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BREFS ET AUTRES

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19 juin 2021

CHRONIQUE DE LA VEILLE DU PREMIER TOUR DES REGIONALES

CHRONIQUE DE LA VEILLE DU PREMIER TOUR DES REGIONALES

On rigole, on rigole mais si aux présidentielles 2022, Macron ne se représentait pas, qui serait alors élu ? Marine Le Pen (ce n’est l’intérêt de personne), Xavier Bertrand (possible mais pas certain), n’empêche que…

1.
Vu la façon dont le Variant Indien se propage (véloce, le féroce), avec son Bac 2021 aussi, sinon plus, bricolo-farce que celui de 2020, et son SNU (ça va coûter combien aux contribuables ?), Possible qu’une fois de plus, Blanquer l’ait assez profond dans l’apprenance.

2.
Damien Tarel a été condamné à quatre mois de prison ferme parce qu’il a giflé le Président de la République (c’est grave) et à quatorze mois avec sursis parce qu’il a giflé Emmanuel Macron (ce dont beaucoup de Français se fichent bien).

3.
Le plan de formation sur la laïcité prévu par Blanquer ? J’attends de voir. J’espère que ça ne va pas tourner à la moraline et bienveillance blablablateuse, voire à la compromission. C’est que je m’attends à tout, de la part de ces Messieurs du En Même Temps. #jesoutiensMila

4.
« Montjoie Saint-Denis ! A bas la Macronie » est quand même l’un des trucs les plus baroques qu’on ait entendu depuis longtemps. #DamienTarel

5.
« Surchargés, les internes se mettent en grève. » Je lis ça sur la télé. On dit qu’en Allemagne, il y a « cent mille médecins de plus et cent mille administratifs de moins ». Ah bin oui, mais en France, faut bien donner du boulot aux surdiplômés qui servent à rien.

6.
Paraît que Castex a dit qu’il fallait « tout faire pour éviter que le RN puisse gérer des régions ». Ah les hypocrites de la Macronie, ils ont démoli les partis républicains (PS et LR) et maintenant, ils versent des larmes de crocodile sur la montée des périls extrémistes.

7.
Entendu Yves Durand hier se flatter d’avoir été le rapporteur du projet de loi Peillon et affirmer son soutien à Blanquer. Euh oui mais faut quand même dire qu’avec la loi Peillon et les sottes réformes à Blanquer, avec l’Education Nationale, en France, y a comme un problème.

8.
Le baccalauréat 2021 semble marqué par une certaine désorganisation. Certains utilisent l’euphémisme de la « situation exceptionnelle ». « Situation exceptionnelle » ou exceptionnelle incurie ministérielle ? Brefs, ces improvisations de plus sont signées Blanquer.

9.
Moi je dis ça je dis rien, mais si LREM se prend une raclée demain aux Régionales, ils pourront en remercier Blanquer qui, jusqu’au bout aura tout fait pour faire battre son camp. Blanquer, je vais finir par croire qu’il veut empêcher Macron de se représenter…

10.
Troubles violents à Redon dans la nuit du 18 au 19 juin 2021, grève des internes en médecine, Mimi Marchand en détention, flou dans l’organisation du bac 2021… bref, le covid s’estompe et le chaos induit par la gestion Macron/Blanquer/LREM revient.

11.
Depuis maintenant 30 ans, on a confié l’amélioration du niveau de maîtrise à la massification de l’enseignement supérieur. Résultat : une surabondance de surdiplômés plus ou moins utiles, plus ou moins sots, plus ou moins prétentieux qui ralentissent les institutions en les suradministrant.
Cependant que l’on manque de personnel dans les professions réellement utiles (médecins, personnel soignant …) et les métiers de tous les jours (dans la restauration par exemple).
Bien entendu, dans certains métiers (la restauration par exemple), on en vient à employer des migrants, dont l’on demande même la naturalisation (si, si). Le résultat est prévisible : baisse des salaires et montée du RN…
La boucle est bouclée : en dévalorisant l’orientation dans les filières professionnelles des LP et en surestimant les formations postbac, les pouvoirs publics créent frustrations et montées des extrêmes (RN et LFI). Qui en a profité ? Macron. Qui va en payer le prix ? Macron.

12.
Bilan à un an des présidentielles : Macron a cru que l’argent magique de l’Europe aura fait oublier aux Français et ses sottes réformes et son imprévoyance sanitaire. A mon avis, il se met le doigt dans l’œil droit et en même temps dans l’œil gauche.

13.
Les enseignants qui travaillent en LGT, dans certaines matières, dépassent les 40 heures de travail hebdomadaire. Ajoutez à cela la charge de professeur principal et/ou la mise en œuvre de projets, et certains ne comptent plus leurs heures.

14.
Entendu dans les Informés de France Info qu’à ce qu’il paraît la France est très forte, brillante même, dans l’élaboration de jeux vidéos. On ne sait donc pas faire de vaccin, et nos chercheurs fichent le camp dès qu’ils peuvent, mais on sait faire des conneries électroniques pour décerveler les mômes. #StartUpNation

15.
« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Possible que Blanquer suive une stratégie de déstabilisation du service public pour favoriser on ne sait quel mirage technocratique. Sauf que personne n’est dupe et que, quand bien même, Blanquer passe au mieux pour un sot, et au pire pour quelqu’un de malsain.

