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blanquer
25 novembre 2020

FANTAISIES DONT QUELQUES JUSTIFIEES

FANTAISIES DONT QUELQUES JUSTIFIEES

 

 

 

 

 

  1. Elle allait pis qu'il y avait du vent
    Si sifflant grognant valdinguant tout
    Pis ses efforts qu'plus elle avançait
    Plus elle reculait qu'ça commençait à
    Lui faire d'l'eau dans ses yeux qu'ça
    Lui creusot des coins au plus noir de
    Son cœur elle pensot mine de charbon.

  2. C'est peut-être ça la vie que je lui dis
    Mais qu'est-ce que tu baves me dis-je et
    Ça fait que je me causais à moi-même car
    Défois j'me cause et me dis des sottises
    Même qu'il y a que moi qui les pige pas.

  3. Défois je hurlerais dis car je m'en veux
    J'me hurlerais dessus qu'il vaudrait que
    Qu'en effet ça vaudrait mieux que mais i
    Faut persister dans l'être s'perdurer et
    Continuer les sottises de tous les jours

  4. Tant va ma pomme qu'à la fin elle se fera
    Bouffer par le grand noir en restera rien
    Même pas le trognon Toute pomme est vouée
    Au grand noir tous les pommiers aussi les
    Chapardeurs de pommes tous au grand noir.

  5. Le Prince il a forcé manières et façons
    Qu'on sait pas nous aut's même qu'c'est
    Pour ça qu'i se moque de nous le Prince
    Mais qu'on se paye sa fiole au Prince i
    Aime pas trop ça le Prince nous le fait
    Payer cher L'a des gens d'armes pour ça

  6. J'aime bien le son r qu'on trouve dans
    Rivière gruyère pierre qui roule frire
    Rire lire écrire orage qui gronde même
    Qu'orage qui gronde ça m'fait penser à
    Chat qui gronde Les gens sont méchants

  7. Les réverbères ont des clartés rouges
    J'lis ça dans Baudelaire qu'ça rythme
    Rouge rouge rouge dans le tableau que
    La pluie pis les filles passent entre
    Toutes les taches rouges dans l'temps

  8. Baudelaire i compare le pouvoir à
    Un « poison énervant le despote »
    Ça fait du coup pas mal d'énervés
    Dans le monde qu'le monde c't'une
    Boule de nerfs qui roule dans les
    Espaces au silence infini et même
    Que ça effraya plus d'un songeur.

  9. Si le dénommé #Blanquer savait à
    Quel point j'en ai rien à carrer
    De sa tête de ses diplômes de sa
    Carrière de ses réformes et même
    Que j'me fais du café pour aller
    Travailler pendant qu'Blanquer i
    S'fait du mouron et bin tant pis

  10. Irai-je de nouveau boire une bière
    Avec les amis que je n'ai pas irai
    Je flâner fumant des blondes léger
    Dans ma tête sous le ciel bleu pis
    Me disant que si je ne suis pas le
    Roi du monde j'ai assez d'sous que
    Les zôtres peuvent aller se faire.

  11. Je me souviens de la jeune fille
    Maigre & jolie à la tresse brune
    Qui coulait sur sa nuque c'était
    Y a longtemps oui longtemps dans
    Cette autre vie qu'on appelle le
    Passé qu'entre temps mon père et
    Ma mère sont partis & elle aussi

  12.  L'humain outre-passe son droit ; c'est bien pour ça qu'il a inventé la justice.

  13.  Je joue si mal du piano que je crains souvent qu'à force le piano finisse par me mordre.

  14. Tel camp (fichu du) « Lui m'aime » (me dit-elle j'étos jalouss) « Laid ! » (me lance-t-elle j'étos point biau) Terre ! (ah bin quand même) ni thé (c'est pas ma tasse) le chant (qui c'est-y qui vocalise à c't'heure?) Jeu (certes).

  15. Saoul (point trop quand même) vent (ah ça souffle hein) pour ça (tout ça) muser (flâner, rire et chanter) les zoos (on y zieute zoziaux et bestiaux) meuh (mais point de vaches) dé (c'est-y pas l'heure de jouer au 421) kippa (ah tiens) Jeu (certes oui).

    Patrice Houzeau
    Malo, le 25 novembre 2020

 

 

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4 octobre 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020 SUITE

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020 SUITE

 

 

  1. La mondialisation et le multiculturalisme se trompent en sous-estimant la puissance des structures mentales identitaires. Héritage de plusieurs siècles, elles ne sont jamais que masquées par une relative bienveillance de bon aloi en période de croissance économique. Que la crise latente se réveille (ce qui est le cas actuellement) et cette « bienveillance » s'estompe pour laisser la place à des schémas de pensée bien plus profonds qui se manifestent parfois violemment en opposition à des discours qui paraissent soudain technocratiques et déconnectés du réel.

