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BREFS ET AUTRES
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9 janvier 2021

EN ATTENDANT LES AUTOMATES

EN ATTENDANT LES AUTOMATES

1.
L'histoire de l'Education nationale pourrait-elle se lire comme l'histoire d'une lutte sourde entre enseignants jaloux de leur liberté individuelle et administration centrale ? Il semble que, réforme après réforme, et usant de l'alibi pédagogiste, l'administration centrale soit en passe de l'emporter. Mais cette victoire à la Pyrrhus risque bien d'annoncer une chute d'autant plus brutale que le ministère actuel (le ministère Blanquer) semble sûr de son fait.

2.
Je lis dans l'Obs n°2932 (du 7 au 13 janvier 2021) que le mot finnois « sisu » signifierait « courage », « résilience », « capacité à endurer » et serait un mot structurant de la société finlandaise. Est-ce vrai ou est-ce une exagération de journaliste ? En tout cas c'est intéressant.

C'est dans leur langue que les peuples trouvent leur identité. Je crains un monde où l'anglais utilitaire deviendrait la langue dominante.

3.
Oùsque donc i trouvent leurs racines qui font leurs arbres à pommes pis leur identité, les gens ? Dans la langue, ce sol invisible, qu'i y en a i nous disent qu'un jour, on spikera tous l'Européen (« Putain, putain, c'est vachement bien » comme jadis chanta Arno) c'est-à-dire un anglais jargonné, dialectisé, numérisé.

4.
J'aime bien l'expression « humour lunaire ». Le sourire de la lune s'étant affiché, quel est cet ironique sidéral que dissimule ce masque noir ?

5.
Dans l'Obs n°2932, je lis cette phrase prêtée à Bruno Podalydès : « On se comporte de plus en plus comme des machines. » Serait-il que nous nous machinions ? Que nous mimions les automates que nous fabriquons et qui un jour nous remplaceront.

6.
« Alors l'Homme se jugea imparfait et créa le Robot. Il créa le Robot et le Robot succédera à l'Homme quand l'imperfection de l'Homme aura tué l'humanité. » (« la Bible automate »)

7.
J'entends bien que l'on parle toujours de quelque part, et que nos opinions sont dictées par nos déterminismes, mais c'est un peu vite jeter aux orties la toute puissance de la raison, laquelle transcende toute allégeance.

8.
« Dieu n'existe pas hors du monde » : cette proposition que je lis en feuilletant un livre de Frédéric Lenoir (« La Puissance de la joie ») rappelle que si l'on postule un monde impossible sans principe créateur, alors un principe créateur sans monde n'est guère plus plausible.

9.
C'est en créant qu'on devient créateur. Ainsi fut, est, sera Dieu jusqu'à ce que ce qui est ne soit plus et n'aura jamais été car « pourquoi y eut-il quelque chose plutôt que rien » est une question qui n'a aucun sens en dehors de l'humain.

10.
Si l'on postule que Dieu est Logos, alors Dieu est le seul être de langage qui se confond avec son référent.

11.
Car il n'est point de Dieu en dehors de ce monde
Je m'en vas de ce pas acater du kawa
Je ne saurais mieux dire et ça pourrait êt' pire.

12.
Le ciel ténébreux, peut-être est-il tissé d'une infinité de fils, peut-être est-il quelque pelote qu'à l'aube un chat couleur de feu vient défaire.

13.
Je fais avec moi-même et m'en désespère assez
Pour ne pas laisser quelconque me casser les pieds.

14.
Vivre, n'est-ce donc jamais que survivre à soi-même. Je vis comme si j'étais libre et me heurte sans cesse à mes propres barreaux.

Patrice Houzeau,
Malo, le 9 janvier 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 janvier 2021

COVIDIENNES DU 8 JANVIER 2021

COVIDIENNES DU 8 JANVIER 2021

1.
C'est par le travail que les gens accèdent à l'autonomie. Reculer sans cesse l'âge d'entrée dans le monde du travail revient à condamner un grand nombre de jeunes gens à rester dépendants du pouvoir d'un système éducatif hypertrophié.

2.
L'un des grands problèmes auquel doivent faire face les sociétés actuelles est l'évaluation de la part critique liée à la transition numérique qui obligerait (pourquoi ?) et c'est notable en France, à un allongement de la durée des études supérieures.

3.
Ce dont ne s'aperçoivent pas (ou qu'ils feignent simplement d'ignorer) bon nombre de ministres de l'éducation nationale, c'est que toute une classe intellectuelle a accepté, pour tout simplement vivre, d'occuper des fonctions d'enseignement. Lorsque cette classe intellectuelle a l'impression qu'une xème réforme va encore plus les assujettir au système éducatif, il n'est dès lors pas étonnant qu'elle rechigne, voire entre en résistance.

4.
« Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. » (Montesquieu, « De l'Esprit des lois »)

5.
Plus une société est complexe, plus la nécessaire séparation des pouvoirs est contredite par la multiplication des interdépendances. Plus une institution est puissante, plus elle produit des interdépendances jusqu'à sans doute atteindre un état critique que l'institution, dès lors hypertrophiée, gère comme elle peut.