Patrice Houzeau
Malo, le 19 juin 2021

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19 juin 2021

LES CHEFS C'EST LES CHEFS ET LES CHEFS I ZONT DIT

LES CHEFS C’EST LES CHEFS ET LES CHEFS I ZONT DIT

1.
« Issu de l’écume des mers comme Aphrodite
Sois docile puisque tu es beau Naufragé »
(Apollinaire, « Le larron »)

Issu qu’on est… qu’on est forcément issu de quelque part…
De quelque part là … ah soyez pas vulgaire hein… pas d’ailleurs… de
L’écume je sais pas… on fut tous poissons… il y a
Des siècles et des siècles et des siècles … avant les géants… Des
Mers qu’on vient… avant les grands sauriens là…
Comme on peut pas s’en souvenir… de l’écume là qu’elle est sortie
Aphrodite je sais pas qui c’est… cor un nom à coucher dans l’dictionnaire ça hein.

2.
Sois docile là hein… c’est quoi tout ce bordel là hein ?... faut êt’
Docile là hein les chefs i zont dit… et les chefs c’est les chefs hein
Puisque toi t’es pas chef non défois ? les chefs i zont dit là hein
Tu te tais là hein maintenant… c’est Blanquer qui dit hein toi
Es-tu chef toi là hein ? Non hein c’est les chefs qui disent t’es
Beau toi t’es pas chef non défois ? les chefs i disent c’est les chefs hein
Naufragé hein reste sur ton île c’est les chefs qui disent pas toi hein

3.
Alors quoi… c’est quoi tout ce bordel là hein avec c’qui
Survint là hein… c’est du virus on dit… chauve-souris pangolin c’est
Le covid quoi c’est dingue s’t’affaire pis tout du
Variant là… variant anglais variant indien variant mécoule là hein
Delta les chefs i disent là c’est quoi ça Alpha Bêta Fermta là hein.

4.
« La ville est métallique et c’est la seule étoile
         Noyée dans tes yeux bleus
Quand les tramways roulaient jaillissaient des feux pâles
         Sur des oiseaux galeux »
(Apollinaire, « Un soir »)

La ville c’est pas la campagne hein y a plus de monde la
Ville c’est la jungle c’est un autre monde là y a plus de monde là… elle
Est métallique la ville hein forcément hein elle est pas en carton
Métallique qu’elle est… pas en carton on va pas la déchirer hein
Et mécanique aussi la ville métallique mécanique cosmopolite
C’est un autre monde là y a plus de monde là
La ville y a plus de monde cosmopolite on dit…

5.
Seule quoi qu’est-ça veut dire ça seule ? Une
Etoile elle est seule qu’on dit qu’elle est seule là
Noyée dans tout ce noir là… ce schwarz là…
Dans tout un noir là… mais elle sait pas qu’elle est seule là l’étoile… c’est
Tes yeux qui voient ça là… la seule étoile… c’est dans tes
Yeux qu’elle est seule l’étoile… sinon elle, a sait pas… c’est comme les
Bleus là t’sais là les tiots nains tout bleus là hein i savent pas non plus
Quand tu vois là ton môme i lit ça hein ces conneries là hein
Les tiots nains bleus là avec leur gant d’toilette sur leur tiête là hein

6.
Tramways allez roulez les tramways c’est fait pour rouler les tramways i
Roulaient jadis les tramways on voyait ça dans l’temps des vieilles photos i
Jaillissaient les tramways sur les cartes postales dans les capitales
Des tramways c’est comme pour dire que maint’nant y a des voitures des
Feux c’est comme pour dire que des feux y en a la nuit défois
Pâles comme des revenants du cimetière dans le ciel défois des feux
Sur les champs ils passent ces feux c’est pas les machines hein
Les machines on les r’connaît bien hein non c’est des feux comme les
Oiseaux… je dis comme les oiseaux comme pour dire dans le ciel
Galeux je sais pas moi s’que ça vient faire ici ça « galeux ».

7.
« Monjoie » y en a i crient ça « Monjoie
Saint-denis »… C’est les chevaliers ils criaient ça là dans les batailles
A l’heure qu’il est on crie plus ça… On est en république… « A
Bas la Macronie » il a crié l’autre à la télé
La Macronie… J’sais pas s’que c’est… je connais la France, la Belgique, la
Macronie j’connais pas… S’t’au Canada ça, ou quoi la Macronie ? Elle
Est où la Macronie, c’est le pays des macrons là ou quoi là… C’est quoi
Un macron ? Ça existe ça au moins hein… j’crois pas moi
Des macrons z’en avez déjà vus vous autres ? c’est cor des
Trucs qu’on invente… qu’est-ce qu’on invente pas hein c’est dingue
Les macrons, les LREM, hein tarte à la crème farine tout ça
Plus y en a plus on en invente… Ça n’arrête pas… Les classiques les
Baroques les modernes… Ça n’arrête pas… Les variants
Qu’on sait même pas combien il y en a… Qu’on en
Ait, j’sais bien… c’est dans l’air… Ça s’propage… C’est quoi s’bordel ?
Entendu à la radio là qu’le variant delta indien i s’diffuse là
Depuis quelques jours on dit i s’diffuse… C’est sous contrôle i dit le chef
Longtemps encore là, sous contrôle, hein c’est quoi ça ?

Patrice Houzeau
Malo, le 19 juin 2021.

