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20 février 2021

PIS QU'ON AIME AUSSI

PIS QU'ON AIME AUSSI

 

Pis qu'on aime aussi ces prénoms païens & un

Peu « prétentieux » comme i dit le narrateur

Apollinaire dans Les dicts d'amour à Linda i

Paraît qu'Linda signifie jolie en espagnol &

Qu'en germanique lind c'est le serpent alors

Très païen s'prénom Linda tenant d'la sirène

De la vouivre la serpente Lorelei Lorelei et

Dans la nuit d'ma caboche flamboient soudain

Deux yeux verts si intenses si qu'i m'semble

 

« Votre nom très païen, un peu prétentieux,

Parce que c'est le vôtre en est délicieux ;

Il veut dire « jolie » en espagnol, et comme

Vous l'êtes, on dit vrai chaque fois qu'on vous nomme. »

(Apollinaire)

 

Que dans la nuit sifflent leurs chevelures &

Disant Linda qu'le poème mélancolise Linda &

Voilà l'arbre il bruisse doucement et vous Ô

Invisibles les entendez-vous siffler et dire

Ces chevelures qui disent aux brises d'Avril

Aux serments de Mars aux promesses de mai en

Juin languissant qu'on pressent que le temps

N'est + dans le temps passant autre le temps

Des images et des anciennes photographies on

Y voit des inconnus des oubliés des perdus à

Jamais devant une maison un ciel où grimpent

Des branches des branches des branches encor

Mon saule pleureur abattu déraciné oublié et

« tilleul lyrique » du poème & de la légende

 

« Ce nom devient mélancolique en allemand,

Aux brises de l'Avril, il bruisse doucement,

C'est le tilleul lyrique, un arbre de légende,

D'où, chaque nuit, des lutins fous sortent en bande. »

(Apollinaire)

 

« D'où, chaque nuit, des lutins fous sortent

En bande » et vont faire un de ces jazz dans

Les villages un d'ces bœufs à y faire danser

Tous les morts du jour des morts que tant le

Narrateur Apollinaire aima et même qu'il dit

 

« Enfin, ce rare nom qui dit votre beauté,

Ce fut aussi le nom d'une antique cité

Qui florissait jadis parmi les roses belles

Dans Rhodes, l'île où roucoulent les colombelles. »

(Apollinaire)

 

Qu'Linda « aussi le nom d'une antique cité »

Que c'est Linda Qu'en fait moi Lindos qu'sur

Wikichaitou j'trouve à Rhodes sous le soleil

Exactement à Rhodes dont je l'imagine native

Linda native d'il y a revenante aux syllabes

Secrètes et lucides Ô prophétesse Ô diseuse.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 20 février 2021.

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16 février 2021

CHRONIQUE DU 16 FEVRIER 2021

CHRONIQUE DU 16 FEVRIER 2021

 

1.

Il semble que l'illustre Blanquer

Ne connaît pas le sens exact d'un

Mot pourtant commun à tous et qui

Est le mot culture et qu'il croit

Qu'gérant l'éducation nationale y

A qu'à transformer quand un virus

Passe à sa portée salles de cours

Cantines et salles de réunions en

Bouillons de culture fort propres

A faire mariner les cervelles des

Jeunes gens des écoles dans l'jus

Toxique de sa fort sotte réforme.

 

2.

Il semble que l'illustre Macron se

Repent d'avoir si strictement jeté

La France dans un âpre confinement

Au mois de mars de l'an 2020 quand

A cause de l'immense prévoyance de

L'Etat les hôpitaux furent saturés

& que tous se demandaient qui donc

De Fantômas ou de Belphégor déroba

Masques & soignants car on voit le

Manu Jupiter refuser maintenant ce

Qui à si peu de jours des vacances

De février 2021 ressemblerait à un

Confinement laissant l'illustre et

Fier Blanquer pieusement s'enliser

L'Apprenance dans l'n'importe quoi

Du mensonge dont il est coutumier.

 

3.

En 2021 il semblait clair qu'en vue

Des présidentielles 2022 Macron qui

Lors nous présidait compta beaucoup

Que Marine Le Pen & l'extrémisme de

Son parti montent montent & montent

Dans les sondages afin d'arriver au

Second tour et à tant inquiéter que

La nécessité d'un Front Républicain

Se fasse sentir et que l'homme dont

On devina le fédéralisme et le goût

Pour l'autoritarisme technocratique

Soit élu & par la droite consternée

& par la gauche émiettée C'était me

Dis-je un grand risque à courir que

De laisser notre démocratie s'faire

Confisquer pour un jeu de dupes qui

Pourrait tourner à la désillusion à

La frustration à la contestation et

Au trouble des esprits et des rues.

 

4.