6.
« Pour pouvoir figurer la forme logique, il faudrait que nous puissions, avec la proposition, nous placer en dehors de la logique, c'est-à-dire en dehors du monde. » (Wittgenstein, « Tractatus logico-philosophicus » trad : Gilles-Gaston Granger)

7.
Expliquer, c'est tenter de réduire le réel à une suite logique de propositions. C'est ainsi que nous croyons pouvoir expliquer ce qui est essentiellement irrationnel, le comportement humain.

8.
On explique bien souvent les erreurs du passé par l'ignorance. On en a déduit que plus l'humanité serait éduquée, moins elle ferait d'erreurs. C'est possible, mais l'irrationalité est si répandue dans le monde que l'humanité n'aura pas le temps d'arriver à l'âge de raison : l’irrationalité dominante l'aura tuée avant.

9.
L'une des idées sous-jacentes du pédagogisme est que plus la société sera éduquée, plus elle sera juste (ce qui reste à prouver) et moins elle sera irrationnelle. Il est curieux que cet humanisme serve surtout à ce qui est sans doute très irrationnel : la massification de l'enseignement supérieur.

10.
Tout l'art du politique est d'éviter, en période de crise, de devenir le bouc émissaire d'un peuple courroucé. Ainsi, dans cette période de crise déclenchée par un singulier manque de prévoyance sanitaire, certains politiques en sont venus à rejeter la faute sur le comportement inconséquent des Français.

11.
L'ordre peut très bien se passer des libertés individuelles cependant que les individus ne peuvent exercer leurs libertés que dans le cadre des lois. C'est ainsi qu'en période de crise, l'Etat peut en venir à suspendre bien des libertés individuelles, en prenant bien sûr bien soin de préciser que cette suspension est toute provisoire.

Patrice Houzeau
Malo, le 8 janvier 2021.

 

 

 

 

 

 

31 décembre 2020

BON ALORS TANT PIS MACRON

BON ALORS TANT PIS MACRON

1.
On s'agite beaucoup sur Twitter sur le vaccin et beaucoup demandent plus ou moins poliment qu'un nombre important de Français se fassent rapidement vacciner, regrettant même que le président Macron ait déclaré que cette vaccination ne serait pas obligatoire.
Apparemment, la France a choisi d'y aller assez lentement pour l'instant et de procéder catégorie après catégorie. Il serait intéressant que le gouvernement nous précise les raisons de ce choix qui donne fatalement à penser.

2.
Si Macron se représente aux présidentielles 2022, peut-être que Blanquer, en raison de son impopularité et des questions, pour l'heure non résolues, que posent les applications de sa réforme, ne sera plus ministre de l'Education Nationale dans la dernière année du mandat « jupitérien » dis.

3. Le recul de l'âge de la retraite alors que tant de jeunes gens cherchent du travail est tout de même assez étrange, et je ne le comprends que si le gouvernement s'attendait à une hausse forte, continue et durable du chômage dans les prochaines années.
Sinon, dans l'absolu, reculer encore l'âge de la retraite alors que tant de jeunes gens cherchent du travail est une obscénité.
Et je ne parle même pas de la massification de l'enseignement supérieur qui fausse certainement les chiffres en besoins réels d'emplois, ni des flux migratoires qui fournissent des apprentis là où;en théorie, il devrait y avoir de jeunes Français sans emploi.
On peut supposer aussi que ce recul de l'âge de la retraite pourrait compenser les pertes d'emplois (et donc la hausse du chômage) nécessitées par la fameuse « transition » (vers quoi ? La Start Up Nation?) dont certains ministres font parfois le leitmotiv un peu creux de leurs discours.

4.
L'équilibre entre public et privé est ce que chaque gouvernement français doit promouvoir. Chaque fois qu'un gouvernement favorise l'un aux dépens de l'autre (chez les étatistes comme chez les libéraux), il s'en suit des troubles, de plus en plus violents.

5.
On dit sur twitter que dans ses vœux pour 2021, le préfet de police de Paris Didier Lallement cite Léon Trotski. Si ce n'est pas une fakenews, est-ce un coming-out, ou cela prouve-t-il simplement que Lallement aime provoquer ?M'étant déjà posé la question à propos de l'étrange réforme Blanquer, je m'interroge concernant Didier Lallement, à condition que cette carte de vœux 2021 citant Trotski dont on cause sur twitter ne soit pas une fakenews : l'entrisme trotskyste est-il parvenu au sommet de l'Etat ?

6.
Sur twitter, je tombe sur ce bandeau de BFMTV : « Fêtes sauvages : la traque s'organise » : on se croirait dans un film de science-fiction où les Forces de l' « ordre nécessaire » (Trotski cité par Lallement) sont chargées de dénicher impitoyablement les bandes de buveurs de champagne et les dévoreurs de petits fours.
Et tout ça parce que pendant des années, les gouvernements successifs ont préféré claquer un « pognon de dingue » à des réformes toutes plus sottes les une que les autres dans l'Education Nationale et la massification de l'enseignement supérieur plutôt que d'investir dans le secteur de la recherche.