15 juin 2021

CONTINUITE TECHNOCRATIQUE ET ROUTINES MAGIQUES

CONTINUITE TECHNOCRATIQUE ET ROUTINES MAGIQUES

1.
Tiens, que devient Agnès Buzyn, l’ex-ministre qui n’a guère brillé et que Macron a fait nommer à l’OMS (fallait bien en faire quelque chose et l’éloigner des fois qu’elle aurait eu quelque chose à dire) ? #covid

2.
13 juin 2021 : nous apprenons que le général Lecointre quitte ses fonctions de Chef d’Etat-Major. La question est : le départ du général Lecointre signifie-t-il que Macron ne se représenterait peut-être pas aux présidentielles 2022 ? Et dans ce cas, pourquoi ? #EdouardPhilippe

3.
Certains anti-Mila, anti-Paty, anti-Charlie sont d’autant plus enragés qu’ils se rendent compte que le discours islamogauchiste est loin, très loin d’être majoritaire en France.
Le Grand Remplacement finira sans doute par advenir (question de démographie), mais pour l’instant, la France résiste. Ce n’est pas demain la veille que nous arrêterons de moquer les dieux, tous les dieux, et les obscurantismes que les religions véhiculent.

4.
Il se dit qu’aux Régionales 2021, la défaite des fédéralistes de LREM pourrait être cuisante. Les ministres candidats battus quitteront-ils leur poste ? Peut-être bien que non parce qu’un troisième gouvernement, on voit pas bien où Macron irait le chercher.

5.
On doit au président Macron la suppression de la taxe d’habitation. Il a dit qu’il le ferait et il a été obligé de le faire. Je me demande s’il n’a pas regretté d’avoir fait cette promesse. Ceci dit, il a eu raison de la supprimer. Trop d’impôts tuent l’électeur.

6.
Emmanuel Macron (que je n’aime pas) est sans doute le moins mauvais des candidats. Xavier Bertrand n’est pas mal non plus. Les autres ? Bah, partis-entreprises (LFI, RN) et étatismes de toutes les couleurs.

7.
Dommage que l’extrême-droite soit gangrenée de gens louches et malsains, car Marine Le Pen est loin d’être sotte. Dommage que l’extrême-gauche soit pourrie d’islamogauchistes et d’intellocrates déconnectés, car Mélenchon est loin d’être bête.

8.
Ce que l’on reprochera sans doute à Macron, c’est d’avoir tenté de tuer l’idée de parti politique. Certes, l’alternance droite-gauche est sans doute moins efficace qu’une continuité technocratique (surtout si elle devient structurelle, comme ce serait le cas si le fédéralisme l’emportait), mais elle est infiniment plus démocratique.

9.
Bon courage à celui qui succédera à Blanquer. Ce ministre de l’Education Nationale aura laissé un tel chantier (comprenez « foutoir » et « réformes inapplicables ou très sottes ») que bien malin qui retrouvera l’art d’enseigner dans ce méli-mélo scientifico-technocratique.

10.
Pourquoi Macron pourrait ne pas se présenter aux présidentielles 2022 ? Vaccination obligatoire ? Scandale sanitaire exprimé dans les urnes et devant les tribunaux ? Echec de la réforme Blanquer suivi de nombreuses plaintes et recours ? Retour des Gilets Jaunes et désordres ?

11.
Parce qu’il se fonde sur l’idée qu’une continuité technocratique structurelle et européenne (via le fédéralisme) est plus efficace que le débat entre libéralisme et étatisme, le macronisme est dangereux pour la démocratie.

12.
L’art d’enseigner demande de la culture, et donc du temps, demande de la réflexion, du quant-à-soi, de l’esprit critique, ce qui est bien éloigné des routines magiques concoctées par les Dehaene, Meirieu and Co.

L’art d’enseigner, en ce qu’il demande du temps de retour sur soi et sur sa pratique, en ce qu’il demande donc indépendance et sérénité d’esprit, en ce qu’il demande maîtrise et culture, est bien loin des préoccupations de rendement et de la mesquinerie salariale de Blanquer.

Blanquer est le Homais de l’Education Nationale : Esprit petit-bourgeois, mesquinerie, opportunisme, vanité sociale et prétentions scientifiques. Tout ça pour arriver à quoi ? Un immense et très sot bricolage, et le suicide de Madame Bovary.

Patrice Houzeau
Malo, le 15 juin 2021. 

15 juin 2021

MAIS QUAND MEME QU'ELLE EST LONGUE

MAIS QUAND MÊME QU’ELLE EST LONGUE

1.
« IPHIGENIE : - Et cependant des larmes s’échappent de tes yeux.
AGAMEMNON : - Une longue absence va nous séparer encore. »
(Euripide traduit par Nicolas-Louis Artaud, « Iphigénie à Aulis »)

a) « Et cependant » : Se passe toujours quelque chose, toujours.
b) « des larmes s’échappent » : Défois elles s’échappent, sur leurs petites pattes de larmes, les larmes, ça fait de grands flots, de grands rideaux, de grandes cascades et cataractes, c’est comme ça qu’on pleure chez les géants.
c) « de tes yeux » : Agamemnon a la larme à l’œil. Il est ému, le guerrier qui pleure et déplore.
d) « Une longue absence » : celle qui succède à la vie et qui n’a ni retour, ni aller.
e) « va nous séparer encore » : du temps passé à se séparer des gens et des choses et puis de les retrouver avant de définitivement les perdre, du coup de dé fatal.