En 2021 je songeai qu'étant donné que

Le coin-coin Sciences Po dont Richard

Descoings & Olivier Duhamel furent de

Fort curieux zélateurs avait du plomb

Dans l'aile & l'jugeant médiocre tout

Ce personnel politique actuel qu'il a

Pondu ces dernières années l'volatile

ENA je me dis que tout compte fait il

Serait fort utile d'en finir avec ces

Pompes à fric et à postes et de faire

Rentrer tous ces doctes inutiles dans

Le giron de l'Université où on pourra

Former les fonctionnaires nécessaires

Et les politiques adéquats à un moins

Elitiste recrutement au sommet Macron

Apparemment ne le veut pas qu'il nous

Enfume avec une démocratisation qu'on

Devine relative Sans doute est-ce son

Intérêt & celui de la technocratie de

Continuer à jeter un pognon de dingue

Par les fenêtres de la raison afin de

Pouvoir disposer d'un vivier de têtes

Pensantes obéissantes voire complices

 

5.

En 2021 décidément on s'moqua d'nous car

Alors que les variants anglais et autres

Exotiques du covid multipliaient les cas

En Moselle & l'dunkerquois A 8 jours des

Vacances de février les élus d'ces zones

Périlleuses demandèrent la fermeture des

Etablissements scolaires Les préfets qui

Songeaient qu'ils étaient préfets dirent

Ce que Blanquer songeant que Blanquer il

Etait décida s'que Macron songeant qu'il

Etait Macron avait décidé et c'est ainsi

Qu'il régna dans bien des établissements

Une atmosphère de dépit de suspicion pis

De défiance chacun se rendant compte que

Le gouvernement tentait de paraître fort

A une opinion publique qui pensait qu'il

Etait ridicule de laisser courir tant de

Risques aux enseignants aux élèves & aux

Familles en laissant les écoles ouvertes

& se saturer bien trop vite les hôpitaux

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 février 2021.

 

11 février 2021

COMME UN OEUF SUR LE PLAT

COMME UN OEUF SUR LE PLAT

 

1.

« Voici donc pour mon jeûne

un morceau de gruyère » dit

L'Ermite d'Apollinaire même

Que moi idem m'en suis bien

Parfois contenté du morceau

De gruyère qui vous reste &

Qu'vous n'avez plus de sous

& qu'vous maudissez l'monde

& mes parents aussi parfois

Plus souvent qu'on croit et

Même que pendant s'temps-là

Des politiques bien nourris

Nous faisaient la morale le

Soir tombant sur les télés.

 

2.

« Et le troupeau de sphinx

regagne la sphingerie » Ce

Vers d'Apollinaire m'amuse

Je m'imagine sa tête à çui

Qui veille sur le troupeau

Des bêtes à énigmes i doit

Être saoulé de questions &

Même que sur ses épaules i

Doit y avoir en place d'sa

Figure des yeux effarés et

& savez-vous quoi ? Et & &

& un point d'interrogation

 

3.

« C'est la lune qui cuit

comme un œuf sur le plat 

» A quoi qu'il songea le

Grand Guillaume écrivant

Composant et rythmant ce

Vers Songea-t-il qu'faim

Il avait Pensait-il à la

Peinture naïve Le soleil

Jetait-il des éclairs de

Lucidité sur la ville ou

La pluie s'pressait-elle

Après les passants N'est

-ce pas que la lune fuma

Quelques pipes Je l'sais

Très bien j'étais pas là

 

4.

J'ai bien aimé l'insolence qu'on disait

Aux Rolling Stones celle des punks itou

Qu'on disait J'ai bien aimé les délires

Electriques de Jimi Hendrix les délires

Verbaux de Frank Zappa même si pas tout

Du tout que j'comprenos et la fantaisie

Mélancolique défois qu'il y a dans bien

Des chansons à Charlebois Les planeries

Pinkfloydiennes j'ai bien aimé & ce son

De batterie dans l'album à la vache pis

Les cris d'oiseaux lointains du temps à

Brumes de Echoes que chouette ça Echoes

Toujours tu m'intéresses J'ai bien aimé

Fleetwood Mac même que j'avos un poster

De Stevie Nicks dans ma chambre et aimé

La poésie à Patti Smith pis celle à Jim

Morrison dans An American Prayer Défunt

Déjà qu'il étot le Morrison quand parut

L'album J'ai bien aimé leur inventivité

Aux Beatles pis tant d'autres tant tant

Que j'aurais mieux fait d'mieux étudier

A l'école que tout ça c'est bien gentil

Mais c'est jamais qu'du rock n'roll une

Petite affaire à faire rêver passer son

Temps passer son tour & pis s'artrouver

Vieux tout seul pis un c'est comme dans

Un vieux rock n'roll dans la cafetière.

 

5.

