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BREFS ET AUTRES
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25 mai 2021

CHRONIQUE ANTI MACRON/BLANQUER DU 25 MAI 2021

CHRONIQUE ANTI MACRON/BLANQUER DU 25 MAI 2021

1.
Dans l’affaire de Hayange, un procureur affirme qu’il n’y a pas eu dysfonctionnement : donc, j’en conclus qu’il est normal en France qu’un repris de justice étranger (que faisait-il encore là ?) poignarde une jeune Française. Continuez comme ça, Darmanin, vous travaillez pour Marine.

2.
Pourquoi je trouve Blanquer malaisant ? Parce qu’il me semble que depuis que cet étrange ministre est en place, l’Education Nationale ressemble de plus en plus à un Etat dans l’Etat, suivant ses propres règles et rechignant à obéir à celles du bon sens.

3.
Guillaume Daret souligne dans un billet que Blanquer pourrait être « la charnière républicaine » de Macron dans la campagne des présidentielles de 2022. Cette phrase notamment interpelle : « Un soldat qui joue le rôle du parti ». Voilà qui en dit long sur le carriérisme, l’ego surdimensionné et l’emprise de Blanquer sur la Macronie, sinon sur Macron lui-même (ce que je pressens depuis quelques temps déjà).

Bref, vous croirez voter Macron et vous élirez Blanquer.

4.
Electeurs des Hauts-de-France, ne vous laissez pas avoir : la vraie cible de Dupond-Moretti, ce n’est pas Marine Le Pen, la cible véritable, celle qui a été décidée par Macron/Blanquer est en fait Xavier Bertrand.

5.
Certains évoquent un ministre en situation délicate, d’autres lui voient un avenir de bras droit du président, personnellement, je m’attends à ce que Blanquer connaisse, à un moment qui dans l’ombre est peut-être déjà décidé, un féroce retour de bâton. D’où viendra le coup ?

6.
Possible que lors de sa grand messe du 26 mai 2021, l’étrange Blanquer donne de la corne d’abondance et de l’argent magique européen. Macron est de toute façon déjà réélu (faute d’opposants). Après 2022, restera la dette, et donc impôts, taxes, obligations nouvelles et connectées.
Possible, mais je n’y crois pas trop : Blanquer veut prouver qu’il est un bon gestionnaire et réformer « à l’économie ». De plus, le duo Macron/Blanquer, comme tous ceux qui ne savent pas écrire, méprise les enseignants qui ne sont pas de leur caste.

7.
Ce que je pressens des conclusions du Grenelle, c’est que les enseignants sont en passe de perdre leur statut de maître dans leur discipline et d’esprits critiques pour n’être plus que des agents de l’Etat au service de l’idéologie fédéraliste, aseptisée et hypocrite du prétendu « vivre-ensemble ».

8.
Je suis d’accord avec Bruno Retailleau : Macron est le « président du désordre », et tous ces désordres (crises des gilets jaunes, de la réforme des retraites, de la réforme Blanquer, de la gestion du covid, insécurité), il croit les atténuer en arrosant le pays d’argent magique.
Croyant réparer quatre ans de désordres, Macron accélère l’endettement de la France. Nous paierons très cher cette course à l’échalote. Objectivement, la politique économique de Macron est irresponsable.

9.
On déplore souvent le manque de combattivité des enseignants face aux réformes de plus en plus sottes que l’Etat de plus en plus technocrate (Macron est-il un robot dont le logiciel s’appelle Blanquer ?) leur inflige. C’est oublier l’incroyable force d’inertie que bon nombre d’enseignants peuvent mobiliser.
Sans même se concerter, vous pouvez faire confiance aux enseignants pour saboter à bas bruit la plupart des réformes qui ont d’ailleurs toutes plus ou moins échouées. C’est d’ailleurs pour ça que comme ils sont assez sots et payés pour, les technocrates continuent, à réformer.
C’est donc un jeu de dupes qui dure depuis 30 ans déjà : plus on réforme, plus les enseignants appliquent avec un zèle aussi stupide et de mauvaise foi que celui de leur hiérarchie les directives les plus sottes. Du coup, bin forcément, ça marche pas.
Et de réforme en réforme, de génération d’enseignants en génération d’enseignants, le niveau des élèves baisse, le niveau des étudiants baisse, le niveau des élites chute et on finit par voter pour un mannequin aussi influençable que Macron.

10.
Bon résumons-nous : Macron ne peut pas compter sur les voix des militaires, ni celles des policiers, ni celles des personnels hospitaliers, ni celles des enseignants, ni celles d’une partie des professions libérales : que lui reste-t-il ? Les chasseurs, les retraités (et encore), les étudiants (gros doute), les agriculteurs (pas sûr), les fans de McTruc et Bricolo, les limonadiers et restaurateurs, la finance… Ça risque quand même d’être un peu juste pour les présidentielles 2022.

Patrice Houzeau
Malo, le 25 mai 2021.

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9 mai 2021

QU'ATTENDONS NOUS UN COUP DE TONNERRE

QU’ATTENDONS-NOUS ? – UN COUP DE TONNERRE.

1.
On dirait bien que les Ecossais veulent encore quitter le Royaume-Uni après que le Royaume-Uni a quitté l’Union Européenne. Zallez voir que, si ça se trouve, le fédéralisme va finir par faire apparaître de nouvelles nations. #Shadokklub

2.
Le bitcoin interroge-t-il la notion de production ? Est-ce que je comprends la portée exacte de ma question ? Le bitcoin est-il une dérive de l’esprit start up nation cher à notre excellent président Macron (celui qui prévoit tout après).

3.
Il est possible que le baccalauréat 2021 soit marqué par un certain flou quant à l’exactitude dans l’évaluation des capacités réelles des élèves. En particulier en philosophie. Blanquer est un agitateur, le plus acharné des pédagogistes. Ça me paraît évident.

4.
Bizarre : des lycéens refusent de se laisser manipuler par Blanquer et sa sotte réforme et des policiers les interpellent. Un ex-mari menace de tuer sa femme et la police n’arrive pas à l’empêcher d’immoler sa femme. Un trafiquant de drogue tue un de leurs collègues et il court toujours. Bizarre. #Darmanin #Avignon

5.
C’est bien joli, les hommages, les phrases ronflantes et souvent très creuses, quand elles ne sont pas hypocrites, - la Macronie est une experte de la parlote « bienveillante » - mais, Darmanin, où sont les résultats ? #Chahinez #Avignon #DupondMoretti

6.
Le bilan du quinquennat Macron n’est pas bon. Bien entendu, il ne pouvait pas prévoir l’ampleur de la crise sanitaire. Ceci dit, comme gouverner, c’est prévoir, on peut tout de même affirmer que Macron est imprévoyant, et donc, eh bien, son bilan n’est vraiment pas bon.
Remarquez que je suis à peu près sûr qu’une fois réélu, Macron sera bien plus prévoyant et va vite te transformer la France en vaste Start Up Nation surveillante, délatrice, fliquée d’partout caporale, de manière à éviter Gilets Jaunes et blocages divers.

7.
« Il y avait des fruits tout ronds comme des âmes »
(Apollinaire)

Rondes, les âmes ? Comme des noyaux. Ou des serpents lovés. Mais si j’écris ça, j’catastrophe le chrétien. L’âme, un serpent ? Mais non, un tuyau souple, flexible l’âme.

8.
Si l’Etat voulait vraiment lutter contre le trafic de stupéfiants, il s’en donnerait les moyens : peines de prison bien plus longues et réellement effectuées, déchéance de nationalité, etc… Mais non, on préfère bricoler dans la niaise prévention et l’économie informelle.

9.
Qu’attendons-nous ? – Un coup de tonnerre.

10.
Laisser l’Afghanistan aux mains des Talibans (qui risquent de reprendre le pouvoir, l’Afghanistan étant ainsi consolidé dans son rôle de base arrière de la nébuleuse terroriste islamiste) est une erreur dont Afghans et Occident risquent de payer longtemps le prix. #JoeBiden

11.
Monsieur Dupond-Moretti, ce n’est pas le RN qu’il faut chasser des « terres » des Hauts-de-France, ce sont les indésirables qui n’ont rien à faire chez nous et qui menacent notre sécurité et notre culture.

12.
Il se murmure que Patrick Buisson, lequel défois flirte curieusement avec un islamisme d’atmosphère, fut (est) en relation (en politique, on n’a pas d’amis, on n’a que des traîtrises) avec Mélenchon. La collaboration islamogauchiste ratisse large.

13.
Décidément, ils perdent tout, les Chinois : des virus, des bouts de fusée… Remarquez, ça peut arriver à tout le monde. Regardez LREM qui va perdre les régionales et Blanquer qui va perdre son ministère…

Patrice Houzeau
Malo, le 9 mai 2021.

22 février 2021

DEFOIS QU'IL Y AURAIT DES ISLAMO-GAUCHISTES

DEFOIS QU'IL Y AURAIT DES ISLAMO-GAUCHISTES

 

La pandémie nous rappelle que les civilisations

Sont mortelles comme l'ont dit Bernanos et Paul

Valéry paraît-il et les démocraties fragiles et

Puis nos libertés individuelles fragiles pareil

Qu'on pourrait bien basculer peu à peu dans une

Surveillance généralisée de tous par tous et la

Supervision de l'Etat Du coup il y a tension du

Genre qu'on a quand même remarqué l'embarras de

La ministre des universités Frédérique Vidal Au

Lieu d's'occuper d'la misère en milieu étudiant

Elle a crié haro sur l'islamo-gauchisme se fait

Donc un peu appeler à la démission Vidal ce qui

Ne nous empêche pas d'penser que vu que l'islam

Devient influent en France on se dit que s'il y

A tant de musulmans logique qu'ils veuillent se

Faire entendre & si on les discrimine c'est une

Affaire de droit donc c'est pas de la politique

Le problème c'est qu'il est assez clair qu'y en

A pour faire de l'islam un enjeu politique même

Qu'en général on les appelle islamistes & qu'on

Les soupçonne d'être plus ou moins complaisants

Avec le djihad sous la forme d'un terrorisme de

Type daesh & qu'ils auraient dans l'idée de les

Imposer à la France leurs idées que beaucoup de

Français refusent et considèrent toujours qu'le

Blasphème fait partie de nos possibilités de la

Critiquer l'emprise du religieux sur l'esprit &

Nos libertés individuelles et que Charlie Hebdo

A raison d'user du droit de se moquer d'un dieu

Qui n'existe pas & qui n'peut se confondre avec

Le droit de se moquer de la Shoah puisque Shoah

Signifie 6 millions de personnes assassinées au

Seul motif qu'elles étaient juives et critiquer

L'islam n'est donc pas de la même nature que de

Mettre en doute la shoah ou d's'en moquer comme

L'a fait Dieudonné lequel est ou fut (je n'sais

Pas n'm'occupant guère des opinions à Dieudonné

Y a des choses + intéressantes) est ou fut donc

+ ou - proche de l'extrême-droite révisionniste

Ce qui donne à penser qu'on sent bien qu'il y a

D'la volonté politique des islamistes à exister

Pour prendre les rênes de ce qu'ils considèrent

Comme une communauté celle des musulmans & donc

On se méfie de tout les rayons halal le port du

Voile le burkini les migrants les imams le fait

Qu'il y en a qui refusent de serrer la main aux

Femmes l'enseignement de l'arabe l'université &

L'intersectionnalité même que l'on a un mot qui

Désigne les trop bienveillants avec le discours

Islamiste ou communautariste pis qui justifient

Par un discours politique + ou – gauchisant ces

Revendications c'est islamo-gauchistes ainsi la

Foule qui cause les nomme et on dit aussi qu'ça

N'existe pas l'islamo-gauchisme que j'crois que

Si que moi ce que je revendique c'est mon droit

A l'indifférence à s'qu'ils disent font veulent

Les gens because que c'est déjà assez compliqué

De mener sa propre barque alors si en plus faut

Se mêler d'la barque des autres car il faudrait

Pas croire qu'on est tous sur l'même bateau que

C'est faux il y en a zont des yachts & d'autres

Des voiliers d'autres des pétroliers & d'autres

Des destroyers pis que nous ceux que Macron pis

Blanquer méprisent ceux que Marine et Mélenchon

Manipulent pour assurer leurs fins de mois nous

On n'a jamais qu'une petite barque et qui prend

L'eau défois pour la traverser s'te grande mare

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 février 2021

 

10 février 2021

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

 

1.