2.
« IPHIGENIE : - M’embarquerai-je avec ma mère, ou partirai-je seule ?
AGAMEMNON : - Seule, sans ton père, ni ta mère. »
(Euripide, « Iphigénie à Aulis »)

a) « M’embarquerai-je » : C’est-y point qu’Agamemnon montât un bateau à sa fille adorée, déplorée, condamnée ?
b) « avec ma mère » : Non, Iphigénie, tu ne partiras pas avec ta mère !
c) « ou partirai-je seule ? » demanda l’innocente. En ce temps-là qu’était très grec et antique, le Dieu Unique et Résurrecteur n’avait pas encore été inventé. On en était encore au temps des Ombres et de leur Royaume. Pas folichon.
d) « Seule » : D’toute façon, il est qu’on est toujours seul, seul, seul, aussi seul que hareng-saur au bout d’sa ficelle pis qui pendouille..
e) « Sans ton père, sans ta mère » : Si Iphigénie s’imagine qu’elle va partir en croisière genre tour de la Méditerranée avec nuits folles dans les clubs et boîtes de l’époque, elle se fiche le doigt dans l’œil jusqu’aux tripes.

3.
« AGAMEMNON : - Quand le cercle heureux de la lune sera rempli. »
(Euripide, « Iphigénie à Aulis »)

a) « Quand le cercle » : Marrant comme les cercles servent à définir, cerner et concerner territoires, espaces magiques, phases.
b) « le cercle heureux de la lune » : vieille magie sélénite, laquelle se fiche bien de nous et nous tire langue longue qu’on la voit pas mais quand même qu’elle est longue.
c) « sera rempli » : la pleine lune, ça fait comme un instrument de musique trop loin pour qu’on en joue, qu’on joue donc du gong avec majesté mystérieuse.

4.
« … où l’on dit que Cassandre paraît, les cheveux épars et couronnée de vert laurier, lorsque l’inspiration prophétique du dieu s’empare d’elle. »
(Euripide, « Iphigénie à Aulis » [Le Chœur])

a) « où l’on dit que » : Le réel, c’est du dit. Du dit vrai, du dit faux, du dit manche, du dit geste. Le réel, c’est du dit avec du « que » derrière.
b) « Cassandre paraît, les cheveux épars » : Nina Hagen, 1978.
c) « et couronnée de vert laurier » : devait avoir l’air fin, la Cassandre là, avec ses cheveux épars, façon punk des seventies et sa couronne « de vert laurier », que je me demande si les cheveux verts à Baudelaire pis aux sonneurs de vérités électriques, c’était pas défois une référence mythologique.
d) « lorsque l’inspiration prophétique du dieu s’empare d’elle » : oui, on dit que c’était le dieu des prophéties, que si ça se trouve, c’était dans le « in vino veritas » qu’elle allait chercher le culot de dire ce dont elle se doutait bien, Cassandre.

5.
« ACHILLE : - Mais on combat les raisons par des raisons. »
(Euripide, « Iphigénie à Aulis »)

Cela s’appelle débat, philosophie, diplomatie. L’humain y passe son temps. Le fond, c’est toujours le conflit. L’humain ne s’entend pas avec lui-même. C’est ainsi que diplomatiquement ou pas, l’animal démocratique court à sa perte.

Patrice Houzeau
Malo, le 15 juin 2021.

13 juin 2021

CHAPITRE QUATRE LA PORTE ESPOUVANTABLE

CHAPITRE QUATRE : LA PORTE ESPOUVANTABLE.


  1. La veille, la nuit était tombée. Donc, tous allèrent se coucher et l'on montra au chevalier inconnu ses appartements : une chambre maigre avec une porte au fond, qu'on lui recommanda expressément de ne point ouvrir car c’estoit périlleux.

  2. Un servant tout en rouge avec une frange rousse dessous le calot rouge l'accompagna en montant ses bagages (lesquelles étaient maigres, car le chevalier inconnu estot fort humble) et le quittant lui dit kekchoz dans l'oreille.

  3. Ce que le servant écarlate dit au chevalier inconnu : « N'ouvrez surtout pas la chambre du fond, ou péril périlleux vous courrez périlleusement. » Puis il s'en alla sur un air de musette et de samedi soir dans une chanson fatidique.

  4. Pendant ce temps-là, le cheval fut conduit aux écuries où il fit force signes de croix et prières (c'était un grand catholique de cheval) de ne pas fumer dans les librairies, de ne pas brûler les prairies, et surtout que le chevalier inconnu la porte du fond n’ouvrît.

  5. Dans sa chambre fort maigre (un lit, une chaise, une demi-table, un bassinet de toilette), le chevalier inconnu se brossa les dents et le poil de dessus la tête. Turlupiné il estoit. On eût dit un député suspecté de détournement de fonds (science-fiction, bien sûr).

  6. Le chevalier inconnu, kekchoz le turlupinot, le gratouillot, le chatouillot, l'agaçot. Rapport au péril périlleux qu'il courrait périlleusement si jamais il ouvrait la porte du fond. Il est vrai qu'avec sa tête de mort peinte en noir macabre dessus, la porte ne portait point à rire.

  7. « Je me demande bien ce qu'il peut bien y avoir derrière cette porte ? », se disait Alice tout en grignotant un paquet de chips aux champignons hallucinogènes. « C'est marrant cette tête toute noire, on dirait la tête de tante Sylvia après son suicide ».