  2. L'éducation nationale semble se prendre de passion pour les statistiques. Tactique toc pour enfumer l'électeur par des considérations pseudo-scientifiques. Il faut bien donner du travail aux diplômés en sociologie, sinon on s'apercevrait de leur inutilité.

  3. « Actuellement les personnes qui décèdent ont majoritairement plus de soixante ans et la grande majorité d'entre elles sont infectées par leurs enfants et petits-enfants, qui eux s'infectent dans des lieux de promiscuité. C'est un tribut très lourd que payent les familles. » (Karine Lacombe dans l'émission « C dans l'air », octobre 2020).

    Covid-19, cercle vicieux : Où enfants et petits-enfants contractent-ils le virus ? A l'école. Impossible de fermer les écoles sans reconfiner et mettre ainsi par terre une bonne partie de notre économie. « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Oui.

  4. Début octobre 2020, le président Macron présenta les grands lignes de son projet « anti-séparatisme ». J'en compris qu'il y aurait bientôt plus d'élèves musulmans dans les écoles qu'aujourd'hui. J'en vois bien le pari : celui de l'école inclusive, aussi de l'école de la confiance. J'en vois aussi les dangers : celui de l'entrisme islamiste et que l'école devienne un grand fourre-tout multiculturel. Je sais bien qu'on n'y coupera pas (démographie oblige) mais ça me désole. Restent les lycées privés.

  5. Les projets « anti-séparatisme » de Macron déplaisent à certains musulmans qui y voient une volonté gouvernementale de laïcisation et de sécularisation de l'islam et « en même temps » déplaisent à beaucoup de non-musulmans qui y voient un danger d'entrisme islamiste, voire les prémices d'un « grand remplacement ».

  6. Pour ma part, je ne vois que très peu de différences entre l'idéologie du pédagogisme et la gestion actuelle de l'éducation nationale par le ministère Blanquer : même prêchi-prêcha « citoyen », même obsession du contrôle continu aux dépens de l'examen anonyme et national, même volonté de faire rentrer le maximum « d'apprenants » dans la lessiveuse des études supérieures, même réformite, même goût pour la technocratie linguistique (jargon-novlangue), même prétention à savoir mieux que les enseignants de terrain ce qui est bon pour les élèves, même verticalité, même condescendance.

    Et il est bien possible que la réforme Blanquer fasse perdre autant de voix à la Macronie que le pédagogisme en a fait perdre à la gauche.

  7. Je pensais naguère que la massification de l'enseignement supérieur correspondait à la mise en place d'une variable d'ajustement du chômage. Je pense maintenant que cette massification vise à empêcher révoltes et effondrement d'un deplus en plus relatif consensus social. On en est donc là, une gestion du surnombre par la déqualification des diplômes.

  8. Tous à la fac !... Allez, y a pas d'avance passqu'y a pas d'boulot... faut diplômer... entassez-vous les masques... connectez, jeunesse !... En attendant qu'les Chinois rachètent Brest et l'appel du vendredi... O dis, vendredi, le jour du poisson, le signe sur les portes... un genre d'infini, O sainte farce !

  9. Les gens me marrent ! Découvrent kiy'en a qui dominent, kiy'en a dominés ! Revendiquent contre ! Rouspètent la gouvernance ! Pis quoi, deviennent à leur tour dominants et s'font dominer par d'autres dinosaures à statistiques et connexions ! Condescendé le petit prof ! Son chef itou, condescendé !

  10. Défois je préférerais écouter du rock plutôt que d'les écouter, les bienveillants à condescendance diplômée mais que j'te les écoute quand même, j'vois bien qu'ils s'enfoncent, i bricolent dans l'pandémique et sourient quand même Jaunes i sont.

  11. Xavier Bertrand, s'il s'amène aux présidentielles 2022, il a des chances on dit. Macron battu ? Comment qu'elle va faire Marine pour surtout pas gagner ? Second tour : Bertrand versus Macron ? A condition qu'les LR psychotent pas avec des primaires à la Fillon 2017...

 

Patrice Houzeau
Malo, le 4 octobre 2020.

4 octobre 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020

 

 

  1. Une élève de 1ère Bac Pro qui a l'habitude de prendre des notes (ce qui m'enchante) m'a affirmé qu'au collège, cela déplaisait à certains enseignants. J'ai lu sur Twitter qu'un professeur d'histoire-géo en classe de terminale empêchait les lycéens de prendre des notes. Curieuse préparation à l'entrée dans les études supérieures. J'espère au moins que ce n'est pas quelque nouvelle lubie des pédagogistes ou un nouveau dogme des neuroscientistes à Blanquer.

