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13 septembre 2021

TRES POUTRE EN ANGLAIS

TRES POUTRE EN ANGLAIS

« My name is Alice, so please your Majesty, » said Alice very politely ; but she added, to herself, « Why, they're only a pack of cards, after all. I needn't be afraid of them ! »
(Lewis Carroll, «Alice's Adventures in Wonderland »)

My name is stupid fit-elle passque fut très poutre en anglais
Name ? Stupid !
Is que c'est vraiment ? Bin oui chuis pas
Alice ma pomme dit Zut
So ah tiens j'vais mettre plein de « so » : so so so so so so Y en a 6, ça fait six-so.
Please, pouvez-vous m'indiquer le chemin vers le Traczir Club ? Oh, je vois, merci beaucoup...
Your « cantatrice chauve » est assise sur le genou de mon oncle, je vous ferais remarquer...
Majesty, majesty, est-ce que j'ai une tronche de Majesty, s'empourpra Zut en envoyant sa couronne sur les roses.
Said What ?, elle dit Alice éberluée façon La République en Marche constatant qu'elle n'avait plus pied.
Alice c'est une actrice amateur, euh une amatrice actrice, bon, enfin une comédienne avec laquelle Zut répète une pièce de Shakespeare en anglais même que Zut n'y pige que pique-couic, et aussi elle cause toujours
Very politely, Alice, ah, c'est pas comme Zut alors que pas du tout
Politely qu'elle jacte Zut
But Zut s'en fout car son but à Zut c'est d's'amuser quitte à éberluer quelque peu
She bah ! She fait s'qu'elle veut, Zut (surtout depuis qu'elle a pigé qu'elle existait pas, ah ça, elle en profite, la fiction...)
Added Jeanne, c'est une chanteuse, non ?
To ah tiens, j'vais mettre plein de « to » : to to to to to to y en a un lot, ça fait trois toutous To
Herself - Alice se cause beaucoup à elle-même, pas comme Zut qui s'adresse à moi la nuit le jour pour m'les raconter ses zuteries mirifiques
Why - Alice se questionne beaucoup elle-même, pas comme Zut qui m'tarabuste jour et nuit le cucurbitacée avec de l'incongru interrogatif
They're (ah flûte, j'vas avoir envie d'une bière)
Only one ? Espère toujours... mais faut pas, sinon, après j'n'écris plus...
A... qui se prononce « eu » que si j'en mets deux, j'pourrais me les faire sur le plat.
Pack ah tiens, ça colle avec les sur le plat dont j'viens d'causer
Of, oui oui, of, of, of, hoquète le phoque
Cards qu'en français je pense « château de cartes » parce que. Mais paraît qu'on dit « house of cards » dans la langue que j'causerai jamais.
After, after quoi ? After, Zut, elle rentre à sa maison, Alice dans son livre, et les répliques shakespeariennes là où sont rangées les répliques shakespeariennes.
All et oh la la, dit Zut juste avant de se faire coller deux heures par Madame Pizzicati-Pizzicato qu'aimait pas trop qu'on lui gratte le jeu
I, et Aïe-yayaïe, dit Zut collée, consternée,
Needn't – ah tiens, sur France Culture, on parle de l'histoire de la maison Casterman, c'est passionnant, mais je m'en fous royalement
Be – ah tiens, j'vais mettre tout un fricotin d'be, be, be, be, be, be, Your « cantatrice chauve » a pris le chapeau de mon oncle, je vous ferais remarquer...
Afraid As't'heure ? Stilal qui dansot dans ces films là ?
Of tiens revoilà mon phoque hoquetant
Them – comme c'est la fin du poème (ou quelque chose dans ce goût-là), je vais allonger le son pour faire note continue façon pop song psychédélique, 
THEEEEEEEEEEEEEEEEEEMMMMMMMMMMMMmmmmm.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 septembre 2021.

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13 septembre 2021

LA LANGUE C'EST DU C'EST-A-DIRE

LA LANGUE C'EST DU C'EST-A-DIRE

1.
« L'orage assombrit ma fenêtre. J'ai envie de Notre-Dame sous le ciel noir. »
(Patrick Grainville, « Les Anges et les faucons »)

L'orage : les anges artilleurs à l’exercice. L'orage
Assombrit l'paysage lequel est tissé de sourires de clowns
Ma musique que j'préfère c'est quand même ce bon vieux rock progressif (Pink Floyd, Gong, The Residents, Gentle Giant & tutti planeries, quand ils sont pas emphatiques & tocs, sont réconfortants les bidouilleurs d'sons là, & même marrants défois dans le genre humour des lunes) Ma
Fenêtre n'est point bleue car il fait jour ; dehors c'est façon fait pas beau, blanc, gris, avec des airs à pleuvoir pour un rien.

