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BREFS ET AUTRES
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macron
5 janvier 2022

N'EST PLUS UN CITOYEN QU'IL A DIT

N’EST PLUS UN CITOYEN QU’IL A DIT

1.
Paraît que Macron aurait dit « qu’un irresponsable n’est plus un citoyen ». Euh, cela demande, en bonne philosophie politique, un développement dont je finis par me demander si le président Macron en est réellement capable. Posture ou imposture ?

Et si un « irresponsable n’est plus un citoyen » (Macron dixit) alors on en fait quoi, on les met dans des asiles soviétiques ? on les rééduque dans des camps ad hoc ? on les euthanasie ? Allez, encore un effort, Monsieur Macron, et vous serez plus à droite que Zemmour.

2.
Dans les lycées, les cas contacts se multiplient à la vitesse Omicron. Il y aura des morts. Avec le Delta, il y en eut, des morts indirectes. J’appelle cela la honte Blanquer. Députés, envoyez bouler le pass vaccinal, faites chuter ce gouvernement de veules.

3.
Il est évident qu’en accusant les non-vaccinés de tous les maux, Macron cherche à faire oublier ses errances durant la gestion de la crise covid (système de santé dégradé, manque de masques et de soignants…) et voudrait se faire élire sur la seule question de la vaccination.
Les Français seront-ils dupes ? A mon avis, non, car à quels abois est réduit un président qui, pour se faire réélire, est obligé de crier haro sur le baudet non-vacciné, de diviser, de rogner les libertés et de flanquer la trouille covid à tous ?

4.
« Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen. » Pourquoi ? Parce qu’il rompt le Contrat social. Du Rousseau appliqué. Macron est décidément un premier de la classe. Pouah.

5.
Quand les aides cesseront, les Français entameront leur épargne et vu l’alourdissement de la dette publique, ça m’étonnerait que l’après-covid soit réellement le retour aux « jours heureux » que Macron promit il y a déjà quelques lunes…

6.
Si on arrivait d’ici quelques semaines à 99% de vaccinés (troisième dose comprise, et on n’y est pas, loin de là), je me demande ce que pourrait alors inventer la Macronie pour justifier la saturation des hôpitaux, parce qu’à mon avis hein…

7.
Je me doute assez que Valérie Pécresse ne ferait pas autre chose que du macronisme, (du libéralisme fédéraliste) mais, puisqu’ils sont interchangeables et comme le mépris de Macron est assez insupportable, alors alternons !

8.
Nous ne sommes que des bouffons. Le Roi ne nous écoute pas : nous le sifflons. Le Roi nous écoute : nous le moquons.

9.
Que Macron songe à ceci que parmi ceux qu’il considère comme des « non-citoyens », il y a des gens qui, pendant son désastreux confinement de 2020, furent en première ligne, risquant leur vie dans les hôpitaux et les commerces de nécessité.

10.
Le 5 janvier 2022 : Castex beugle (il n’y a pas d’autre mot) à l’Assemblée nationale, insulte les députés en les accusant de prendre n’importe quel prétexte pour faire reculer le vote sur le Pass Vaccinal et réitère dans le mépris macronien des Français.
Castex perd son sang-froid à l’Assemblée nationale et donne le sentiment que la majorité est aux abois. Amateurisme ou calcul ?

11.
Je mourrirai n’est pas covid.
Je crévera non plus.
Pas non plus j’asphyxieros.

12.
Je ne remets pas en cause les bienfaits du vaccin. Je pense qu’il a effectivement sauvé des dizaines de milliers de vies, sinon des centaines, mais je ne pense pas non plus que 100% de vaccinés empêcherait un nouveau variant de survenir et d’autres morts.

13.
Au lieu d’aller dire des bêtises aux lecteurs du « Parisien », Macron serait mieux inspiré de s’occuper de la façon dont Blanquer bricole dans l’Education Nationale. Il serait édifié, le président.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 janvier 2022

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5 janvier 2022

AH TIENS DES EMMERDEMENTS

AH TIENS DES EMMERDEMENTS

1.
« qu'il lui ôte l'âme du corps, et le logis reste sans hôte. »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

2.
Froid revient, temps de chien, le vent secouant, entre arbres et néons, on la baisse, pis dans l'humide qu'on s'presse.

3.
Alors le président Macron dit qu'il voulait les emmerder. Ah ça, quand on est emmerdant...

4.
« regrette, sachez que de toute ma vie je ne l'aimerai »
(Chrétien de Troyes, « Cligès » [Alexandre])

Ainsi le cœur, toute sa vie qu'on aime ou déteste, ou qu'on les hausse et fait bouh, ou bah itou défois.

