
22 juillet 2023. Philippe Meirieu, par ailleurs très bon vulgarisateur de l’histoire de l’éducation nationale et des théories et pratiques pédagogiques, dès qu’il se mêle d’être prescriptif et plus encore quand il politise son discours, écrit souvent n’importe quoi. Ce n’est pas nouveau. Ainsi, il explique le départ de Pap Ndiaye du gouvernement par l’influence de l’extrême-droite. C’est faux. Que je sache, on ne peut pas dire que l’année 2022-2023 a été une réussite : manque récurrent d’enseignants, mise en œuvre du bac Blanquer et donc année terminée aux vacances de Pâques, échec de la mise en place du Pacte… Syndicats et enseignants avaient prévenu et Pap Ndiaye s’est réveillé en juin 2023. Un peu tard...

2.
Contrairement à ce qu’a dit Pap Ndiaye lors de son discours de départ du ministère le 20 juillet 2023, en période de crise aiguë, la politique de l’éducation nationale n’est pas plus une affaire de temps et de long cours que celle des finances, de la défense, de l’intérieur ou de la santé.

Il faut savoir réagir et vite. Prendre son temps pour peaufiner des réformes sur dix ans, c’était possible dans les années 70 et 80. Depuis que la crise s’est accélérée, fragilise et menace maintenant la stabilité des démocraties libérales, il faut savoir faire les deux : penser en termes de loi de programmation mais aussi savoir pallier les incidents imminents.

Pas besoin de sortir de l’ENA pour comprendre combien la réforme Blanquer était sotte. Syndicats et enseignants avaient prévenu. Pap Ndiaye n’a pas su réagir à temps, même s’il a eu l’honnêteté de reconnaître début juillet 2023 que tout n’allait pas pour le mieux (c’est le moins que l’on puisse dire).

Je n’apprécie pas spécialement le président Macron, mais il faut lui reconnaître une très grande puissance de réaction. C’est pour cette raison, je pense que le président, en remaniant, a choisi un gouvernement beaucoup plus technique, technocratique. Je ne sais pas si Gabriel Attal sera plus pertinent que Pap Ndiaye à l’éducation nationale, mais il y sera certainement politiquement plus efficace.

3.
Non, le SNU n’est pas une tentative de militarisation de la jeunesse. D’après ce que je sais, aucune formation au maniement des armes n’y est dispensée, ni même aucune formation à la défense, fût-elle passive.

Par contre, que le SNU soit une tentative de formatage idéologique ne fait aucun doute. Mais le plus scandaleux est que le gouvernement l’associe administrativement à l’éducation nationale, ce qui dans la perspective d’une généralisation (qui n’aura pas lieu, obstacles, nécessités économiques et défiances l’empêcheront) signifie que le SNU pourrait, à terme, rentrer dans les obligations du cursus scolaire.

4.
Les frappes ukrainiennes sur la Crimée rappellent que les Ukrainiens la considèrent comme terre occupée par les Russes et donc à libérer. Très difficile, sinon impossible, d’imaginer des négociations qui se solderaient par une partition de l’Ukraine. Le pont de Kerch est condamné.

5.
Un journaliste russe meurt des suites de ses blessures. Il aurait été tué suite à l’emploi d’une bombe à sous-munitions par les forces ukrainiennes. Les Russes, qui assassinent chaque jour, chaque nuit, feignent de s’indigner. Masques à crachats.

6.
On dit Poutine paranoïaque. Ou en tout cas, il craindrait vraiment d’être assassiné, et en particulier par empoisonnement. Le serpent dans l’assiette, cela pourrait arriver. Poutine mourra-t-il dans son lit ? Pas sûr.
Peut-être finira-t-il vieillissant, désavoué, sans plus aucun pouvoir et enfermé dans quelque palais, n’osant plus sortir pendant que l’armée russe gérera le pays et négociera avec l’Occident les conditions de la réhabilitation de la Russie.

Poutine finira-t-il :
- en prison ?
- assassiné ?
- dans son lit, très vieux, sénile et bavant ?

7.
24 juillet 2023. Tensions mondiales sur les prix du blé, du riz, du cacao. En France, hausse au 1er août des prix de l'électricité. Le covid et la sale guerre de Poutine en Ukraine auront eu raison de la « mondialisation heureuse », qui apparaît de plus en plus comme une illusion technocratique.

8.
Twitter était, et est encore, un formidable espace de liberté d’expression, facile d'accès et d'usage, gratuit et efficace, bref, une preuve de plus que les USA sont une belle et grande démocratie. Il se dit que Elon Musk voudrait en changer l'esprit, et même le nom, et en faire un service payant et sans doute moins facile à utiliser. Dommage.

9.
Quand la police tue et que les voyous tuent aussi, ça s'appelle un western non, le far-west ?

10.
Entendu le président Macron causer dans le poste le 24 juillet 2023, en particulier sur l'éducation : « 8heures-18heures » (mazette, les gamins vont devenir dingues), « devoirs faits », PACTE, formations en dehors des heures de cours (et donc pendant les vacances, à cause des emplois du temps de chaque enseignant), réforme de l'enseignement professionnel (attention, danger!). Il est ambitieux, le Macron concernant l'école. Le souci, c'est qu'il n'a pas assez d'enseignants pour faire tout ça, et pas l'argent non plus, sauf à alourdir toujours plus la dette publique pour ses lubies.

Patrice Houzeau
Malo, le 25 juillet 2023.

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21 juillet 2023

MANOEUVRES ET REMANIEMENT

MANŒUVRES ET REMANIEMENT

1.
19 juillet 2023. 17 heures. Le rouble continue sa chute : 1 euro = 102,49 roubles (1 rouble = moins d’un centime d’euro). Baisse des indices boursiers russes. L’économie russe finira-t-elle dans une brouette ?

2.
Il se dit que dès le jeudi 20 juillet 2023, la Russie considérera tout navire en route vers les ports ukrainiens (on pense à Odessa) comme un potentiel navire militaire. Quelque chose mijote en coulisses. Poutine prendra-t-il le risque de couler un bateau d’un pays membre de l’OTAN ? (on pense à la Turquie) Est-ce un test ? Et jusqu’où l’Etat-major russe veut-il le pousser ?