J'ai envie d'une bière car j'aime bien la bière mais faut pas qu'j'ai
Envie d'une bière car faut qu'j'écrive et si j'commence à liquider
De la bière j'écrirais pas assez pour être content quand même
Notre-Dame des Sobriétés passez-moi s't'envie d'binouze
Sous ton balcon j'irai pas ce soir chanter Je suis sous sous sous ton balcon
Le temps passe moi j'écris y en a qui sauvent des vies moi j'écris Le
Ciel s'en fiche y a personne dedans (sauf peut-être de lointains cousins)
Noir est l'espace on dit avec des trous noirs dedans paraît.

2.
« car celui que vise un sort, c'est le chef de famille, c'est-à-dire celui qui marque cette famille de son nom. »
(Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts »)

Car qui m'fait penser à « Yes baby you can drive my car »
Celui qui m'fait penser à « ou comme cestuy-là qui conquit la toison »
Que me dites, que me dites-vous là ? Des sottises, des sottiiiiiiiiiiiizzz sans nul doute - Un p'tit coup du Daevid Allen Weird Quartet, « The Latest Curfew Craze » ça s'appelle, gouleyant dans l'genre déjanté -
Vise un peu cette fille-là, elle est terrible me dis-je à mon Johnny fantôme et portatif (çui-là qu'j'ai sous les tifs)
Un fantôme c'est bien utile quand on est seul on peut lui causer mais défois faut l'apprivoiser défois c'est pas si facile Un
Sort c'est jamais à soi-même qu'on le jette, qu'on s’ensorcelle, s'envoûte
C'est la rentrée des classes, faut s'reconnecter au réel à Blanquer, étrange contrée, on navigue dans les confins à « chef d’œuvre » (on en rit dans les salles de profs, y a qu'Blanquer pour pas s'en douter)
Le Blanquer, depuis que Buzyn a été mise en examen, i doit s'poser des questions dans sa tête, Mister Tout-Va-Bien-C'est-Sur-La-Table (rengaine impopulaire) Le
Chef c'est le Chef et quand ça va pas, c'est le Chef qui doit, sinon, qu'il aille faire le Roi de Pologne dans une pièce de Jarry.
C'est-à-dire : j'aime bien ça, le « c'est-à-dire » qui ne dit pas autre chose que le langage est quelque chose à dire et c'est
Celui qui dit qui est comme on dit quand on dit déjà des choses
Qui sait comment qu'ça va tourner tout ça bah je n'ai plus qu'à m'occuper de mes affaires et laisser s'embourber les prétentieux Elle disait un
« Marque-ta-page » pour « marque-page », mignon.
« Cette fille là, mon vieux, elle est terrible » ah toujours mon fantôme de Johnny qui agite un peu d'rock n' roll (çui-là qu'j'ai sous les tifs) Ma
Famille, j'l'ai bien perdue, seul que j'reste avec mon chien dedans.
De ma désinvolte écriture que j'm'occupe, tout l'monde s'en fout, ça m'va très bien.
Son prénom ? Melody. Son
Nom ? Nelson. C'est dans un album de Serge Gainsbourg que j'aime bien.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 septembre 2021.

 

13 septembre 2021

TYPIQUE TYPIQUE COMME L'AS DE PIQUE DIT ZUT

TYPIQUE TYPIQUE COMME L'AS DE PIQUE DIT ZUT

1.
« Celui qui ne dissout pas celui qui vient à lui, un Sphinx s'y forme et c'est de Sphinx que l'on meurt. »
(Henri Michaux, « Les Sphinx »)

Celui-là, je ne sais pas ce qu'on va en faire...
Qui veut jouer ? Une partie d'échecs ? Ça vous plaît pas, les échecs ?
Ne t'en va pas sans prendre tes médicaments il se
Dissout bien ça y est il a disparu ce que c'est que de nous quand même...
Pas un bruit... Endormi, tout... nuit, campagne, ville.
Celui-ci par contre oui je sais très bien ça va faire un bon...
Qui a dit oui ? C'est vous qui avez dit oui ? Elle
Vient, elle vient toujours, ne vous inquiétez pas elle viendra
A bon entendeur salut ! dit-il en claquant la porte.
Lui, c'est un bon, vous n'avez rien à craindre... Rien. Il le fera.
Un jour, je m'en irai, c'est sûr, je ficherai le camp. Un
Sphinx, j'aimerais qu'on dise ça un sphinx un genre d'être façon qui
S'y fie s'y pique... Ah c'est typique, typique comme l'as de pique chantonna Zut qu'était fort enjouée soudain. Une
Forme dans la nuit... Qui c'est ?... Est-ce vous, Godot ?
Et alors qu'est-ce qui s'est passé ?
- C'est à peine croyable ! On a retrouvé la vache ! Oui oui, celle-là, qu'la soucoupe hein, a l'avait avalée, abductée même qu'on dit, aspirée dans les airs... WHIIIZZZZZZ ! Hop, dans l'pré, plus d'vache.
De rien... Non, parce que quand même, fallait l'faire... De rien, allez, c'est rien, c'est rien, rien du tout...là, c'est fini, les échecs, les vaches volantes, les soucoupes, la vie, là, elle vient, elle viendra, elle vient toujours...
Sphinx... c'est-à-dire énigme, mystère, étrangeté, bizarrerie.
Que voulez-vous ? Une partie d'échecs ? Une vache ? Un Sphinx ?
L'on se tait... plus personne n'y pige que couic. On finit par n'y plus penser qu'on y pige que couic pis à force d'avoir existé, bin on
Meurt. C'est comme ça. Faut laisser leur chance aux autres là, les vivants.