7.
Face aux périls économiques qui nous menacent, je crains bien que la massification de l'enseignement supérieur et la réforme Blanquer soient aussi efficaces que la ligne Maginot face aux panzers de la blitzkrieg de 1940.

8.
En 2017, j'ai pensé qu'il était heureux que Macron l'ait emporté sur Marine Le Pen. En 2022, je penserai sans doute : c'est tout de même malheureux qu'en France, on n'ait plus d'autre choix qu'entre Macron et Marine Le Pen. Où sont nos « élites » ? Elles attendent les postes.
Le plus déprimant dans l'époque de crise actuelle, c'est que l'on se dit qu'en France, seul Macron semble capable d'à peu près tenir le cap sans que notre démocratie coulât tout à fait. Ceci dit, l'affaire des « masques », la réforme Blanquer, la réforme des retraites, ça je digère pas.

9.
Je vois les présidentielles 2022 comme ça : le bilan Macron n'est pas très bon. Oui mais il n'a pas eu de chance. Oui, mais quand même, le bilan n'est pas bon. Oui mais il n'a pas eu de chance. Euh, personne chez LR ? Vraiment ? Et au PS, non plus ? Bon, alors, tant pis, Macron...

Patrice Houzeau
Malo, le 31 décembre 2020.

 

30 décembre 2020

CHRONIQUE DU 30 DECEMBRE 2020

CHRONIQUE DU 30 DECEMBRE 2020

 

1.
Je n'ai pas d'autre ami que moi-même. Autant dire personne.

2.
Parfois, le gouvernement Castex sembla si déconnecté que l'on dut surveiller l'Elysée et Matignon, craignant en effet qu'un beau jour - « Shazam Meluche » - ils s'évaporassent d'un coup et retournassent dans la quatrième dimension, la « Dimension apprenante », comme dit Blanquer.

3.
Comme il y a des personnes âgées qui, pour l'instant, refusent dans les EHPAD de se faire vacciner, il ne manque pas de bonnes âmes sur Twitter pour s'adresser à elles comme à des enfants (LREM est très forte en infantilisation, Castex en tête) ou pour faire remarquer que les personnes âgées dans les EHPAD prennent sans doute chaque jour des tas de médicaments dont elles ne savent rien. Certes, mais si ça se trouve, c'est ça qui les tue aussi, à petit feu et pour le plus grand bénéfice de la pharmacie.

4.
J'entends dire que le haut conseil scientifique (zaiment bien les hauts conseils à LREM) prévoit une reprise « incontrôlée » de la circulation du covid début janvier 2021 (ça commence bien). What a surprise ! Et comment ça Blanquer s'est échappé ?

5.
La France, dit-on, serait la championne du monde de l'anti-vaccin. Outre que je reste sceptique face à ce genre d'affirmations définitives, je constate que si l'enseignement des mathématiques n'est pas bon en France, apparemment, celui des sciences non plus.

6.
Je reviens sur l'invitation de Marion Maréchal par un conseiller de Macron, Bruno Roger-Petit, au restaurant, dis, le 14 octobre 2020. Se pourrait-il que Macron cherchât à encourager une candidature de Marion Maréchal afin de contrecarrer Marine Le Pen en divisant l'extrême-droite ?

7.
Agaçant de voir sur les réseaux sociaux certains pédagogistes s'adresser à leurs interlocuteurs (qu'ils ne connaissent probablement pas) en les tutoyant comme s'ils avaient patrouillé le long de la frontière est-allemande ensemble. Tout juste s'ils ne les appellent pas camarades. Mais on sait la propension de certains d'entre eux à se plaindre auprès de leurs inspecteurs (ou chefs d'établissement) des esprits un peu trop critiques des merveilles du « projet pédagogiste » (« changer l'école pour changer la société ! » Tout un programme – politique !) que manifesteraient certains collègues, on ne peut que constater leur hypocrisie et généralement le côté prêchi-prêcha niaiseux de leurs argumentations.

Pour ma part, je vouvoie mes collègues plus âgés ou qui ne partagent avec moi aucune équipe pédagogique Une jeune collègue arrivée depuis peu, quant à elle, nous vouvoie tous, avec ostentation et bonne humeur. J'en suis ravi.

8.
J'entends évoquer à propos d'éducation nationale, de « cumul des disciplines ». Si cela est effectivement pratiqué dans les enseignements généraux des lycées professionnels, le niveau d'exigence attendu dans les lycées généraux rend ce cumul impossible. Quant au collège, il serait dommage de donner un cours au rabais à une bonne classe de troisième (si, si, ça existe encore).