3.
En mettant fin à l’accord de juillet 2022 avec l’Ukraine, la Turquie et l’ONU sur le transport des céréales, Poutine tenterait-il de relancer le cycle inflationniste mondial ? Possibles tensions à venir sur les prix du blé, et donc sur les prix de la farine et du pain, pénurie possible d’huile de tournesol (Ukraine et Russie = 60% de la production mondiale) et, par extension, pénurie des autres huiles. Redémarrage possible de l’inflation en France, en raison de l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz, et des taxes prévues par le gouvernement à la rentrée de septembre (alcools, tabac sans doute, et autres probablement…).
Note : si l’accord céréalier n’est pas prolongé, et qu’il y a hausse des prix du blé et des huiles, sachant que la Côte d’Ivoire a décidé de suspendre ses exportations de cacao (dont les prix s’envolent), en plus des surcoûts énergétiques, pour la boulangerie et la pâtisserie (entre autres), des soucis sont à craindre.

Le mécanisme est connu : taxes et pénuries entraînent des hausses de prix qui sont répercutées par les intermédiaires sur le coût des transports et peuvent impacter les coûts de production. Il se peut aussi que la baisse de consommation induite par les hausses de prix entraîne des baisses de production et donc une hausse des taux de chômage. Le président Macron a du souci à se faire.

Question : si Poutine maintient ses menaces sur le transport céréalier et les ports ukrainiens, se pourrait-il que l’UE prenne des mesures très fermes (une sorte de « Patriot Act » à l’échelle européenne) visant les avoirs et intérêts russes en Europe ? 
Ou, au contraire, UE et Etats-Unis négocieront-ils en coulisses avec les Russes pour alléger le poids de certaines sanctions, voire permettre à l’agriculture russe de renouer avec le système de payement SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) en échange d’un prolongement de l’accord céréalier de juillet 2022 ?

En tout cas, si le président Zelensky et les forces armées ukrainiennes arrivent à débarrasser le monde de la menace Poutine, nul doute que nous lui devrons une fière chandelle.

4.
20 juillet 2023. Je l’avais écrit, il y a déjà longtemps, que Pap Ndiaye ne resterait pas longtemps au ministère de l’éducation nationale. Il ne faisait visiblement pas le poids. Gabriel Attal le remplace ; ah, c’est autre chose. Macroniste de combat, il se peut qu’il rentre au ministère de l’éducation nationale pour mettre en œuvre des mesures techniques qui ne plairont peut-être pas aux enseignants, lesquels, je pense, ne se font plus guère d’illusions.

Que Gabriel Attal ait fait ses études dans le privé, peu m’importe. C’est pure mesquinerie que de le lui reprocher. Qu’il soit attaché à l’école privée, personnellement, je n’y vois rien à redire, à condition qu’il n’oublie pas que le service public est à la fois l’âme et le fer de lance de l’éducation nationale.

Je n’oublie pas non plus que Gabriel Attal a parlé il y a quelques jours d’efforts que les Français, étant donnée l’ampleur de la dette, seront obligés de faire. Je constate ensuite, c’est sur LCI, que Guillaume Roquette, du Figaro Magazine, n’y connaît absolument rien au métier d’enseignant (ça ne l’empêche pas de dire des sottises). Ensuite, le Mariani parle. Je ne l’écoute pas ; je n’écoute pas les valets de Poutine.

5.
En avril, nous avions cru comprendre que le président Macron avait donné rendez-vous aux Français le 14 juillet pour faire le bilan des 100 jours suivants l’après et âpre lutte politique dite de la « réforme des retraites ». Le 14 juillet, il ne nous a pas parlé. Interrogé par des journalistes, il a promis, dit-on, une prise de parole pour les jours suivants. Le 20 juillet 2023, les Français attendent. Le président Macron nous mépriserait-il ?

21 juillet 2023 : Macron s’exprime en direct du palais de l’Elysée à partir de 11 heures 26, juste avant le premier conseil des ministres post-remaniement, et dit en gros que ça va, ça va bien et que y a du boulot, mais que demain ça ira encore mieux (poil aux yeux).

6.
Si Gabriel Attal a été promu ministre de l’éducation nationale pour tenter de faire avaler aux enseignants la couleuvre du SNU, à mon avis, il va rapidement tomber sur un os.

Selon l’inspection générale, la généralisation du SNU coûterait entre 2 et 3 milliards d’euros (source : LCP) Pour l’instant, il ne coûterait que « 150 millions ». Entre 2 et 3 milliards d’euros ! Pour rappel : la dette de la France se monte à 3000 milliards d’euros (eh oui). Faudrait penser à faire des économies. La suppression du SNU serait un bon signal.

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juillet 2023.

15 juillet 2023

EN REDESCENDANT DU TOIT

EN REDESCENDANT DU TOIT

Le travail des fois ça tracasse le
Travail ; ça tracasse et ça casse même des fois, le travail qu'il faut quand même bien qu'il se fasse. Comme dans le roman à Jean-Paul Dubois, « Vous plaisantez, monsieur Tanner », où le narrateur a hérité d'une vieille et grande maison en mauvais état qu'il faut bien y faire des travaux et ça lui fait bien du tracas, tous ces chantiers successifs, au narrateur, qu'il a des phrases genre : « Le travail
N'avançait pas, la radio continuait de me briser les oreilles sans toutefois couvrir les aboiements de la meute qui se jetait sur moi dès que je redescendais du toit. »
Pas simples donc, on le devine, ses rapports avec les différents artisans plus ou moins scrupuleux, compétents, baroques et décalés, auxquels il est bien obligé d'avoir recours.

La marrance dans le récit que ça donne, c'est épatant. Littérature mineure, mais amusante et sans aucune prétention (ce qui nous change de tous ces zozos à plumes qui prétendent délivrer des messages essentiels sur la société contemporaine, la condition humaine, les heurs et malheurs de mon cœur, les us et coutumes de mon, et qui ne font que baver). Ça rappelle aussi des histoires de chantiers qui ont mal tourné, qu'on a tous entendues, voire, hein, dis, vécues. S'il y a une
Radio dans la phrase, c'est que les ouvriers dont il est question (des couvreurs) écoutent la radio en travaillant. La
Radio défois c'est idiot et défois c'est pas idiot, la radio. Il y a des chansons à la radio, plus ou moins idiotes, et des dialogues à la radio, des dialogues défois sur le diable et le bon dieu, Sur Deleuze et Delerm, Dublin et Dakar, Degas et Dufy, Dada et le dernier dodo de l'île Maurice, Ingres et vinaigre, poivre, sel, sur les dîners et les désastres, des débats itou sur les goûts et dégoûts, les dés à coudre, l'huile de coude, les poutres et les moules, foules, goules, poulpes, gouffres, poudre de perlimpinpin et mou de veau, et encore sur les gars et les dégâts, les garces et les parce que, moi je dis, moi je pense, moi je... pendant ce temps-là, il
Continuait de perdre ses parapluies, mon oncle.