2.
« A la fin, juste avant l'agonie terminale,
Un bref apaisement parcourut sa poitrine.
Il sourit en disant : « Je baigne dans mon urine »,
Et puis il s'éteignit avec un léger râle. »
(Michel Houellebecq, « Non réconcilié »)

A force, on finit par ne plus...
La musique, j'aime bien, mais pas tout l'temps, ça soûle à force, ça soûle qu'à la
Fin je me demande si on s'y intéresse encore... Mozart mourut-il en songeant un dernier accord ou pensa-t-il
qu'on ne se méfie jamais assez des côtelettes ?
Juste avant d'la r'cracher sa pastille et de s'artrouver viande parmi les choses,
Avant le néant, on pense quoi ? Qu'c'est trop con tout ça, ou qu'il n'y a pas assez de lumière, ou qu'c'est quand
qu'elle va s'arrêter cette pluie (« Who'll stop the rain », j'vous parlais d'musique)
L'agonie ça s'appelle. Houellebecq dans un poème y a ajouté
Terminale, c'est vous dire qu'un soir, un train, hop, et nous voilà débarqués définitif du quai des ambitions.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 septembre 2021.

12 septembre 2021

QUAND JE PENSE A MACRON ME VIENT UN OEIL NOIR AVEC UNE GIFLE DEDANS

QUAND JE PENSE A MACRON ME VIENT COMME UN OEIL NOIR AVEC UNE GIFLE DEDANS

1.
J'écoute une émission sur Dickens. Ah bin oui, il avait du génie, lui. Et de la persévérance, ou quelque chose dans ce goût-là.

 2.
Défois elle vient sans qu'on l'appelle. Elle ne peut faire autrement. Sinon, y a des événements, périls et vipères.

3.
Ah tiens, Kate Bush sur France Culture. Les chansons de Kate Bush : petites porcelaines dansantes, si l'on considère, bien entendu, que des porcelaines puissent danser.

4.
Défois, ça revient, ça revient toujours... on n'échappe pas à ses revenances. Dans la vivace mauvaise sombre qu'on nage... y a toujours un bout d'la mémoire par lequel ils nous chopent nos fantômes.

5.
Chaipas ce que Hilda doit savoir (c'est dans l'Rigodon à Céline, le style) et m'en moque, j'aime bien le prénom Hilda, elle fait quoi dans l'histoire ? Infirmière, doctoresse, maîtresse collaboratrice à Sigmaringen, employée en uniforme, yeux bleus tresses blondes, bah ça dirait que j'fantasme...

6.
Y en a zont du mal à s'adapter... qu'ils les regardent d'un œil tranchant décisif les adaptés... on s'méfie des autres... on envie leur réussite... Question d'à-propos défois plus que de talent... Question de persévérance dans la disponibilité... complaisance défois.

7.
J'écoute William Sheller... ritournelles aurait dit Deleuze... je sais, la musique classique a ceci de très haut qu'elle s'interprète, les nuances du pianiste, nuances, reliefs, couleurs... bah qu'une basse variétoche toujours le même bom-bzoum... mais bon, Sheller, j'aime bien.

8.
Hier réécouté - ça faisait longtemps, (y eut des événements dans ma caboche) – le beau « Morituri (te salutant) » de Catherine Lara. Ai contemplé son beau visage de dans le temps et sur la pochette à Catherine Lara. La beauté passe, revient toujours.

9.
Si je devais m'intéresser à tout ce qui est intéressant, je disparaîtrais vite d'insignifiance.

10.
Pas eu trop l'moral hier... me remets jamais de n'être que ma pauvre pomme... on s'rêve... lucide, on déchante vite... la force des choses on dit... me console en pensant à Blanquer... y a pire que moi donc.

11.
Ce n'est pas sans l'amertume d'un sourire que je me dis que cela fait longtemps maintenant que je suis passé du statut de « quelqu’un de bien » à « ah lui, c'est un bon client ».

12.
Faut dire ce qui est : si des législatives avaient lieu maintenant, les députés LREM se prendraient une déculottée. La Macronie ne tient que par la jactance à Macron et la finance. Sans promesses d'abondance, l’exécutif ne tiendrait plus très longtemps la route.

13.
Le chef du « Sentier Lumineux » (Abimael Guzman) a cassé sa pipe en prison au Pérou. La rumeur (et/ou la CIA) lui a taillé un short : « pleurnichard, alcoolique et lâche ». Possible... Assassin certainement. Après, je m'en fous. La mort de mon chien m'a fait plus de peine.