  2. L'expression « oral de maturité » a-t-elle été officiellement retenue pour désigner le fameux grand oral du bac que Blanquer nous annonce comme une avancée majeure de la civilisation apprenante ? Si oui, quelle prétention ! quelle emphase ! quel ridicule ! Remarquez que l'expression « chef d’œuvre » pour désigner les « projets » des CAP n'est pas mal non plus dans le genre trissotin.

  3. L'expression « oral de maturité » pour désigner le fameux grand oral du bac a au moins ce mérite de nous éclairer sur le lycée selon Blanquer : un passage obligé sanctionné non pas par un véritable diplôme, mais par une sorte de rite de passage vers le monde des études supérieures. Voilà qui promet bien des années de sur-scolarisation, d'argent jeté par les fenêtres et de pauvreté universitaro-sociale.

  4. Il est, étant donné l'arrogance de certains de nos dirigeants, une nouvelle fois nécessaire de rappeler que si notre économie bat de l'aile et si nos universités sont pleines à craquer de gens qui pour beaucoup préféreraient gagner leur vie, c'est parce que certains hauts fonctionnaires n'ont pas fait leur travail et n'ont donc anticipé ni la crise du Covid-19 ni la saturation des hôpitaux.

  5. J'admire ce trait de Karl Marx qui souligne que l'animal humain « ne peut s'isoler que dans la société ». Faire sécession ne peut se comprendre que par rapport au jeu social. Le surnombre divise. Cela relève moins de la démocratie que de l'arithmétique.

  6. C'est l'expression « il y a quelque chose... » qui sert au Poirot d'Agatha Christie dans « Cinq petits cochons » à la manifestation de son intérêt pour la peinture moderne. « Mais les roses flambaient, le bois de la table « vivait ». Ainsi est décrit le tableau que contemple le détective.

  7. Dans la nouvelle « La main d'écorché » de Maupassant, la mention d'une « main extraordinairement maigre et nerveuse » suffit à nous révéler la véritable nature du criminel. « Ce n'est pas moi, c'est ma main » pourrait se justifier le squelette s'il devait rendre compte de ses crimes face à quelque tribunal d'outre-tombe.

  8. En 2020, il apparut que le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était sans doute le moins populaire des membres du gouvernement Castex. Beaucoup l'accusaient de mentir ; d'autres remettaient en cause sa compétence, voire ses capacités. On disait même qu'ayant réformé de façon très dispensable, et se rendant compte de sa sottise, il aurait, lors du départ du précédent ministre de l'intérieur, intrigué pour changer de ministère. Il aurait alors abandonné enseignants et élèves face à une réforme inapplicable et un virus handicapant.

  9. « Qu'il en soit selon la vérité de votre dire ». Par ces mots prêtés à saint Julien, Pascal Quignard, dans « L'enfant d'Ingolstadt » rappelle que souvent menteur se prend aux filets de sa langue. Ce n'est jamais que par raison d'Etat que le mensonge politique est légitime ; autrement, il n'est jamais que duperie et gros sabots.

  10. En 2020, il devenait assez clair que gouvernements récents et actuel avaient sur-investi dans l'éducation nationale, et c'est avec bien du mal que la société française affrontait virus Covid-19, déqualification des diplômes, massification universitaire, paupérisme étudiant et une pression migratoire de plus en plus forte.

  11. Ce « saisir régnant dans la raison » que je trouve dans « Qu'appelle-t-on penser ? » de Heidegger rappelle qu'il ne peut y avoir de « raison » sans précision de « fins » et de « règles ». L'humain est un projet, et c'est ainsi qu'il se catapulte dans le néant.

  12. Au début du XXIème siècle, l'espèce humaine fut prise de vertige devant le surnombre qui menaçait de l'engloutir. On fabula transhumanisme. Certains, plus terre à terre, dirent qu'en l'impossibilité d'un nouveau conflit mondial, virus et pauvretés mettraient bientôt fin aux démocraties et ouvriraient la porte aux grands massacres institutionnels.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 octobre 2020.

17 septembre 2020

CHRONIQUE DU 17 SEPTEMBRE 2020

CHRONIQUE DU 17 SEPTEMBRE 2020

 

 

  1. Quand même évident que le gouvernement tente l'immunité collective à gestes barrières... Simplement, on le dit pas, et ça s'appelle l'hypocrisie... Qu'un nouveau confinement plomberait définitif notre économie qu'a pas ces temps-ci trop l'moral ... Du coup, on bricole dans le pourvu que.

  2. Moi itou pas trop l'moral, mais ma pomme, le comment que j'vas faire, c'est structurel... Alors j'misanthrope qu'les temps changent qu'on y croit plus tellement à une fin politique de l'Histoire, qu'on pressent qu'ce sera bêtement organique, surnombre, famines, massacres.