Parfois l’œil se jette dans le monde

Ce n'est jamais pour rien que lèvres

& syllabes agitent la nuit & la lune

 

6.

« Le soleil d'hier m'a rejoint » dit

Le narrateur Apollinaire & c'est pas

Nous qui remontons le temps mais lui

Qui nous remonte du fond d'nos jours

Un plein filet de méduses oubliées &

Les couteaux que nous avons utilisés

Et brillant alors d'un étrange éclat

Voilà que leurs yeux morts s'ouvrent

 

7.

« Et des mortes parfois voudraient

bien revenir » note le narrateur à

Apollinaire dans Rhénane d'automne

Et des mortes parfois... Quelqu'un

Les nomme-t-il les appelle-t-il et

Dans les églises prie-t-il pour le

Retour de leur âmes C'est que nous

Oublions les songes et les espoirs

Qui furent ceux de ceux qui furent

Avant que nous mêmes soyons morts.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 11 février 2021.

 

 

 

 

10 février 2021

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

 

1.

Ne sais pas si ce que l'on raconte

Sur Sciences Po est vrai mais sans

Doute les têtes pensantes auraient

Du mouron à se faire que ça serait

Pas étonnant qu'la défiance envers

Les élites semble se répandre Faut

Avouer qu'ça n'a guère brillé dans

Les hautes sphères au début que le

Covid commençait à viruler que des

masques introuvables de la pénurie

De soignants de lits & de matériel

Et des mensonges & autres foutages

De nos gueules longtemps jusqu'aux

Présidentielles 2022 et au-delà on

Se souviendra et après Sciences Po

Déjà que l'Richard Descoings était

Pas si net qu'l'Olivier Duhamel un

Drôle de zoziau à périls stilal ça

S'rait-y point qu'on tentât tantôt

D'la valdinguer sa tête à Sciences

Po que parfois je me dis que juste

Une pompe à subventions un attrape

-couillon d'contribuable un aspire

fric & postes qu'c'est Sciences Po

Que c'est juste là pour que l'Etat

(Coucou c'est nous) veille à s'que

Des intellectuels hyperdiplômés et

Qui pour certains auraient bien du

Mal à avoir un vrai travail soyent

Payés quand même que ça m'rappelle

Qu'le Macron l'avait-il pas promis

D'supprimer l'ENA qui a tout l'air

Itou d'une belle usine à péteux ça

L'ENA qu'nous on a rien à dire que

Les gens qui n'sont rien qu'on est

& qui hantent les gares pour aller

Simplement gagner de quoi croûter.

 

2.

Le 9 février 2021 Frédéric Mion a

Démissionné de son poste de dirlo

De Sciences Po Paris On dit qu'il

Tenta de pas trop avouer que dans

L'affaire Olivier Duhamel l'avait

Eté mis au courant et qu'il avait

Rien fait qu'franchement si c'est

Vrai qu'il s'était juste contenté

De détourner pieusement le regard

Quand il apprit ce qu'apparemment

Beaucoup de monde savait déjà que

L'Olivier Duhamel c'était un gros

Pervers très vulgaire curieux que

Ce haut fonctionnaire (eh oui) il

N'avait pas démissionné avant car

L'image de Sciences Po elle était

Déjà moyennement pas terrible que

Ces derniers jours ça puot encore

Un peu plus qu'on parlait d'viols

Sur les réseaux sociaux que chais

Pas si tout ce qu'on dit est vrai

Mais déjà qu'elle coûte un pognon

De dingue cette Grande Ecole faut

Point s'étonner qu'on s'interroge

Sur ce que l'Etat fait d'nos sous

Surtout quand on s'souvient qu'ça

Manqua cruellement de personnel &

De matériel durant la crise Covid

Dans les hôpitaux publics qu'donc

Défois faut arrêter de croire que

Les gens du commun comme moi i le

Voient pas qu'au sommet de l'Etat

Y en a qui se fichent de nous pis

Même que parfois i disent que des

Sans-dents qu'on est pis du rien.

 

3.