Ne sais pas si ce que l'on raconte

Sur Sciences Po est vrai mais sans

Doute les têtes pensantes auraient

Du mouron à se faire que ça serait

Pas étonnant qu'la défiance envers

Les élites semble se répandre Faut

Avouer qu'ça n'a guère brillé dans

Les hautes sphères au début que le

Covid commençait à viruler que des

masques introuvables de la pénurie

De soignants de lits & de matériel

Et des mensonges & autres foutages

De nos gueules longtemps jusqu'aux

Présidentielles 2022 et au-delà on

Se souviendra et après Sciences Po

Déjà que l'Richard Descoings était

Pas si net qu'l'Olivier Duhamel un

Drôle de zoziau à périls stilal ça

S'rait-y point qu'on tentât tantôt

D'la valdinguer sa tête à Sciences

Po que parfois je me dis que juste

Une pompe à subventions un attrape

-couillon d'contribuable un aspire

fric & postes qu'c'est Sciences Po

Que c'est juste là pour que l'Etat

(Coucou c'est nous) veille à s'que

Des intellectuels hyperdiplômés et

Qui pour certains auraient bien du

Mal à avoir un vrai travail soyent

Payés quand même que ça m'rappelle

Qu'le Macron l'avait-il pas promis

D'supprimer l'ENA qui a tout l'air

Itou d'une belle usine à péteux ça

L'ENA qu'nous on a rien à dire que

Les gens qui n'sont rien qu'on est

& qui hantent les gares pour aller

Simplement gagner de quoi croûter.

 

2.

Le 9 février 2021 Frédéric Mion a

Démissionné de son poste de dirlo

De Sciences Po Paris On dit qu'il

Tenta de pas trop avouer que dans

L'affaire Olivier Duhamel l'avait

Eté mis au courant et qu'il avait

Rien fait qu'franchement si c'est

Vrai qu'il s'était juste contenté

De détourner pieusement le regard

Quand il apprit ce qu'apparemment

Beaucoup de monde savait déjà que

L'Olivier Duhamel c'était un gros

Pervers très vulgaire curieux que

Ce haut fonctionnaire (eh oui) il

N'avait pas démissionné avant car

L'image de Sciences Po elle était

Déjà moyennement pas terrible que

Ces derniers jours ça puot encore

Un peu plus qu'on parlait d'viols

Sur les réseaux sociaux que chais

Pas si tout ce qu'on dit est vrai

Mais déjà qu'elle coûte un pognon

De dingue cette Grande Ecole faut

Point s'étonner qu'on s'interroge

Sur ce que l'Etat fait d'nos sous

Surtout quand on s'souvient qu'ça

Manqua cruellement de personnel &

De matériel durant la crise Covid

Dans les hôpitaux publics qu'donc

Défois faut arrêter de croire que

Les gens du commun comme moi i le

Voient pas qu'au sommet de l'Etat

Y en a qui se fichent de nous pis

Même que parfois i disent que des

Sans-dents qu'on est pis du rien.

 

3.

Y en a qui disent qu'avec son Grand

Oral là Blanquer i voudrot élitiser

Le baccalauréat que moi j'pense que

C'est juste le contraire qu'il fait

Simplement une épreuve de plus pour

Qu'il y ait encore plus de monde de

Reçu au bac qu'en fait je pense que

Le but c'est d'arriver à un bac que

Dans bien des filières tout l'monde

Quasi l'aura même les pires zozos i

L'auront le bac que les universités

Après seront bourrées à craquer que

Ça posera des problèmes tels que le

Ministère i dira oui oui c'est bien

Que les petits Français i zaient le

Bac tous ou presque mais réaliste &

Lucide & raisonnable hein faut être

Juste la France elle peut pas payer

Des études supérieures à tous & que

Il y a trop d'monde hein maintenant

Dans nos universités qu'faudrait un

Peu sélectionner hein à l'entrée et

Hop c'est avec un bac dévalorisé de

Plus en plus (contrôle continu idem

Expérimentations pédagogico-fumisto

-bienveillantes) que fatal ça va se

Mettre en place la sélection par un

Examen d'entrée ou alors Blanquer i

Va nous la faire à l'américaine que

Le ministère dira c'est bien qu'les

Petits apprenants zaient l'Bac tous

Ou presque & du coup on va investir

Dans l'université publique et comme

Ça coûte un pognon de dingue i faut

Être réaliste lucide raisonnable et

Du coup pour contrebalancer le fric

Investi dans le public on va mettre

En place tout un beau secteur privé

De l'Education Supérieure pis qu'il

Va pousser à ce que soient créés de

Plus en + d'Ecoles Sups privées pis

Plus en + d'Universités privées pis

Plus en + d'Instituts privés et des

Droits d'inscription élevés du coup

Une sélection costaude à l'entrée &

Les banques feront des prêts à tous

Ces bons étudiants du privé là & ce

Sera comme aux States ils auront un

Bon job au bout les mirifiques et i

Mettront des années à le rembourser

Leur prêt étudiant mais toucheront

Un bon salaire alors bon pendant ce

Temps les bacheliers innombrables &

Pas trop doués bin i ziront dans de

Moins prestigieuses universités qui

Seront pas trop chères pis pas trop

Fameuses non plus faut être lucide.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 10 février 2021.

19 janvier 2021

MACRON BONAPARTE VRAIMENT VOUS CROYEZ

MACRON BONAPARTE VRAIMENT VOUS CROYEZ ?

1.

Le but de la technocratie, via la gestion administrative des crises, étant de supprimer le politique, nous pouvons lire le projet macroniste comme une tentative d'estomper le politique, voire de l'exclure totalement de certaines institutions.

Ceci a deux conséquences :

  • Le macronisme n'hésite pas à utiliser des politiques de tout bord si cela sert ses intérêts (la fameuse séduction d'Emmanuel)

  • lLe macronisme est un projet essentiellement technocratique et fédéraliste et donc opposé à la gauche de combat comme à la droite souverainiste.

2.

Paraît que Alain Duhamel a écrit un livre intitulé, si j'ai bien compris, « Emmanuel le Hardi » dans lequel il explique que Macron a pigé tout à fait que pour laisser son nom dans l'histoire de notre bonne France, faut qu'il ait la Maîtrise, qu'il ait l'air d'un Chef, à la de Gaulle, à la Bonaparte...

3.

Duhamel a raison (Alain Duhamel, bien sûr, pas l'autre qu'a donné l'illusion d'être un grand alors qu'il fut si petit) quand il le compare à Bonaparte, le Macron qu'a l'air si peu mec. On voit assez que la volonté de l'Etat (covid oblige, dit-on) est de mettre l'ensemble de la société sous contrôle.

4.

Macron Bonaparte ? Peut-être... D'ailleurs possible que l'aventure risque de finir assez mal surtout pour LREM que Macron, en vue des présidentielles 2022, délaissera pour être sans doute plus proche de la droite car la France est tout de même surtout un pays de droite.

5.

L'aventure à Macron, ja la sens qu'elle va finir assez mal car les gens, j'en suis certain, n'oublieront pas que les Français sont super taxés pour un secteur public si malmené par la technocratie que le macronisme place partout.

En conséquence, c'est bien le moindre que l'Etat, après tant d'impôts et de taxes, après tant d'imprévoyance sanitaire, après tant de gabegie éducative, aide nos entreprises, nous aide.

6.

Je crains que Macron n'ait dans l'idée de faire ruisseler l'argent magique (celui de la BCE) tout au long des années 2021-22 afin d'assurer sa réélection. Français, ne soyez pas dupes. Une fois réélu, vous n'en finiriez plus de payer et d'être assujettis à une Union Européenne de plus en plus exigeante.

7.

En guise de non au RSA aux 18-25 ans, Bruno Le Maire a dit « qu'à 18 ans, ce qu'on veut, c'est un travail ». Certes, mais le travail en ce moment se fait rare (covid dis) puis ça doit être pour ça que Blanquer les envoie tous, nos chers bacheliers, surpeupler l'enseignement supérieur. En plus, c'est tout de même pas de l'élitocrate Bruno Le Maire que les jeunes attendent des leçons sur la vie.

8.

Moi, je dis ça, je dis rien mais si le Covid mute parce qu'il se défend, se pourrait-il que se défendant contre les super-vaccins qu'on nous vend, il se défende si bien qu'il en devienne super contagieusement mortel ? Euh, si c'est le cas, les gouvernements de partout ont du souci à se faire et Macron devra peut-être accompagner Blanquer dans son exploration des confins très très très lointains.

9.

Si je pige bien la stratégie Castex, couvre-feu 18 heures national, puis dans deux-trois semaines, quelque Totor à diplômes va faire le tour des plateaux téloche pour dire qu'à cause des Français qui boivent des cannettes sur les parkings, le nombre de contaminations galope et hop, confinement3 pour les vacances de février, histoire que Blanquer ne passe pas totalement pour une andouille.

10.

Entendu sur LCI (dimanche 17 janvier 2021) ce matin qu'avec le télétravail, certaines entreprises s'aperçoivent qu'il y a des cols blancs dont la fonction s'avère tout à fait dispensable. On appelle ça la suradministration et c'est la rançon de la massification de l'enseignement supérieur.

11.

Je ne suis pas complotiste, mais défois j'me dis quand même comme arme de guerre, le Covid, c'est quand même efficace (économies ébranlées, armées et Etats impuissants, létalité montant progressivement en puissance via les mutations...). C'est-y pas dis, que d'ici quelques mois, deux-trois ans, on verrait des officiers de l'armée populaire de Chine manger des huîtres et se taper du muscadet dans le port de Brest dis hein...

Patrice Houzeau

Malo, le 19 janvier 2018

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28 décembre 2020

CHRONIQUE DU 28 DECEMBRE 2020

CHRONIQUE COVIDIENNE DU 28 DECEMBRE 2020

 

  1. Je ne suis pas complotiste mais je crois que rarement sous la Vème République on aura assisté en France à une entreprise de manipulation de l'opinion publique comparable à celle dont se rend chaque jour responsable la Macronie au pouvoir.

  2. Mauricette (78 ans) fut donc officiellement la première française à se faire vacciner contre le Covid le 27 décembre 2020. Depuis quelques heures tourne sur Twitter une vidéo qui tend à faire penser que Mauricette ne savait pas tout à fait qu'elle allait se faire vacciner (un fake?, une com' mal maîtrisée?). On se demande pourquoi certains membres d'un gouvernement fort prompt à donner des leçons à tout le monde ne se sont pas fait vacciner en premier afin de donner l'exemple aux Français dont ils fustigent tant la désinvolture. Au lieu de ça, ils ont fait d'un personnage de l’œuvre de Lucien Suel un représentant de la France rêvée par les médias où viennent régulièrement s'agiter les guignols du gouvernement.

  3. « Ce qu'un Napoléon peut laisser de poussière
                     Dans le creux de la main ! »
     (Victor Hugo, « A la colonne »)

  1. Défois Toto se promenant dans les sentiers poudreux de la Nature en ce moment toute toussante se demande en contemplant le sol (Homme humble, toujours tu contempleras le sol !) : Ô combien de Napoléons roulent sous mes pieds ?

  2. On ne m'ôtera pas de l'idée que le grand responsable de la pandémie covidienne que nous subissons n'est ni le pangolin, ni la chauve-souris mais la surpopulation qui finira par la submerger, l'humanité.

  3. D'après ce qu'on lit sur Twitter, si l'épidémie du Covid n'est pas jugulée d'ici juin, le baccalauréat 2021 risque fort bien d'être un fichu bricolage tel que Blanquer n'a cessé d'en machiner depuis qu'il est devenu ministre de l'Education Nationale.

  4. Il se dit qu'un certain Bruno Roger-Petit, pour l'heure conseiller de Macron, a, le 14 octobre 2020, invité au restaurant Marion Maréchal Le Pen, « initiative personnelle », « pour la sonder » aurait dit l'intéressé. J'imagine donc qu'il a payé l'addition personnellement, sur ses deniers donc, et non pas avec les fonds de l'Elysée.

    Certains y voient un rapprochement de la Macronie avec l'extrême-droite. Je n'y crois pas une minute. Par contre, il est possible que Macron cherche à savoir où en serait une hypothétique Union des droites en vue des présidentielles 2022.