  3. Je me souviens d'un épisode de Kaamelott qu'Arthur y demande à Léodagant de pas trop sourire rapport qu'ça en devient malsain... Les politiques aussi font dans l'sourire et la bienveillance qui cachent mal leurs dents de loup qu'le roi Arthur avait raison, c'est flippant...

  4. Défois, un fonctionnaire auquel on donne des responsabilités, i s'met à psychoter... Un fonctionnaire, c'est fait pour fonctionner, pas pour décider... Le plus drôle, ce sont les fonctionnaires qui se donnent l'air de décider alors qu'ils ne font rien d'autre que de fonctionner, et même pas toujours très bien, défois.

  5. Je regrette la craie de mes débuts qu'j'm'en mettais partout mais c'était pratique alors que les tableaux blancs là au bout de quinze jours, le marqueur marque pâle pis chais pas trop si ces machins en plastoc à genre d'encre sont plus écolo-responsables qu'la bonne vieille craie de nos maîtres.

  6. Le truc, c'est de résister à soi-même... de pas s'glisser dans sa pente... Avec les temps qui s'carambolent crise et virus, va falloir s'résister, éviter qu'la psychose commune vous contagiole... pas s'laisser avoir par les sirènes... faut penser tarte à la crème... Enfarinés sont tous...

  7. Dans mon bahut, j'ai dû être le seul (ou à peu près) aujourd'hui à faire grève... Après, les collègues continueront à geindre et râler... De gauche en plus, que moi j'y suis pas de gauche qu'j'ai fait grève quand même, rapport que la réforme Blanquer, c'est rien qu'nauséeux salami.

  8. Y a plus d'élèves, y a plus qu'des abonnés à l'apprenance obligatoire... A la fin, on leur donne un bout de papier (un diplôme ça s'appelle) qui leur donne le droit d'aller s'abonner dans un supérieur massifiant, en attendant qu'le chômage n'en finisse pas de plus descendre.

  9. L'avenir du monde, je le vois assez servitude écarlate : une technocratie doublée d'une théocratie... Question de natalités, de surnombre et de pressions migratoires qu'l'Occident va finir dans la semoule... Après, c'est pas pour tout d'suite j's'rai mort avant qu'on la sent quand même bien venir, la grande soumission.

  10. Le problème, c'est pas le grand remplacement, on n'y coupera pas (question de natalités) et une fois qu'ce sera fait, on verra qu'la démocratie ne fut qu'une parenthèse. Le problème c'est la somme des petits remplacements qui l'annoncent, le changement de paradigme (comme disent les cons à diplômes).

  11. Après l'Histoire, c'est du cosmopolitisme, autant multiculturel que guerrier, de l'invasion tout l'temps partout, tous cousins par le sang versé... Faut le dire, c'est tout, mais de là à penser qu'ça puisse se faire pacifiquement, faut vraiment êt' naïf comme la pédagogie...

  12. D'après sque j'entends, dans certaines universités, y a comme du désarroi... Y en a i savent plus dans quoi ils sont inscrits, ni s'ils sont inscrits, ni si leur année sera validée... Les profs quittent plus leur distanciel... vont finir par y faire des claquettes, ou des crêpes.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 17 septembre 2020.

17 septembre 2020

S'IL Y A QUELQUE CHOSE

S'IL Y A QUELQUE CHOSE

 

  1. L'a raison, l'autre Boris d'l'agile Trompinette qu'on est de moins en moins libéral et de plus en plus conservateur... Le surnombre qui veut ça... Question d'ordre pis de santé publiques... Qu'on nous cherche des noises avec le tabac, l'alcool, le bifteck-frites... L'ordre citoyen écolo-responsable veille.

  2. J'ai bien aimé le feuilleton « La Garçonne » avec Laura Smet en Antoine Chaipluquak mais bien, bien, ah oui bien... Convaincante, Laura Smet en inspecteur de l'entre-deux guerres, entre gueules cassées et bal des folles... pas si troublante, mais intéressante... Ah la corruption d'alors ! Quel vertige ! Pas comparable avec aujourd'hui ! Fini tout ça, comme me disait un collègue socialiste (y en eut beaucoup chez les profs à belle âme) avant qu'affaires, bricolages et sottises surdiplômées la coulent, la rose...

  3. Paraît que la Grèce commanderait je ne sais combien de « Rafale » à la France... Rapport (et c'est pas neuf) à la Turquie... Yes, we can comme dirait l'autre j'aurais voulu mais j'ai pas pu...Les affaires reprennent... Blanquer pourra payer les profs et les pots cassés de sa sotte réforme.