5.
« à noter le vent violent hein » (la météo à la radio)

6.
Le 5 janvier 2022, Macron président pas encore candidat veut « emmerder » les non-vaccinés. Tenterait-il de faire de la vaccination un enjeu électoral ? Si les Français élisaient Macron pour cette seule raison, ils commettraient une grave erreur d'appréciation.

7.
« Rien de tout cela n'était connu de leurs gens restés »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

8.
monde tel qu'il est qu'on voudrait qu'il soit autre mais c'est que

9.
« Les députés de l'opposition sortent spontanément de l'hémicycle » (la radio à propos de la deuxième nuit de débats à l'Assemblée nationale sur le pass vaccinal).

10.
Marine Le Pen a raison quand elle rappelle que la vaccination n'étant pas obligatoire, le président Macron n'a pas à jeter l'anathème sur les non-vaccinés. Ou alors, qu'il prenne ses responsabilités, et décrète la vaccination obligatoire. Macron serait-il veule ?

11.
« mais leurs écus avaient été trouvés parmi les corps au matin, après la fin de la bataille. »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

« L'écu ou escu, du latin scutum, est un type de bouclier » (Wikipédia)

12.
Covid, janvier 2022 ; et les enfants, dit-on, commencèrent à être atteints...

13.
Le 5 janvier 2022, on entendit la radio rapporter ce propos du président Macron aux lecteurs du « Parisien » : « Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder... » Points d’exclamation, d'interrogation et de suspension (de séance) se succédèrent.

« Une phrase qui vient jeter de l'huile sur le feu » (ce n'est pas moi qui le dis mais France Info).

14.
« coupe en or, il n'est pas question d'attendre. Il prend »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

Bon alors, l’Alexandre du Cligès à Chrétien de Troyes, il fait des manières pour demander au roi la Soredamor qu'il aime mais pour la coupe en or, hop, in the pocket.

15.
« tout ça est en train de basculer dans une autre galaxie »
(Eric Neuhoff sur France Info, le 5 janvier 2022).

Il parle des progrès technologiques de l'édition. Bah, d'une manière générale, tout a tendance à « basculer dans une autre galaxie », qu'on l'appelle Macronie, « société de vigilance », fédéralisme, mondialisme, surpopulation...

16.
« le bébé tout nu dans l'eau turquoise et entouré de dollars » (une voix sur France Info décrivant la pochette de l'album « Nevermind »)

Classée sans suite, la plainte pour pédo-pornographie de je sais pas son nom mais qui fut le bébé de la pochette de l'album « Nevermind » du groupe Nirvana. Le bon sens prévaut.

17.
Castaner note que lorsque Pompidou avait dit qu'il fallait arrêter d' « emmerder » les Français, personne n'avait trouvé à y redire. Certes et justement, ce que veut, ce que fait Macron, c'est « emmerder » les Français. Une bonne partie de son quinquennat l'atteste.

18.
France Info, le 5 janvier 2022 à propos du nouveau protocole sanitaire à Blanquer : « La pagaille commence à s'installer dans les écoles ».

19.
Avec le pass vaccinal, il semble que Macron a inventé un nouveau genre de gouvernance : « l'emmerdance »... Du coup, vivons-nous dans une emmerdature ?

Quand le nudge devient emmerdance, alors c'est qu'il y a grenouille dans le potage, une moumoute dans la soupe à l'oignon, du pédalage dans la semoule législative.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 janvier 2022.

3 janvier 2022

BILLET D'HUMEUR DE DEBUT D'ANNEE

BILLET D'HUMEUR DE DEBUT D'ANNEE

1.
Je n'aime pas Emmanuel Macron. Sarkozy n'est jamais qu'un affairiste. Hollande fut un parfois maladroit mais honnête gestionnaire. Je pressens que Macron se croit réellement supérieur aux autres. Et vu le bilan, y a vraiment pas de quoi.

2.
Si Blanquer s'imagine que les enseignants vont à la fois, en simultané, faire du présentiel et du distanciel, c'est que notre ministre de l'Education ne sait absolument pas ce que c'est réellement qu'une classe et ce que cela signifie que de donner un cours.

3.
Emmanuel Macron ou le Président qui n'aimait pas la France.

4.
Agnès Buzyn décorée de la Légion d'Honneur : le prix du silence.

5.
Le libéralisme économique est efficace mais il n'est ni juste ni bon. Tenter de légitimer l'ordre social en usant des bons sentiments et du « en même temps » macroniste n'est rien d'autre que moraline et escroquerie.

6.
Au vu de la succession d'annonces des différents membres du gouvernement Castex, j'ai pensé que la gestion de la crise sanitaire devenait de plus en plus improvisée, voire pifométrique (chez Blanquer notamment) avec toujours les mêmes relents autoritaristes.