9.
Je ne comprends plus très bien car je ne suis pas aussi savant que les Disciples de Saint Meirieu : donc une classe faudrait plus qu'elle soit trop homogène mais hétérogène et même bien hétérogène d'après ce que j'entends (ce serait mieux pour la mutualisation, le collaboratif, que sais-je), voire, selon certains, avec des niveaux d'âge différents. Euh...

Comment les pédagogistes qui défendent ce genre d'idées ne voient-ils pas que l'on arriverait vite à une multiplication des tâches auxquelles l'enseignant ne pourrait faire face seul. Je vois assez l'idée qui traîne dans les propos de certains : l'inclusion (l'addition d'un tas de dys-, la présence d'élèves allophones etc...) face à la différenciation (ressentie par certains élèves comme une discrimination). J'en devine le résultat : une baisse générale des niveaux (y compris celui des élèves les plus en difficulté), un démantèlement de la classe, une dénonciation du fait par la presse et l'opinion publique, un ministère alarmé et une réforme, encore, à la clé. Sans compter que l'on verrait s'accentuer la fuite des élèves vers l'enseignement privé. Se pourrait-il que certains pédagogistes soient si aveugles qu'ils se laissent si aisément manipuler par une ingénierie sociale qui n'a pas du tout les mêmes buts qu'eux ?

Patrice Houzeau
Malo, le 30 décembre 2020.

29 décembre 2020

A NOS FRERES EN MENSONGE

A NOS FRERES EN MENSONGE

1.
Lorsque qu'en 1977 les punks à
Cheveux courts pis mal peignés
Pis des épingles à nourrice et
Leurs trois accords nerveux et
Leurs ritournelles orageuses i
Gueulaient No Future bin savez
Quoi moi j'crois qu'i zavaient
Pas tort les punks là en 1977.

2.
Baudelaire dans « Hymne à la Beauté »
Il demande à la Beauté car le poëte i
Aime bien ça parler avec la Beauté il
Lui demande si elle vient du « ciel »
Et même du « ciel profond » parce que
C'est pas un petit zoziau gazouilleur
Qui passe pour passer la Beauté parce
Que si elle vient du ciel profond l'a
Peut-être la profondeur des Anges que
Le Seigneur fabrique dans son atelier
Du ciel si loin là-bas & au-delà dis.

3.
J'aime quand dans le poème XXIV des Fleurs du Mal
Baudelaire écrit «Je t'adore à l'égal de la voûte
nocturne,Ô vase de tristesse,ô grande taciturne »
Je songe alors quelque grande fille maussade très
Lunatique et reluquant tout d'un œil soupçonneux.

4.
Mes jours sont passés je vois bien que je Mes
Bras me tombent des mains et mes yeux roulent
Des orbites pour aller amuser le chat Lucifer
Immensités ô ténèbres que le Diable tend très 
Bleues profondes j'm'en vas les manger par la
Racine tes pissenlits et j's'rai tout disparu

5.
Comme il était petit et très menteur
On l'appelot Ptinocchio et pis aussi
Il étot très fayot sot & prétentieux
Un ministre de l'Education Nationale
Il aurait pu devenir cependant qu'il
Etait assuré qu'au gouvernement LREM
Il pourrot déployer sa petite taille 

6.
Baudelaire dans Semper Eadem écrit « Laissez,
laissez mon cœur s'enivrer d'un mensonge » il
Dit bien Baudelaire car nous passons nos vies
A nous enivrer de mensonges c'est même ça qui
Nous permet d'oublier toutes les horreurs que
L'humain commet chaque jour que Dieu fait pis
De travailler à un monde meilleur et pourtant
Vlà que s'avance la foule sans plus de nom et
Les vlà à aiguiser leurs couteaux les affamés
Nos frères en mensonge ô nos frères inhumains

Patrice Houzeau
Malo, le 29 décembre 2020

 

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29 décembre 2020

CHRONIQUE DU 29 DCEMBRE 2020

CHRONIQUE DU 29 DECEMBRE 2020

 

 

  1. Avec les présidentielles 2022 et les législatives qui suivront, on va certainement beaucoup s'agiter autour de l'introduction de la proportionnelle. Faut en user à doses homéopathiques, sinon, c'est le retour de la République des partis et des magouilles en coulisses. Même si je n'apprécie guère LREM, il faut bien se rendre compte qu'une crise telle que celle des Gilets Jaunes n'a pas été fatale à l'exécutif parce que la majorité était solidement représentée dans l'hémicycle.

  2. La définition du mot « islamophobie » prête à confusion : critique de l'islam ou haine des musulmans ? Assurément, islamocritique serait plus opportun pour désigner ceux qui pointent du doigt les dérives sociétales de l'islam politique.

  3. Trois militaires tués en opération au Mali est un lourd tribut que la France paye dans sa lutte contre le terrorisme islamiste. Certains se demandent s'il n'est pas temps de rapatrier nos soldats. Mais si la France laisse le Mali tomber aux mains des islamistes, demain c'est sur notre propre sol que nous pleurerons des larmes de sang.