  4. Je me souviens de l'autre là critiqueur sur les ondes françoises comme quoi Rimbaud (bouh le voyou) ne la chantoit point assez, la vie, la foi en l'avenir de l'homme, de l'humain et du PSU... Ah le beau zesprit ! Ah l'humaniste contondant ! De la tombe où vous squelettez, le voyez-vous, cher Maître, tout le radieux d'l'avenir de maintenant ?

  5. Moi, perso, Rimbaud, je m'en fous... L'a vécu sa vie, ni pire, ni meilleure que la plupart des gaziers de son temps... Mais sa poésie, faut vraiment avoir d'l'inspection académique plein la mirette pour pas en voir la beauté, zavez qu'à relire, vous verrez.

  6. J'aime bien sa poésie ivre, au Rimbaud, celle des Vers Nouveaux... « Banc vert où chante au paradis d'orage »... le dérisoire familier et les grandes énergies voyageuses... « Sur la guitare, la blanche Irlandaise »... les naïves à refrain et couplets disent-elles le monde ? Je sais pas, mais elles le font bien.

  7. « Bien après les jours et les saisons, et les êtres et les pays » écrit Rimbaud... là, i restera plus que la matière et plus personne pour se demander s'il y a quelque chose ou bien plutôt rien.

  8. On commençait à les voir bien s'allonger les visages... qu'la crise en finissait pas de commencer... calmer le jeu qu'il s'efforçait, le gouvernement (celui qu'avait pas prévu les masques) ... On s'attendait à de l'imprévisible... devaient phosphorer les ministres...

  9. Force saucissonnage, La réforme Blanquer dans le français des LP, qu'on jongle des matières. L'organisation du salami... Les apprenants y paument leur apprenance ; les enseignants y testent leur patience... Les chefs i cheffent avec plus ou moins d'enthousiasme... A peine sorti d'l'atelier des têtes pensantes qu'il sent déjà le sapin, le pipeau d'sa réforme à Blanquer la musique là.

  10. Entre cours de français, co-intervention, chef d’œuvre, consolidation, AP, orientation, histoire-géo, les apprenants s'y retrouvent de moins en moins... les allophones (y en a d'plus en plus) se grattent... Déjà qu'dans les LP, l'organisation n'est pas le point fort des élèves... La réforme salami Blanquer cherche l'embrouille...

  11. Une élève de seconde en LP, pertinente à l'oral... Test de lecture... Cata l'anonne... Lunettes ? Nenni. Je l'interroge... me raconte ses dys- pis qu'elle fut mise dans une classe à moult autres dys, avec un des écoles expert habilité en apprenance du déchiffrement dys-... Comment qu'il fit ? Elle m'explique ; j'y reconnais les traits de la méthode globale... Du coup, la môme à quinze ans, sait pas tellement lire... 

Patrice Houzeau
Malo, le 17 septembre 2020.

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24 juillet 2020

CHRONIQUE DU 24 JUILLET 2020

CHRONIQUE DU 24 JUILLET 2020

 

 

  1. Serait pas question d'un impôt européen (rapport au « pognon de dingue » que l'UE doit débloquer pour payer la conception technocratique de la santé du gouvernement français par exemple), mais de taxes aux frontières européennes, et donc quoi qu'on fait avec les traités de libre-échange, des confettis ?

  2. En ce moment, ceux qui boursicotent doivent avoir le cœur bien accroché, les nerfs d'Edouard Philippe et la perspicacité de Sherlock Holmes, car vu qu'l'Covid revient sur son grand cheval macabre, j'parierais pas trop sur l'avenir de certaines entreprises, moi.

  3. Entendu sur France Info que certains turbos de chez Renault, i chaufferaient un peu trop qu'ça pourrait causer des accidents. Rassurez-moi, s'raient pas fabriqués en Chine défois... Ou alors, zont des ingénieurs un peu nuls, ah si, ça arrive même dans notre merveilleux système éducatif à Blanquer ce génie, ou alors, c'est du sabotage industriel, ah si, ça arrive aussi.

  4. Entendu que Laurent Joffrin, pas moins sot qu'un autre remarquez, voulait créer un mouvement de gauche de gouvernement genre c'est pas assez le foutoir à gauche comme ça qu'on en rajoute une couche. Paraît qu'ça n'a rien à voir avec un éventuel retour de Hollande et de sa « présidence normale » que plus personne n'en voulait au bout de trois ans.

  5. Comment ça s'fait qu'on en est arrivé à un système où on bouffe du politique matin, midi et soir ? Est-ce que qu'on s'rait pas dans une sorte de politocratie défois ; c'est pas-t-y ça la modernité complexe à Macron, le pouvoir aux grandes gueules et aux bricoleux, la tyrannie des zozos ?