Y en a qui disent qu'avec son Grand

Oral là Blanquer i voudrot élitiser

Le baccalauréat que moi j'pense que

C'est juste le contraire qu'il fait

Simplement une épreuve de plus pour

Qu'il y ait encore plus de monde de

Reçu au bac qu'en fait je pense que

Le but c'est d'arriver à un bac que

Dans bien des filières tout l'monde

Quasi l'aura même les pires zozos i

L'auront le bac que les universités

Après seront bourrées à craquer que

Ça posera des problèmes tels que le

Ministère i dira oui oui c'est bien

Que les petits Français i zaient le

Bac tous ou presque mais réaliste &

Lucide & raisonnable hein faut être

Juste la France elle peut pas payer

Des études supérieures à tous & que

Il y a trop d'monde hein maintenant

Dans nos universités qu'faudrait un

Peu sélectionner hein à l'entrée et

Hop c'est avec un bac dévalorisé de

Plus en plus (contrôle continu idem

Expérimentations pédagogico-fumisto

-bienveillantes) que fatal ça va se

Mettre en place la sélection par un

Examen d'entrée ou alors Blanquer i

Va nous la faire à l'américaine que

Le ministère dira c'est bien qu'les

Petits apprenants zaient l'Bac tous

Ou presque & du coup on va investir

Dans l'université publique et comme

Ça coûte un pognon de dingue i faut

Être réaliste lucide raisonnable et

Du coup pour contrebalancer le fric

Investi dans le public on va mettre

En place tout un beau secteur privé

De l'Education Supérieure pis qu'il

Va pousser à ce que soient créés de

Plus en + d'Ecoles Sups privées pis

Plus en + d'Universités privées pis

Plus en + d'Instituts privés et des

Droits d'inscription élevés du coup

Une sélection costaude à l'entrée &

Les banques feront des prêts à tous

Ces bons étudiants du privé là & ce

Sera comme aux States ils auront un

Bon job au bout les mirifiques et i

Mettront des années à le rembourser

Leur prêt étudiant mais toucheront

Un bon salaire alors bon pendant ce

Temps les bacheliers innombrables &

Pas trop doués bin i ziront dans de

Moins prestigieuses universités qui

Seront pas trop chères pis pas trop

Fameuses non plus faut être lucide.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 10 février 2021.

9 février 2021

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

 

1.

Quand je n'sais pas quoi faire

De moi-même je m'imagine Alors

La présence d'un aut' moi-même

Se fait tellement forte que la

Porte ouverte je me vois alors

Entrer dans la pièce puisqu'il

Est que porte ouverte partir &

Arriver que ça laisse la porte

Ouverte car si elle est fermée

Tu restes seul toi & toi seul.

 

2.

Pour déguster du preux en armure

Le dragon ouvre une vaste gueule

Puis crache sa flamme Rôti alors

Flambé le chevalier audacieux et

Divin accompagné d'son destrier.

 

3.

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Qu'Apollinaire mit en fin de poème

De quelle créature elle sauta dans

L'espace cette tête flamboyante de

Quel capitaine décapité ou de quel

Chevalier errant & quel roi vaincu

Fut ainsi décollé & s'écroula dans

La poussière tandis que sa tête au

Ciel jaillit éclairant chaque jour

La terre des humains de son signe.

 

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Si Persée après qu'il a tranché sa

Tête à la Gorgone l'aurait-il dans

L'espace jetée que nous ne pouvons

Regarder la vérité en face sans en

Être médusés fascinés pétrifiés et

Que nous finissons par baisser nos

Têtes de peur d'en finir aveuglés.

 

4.

Il arrive que les vitres se brisent

Que se cassent verres et bouteilles

Qu'éclatent les carreaux se jettent

Les fenêtres que se creusent et que

S'ouvrent les miroirs sur des vides

Dans lesquels bien des âmes chutent

 

5.

Ne touchez pas à ce piano

Gardez-vous bien de poser

Vos mains pour y jouer la

Chanson vive et légère et

Qui met les cœurs en joie

ne touchez pas à ce piano

Il se jouera de vous vous

Prendra les doigts et les

Entraînera les endiablera

les virtuosera et vous ne

Pourrez plus que jouer et

Jouer et jouer encore pis

Nuit et jour jouer et pis

Vous en tomberez cadavéré

Qu'vot'cœur aura cessé de

la battre la folle mesure

& se s'ra tout désaccordé

 

6.

« Beaucoup de ces dieux ont péri »

Note le narrateur Apollinaire Mais

Ils continuent à agir en nous Mais

Ils continuent à nous agiter comme

Si nous étions ces pantins que des

Fils invisibles actionnent sur les

Scènes sans nombre des dieux morts

 

7.

Sûr qu'nous sommes machinés par la

Machine infernale qu'un malin il y

A longtemps quand le temps n'était

Pas encore venu a actionnée et qui

Nous éclatera à la conscience puis

Ce sera comme si rien n'avait été.

 

8.

Défois j'me demande mais je ne suis

Pas toujours là alors j'm'attends &

Je patiente mais à force d'être pas

Là je m'impatiente et me cherche et

Me mets en quête & quand enfin j'me

Retrouve je m'engueule & pendant ce

Temps-là que j'n'ai rien fait d'bon

 

Patrice Houzeau

Malo, le 7 février 2021.

 

 

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28 janvier 2021

ZETAIENT BONS DROLES DE ZEBRES

ZETAIENT BONS DRÔLES DE ZEBRES

1.
Pourquoi l'idée de remonter le temps nous fascine-t-elle autant ? Pour retrouver ce que nous avons perdu ? Pour vivre ce que n'aurions pu vivre ? Pour corriger nos erreurs ? Pour soigner nos nostalgies ? Pour faire un pied de nez à la camarde ?