De la radio, donc, le narrateur, Monsieur Tanner, il en a marre. A ce sujet, Wikipédia
Me téléporte que les premières liaisons hertziennes ont été faites par Marconi en 1895, en Italie puis dans les Alpes suisses (à Salvan) et que la première communication radio en morse fut réalisée en 1897, en Grande-Bretagne. J'aime bien apprendre des choses, mêle si je ne les retiens pas, vu que je ne retiens pas grand chose. Donc, elle continuait à lui
Briser les esgourdes, au narrateur, la radio que
Les couvreurs intempestivaient derechef (j'aime bien derechef). Des fois, mes
Oreilles, je crois pas tout ce qu'elles entendent. Sinon, j'aurais pas fini.

Sans prétention, certes, le roman de Jean-Paul Dubois, mais tout de même, il rappelle d'abord que l'on ne se méfie jamais assez de tout, aussi que la diversité de type qui caractérise la suite des artisans qui se succèdent sur le chantier Tanner (escrocs incompétents, électricien mystique, professionnels très chers, obsédés divers, distrait maladroit et même l'artisan consciencieux scrupuleux) prouve que la société repose sur les interactions d'individus uniques en leur genre, même si
Toutefois (j'aime bien « derechef » et « toutefois »), ces personnages singuliers sont aussi les effets (plus ou moins secondaires) du déterminisme socio-éducatif du vous m'en direz tant. Donc, la radio n'arrivait pas à
Couvrir (c'est pas elle qui faisait le boulot, c'étaient les couvreurs)
Les aboiements, et ça quand il y a des
Aboiements, moi fatal je songe aux caravanes, caravanes
De nuages qui passent au-dessus des toits comme s'ils n'avaient pas autre chose à faire.

La Fête Nationale (c'est aujourd'hui), c'est bien pour la France qu'elle vend des armes et donc on invite et honore le premier ministre indien que Macron lui refile la légion d'honneur, c'est pour vendre des armes et puis, le premier ministre indien, Narendra Modi qu'il s'appelait en 2023, c'est aussi un membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, je dis ça pour les gens qui sauraient pas), et ça, c'est efficace pour irriter Poutine (stilal qui a voulu envahir l'Ukraine et qui aura ruiné son pays).

Meute, c'est le nom que l'on donne au groupe de loups. Le couple Alpha est celui
Qui dirige la meute. J'aime bien le morceau « Phantom of the Opera » qui
Se trouve sur le premier album de Iron Maiden. Comme il se
Jetait sur le paquet de chips, je compris qu'il avait faim, parce que si l'on se jette ainsi, œil et cheveux fous,
Sur un paquet de chips, ce n'est pas parce que le paquet de chips se serait mis à vous traiter de tous les noms de la sardine.

Moi j'aime écrire des sottises au nom du droit que l'on a d'écrire des sottises.
Dès que mon esprit de sérieux (Ouh ! Ouh!) a tourné le dos, alors je me dis
Que j'écrirais bien quelques sottises et voilà que
Je les appelle dans ma tête : Ouh, ouh, petites sottises, où êtes-vous ? Donc, « dès que je
Redescendais du toit » pas si tranquille qu'aucune colombe, n'est-ce pas, du toit donc,
Du toit des inondations inéluctables, du
Toit d'où, tel un hussard, on peut les voir venir de loin, donc, dès que je redescendais du toit, je me disais, bon, si c'est comme ça, je vais aller me faire cuire un œuf.

Patrice Houzeau
Malo, le 14 juillet 2023.

13 juillet 2023

LA PATEE DE POUTINE SERA LE CAVIAR DE MACRON

LA PATEE DE POUTINE SERA LE CAVIAR DE MACRON

1.
12 juillet 2023. J'entends sur France Info que le nombre de faillites des petites entreprises remonte en flèche dans le commerce et la construction. La crise immobilière en cours, on n'en parle pas tellement. Elle pourrait pourtant faire des victimes. Beaucoup. Le gouvernement va devoir de nouveau débloquer des aides. Ils disent le contraire, mais l'endettement ne pourra se comprendre que si des économies sont faites dans les services publics. C'est la raison pour laquelle faudrait vraiment en finir avec la sale guerre de Poutine en Ukraine. Faut lui mettre la pâtée, au Poutine. D'autant que d'autres soucis se profilent : surpopulation, accélération des migrations, réchauffement climatique, troubles sociaux (eh oui). Eviter une augmentation des prélèvements, je sais vraiment pas comment qu'il compte faire, Bruno Le Maire.

2.
12/07/2023. Les officiels russes (Peskov, Lavrov, Medvedev et toute la mafia que Poutine tient dans sa main) blablatent blablatent blablatent. Ils feraient mieux de s'inquiéter du rouble qui ne vaut plus grand chose : 1 euro = 100, 69 roubles ; 1 dollar = 90,50 roubles.

3.
Maintenant que tout le monde se rend compte que la réforme Blanquer a été une très grande ânerie, je n'ai qu'une chose à dire : comment appelle-t-on l'auteur d'une très grande ânerie ? Hein ? Je ne vous le fais pas dire.
N'empêche, quand on pense aux enseignants qui ont alerté, se sont fait traiter de zôtres par l'aut' bienveillant, ont fait grève et perdu de l'argent, on se dit que le Blanquer s'est bien foutu de nous.