  8. Alors qu'il contemplait la porte du fond d'un œil aussi exclamatif qu'un politique surpris dans quelque club libertin de Tourcoing (science-fiction bien sûr, tous les ministres de l'intérieur, de Fouché à Darmanin, vous le confirmeront), l'autre porte s'ouvrit.

  9. Elle s'ouvrit et le Père Ubu apparut qui tonitrue « Cornecocu, Môssieur le chevalier inconnu, n'ouvrez point cette porte, c'est défendu, si vous ne voulez d'un péril périlleux être périlleusement mourru ! » Puis il claqua la lourde dans un hénaurme pet.

  10. Le Père Ubu fut aussitôt suivi par Monsieur le Ministre des Apprenances qui, une corde à sauter à la main, dit : « Ayez confiance en l'apprenance de la confiance et n'ouvrez point cette porte du fond si vous ne voulez pas être distancialisé définitif. »

  11. L'apparition du Ministre des Apprenances en présentiel fit songer au chevalier inconnu que, vu les difficultés d'application de la réforme dudit ministre ainsi que les incongruités survenues dans l'organisation des examens, se pourrait-il qu'il y ait anguille ?

  12. Le chevalier songeait qu'il n'était pas si impossible que dans quelques rectorats, certains fissent œuvre de résistance passive et de grève du zèle afin de faire comprendre au Ministre Blanquer que de Lui et de sa Réforme ils en avaient soupé.

  13. Plongé dans ses réflexions pédagogiques, le chevalier oublia la porte du fond et bientôt fut fort ronflant. Il avait obéi aux avertissements. La porte ne fut pas ouverte. La tête de mort haussa osses, clavicules, omoplates. Elle s'ouvrit tout de même...

Patrice Houzeau
Malo, le 13 juin 2021. 

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13 juin 2021

CHAPITRE TROIS L'ATTAQUE DES ZÔTRES QUI N'EUT POINT LIEU

CHAPITRE TROIS : L’ATTAQUE DES ZÔTRES QUI N’EUT POINT LIEU

1)    Donc dans le château, un cri retentit figeant un bref instant le baron Papa-Tango-Charly et le chevalier inconnu dans la sauce du réel. Qui a poussé ce cri ? C’est soit le miaulement suraigu d’une demoiselle à la vue d’une souris vive, vivace, trottinante,

2)    Soit le cri aigu rauque et grave pourtant d’un demeurant qui s’estoit planté le doigt avec le clou, soit le cri d’alarme d’une sentinelle à la vue d’une horde de Zôtres tout en armes galopant furieusement vers ce castel.

3)    « Kikacrié ? » dit le baron déglacé. Cette interrogation fut suivie d’un grand ramdam froufroutant dans l’escalier d’à côté. « Mon père, c’est affreux » fit la demoiselle du château pénétrant dans la salle seigneuriale. « Koikis’passe ? » fit le baron alarmé.

4)    « Ah mon père ! n’avez-vous point ouï le cri d’alarme de la sentinelle ? Des Zôtres, mon père, des Zôtres galopent furieusement vers ce castel ! Du coup, vostre fils s’a planté le doigt avec le clou qu’il clouait pour voir si le hareng saur pendulait,

5)    La souris échappa au chat (d’où le miaulement rageur) ! Ah mon père, c’est affreux ! » Lors le baron s’adressa au chevalier inconnu : « A peine arrivé, il vous faudra être héroïque ! Allons aux armes, chacun à son poste et fermez les hublots ! »

6)    Y eut-il grande bataille ? N’y eut-il pas grande bataille ? Le chat rattrapa-t-il la souris ? Le hareng-saur se mit-il à penduler toujours, toujours, toujours, comme fait le pendu que pousse vent d’est et que vent d’ouest repousse ? Je ne sais passque j’avais une course à faire.

7)    Si l’on admet qu’il y eut grande bataille (bruit, fureur, testes, bras, gambes, oneilles, membres de tout poil tranchés pis éparpillés, lances brisées, chevaux troués, herbe rougie, échelles cassées, vaisselle cassée, c’est la fessée),

8)    Si l’on admet qu’il y eut grande meslée, ça fait quand même beaucoup de choses à expliquer et à ranger après la représentation. C’est casse-nougats. Aussi il n’y eut pas grande bataille, le chat bouffa la souris, et pendula le hareng-saur.

9)    J’ajoute qu’en ces temps de post-covid, il serait indélicat de profiter des congés du Variant anglais, lequel sera remplacé à la rentrée de septembre par le Variant indien pour se mettre à dépenser force argent dans des batailles et leurs doubles.

10)  En effet, cet argent, Messire Macron est obligé de l’emprunter à l’Europe (laquelle grimace, surtout chez les parpail… euh… chez les frugaux du Nord) tout en vendant plein d’avions très chers à des pays qui n’ont pas les moyens de s’en payer afin que l’on croit que.

11) Afin que l’on croit que l’argent rentre en Macronie, Messire Macron vend des Rafales (vifs avions, très beaux, très chers pis pour faire la guerre) et autres armements tant époustouflants que massacrants. Du coup, ça fait des sous car certains sont très riches.

12) Mais nous, Français, soucieux du droit des peuples à s’entretuer et de l’égalité de tous devant la Mort, nous vendons à tous, riches ou pauvres, - à chacun son pan pan tueur, ce qui est fort bon pour la démographie, me dit-on.