2.
Quand Michel Houellebecq écrit « Cesser de la regarder. Peut-être est-elle dangereuse ?... », parle-t-il de la vache de la pochette de « Atom Heart Mother » du Pink Floyd, laquelle vache me considère tous les jours d'un œil de plus en plus psychédélique ?

3.
Pourquoi, si quelqu'un avait dit en 2010 qu'en 2020 et 2021 nous sortirions masqués, nous travaillerions masqués et qu'il y aurait des couvre-feux et des confinements, pourquoi si quelqu'un avait dit jadis que la France serait tétanisée par un virus, sans doute lui aurait-on ri au nez ?

4.
Pourquoi oublions-nous ? Pourquoi ai-je eu tant de chats, que j'aimais tant et pourquoi ai-je oublié les noms de certains, et pas d'autres ? Est-ce parce que nous nous laissons fasciner par le spectacle vil, violent, vulgaire du monde que tant sommes oublieux ?

5.
Pourquoi l'expression « Le grand Remplacement » naguère quasi tabou, honteuse, suscitant soupçon et réprobation, est-elle maintenant si répandue ? Est-ce qu'en fin de compte, tout est-il question de démographie, et dans quelle mesure Malthus n'avait pas tout à fait tort ?

6.
Pourquoi, en dehors du fait qu'une bibliothèque jamais n'arrêtera une division de panzers, certains continuent de sottement penser que plus les gens ont de diplômes, plus ils sont tolérants et ouverts d'esprit, alors que l'origine des extrémismes est essentiellement économique ?

7.
Pourquoi certaines chansons de variétés qui nous semblaient idiotes dans nos jeunes années nous paraissent maintenant pleines de charme et de talent ? Est-ce parce qu'elle est un pur langage sans autre référent qu'elle-même que la musique est le plus populaire des arts ?

8.
A quoi tiennent le charme et la puissance d'évocation de certaines chansons anciennes que des groupes comme Malicorne et Tri Yann ont jadis électrifiées ? Est-ce en raison de la menace qui y est exprimée que j'y entends un air de sorcellerie, dans « La Jument de Michao » ?

9.
Pourquoi a-t-on parfois l'impression que les chanson en anglais disent des choses profondes alors que hein défois... ? Pourquoi semble-t-il qu'il ne neige plus autant qu'avant dans le Nord et donc, « où sont les neiges d'antan ? » Est-il exact que Mozart est mort d'une intoxication alimentaire ? Mozart ne serait-il pas mort usé à la tâche plutôt que de côtelettes avariées ?

10.
Pourquoi est-ce que j'aime autant l'album (introuvable ou quasi) « The Concert » de Gary Benson ? Est-ce en raison de leur charge d'ailleurs et de nostalgie que bon nombre de pop songs nous sont si précieuses ?

11.
Est-il vrai que, du geste le plus simple au plus technique, nous mettons en œuvre des circuits neuronaux qui nous sont propres et font donc de chacun d'entre nous un être unique ? Vivons-nous tous dans une fiction spécifique et qui nous définit ? Est-ce là un sens possible du mot « multivers » ?

12.
J'ai été bien content d'apprendre que la magnétique chanson « Golden Brown » des Stranglers était basée sur une composition de Dave Brubeck. J'entends Les Ramones dans l'émission de Michka Assayas sur France Inter. Zétaient bons ; drôles de zèbres.

Patrice Houzeau
Malo, le 28 janvier 2021.

 

 

 

4 octobre 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020

 

 

  1. Une élève de 1ère Bac Pro qui a l'habitude de prendre des notes (ce qui m'enchante) m'a affirmé qu'au collège, cela déplaisait à certains enseignants. J'ai lu sur Twitter qu'un professeur d'histoire-géo en classe de terminale empêchait les lycéens de prendre des notes. Curieuse préparation à l'entrée dans les études supérieures. J'espère au moins que ce n'est pas quelque nouvelle lubie des pédagogistes ou un nouveau dogme des neuroscientistes à Blanquer.

  2. L'expression « oral de maturité » a-t-elle été officiellement retenue pour désigner le fameux grand oral du bac que Blanquer nous annonce comme une avancée majeure de la civilisation apprenante ? Si oui, quelle prétention ! quelle emphase ! quel ridicule ! Remarquez que l'expression « chef d’œuvre » pour désigner les « projets » des CAP n'est pas mal non plus dans le genre trissotin.

  3. L'expression « oral de maturité » pour désigner le fameux grand oral du bac a au moins ce mérite de nous éclairer sur le lycée selon Blanquer : un passage obligé sanctionné non pas par un véritable diplôme, mais par une sorte de rite de passage vers le monde des études supérieures. Voilà qui promet bien des années de sur-scolarisation, d'argent jeté par les fenêtres et de pauvreté universitaro-sociale.