Donc, si j'ai bien compris, le Blanquer avait généralisé le contrôle continu parce que l'organisation des épreuves nationales du baccalauréat coûtait trop cher (on ne rit pas, ça faisait partie des éléments de langage d'alors).
Avec les sous économisés, la Macronie a mis en place le SNU (qui coûte des sous et qui ne marche que parce qu'on nous le dit). Pap Ndiaye reconnaît maintenant que le contrôle continu pose un certain nombre de problèmes : « équation complexe » qu'il dit sans rire. Mais non, c'est simple comme un syllogisme :
Le contrôle continu, c'est plus économique que le ponctuel, mais c'est moins fiable.
Or, le SNU, c'est pas terrible et ça coûte.
Donc, supprimons le SNU et utilisons l'argent économisé pour restaurer un baccalauréat digne de ce nom.

4.
12 juillet 2023. En économie, la confiance, dit-on, est essentielle. Il s'avère que les chiffres des pertes ukrainiennes donnés par Choïgou (incompétent notoire) sont extravagants. Or, si les Russes mentent sur la réalité de l'échec de leurs troupes dans la sale guerre de Poutine en Ukraine, ils peuvent tout autant mentir aussi sur l'état réel de leur économie.

5.
On évoque régulièrement une possible réforme constitutionnelle qui permettrait à Macron de se présenter aux présidentielles 2027. Personne ne sait si c'est la volonté du président. S'il ne le souhaite pas, les résultats des élections de 2027 pourraient être assez aléatoires.
La gauche dominée par la LFI ne remportera pas ces élections. Marine Le Pen pourrait, mais elle gagnerait de justesse et sans l'assurance d'une majorité parlementaire. Tout dépendra donc d'un éventuel candidat LR un peu crédible (ce qui n'est pas gagné) ou d'une alliance du peu populaire Renaissance, du centre de Bayrou, du LR, et du groupe Horizons. Soit une alliance, soit la création d'un nouveau parti de centre-droit.
Tout dépendra sans doute de l'état économique du pays en 2026-2027. Une victoire de l'Ukraine sur la Russie favoriserait cette alliance ou une réélection de Macron. A condition, bien sûr, qu'une nouvelle crise d'ampleur mondiale n'éclate pas d'ici là...

6.
13 juillet 2023. Paraît que Lavrov agite, une fois de plus, la menace nucléaire en cas de déploiement de F-16 dans le ciel ukrainien. Pipeau. Tout l'enjeu de la dissuasion est de persuader l'adversaire que l'on n'hésitera pas, au besoin, à utiliser l'arme nucléaire.
En cas d'attaque nucléaire russe, la riposte des Etats-Unis et de l'OTAN serait immédiate, massive et destructrice. Poutine le sait. Nous le savons tous. L'Occident ne se laissera pas impressionner par une poignée de mafieux.
Je lis que Lavrov aurait déclaré aussi « qu'il n'y aura pas de retour aux relations antérieures avec les pays inamicaux. » Apparemment, les Russes restent persuadés qu'ils vont gagner une guerre qu'ils ont déjà perdue.

7.
L'un des grands soucis à venir, c'est que l'endettement massif des pays occidentalisés induit par la crise Covid, la crise énergétique, la sale guerre de Poutine en Ukraine, la relance des politiques de réarmement, la constante nécessité des investissements finisse par être déconnecté des marchés. En clair, la spéculation sur la dette, (en raison de la différence qu'il pourrait y avoir entre résultats attendus et bénéfices réels), pourrait s'avérer de plus en plus risquée : défaillances d'entreprises, crise immobilière, crises sociales à répétition, instabilité de l'Afrique, concurrence et menaces persistantes de la Chine...

Patrice Houzeau
Malo, le 13 juillet 2023.

11 juillet 2023

OUEST RENFORCÉ EURASIE HYPOTHETIQUE SUD DIVISÉ

OUEST RENFORCÉ EURASIE HYPOTHETIQUE SUD DIVISÉ

1.
Poutine est un dieu. Le réel lui échappe. Il prend la forme des armes pour s'imposer et mille voix pour mentir (comme le font les dieux). Les humains finiront par le congédier. Et ses voix se tairont.

2.
Ceux qui disent que la contre-offensive ukrainienne patine ne savent pas ce qu'ils disent. L'armée ukrainienne a mis en échec l'armée russe en la bloquant dans l'est et le sud. Reprendre ces territoires signifie passer champs de mines et lignes de défense. Cela prendra du temps et hélas, coûtera cher en vies humaines. La décision prise par le président Macron de livrer à l'Ukraine des missiles SCALP (version française du Storm Shadow) est une bonne décision. Que cela inquiète les collabos pro-Poutine français (la tête qu'ils tirent, les compromis!) signifie que tout le monde sait que chaque jour qui passe rapproche de la chute inéluctable du régime de Poutine.

3.
Si l'Ukraine réussit à remporter la victoire (libération des territoires occupés par les Russes) avant 2027 (ce n'est pas impossible) et si les négociations pour la reconstruction de l'Ukraine remplissent les carnets de commandes des entreprises françaises, alors le président Macron pourrait décider d'une révision constitutionnelle qui lui permettrait d'envisager un troisième mandat, d'autant que la défaite inéluctable de Poutine desservira et le RN et la LFI, et que les partis républicains n'auront sans doute pas plus qu'en 2022 de candidats crédibles à présenter.

4.
Les entreprises occidentales qui continuent de travailler en Russie, alors que la défaite de Poutine est désormais inéluctable et que l'économie russe rentre dans une zone critique, vous rendez-vous compte que la reconstruction de l'Ukraine pourrait se passer de vous ?

5.
11 juillet 2023. On évoque des incursions ukrainiennes à Bakhmut et la reprise de contrôle des hauteurs dominant la ville. Il semble donc que les forces russes qui y combattent ne pourront plus maintenant progresser vers l'ouest.

6.
Il est possible que l'endettement/investissement du pays voulu par Macron, et qui sera décidé sans doute dans d'autres pays européens, obligera à une mutualisation des dettes et à une concentration supranationale dans bien des secteurs d'activités.

Cette mutualisation des dettes ne pourra sans doute se faire que dans le cadre d'une fédéralisation des Etats. Il faut donc s'attendre à ce que les partis d'opposition situés aux extrêmes soient de plus en plus âpres dans leurs critiques de la construction européenne.

Cette fédéralisation se fera pour des nécessités économiques et militaires (la sale guerre de Poutine en Ukraine n'a pas seulement renforcé l'OTAN mais aussi l'UE ; c'est sans doute ce qu'avec la plus grande attention observe la puissante Chine).