13) Quant aux Zôtres, ils galopèrent furieusement vers ce castel. Arrivés au pied du mur, ils reconnurent que ce n’était pas le bon orteil (Ah Nom d’un Homard de Rugy ! rugirent-ils, on s’a gouré ! Scuzez le dérangement !) et ils s’en regalopèrent furieusement en sens inverse.

14)   « Nous l’avons échappée belle ! » fit le baron Papa-Tango-Charly qui n’était guère fameux en dialogues. « Oui, mon père » fit la demoiselle qui s’appeloit Annie-Zette-Annie-Zut et qui estoit belle, blonde, charnue comme frite croustillante ou sautée patate.

15)  Quant au chevalier inconnu, il commençot à trouver tout ça très sot si sot, qu’il se fit les ongles des mains, des pieds et des incarnés (ses fantômes familiers) en songeant à l’avertissement de la Voix : « N’entre en ce castel car péril périlleux tu courras périlleusement ! »

Patrice Houzeau
Malo, le 13 juin 2021.

13 juin 2021

CHAPITRE DEUX LE POTJEVLEESCH MERVEILLEUX

CHAPITRE DEUX : LE POTJEVLEESCH MERVEILLEUX

1.
Donc, un cavalier dans la plaine. Kicéty ? On sait pas car c’est le cavalier inconnu (il se dirige vers le château). Il pleut car des nuages noirs passent. Se pourrait-il que cela grondât sous peu et sur nous ? Donc, soit un orage éclate, soit… Oh mais quelle est cette voix ?

2.
On entend la Voix tombant du ciel. Tonitrue grave. Soit elle avertit le cavalier (lequel pâlit que de tout en noir il devient tout en blanc, cheval compris) de ne point ce castel approcher car moult peril pourrait le periller périlleusement, soit elle lui communique kekchoz.

3.
Tout d’abord, pris de frayeur, le cavalier inconnu se dit : « Nul ne me connoist ci aussi filons Mon nom n’en sera ni a deshonor ni banni ». Lors fust enfui pis fist le tour de la plaine qu’il revint à son point de départ car sinon c’est trop loin et trop loin je vous raconte pas.

4.
Lors la voix entreprit gravement de lui rappeler que le potjevleesch est fait d’échine de porc, de jarret de veau, de poulet, de lapin et se sert avec des frites. Le cavalier inconnu remercia la voix d’ainsi gravement l’informer et se dit qu’il avait faim.

5.
N’écoutant que son estomac, l’affamé cavalier fonça vif, vif et dru vers l’castiau perilleux avait dit la Voix que soit le cavalier il y va ou il y va pas or il y va car sinon il fait le tour de la plaine pour s’en revenir écouter des recettes de cuisine jetées du ciel ironique.

6.
Donc le chevalier inconnu s’annonce au pont-levis. Soit on lui ouvre (faut bien qu’l’histoire avance), soit on lui ouvre pas (et dans une autre vie, le cavalier inconnu rédigera des recueils de recettes de cuisine). On lui ouvre, avec force grincements pour faire plus médiéveau.

7.
Le cavalier inconnu est soit dans la salle oùsqu’on reçoit gens de haut parage et conseillers secrets, soit formellement interrogé par des interrogateurs en forme de quoi (lequel interrogatoire estot apelé Grand Oral a Blanquer et qu’ça faisoit peor et tintouin).

8.
Dans la salle oùsqu’on reçoit, le cavalier inconnu est accueilli soit par le Seigneur du lieu, le baron Papa-Tango-Charly, soit par le fantôme de la cuisinière, Madame Jacquou-Croquant qui lui demande alors le mot de passe lequel estoit « potjevleesch ».

9.
Une fois que la cuisinière spectrale reçut dans ses écoutilles à cafetière le mot « potjevleesch », elle lui manda les précisions que la Voix avot jetées du ciel, lors apparussent (forme dyschronique) délicieuse terrine de viandes en gelée et frites croustillantes.

10.
Le cavalier inconnu mangea le potjevleesch merveilleux cependant que le fantôme de Madame Jacquou-Croquant faisoit crêpes dorées pour la cassonade et crêpes noires pour les deuils et cependant aussi que le baron Papa-Tango-Charly l’avot mauwaise.

11.
Le baron Papa-Tango-Charly l’avot mauwaise car on (qui ? chaipas) lui avait annoncé l’arrivée du cavalier inconnu qu’il lui brûlait fort de connoistre lors que l’inconséquent se régalait de viandes en gelée en divaguant avec le spectre de la cuisine.

12.
Le baron Papa-Tango-Charly est soit fort irascible, soit fort raisonnable. S’il est irascible, il s’en va illico fendre la tête du cavalier inconnu d’un coup d’épée bien franche et honnête. S’il est raisonnable, il patiente, sirote un apéro, songe à Macron.

13.
Le baron Papa-Tango-Charly boit donc un apéro (concocté à l’aide du pianocktail jadis pillé lors d’une équipée sur les terres fertiles du duc de Vian) en songeant à Macron, lequel dit-on s’a fa gifla au cri de Montjoie Saint-Denis ! par quelque réfractaire des Gaules.

14.
Ayant dévoré le potjevleesch merveilleux, le cavalier inconnu songea qu’il était temps de rencontrer le maître des lieux. Par grande puissance fictionnelle, il s’artrouva face au baron songeur. Soudain, un cri retentit. Les araignées s’envolèrent ; le chat lâcha la chaussette.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 juin 2021. 