7.
Certes, l'Europe, c'est 70 ans de paix mais nul besoin du fédéralisme et de l'illusion d'une « culture commune » pour cela : l'euro, de solides traités commerciaux et des alliances politiques suffisent.

De toute façon, il suffirait que tous les Européens vivent sous le même toit (cette fichue fédération dont rêve Macron) pour qu'on commence sérieusement à se chercher querelle et à vouloir se séparer. Le fédéralisme à l'échelle européenne est contre-productif.

8.
L'Histoire retiendra sans doute qu'entre 2017 et 2022, le service public de l'Education Nationale a dû faire face à trois problèmes majeurs : la crise covid, la réforme Blanquer et Blanquer lui-même.

9.
Je ne crois pas que Brigitte Macron soit un homme, mais je comprends l'affaire Jean-Michel Trognieux comme un symptôme de l'exaspération de la droite conservatrice devant la bienveillance dont fait preuve l'Elysée envers le lobby LGBT.

Macron a trop méprisé les « Gaulois réfractaires » et les « gens qui ne sont rien » (sic) pour se permettre d'aller chercher des voix chez les électeurs des minorités. Il le sait très bien d'ailleurs, et c'est sans doute pour cela qu'il ne se représentera pas.

 

10.
Les abus du « en même temps », multiculturalisme, communautarisme, trop grand relativisme culturel, laxisme judiciaire, dévalorisation des diplômes et des formations, massification de l'enseignement supérieur finiront par rendre notre pays ingouvernable.

Patrice Houzeau
Malo, le 3 janvier 2022

31 décembre 2021

EN ATTENDANT QUE MACRON SAUVE L'EUROPE

EN ATTENDANT QUE MACRON SAUVE L’EUROPE

1.

On en est quand même à parler de la fermeture des bars garantie par le zèle de la police parisienne dès 2 heures la nuit de la Saint-Sylvestre. C’est prodigieux comme la « société de vigilance » à Macron profite de la crise covid pour se mettre en place.

Lorsqu’une société connaît un pic critique, l’ensemble des crispations sociétales ne disparaît pas, mais aiguise ses couteaux en secret. D’où la tentation de la « société de vigilance » macroniste ou de la société conservatrice zemmourienne.

2.

A quoi sert réellement le port du masque à l’extérieur ? A faire prendre conscience aux gens qu’ils sont toujours (depuis presque deux ans hein maintenant) dans une situation sanitaire exceptionnelle. Bref, à leur flanquer la trouille.

La gestion par la peur (peur du chômage, du déclassement, des violences urbaines, de la contagion) est une arme opportuniste, une alliée précieuse pour l’Etat confronté à des pics critiques de plus en plus nombreux.

3.

Le parlement, via la coalition LREM, MoDem et il faut bien le dire maintenant l’assentiment de certains LR (comme s’il était acté que le premier gouvernement du second quinquennat Macron serait à dominante LR) n’est-il plus guère qu’une chambre d’enregistrement ?

L’avantage du « en même temps » est qu’il permet de rallier bien des opportunistes sans que pour autant ils aient le sentiment de trahir des convictions qu’ils n’ont de toute façon qu’en fonction des circonstances.

4.

Moi je ne vois qu’une chose, malgré toutes les mesures prises dans tous les sens depuis presque deux ans maintenant, le nombre de contaminations bat des records tous les deux jours et les chefs de service des hôpitaux continuent à tirer la sonnette d’alarme de la saturation.

La gestion technocratique des services publics permet à l’Etat d’user de l’arme de la peur pour faire plier les convictions : les gens sont bien obligés de se débrouiller, de faire avec hein, puisqu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Un genre d’ingénierie sociale tactique.

5.

Paraît qu’après le covid, faudra s’attendre à d’autres zoonoses, épidémies, paniques. Comment ça s’fait ? Bah, ce serait-y pas parce que l’espèce humaine en surnombre s’aventure sur des territoires où il n’y avait jusque-là que des animaux et des virus ?

Que l’espèce humaine soit en surnombre est d’une évidence telle que je m’épate des pays qui pleurnichent sur leur déclin démographique : nous ne manquerons pas de bras, ils viendront des ailleurs périlleux, nous remplaceront et nos démocraties disparaîtront.

6.

Avec la crise Covid, la France s’est lourdement endettée. Certains disent que comme c’est la BCE qui est le créancier (l’a fait tourner la planche à billets), on pourrait tout à fait sans léser personne annuler la dette Covid. Je sais pas. Cela signifierait qu’à chaque coup dur, un coup d’la planche magique européenne et zou, ça repart. Ça a l’air simple vu comme ça, trop simple sans doute… franchement, j’y crois moyennement.

7.

La crise covid qui dure depuis presque deux ans maintenant aura permis aux deux gouvernements du quinquennat Macron de montrer toute leur maestria dans l'art de flanquer la pagaille (effets pervers du nudge à grande échelle) et de diviser les Français.