Cette Europe de plus en plus supranationale, et à terme fédérale, sera suivie d'un enrichissement des grands groupes industriels et d'un renforcement des marchés de l'est et du sud. Elle sera suivie d'un nivellement culturel par le bas (anglicisation des langues, pertes progressives de traits spécifiques, fin des exceptions culturelles...), d'un contrôle accru des populations (reconnaissance faciale, généralisation de la surveillance des réseaux informatiques, fichage systématisé, lois d’exception, garde (supra)nationale, etc...), et de la constitution d'une oligarchie sur le modèle des dynasties d'affaires américaines.

Le monde de demain sera un mélange du « Meilleur des mondes » et de « 1984 », ou de « 1984 » tout court, si l'Ouest se retrouve dans une guerre permanente et sans fin avec une éventuelle Eurasie et un Sud divisé.

Patrice Houzeau
Malo, le 11 juillet 2023.

 

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10 juillet 2023

MACRON EN ECOUTANT CONTROLLING CROWDS D'ARCHIVE

MACRON EN ECOUTANT CONTROLLING CROWDS D'ARCHIVE

Au point où on en est, même une gaufre voterait Macron. Tout le reste est illusion, et Macron le maître des horloges illusoires.

Au 10ème jour du mois de juillet, je décide d'écouter l'album « Controlling Crowds » du groupe Archive. Mon oncle met un
Point d'honneur à ne pas se plaindre de la pluie, puisque, perpétuellement, il les paume, ses parapluies.
Où qu'il les laisse ? C'est un mystère. Ceci dit,
On n'sait jamais avec les parapluies. Ce sont des créatures déroutantes qui peuvent vous jouer bien des tours de pâté de maisons.
En tout cas, je n'ai pas besoin de parapluie pour écouter l'album « Controlling Crowds », du groupe Archive. Je ne sais pas ce que ça raconte because qu'c'est tout sing-a-songué en angliche, mais j'y entends des bouts de phrases répétés, ça fait rythme.
Est-il pertinent d'écrire que le groupe Archive est un héritier de Pink Floyd ?
Même qu'en écoutant les nappes de son sur lesquelles se succèdent boucles rythmiques des percussions et des claviers, on peut y penser, au Floyd.
Une bonne musique ? J'en sais rien. Je n'ai pas la prétention d'avoir bon goût. Le mot « goût », voyez, je l'associe assez fatalement au mot
« Gaufre » parce que j'aime bien les gaufres et le groupe Archive (ceci dit, j'ai pas écouté tous leurs albums). Même une gaufre
Voterait Macron, que je me dis alors, parce qu'on en est là.
Macron, c'est notre président de la République. C'est pas tellement qu'il soye populaire, mais il n'a aucune opposition crédible. Du coup, il s'a fait réélire en
2022 quoique beaucoup pensent qu'il n'est pas très clair (on dit même que c'est un secret de polichinelle, ce qui fait que Polichinelle, il aurait de drôles de mœurs). Certains disent même qu'il se pourrait qu'il tente le coup d'un changement constitutionnel pour se représenter une troisième fois en 2027. C'est pas tellement qu'il soye populaire, comme je l'ai déjà dit, mais il n'a aucune opposition crédible. Aucune. Des agités ou des bricoleux. A se demander à quoi servent nos grandes écoles.
Tout ça, vous me direz que vous vous en foutez, je sais bien, c'est juste pour dire que moi itou je m'en fous.
Le disque d'Archive (« Controlling Crowds », publié en 2009) continue d'aligner ses boucles rythmiques et son spleen (ah ça, c'est pas le disque le plus pouet-pouet tralala de ce début de siècle, ah tiens, il y a une sorte de rap – heureusement que j'pige que couic, sinon je me dirais sans doute mais qu'essse-qui-dit, quesse-qui-dit, quesse-qui-dit, - la répétition, défois, c'est contagieux). Il n'en
Reste pas moins que le disque me plaît assez pour que je le réécoute. Et il
Est vrai que dans le genre rock progressif, c'est plus près des froides beautés de Pink Floyd que des baroquineries du Genesis du début des seventies (poil à sottise).
Illusion politique, le Macron. Il se fait élire en 2017 par une partie de la gauche
Et par le centre et une partie de la droite. Ni de gauche, ni hyper-libéral. Un pragmatique agaçant, je dirais qu'il est politiquement, le
Macron. Avec une fascination pour les succès et les méthodes de l'économie américaine, qui oriente assez bon nombre de ses choix. Du coup, on fait comme les Ricains, on s'endette.
Le truc, c'est que la France, c'est pas les Etats-Unis. Ah non.
« Maître des horloges », c'est l’expression qu'on emploie souvent pour désigner la volonté politique du Macron.
Des fois, ça marche pas et on dit que, depuis 2018, la France connaît comme une instabilité persistante. C'est vrai qu'ça conteste et manifeste beaucoup, ces dernières années en France. Mais comme je l'ai déjà dit, Macron n'a aucune opposition crédible. Donc « Maître des
Horloges » ou pas ? J'en sais rien, me semblent quand même assez
Illusoires, leurs horloges, au gouvernement qui réforme, déforme, contre-réforme, sur-réforme et passe à la télé pour montrer comment qu'elles sont leurs têtes de vainqueurs (poil à ta sœur).

PS : Bon, l'album « Controlling Crowds », du groupe Archive, est plutôt bon. Pas l'album du siècle mais du bon boulot. C'est du prog-rock bien ficelé. Pas forcément de la bonne musique. Mais on s'en fout. De la bonne musique, presque personne n'en écoute.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2023.

27 juin 2023

IL FAUDRAIT QUAND MÊME DIRE A MACRON QU'EN MATIERE D'ENSEIGNEMENT IL N'Y CONNAIT RIEN

IL FAUDRAIT QUAND MÊME DIRE A MACRON QU'EN MATIERE D'ENSEIGNEMENT IL N'Y CONNAIT RIEN 

1.
Un lycée en fin de journée. Je croise dans le hall une de mes élèves. « Bonjour, monsieur ». Je la salue à mon tour et m'avise que cette élève, pas toujours facile et décrite par un de mes collègues comme « vulgaire » et indisciplinée, tient la main, et avec précaution, d'une toute jeune fille maigre, les cheveux rasés, de grands yeux. Les enseignants ne savent rien. Ils jugent sans connaître.