  6. Paraît que Patrick Balkany a été encore mis en examen pour chaipaquoijmenfous. Bah, ça lui fait une occupation, à pépé là, entre deux séances de Zumba des rues, i voit des gens (juges, avocats, journalistes, avocats, juges, médecins, journalistes etc...) A son âge, faut savoir s'occuper.

  7. Défois, j'ai des remords que j'me dis, c'est pas bien d'se moquer que Macron aussi il a un cœur et Darmanin aussi, et des parents qu'c'est bien triste allez, mais quand je vois ce qu'ils peuvent se mettre dans les poches tandis que tant de gens rament je me dis qu'ils aillent se faire...

  8. Entendu à la radio qu'les Chinois des ambassades et consulats i zouvraient plein de comptes sur les réseaux sociaux histoire de faire d'la pub pour le pays du pangolin farceur. Ça m'fait penser au film « Les Barbouzes » avec plein d'yeux chinois qui observent tous les autres (des espions, rien que des espions sauf le Français qui lui est un contre-espion).

  9. On rigole, on rigole, mais un film comme « Les Barbouzes » de Georges Lautner (film culte dans le genre farce et fantaisie), i s'rait plus possible aujourd'hui, Lautner croulerait sous les procès. Non, maintenant faut faire dans le drame dardennien ou le consensuel bisounours (tout le monde il est égaux sauf les méchants évidemment).

  10. Y a une vague histoire de fourchette et de prison que j'ai pas bien compris qu'un condamné célèbre comme un gangster menaçait un autre avec une fourchette si celui-ci ne lui faisait pas euh... Voyez qu'les Chinois ont raison, tout ça n'arriverait pas si nous mangions tous avec des baguettes.

  11. Et pendant ce temps-là qu'on discute, un soldat français s'est fait tuer, le 23 juillet 2020, au Mali, lors d'un affrontement avec je ne sais qui de terroriste, et vous verrez que si ça continue, les Etats, si ce n'est pas déjà le cas, vont employer des armées privées.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 24 juillet 2020.

24 juillet 2020

NOTES SUR UN VERS DE MICHEL HOUELLEBECQ

NOTES SUR UN VERS DE MICHEL HOUELLEBECQ

 

 

 

  1. « Ma sœur était très laide à l'âge de dix-sept ans, »
    (Michel Houellebecq, « La Poursuite du bonheur » [le narrateur])

  2. Que signifie « être très laide à l'âge de dix-sept ans » ? Ce vers de Michel Houellebecq suppose un monde d'illusions, de déceptions, de frustrations et il est notable que quelques mots simples donnent ainsi à songer. Je note aussi que les gens sont souvent plus forts qu'on croit.

  3. Que signifie qu'un narrateur écrive « ma sœur était très laide » ? Il s'agit de poésie et l'on fait donc facilement la confusion entre auteur et narrateur. Il n'en reste pas moins que la poésie ici se livre au discours de l'intime.

  4. En parlant des gens, qu'appelle-t-on laideur ? Qu'importe que l'on considère la beauté physique comme en soi ou relative aux conditionnements de notre programmation sociale, nous vivons en considérant que telle personne est agréable à regarder et que telle autre non.

  5. Je note qu'en matière d'esthétique nos goûts changent en même temps que change notre langue. Peut-on considérer que le français des classiques, le français du grand style des XVII et XVIIIème était porteur d'un goût supérieur à celui que sous-entend notre français moderne ?

  6. Le français du grand style est beau en l'usage qu'il fait des règles et des mots ; c'est une manière de jouer joliment des signifiants, cependant que les signifiés vivaient leur vie dans un réel dont nous sommes les héritiers et les critiques.

  7. Que le français du grand style soit beau est un jugement, je crois, largement répandu cependant que d'ici un siècle ou deux, il n'apparaîtra sans doute ni beau, ni laid mais « objet d'étude » à la manière dont nous lisons le français des romans de Chrétien de Troyes.

  8. On pourrait sans doute reprocher aux pouvoirs publics de laisser le français se dégrader ; écrivant cela, je pense à ce français des « éléments de langage » et des expressions anglo-saxonnes qui semble tant réjouir les veaux du pré politique.

  9. Que l'on reproche au gouvernement de ne plus se soucier du maintien d'un français de qualité, fait de la langue un enjeu politique et nous n'oublions pas que si le grand style fut la langue de la noblesse (du Roi comme de La Fronde), il fut aussi la langue de Voltaire et de Rousseau.

  10. Considérer la langue comme un enjeu politique ne légitime-t-il pas que soient étudiés de près la langue technocratique de Macron and Co, la novlangue tant pédagogiste que ministérielle ainsi que les pré-supposés et les connotations du lexique des extrêmes.