    Il est certain qu'une Union des Droites pourrait considérablement gêner Macron, beaucoup de Français étant prêts sans doute à voter pour une union qui réunirait une partie de la droite classique et une partie de l'extrême-droite cependant qu'on peut se demander qui en serait le champion, ou la championne.

  5. Face à une hypothétique (avec quel candidat(e)?) Union des Droites, que ferait Macron ? Jouerait-il la carte du Front républicain anti-Le Pen ou au contraire, droitiserait-il le discours LREM, se coupant ainsi de ce qui lui reste de soutien au centre-gauche et risquant la rupture avec les écologistes d'EELV et l'électorat urbain, aisé, trentenaire et progressiste qui l'a soutenu en 2017.

    Si Macron choisit, comme c'est probable, la carte du front républicain anti-Le Pen, recentrira-t-il ses promesses électorales à gauche ou ne comptera-t-il que sur la détestation que bien des Français éprouvent pour l'extrême-droite ?

  6. Une Union de la Gauche semble impossible en raison de la personnalité et du programme plus ou moins « bolivarien » de Mélenchon. Une Union des Droites semble aussi compromise en raison de l'image traditionnelle de l'extrême-droite française (très conservatrice, parfois limite catho intégriste, identitaire, voire antisémite).

Patrice Houzeau
Malo, le 28 décembre 2021.

 

 

13 octobre 2020

PASSE POUR CE QUI EST

PASSE POUR CE QUI EST

 

  1. « Depuis toujours ce qui est présent passe pour ce qui est » écrit Heidegger dans « Qu'appelle-t-on penser ? » (traduit par Becker et Granel). Le philosophe a raison de lever ce lièvre, car nous savons parfaitement que ce qui est présent n'est pas toujours.

  2. « Pour la vingtième fois je prends mon téléphone / Je n'ai plus rien à dire mais je peux écouter », et que peut donc écouter le narrateur à Houellebecq, sinon la voix de ses fantômes ? Nous savons que le téléphone est une hantise.

  3. « La réalité est-elle fonction de l'observateur ? » Ce que je j'entends là sur France Culture est sans doute la seule question qui vaille et dont nous connaissons la réponse. Et cependant, nous faisons comme si.

  4. Le Covid serait-il un acte manqué de l'humanité ? Sans doute n'avons-nous pas créé le Covid, mais nous l'avons certainement suscité. C'est ainsi que nous travaillons à notre propre perte.

  5. Le Covid est très sûrement un acte manqué. Il s'agissait de masquer l'humanité qui commençait, surnombre oblige, à gronder au cœur même de la vieille Europe. Nous en sommes à attendre les couvre-feux. L'humain mate l'humain.

  6. Comme je l'entendais chanter cette comptine :

    Une pomme roule dans l'herbe

    Une pomme roule dans l'herbe

    Ce n'est pas une pomme,

    C'est une tête !

    J'en conclus que Zut était d'humeur massacrante.

  7. « Je ne trouverai donc personne qui veuille s'enfuir avec moi ! » Cette phrase de Vallès s'applique à bien des esprits qui faisant légion en un corps ne peuvent pourtant que s'enfuir seuls. Ce n'est que dans la possession que s'unissent les démons.

  8. La politique n'est rien d'autre que l'art de mener le troupeau à l'abîme tout en lui promettant des pâturages toujours plus verts.

  9. Je tiens les politiques pour de parfaits étrangers. Ils viennent d'un autre monde, et cherchent à nous dominer. Leur sourire est celui du loup, et nous ne pouvons que nous en défier.

  10. Que l'on me montre un politique qui viendrait du même monde que le mien, et je dirai : voilà un traître.

  11. C'est au nom de l'humanité que l'on nous fait avaler bien des couleuvres, et par une étrange inversion des valeurs, voilà que le lointain m'est vanté comme m'étant proche, et le plus parfait étranger m'est imposé comme étant mon prochain.

  12. « Où était mon père dans le cadavre de mon père et sa pâleur poudrée ? » (Pascal Quignard, « L'enfant d'Ingolstadt »)

  13. Le vivant et le mort jamais ne se rejoignent. Ils se fréquentent cependant, assidûment.

  14. « Ce feu qui bout au fond de la terre. » Cette phrase de Quignard... Oh le feu central ! Le laboratoire ! L'alchimie souterraine... Le monde creux...

  15. « Nous vivrons des moments d'épouvante immobile. » J'admire sa lucidité, à Houellebecq, puisque c'est comme cela aussi que nous finissons, spectres de nos synchronies, coincés dans quelque épouvante immobile, cet « éternel retour ».

     

    Patrice Houzeau
    Malo, le 13 octobre 2020.

4 octobre 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020

CHRONIQUE DU 4 OCTOBRE 2020

 

 

  1. Une élève de 1ère Bac Pro qui a l'habitude de prendre des notes (ce qui m'enchante) m'a affirmé qu'au collège, cela déplaisait à certains enseignants. J'ai lu sur Twitter qu'un professeur d'histoire-géo en classe de terminale empêchait les lycéens de prendre des notes. Curieuse préparation à l'entrée dans les études supérieures. J'espère au moins que ce n'est pas quelque nouvelle lubie des pédagogistes ou un nouveau dogme des neuroscientistes à Blanquer.

  2. L'expression « oral de maturité » a-t-elle été officiellement retenue pour désigner le fameux grand oral du bac que Blanquer nous annonce comme une avancée majeure de la civilisation apprenante ? Si oui, quelle prétention ! quelle emphase ! quel ridicule ! Remarquez que l'expression « chef d’œuvre » pour désigner les « projets » des CAP n'est pas mal non plus dans le genre trissotin.

  3. L'expression « oral de maturité » pour désigner le fameux grand oral du bac a au moins ce mérite de nous éclairer sur le lycée selon Blanquer : un passage obligé sanctionné non pas par un véritable diplôme, mais par une sorte de rite de passage vers le monde des études supérieures. Voilà qui promet bien des années de sur-scolarisation, d'argent jeté par les fenêtres et de pauvreté universitaro-sociale.

  4. Il est, étant donné l'arrogance de certains de nos dirigeants, une nouvelle fois nécessaire de rappeler que si notre économie bat de l'aile et si nos universités sont pleines à craquer de gens qui pour beaucoup préféreraient gagner leur vie, c'est parce que certains hauts fonctionnaires n'ont pas fait leur travail et n'ont donc anticipé ni la crise du Covid-19 ni la saturation des hôpitaux.

  5. J'admire ce trait de Karl Marx qui souligne que l'animal humain « ne peut s'isoler que dans la société ». Faire sécession ne peut se comprendre que par rapport au jeu social. Le surnombre divise. Cela relève moins de la démocratie que de l'arithmétique.

  6. C'est l'expression « il y a quelque chose... » qui sert au Poirot d'Agatha Christie dans « Cinq petits cochons » à la manifestation de son intérêt pour la peinture moderne. « Mais les roses flambaient, le bois de la table « vivait ». Ainsi est décrit le tableau que contemple le détective.

  7. Dans la nouvelle « La main d'écorché » de Maupassant, la mention d'une « main extraordinairement maigre et nerveuse » suffit à nous révéler la véritable nature du criminel. « Ce n'est pas moi, c'est ma main » pourrait se justifier le squelette s'il devait rendre compte de ses crimes face à quelque tribunal d'outre-tombe.

  8. En 2020, il apparut que le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, était sans doute le moins populaire des membres du gouvernement Castex. Beaucoup l'accusaient de mentir ; d'autres remettaient en cause sa compétence, voire ses capacités. On disait même qu'ayant réformé de façon très dispensable, et se rendant compte de sa sottise, il aurait, lors du départ du précédent ministre de l'intérieur, intrigué pour changer de ministère. Il aurait alors abandonné enseignants et élèves face à une réforme inapplicable et un virus handicapant.

  9. « Qu'il en soit selon la vérité de votre dire ». Par ces mots prêtés à saint Julien, Pascal Quignard, dans « L'enfant d'Ingolstadt » rappelle que souvent menteur se prend aux filets de sa langue. Ce n'est jamais que par raison d'Etat que le mensonge politique est légitime ; autrement, il n'est jamais que duperie et gros sabots.

  10. En 2020, il devenait assez clair que gouvernements récents et actuel avaient sur-investi dans l'éducation nationale, et c'est avec bien du mal que la société française affrontait virus Covid-19, déqualification des diplômes, massification universitaire, paupérisme étudiant et une pression migratoire de plus en plus forte.

  11. Ce « saisir régnant dans la raison » que je trouve dans « Qu'appelle-t-on penser ? » de Heidegger rappelle qu'il ne peut y avoir de « raison » sans précision de « fins » et de « règles ». L'humain est un projet, et c'est ainsi qu'il se catapulte dans le néant.

  12. Au début du XXIème siècle, l'espèce humaine fut prise de vertige devant le surnombre qui menaçait de l'engloutir. On fabula transhumanisme. Certains, plus terre à terre, dirent qu'en l'impossibilité d'un nouveau conflit mondial, virus et pauvretés mettraient bientôt fin aux démocraties et ouvriraient la porte aux grands massacres institutionnels.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 octobre 2020.

25 août 2020

ELECTIONS PIEGE A SPECTRES

ELECTIONS PIEGE A SPECTRES

 

 

  1. « La zone Méditerranée sera le défi des prochaines années, tant les facteurs de crise qui s'y conjuguent sont nombreux (…) C'est pourquoi j'appelle au développement d'une véritable politique européenne pour la Méditerranée. » (Emmanuel Macron cité par « Le Point », 20/08/2020).

  2. Selon « Le Point » du 20/08/2020, Jean-Luc Mélenchon aurait déclaré en juin 2020 : « Je dois être un des rares personnages de ce pays qui est monté dans un train dont il n'arrive pas à descendre. » C'est que l'on ne voit pas qui aurait la maîtrise nécessaire pour la conduire, la LFI.

  3. Je ne suis pas « insoumis », et pas même de gauche, mais il faut bien avouer que Jean-Luc Mélenchon est un orateur hors pair. Que l'extrême-gauche soit rassemblée dans la LFI est une bonne chose pour la démocratie. On a tout à craindre des clandestinités.

  4. D'après Nathalie Schuck dans « Le Point » du 20/08/2020, François Hollande aurait un jour dit : « La Grande Faucheuse hante l'Elysée ». Je ne savais pas l'ex-président si élégiaque. Du reste, j'imagine assez l'Elysée hanté de spectres aux regards perçants et pleins de visions.

  5. « Il y a des mesures simples à prendre, comme celle de donner au préfet le pouvoir de retirer des agréments à des associations où se regroupent des personnes radicalisées. »(Eric Diard, propos repris par « Le Point » du 20/08/2020). Intéressant. Qu'en pensent les juristes ?

  6. Nous entrons dans une société de l'esprit de sérieux, et donc dans une société de la dénonciation de qui dérogerait à cet esprit de sérieux, et donc dans une société de la surveillance généralisée. Y a plein d'yeux partout ; i s'multiplient ; vient le temps de l'hallucination collective.

  7. « Et cependant nous assistons à un étrange renversement : l'homme ne peut vivre sans sacré ; il reporte son sens du sacré sur cela même qui a détruit tout ce qui en était l'objet : sur la technique. »
    (Jacques Ellul, « la Technique ou l'Enjeu du siècle »).

    La technocratie tend à faire de l'humain une technique en soi : ainsi, les spécialistes des « Sciences de l'Education » voient en chaque enfant, voire en chaque individu, une éducabilité. J'appréhende le cocktail « étatisme – pédagogisme – écologie politique ».

  8. « Le taoïsme, lui, privilégie l'auto-organisation des choses comme des gens. » (Eric Nelson, propos recueilli dans « Le Point Références, « L'Homme et la Nature »). Le taoïsme serait-il un libéralisme ? Existerait-il une « main invisible du Tao » ?

  9. « N'importe quel imbécile est capable de détruire des arbres. Ils ne peuvent pas s'enfuir, et s'ils le pouvaient, ils seraient détruits malgré tout - » (John Muir traduit par André Fayot, « Célébrations de la nature »). C'est ce qui arrive à bien des humains, « détruits malgré tout. »

  10. « Il demeure invisible, cela n'empêche qu'il y soit. » (Maupassant, « Lui ? »). Qui ça, lui ? L'être, aussi invisible que le cadavre dans le placard et dont nous nous apercevons, une fois la porte ouverte, que ce cadavre a disparu.