  4. Il est, étant donné l'arrogance de certains de nos dirigeants, une nouvelle fois nécessaire de rappeler que si notre économie bat de l'aile et si nos universités sont pleines à craquer de gens qui pour beaucoup préféreraient gagner leur vie, c'est parce que certains hauts fonctionnaires n'ont pas fait leur travail et n'ont donc anticipé ni la crise du Covid-19 ni la saturation des hôpitaux.

  5. J'admire ce trait de Karl Marx qui souligne que l'animal humain « ne peut s'isoler que dans la société ». Faire sécession ne peut se comprendre que par rapport au jeu social. Le surnombre divise. Cela relève moins de la démocratie que de l'arithmétique.

  6. C'est l'expression « il y a quelque chose... » qui sert au Poirot d'Agatha Christie dans « Cinq petits cochons » à la manifestation de son intérêt pour la peinture moderne. « Mais les roses flambaient, le bois de la table « vivait ». Ainsi est décrit le tableau que contemple le détective.

  7. Dans la nouvelle « La main d'écorché » de Maupassant, la mention d'une « main extraordinairement maigre et nerveuse » suffit à nous révéler la véritable nature du criminel. « Ce n'est pas moi, c'est ma main » pourrait se justifier le squelette s'il devait rendre compte de ses crimes face à quelque tribunal d'outre-tombe.

  8. En 2020, il apparut que le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était sans doute le moins populaire des membres du gouvernement Castex. Beaucoup l'accusaient de mentir ; d'autres remettaient en cause sa compétence, voire ses capacités. On disait même qu'ayant réformé de façon très dispensable, et se rendant compte de sa sottise, il aurait, lors du départ du précédent ministre de l'intérieur, intrigué pour changer de ministère. Il aurait alors abandonné enseignants et élèves face à une réforme inapplicable et un virus handicapant.

  9. « Qu'il en soit selon la vérité de votre dire ». Par ces mots prêtés à saint Julien, Pascal Quignard, dans « L'enfant d'Ingolstadt » rappelle que souvent menteur se prend aux filets de sa langue. Ce n'est jamais que par raison d'Etat que le mensonge politique est légitime ; autrement, il n'est jamais que duperie et gros sabots.

  10. En 2020, il devenait assez clair que gouvernements récents et actuel avaient sur-investi dans l'éducation nationale, et c'est avec bien du mal que la société française affrontait virus Covid-19, déqualification des diplômes, massification universitaire, paupérisme étudiant et une pression migratoire de plus en plus forte.

  11. Ce « saisir régnant dans la raison » que je trouve dans « Qu'appelle-t-on penser ? » de Heidegger rappelle qu'il ne peut y avoir de « raison » sans précision de « fins » et de « règles ». L'humain est un projet, et c'est ainsi qu'il se catapulte dans le néant.

  12. Au début du XXIème siècle, l'espèce humaine fut prise de vertige devant le surnombre qui menaçait de l'engloutir. On fabula transhumanisme. Certains, plus terre à terre, dirent qu'en l'impossibilité d'un nouveau conflit mondial, virus et pauvretés mettraient bientôt fin aux démocraties et ouvriraient la porte aux grands massacres institutionnels.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 octobre 2020.

3 octobre 2020

ON POUSSE AU MASQUE

ON POUSSE AU MASQUE

 

 

  1. On pousse à ce que nous soyons masqués, tous et partout. La consommation d'alcool est maintenant limitée. Je m'attends à ce que la fumée de cigarette soit à son tout accusée de propager le virus. Je regarde s'éloigner le fantôme de la liberté.

  2. S'il s'avère que la fumée de cigarette propage le virus en cours, je suppose que quelque farceur remplacera bientôt le chameau de Camel et la gitane bleue par la silhouette façon radio des poumons du célèbre pangolin.

  3. C'est « voilée » dans une effrayante « obscurité » que Heidegger, dans « Qu'appelle-t-on penser ? » désigne « L'éternel retour du même » nietzschéen. Les mots masquant les choses, il est donc que l'innommable dans la langue menace de nous sauter à la gorge.

  4. Un repas du petit Jacques Vingtras de Jules Vallès qui n'ose pas demander de pain et donc, « le veau et le poisson se rencontrent dans [son] estomac sur une mer de sauce et se livrent un combat acharné. » Quelque veau marin sans doute.

  5. Dans ses « Investigations philosophiques », Wittgenstein traduit par Klossowski constate que la proposition « Ce corps a de l'extension » constitue un non-sens. Il est vrai que « ce corps élastique a de l'extension » semble pléonastique.