    Au cas où certains ne l'auraient pas compris, la lutte contre le terrorisme islamiste est un conflit international. Laisser le Mali aux mains des islamistes, c'est risquer la création d'un nouvel Etat Islamique et voir se nouer des alliances qui nous seraient funestes.

    Pour des raisons démographiques, il est probable que le grand remplacement finira par nous submerger, mais nous devons retarder l'échéance le plus tard possible et tenter de préserver ce qui ne sera peut-être qu'une parenthèse dans l'Histoire, le modèle démocratique européen.

  4. Un homme politique est souvent quelqu'un qui est aimé pour ce qu'il n'est pas, et détesté pour ce qu'il est.

  5. Je puis comprendre le monarchisme en ce sens qu'en effet, le corps du roi était double cependant (quoi qu'en aient dit nos bons maîtres, leurs successeurs ne le disent même plus maintenant) que l'homme politique républicain se confond avec sa fonction à tel point qu'il en devient suspect et qu'en cas de crise grave, sa vie est menacée. En ce sens donc, la république est un leurre. C'est sans doute ce qu'avait compris Charles de Gaulle en fondant la Vème République.

  6. Plus rare est l'argent, plus nombreux sont les voleurs. Avec la crise économique qui, suite à la crise sanitaire actuelle, se profile, je pense que corruptions, petites et grandes malhonnêtetés et indélicatesses vont se multiplier. Ceux qui prétendent le contraire sont des hypocrites, ou des naïfs. Il y aura sans doute, plus tard, quelques procès retentissants (notamment, c'est prévisible, dans les inévitables collusions entre le monde des affaires et le monde politique). Il est à craindre aussi que si les scandales sont par trop éclaboussants et la situation ne s'améliore guère, les gilets jaunes finissent par virer rouge sang.

  7. Il se dit sur Twitter que les suicides des étudiants se multiplient sur les campus. Evidemment, avec la massification de l'enseignement supérieur, la dévalorisation des diplômes des lycées, la sotte réforme Blanquer, ce sont des dizaines de milliers de jeunes que l'on plonge dans la précarité cependant que l'on s'apprête à repousser l'âge de la retraite. S'il y a complot, c'est bien celui de la massification de l'enseignement supérieur. Et là, en effet, de la gauche à la droite, tous les politiques de ces vingt dernières années sont coupables.

    J'ajoute que la multiplication des suicides d'étudiants est sans doute le symptôme d'une crise profonde de notre système éducatif, lequel est pour l'heure piloté par celui qui aura été sans nul doute le plus prétentieux et le plus sot de nos ministres de l'Education Nationale, le sieur Blanquer. Je crains qu'à cs suicides ne succèdent bientôt une colère et des troubles que Macron lui-même (qu'on dit intelligent) n'imagine peut-être pas.

  8. Si, suite au conseil de défense en cours, demain, Castex, ou Macron himself, annonce que l'obligation de se faire vacciner contre le Covid est une option sérieusement envisagée, ou « sur la table » (comme dit Blanquer), notre président passera définitivement pour un menteur.

  9. La France compte 65 millions d'habitants. Le covid, très contagieux, mais peu mortel (quoique, dit-on laissant parfois de sérieuses séquelles) semble faire plus d'asymptomatiques que de malades. D'où cette impression, certainement trompeuse, d'une maladie lointaine (à peine quelques cas dans nos connaissances). Et je ne parle pas des déclarés morts du covid par les hôpitaux mais qui en fait sont morts d'autre chose. Nous en avons tous entendu parler.

  10. Le 29 décembre 2020, y aurait donc une résurgence du covid-19 en Chine ? Ce qui tend à prouver que s'il est peu mortel, le virus, il est tenace. Me demande si le vaccin nous en débarrassera. Le virus s'adaptera, mutera et il y aura encore des décès (sans doute moins nombreux), et puis quoi, on s'habituera.

28 décembre 2020

CHRONIQUE DU 28 DECEMBRE 2020

CHRONIQUE COVIDIENNE DU 28 DECEMBRE 2020

 

  1. Je ne suis pas complotiste mais je crois que rarement sous la Vème République on aura assisté en France à une entreprise de manipulation de l'opinion publique comparable à celle dont se rend chaque jour responsable la Macronie au pouvoir.

  2. Mauricette (78 ans) fut donc officiellement la première française à se faire vacciner contre le Covid le 27 décembre 2020. Depuis quelques heures tourne sur Twitter une vidéo qui tend à faire penser que Mauricette ne savait pas tout à fait qu'elle allait se faire vacciner (un fake?, une com' mal maîtrisée?). On se demande pourquoi certains membres d'un gouvernement fort prompt à donner des leçons à tout le monde ne se sont pas fait vacciner en premier afin de donner l'exemple aux Français dont ils fustigent tant la désinvolture. Au lieu de ça, ils ont fait d'un personnage de l’œuvre de Lucien Suel un représentant de la France rêvée par les médias où viennent régulièrement s'agiter les guignols du gouvernement.