  11. Si la langue est un enjeu politique, le ministère de l'éducation nationale ne serait-il pas bien inspiré d'augmenter à tous les niveaux le nombre d'heures de français, au lieu d'en faire parfois un simple auxiliaire d'un enseignement qui n'a parfois que l'apparence d'être professionnel ?

  12. Le constat de cette dégradation du français explique-t-il la prudence de l'Académie française dans ses recommandations et sa défiance envers les différentes réformes de l'orthographe qui, étant donné l'appauvrissement des lexiques, nous semblent souvent malvenues ? L'usage ne précéderait-il plus la norme ?

     

Patrice Houzeau
Malo, le 24 juillet 2020.

1 juillet 2020

LA POLITIQUE EST UNE PASSION THEATRALE

LA POLITIQUE EST UNE PASSION THEATRALE

 

 

  1. Je crois que l'un des symptômes de notre relativisme actuel, qui masque assez imparfaitement un scepticisme généralisé, est dans notre manière de plus en plus fautive de maîtriser la concordance des temps.

  2. « les sociétés ne laissèrent pas de distinguer leurs territoires par des bornes qu'elles plantèrent, et de faire des lois pour régler les propriétés de chaque membre de la société »
    (Locke traduit par David Mazel, « Traité du gouvernement civil »)

  3. En réglant « les propriétés de chaque membre de la société », l'Etat reconnaît des titres aux individus, les met en concurrence ou en nécessité d'alliances, et donc de commerce, et les tire de l'anonymat de la communauté.

  4. Sur France Culture (le 1/07/2020) : En 1940, la veuve du général Mangin aurait attendu à l'Hôtel du Parc que Pétain passât devant elle et frappant alors le sol de sa canne se serait exclamée : « N'y a-t-il aucun homme en France pour arrêter ce traître ? »

  5. Au même titre que l'enseignement, l'ordre est un art qui demande proximité, renseignements, compréhension des faits sociétaux, anticipation, finesse d'analyse. La technique seule ne suffit pas, qui finit par faire accroire à certains que beaucoup leur serait pardonné.

  6. Nous ne spécialisons plus assez en France, et surtout plus assez tôt. Résultat : les savoirs, y compris certains savoir-faire, s'émiettent, se dispersent, se dévaluent, et d'étranges consultants prennent la place des experts.

  7. Ai lu quelque part sur Internet : « L'enseignement à distance remet l'enseignant au cœur du dispositif. » Jolie phrase de communicant mais qui, à y réfléchir, ne veut pas dire grand chose, et est même assez grotesque. L'école apprend aussi à vivre avec les autres.

  8. « L'enseignement à distance remet l'enseignant au cœur du dispositif. » Ouiche. On aurait pu tout aussi bien écrire : L'enseignement en présentiel met l'enseignant au cœur du dispositif ; le retour de l'estrade, (ou son retrait) met l'enseignant au cœur du ; le port de la cravate (ou du tailleur) met machin/machine au cœur du truc, et scoubidou et scoubida.

  9. « L'enseignement à distance remet l'enseignant au cœur du dispositif » : Non, l'enseignement à distance oblige l'enseignant à se plier à un dispositif, à la sollicitation permanente, à la communication purement fonctionnelle, à la sédentarité, à la solitude.

  10. Il disait assumer un pouvoir jupitérien ; il se croyait maître des horloges. Qu'avons-nous maintenant ? Un président à majorité fictive qui se verdit pour sauver les meubles et donne l'impression de ne plus pouvoir rien faire sans que l'Allemagne et la BCE ne donnent leur accord.

  11. La politique est une passion théâtrale. Une fascination du polichinelle. Et comme dans les drames antiques, le politique pris par l'hybris est voué à la perte.

Patrice Houzeau
Malo, le 1er juillet 2020.

25 juin 2020

OU FLOTTENT MES ESPRITS

OU FLOTTENT MES ESPRITS

 

 

  1. Les humains mettent les horloges à l'heure de l'acte libre, mais le temps n'existant que par convention, les horloges bégaient.

  2. Nous attendions des agents l'usage de la raison dans leur conduite. Hélas, ils n'avaient guère autre chose qu'un fouet sur la langue.

  3. Sont-ils tous nés gouvernés ? Sont-ils tous si libres de faire langue commune et de renverser un soleil pour le remplacer par un soleil ? Faut-il que toujours la lumière vienne d'ailleurs ?

  4. Pourquoi veut-on m'empêcher d'exercer mon droit à l'indifférence ? Quel est cet esclavage moderne qui voudrait que mon destin fût fatalement lié à celui d'autres qui ne me sont rien ?