12 juin 2021

CHAPITRE UN AH TIENS IL PLEUT

CHAPITRE UN : AH TIENS IL PLEUT

1.
Un cavalier dans la plaine. Kicéty ? Oùkilva ? Kilevoit ? Pour ce qui est de kilevoit, soit c’est un œil qui flotte dans l’espace du texte pis qui voit tout, soit c’est Kilevoit justement, le narrateur convoqué pour dire ce qu’il voit. Kilevoit donc. Ou alors c’est personne & on s’en fiche.

2.
Si c’est l’œil qui flotte dans l’espace du texte, on peut supposer des archers qui tentent de lui crever l’omniscience, mais bon, une fois que l’œil qui voit tout sera crevé, quoi qu’on fait si on en a besoin pour dire ce que lui seul peut voir (il flotte dans l’espace) ?

3.
Si c’est Kilevoit, çui qui dit s’qu’il voit, on peut supposer qu’il a le regard perçant comme s’il avait peint les toiles à Picasso et donc que voit-il, Kilevoit, de ses yeux de chat ? Il voit un cavalier dans la plaine, passqu’il est dans une tour, Kilevoit. Avec un château autour, ça va de soi.

4.
Kicéty, ce cavalier ? Soit c’est Zorro, sur son grand cheval de Zorro, avec sa grande cape de Zorro, avec son beau masque (made in China, Spécial Covid) de Zorro, et toussi-toussa qu’il a, Zorro (même qu’il est tout en noir pour se confondre avec les ténèbres propices).

5.
Soit c’est Zorro donc, mais si c’est Zorro, c’est qu’il s’a gouré d’histoire, passque j’ai pas le droit d’écrire une histoire de Zorro (l’est pas dans le domaine public). Donc, c’est pas Zorro.

6.
C’est pas Corto Maltese non plus car Corto c’est un marin, et même un veau marin je le vois pas trop chevauchant, Corto… Quoique, quoique comme disait quelque coin-coin que je connais, ça m’étonnerait pas qu’il y eut quelque vignette avec Corto à dada dedans.

7.
De plus, de Zorro comme de Corto, j’ai pas le droit d’en faire le héros d’une de mes fantaisies. Donc, ce cavalier, kicéty ? Soit c’est un grand efflanqué lunaire façon Don Quichotte sur un cheval harassé comme dans une chanson de Brel, avec gong au loin.

8.
Soit c’est le Père Ubu qui s’en va devenir Roi de Pologne sur son grand cheval de bois (passque sinon les chevaux sont très achevés achesses sous le poids du bonhomme) et tout agitant son bout de bois (pour pas kis’blesse) et tonitruant des réformes gidouillesques à la Blanquer.

9.
J’en profite pour dire que la comparaison entre le Père Ubu (Roi de Pologne) et Jean-Michel Blanquer (Ministre des Apprenances) est assez abusive. En effet, le Père Ubu ne savait pas jouer à la marelle.

10.
Soit c’est le cavalier inconnu qui va dans la plaine et se dirige vers le château. Son cheval est blanc et lui il est tout en noir (comme Zorro, mais c’est pas Zorro). Et soit il va tranquillement car le Seigneur a tout le temps des hommes, soit il va fonçant car c’est un rapide.

11.
Si le cavalier va tranquillement de par la plaine, on peut supposer qu’il médite (sur le silence effrayant des espaces infinis ou alors sur les chances que Sire Macron a de devenir Macron à la place et en même temps que Macron) ou qu’il chantonne.

12.
S’il chantonne ce cavalier, que chantonne-t-il ? Quelque ritournelle profonde et stupide où un quelconque dit à une gamine : « Prends la main de beau-papa » (ah certes, ce n’est point là du Villon) ou « Avec le temps » avec tête chevelue idoine et dentier fidèle ?

13.
Chante-t-il
« Je ne sais pas si la pluie mouille
Mais de tout ce lustucru uh !
J’en ai plein les genouilles ouille !
Et J’en ai ras le cru cru cru »
Qui n’est point noble chanson mais Keskon s’en fout ?

14.
Note de bas de page : Le chevalier de Keskon (1242 – et des brouettes) est maintenant fort méconnu bien que tout à fait passé dans le langage courant : « Keskon fait maint’nant ? Keskon rigole ! Keskon dit, Keskon fait », etceteron. On le disait hyperactif.

15.
Mais quels sont ces noirs nuages qui passent de par le ciel (s’ils passaient de par terre, on appellerait cela brume, brouillard, fog, smog et on verrait plus le cavalier de par la plaine, remarquez pour s’qu’on en a à fiche…) ? Sont-ce signes funestes ? Ah tiens, il pleut…

Patrice Houzeau
Malo, le 12 juin 2021.

12 juin 2021

CHRONIQUE DU 12 JUIN 2021

CHRONIQUE DU 12 JUIN 2021

1.
Le covid, ça devient marrant. On commence à prévoir, maintenant. Donc, le variant anglais s’estompe rapidement et va laisser place au variant indien lequel commencera à saturer les hôpitaux courant septembre-octobre-novembre 2021.
Pour des raisons de couverture immunitaire limitée dans le temps, faudra aussi prévoir la campagne de vaccination massive de l’année prochaine, télétravail, bricol… euh enseignement à distance (le distanciel blanquerien) : le Nouveau Monde de Macron, la StartUpGrenouille.