Macron a sans doute rêvé d’arriver à la présidence de l’UE avec une France ultra-vaccinée, ayant dompté le dragon covid et montrant le chemin. C’est sûr qu’Omicron et les débats autour du Pass Vaccinal troublent quelque peu son image de chef d’Etat visionnaire et triomphant.

8.

Que quelqu’un de brillant comme Raphael Enthoven, capable de bien des livres, aille pondre sur twitter des tweets maladroits sur les non-vaccinés, voilà qui me dépasse, un peu comme si Rory Gallagher avait accepté de jouer Ruby Tuesday.

Ceci dit, il est que Enthoven vise les anti-vax et non les non-vaccinés, car je suppose qu’un esprit aussi aiguisé que le sien peut comprendre que l’on peut être non-vacciné et pas contre les vaccins. L’Etat qui prétend vouloir notre bien, en voilà une fiction.

Ceux qui, par principe, sont contre les vaccins n’ont certainement pas toute leur raison. Par contre, ceux qui, échaudés par quelques errances (le vaccin contre l’hépatite B ne fait toujours pas l’unanimité) se posent des questions sur le Pfizer, sont, à mon avis, légitimes.

9.
Je n’aime pas Macron (et ce qu’il représente : l’hypocrisie bancaire qui profite des plus faibles et flatte les puissants, le fédéralisme – qu’ai-je en commun avec un Allemand ou un Danois ? – l’ambiguïté culturelle etc…) et j’applaudirai à sa déconfiture, mais qui le remplacera ?
Le spectre des oppositions à droite comme à gauche est très large. Mais le plus grand adversaire du macronisme est sans nul doute l’individualisme français (cette seigneurie dont la modernité tend à nous déposséder) qui fait que beaucoup obéissent « s’ils le veulent bien ».

Et c’est justement cet individualisme, cette résistance typiquement française au poids de l’Etat que le Sieur Macron voudrait dissoudre dans le fédéralisme. A mon avis, il va s’y casser les dents. Et Pécresse (n’est-elle qu’une énarque déconnectée de plus ?) gagnera.

10.

Macron peut bien se réjouir d’avoir atomisé la gauche. Mélenchon tient bien ses troupes. Mais que la raison d’Etat songe qu’atomiser la droite est bien plus difficile. La sotte affaire Jean-Michel Trogneux n’est qu’un avertissement. N’est pas Le Pen qui veut (ceci dit, Marine est impeccable).

Patrice Houzeau
Malo, le 31 décembre 2021

30 décembre 2021

SALVE DU 29 DECEMBRE 2021

SALVE DU 29 DECEMBRE 2021

1.
Je n’apprécie guère le technocratique et ambigu Emmanuel Macron mais il va sans dire que face aux dangers d’une élection (improbable pourtant) de Zemmour, de Marine Le Pen ou de Mélenchon, le front républicain doit prévaloir. Macron ou Pécresse, pas d’autre solution, hélas.

Imaginez des manifestations de Gilets Jaunes sous Zemmour, Mélenchon ou Marine Le Pen (sans doute la plus sensée des trois), cela finirait vite dans le sang, les larmes et la prison. Certes, Macron et Lallement n’y sont pas allés de main morte. Je n’irai donc pas voter.

2.
Je souhaite la victoire de Valérie Pécresse aux présidentielles 2022. Je la contesterai très vite car j’ai l’intuition qu’elle n’a pas l’envergure d’une Angela Merkel, mais j’en veux personnellement à Macron pour le caporalisme du confinement de 2020 et pour la sournoiserie de Blanquer.

3.
L’autre jour, j’ai fait écouter la chanson « Macao » de l’excellent Grand Orchestre du Splendid de 1979. Certains élèves l’ont trouvée « raciste », à cause du chinois stéréotypé style bédé qui figure dans le clip. Ce n’est pas du woke, c’est juste l’évolution des mentalités.

En 1979, nous ne trouvions pas cette chanson raciste parce que pour nous, il y avait un monde entre la fiction comique (le chinois style bédé) et la réalité, les Eurasiens, les « boat people »… La modernité ne semble plus séparer fiction et réalité, signe et référent : inquiétant.

4.
J’ai toujours été un « sale gosse » (mon grand-père, m’a-t-on dit, m’appelait « l’anarchiste »). Aussi, ce n’est pas demain la veille que je dirai amen, que je ne boirai que de l’eau, que j’applaudirai Blanquer et assommerai mes élèves de zéros, et que je ne chanterai plus « Merde à Vauban ».