  5. Pourquoi devrais-je comprendre comment fonctionne la chimère atroce qui agite ces autres, que quelques points de croissance en moins transformeront, à coup sûr, en voleurs, sinon en assassins ?

  6. La surpopulation aiguise les couteaux aussi sûrement que le fait la pauvreté.

  7. « le gouvernement s'effrite quand le pouvoir législatif – la volonté expresse de la majorité, « l'âme qui donne à la république sa forme, sa vie et son unité » - se désagrège lui-même. »
    (Simone Goyard-Fabre, « Les Traités politiques de Locke »)

  8. « Une couleur factice salit le corps, elle ne le change pas. »
    (Petrone traduit par Pierre Grimal, « Le Satiricon » [Giton])

    Ainsi ai-je souvent pensé cela des tatouages, parfois magnifiques il est vrai, mais aussi menteurs et révélateurs que l'habituel verbiage dans lequel nous pataugeons.

  9. L'une des raisons pour lesquelles je suis contre les fameuses épreuves orales, auxquelles semble tant tenir le sieur Blanquer, c'est que je revendique pour chacun et donc aussi pour les élèves, le droit au silence, au quant-à-soi, à la discrétion, à la réserve. Timidité n'est pas vice.

  10. En passant du service public de l'instruction au service obligatoire de l'éducation, nous sommes passés de la transmission des savoirs à l'influence sur les idées, voire à la propagande et la manipulation. Fort heureusement, les élèves ne croient pas plus à la morale de leurs enseignants que les catholiques croient aux contes bleus de leurs curés.

  11. « Heureux si dans le trouble où flottent mes esprits,
       Je n'avais toutefois à craindre que ses cris ! »
    (Racine, « Iphigénie », v.1319-20 [Agamemnon])

  12. Sans doute qu'ils flottent, nos esprits. L'administration nous croit rationnels. Cette naïveté finira par lui faire perdre la tête.

Patrice Houzeau
Malo, le 25 juin 2020

25 juin 2020

CHRONIQUE DU 24 JUIN 2020

CHRONIQUE DU 24 JUIN 2020

 

 

  1. Au soir du 24 juin 2020, il semblait à beaucoup de Français que nous étions dans l’œil du cyclone et que l'épidémie du Covid reprendrait bientôt sa sinistre moisson.

  2. En juin 2020, sans que cela fût dit dans les médias, beaucoup commençaient à le trouver « bizarre », ce virus qui, tel un missile attaché à sa proie, allait, venait, zigzaguait, comme mû par on ne sait quel programme.

  3. Si l'épidémie reprenait en France, que ferions-nous ? Un confinement tel que nous l'avions vécu ces derniers mois serait fatal à notre économie. Sans doute faudra-t-il tester massivement, se masquer, et apprendre à vivre avec l'ennemi.

  4. Si j'étais actuellement au pouvoir, je m'assurerais qu'en cas de deuxième vague du Covid, nos hôpitaux auraient assez de lits, de personnel et de matériel nécessaires ; je m'assurerais aussi des stocks disponibles de masques et de tests, et aussi du soutien de l'armée.

  5. En théorie, la majorité actuelle ne peut plus gagner aucune élection, la crise sanitaire qu'il a, par son imprévoyance, en partie provoquée, étant suivie d'une crise économique dont chacun peut mesurer chaque jour les premiers ravages.

  6. Il se pourrait qu'une deuxième vague de Covid fût fatale à certaines de nos institutions. Outre le discrédit qui s'abat sur nos politiques, jugés imprévoyants, sinon menteurs, qu'en sera-t-il de la légitimité des forces de police, de l'enseignement supérieur, du législateur, du candidat ?

  7. Cette crise du Covid aura été aussi une crise de l'expertise. Nul besoin de citer aucun nom pour se souvenir des errances de la parole, des à-peu-près d'autorité, des semi-mensonges et des demi-vérités que nos « experts » ont répandus non sans conviction dans tous les médias.

  8. Je me demande quel sera le nombre de suicides imputables aux conséquences de la crise sanitaire doublée de la crise économique. Je me demande s'il y aura un seul politique pour reconnaître qu'en effet sa part de responsabilité est loin d'être petite.

  9. Il est aussi que cette crise du Covid sera sans doute à l'origine d'une crise des frontières. Le chômage montant, les Français accepteront-ils encore autant de migrants et de travailleurs étrangers sur leur territoire ?

  10. Il est bien entendu possible qu'une forte montée du chômage provoque quelque colère chez les « apprenants », lesquels vont finir par se demander pourquoi on leur fait faire autant d'années d''études alors qu'ils pourraient beaucoup plus vite apprendre leur métier.

Patrice Houzeau
Malo, le 24 juin 2020

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