14.
Macron dépense tellement d'argent qu'on dirait que ce n'est pas le nôtre.

15.
Paraît que malgré les problèmes induits par le Brexit (on évoque même des pénuries), le Royaume-Uni aurait cette année encore un PIB supérieur au nôtre. La France, septième puissance mondiale ? L'UK sixième... Je croyais que Macron était un génie, m'aurait-on perlimpinpin-piné ?

16.
Quand Macron en 2017 eut ce mot de « poudre de Perlimpinpin » pour désigner les propositions de Marine Le Pen, il était loin de se douter que cette expression désignerait maintenant plus sa propre politique que les discours de Marine, qui ne veut surtout pas être élue présidente.

17.
Mon pays, la France, est en passe de connaître ce qui est arrivé à la démocratie américaine elle-même : une rupture entre pays réel et pays politique : un boulevard pour les extrêmes, qui ne veulent pas du pouvoir. La France est une comédie. Macron, détesté et détestable, sera réélu.

18.
Je ne sais qui a dit qu'on n'aurait pas dû laisser Damien Tarel exposer son absence de repentir pour la gifle infligée à Macron, parce que Macron, c'est le président, et le président, c'est la France. Non. La France, c'est Marianne, pas un ersatz.

Je rappelle que Macron était prévenu que cette partie là du public ne lui était pas favorable, qu'il y est allé quand même, qu'il a posé la main sur le bras de cette personne qui m'a tout l'air d'un chouan : la gifle est partie toute seule. Je la comprends.

Car je suis enseignant, je me permets de préciser : en posant sa main sur le bras de Damien Tarel, Macron a fait ce que tout enseignant ne fait jamais avec aucun de ses élèves. Retenez, s'il vous plaît, cette leçon. Si j'étais consultant, ça vous coûterait bonbon.

Et, avec un brin de provocation (allonzy allonzo), si la société nouvelle à Macron consiste aussi à se laisser toucher le bras (et puis quoi encore ?) par un velu, eh bien euh, je préfère le monde d'avant (moi qui ne fis jamais la bise à mon père qu'une fois l'an).

19.
Agnès Buzyn mise en examen pour son attitude controversée pendant la crise du covid : Guillaume Larrivé, - qui l'eût cru ? - s'insurge. Donc, si je comprends bien, si la France manquait de masques, de personnel, de matériel et de lits, ce n'est pas la faute du ministère de la Santé, mais de la mienne, pauvre clown d'électeur contribuable. Larrivé, je vous aime bien, mais là, vous faites pitié.

De toute façon, tout ça, c'est du cinoche, il n'arrivera rien à Buzyn, ni à Véran, ni à Philippe, ni à Macron (l'homme qui cherche les gifles). La réputation de Buzyn en sera ternie, et alors, qui réellement, à part elle, s'en soucie ?

20.
And now, ladies and gentlemen, je vas écouter une bonne vieille compilation des Pretenders qu'ça swingue !... J'aimais bien Chrissie Hynde quand j'étais au lycée. Les Pretenders ne vont pas changer le monde, mais valent toujours mieux que la réforme à Blanquer.

21.
Paraît que l'Etat, dans sa grande bonté (on ne lui en demande pas tant) a décidé d'octroyer 15 euros sur le coût des mutuelles de ses agents, pourvu qu'on en fasse la demande. Qu'ils gardent leurs 15 euros, même par mois : je ne suis pas un mendiant.

Des comptes d'apothicaire plutôt qu'une réelle revalorisation des salaires, voilà ce que veulent Macron et Blanquer : si vous acceptez, vos 15 euros seront bouffés par l'inflation. Réfléchissez et battez-vous pour de meilleurs salaires et conditions de travail.

Patrice Houzeau
Malo, le 12 septembre 2021.

 

12 septembre 2021

DEFOIS UN RIRE DE ZUT

DEFOIS UN RIRE DE ZUT

1.
« et le spectacle de la corruption morale », bah on s'habitue, ou on feint de s'indigner, ou on s'indigne parce que c'est notre job, ou on devient fou. Voire corrompu soi-même.

2.
Je ne sais pas si le vent peut fouiller les corridors, les couloirs et leurs vaches, les visages, les penderies, je ne sais pas si le vent mais je suppose que ça doit dépendre de la résistance ou de la collaboration des portes et fenêtres.

3.
Défois on se dit qu'untel est un sphinx, moi défois je me le dis, mais mis à part la mienne propre, je dois bien avouer que la sphingerie des autres ne m’atteint guère. Le beauté de certaines énigmatiques m'attira jadis. Moins maintenant.

4.
L'obscurcissement des villes gêne considérablement la lecture des philosophes. Et pourtant, il y a des néons partout.

5.
Comme il avait plu des bananes, je me dis qu'il fallait éviter de sortir, à cause des peaux.

6.
Ni de droite, ni de gauche, et surtout pas « en même temps » : j'ai ma fierté.

7.
L'élève, l'an dernier, qui me dit : « Mais vous ne respectez vraiment rien » m'a vraiment compris.

8.
Je ne peux pas tout dire : vous me feriez taire.

9.
Un politique est quelqu'un qui croit qu'il est du même pays que moi.

10.
L’événement s'en fout. Il mène sa vie d’événement et fait la une des journaux. Les vivants derrière ramassent les morts.