  11. Nous croyons voter, et ce sont nos fantômes qui élisent nos illusions.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 août 2020.

22 juillet 2020

DU REEL DU VRAI ET DE LA FICTION GRAMMATICALE

DU REEL DU VRAI ET DE LA FICTION GRAMMATICALE

 

 

  1. « n'êtes-vous pas au fond en train de dire que tout, le comportement humain mis à part, n'est que fiction ? » - Quand je parle d'une fiction, c'est d'une fiction grammaticale. »
    (Wittgenstein traduit par Pierre Klossowski, « Investigations philosophiques » 307)

  2. Dans quelle mesure fait-on preuve de mauvaise foi lorsqu'on dit que « tout est fiction » ? Peut-on supposer qu'un fait échappe à l'alternative du vrai et du faux pour rentrer dans celle du réel et de l'imaginaire ?

  3. Lorsque l'on écrit qu'un fait est avéré, parlons-nous du fait en soi ou du fait qu'il est vrai que le fait a été constaté ? Autrement dit, le fait en-soi, - le fait pur - existe-t-il ou n'est-il avéré que par la perception que nous en avons ? Autrement dit, le réel a-t-il un sens en soi ?

  4. Dans quelle mesure le comportement humain relève-t-il, ou non, de la fiction ? Puis-je expliquer les comportements du passé ? Comment expliquer une décision apparemment illogique ? L'Histoire peut-elle s'expliquer, ou n'est-elle qu'une nuit ?

  5. Comment expliquer toute décision humaine autrement que par des hypothèses ? L'ensemble des actions que nous appelons l'Histoire des humains est-il un ensemble de faits que nous ne pouvons expliquer que par des si et des peut-être ? L' Histoire est-elle hypothétique ?

  6. Lorsque j'ai recours à l'éthique pour juger d'un comportement, fais-je appel à la catégorie du « vrai » ou à celle du « réel » ? Autrement dit, est-ce que je juge en fonction de ce que devrait être le réel, ou mon jugement se base-t-il sur ce que je perçois du réel ?

  7. Si j'ai recours à la catégorie du « vrai » pour juger moralement un comportement du passé, suis-je un idéaliste ? Si j'ai recours à la catégorie du réel, suis-je un réaliste, un pragmatique ? Le monde politique se partage-t-il entre idéalistes et réalistes ?

  8. L'idéalisme est-il un universalisme ? Comment dès lors ne pas céder à l'essentialisme ? Est-ce dans cet essentialisme que les droits dits « naturels » puisent leur légitimité ? A contrario, le réalisme est-il un relativisme ? Ce relativisme est-il le fondement de « l'esprit des lois » ?

  9. Peut-on supposer que tout discours sur l'humain repose sur une « fiction grammaticale » ? Que ce n'est jamais qu'en fonction des structures d'une langue que nous jugeons des autres ?

  10. Dès lors, peut-on supposer sans mauvaise foi qu'une langue pourrait à la fois rendre compte du fait en soi et juger éthiquement de l'acte ? La Justice n'est-elle qu'un roman ? Et le débat contradictoire n'est-il qu'une scène de théâtre ?

  11. N'est-il pas vrai que c'est en jugeant en fonction du réel que nous sommes peut-être le moins injuste cependant que juger en fonction d'un vrai idéal revient à aveugler le réel par une lumière beaucoup trop intense pour la pauvre humanité que nous constituons ?

    Patrice Houzeau
    Malo, le 22 juillet 2020

18 juillet 2020

ET ÇA NOUS TOMBA DESSUS

ET ÇA NOUS TOMBA DESSUS

 

 

  1. « Il était vêtu d'une longue robe blanche. Ses disciples le suivaient sur la route de Galilée et pensaient qu'il les guidait ; en fait, c'étaient eux qui poussaient leur messie. »(Doug Moench, « Voici l'homme », in L'Echo des savanes spécial USA n°14). L'enfer, c'est les autres, c'est bien connu.

  2. Lorsqu'en réponse à sa requête, il vit sortir du puits ce squelette à chair verdêtre nain, aux yeux globuleux et aux toutes petites ailes, le sorcier ne douta plus de la diminution de ses pouvoirs. (cf Kirchner, « Un rameau de Thaxin », in L'Echo des savanes spécial USA n°14).

  3. « Il [le démon Eck] ne s'aperçoit même pas qu'il vient de fêler la coquille d'un œuf gigantesque. » (Kirchner, « Un rameau de Thaxin »). Nous non plus, que déjà d'invisibles assassins en sortent.

  4. Le facétieux nain Portequoi, défois, i fait marcher sa tête, qu'elle se détache de ses épaules et s'met à cavaler sur ses petites pattes en quête d'une cheville à griffer ou d'un bas à filer.

  5. Quelque Jeanne d'Arc d'un univers parallèle : « tandis que la cavalière, comme par magie, perça leur carapace, l'une après l'autre, jusqu'à la dernière. » (M. W. Kaluta, « Parmi les Scarabaeidae », in L'Echo des savanes spécial USA n°14).

  6. Le réel est la réalité du regard. « Et maintenant la tristesse de mon âme faisait paraître les ombres encore plus sinistres et maussades qu'elles ne l'étaient vraiment. » (Roy Thomas, « Le Peuple des Ténèbres », in L'Echo des savanes spécial USA n°13).

  7. « Puis il bondit vers moi comme bondit une panthère... » (Roy Thomas, « Le Peuple des Ténèbres ») : Les panthères à peau d'homme sont bien connues.

  8. Syndrome de Stendhal : « Votre corps vide restait planté devant la toile et votre esprit était dedans. » (J.H. Winterhall, in L'Echo des savanes spécial USA n°13).

  9. Les fictions sont des spectacles. Les fictions complotistes sont des vampires qui nourrissent leur argumentaire en aspirant la raison à l’œuvre dans nos consciences.

  10. Dans « Celui qui joue avec la terreur » de George Kashdan, « Allez, Adam, prends tes monstres et viens avec moi ! » dit quelqu'un avec raison car on a toujours besoin de ses monstres quand on va dans le réel.

  11. J'entends à la radio que le koala pourrait disparaître d'Australie d'ici 2050. Jour après jour, les médias nous préparent à accepter ce qui, il y a quelques années encore, nous pensions lointain, si lointain.

  12. Ce fut officiellement le 17 mars 2020 que des confins exotiques, ça nous tomba dessus et ça nous fit basculer dans un monde différent, périlleux, virulent.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 18 juillet 2020.

13 juillet 2020

AVANT D'PASSER A L'ACTE LE LUTIN

AVANT D'PASSER A L'ACTE LE LUTIN

 

 

 

  1. Lu l'album « Sigurd », tome VI de la
    série « Les Tours de Bois-Maury » de
    Hermann qu'ça débute par d'la vision
    d'apparitions chauve-souris barge ça
    va sur la mer ça la barge pis cheval
    blanc portant joyau sur son front je
    m'dis qu'le passé c'est du retour de
    revenances qu'le présent leur permet
    encor d'se manifester dans l'bizarre

  2. « Les idées, comme des boucs étaient dressées les unes contre les autres. »
    (Henri Michaux, « La marche dans le tunnel »)

  3. « Les idées, comme des boucs étaient
    dressées les unes contre les autres»
    dit dans La marche dans le tunnel le
    poète Henri Michaux que les boucs oh
    oui qu'ça vous fonce dessus qu'si on
    i songe c'est politique en diable ça
    les boucs dans le genre radical même

  4. Les idées mèneraient-elles le monde?
    Ou alors les idées les alibis de nos
    intérêts qu'elles sont les idées que
    je me pensais en penchant la tête et
    me disant comme elle est bien pleine
    la poubelle faut qu'j'la vide tandis
    qu'elles sortent des murs les ombres

  5. « Le poste de machin semble très convoité
    à la tête de » que j'entends à la radio &
    moi entendant cela je me dis la politique
    c'est pareil que la vie d'pousse-toi-d'là
    -que-j'm'y-mets qu'il y a partout qu'donc
    ça doit être pour ça qu'on vote pour tant
    de gens aussi idéalement menteurs qu'nous

  6. Entendu dire que parfois pendant ses cours
    ce grand philosophe de la Logique aussi du
    Langage disait défois qu'idiot i s'sentait
    C'est que défois la machine a patine kelle
    se met à chantonner des comptines é défois
    qu'c'est juste une présence bouche bée pis
    qu'rien qu'en sort qu'on est juste là nul.

  7. Défois moi aussi j'me sens stupide même que
    je me relis que je me dis qu'c'est pas bien
    écrit cé koi toutes ces conneries et j'm'en
    veux j'me dis qu'j'devrais faire mieux puis
    là en général m'arrive dans la caboche c'te
    troupe de gnomes qui chantent des comptines
    bavaroises qu'j'ai envie d'boire d'la bière

  8. « Mais vous êtes aussi réel que je le suis, lui disais-je. O Simon, pourquoi êtes-vous mort avant d'avoir pu me dire de quoi il s'agit ? Simon, à quoi cela ressemble-t-il, d'être mort ? »
    (Leonora Carrington traduit par Henri Parisot, « Le Cornet acoustique » [la narratrice])

  9. Mais vous êtes aussi réel que je le suis,
    lui disais-je.O Simon, pourquoi êtes-vous
    mort avant que d'avoir pu me dire de quoi
    il s'agit? » qu'elle demande dans l'roman
    étonnant à Leonora Carrington « Le Cornet
    acoustique » que si ça s'trouve les Morts
    si on leur demandait quoiquesse d'l'autre
    côté i s'gondoleraient d'l'ectoplasme pis
    s'frottant le vide orbital i répondraient
    Tu crois quoi toi je te dis moi k'tout ça
    pour ça L'au-delà c'est de l'escroquerie.

  10. Moi je pense que le lutin armé d'un couteau
    qu'y a parfois dans la tête des gens bin il
    n'y a pas qu'le lutin aussi du labyrinthe y
    a et qu'c'est même pour ça qu'le lutin faut
    qu'il le retrouve son chemin dans le dédale
    & sans s'faire bouffer par l'aut' Minotaure
    là qu'en fin de compte il en met parfois du
    long temps le lutin avant d'passer à l'acte

Patrice Houzeau
Malo, le 13 juillet 2020.

10 juillet 2020

AVEC DANS LA TÊTE UN LUTIN

AVEC DANS LA TÊTE UN LUTIN

 

 

  1. Savez-vous que, parfois, dans les rues, un homme, ou une femme, voire un enfant, passe avec dans la tête un lutin armé d'un couteau et qu'il arrive que ce lutin passe à l'acte ?

  2. Il est évident que la Caste omnipotente des Technocrates fut prédite dans les nouvelles visionnaires de Lovecraft ; je cite :
    « Plus tard, j'en vis partout : grouillant dans les salles et les couloirs, surveillant d'énormes machines dans des cryptes voûtées »
    (Lovecraft traduit par Jacques Papy, « Dans l'abîme du temps »)

  3. Après les pandémies successives, il y eut bien des drames et bon nombre de mégapoles devinrent ces « noyaux centraux d'un chapitre de l'histoire de la terre perdu dans la nuit des temps » qu'évoque Lovecraft dans « Les montagnes hallucinées ».

  4. Je ne sais pas ce qu'elle fabrique, la Ligue des Transhumains, mais cette remarque de Lovecraft en dit long sur sa puissance psychique et c'est sous son influence que « je voulais ouvrir quelque chose, et je connaissais tous les mouvements que je devais accomplir à cet effet. »

  5. J'ai toujours pensé que ce n'était pas par hasard qu'une vache illustre la pochette de l'étrange « Atom Heart Mother » du groupe Pink Floyd. Cette vache est un vecteur psychique, d'autant plus puissant que multiplié par la complicité industrielle de la production en série.

  6. Bon, je suis rassuré : il ne circule aucun bruit alarmant « sur mon pouvoir d'influencer les pensées et les actes d'autrui ». Je ne suis donc pas le narrateur de la nouvelle de Lovecraft traduite par Jacques Papy et intitulée « Dans l'abîme du temps ». Je peux miauler tranquille.

  7. C'est la rime « squelette/omelette » qui illustre le mieux le culte auquel s'adonnent certaines nuits de pleine lune (on dirait un œuf) des encapuchonnés jaune moutarde-mayo qui vont déposer des omelettes froides sur des tombeaux aussi lointains que la lointaine cité perdue de Chépaou.