Cette chose vue m'est revenue alors que je venais de finir la lecture du dernier acte de « La Machine infernale », de Cocteau, le moment où Antigone prétend guider Œdipe aveuglé (« Je te conduirai. Je te dirigerai... »). La littérature est-elle une machine à remuer le passé ?

2.
Un lycée privé qui expérimente la « classe heureuse ». Déjà, en soi, on se demande ce que ça peut bien vouloir dire. Donc, on lit la fiche descriptive, et là, on tombe sur des expressions genre : « mise en place de rituels pour apprendre à être en conscience dans le moment présent », « sophrologie », « explorer sa dimension intérieure », « équipe pédagogique formée pour accompagner les élèves à explorer les dimensions de leur intériorité ».

La lecture de ce charabia pose la question de l'emprise et de la manipulation mentale, de la fameuse « pleine conscience » à la Christophe André et autres balivernes, qui ont quand même un petit arrière-goût de dérive sectaire (entrisme?), balivernes que Blanquer avait failli laisser expérimenter dans le public (il s'en est fallu de peu, si je me souviens bien) et on se dit qu'on est loin, très loin, de plus en plus loin du but d'un lycée : préparer les élèves à un métier et à d'éventuelles études supérieures.

Y a un article sur le site ledauphine.com avec une photo sur laquelle des enseignants (on peut supposer que ce sont des enseignants, mais j'ai des doutes) font les guignols, bras ouverts et tronches faussement enthousiastes sur le mode « Venez, qu'est ce qu'on va être heureux, tous ensemble dans la classe ». Nul. Démagogique. Racoleur. Hypocrite. Louche.

3.
D'après le site « Le Parisien » du 26 juin 2023, le président Macron envisagerait sans rire un collège ouvert de 8 heures à 18 heures dans l'ensemble des quartiers dits « d'éducation prioritaire » de France.

Outre que l'institution du collège n'a pas vocation à être une garderie, on peut s'interroger sur le financement d'une telle mesure qui obligerait l'éducation nationale à recruter du personnel supplémentaire (enseignants, surveillants, cadres divers...), alors même que la crise des vocations continue de s'aggraver et que le Pacte à Pap Ndiaye ne semble pour l'instant (loin de là) être un succès.

Le problème de Macron, c'est qu'il veut s'occuper de tout tout seul (ou quasi) et que dans bien des domaines, notamment en ce qui concerne l'enseignement, il n'y connaît visiblement rien.

4.
Il semble que le but du président Macron est d'accroître l'endettement du pays (d'où, me semble-t-il, des promesses parfois inconsidérées et un peu tout azimut). Pourquoi ? La réponse a déjà été donnée par Sarkozy alors qu'il était lui-même président : endetter par l'investissement, c'est aussi endetter les Français et donc les obliger à terme à travailler et produire plus et plus longtemps (d'où des économies prévues dans les aides sociales et la baisse de certains remboursements ; d'où un recours au secteur privé, au besoin à coups de subventions massives comme on le voit avec la relance de l'apprentissage).

Le président Macron sait très bien que la France n'a pas la puissance de production et d'innovation des Etats-Unis et qu'en conséquence, une politique d'endettement continu est dangereuse, sauf qu'il n'a probablement pas renoncé (même s'il n'en parle plus guère publiquement) à la fédéralisation de l'UE et donc à une mutualisation des dettes et à un accroissement des capacités de production et d'innovation d'un Etat France bénéficiant d'une gouvernance supranationale qui lui serait dès lors favorable.

C'est une des raisons qui m'incline à penser que le président Macron pourrait tenter le coup d'une réforme des institutions qui lui permettrait d'accomplir un troisième mandat.

Patrice Houzeau
Malo, le 27 juin 2023.

22 juin 2023

IL AURA LA TAILLE DES SARTRE

IL AURA LA TAILLE DES SARTRE

1.
« Mon grand-père me trouvait minuscule et s’en désolait, « il aura la taille des Sartre », disait ma grand-mère pour l’agacer. Il feignait de ne pas entendre, se plantait devant moi et me toisait : « Il pousse ! » disait-il enfin sans trop de convictions. » (Jean-Paul Sartre, « Les Mots », 1964)

Pourquoi, selon Sartre, dans « Les Mots », la grand-mère du petit Sartre (Jean-Paul) disait du petit Sartre qu’il « aurait la taille des Sartre » ? Qu’est-ce que les Sartre ?

Pourquoi la grand-mère du petit Sartre (Jean-Paul) cherchait-elle à agacer le grand-père du petit Sartre ? Et faisait-elle du vélo ? On tiendra compte du fait que l’oncle du petit Sartre avait probablement au moins un parapluie.

En quoi le petit Sartre (Jean-Paul) « ne partageait ni les inquiétudes ni les espoirs » de son grand-père lorsque ce dernier « se plantait devant lui et le toisait » ? Et quel est le rapport avec la fongibilité asymétrique ?

Quand Sartre (Jean-Paul) écrit que « tout changea quand ma vie prit de la vitesse », fait-il référence à l’industrie automobile et au désespoir de Billancourt ? Au transport ferroviaire ? A la manière dont Macron fait repousser ses doigts ?

2.
Quel est le rapport entre le Pacte à Pap Ndiaye et la fongibilité asymétrique ? Quel est le rapport entre un poste de ministre de l’éducation nationale, alors qu’on n’y connaît rien, et l’histoire sociale des Etats-Unis, ce en quoi Pap Ndiaye est spécialiste (dit-on) ?

Quand « le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse » dit que « l’école peut faire beaucoup, mais elle ne peut pas tout faire » (source : France Info) dit-il une banalité, ou est-il le grand rénovateur de l’art subtil du pipeau en milieu journalistique ?

3.
Bien des politiques français ont voulu, et grâce à Macron, l’obtiennent en partie, l’américanisation de nos façons de vivre et de travailler. Maintenant, ils se plaignent du développement de la violence, laquelle n’est jamais qu’un des aspects de cette américanisation.