11.
« Il est vrai que ce monde où nous respirons mal » écrit Houellebecq. Ah ça plus on est de souffles, plus on en manque.

12.
La pandémie du covid a-t-elle donné vigueur nouvelle tant au darwinisme qu'au malthusianisme ?

13.
Je m'en veux de n'être que moi-même, et me réconforte en me disant que je pourrais être pire. M'améliorer ? (rire de Zut).

14.
Quand je vois certains politiques, j'ai soudain l'envie de conjuguer le verbe « gifler » à tous les temps, tous les modes.

15.
Quand j'aperçois un visage à la fenêtre, je m'inquiète : j'habite quand même au premier.

16.
La série anglaise « Fresh Meat » (sur une colocation d'étudiants, trois garçons, trois filles, brouilles, embrouilles et œufs brouillés) est assez vulgaire, mais bien fichue, et plutôt lucide.

Patrice Houzeau
Malo, le 12 septembre 2021.

 

 

 

 

 

 

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7 septembre 2021

EN ECOUTANT LES SONS DE BLACK MOON

EN ECOUTANT LES SONS DE BLACK MOON

 

  1. Quelques mots de Bruno Le Maire sur la fin des régimes spéciaux et la rumeur d'une réforme des retraites avant la fin du quinquennat se met à courir : de quoi mettre de nouveau bien des Français dans la rue. Macron n'osera pas : troubles et désordre joueraient contre lui.

  2. Quand on fera les comptes, on verra que les deux gouvernements de la Macronie sont mémorables pour la constance avec laquelle ils auront menti sur à peu près tous les sujets (crise sanitaire, éducation, finances, sécurité...) : ça doit être ça qu'ils appellent « nudge ».

  3. L'écurie En Marche est constituée d'un étalon qui va à droite, à gauche, à hue, à gifle, suivi de quelques baudets (dont un apprenant) mêlés de jeunes loups (peu fiables, sinon douteux) eux-mêmes suivis d'une flopée de dadas de bois à bascule et roulettes.

  4. « Ou seulement que le créateur de toutes ces choses puisse exister d'une certaine manière, mais non d'une autre ? » (Platon, « La République »)

     

    Ou alors quoi ? Ou – ne sais-tu que dire « ou » ?
    Seulement « ou » ? Ton imagination s'est-elle enfuie à cheval de ta caboche ? Voilà
    Que j'écoute des sons, ceux de « Black Moon », le film de Louis Malle avec tous ces sons d’animaux (il y a une licorne)
    Le son que fait la nature dans ce film étrange (il y a une grande maison, un corps de ferme ?) dans laquelle pénètre la jeune fille inconnue, tout ça que le
    Créateur de toute chose laisse aller venir vivre et mourir comme autant de personnages d'un songe
    De songe sommes-nous tissés, ne sommes-nous que des images ?
    Toutes ces figures sont-elles les figures d'un spectacle à laquelle assiste quelqu'un de très au loin ?
    Ces paroles que nous disons, ces cris que nous poussons, ces douleurs que nous éprouvons ne sont-ils que des rôles dans lesquels nous nous sommes tant incarnés que nous croyons qu'ils sont absolument nôtres, que nous éprouvons comme étant radicalement nôtres ?
    Choses sommes-nous, choses conscientes, linguistiques, morales ?
    Puisse Zut me faire rire d'une vieille blague à tabac bas au rhum (rhum rhum rhum murmurent-ils façon basse continue les gones assis en tailleur) pour me distraire le bocal de mes cornichonneries spéculatives.
    Exister quelle drôle de chose tout de même, fis-je à l'araignée avant de l'écraser.
    D'une lune noire à l'autre (j'écris ça parce que j'écoute les sons de « Black Moon » film merveilleux (je vous le conseille) pis en anglais j'pige que couic défois j'entends grouiquer couiner siffler english speaker ou en quoi hein ?
    Certaine estrange parlance La licorne passe et repasse dans le film la jeune fille la cherche marche dans les feuilles mortes une poule picore un cadavre (il y a une guerre en cours, il y a toujours une guerre en cours).
    Manière de voir que ce film on dirait un songe Lily songe-t-elle ? Le cinéma est-il un art des songes ? Le songe du cinéma contre les mensonges du réel ?
    Mais voilà que l'un des personnages porte un masque à gaz comme nous portons un masque pour nous protéger du covid et que l'on évoque en économie je ne sais quelle licorne
    Non mais c'est un monde ça
    D'une lune noire l'autre d'une idée l'autre d'une licorne l'autre
    Autre chose arrive ; nous, nous mourons ; les nombres continuent.

5.
La politique est détestable en ce que son omniprésence (justifiée par les nécessités de la sur-administration) finit par occulter notre art de vivre et même l'art tout court. Un film comme « Black Moon », de Louis Malle, était visible au siècle précédent. Il est maintenant remplacé par Macron et ses bouffons.