  8. Je suis certain que la Chanson « San-Francisco » de « vous-savez-qui » a été composée exprès pour faire pousser les cheveux de nos jeunes gens et énerver le pamphlétaire aux yeux étrangement fixes que je vois régulièrement revenir dans mon cadre spatio-temporel.

  9. Le problème des images, c'est qu'elles ont le pouvoir de se glisser sous nos paupières, de s'insinuer dans nos rêves et certainement d'influencer nos esprits afin qu'une fois réveillés, nous ne soyons plus tout à fait les mêmes.

  10. « Il ne voulait pas s'endormir seul car, au crépuscule, il avait cru voir la répugnante vieille dont l'image était passée dans ses rêves. »
    (Lovecraft traduit par Jacques Papy, « La maison de la sorcière »)

  11. Soudainement étrangement statique, puis la pupille comme tenue par quelque point perdu dans l'espace et le temps, « je puis vous assurer que moi aussi je disparaîtrai » me dit Zut, d'une voix de poupée sanglante.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2020.

9 juillet 2020

CHRONIQUE DU 9 JUILLET 2020

CHRONIQUE DU 9 JUILLET 2020

 

 

  1. Le problème est le suivant : en cas de deuxième vague du Covid, l'Etat sera-t-il prêt à assumer un taux élevé de contagion et la proportion de morts qui en résultera ou reconfinera-t-il, acceptant ainsi l'aggravation d'une crise économique dont nous ne connaissons pas même l'ampleur actuelle ?

  2. En cas de deuxième vague du Covid, le gouvernement ne souhaitera sans doute qu'en partie reconfiner. Le problème sera celui des écoles, qu'il faudra sans doute fermer, ou n'y admettre les élèves que dans des conditions sanitaires drastiques.

  3. Il est que si une deuxième vague du Covid déferlait sur l'Europe, il faudra dès lors repenser la notion de risque et accepter, au nom de l'intérêt général, que des gens meurent. La société, déjà violente parce que basée sur la dureté des rapports humains, n'en sera que plus âpre.

  4. Sans nul doute, en cas de retour du Covid, c'est assez vite que les anciens discours sur la répartition genrée des tâches resurgiront et l'on entendra éructer avec plus ou moins d'ironie et de finesse les contempteurs de la parité et les zélateurs de la femme au foyer.

  5. En cas de deuxième vague du Covid, il est à penser que nos libertés publiques seront encore plus menacées. Le gouvernement prendra peur sans doute de la colère sourde de ceux qui, obligés de travailler et de prendre des risques, verront pourtant leur emploi menacé par la crise économique.

  6. Il est à penser que si la crise du Covid se pérennise et que nous soyons obligés de vivre dans une société en proie aux périls viraux, nous en viendrons vite à la fermeture des frontières, ne gardant de l'Europe qu'une monnaie commune et la circulation des biens.

  7. On peut penser qu'un Covid se pérennisant précipitera l'électorat dans des votes extrêmes à gauche comme à droite, à moins qu'un gouvernement de centre-droit décide de fermer les frontières, d'augmenter le nombre de policiers et de processus de surveillance, de durcir les lois, de construire des prisons, de muscler ses forces armées. Est-ce cela que Macron aurait déjà en tête ?

  8. Face à une éventuelle pérennisation du péril viral, est-ce que le président Macron aurait déjà en tête une société de la raison d'Etat, de l'état d'urgence, de la crise perpétuelle. Ainsi pourrait s'expliquer le choix d'un premier ministre qui s'affirme sans ambiguïtés gaulliste.

  9. Est-ce qu'une Europe des solidarités, une Europe de la mutualisation des dettes, tiendrait longtemps devant une pérennisation de la crise sanitaire et donc de la crise économique ?

  10. En cas de pérennisation de la crise sanitaro-économique, se pourrait-il que les périls extérieurs se fassent plus grands (radicalités religieuses, terrorisme, croissance de la pression migratoire, bruits de bottes et montée des périls) ?

  11. Le libéralisme survivrait-il à une pérennisation de la crise du Covid ? Sans doute le libéralisme économique, faisant comme d'habitude feu de tout bois et s'appuyant au besoin sur l'aide de l'Etat, perdurera, cependant que plus difficile sera l'exercice des libertés individuelles.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 9 juillet 2020.

3 juillet 2020

AH ÇA FLOTTE ON DIRAIT DE LA FICTION

AH ÇA FLOTTE ON DIRAIT DE LA FICTION

 

 

  1. J'aime bien écrire car, me dis-je pompeusement, écrire me console d'un réel que je maîtrise aussi mal qu'un dindon maîtrise le grec. « Puisque tu tiens un langage qui n'est pas celui de tout le monde, et, ce qui est fort rare, que tu aimes la raison » dit l'Agamemnon du Satiricon.

  2. « Car, s'ils ne disent pas ce qui plaît aux petits jeunes gens « ils resteront, comme dit Cicéron, seuls dans leurs salles de cours ».
    (Pétrone traduit par Pierre Grimal, « Le Satiricon » [Agamemnon])

    Comme quoi l'adaptation du discours pédagogique aux attentes des élèves ne date pas d'hier.

  3. Les fictions flottantes à la Satiricon me plaisent bien. En ce moment, on ne peut vraiment pas dire que tout va bien. La politique est-elle une fiction flottante ? C'est qu'on ne nous dit pas tout et il faut bien qu'on nous mente. Les cuisines puent ; il faut cependant que l'on mange.

  4. J'aime bien dans le film « Louis enfant roi » de Roger Planchon, le personnage du Grand Condé, grand seigneur libertin, qui fascine l'enfant Louis, déplore qu'il y ait tant de morts, rejoint non sans panache la Fronde et s'honore de l'amitié de La Rochefoucauld.

  5. « et, chaque fois que la lampe placée dans le tombeau faiblissait, c'était elle qui la ranimait. » Sommes-nous ainsi animés ? Avons-nous une âme, qui, à l'image de la servante du Satiricon, veille à éclairer le tombeau où nous pleurons nos morts.

  6. Sans remonter à Vercingétorix, tout de même, Jeanne d'Arc, La Fronde, les Lumières, 1789, Bonaparte, La Commune, de Gaulle, la Résistance, Mai 68, les Gilets Jaunes, il est que les Français sont d'autant plus réfractaires, querelleurs et politiques que Paris se croit le nombril du monde.

  7. Parce qu'il est l'expression la plus radicale du scepticisme, le « Cogito ergo sum » cartésien est sans doute fondateur de cette résistance à l'absolutisme et à l'autoritarisme qui caractérise la pensée des Lumières et éclaire aujourd'hui encore bon nombre des jours et des nuits de France.

  8. On peut aussi voir la montée actuelle des idées écologistes en France comme l'expression d'une défiance envers la fuite en avant dans une technologie qui n'empêche cependant pas les Etats-Unis de sombrer dans la pandémie et d'encore se brûler au feu couvant de la guerre civile.

  9. Nous dînons souvent à la table de gens dont nous n'avons que faire. Ainsi nos cercles sont-ils des illusions et qui nous serre la main peut tout aussi bien nous cracher dessus que nous sauver d'un péril si cela le favorise. Nos sentiments sont aussi politiques que tout le reste.

  10. « Les valets poussèrent un cri, ainsi, d'ailleurs, que les convives, non pas à cause de cet individu puant, que nous aurions vu volontiers se rompre le cou, mais à cause de la triste fin que cela aurait faite au dîner, d'en être réduits à pleurer un mort qui ne nous était rien. »
    (Pétrone traduit par Pierre Grimal, « Le Satiricon »)

  11. Dans la nuit du 2 au 3 juillet 2020, me suis demandé si le président Macron était sur le point de lancer le pays dans une voie aussi nouvelle que novatrice, ou si son aventure politique allait finir dans le ridicule et le mécontentement général.

Patrice Houzeau
Malo, le 3 juillet 2020.

30 mai 2020

PENSE-T-ON CE QU'ON DIT

PENSE-T-ON CE QU'ON DIT ?

 

  1. Le Christ, fils de Dieu incarné dans le corps de l'homme, en vint sur la Croix à douter du Père. Notez la malice du Diable qui lui ne s'incarne pas, mais possède, jusqu'à ce que l'exorcisme le chasse. C'est ainsi que le Diable, contrairement au Christ, ne ressuscite pas.

  2. Certes, ce n'est pas avec une bibliothèque que l'on arrête une division de panzers, mais ce sont bien les idées qui combattent d'autres idées. Et c'est dans ce combat des idéologies que penser revient à armer.

  3. « Et depuis quand, Seigneur, tenez-vous ce langage ? »
    (Racine, « Iphigénie, v.13 [Arcas])

    Le langage est ce qu'on tient. Apprendre, c'est apprendre à maîtriser cette langue qui si facilement s'affole, s'emballe, dérape. Apprendre, c'est dompter.

  4. Que se passe-t-il quand je n'arrive pas à penser ? Je me suis souvent demandé si certains de mes collègues pensaient ce qu'ils disaient, ou ne faisaient que dérouler le fil de raisonnements depuis longtemps maîtrisés.

  5. Lorsqu'il me semble que je ne pense pas correctement, c'est sans doute que je n'arrive pas vraiment à me saisir de l'objet de ma pensée, que sa définition m'échappe à la manière d'un nom dont on s'aperçoit soudain qu'il ne nous vient pas à l'esprit, comme si l'avions perdu.

  6. Un penseur sachant penser n'est pas forcément moins suant à suivre qu'un penseur sot comme une saucisse puisque la sottise peut fasciner autant que pensée bien ajustée.

  7. « Ce Dieu est dans la nature, et reste pour lui-même un profond mystère. » (Alain, « De la connaissance discursive »)

    Si « Dieu est dans la nature », l'est-il de la même manière que Zut que j'imagine partout et nulle part, dans ce « quelque part » singulier de mon imagination ?

    S'il « reste pour lui-même un profond mystère », cela veut-il dire que Dieu est sans conscience réflexive. Dieu ne se pense pas Dieu, et c'est fort heureux parce qu'il aurait vite fait d'attraper la grosse tête.

  8. Zut s'amuse à penser que l'énergie je mange du riz s'rait le support avec une côte de porc de l'espace la main passe et du temps la main passe et vous prend.

  9. Zut s'amuse à penser qu'un peu d'énergie blanc le riz blanc pourrait p't'êt' bin qu'oui p't'êt' bin qu'non être le support ah tiens v'là la mort qui passe d'un peu d'espace la mort agace d'un peu de temps surtout quand elle fait claquer des dents.

  10. Zut s'amuse à penser qu'un infini d'énergie ah ça en fait des grains de riz pourrait supporter je bois du thé une infinité d'espaces je mange une glace et tant tant tant de temps que tout serait infiniment jusqu'à ce que plus rien ne soit ça va de soi.

  11. Ce n'est pas parce qu'il s'agit d'un profond mystère qu'il faut se promener avec un seau, « ni même avec un sot », ajoute Zut m'accompagnant.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 30 mai 2020

26 mai 2020

ZUT SOUVENT QU'ÇA LA DEGOÛTE

ZUT SOUVENT QU'ÇA LA DEGOÛTE

1. Le matin était moche et pluvieusement tarte ;
   
Tu disais te sentir vaseuse, un brin patraque.
   
J'attendais je n'sais quoi ; on n'disait presque rien,
   
Pis quoi qu'on fasse, il ferait un temps de chien.

2. Défois Zut s'épate du télépathe acrobate qui se carapate après s'être accaparé d'un plat de pâtes et de quelques pâtisseries ; on entend au loin les échos d'un xylophone polyglotte (ce qui est somme toute assez rare).

3. Elle dessina une lune toute ronde et un peu voilée, et de l’œil de cette lune, elle fit couler le losange d'une longue larme bleu cristal.

4. Il est difficile de se traverser lorsque son temps passe à refléter les fascinations et les agitations de l'autre côté.

5. Le long des flots Florence qu'on appelle Flo car si elle s'appelait France on ne l'appellerait pas Flo, flotte un peu de l'âme puis soudain s'dit flûte, flûte et zut, tout ça c'est du flan et s'en va en sifflotant Petite Fleur de Sydney Bechet.