4.
Pourquoi faut-il que chaque participant « choisisse un proverbe et aille s’asseoir sur l’une des cinq chaises » alors qu’il pourrait très bien aller aller à la pêche, ce qui est plus utile si l’on veut manger du poisson que de participer à des ateliers d’expression orale à la ah oui, vous en êtes un et un vrai.

Pourquoi l'élève devrait-il « dire ensuite le proverbe à haute voix » de manière à « faire deviner à ses camarades », lesquels s’en tamponnent le coquillard, « le trait de personnalité inscrit sur le papier posé sur sa chaise » alors que s’il allait acheter des pommes de terre, il pourrait faire des frites, et alors, à midi, il pourrait manger du poisson avec des frites au lieu de participer à des ateliers d’expression orale niais comme on en trouve l'énoncé dans les manuels de Bac pro seconde de chez Nathan Technique de 2019, et c’est nul à braire comme un ministre.

5.
On évoque de plus en plus souvent la semaine de travail de quatre jours. Et quelqu’un de dire à la radio, ce 22 juin 2023, que ça laissera le cinquième jour pour une deuxième activité éventuelle. On voit que certains économistes, ou sociologues, des « sachants sachant sacher » donc, sont pleins d’optimisme quant à l’inflation, le pouvoir d’achat et le nombre de postes non pourvus à venir.

6.
Pourquoi devrait-il y avoir un nouveau Pacte financier mondial ? La Russie et la Chine, et plus généralement les pays affiliés aux BRICS, seront-ils favorables à ce nouveau Pacte financier mondial ? Macron ne nous prépare-t-il pas une nouvelle séquence d’agitation internationale sur le mode « la France va vous apprendre comment faire, d’ailleurs regardez-nous, nous nous endettons tous les jours, mais on continue à nous faire confiance, pourquoi ? » Réponse : parce que nous possédons l’art subtil du baratin et de l’arrangement en coulisses.

Patrice Houzeau
Malo, le 22 juin 2023.

20 juin 2023

NON, LE PRESIDENT MACRON, CE N'EST PAS MANU

NON, LE PRESIDENT MACRON, CE N'EST PAS MANU

1.
Entendu il y a quelques soirs sur France Culture dans une rediffusion d'un « A voix nue », Alain Touraine dire que le populisme était aussi le fait pour un gouvernement de « dépenser l'argent avant de l'avoir gagné ». Cela me fait penser que le président Macron a vraiment intérêt à ce que sa volonté de réindustrialiser le pays donne des résultats, parce que pour l'instant, la France ne gagne pas à la hauteur de ses dépenses.

2.
17 juin 2023. J'entends parler sur France Inter du scandale des « respirateurs Phillips » et de la lenteur avec laquelle ces respirateurs qui sont, dit-on, cancérigènes, sont remplacés chez les patients. La cellule d'investigation de Radio France dit assez clairement que nos pouvoirs publics traînent les pieds. Je vais finir par croire que le secteur de la santé français est en partie aux mains de la mafia.

3.
18 juin 2023. Poutine, ces derniers temps, a le sourire du loup. Prépare-t-il un sale coup ou pense-t-il que la contre-offensive ukrainienne est un échec alors qu'elle n'en est qu'au début, que les F-16 ne sont pas encore déployés et que l'armement occidental continue d'arriver ?

4.
Une vidéo circule sur les réseaux sociaux où l'on voit le président Macron boire cul sec une bouteille de bière devant des joueurs de rugby enthousiastes et rigolards. Une autre où, pour l'accueillir, le Macron semble donner une accolade, voire une « bise », à Mohammed ben Salmane. Vulgaire, obscène, complaisant, faible.

5.
Dans le conflit russo-ukrainien, il semble que le drone tend à remplacer l'hélicoptère « tueur de chars ».

En cas de recours au nucléaire tactique par la Russie, Etats-Unis et OTAN seraient tenus de riposter fortement. Ne pas répliquer serait un aveu de faiblesse qui serait à terme mortel pour les démocraties libérales.

6.
Remarquez qu'en fin de compte, Blanquer et Macron auront été ceux qui auront œuvré pour que l’État file de l'argent aux entreprises pour embaucher des apprentis plutôt que des migrants sans papier. Ça marche un peu (baisse artificielle du nombre de demandeurs d'emplois) mais pas tout à fait : le travail clandestin croît et prospère tandis que Macron fait des mamours à Mohamed ben Salmane.

Ceci dit, tout contrat pouvant être dénoncé si la cause en est immorale, ce que le président Macron, démocrate, peut faire comme promesse à Mohamed ben Salmane n'a de valeur que si MBS est assez naïf pour y croire. Ce que je ne pense pas.

7.
Une loi sur l'immigration présentée par la Macronie ? Qui en veut ? La gauche la trouvera trop répressive ; la droite la trouvera trop laxiste. Syndicats et salariés craindront un nivellement par le bas des droits et des salaires ; certains employeurs craindront un accroissement des contrôles...

Possible aussi que Macron fasse son numéro habituel de « en même temps » donjuanesque et promette à la gauche que si,si, les contrôles seront accrus et les abus punis et, en même temps, promette à la droite de Ciotti que, oui, il y aura un peu plus de contrôles mais que l'essentiel étant de relancer la production, cher ami, vous m'avez compris...

Autre chose : il y a tout de même des rumeurs d'une crise en cours dans l'immobilier, et donc dans le bâtiment. A suivre de près...

8.
18 Juin 2023. Paraît que Richard Ferrand voudrait que Macron puisse briguer un troisième mandat. Raffarin dit pareil. Ferrand, Raffarin, des gens fiables, comme on sait... M'étonnerait pas que le Macron y pense sérieusement, vu qu'il se prend pour le Sauveur à la France.

Bah, c'est idiot, alors qu'on sait que le prochain président sera sans doute soit Edouard Philippe, soit Bruno Le Maire (donc la même chose que Macron, en moins vulgaire et moins ambigu). Because la droite républicaine n'a toujours personne pour la représenter. Mélenchon désormais ne sera plus que dans l'opposition. Marine Le Pen pourrait être élue sur son nom mais n'aura jamais de majorité parlementaire, même pas relative, je pense.

9.
Pacte : en juin 2023, le mot semble désigner dans l'éducation nationale un contrat que certains signent sans le lire, sans même s'assurer que ce contrat existe, ni même si ce contrat a des bases juridiques avérées.