  6. Il y a tellement de sens qui de partout nous assaillent, que tous ces sens allant dans chaque contraire, finissent par constituer l'infini du non-sens originel. « Tout ça pour ça ! » finira pas se dire quelque dieu fataliste et notre non-sort sera scellé.

  7. C'est par l'expression « oreille géante » que Guy Tarade, dans « Soucoupes volantes et civilisations d'outre-espace », désigna je ne sais quel dispositif qui, dit-il, permit aux Américains d'accéder aux « murmures de la planète Vénus. » Y croyons-nous ?

  8. J'apprécie ce dizain de Saint-Gelais où quelque philosophe farceur et cynique promet de montrer le Diable à tout le monde et ouvrant sa bourse « large et profonde » constate que c'est bien le diable « d'ouvrir sa bourse et ne rien voir dedans. »

  9. Le Diable, c'est le manque. Nous peuplons ce vide de gargouilles grimaçantes, cependant qu'il n'est jamais, l'illustre polyglotte, qu'un infini de masques se masquant l'un l'autre jusqu'à la consommation du rien.

  10. Dans le bref « Labyrinthe », Henri Michaux imagine que « La prison ouvre sur une prison » et « Le couloir ouvre un autre couloir ». Qu'est-ce qu'un labyrinthe, sinon un grand nulle-part. Et c'est dans ce grand nulle-part que nous nous trouvons.

  11. J'apprends par une note de bas de page qui figure dans une édition de « La Manekine » (Stock, Coll. Moyen-Age, 1995, p.144) que girafe et ours marcheraient eux aussi à l'amble. Ce défilé d'animaux dans ma tête me fait sourire.

  12. C'est par la drolatique répétition du verbe « comprendre » que Michel de Ghelderode, dans « La Balade du Grand Macabre » nous rappelle qu'il « faut comprendre qu'il n'y a rien à comprendre et se contenter de comprendre »

    Patrice Houzeau
    Malo, le 3 octobre 2020..

 

 

3 octobre 2020

CE N'EST QUE LE BOIS DU SIEGE

CE N'EST QUE LE BOIS DU SIEGE

 

  1. Ce n'est que « le bois du siège » d'un « fauteuil vide » que rencontra le narrateur de la nouvelle « Lui ? » de Maupassant, alors qu'il croyait y trouver un de ses amis venus pour le voir.

  2. Dans la traduction française (réalisée par Michel Le Houbie) de « Cinq petits cochons » d'Agatha Christie, Hercule Poirot « s'abstint de parler de ce livre fantôme. » Les livres seraient-ils hantés par d'autres livres - des livres fantômes -, de même que nous sommes hantés par d'autres dieux ?

  3. Je me demande si ces vers de Houellebecq (« Comme un poisson de mer vidé, / J'ai donné mes organes aux bêtes / Mes intestins écartelés / Sont très loin, déjà, de ma tête ») n'ont pas un sens bougrement érotique, sinon, peut-être le dit d'un spectre ?

  4. Dans Spinoza, je lis que les humains sont poussés, au lieu de combattre pour leur liberté, à « combattre pour leur servitude » par la tromperie qui consiste à croire qu'il existât un dieu qui leur accorderait le « salut » pour le sang versé et leur vie sacrifiée.

  5. Dans le poème « Signe » d'Apollinaire, le narrateur explique qu'il « regrette chacun des baisers » qu'il donne, puis il compare les feuilles mortes aux « mains des amantes d'antan ». J'apprécie ces syllabes longues qui rappellent le vent (« Les mains des amantes d'antan jonchent ton sol ») comme si voué au rappel, le vent

  6. Dans « La République » traduit par Georges Leroux, Platon exprime l'idée que les ambitieux tyranniques adoptent « tous les comportements qui les feraient passer pour des proches puis, une fois leur but atteint, se comportent comme des étrangers. »

  7. Dans la nouvelle « Le pensionnaire en traitement », de Conan Doyle, du fait que « c'est alors que les cigares ont été fumés » Sherlock Holmes déduit que la « délibération a dû se prolonger quelque temps ». Impossible de penser à Holmes sans penser à la fumée : pipe, cigare, fog londonien, brumes du mystère...

  8. Je remarque assez sottement la paronymie de « fog » et de « frog », et ne doute pas qu'il existe quelque rime anglaise assez fantaisiste pour s'amuser des déambulations de quelque grenouille dans le brouillard de Londres.

  9. J'aime bien, qui orne cette édition de poche des « Souvenirs de Sherlock Holmes » ce visage de jeune femme aux cils dessinés, yeux clairs, bijoux quelque peu pacotille dorée, main qui semble vouloir écarter, robe à pois blancs et qui, sous la forme d'un puzzle reconstitué, tenta tant de lecteurs d'antan.