6. Des fois, on a beau se fatiguer la salade de sa tête, on y pige que couic à toute cette macédoine là.

7. Zut souvent qu'ça la dégoûte, tout s'couscous, oùsqu'on se secoue le pour et le quoi qu'est-ce, pis qu'on s'presse le pensif citron, pis tout ce qu'on fait mousser là, dans la lucarne à courges, la boîte à andouilles, toute cette semoule à grosses légumes, ce bourratif politique qu'dedans qu'on finit par pédaler, dedans, dans le touci-touça des inconséquences.

8. J'ai l'éthique toc, j'en suis bien conscient, mais mon éthique toc vaut mieux que l'alibi de leur humanisme, lequel sert surtout carrières et complaisances tandis que tant d'étudiants dansent devant des armoires vides.

9. Ce n'est pas quand j'entends le mot culture que j'ai envie de sortir ma tarte à la crème, c'est quand j'entends le mot ministre voyez.

10. « Une hécatombe n'est aux yeux de la nuée humaine qu'un os mal dénudé et tôt enfoui. » (René Char, « Azurite ») : bin oui, si l'hécatombe est loin, vrai qu'on n'y pense pas trop. D'autant qu'c'est souvent avec les armes qu'on leur vend qu'ils se massacrent, nos frères.

11. Avec tous les doigts d'honneur que Zut a laissés un peu partout, il serait, je pense, tout à fait aisé de créer un Ordre, voire une Chevalerie.

Patrice Houzeau
Les (dé-)Confins, le 26 mai 2020.

 

 

17 mai 2020

SE TROUVER TOUT BETE ET AUTRES REFLEXIONS

SE TROUVER TOUT BÊTE ET AUTRES REFLEXIONS

1. Défois on voit bien qu'la vie est dangereuse, avec tous ces autres et ces pangolins et ces pièges dans lequel on tombe humainement, fatalement, désespérément.

2. Défois on s'mettrait à y croire, gogos des transcendances, à l'absolu, qu'c'est vrai qu'on est absolument paumé là à filer la planète comme l'araignée file sa toile pis qu'on s'mouche dedans.

3. Cioran i dit comme ça que la « souffrance l'impressionne », ce qui m'épate moi c'est qu'on continue quand même car pourquoi donc du vivant plutôt que stop on arrête là c'est ça que j'trouve extraordinaire, que l'idée qu'il y ait plus rien soit insupportable à l'humain.

4. Les foudres fatales qui parcourent l'infini ne disent pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu, ni ne s'écrient Fatalitas ! car aucun de ces éclairs syncopants n'est capable d'éclat de voix puisque ces foudres fracassantes qui tissent l'infini n'ont pas plus de lèvres que les arbres solitaires et flamboyants.

5. La politique c'est du toc et quand bien même ce s'rait pas du toc la politique, je m'en tape le coquillard avec la belle patte qu'ils me font tous ces inconséquents là que le covid a démasqués.

6. Défois je m'embrouille, je m'bafouille, je me bats la breloque, j'm'en cocasse l’œuf, j'm'incohère, je me brouille a mini, môme alors, désuet zozo qu'je suis.

7. Les équations, c'est si complexe qu'ça m'file des complexes ; j'l'ai pas calculateur, le réflexe et je reste là quoi ! et quand je dis coi, c'est coi comme un canard qu'aurait perdu son coin-coin devant un ordinateur.

8. « Certains problèmes, une fois approfondis, vous isolent dans la vie »
     
(Cioran traduit par André Vornic, « Sur les cimes du désespoir »)

Certains problèmes vous laissent aussi incertains que jeu de colin-virus (Voitonti bien s'que j'veux dire ? Chaipas m'en fiche) et si on s'y penche, sur ces gouffres, on finit par s'confiner dans l'infini de s'qu'on n'arrivera jamais à énoncer clairement. On dit alors qu'on se trouve tout bête.

9. « A celui qui pense pour le plaisir de penser s'oppose celui qui pense sous l'effet d'un déséquilibre vital. »
     
(Cioran traduit par André Vornic, « Sur les cimes du désespoir »)

A celui qui pense qu'il est un grand penseur s'oppose celui qui pense qu'il ne sait pas penser et pis qui reste tout pensif devant tous ces possibles de la pensée, pensif, pensif, pensif et puis tant pis, dodo, à d'main.

10. Le fantôme de la folle batifole dans la bâtisse ; fol, fol fantôme qui fugace et qui fuit, et qui la nuit agace ceux qui se sont fourvoyés du côté de la bâtisse parce que le fantôme de la folle les a fait venir, magnétiquement.

11. Le canard ne sait pas pourquoi il fait coin-coin tandis que le politique sait parfois pourquoi il fait des couacs. Je vous dis ça, je vous dis rien, je vous dis ça car c'est n'import'nawak.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 17 mai 2020

11 mai 2020

TAQUINER LE REEL

TAQUINER LE REEL

1. Et le conteur commença son conte à dormir debout de comte perdu dans ses comptes à régler, que pendant le confinement du covid, on était moult et beaucoup à s'en conter des contes à dormir debout de comptes à régler, qui ne furent en fin de compte que contes bleus et contes creux car, quoi qu'il en soit, le veau d'or est toujours debout.

2. J'envie ceux qui arrivent à trouver du sens dans le fait d'aller se faire couper les cheveux, d'analyser des urines ou de corriger des idioties. Il y a de la noblesse dans cette humilité. Et peut-être aussi quelques renoncements.

3. Bon, maintenant, Monsieur le Président, il va falloir choisir : votre main gauche s'appelle Kant ; votre main droite Nietzsche. Laquelle allez-vous nous tendre pour qu'on la hache ?

4. Le monde est une ritournelle chantée par un dieu ivre dans une ruelle de l'univers. Il la recommence sans cesse car il se trompe toujours.

5. Si quelque ministre visionnaire soudainement s'écriait : « Il faut absolument que les gens arrivent à trouver du sens dans ce qu'ils font ! Cela les consolera de gagner si peu ! », évidemment, il se gourerait dans les grandes largeurs de son front de penseur.

6. Je me félicite souvent d'être misanthrope. Cela m'évite bien des soucis, la fréquentation des autres ayant tendance ces temps-ci à devenir périlleuse en plus d'être, par définition, chronophage.

7. Alors Zut me répondit :« Moi je n'y arriverais pas. Il est vrai que je ne suis guère douée pour l'empathie. »

8. Le fantôme est l'être en manque de réel ; le fou est l'être en manque de sens : tous les deux s'accordent à taquiner le cartésien.

9. On m'a critiqué jadis pour avoir enseigné, - souvenir d'un cours sur Claude Simon – que ce n'est pas avec une bibliothèque que l'on arrête une division de panzers. Je constate idem même chose avec le covid. Je crains les temps à venir des panzers-virus.

10. Entendu sur France Info : « Il est évident que le gouvernement marche en ce moment sur des os euh... je veux dire sur des œufs ». Du grand art du lapsus.

11. J'ai noté une certaine condescendance dans le discours de certains experts qui ne voient en la culture (celle des romans et des chansons) qu'un divertissement utile en période de confinement. Il arrive ainsi que la culture soit aussi un opium du peuple.

12. L'animal ambitieux qu'est l'humain est le seul à se soucier de l'avenir. Mais l'imperfection de ses actes le condamne irrémédiablement face au présent sans horloge du virus, de la bactérie, de la molécule organique.

13. Il en est de Dieu comme du roi sans divertissement de Pascal ; il n'est Dieu que parce qu'il trouve à se divertir. C'est ainsi qu'il s'amuse fort à contempler nos dépatouillages étonnants dans l'imparfait et l'éphémère.

 

Patrice Houzeau
Les Confins, le 11 mai 2020.

27 avril 2020

SOCIAL L'ANIMAL AH FATALITAS

SOCIAL L'ANIMAL AH FATALITAS

1. « Or pour l'homme, cela seul est réel, qui est objet d'expérience, ou qui pourrait, à ce qu'on suppose, le devenir à l'occasion. » (Schopenhauer traduit par Auguste Burdeau, « Le Fondement de la morale »)
L'humain expérimente l'humain. A l'infini dis c'te travail pis le pire, aussi le meilleur. Sinon, animal ordinaire l'humain, bête apprenante. Et bien sûr, cette acharnée expérimentation transcende et de loin la bienveillance très niaise du pédagogisme à la mode.
Note : A cet égard, le « à l'occasion » de la traduction est délicieux.

2. « La nature reprend ses droits » ; « la vie reprend ses droits » : fichaises : il n'y a pas de droit naturel. Accorder des droits à on ne sait quelle « vie naturelle », c'est reconnaître le droit à la tout aussi naturelle mort de nous annihiler comme elle l'entend. La mort n'a aucun droit sur nous. Nature, vie et mort ne sont que des faits régis non par les lois, mais par les principes de la physique.

3. Parce que l'humain est un animal social, il est fatalement dangereux et nécessairement solidaire.

4. « Maintenant, pour aller au fond, cette idée de « fin en soi » soulève la même objection que celle du « devoir absolu » : une même pensée cachée, bien plus inconsciente, se trouve sous l'une et l'autre : c'est la pensée théologique. »
(Schopenhauer traduit par Auguste Burdeau, « Le Fondement de la morale »)
Le dieu caché dans l'en-soi. On ne s'étonnera pas après de la dimension chrétienne de gauche du pédagogisme : bienveillance, universalisme des valeurs, enseignement d'on ne sait quelle « morale citoyenne », mise en place d'une propagande multiculturaliste, déni du droit à l'indifférence.

5. Il n'y a pas très loin entre reconnaître l'autre comme une fin en soi et « tendre l'autre joue » : c'est ainsi qu'on finit crucifié. L'autre n'est jamais une fin en soi, il n'est qu'un horizon des possibles relatifs, une suite de faits dont je suis, quoi qu'il m'en coûte, seul juge.

6. Nous vivons en ponces pilates et raisonnons comme des disciples du crucifié : en période de crise, nous nous émerveillons de chaque acte de solidarité comme d'une preuve de la capacité de l'humain à se dépasser et nous refusons de prendre en compte l'inconséquence universelle et le surnombre.

7. Je me demande si la devise cachée de l'éducation nationale ne serait pas des fois « Heureux les affligés, car ils seront consolés » par des pédagogues bienveillants et des diplômes sans valeur.

8. Serons-nous bientôt obligés de quitter le monde de nos libertés individuelles pour rentrer dans un monde régi par les experts, les politiques et les communiquants ? Il ne nous resterait plus alors qu'à devenir les citoyens consentants d'une technocratie d'autant plus dangereuse qu'elle se prétend bienveillante.

9. Qui peut penser sérieusement qu'un gouvernement de gauche renonçât longtemps aux ventes d'armes, au tourisme de masse, à l'industrie du luxe, aux petits arrangements avec les nécessaires paradis fiscaux ?

10. S'imaginer que l'accès de tous à une culture conforme aux principes de l'humanisme le plus en vue rendrait nos concitoyens meilleurs qu'ils le sont, est aussi naïf que de s'imaginer que le monde est divisé en deux camps : celui des gens éduqués et donc forcément bienveillants et celui des soi-disant « incultes » et qui fatalitas ! ne pourraient donc que se comporter comme des brutes.

11. Qu'il est naïf celui qui s'imagine que le migrant parce qu'il est ingénieur ou avocat n'aurait pas jadis collaboré avec une entreprise terroriste.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 27 avril 2020.

 

 

 

 

 

 

25 avril 2020

LE VIRUS L'ANODIN ET AUTRES QUE J'ME DISAIS BIEN AUSSI

LE VIRUS L'ANODIN ET AUTRES QUE J'ME DISAIS BIEN AUSSI

1. En avril 2020, le premier ministre dit que la vie après le déconfinement du 11 mai ne serait pas exactement la même que celle d'avant qu'on soit presque tous à tourner en rond en écoutant tout scontradictoire là dans les informations j'avais du mal à m'concentrer sur la télé.

2. J'avais du mal à trouver si drôle que ça la plupart des comédies J'ai bien ri pourtant en revoyant « La Septième Compagnie au clair de lune » Le virus était dans l'air et le temps empoisonné.

3. A la radio j'entends que l'on a préféré l'endettement à la faillite, me suis demandé de combien de faillites serait payé cet endettement, me suis haussé les épaules pouvait-on faire autrement ? Sur la couverture de l'Obs on voyait Macron masqué.

4. A la radio j'entends personne ne sait si les avions recommenceront à voler j'ai pensé à Comme un avion sans ailes de Charlélie Couture On disait que l'immunologiste Anthony Fauci n'hésitait pas à contredire Donald Trump j'ai pensé que Donald était un prénom propice aux couacs.