5.
Ces temps-ci, la politique du pass vaccinal et la pandémie du covid, c’est un genre de grande peur des élites, non, défois que les gens commenceraient à en avoir ras la casquette du yoyo sanitaire (on ferme ci, on rouvre ça, on vaccine, mais ça va quand même pas et cetera…)

La pandémie du covid c’est-à-dire La Grande Ironie. #Mondialisation

6.
Tant que l’on ne saura pas l’origine exacte du covid, cela ne me choque pas que les délibérations du conseil de défense (sanitaire) soient secrètes. On ne sait jamais.

7.
On dit les enseignants résignés, impuissants et passifs face à la réforme Blanquer (laquelle, de toute façon, à cause du covid, reste en partie inappliquée). Ils oublient la résistance passive, laquelle empêche réellement Blanquer d’agir tout à fait comme il le voudrait…

Bah, si le nombre de contaminations continue à grimper (plus de 200 000 cas en 24 heures ce mercredi 29 décembre), l’illustre Blanquer regrettera peut-être bientôt de vouloir à tout prix maintenir les écoles ouvertes. La désorganisation pédagogique (le bordel quoi) guette…

8.
Pour être tout à fait franc, avant le confinement de mars 2020, j’étais plutôt pro-Macron (la croissance de retour etc…). Le confinement m’a dégoûté (caporalisme préfectoral, règne des petits chefs, Jean Viard et sa moraline tous les jours quasi sur France Info…) Pouah.

Certes, il y avait bien la réforme Blanquer, mais j’avais vite compris qu’elle était en grande partie inapplicable et qu’elle serait vite amendée, sinon abandonnée dès que Blanquer retournerait à son labeur de chef-tamponneur.

9.
Si, quelque jour, on réduisait drastiquement le nombre d’étudiants dans les universités (c’est qu’ils y sont nombreux, m’a-t-on dit, et pas toujours à y savoir quoi faire), il se produirait sans doute l’éclatement d’une bulle immobilière propre à effaroucher bien des épargnants.

10.
Être caustique et méprisant envers ceux qui sont tout alors que je ne suis rien est un luxe que Twitter me procure. Et je ne suis certes pas le seul à en user.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 décembre 2021

 

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29 décembre 2021

CHRONIQUE EN ATTENDANT LE TRES TECHNOCRATIQUE PASS VACCINAL

CHRONIQUE EN ATTENDANT LE TRES TECHNOCRATIQUE PASS VACCINAL

1.
Y en a défois ils croient que les enseignants c'est juste des gens payés pour faire des cours, corriger des copies et obéir sans discuter aux réformes qu'on leur impose. Eh oh, l'Education Nationale, c'est pas l'armée et les professeurs voient bien où Blanquer veut les mener...

2.
Il faut le répéter, apparemment : on peut être tout à fait opposé à la mise en place du pass vaccinal, émettre des doutes sur les propos de certains experts qui pontifient sur BFM sans pour autant traiter les gens de « collabos » et faire des comparaisons odieuses avec la Shoah.

Non, le macronisme n'est pas un fascisme et Macron n'est ni Pétain, ni Hitler ; c'est juste un politique dont les fonctions dont les électeurs l'ont chargé l'ont visiblement souvent dépassé.

3.
L'échec de sa propre vie et le sentiment de déclassement poussent souvent, c'est bêtement humain, à faire porter ses erreurs ou sa malchance sur la façon dont la société est organisée. C'est de ce ressentiment que se nourrissent complotisme, communautarisme et extrémismes.

Après, ça n'empêche pas de penser que les politiques ne sont, dans une large proportion, que de grands dépendeurs d'andouilles manipulés par des technocrates plus discrets et plus rusés qu’eux.

M'étonnerait pas qu'ça fasse un bail maintenant que les « grands serviteurs de l'Etat », hauts fonctionnaires et énarques, ont pris le contrôle du navire. Les politiques ne sont que des mannequins.

4.
Zavaient dit le vaccin arrangera tout : bin non.

5.
Macron sera réélu et Marianne pleure.

6.
Brigitte macron n’est pas un homme. Si c’était, vous pensez bien que Trump ou Poutine l’auraient fait savoir et que son mari (c’est notre président) serait depuis longtemps du monde la risée.

Biden aurait pu aussi, mais m’est avis que « Sleepin’ Joe », à l’âge qu’il a, n’y voit plus très clair. Je n’aime guère Joe Biden, je ne lui pardonne pas d’avoir laissé les Afghans démunis face à ces fous de Talibans.

7.
"Omicron : comment organiser les entreprises ?" Cela je ne le sais pas (n’étant point technocrate) mais je gage que bientôt plus d’un y laissera sa chemise.

8.
Sans les paradis fiscaux je parie assez que ce monde à l’enfer ressemblerait très vite. Messieurs-dames les bien-pensants, fichez leur donc la paix, aux Suisses, Monégasques, Luxembourgeois et ne soyez si aigris d’être nés en France.