Patrice Houzeau
Malo, le 7 septembre 2021.

6 septembre 2021

J'ETAIS DIT ZUT REFLECHISSANT A SON SORT

 J'ETAIS DIT ZUT REFLECHISSANT A SON SORT

 

  1. Nuit du 5 au 6 septembre 2021, il se dit sur Twitter que, les talibans ne pouvant à eux seuls vaincre Massoud, la vallée du Panshir serait attaquée par des forces aériennes pakistanaises (drones, hélicoptères,...). Si cela est vrai, cela signifie que la Résistance anti-talibans est en péril imminent.

    Si l'intervention pakistanaise est avérée, cela augure de la faiblesse du futur gouvernement taliban « influencé » à la fois par les Pakistanais, les Chinois et les Russes (les talibans ont besoin d'argent). Certains chefs de guerre se retireront dans leur fief.

  2. « J'étais donc, peut-être, cette magicienne dont ils espéraient tant qu'un hasard leur ferait don. »
    (Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts »)

J'étais, dit Zut, réfléchissant à son sort,
Donc j'étais, et quand on est, défois ça arrive qu'on existe (tiens, j'écoute l'ouverture de « Pentanine » du Pierre Morlen's Gong qu'ça sonne space et liquide, genre flottant, mais après, le deuxième morceau, i sonne jazz-rock)
Peut-être, dit Zut, qui aime à douter et donc à fignoler dans l'hypothèse
(ah tiens, v'là un peu de piano jazzy dans le truc jazz-rock que j'entends pis après ça lance des vibrations fluides à l'électrique guitare)
Cette, dit Zut, qui cherchait ses mots (s't'une chercheuse, Zut, pas une apprenante béate à la Blanquer, lequel est tant mon guignol préféré, va falloir que j'le mette en scène genre Blanquer Roi de Pologne avec un sabre de bois et des mensonges pleins son sac à Apprenances...
Magicienne, dit Zut qui a toujours apprécié les bizarreries (comme Pierre Moerlen fut un percussionniste, chaipas trop ce qu'il joue mais ça fait genre xylophone
Dont j'aime bien le son qui fait des dingueding ding dang dingueding ding dong
Ils espéraient quoi ?, dit Zut toujours plongée dans ses conjectures,
Espéraient qu'je fusse désensorceleuse, leveuse de sorts, joueuse d'symboles qui désenvoûtent (-out, -out, -out, fait alors quelque écho pinkfloydien)
Tant va le temps qu'à la fin il est passé, si tant est que le temps passe alors que si ça se trouve c'est nous qui passons dans ce qui n'a pas plus de sens qu'un drame shakespearien raconté par un idiot plein de bruit et de fureur.
Qu'un (j'aime bien le son qu'ça fait le monosyllabe « qu'un » qu'ça m'fait penser à « Quinquin et les Z'inhumains », la géniale série à Bruno Dumont qu'on « n'est pas là pour philosopher, Carpentier », « Quand même, incroyable... »
Hasard, comme par hasard, c'est à ce moment du bazar, comme par hasard hein que j'écris que Magic Zut jette le mot hasard sur la page
Leur truc, aux musiciens du Pierre Moerlen's Gong, c'est quand même l'instrumental, c'est virtuose mais très classique dans le genre jazz-rock, mais c'est joli, mais beaucoup moins aventureux que le Gong du « Camembert électrique » qui fut fort épatant dans l'sonore à incongruités...
Ferait-elle des incantations, Zut aujourd'hui, ou bien des pâtes carbonara ? Ça doit être un
Don d'écrire tant de conn... sottises en si peu de temps, me dit Zut avec un regard à me lancer des couteaux noirs comme noir crapaud dans la nuit noire.

Patrice Houzeau
Malo, le 6 septembre 2021

 

6 septembre 2021

OU ÇA ? OU ÇA KS'EST PIS OU QU'ON EST ?

OU ÇA ? OU ÇA KS'EST PIS OU QU'ON EST ?

 

1.
« 
Amityville est l’exemple parfait de l’histoire à raconter autour d’un feu de camp. »
(Stephen King, « Anatomie de l’horreur »)

Amityville où cékséça c’est-i en Alaska en tout cas c’est aux Zuhéssa
Est-ce en Laponie ? est-ce en Tapinois ? est-ce en Gourgandine ? Non, non, non ! c’est aux Zuhéssa, aux Zuhéssa vous dis-je, les Zuhéssa…
L’exemple, ce pays, du merveilleux à cauchemar genre au groupe The Residents que c’est mon favori, avec The Sparks et aussi Lady MacBeth et ses Horribilities (si peu connu qu’ils existent-eu point)
Parfait (car ça c’est fait et ce qui est fait n’est jamais qu’à défaire)
De ce film Amityville, je ne sais rien car j’l’ai point vu (mes yeux avaient roulé un peu hors de ma tête et j’ai dû me gendarmer avec Lucifer, c’est mon chat, pour les lui faire recracher)
L’histoire à Amityville j’l’a connais donc point (ma mémoire, ça fait longtemps que mon âme en a fait une crêpe fourrée offerte
A mon spectre) Vous la
Raconter, je ne peux pas, même
Autour d’une bouteille de whisky ce s’rait pas la vraie fausse histoire
D’un coup (coucou fit le coupeur de têtes passant la sienne par la fenêtre) le
Feu prit d’mes jambes à mon cou
De ce feu je fus fumée, puis cendres… c’est ainsi que j’a fichu le
Camp de ce monde où j’avions jamais été t’allé ni en Alaska, ni aux Zuhéssa, ni à Amityville.