5. Le 19 avril 2020, à Tel-Aviv, manifestation de plus de 2000 personnes dit-on avec distanciation sociale et masques je me suis dit qu'en France il y aurait bientôt des manifestations un peu partout que ça remplacerait les festivals annulés peut-être j'me goure.

6. Depuis que je me suis remis à écrire, je ne me souviens plus de mes rêves. C'est comme si l'écriture me tenait lieu d'imaginaire. A moins que tantôt, dans le désert de ma tête, un lancier surgisse et me foudroie.

7. En avril 2020, on disait que bon nombre de distributeurs de billets gérés par La Poste ne fonctionnaient pas On disait aussi que le métier de politique était très difficile je me suis dit que plongeur soudeur c'était aussi un métier très difficile.

8. En 2020, j'ai pensé que j'avais très souvent vécu avec des chats, des chiens et maintenant que me v'là tout seul du coup je regarde le cirque politique petits êtres savants faisant leur tour de piste jadis j'aimais bien Le Plus Grand Cabaret du Monde de Patrick Sébastien.

9. Je me suis dit que si l'on ne s'intéresse pas à l'Histoire, tôt ou tard, l'Histoire s''intéresse à nous. En général, on remplace le mot Histoire par le mot politique. Je me demande qui a dit ça mais je ne cherche pas je vais faire des courses en avril 2020 ce n'est plus une occupation si anodine.

10. Je me souviens avoir dit à un collègue que j'aurais aimé être laconique et mystérieux façon guerrier d'un Nord ancien alors que je suis bavard comme une pie latine. Je regrette que mon métier me donne tant de choses et autres à dire mais sans lui, je ne parlerais plus qu'à mon ombre.

11. En avril 2020, on dit que l'armée française a acheté de la chloroquine en Chine qu'on se dit c'est bizarre qu'on dit pourtant qu'la chloroquine contre le covid c'est pas probant qu'on pédale dans l'étrange qu'on mirage dans la choucroute qu'on s'hallucine du ministère qu'ça doit être si, en cas de, on verra bien.

12. En avril 2020, on parle de morts subites et solitaires au Japon. Dans l'Obs, François Forestier évoque avec talent le « Touchez pas au grisbi » de Jacques Becker (1954). Sur France Inter ulule la hulotte grand yeux noirs, grands yeux jaunes le hibou tout est plein d'yeux autant que de trous.

13. Ils ont continué à y vivre, à garder le pays, sans rien y changer puis ils disparurent et d'autres sont venus, barons d'un lointain souverain qui ne se préoccupe plus depuis longtemps du sang dans les murs, ni des âmes mortes dans les pièces.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 25 avril 2020.



5 janvier 2023

Y A MACRON ET MACRON

Y A MACRON ET MACRON

1.
La Russie de Poutine est au mieux, dit-on avec l’Iran des mollahs assassins, ne cesse de multiplier les appels à l’alliance avec la dictature chinoise, laquelle a très mal géré son épidémie de covid et menace, après avoir mis Hong-Kong à genoux, d’annexer Taiwan… Ceux qui voient en Poutine un « libérateur », un défenseur des opprimés, n’ont vraiment pas les yeux en face des trous.

2.
Je ne confonds pas le Macron chef d’un Etat démocratique et qui soutient l’Ukraine contre la déplorable agression russe et le Macron dont certaines réformes sont contestées et contestables (réforme Blanquer, stupide SNU, réforme des retraites,…).

3.
31.12.2022. Selon le site du Figaro, en raison de la menace Covid, le Maroc a décidé de fermer ses frontières, à partir du 3 janvier 2023, à tous les voyageurs, « quelle que soit leur nationalité », venant de Chine.

4.
Je ne peux évidemment pas savoir ce qui se passe en Chine. Je lis que certains évoquent un retour très violent du Covid, des variants redoutables et une hécatombe. D’autres parlent déjà de fake news.

Si jamais le covid fait effectivement des ravages en Chine, et que les variants sont effectivement dangereux, je me demande :

- qu’avons-nous à redouter réellement en Europe ?

- s’il est vraiment judicieux de continuer à investir dans un pays qui visiblement a bien du mal, malgré un contrôle social omniprésent, nous dit-on, à adopter une politique de santé rationnelle, intelligente et pragmatique.

Reste l’hypothèse d’un virus qui, quoi qu’on fasse, continue sa course, et, d’un variant l’autre, tue. Si c’est le cas, je comprends que la Chine soit démunie, comme nous le serons nous aussi, et m’interroge sur la nature exacte de ce poison.

5.
France 2023. Inflation, crise énergétique, chômage, précarité, réformes contestées, mécontentements catégoriels. S'ajoutent : conflit russo-ukrainien, retour du Covid possible, voire probable ; possibles, voire probables troubles sociaux importants.

6.
Les universités sont pleines de gens dont, pour certains, on s'interroge sur la réalité des compétences acquises. De nombreux secteurs manquent de main d’œuvre. Obliger ceux qui sont en poste à continuer jusqu'à 65 ans retardera l'accès au premier emploi.

7.
Services de santé en souffrance, éducation nationale en désarroi, défense sauvée de justesse (et encore) par l'agression de l'Ukraine par Poutine. Président Macron, vous n'êtes pas le grand réformateur que vous pensez être ; contentez-vous de gérer, ça serait déjà pas mal.

8.
Ai écouté les vœux 2023 du ministre Pap Ndiaye : défilé de lieux communs, à la limite de la niaiserie (« Il faut tout un village pour élever un enfant »). Il définit plus l'école comme un lieu « d'épanouissement » que comme un lieu de préparation à une carrière professionnelle. Inquiétant.

C'est pourtant l’exercice d'un métier qui assure, via le salaire, l'indépendance et l'autonomie de chaque citoyen. Le reste n'est souvent que blabla.

9.
5 janvier 2023. La France va livrer des chars AMX-10 RC à l'Ukraine. Possible, sinon probable, que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne, d'autres sans doute suivront et que les forces ukrainiennes augmenteront bientôt leur puissance de feu sur le terrain.

10.
Si je comprends bien, en faisant parvenir au président Macron un éclat retiré et qui a failli le tuer, Rogozine fait la promotion du canon CAESAR en en soulignant sa grande précision.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 janvier 2023.

11 mars 2022

PERIL POUTINIEN IL SUFFIT DE REGARDER UNE CARTE

PERIL POUTINIEN IL SUFFIT DE REGARDER UNE CARTE

 

1.

Quoi qu'on pense de Zelensky et du gouvernement ukrainien, l'agresseur s'appelle Poutine, les Etats-Unis sont une démocratie et la Russie une dictature, et ceux qui sont contre les sanctions envers la Russie servent la soupe à Poutine. #Zemmour #LePen

2.

Il ne suffit pas que la dette d'un état soit faible pour mener une guerre : il faut aussi que le pays puisse continuer à produire et à donner des garanties de stabilité économique. Les capacités de la Russie sont durement impactées par les sanctions économiques occidentales.

3.

Tombé, le Poutine, dans un piège tendu par les Américains, l'OTAN, l'Ordre Mondial, l'UE, les Reptiliens, les Satanistes, les Covidiens, les Aliens, le petit doigt de Tom Pouce, la plume de ma tante ? Ah, le con.

4.

Embrouille sur le bombardement de l'hôpital de Marioupol. Va savoir qui manipule qui.. Cette guerre doit s'arrêter. Que les Russes rentrent chez eux et foutent la paix aux Ukrainiens. Le reste, c'est des conneries politiques. Poutine est dingue ou incompétent. Peut-être les deux.

5.

10 mars 2022. Selon le site du magazine « Challenges », Renault suspend pour plusieurs jours la production de plusieurs de ses sites situés en Russie (Togliatti, Ljevsk, Moscou...) ; des problèmes de logistique, paraît-il.

6.

Lavrov, l'une des marionnettes du guignol sanglant à Poutine, aurait déclaré ce jour (10 mars 2022), que la Russie n'avait pas « planifié d'attaquer aucun pays ni l'Ukraine (!), mais [qu'ils] étaient arrivés à une situation constituant une menace directe pour leur sécurité ».

Le problème, c'est que personne ne prétend attaquer la Russie (17 millions de km²) : la Russie est absolument imprenable. Par contre, les anciens pays du bloc de l'Est craignent beaucoup les étranges manières de penser et d'agir de Poutine.

Tout est affaire de traduction. Si Lavrov a dit « Nous n'avons même pas attaqué l'Ukraine », alors c'est un KOLOSSAL mensonge. A ce niveau-là, ça serait bouffon, ubuesque, pitoyable et Lavrov aurait ce jour perdu toute crédibilité. Mais l'a-t-il dit ? J'en sais rien.

Lavrov prétend que la Russie n'avait pas planifié d'attaquer l'Ukraine. Non, zont juste massé des troupes pendant des semaines aux frontières, et puis i sait pas s'qui s'a passa, se sont retrouvés en Ukraine, du coup, embrouilles, frittages, et de fil en aiguille, badaboum.

7.

L’excellent Restitutor Orientis (@RestitutorOrien) publie sur son fil pas mal de vidéos montrant des équipements de l'armée russe détruits par les drones TB2 (de fabrication turque). Alors que certains affirment l'Ukraine vaincue, il semble que les capacités de son armée restent fortes.

8.

En réponse aux sanctions économiques occidentales, Poutine prend des mesures d'interdiction d’exportations de produits et d'équipements russes. C'est embêtant, mais confirme la volonté de la Russie de se couper du monde occidental. Poutine prépare la ruine de son pays.

9.

Et vous croyez vraiment que sans pression sur ses amis oligarques, sans sanctions économiques, sans livraisons d'armes aux Ukrainiens, Poutine accepterait de négocier ? Non, il nous mépriserait et écraserait l'Ukraine, voilà tout.

10.

10 mars 2022. La banque centrale russe exclue de la banque des règlements internationaux. Goldman Sachs cesse ses activités en Russie.

11.

La Bourse de Moscou sortira-t-elle du coma le 11 mars 2022 ? Mystère et inflation...

12.

Poutine i s'prend pour Fantomas Maître du Monde, mais i fait des morts, ce con, des morts ukrainiens, des morts russes, des morts civils, des morts militaires, des morts économiques (y en a i vont s'suicider c'est sûr), Poutine c'est un faiseur de morts, c'est un cadavéreur.

13.

Il faut travailler à se passer du pétrole du dictateur Poutine. Dans l'incapacité d’exporter, privé de sa principale ressource, il dégringolera. L'augmentation de la production pétrolière hors-Russie fera baisser la pression sur les prix, et fera réfléchir Poutine.

14.

Quand on confie un couteau à quelqu'un qui subit une violente agression, cela devient légitime. Rappelons-nous de la Guerre d'Espagne.

Après, René Chiche a le droit de ne pas considérer la résistance ukrainienne comme légitime. Oui, c'est son droit. Mais dans ce cas, cela veut-il dire que ce fonctionnaire de l'Etat français approuve l'invasion de l'Ukraine par le dictateur Poutine ?

15.

D'une posture pacifiste (« La guerre c'est pas bien et en plus c'est dangereux », nous dit en substance ce grand penseur), René Chiche glisse-t-il de tweet en tweet vers une posture pro-russe, voire pro-Poutine, anti-ukrainienne et se fait-il le relais de la propagande poutinienne ?

16.

Possible que cette personne se ressemble tellement qu'en effet, c'est elle-même, qu'elle vivrait à Marioupol, qu'elle serait enceinte, et que oui, elle fréquente les réseaux sociaux. Moi, j'en sais rien, j'y suis pas en Ukraine. René Chiche, apparemment, si.

Personnellement, que René Chiche ait retwetté les photos d'une personne dont il ne sait absolument rien, et qui se trouve plongée au cœur d'une guerre où l'on comprend que les civils ne sont pas épargnés, me met mal à l'aise, vraiment.

17.

René Chiche critiquant la logique d'Emmanuel Macron : c'est l'âne qui reproche au mulet de ne pas braire correctement.

18.

11 mars 2022 . Ah apparemment, la Bourse de Moscou est toujours au lit. Le Cac 40 en légère hausse ce 11 mars 2022 (12 h 10). Le rouble lutte pour ne pas s'noyer.

19.