  10. Si le moral était liquide, sans doute les trottoirs de France seraient couverts de flaques.

  11. Dans « Le Cornet acoustique » de Leonora Carrington, la narratrice croit entendre « instable » alors que la Marquise dit « inexplicable ». La narratrice parle du temps qu'elle n'a « jamais vu aussi instable à cette époque-ci de l'année » tandis que la Marquise s'étonne qu'à onze heures du matin, « le soleil n'est pas encore levé ! ».

Patrice Houzeau
Malo, le 3 octobre 2020.

3 août 2020

EN LISANT FLAMME D'ARGENT DE CONAN DOYLE

EN LISANT FLAMME D'ARGENT DE CONAN DOYLE

 

  1. Défois qu'on serait le jour entier à l'arpenter sa pièce, les yeux au plancher comme pour accélérer sa pensée, tout s'agitant (ah s'agit d'se taire hein) de cogites des plus dégingandées fronçant les épaules, haussant les sourcils et pis bourre et rebourre et ratatam sa pipe « de tabac extra-noir » comme i dit Conan Doyle dans ses histoires. .

  2. Qu'on aurait l'art du logicien à se saisir d'un problème bien problématique, qu'il y a qu'l'auteur pour savoir le quoi du sel fin qu'on passerait « chaque détail au crible » comme i dit Conan Doyle défois qu'on y r'trouverait le wok de tante Agatha déguisé en OVNI.

  3. Je me suis laissé dire qu'au XIXème siècle, Londres était tellement brumeux, fumeux, smogueux que plus d'un extra-terrestre y a paumé sa soucoupe. C'est d'ailleurs comme ça que tante Agatha a perdu son wok.

  4. Le problème avec les problèmes bien problématiques c'est qu'ils attirent à eux comme i dit Conan Doyle « une véritable pléthore de suppositions, de conjectures et d'hypothèses » que Watson n'y retrouve plus Holmes, que Holmes n'y retrouve plus le 221b Baker Street, que Mrs Hudson n'y retrouve plus son compte ni tante Agatha son wok.

  5. « rien ne clarifie mieux une affaire que de l'exposer à une autre personne » dit un jour Holmes dans une nouvelle de Conan Doyle. Du reste, peu importe que l'autre y pige que couic, le tout étant de se la raconter afin de la faire plus nette. C'est-y pour ça qu'on cause tant ?

  6. Si jamais vous tombez sur un sentier dans « un bout de lande » avec dessus « une bonne tenant à la main une lanterne car la nuit était très sombre » mais que cependant il fait jour, c'est que vous êtes en train de lire « Flamme d'argent » de Conan Doyle.

  7. Défois qu'on rencontreriot l'inconnu demandant « Pouvez-vous me dire où je suis ? » en soulevant sa tête et son chapeau alors faudrot fuir frérot car vous v'là tombé dans la lande qu'on ne peut fuir qu'en refermant le livre.

  8. Ah la jeune âme suppliante, soucieuse de la pluie battante. En dépit de ses prières, lui, rageur comme l'orage, mauvais ange, enfile le manteau à disparaître dedans et quitte la maison pour l'inconnu de la page suivante.

  9. Faut faire attention avec les cravaches surtout les « alourdies d'un plomb » que défois elles répètent leurs coups qu'elles entraînent des « blessures horribles auxquelles succombe l'entraîneur » du dada que vous n'avez pas parce que les dadas c'est pas vot' dada.

  10. Le problème avec les problèmes bien problématiques c'est qu'ils donnent lieu à des théories qui immanquablement se heurtent à des objections si sérieuses que, outre qu'ça vous passe l'envie de rire, elles en sortent toute cabossées là, les théories.

  11. C'est en lisant « Flamme d'argent » de Conan Doyle que je compris le sens du mot « ombon » et trouvai l'auteur fascinant en ce que soudain la campagne anglaise se couvrait d'un bouclier perdu jadis je pense par l'un de ces géants de bien avant même la cour du Roi Arthur.

  12. Le problème avec les problèmes bien problématiques c'est que défois on échafaude des théories pis qui s'cassent la margoulette qu'on les artrouve en pièces, en pièces détachées même, et les pièces détachées, ça fait puzzle, qu'on perd partout, qu'on n'en trouve plus.

  13. J'avions beau m'creuser la cervelle avec la cuiller à Sherlock, j'voyions point comment cacher l'rhinocéros dans la pièce qu'vous m'avez dite qu'il y a un rhinocéros dedans alors doit êt' bien caché sous les phrases là qu'vous dites qu'j'avions point fait d'études moi, m'sieur Wittgenstein.

  14. En général, lorsque Holmes a « le ciel en face de lui », il « fixe les yeux » dessus qu'à mon avis c'est défois qu'il y verrait passer le wok à tante Agatha.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 août 2020.

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