  3. « Ce qu'un Napoléon peut laisser de poussière
                     Dans le creux de la main ! »
     (Victor Hugo, « A la colonne »)

  1. Défois Toto se promenant dans les sentiers poudreux de la Nature en ce moment toute toussante se demande en contemplant le sol (Homme humble, toujours tu contempleras le sol !) : Ô combien de Napoléons roulent sous mes pieds ?

  2. On ne m'ôtera pas de l'idée que le grand responsable de la pandémie covidienne que nous subissons n'est ni le pangolin, ni la chauve-souris mais la surpopulation qui finira par la submerger, l'humanité.

  3. D'après ce qu'on lit sur Twitter, si l'épidémie du Covid n'est pas jugulée d'ici juin, le baccalauréat 2021 risque fort bien d'être un fichu bricolage tel que Blanquer n'a cessé d'en machiner depuis qu'il est devenu ministre de l'Education Nationale.

  4. Il se dit qu'un certain Bruno Roger-Petit, pour l'heure conseiller de Macron, a, le 14 octobre 2020, invité au restaurant Marion Maréchal Le Pen, « initiative personnelle », « pour la sonder » aurait dit l'intéressé. J'imagine donc qu'il a payé l'addition personnellement, sur ses deniers donc, et non pas avec les fonds de l'Elysée.

    Certains y voient un rapprochement de la Macronie avec l'extrême-droite. Je n'y crois pas une minute. Par contre, il est possible que Macron cherche à savoir où en serait une hypothétique Union des droites en vue des présidentielles 2022.

    Il est certain qu'une Union des Droites pourrait considérablement gêner Macron, beaucoup de Français étant prêts sans doute à voter pour une union qui réunirait une partie de la droite classique et une partie de l'extrême-droite cependant qu'on peut se demander qui en serait le champion, ou la championne.

  5. Face à une hypothétique (avec quel candidat(e)?) Union des Droites, que ferait Macron ? Jouerait-il la carte du Front républicain anti-Le Pen ou au contraire, droitiserait-il le discours LREM, se coupant ainsi de ce qui lui reste de soutien au centre-gauche et risquant la rupture avec les écologistes d'EELV et l'électorat urbain, aisé, trentenaire et progressiste qui l'a soutenu en 2017.

    Si Macron choisit, comme c'est probable, la carte du front républicain anti-Le Pen, recentrira-t-il ses promesses électorales à gauche ou ne comptera-t-il que sur la détestation que bien des Français éprouvent pour l'extrême-droite ?

  6. Une Union de la Gauche semble impossible en raison de la personnalité et du programme plus ou moins « bolivarien » de Mélenchon. Une Union des Droites semble aussi compromise en raison de l'image traditionnelle de l'extrême-droite française (très conservatrice, parfois limite catho intégriste, identitaire, voire antisémite).

Patrice Houzeau
Malo, le 28 décembre 2021.

 

 

27 décembre 2020

EN ATTENDANT QU'EN MEME TEMPS HEIN

EN ATTENDANT QU'EN MÊME TEMPS HEIN

 

  1. « Le soupçon s'éveille, que la pensée et la représentation puissent bien être la même chose. » (Martin Heidegger, « Qu'appelle-t-on penser ? »)

  2. Toto se promenot dans quelque zone avec du clebs errant dedans, des gouttières percées tossi, pis du ciel bleu pétrole qu'il regarda passque même qu'il se dit que ça l'étonnerot point que pensée et représentation fussent idem de même.

  3. « Et dans ce groupe sombre agité par le vent
       Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant. »
       (Victor Hugo, « A Albert Dürer »)
    Non, Monsieur Houzeau, Victor Hugo en écrivant ces vers n'a pas fait allusion au groupe LREM en séance de nuit à l'Assemblée Nationale.

  4. Quand la lune fait sa tête des nuits à maléfices pis qu'on r'garde le décor on s'dit que dans stouça-stouci « agité par le vent », commidi Victor Hugo, « Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant. »

  5. J'entends dire qu'on ne sait pas si les gens vaccinés anti-covid ne seraient tout de même pas porteurs du virus et donc contagieux. Du coup, saveutidire que si on veut s'débarraser du virus, faudrait qu'toulemonde i s'fasse vacciner ?

    Passque si le vaccin anti-Covid empêche qu'on tombe malade, s'il continue à s'agiter le virus et à sauter d'un bipède l'autre, alors si toulemonde n'est pas vacciné, on devra reconfiner hein étrange bizarre vous avez dit Blanquer.

    A moins que le virus qu'ils porteraient défois quand même les vaccinés asymptomatiques du coup anti-covid, ne s'mette à muter façon Goldocrack et pis nique le vaccin et nous refiche in the mouise.

  6. Il y a dans sque nous vivons actuellement quelque chose du chat de Schrödinger (vous savez le « en même temps » - tiens, ça me rappelle quelque chose - mort et vivant). Si, si, regardez bien, on en voit la queue.

  7. « Les grondements souterrains ont totalement pris fin et un silence de mort règne dans le caveau. » (Leonora Carrington, « le Cornet acoustique ») : C'est-y que les squelettes auraient fini de danser macabre ?