« L'occident est-il devenu l'empire du mensonge comme l'affirme Poutine ? » et René Chiche de répondre « je le crois ». Vous remarquerez que le releveur de sophismes oppose dans la même phrase « mensonge » occidental et « vérité » poutinienne. Etrange.

20.

Paraît que Poutine n'est pas content de ses services de renseignements (FSB) : du coup : purge. Paraît que Poutine n'est pas content du tout tout court. Les oligarques non plus ne sont pas contents. Certains militaires non plus peut-être bien. Du coup, vont s'soulager en massacrant l'Ukraine, et après, ils diront que c'est la faute de l'OTAN.

21.

Laisser l'Ukraine se faire « pacifier » par les Russes c'est l'assurance d'avoir rapidement un bloc Biélorussie/Ukraine menaçant et non démocratique aux portes de l'UE. Il suffit de regarder une carte.

 

Patrie Houzeau

Malo, le 11 mars 2022.

29 septembre 2021

NOTES ET HUMEURS APRES M'ETRE RENDU COMPTE

NOTES ET HUMEURS APRES M'ETRE RENDU COMPTE

1.
Rentrant chez lui, le narrateur de « La plume empoisonnée », d'Agatha Christie retrouve sa sœur ne faisant rien et « perdue dans ses pensées ». Est-ce « la photographie d'une rate malade » offerte par le docteur Griffith qui la fait ainsi songer ?

2.
« Ce sont des gens d'une autre espèce, d'une autre race,
Nous dansons tout vivants une danse cruelle »
(Michel Houellebecq, « So Long »)

Les vers parfois font écho à des je ne sais quoi qui flottent dans la caboche. Le rythme ici, deux temps, puis trois, me rappelant la danse barbare du film « Un soir, un train ».

3.
De même que tous les chemins mènent à Samarcande, se pourrait-il que, par des chemins infiniment détournés, toute métaphore nous ramène à la mort ?

4.
Rimbaud dans « Matin »... « le travail nouveau »... « la sagesse nouvelle »... puis du lexique à plaire aux progressistes : « la fuite des tyrans et des démons, la fin de la superstition »... « la marche des peuples »... Y crut-il ? Peut-être. Moi, pas.

5.
Le futur à nous autres, les dieux et leurs illusions y rejouent leur vieille comédie. Superstitions et effarements rituels éteindront les Lumières de la vieille Europe. Ou alors, les mirages du transhumanisme, celle alchimie électronique, lune qui s'fout d'nous.

6.
Je n'avais jamais songé à ceci que le lion qui accompagne le chevalier Yvain est une personnification de son courage et de sa façon d'être au monde, un double, une réflexion, un réfléchi, totem, blason, faudrait que j'approfondisse ce puits.

Ainsi, dans l'épisode du « combat contre les deux démons », les brutes ont exigé que le lion d'Yvain soit écarté de la lutte, « enfermé dans une petite chambre » et lors il s'en fallut de peu que Yvain, séparé de sa rare vaillance, fût vaincu.

L'adverbe ici est délicieux : « Le scélérat lui a offert sans protection sa tête et son cou nus, et il [Yvain] lui a donné un tel coup qu'il lui tranche la tête au ras du cou si délicatement que l'autre n'en est pas conscient. » (Chrétien de Troyes traduit par David Hult).

7.
Très jolie question posée sur France Inter à une dessinatrice : « Cherchez-vous, vous aussi, la danse dans les arbres » ? (J'ai reformulé la question parce que, mais le sens y est).

8.
Schopenhauer, dans « Le fondement de la morale » note que pour le droit de propriété, la distinction semble si mince entre droit positif et droit naturel que bien des gens n'ont qu'une idée en tête : « dépouiller leur prochain » de ce qui ne serait jamais que bonne fortune.

Ainsi, que la propriété vienne de la blague du « droit naturel », ou d'un droit garanti par l'Etat, cela importe peu au voleur et au communiste, lequel ne voit jamais dans cette propriété que le résultat d'un concours de circonstances (reproduction sociale etc...)

J'ai, pour ma part parfaitement conscience que l'ingénieur est souvent fils de prof de maths et que je ne suis jamais que le fils de gens modestes et, méprisant le progressisme forcené de l'ingénieur, je méprise aussi qui prétend faire de chaque ingénieur un agent de l'Etat.

9.
Que je prenne position en faveur de la peine de mort pour ces mauvaises bêtes que sont certains humains, me fait voir d'un sale œil par bien des bonnes âmes. Le soleil se lève chaque jour sur de nouveaux charniers ; je ne m'émeus pas du sort d'un salopard.

10.
Bayrou, dans un tweet, évoque le « regard fraternel » de Macron. On devrait sur ce point demander son avis à l'un des gilets jaunes éborgnés par la haute fraternité du Monsieur.

11.
Anne Hidalgo a raison de rappeler que pendant longtemps, l'Ecole de la République a joué un rôle positif dans la construction de la société française tout en dénonçant les errements actuels de la réforme Blanquer : seuls les macronistes y voient une contradiction.

12.
Le vertige des moyens s'empare de l'éducation nationale. Mes heures de cours s'envolent en fumée (pratique sportive de plein air – ce que j'admets), stage bidon d'une semaine, évaluation de compétences d'entrée en 2nde, évaluation des performances numériques, « Pix » ça s'appelle...

Dans tout ce fatras évaluatif (pour parler la langue de ce siècle performatif), où sont les contenus ? Où est la pratique du métier ? où est le bon sens de Molière ? Perdus dans les beaux tableaux du design pédagogique... Après, le Medef pleurera sur le manque de main d'oeuvre...

13.
Ici et là, dans les lycées pro, la « nouvelle société » chère à la Macronie place ses pions : hyperconnectivité « obligatoire » (on nous dit), évaluation des compétences numériques des enseignants comme des élèves : en vue, de meilleurs résultats sur Parcours Sup. Gueuserie.

14.
« portefeuille de compétences », « parcours éducatif de santé », « parcours citoyen », « pôle organisationnel »,, « Pôle Réflexif-Actionnel » (je n'invente rien), et mieux encore : « Pôle Réflexif-Personnel », « Pôle communicationnel » : Quelques sottises à la mode dans l'Education Nationale.

Français de bon sens, riez comme je ris de ces trissotinneries, mais n'oubliez pas qu'elles se font avec vos impôts et l'assentiment de Blanquer.

15.
Les pourboires par carte bancaire défiscalisés par le divin Macron : euh ? Moi, perso, je vais pas défiscaliser les 50 centimes de ma bière... Alors, les gros pourboires... Seraient-ils donc assez rats pour se faire défiscaliser leurs pourboires de grands seigneurs ?

16.
Je déteste ParcoursSup parce que cette machine place les étudiants en position de sujétion. Il n'y a plus de contrat moral passé entre un étudiant désireux et l'institution universitaire ; ne reste que le bon vouloir d'une administration toute-puissante et inefficace.

17.
On s'étonne de la virulence des réactions à la vue de Macron (une gifle, un œuf,...) sans voir que ce qui est attaqué, ce n'est pas tant Macron lui-même (pourtant assez tête à...) mais son projet : fédéralisme, électronisme forcené, financiarisation de tout...

Patrice Houzeau
Malo, le 29 septembre 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 août 2023

DE TOUTE FAÇON JE NE L'AURAIS PAS ACHETE

DE TOUTE FAÇON JE NE L'AURAIS PAS ACHETE

1.
De toute façon, je ne l'aurais pas acheté, mais j'ai trouvé dans une boîte à livres un vieux bouquin signé Fillon. « Faire » ça s'appelle. J'y ai jeté un œil. C'est vide et pas écrit. Je confirme que c'est du niveau « CAP vendeur de rillettes sur la Place Rouge ».

2.
19 août 2023. Cryptomonnaies. La justice américaine valide la mise sur « liste noire » du « mixeur » Tornado Cash, soupçonné de blanchiment.
Par ailleurs, une tendance à la baisse du bitcoin semble se dessiner...

3.
Il paraît que Elon Musk voudrait supprimer la possibilité de bloquer les comptes que nous jugeons indésirables. Si cela se fait, Twitter va devenir la Cour des Miracles de tous les complotismes, et de bien des désaxés. Pourra-t-on au moins continuer à filtrer les lecteurs ?

4.
Si l'Occident ne fait pas reculer Poutine maintenant, demain il devra faire reculer Xi Jinping. Si l'Occident ne se décide pas à faire reculer et Poutine et Xi Jinping, alors c'est que la Russie et la Chine ont déjà gagné et le déclin du Monde Libre est dès lors enclenché.

5.
Août 2023. La première mission lunaire russe, Luna-25, qui a coûté des milliards de roubles à un pays dont la monnaie ne vaut rien et dont l'armée est bloquée à l'est et au sud de l'Ukraine, en attendant d'en être délogée, s'est cassé la gueule.
Vous pariez combien que certains complotistes ne vont pas tarder à raconter que non, Neil Armstrong n'a pas posé le pied sur la Lune le 21 juillet 1969 mais que oui, les Russes ont parfaitement réussi la mission Luna-25 mais que pour des raisons d'Etat ils ont feint un crash ?

6.
Certains économistes commencent à suggérer que l'on a peut-être un peu surestimé la puissance économique de la Chine. Outre que cela prouverait que la démocratie libérale est le système politique qui s’accommode le mieux des nécessités économiques du développement, je me demande si l'inénarrable Raffarin ne va pas finir par se tourner vers la promotion du café liégeois et des bières d'abbaye.

7.
Si je pige bien, la Russie à Poutine, via ses réseaux en France, influence la LFI, finance l’extrême-droite, avait ses entrées à l'UMP (et donc quid de certains LR et « divers-droite »?), a placé ses pions dans les médias, nos universités, nos grandes écoles (y compris celles en lien avec la Défense).

8.
Le remplacement du professeur absent par un cours en ligne... Mwoui... A condition que tout fonctionne (pas de bug ou de plantage du site, nombre suffisant de postes informatiques, ordinateurs en bon état de fonctionnement, que les élèves se souviennent de leurs codes...)

9.
Croire qu'une séquence pédagogique peut-être préparée par un enseignant A et donnée sans souci par les enseignants B,C,D, etc... est un présupposé faux (bien que défendu par bon nombre de formateurs et d'inspecteurs). Chaque enseignant a sa propre manière d'aborder les documents, son rythme, son style, sa manière d'être en classe (manière de parler, d’expliquer et de rendre explicite, de maintenir l'attention, de tenir compte des lacunes possibles,...) et il n'est jamais aussi à l'aise qu'avec une séquence qu'il aura lui-même préparée pour une classe qu'il connaît.

Personnellement, les quelques expériences que j'ai pu faire m'ont amené à reformuler les questions, remplacer certains documents par d'autres, supprimer des longueurs, bref, refaire une partie de la séquence.

Au début de ma carrière, j'ai bien eu quelques séquences en histoire-géographie que je n'ai que très peu retouchées, mais elles consistaient , pour quasi chaque séance, en quelques documents à deux ou trois questions. Parfois pas de synthèse.

Ce que j'ai vu de meilleur est un cours de français basé sur l'étude de nouvelles. Chaque élève avait une copie de la nouvelle et une série de questions soigneusement formulées. Dès qu'il avait terminé, il me montrait son travail et pouvait se corriger lui-même (une copie de la correction pour chaque élève avait été prévue par la collègue) : un travail de précision.

10.
Le coût de l'apprentissage est de plus de 20 milliards par an (charge pour l'Etat, à peu près 25% de cette somme, le reste étant pourvu par les régions, des fond européens, les entreprises,...). En pourcentage, la part de l'apprentissage dans la création de nouveaux emplois se situe entre 25 et 30%). Il semble que l'apprentissage rapporte de l'argent aux finances publiques. On comprend dans ces conditions que le gouvernement n'est pas prêt d'abandonner un système plutôt rentable. Reste aux Lycées professionnels à défendre leurs intérêts en intégrant l'apprentissage dans leurs modes de fonctionnement. Cela s'annonce compliqué.

11.
21 août 2023. Ah tiens, Philippe Meirieu publie sur twitter une phrase forte et définitive, je cite : « Une société qui ne parvient pas à attirer ses jeunes vers les métiers de l'éducation est une société malade et sans avenir. » Quelle profondeur ! C'est bien simple, on dirait du Hugo, le talent en moins.

Patrice Houzeau
Malo, le 21 août 2023.

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