9.
J’écoute le professeur Gilbert Deray à la télé et voyez-vous, je m’en fous, je m’en fous, je m’en fous.

10.
La France vit avec l’épargne des gens et quand elle l’aura mangé, son pain blanc et que Macron le Magnifique sera réélu, eh bien, impôts et taxes nous tomberont d’sus.

11.
J’admire ces chefs de service des hôpitaux qui nous disent qu’à cause du covid, Delta + Omicron, leurs services sont surchargés, les soignants exténués, à bout de souffle, et qui viennent l’œil clair, le teint frais et pomponné, pérorer sur BFM, CNews and co.

12.
On dit que le gouvernement, depuis le début de la pandémie, n’a pas fait grand-chose pour améliorer la situation de l’hôpital public. On dit qu’une politique de fermeture de lits aurait perduré malgré le choc du confinement de 2020. La Macronie serait-elle irresponsable ?

C’est tellement choquant que l’on fermât des lits en période d’épidémie, que j’ai du mal à le croire. Mais beaucoup affirment que cela s’est fait, comme si Macron n’avait pas tiré les leçons des débuts plutôt calamiteux de sa gestion de l’épidémie (confinement et caporalisme).

13.
On dit que Jacques Attali avait jadis décrit avec une singulière acuité ce qui se passe actuellement. Qu’en penser ? Il est vrai qu’une pandémie peut régler quelques problèmes (contestations, surpopulation,…) ; il est aussi que les épidémiologistes depuis longtemps prévenaient.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 décembre 2021.

28 décembre 2021

PLASMA SOCIAL MORALINE ET CULTURE POPULAIRE

PLASMA SOCIAL MORALINE ET CULTURE POPULAIRE

1.
« - En dépit de mon imagination, je vous assure que je n'aurais jamais imaginé ce qu'il m'arrive. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Ma pomme pareil. En dépit de mon imagination, je n'aurais jamais imaginé ce qu'il que c'est pas si marrant même si c'est pas catastrophique, mais quand même j'l'aurais bien aimée autrement, après c'est comme Macron qu'il l'a pas prévu le covid hein.

2.
Macron le covid lui est tombé dessus comme une bouse tombée du ciel (vache céleste) et pis tous les Français en ont profité de la bouse qui lui est tombée sur le quinquennat à Macron. Tout le monde il l'est pas content. Et si c'est pas tout le monde, c'est quand même beaucoup.

3.
« Puyallup ne saurait plaire à tout le monde. C'est dur, vous savez, là-bas, et l'hiver il y fait très froid. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Puyallup, je savais même pas que ça existait. Mais en consultant Wikipedia, j'ai appris que c'est une ville du Comté de Pierce dans l'état de Washington aux Etats-Unis donc ; en fait m'en fiche car j'irai jamais même dans une autre vie car il n'y a pas d'autre vie.

4.
Y en a qui ne m'apprécient guère car je ne suis pas un virtuose de ma propre vie. Je sais pas faire. Pardonnez-moi. Sinon, je vous pisse aussi à la raie, mais ça c'est en supplément.

5.
« - Nous ne sommes pas ici pour faire du sentiment, mais pour essayer de découvrir la vérité »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [un personnage])

Les gens, les politiques ils croient les avoir au sentiment. Ça marche pour pas mal de choses (niaiserie citoyenne, civisme à tout bout de champ, altruisme multiculturel et autres roulures dans la farine), mais ce qui les fait quand même voter, les gens, c'est le porte-monnaie.

6.
Je n'aime guère que l'on m'impose mes solidarités. J'aide si j'ai envie d'aider. Que l'Etat (dont les ressources sont en partie fondées sur des ventes d'armes à des gens peu reluisants) me dicte sa morale, voilà qui est hautement bouffon.

7.
«(...) j'essayais, une fois de plus, de comprendre les positions des uns et des autres. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

C'est ça qu'on croit qu'on fait souvent : comprendre ce que chacun pense et pourquoi il agit comme. Qu'on croit qu'on fait parce qu'en fait, on juge bien vite en fonction de nos intérêts. C'est un travail de philosophe, de joueur d'échecs, de politique, voire de sociologue.

8.
Dans une archive sur France Culture, j'entends l’expression « plasma social » (Michel Foucault dixit) qui désignerait donc une espèce d'organisation fluide où les gens seraient tels des cellules sanguines, en suspension dans le regard des autres.

9.
« - Pourquoi faites-vous ça, Joyce ?
- Je ne sais pas... Peut-être en souvenir d'un rêve évanoui. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [des personnages])

Qu'on fait s'qu'on fait, on ne sait pas toujours bien pourquoi. Loin de loup de là. Peut-être aussi qu'un lutin sans âge et très rusé nous peuple.