  8. « En cas de réussite, peut-être aurait-il à affronter des situations périlleuses, car nul ne pouvait prévoir les conditions d'existence dans un monde à plus de trois dimensions » (Lovecraft, « La maison de la sorcière »)

  9. Je me demande si dans un monde à plus de trois dimensions, les êtres se mettent à sauter d'un instant à l'autre.

  10. Je suis tellement menteur que lorsque je regarde mon reflet dans un miroir, je me demande si je ne me fiche pas de ma fiole.

  11. Défois je me sentis si triste que tous me yeux en pleuraient ; tous mes yeux, sauf toutefois ceux de mon visage, qui eux restaient étrangement secs.

  12. Au lieu de compliquer le mammouth avec du contrôle continu, des options, du grand oral, du Service National Universel et de la transition éducative de mes deux, Blanquer serait bien inspiré de prévoir dans toutes les filières un enseignement solide en informatique (codage, maîtrise des logiciels etc...) passqu'au train où ça file le Covid et ses petits copains qui attendent certainement dans les coulisses de faire leur entrée sur la scène des Nations espouvantees, la Start Up Nation va se faire plus vite que prévu (et je le regrette).

  13. « En même temps » Macron dit la vérité et « en même temps », Macron ment comme un ministre de l'Education Nationale. Macron est sans nul doute un chef d'Etat de type schrödinguerien.

  14. En fin de compte, vous verrez que Macron sera réélu parce qu'on ne pourra pas faire autrement, nos grandes écoles, que le monde entier ne nous envie plus, étant incapables de fournir des candidats crédibles aux élections présidentielles.

  15. Je me demande si quelqu'un a déjà écrit un roman policier où le narrateur serait le couteau. Un genre de prosopopée policière quoi.

Patrice Houzeau
Malo, le 27 décembre 2020.

10 novembre 2020

AU BORD DE BIZARRES ABÎMES

AU BORD DE BIZARRES ABÎMES

 

  1. Comme il arriva au bord de bizarres abîmes façon Lovecraft et cauchemars, y avait des formes s'agitant au fond d'l'indicible là-bas, il leur cracha dessus (lésotossi), ce qui fit qu'un long cou emmanché d'un long bec de lièvre jaillit du gouffre et l'engouffra ah n'eut-il pas temps de faire.

  2. Sans cesse de labyrinthe en labyrinthe, d'escalier des vertiges en escalier des vertiges, se mit à tourner comme un fou, ses cheveux tournaient autour de sa tête et sa tête vite qu'elle pivotait sur son cou lequel tournait aussi avec tout son corps pis sa cape.

  3. Quand il eut bien tournoyé dans le labyrinthe, l'étot tout toupie. Alors une main de géant l'attrapa et le fit tournoyer tant et encore que lorsqu'il eut bien tournoyé, il s'aperçut qu'il avait perdu des bouts de tout ça lui-même. C'est le destin lui dit la cafetière que faisait-elle là je ne sais pas.

  4. Un auteur n'écrivant que des sottises maigrissait pis s'aigrissait aussi, s'vinaigrait, s'amertumait, ses sottises ne faisant plus rire le vide de son ventre dans lequel résonnaient de moins en moins les rires des clowns avalés.

  5. Il avait l'impression que depuis le début de son enquête, on lui contait des carabistouilles. Il prit tout le puzzle qui était en train de tourner manège dans tous les sens de sa tête et les mit bien à plat sur son bureau, les pièces de l'énigme mais un vent mauvais se leva et vla qu'tout s'envola.

  6. Un vent mauvais ayant fait s'envoler toutes les pièces du puzzle, il décida de sortir. Un cimetière vint à lui (ses grilles grinçaient fort, et des tombes montaient des sons sourds comme un ministère). Il voulut prendre ses jambes mais le vent toujours le rattrapait qu'le cimetière toujours était proche.

  7. Se mit à gonfler à grohossir de partout à s'enhanfler montgolfière à s'baudrucher Ubu pis alors qu'il fut devenu tout boursufflu pansu énorme dans ses paluches formidables il attrapa les politiques et les lilliputiens de la haute fonction publique et les engouffrit, poissons frits.

  8. Je n'ai pas d'autre raison que moi-même ; ce n'est pas une raison pour me prendre pour quelque coin-coin des zones et me tirer dessus avec de la poudre d'arguments perlimpinpesques fit-il en se considérant de haut.

  9. Zut s'amusant à jouer aux fléchettes avec la bouille enfarinée d'un provisoire ministériel, je la laissai pour me faire feuille au vent. On mit un certain temps à me retrouver. Mais enfin, on me rebrancha.

  10. « Un président, c'est du camembert ! » s'exclama l'élève espiègle. Il ne croyait pas si bien dire.