10.
Message subliminal de Macron aux jeunes Français : bon, si c'est comme ça tu travailleras deux ans de plus, pour commencer. Et puis, t'as pas intérêt à aller voir le médecin pour te plaindre d'être fatigué, fini tout ça. Allez, tu peux filer dans ta chambre préparer ton sac pour le SNU.

11.
Je lis des tweets dans lesquels des soutiens du président Macron l'appellent familièrement « Manu ». Un vertige me prend. Ignorent-ils qu'un président de la République française n'est pas l'ami des Français mais le serviteur de la nation ? A ce titre, et au nom de la raison d'Etat, tout président de la république peut sacrifier n'importe lequel d'entre nous si la situation l’exige (y compris par l'assassinat politique). Tous, ou presque, ont utilisé ce ressort. Donc, il conviendrait d'arrêter de jouer du violon ou de la trompette des bons copains, Macron, n'est pas plus que Hollande, Sarkozy, Chirac, Mitterrand, l'ami des Français. d'où l’exigence de distance. D'où l’exigence de retenue. D'où la vulgarité et l'hypocrisie du président Macron quand il prétend se montrer de façon ostentatoire, et souvent maladroite, proche des gens.

Patrice Houzeau
Malo, le 20 juin 2023.

20 juin 2023

L'AGRESSION A BORDEAUX EST A GERBER

L'AGRESSION A BORDEAUX EST A GERBER

JE N'AI PLUS CONFIANCE DANS NOS POLITIQUES

1.
Evoquant cette chose si humaine, et tellement occidentale (quoiqu'en fait je n'en sais pas plus que la banane qui rit jaune) qu'est la collection, Jean Baudrillard note que ce qui importe, c'est que « l'objet finisse par mettre un homme en face d'un autre homme : il est alors un message ». Ainsi, les livres, qui sont des collections de signes réunis dans un objet que l'on appelle « volume », sont un message d'un humain à d'autres, souvent le message est : lisez-moi un peu et vous verrez combien je suis aussi sot et ennuyeux que vous.

Note : on me fait remarquer que les bananes ne rient pas. Ce qui est exact. J'ai beau dire des bêtises toute la journée, je constate que ça ne fait pas rire mes bananes. Au contraire, plus j'insiste, plus elles se couvrent de taches noires et finissent par ne plus être consommables. J'achète alors des abricots au sirop, que ça ne fait pas rire non plus.

2.
Quand j'y pense, j'aime beaucoup la philosophie. Quand j'y pense, parce que quand j'en lis, arrive toujours un moment où une voix s'écrie dans ma tête (si, si, j'en ai une) : Mon Dieu, Seigneur... puis je m'endors.

3.
Comme beaucoup, je ne comprends pas grand chose au Rimbaud des Illuminations. Ainsi, quand il évoque sa « camarade » (« ma camarade' » écrit-il), qu'il appelle aussi « mendiante » et « enfant monstre », de qui donc parle-t-il ? Honnêtement, je ne veux pas le savoir. Je prends ça comme il l'a écrit : il parle d'une proche qui a des besoins (de quelle nature?) et des caprices monstrueux, je suppose parce qu'un cintre ne fait pas de caprices. Or, Rimbaud n'a pas écrit « cintre monstre », mais « enfant monstre ».

Notons, tonton, nota, tata, qu'il ne précise pas si cette « camarade » péripatitête dans on ne sait quel bouge. Par contre, il constate : « Comme ça t'est égal, ces malheureuses et ces manœuvres, et mes embarras ». Bon il y a des intrigues, embrouilles, histoires, anguilles, je suppose. Que voulez-vous qu'on y fasse ? Surtout qu'on s'en fout.

On dirait, s'te phrase à Rimbaud, une réplique dans un brouillon de pièce de théâtre. Pourrait-on en faire une chanson ? Une ratatouille ? Un article de l'Observateur sur Darmanin (ça dit encore quelque chose parce que nous sommes en 2023, mais vous verrez qu'en 2035, y en a beaucoup qui diront : Qui c'est Darmanin? Et qu'en 2055, plus personne saura qui c'est, Darmanin).

4.
19 juin 2023. Il paraît que pour faire des économies, Bruno Le Maire (aussi nommé le Père Lustucru depuis que sur une chaîne de grande écoute et dans une émission qui vit de la crédulité de l'opinion dite publique, il a avoué son grand amour des pâtes) Bruno le Maire (dit le Dilatatoire) aimerait que les médecins soient réprimandés s'il leur prend la fantaisie d'être un peu trop généreux avec les arrêts de travail. C'est ça qui est formidable, ça tutoie des dictateurs de partout, ça fait des arrangements fiscaux avec des marchands de soupe et de scoubidous modernes , pourvu qu'ils soient puissants et promettent d'embaucher, mais ça va enquiquiner le pauvre monde pour des queues de cerises. Et ça c'est Bruno Le Maire, il a quand même un peu de retenue ; le président Macron en a beaucoup moins. Il est doux comme une jouvencelle avec les puissants et les brutes (le mal que Poutine a eu pour s'en débarrasser, du pot-de-colle Macron, l'arrêtait pas d'appeler, l'Emmanuel, ça en devenait gênant...), mais si vous êtes faible et sans-dents et que vous la ramenez un peu, pink, vous risquez d'être éborgné, privé de travail, emmerdé comme un non-vacciné...

5.
La réalité dépassant la fiction et le président Macron vivant dans une fiction, celle de la croissance à coups de milliards que nous n'avons pas, je pense que soit il ne finira pas son second mandat, soit il sera forcé à la cohabitation. A moins que, contre une partie des LR conscients du danger, l'étrange Ciotti se mette à le soutenir quasi inconditionnellement.

6.
19 juin 2023. Une vidéo montrant la violente agression à Bordeaux perpétrée par un ressortissant « africain », dit-on, et « connu des services de police », dit-on, sur une petite fille et sa grand-mère est à gerber. Je n'ai plus confiance dans nos politiques. Et ce n'est certainement pas avec l'ânerie coûteuse du SNU que la criminalité va baisser. Macron et sa macronie (agglomérat de technocrates prétentieux à la Blanquer/Pap Ndiaye et d'opportunistes à casseroles) se fichent de nous.

Patrice Houzeau
Malo, le 20 juin 2023.

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