10.
« Je me débattais dans un fouillis de suppositions dont aucune ne menait nulle part. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Lisant cette phrase, je songe aux « illuminations » à Rimbaud. Quelque prosateur de poème phraserait : « … un fouillis de suppositions dont aucune ne menait nulle part. » Mon grand esprit errait au labyrinthe. Je tombais dans des apories de joueur perdant etc, etc...

11.
Paraît que certains professionnels de santé (je lis ça sur twitter donc à vérifier hein) pètent les plombs à l'annonce du 27 décembre 2021 des « faibles » mesures anti-Omicron du gouvernement Castex. Les mandarins moralisateurs de la Science française toute puissante (et pour l'instant face au covid plutôt impuissante hein) sentiraient-ils qu'ils n'ont pas autant de prise sur la Macronie qu'ils le pensaient ?

La question que je me pose c'est : où étaient ces grands penseurs de la médecine moderne lorsque les technocrates, mesure après mesure, démantelaient l'hôpital public ? Ils votaient Sarkozy, Hollande, Macron je suppose...

Ce n'est pas pour dédouaner les politiques, mais j'ai l'impression que certains scientifiques leur ont fait avaler de sacrées couleuvres genre : Vous verrez, Monsieur le Président, avec le vaccin ARN messager Pfizer, bientôt l'épidémie ne sera plus qu'un mauvais souvenir...

12.
Je n'apprécie guère Blanquer et j'ai souvent brocardé sa sournoiserie politique, mais il faut avouer que le gaillard ne panique pas facilement. Droit dans ses bottes. Ah ça, il a beaucoup plus de cran que le démissionnaire Hamon.

13.
Le libéralisme est le seul système qui a réussi à profiter de ses crises pour se réformer. Quatre périls le menacent : la crise climatique, la surpopulation, l'abus de la technocratie, la tentation de l'autoritarisme à la chinoise.

Patrice Houzeau
Malo, le 28 décembre 2021.

28 décembre 2021

LE 27 DECEMBRE 2021 LE GOUVERNEMENT REFUSA DE CEDER A LA PANIQUE

LE 27 DECEMBRE 2021 LE GOUVERNEMENT REFUSA DE CEDER A LA PANIQUE

 

Le 27 décembre 2021, le gouvernement a pour l'instant refusé de céder à la panique sanitaire face à Omicron. J'en suis content. Un reconfinement serait suicidaire. D'autant que la 6ème vague n'en est qu'à ses débuts. On n'en aurait pas vu le bout.

Macron ferait-il le pari d'une circulation d'Omicron qui servirait de « vaccin naturel » ? Cette immunité acquise sera-t-elle suffisante face à un autre variant ? On dit qu'un virus en se répliquant finit par s'affaiblir ? Nous verrons. Pour le coup et pour l'instant, Macron a du cran. Par ailleurs, le virus frappe même les plus prudents et nous connaissons tous des gens qui ne font pas plus attention que ça et qui passent entre les gouttes tandis que de très précautionneux se sont retrouvés à l'hôpital.

Politiquement et économiquement, en refusant de reconfiner et, pour l'instant, d'imposer couvre-feu et limitations de circulation, le 27 décembre 2021 Macron a marqué des points. On ne gagne rien à empêcher les gens de travailler et de sortir de chez eux.

Je note aussi que pour l'instant, et malgré le pass vaccinal à venir, le président Macron se refuse à la vaccination obligatoire. Comme il est impossible de vacciner la terre entière et que les immunités procurées sont bien courtes, il a raison. Le Zéro covid est un fantasme.

J'ai eu l'impression que Macron comptait sur la vaccination massive pour asseoir son autorité sur l'UE. Paradoxalement, c'est peut-être parce qu'il aura in fine refusé de céder à la panique sanitaire et à l'obligation vaccinale qu'il sera réellement respecté.

Patrice HouzeauQ
Malo, le 28 décembre 2021.

26 décembre 2021

HUMEURS DU 26 DECEMBRE 2021

HUMEURS DU 26 DECEMBRE 2021

1.
Le problème est de savoir si l'immunité post-infectieuse a une durée aussi courte que l'immunité vaccinale du pfizer. Si c'est le cas, Omicron ne serait-il qu'un répit ou le virus, en se répliquant, sera-t-il moins agressif ?

2.
L'Etat a tellement voulu rationaliser le système de santé qu'il l'a rendu en partie inefficace. C'est là un des plus grands échecs de la technocratie française et donc de l'ENA et autres grandes écoles qui ont formé ces glorieux imbéciles.

En ce moment, une infirmière est plus précieuse qu'un énarque. Mais c'est l'énarque qui palpe le plus. Ras le bol de cette technocratie surdiplômée, surpayée, arrogante et qui tire en fait les ficelles de la plupart des partis politiques (du PS à la droite).