2.
Bin oui mais bon, pour mourir, faudrait déjà être un peu plus vivant, dit Zut à son spectre suicidaire.

3.
Pour les présidentielles 2022, bien des chevaux piaffent dans les écuries, et plus il y a de partants, plus cela semble favoriser le fringant Prince d'En Marche, qui a toutes les chances de courir seul en tête, à moins qu'il en fût empêché.

4.
Lorsqu'un premier ministre recadre publiquement un ministre de l'éducation nationale, lequel vient d'être taclé par le ministre de la santé, il est que ce ministre devrait avoir honte d'être, une fois de plus, pris en flagrance faute politique. (Castex, Véran, Blanquer).

5.
Le Prince d'En Marche alla à Marseille en août 2021. Certains commentateurs signalèrent la ville en faillite et ayant besoin d'une sorte de tutelle. On dit alors que Jean-Claude Gaudin avait ruiné sa ville. Ô merveilleuse France, qui donne des leçons de morale au monde et où l'on finit toujours par dire, mais souvent trop tard, le tort d'élus qui sont censés être exemplaires. Elections, pompe à pognon.

6.
Un des anciens lieutenants du prince d'En Marche en a récemment dénoncé la démagogie et son habitude des promesses qu'il sait intenables à tel point que « faire des promesses à Marseille » risque bien de devenir proverbial et synonyme de paroles en l'air.

7.
Le Prince d'En Marche a jeté son dada à Phynances dans la bataille, promettant beaucoup à beaucoup et se disant sans doute que l'on ferait les comptes une fois qu'il aura course gagnée. Il y aura bien des désillusions, des rancœurs, des règlements de comptes.

8.
Le Prince d'En Marche est comme Dom Juan séduisant à la fois Charlotte et Mathurine. Il promet beaucoup à toutes les deux et de séduction en séduction, prépare sûrement sa honte et sa chute dans la trappe des présidents insuffisants.

9.
Entendu Natacha Polony souligner il y a peu la baisse de niveau de notre personnel politique (de droite comme de gauche). C'est que la France est connue pour la sottise de ses politiques et la redoutable efficacité de ses technocrates.

10.
Le Prince d'En Marche a récemment ajouté la seringue à son blason. Les mains invisibles de la partie de go en cours sont en passe de refermer le piège. Nos territoires ne seront plus nôtres que par convention de langage. Notre pays est vendu.

Patrice Houzeau
Malo, le 6 septembre 2021.

 

5 septembre 2021

SISSI ET LE GRAND MECHANT LOUP

SISSI ET LE GRAND MECHANT LOUP

1.

« Sur fond sombre noyant un riche vestibule
Où le buste d’Horace et celui de Tibulle, »
(Verlaine, « César Borgia »)

Le long des fonds sombres où c’est qu’c’est tout noyé d’ombre
- Dans l’vestibule un buste de Catulle et les bulbes
D’autres illustres anciens - passe grave si sombre
Lunaire et suspicieux cestui-là qui élucubre.

2.
Le Prince d’En-Marche prépare ses crayons et ses petits soldats pour la campagne des présidentielles 2022. Pour l’heure, il aimerait que son peuple soit absolument, totalement, irrécusablement vacciné, afin de pouvoir s’en vanter, dès janvier, devant la haute fonction publique européenne.

3.
En Afghanistan, les Fous étouffent les Sages. Dans l’imprenable vallée du Panshir, Massoud et Saleh résistent aux assauts des Talibans. Nous espérons que l’OTAN leur vient en aide, que la France leur vient en aide. Il ne faudrait pas que trop s’endorme Sleepin’ Joe .

4.
Les Talibans qui ont pris par la force le pouvoir en Afghanistan, sont une organisation terroriste, mafieuse et irrationnelle. Notre monde globalisé, hyperconnecté, libéral et laïc ne supportera guère longtemps les élucubrations sanglantes d’une bande de barbus fanatisés.