  11. S'étant pris pour Jeanne d'Arc et De Gaulle, il fut tout déçu quand les électeurs lui bottèrent le cul.

  12. Le ministre rêvait de robots conversationnels, « ça leur fera les pieds à tous ces petits profs, je les remplacerai automatiquement et je pourrais réformatiser à mon aise » se disait-il dans sa tête de fonctionnaire fonctionnant. Le ministre rêvait. Quand il se réveilla, on le congédia.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 novembre 2020.

4 octobre 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020 SUITE

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020 SUITE

 

 

  1. La mondialisation et le multiculturalisme se trompent en sous-estimant la puissance des structures mentales identitaires. Héritage de plusieurs siècles, elles ne sont jamais que masquées par une relative bienveillance de bon aloi en période de croissance économique. Que la crise latente se réveille (ce qui est le cas actuellement) et cette « bienveillance » s'estompe pour laisser la place à des schémas de pensée bien plus profonds qui se manifestent parfois violemment en opposition à des discours qui paraissent soudain technocratiques et déconnectés du réel.

  2. L'éducation nationale semble se prendre de passion pour les statistiques. Tactique toc pour enfumer l'électeur par des considérations pseudo-scientifiques. Il faut bien donner du travail aux diplômés en sociologie, sinon on s'apercevrait de leur inutilité.

  3. « Actuellement les personnes qui décèdent ont majoritairement plus de soixante ans et la grande majorité d'entre elles sont infectées par leurs enfants et petits-enfants, qui eux s'infectent dans des lieux de promiscuité. C'est un tribut très lourd que payent les familles. » (Karine Lacombe dans l'émission « C dans l'air », octobre 2020).

    Covid-19, cercle vicieux : Où enfants et petits-enfants contractent-ils le virus ? A l'école. Impossible de fermer les écoles sans reconfiner et mettre ainsi par terre une bonne partie de notre économie. « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? » Oui.

  4. Début octobre 2020, le président Macron présenta les grands lignes de son projet « anti-séparatisme ». J'en compris qu'il y aurait bientôt plus d'élèves musulmans dans les écoles qu'aujourd'hui. J'en vois bien le pari : celui de l'école inclusive, aussi de l'école de la confiance. J'en vois aussi les dangers : celui de l'entrisme islamiste et que l'école devienne un grand fourre-tout multiculturel. Je sais bien qu'on n'y coupera pas (démographie oblige) mais ça me désole. Restent les lycées privés.

  5. Les projets « anti-séparatisme » de Macron déplaisent à certains musulmans qui y voient une volonté gouvernementale de laïcisation et de sécularisation de l'islam et « en même temps » déplaisent à beaucoup de non-musulmans qui y voient un danger d'entrisme islamiste, voire les prémices d'un « grand remplacement ».

  6. Pour ma part, je ne vois que très peu de différences entre l'idéologie du pédagogisme et la gestion actuelle de l'éducation nationale par le ministère Blanquer : même prêchi-prêcha « citoyen », même obsession du contrôle continu aux dépens de l'examen anonyme et national, même volonté de faire rentrer le maximum « d'apprenants » dans la lessiveuse des études supérieures, même réformite, même goût pour la technocratie linguistique (jargon-novlangue), même prétention à savoir mieux que les enseignants de terrain ce qui est bon pour les élèves, même verticalité, même condescendance.

    Et il est bien possible que la réforme Blanquer fasse perdre autant de voix à la Macronie que le pédagogisme en a fait perdre à la gauche.

  7. Je pensais naguère que la massification de l'enseignement supérieur correspondait à la mise en place d'une variable d'ajustement du chômage. Je pense maintenant que cette massification vise à empêcher révoltes et effondrement d'un deplus en plus relatif consensus social. On en est donc là, une gestion du surnombre par la déqualification des diplômes.

  8. Tous à la fac !... Allez, y a pas d'avance passqu'y a pas d'boulot... faut diplômer... entassez-vous les masques... connectez, jeunesse !... En attendant qu'les Chinois rachètent Brest et l'appel du vendredi... O dis, vendredi, le jour du poisson, le signe sur les portes... un genre d'infini, O sainte farce !

  9. Les gens me marrent ! Découvrent kiy'en a qui dominent, kiy'en a dominés ! Revendiquent contre ! Rouspètent la gouvernance ! Pis quoi, deviennent à leur tour dominants et s'font dominer par d'autres dinosaures à statistiques et connexions ! Condescendé le petit prof ! Son chef itou, condescendé !

  10. Défois je préférerais écouter du rock plutôt que d'les écouter, les bienveillants à condescendance diplômée mais que j'te les écoute quand même, j'vois bien qu'ils s'enfoncent, i bricolent dans l'pandémique et sourient quand même Jaunes i sont.

  11. Xavier Bertrand, s'il s'amène aux présidentielles 2022, il a des chances on dit. Macron battu ? Comment qu'elle va faire Marine pour surtout pas gagner ? Second tour : Bertrand versus Macron ? A condition qu'les LR psychotent pas avec des primaires à la Fillon 2017...

 

Patrice Houzeau
Malo, le 4 octobre 2020.

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