Ras le bol des sociologues qui, statistiques à l'appui, prennent la parole sur France Inter pour me dire quoi penser.

3.
La pandémie du covid est une réalité. Les vaccins empêchent les formes graves. Mais il est aussi que Macron tente de profiter de cette crise pour accélérer la mise en place de la société de contrôle social « société de vigilance » dit-il, dont il rêve.

4.
Selon Romain Colucci, 50% des 1,2 million de bénéficiaires des Restos du cœur ont moins de 25 ans. Si l'on part du principe que le but premier de l'Ecole est de préparer chacun à un métier (seule façon de devenir autonome) alors ces chiffres effarants signent définitivement l'échec du pédagogisme et de la massification de l'enseignement supérieur.

Patrice Houzeau
Malo, le 26 décembre 2021

21 décembre 2021

AVEC TOUS CES VIVANTS VIRAUX HEIN

AVEC TOUS CES VIVANTS VIRAUX HEIN

1.
« Et si notre vie a des instants moroses »
(Verlaine)

Défois on a des instants moroses dans la vie (on voterait même Macron faute de mieux) et on a beau se représenter un rang rythmique de roses dansant le french cancan, ça ne va pas et on se dit que l’on va voter Macron défois qu’il serait réélu.

Quand je dis « on voterait même Macron », ça si c’est pour le cas où la grande frousse que le gentil Attal flanque aux gens tous les deux jours n’empêche pas les gens d’aller voter car moi le virus i fait peur que je pense qu’on pourrait l’attraper dans les lieux de vote avec tous ces vivants viraux là.

2.
Les gens pour les présidentielles2022 de 2022 (si Omicron…) ne posent pas les bonnes questions : Macron va-t-il nous remettre une taxe d’habitation ? Sera-t-on obligé de se vacciner tous les trois mois ? Attali va-t-il léguer son cerveau au désert ? Le déficit capillaire de Blanquer sera-t-il décrété grande cause nationale ?

3.
Liberté, égalité, fraternité, meringue.
- Mais ça ne veut rien dire, ça, Houzeau, ce « meringue » à côté de notre belle devise de notre belle république dont macron est le Roi ?
- Voui, je sais, m’excuse, défois, les lettres me tombent des doigts…

4.
Dans le bon vieux jazz-rock des années soixante-dix (ici, c’est une galette du groupe Weidorje) la basse on l’entend bien qui zrongue (c’est le verbe adéquat je crois pour rendre compte de ce bref rauque zrong de la basse électrique du bon vieux jazz-rock des années soixante-dix).

5.
« Mais sachant la vie et qu’il faut qu’on plie »
(Verlaine)

Verlaine a raison « qu’il faut qu’on plie », sinon on passe plus la porte par laquelle les nains là, les politiques, ils passent avant nous en se faufilant dans nos guiboles pis après ils nous demandent un droit d’entrée qu’on peut même pas les scrabouiller passque y a des policiers.

6.
Lu en passant (mais j’avais mis mon chapeau) qu’on se posait la question de savoir si le Macron pourrait faire une année de plus et que donc les présidentielles2022 pourraient avoir lieu en 2023. Alors là, minute, papillon, vacciné tous les trois mois, soit, mais cocufié tous les cinq ans, jamais.

7.
« l’eau jaune comme une morte »
(Verlaine)

Je ne sais pas si l’eau à laquelle je songe est jaune comme une morte parce que c’est pas parce que je dis qu’elle est jaune « l’eau jaune comme une morte » que je lis dans un poème à Verlaine que du coup je me dis que je ne sais pas si l’eau.

8.
Les bibliothèques sont pleines d’auteurs qu’on apprécie beaucoup et qu’on ne lit jamais.

9.
« Qu’en dis-tu, voyageur, des pays et des gares ? »
(Verlaine)

Ne jamais demander au voyageur ce qu’il en dit, dis, des pays et des gares. Jamais. C’est un coup à vous retrouver coupé en deux pis coupé tout court, de tout, et définitif. Parce que défois, la hache, on la voit pas.

10.
Ça doit faire une heure à peu près que j’entends du Weidorje (c’est du jazz-rock des années à cheveux longs quoique pas que vu que y avait déjà des punks à chien) : c’est bien mais en fait, non c’est bien. Bon, je vais grignoter un truc moi.

11.
Je sais que je vais devoir ouvrir la porte d’un placard pour y prendre quelque chose à grignoter. La probabilité qu’une main en jaillisse, m’attrape le cou et tente de m’étrangler est très faible mais depuis le coup des variants à répétition, je commence à.

Patrice Houzeau
Malo, le 21 décembre 2021.

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