5.
« O pâlis et va-t’en, lente et joignant les mains,
Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ?
Si la vieille folie était encore en route ? »
(Verlaine)

 

O O O O O O Firent-ils tous les 6 à la queue leu leu pis en écho
Pâlis Lili pâle Lili te v’la toute pâle Lili
Et Et Et Et Et Et (c’est un faux suspense)
Va-t’en tenter ta, tenter ta, tenter ta, va donc planter ta tente ailleurs
Lente et blanche comme un drap blanc comme un cou blanc
Et Et Et Et Et Et (le suspense continue, infernal comme le covid)
Joignant les deux bouts du sac poubelle ousque t’as mis
Les bras les jambes et la tête du gars qu’t’as planté et les
Mains quoi qu’t’en as fait hein quoi qu’t’en as fait hein quoi qu’t’en t’as fait hein tu sais plus s’que t’en as fait hein les mains hein les mains hein les mains tu sais plus s’que t’en as fait des mains ah c’est ballot ah c’est malin.

Si, Sissi, si t’étais encore vivante tu serais point si silencieuse Sissi
Ces silences Sissi ceci dit, ces silences sont bien reposants Ces
Hiers braillards débraillés brouillons bruyants m’ont bien cassé les
Allaient-ils revenir ? Allaient-ils revenir ??  Allaient-ils revenir ???
Manger tout mon futur comme un pingouin à la confiture (n’importe quoi, Houzeau) Non ! Non !! Non !!! car car car et même carrément
Nos nonosses les avionsses bien enterrés avec tous les aut’s morts
Beaux qu’ils étaient dans leurs costumes des dimanches (c’est-i une histoire de sérial killer spécialisé dans les noces, banquets, baptêmes de sang ?) et les
Demains sont les lendemains des jours où nous ne fûmes qu’apparemment.

Si, Sissi… Si la nuit se mettait à neiger des têtes coupées Si, Sissi, si
La vieille celle qui a grandes oreilles pointues et dents pointues itou la
Vieille celle qui a jambes poilues et tête poilue aussi la vieille
Folie (ce n’est pas vraiment un nom de loup, mais on s’en fout)
Etait-elle mignonne la petite en chaperon rouge
Encore encore racontez moi l’histoire du petit chaperon rouge et de ce qu’il fit avec la hache avec la hache avec la hache hache hache hache et le sac poubelle ousqu’elle-ou qu’il mettit-metta méli-mélo tête poilue jambes poilues oreilles pointues et les dents s’en fit un collier s’s’s’s’s’s’ (passe un serpent)
En fit un collier pour aller au bal là-bas au bout de la
Route au bal, au bal des enfants sanguinaires.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 septembre 2021.

4 septembre 2021

TROIS CHANSONS SPECTRALO-SOTTES

TROIS CHANSONS SPECTRALO-SOTTES

1.

« J’aimais surtout ses jolis yeux,
Plus clairs que l’étoile des cieux,
J’aimais ses yeux malicieux.

Dansons la gigue ! »
(Verlaine)

J’aimais surtout ses jolis yeux,
Ses poumons verts, ses orteils bleus,
Plus clairs que la pieuvre des cieux
J’aimais ses cheveux malicieux
J’aimais ses cheveux malicieux
Surtout ses cheveux malicieux
Ils avaient la couleur du feu
Et cramaient tout sur leur passage.

Dansons la gigue
Avant qu’elle nous dévore
La gigue est ogre
La gigue est ogre
Est-ce clair, clair, clair
Clair clair clair
Clair clair clair
La gigue est ogre.

2.
J’AI VU PASSER DANS MON RÊVE


« J’ai vu passer dans mon rêve
- Tel l’ouragan sur la grève, -
D’une main tenant un glaive
Et de l’autre un sablier,
         Ce cavalier »
(Verlaine, « Cauchemar »)

 

J’ai vu passer dans mon rêve
- Tel l’ouragan tout vénèrrr
J’ai vu passer dans mon songe
- Tel l’ouragan tout rouche
De colère, très colèrrre très, très, très

J’ai vu passer dans mon rêve
D’une main tenant un saibre
De bwais, d’l’autre un sablier
D’l’autre un tout éparpillé
Mirwère, mirwère, mirwère, quel Mystère !

J’ai vu passer dans mon songe
J’avos mangé trop d’canard
Aux oranges dans mon songe
J’croyos qu’c'étot aux oronges
C’est étrange, étrange, étrange qu’c’est bizarre !

Quoi donc qu’j’ai vu dans mon rêve ?
Dans la main un sablier
Fait de crânes émiettés
Pilés, pilés, pilés, pis
L’était vif, ce cavalier

Vif, vif, si vif qu’il s’en est
Allé je m’suis réveillé
Sous un ciel bleu comme il est
Quand il est gris et qu’il pleut.

3.
« Avec des bruits sourds qui font mal,
Les croix de bois des tombes neuves
Vibrent sur un ton anormal. »
(Verlaine, « Sub urbe »)

 

Avec des bruits sourds Bom Bom Bom
Dans les murs et que ça étonne
Comment ça comment ça qu’ça sonne

On s’dit que du dedans des tombes
Peut-être que des âmes sombres
Reviennent jeter quelques ombres

Sur nos jours tranquilles qu’des coups
Dans les murs Bom Bom Bom Bouh
On se sent un p’tit peu tout trouble.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 septembre 2021.  

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