2.
Question de logique : en  2017, les Français ont élu Macron et ils ont eu les Gilets Jaunes et le Covid. En 2022, les Français rééliront Macron et ils auront le retour des Gilets Jaunes et les Variants du Covid. Tout ça avec plein d’argent magique, de taxes invisibles mais qui assomment et d’impôts finauds qu’on s’en rend pas compte tout de suite. Bref, la Macronie, c’est un conte de fée raconté par un vieux croûton qui prend les mômes pour des crétins.

3.
Il semblerait que les Talibans gagnent du terrain en Afghanistan. Les Etats-Unis retirent leurs troupes du pays et le laissent peut-être aux mains des islamistes. La France fera-t-elle la même chose avec le Mali ? Allons-nous regretter Trump ?

4.
Maintenant que les Américains ont dit : « Les OVNIS, c’est pas nous », tout le monde se dit que les OVNIS, c’est eux. Et vu les performances constatées, cet armement doit être terriblement efficace, voire terrifiant… #SiVisPacemParaBellum

5.
Quelque chose me dit qu’avec sa fiscalité internationale là et s’il se retire un peu trop de la guerre contre l’islamisme, dans quatre ans Joe Biden et Kamala Harris vont rendre les clés de la Maison Blanche aux Républicains.

6.
Je dis ça je dis rien mais faudrait quand même que Les Républicains trouvent un candidat crédible sous peu défois que pour cause de Gilets Jaunes, du Covid, de Blanquer et de trop plein technocratique LREM, Macron décide de ne pas se représenter aux présidentielles2022.

7.
Les historiens écriront peut-être que la contestation des Gilets Jaunes fut violente, dura assez longtemps pour gêner le président Macron dans ses réformes et aboutit à une gifle donnée au président lui-même alors en campagne électorale. Est-elle finie ? Même pas sûr.

8.
Macron n’a rien compris. Il a supprimé l’ENA pour en fait faire plus d’ENA, de l’ENA réformé et ouvert à plus de monde (à la diversité ? euh… je m’inquiète…) sauf que beaucoup de Français n’en veulent plus de cette suradministration des technocrates, d’où qu’ils viennent.

Faut dire que dans l’esprit de Macron, ça a l’air bien rangé : il y a les jeunes premiers de cordée (des têtes à claques qui font l’ENA, fondent des Start Up, gagnent des sous) et tout le reste, ceux qui ne sont rien, qui écoutent McFly et Tartuffo et que Blanquer est chargé de contrôler.

9.
J’aime bien le « en même temps » à Macron : il prouve assez que l’on peut être très diplômé et couvert d’éloges au point de devenir président de la république et en même temps se tromper et faire sottise sur sottise avec constance, sérieux et Blanquer.

10.
Si c’est vrai que Pompidou a dit à l’un de ses technocrates : « Mais arrêtez d’emmerder les Français », Pompidou avait raison. Je note que la Macronie, c’est tout le contraire (inflation législative, technocratique, numérique, réformatrice…). Blanquer serait-il l’antithèse de Pompidou ?

11 .
Macron se rend-il bien compte que si les présidentielles 2022 aboutissent en fin de compte à la victoire de Marine Le Pen, il restera dans l’histoire comme le président dont l’inconséquence et les nombreux virages de son fameux « en même temps » auront fait basculer la République dans une aventure extrémiste ?

12.
Paraît que Bruno Le Maire considère comme prioritaire et assez urgente une réforme des retraites. Allez-y, M’sieur Bruno, réformez, beaucoup de Français n’attendent que ça pour aller crier dans la rue tout le bien qu’ils pensent de la Macronie, de Macron et des Macronisants.

13.
En France, à force de suradministration, plus personne n’est responsable de rien. Du coup, le covid tue et Blanquer passe pour quelqu’un de compétent.

14.
Non, on ne peut pas mettre sur le même plan l’antisémitisme européen des années 40, qui a abouti à la mise en œuvre industrielle par l’Allemagne nazie d’un génocide (6 millions de morts), et les inquiétudes et les problèmes induits par les pressions migratoires et le multiculturalisme actuels.

15.
François De Rugy (célèbre opportuniste LREM et collectionneur de casseroles) enfariné à Nantes en juin 2021 porte plainte en dénonçant une « agression physique ». Il n’a honte de rien. Il ferait mieux d’aller exercer un vrai métier au lieu de vivre aux crochets du contribuable.

Patrice Houzeau
Malo, le 12 juin 2021.

12 juin 2021

CHRONIQUE DU 11 JUIN 2021

CHRONIQUE DU 11 JUIN 2021

1.
J’aime bien les Beatles. Leur fantaisie et leur inventivité nuisent cependant à mon goût du conformisme. Quand une musique est assez intéressante pour qu’on se mette à l’écouter, alors les conversations (que je n’aime pas non plus d’ailleurs malgré le fait que je sois très bavard) s’interrompent.

2.
J’aime bien les chats. Ô superbes, ô estomacs sur pattes ! Leur parti pris de parasitisme (quoi qu’ça fait un chat ? ça mange et ça dort) teinté de majesté prétendument mystérieuse me rappelle que le monde est plein de choses à faire (que je ne fais d’ailleurs pas).

3.
J’aime bien les chats. Ils me rappellent Baudelaire et Colette que je relis de temps en temps quand le temps qu’on m’oblige à consacrer aux autres (cette plaie) m’en laisse le temps.

4.
J’aime bien les chiens. Leurs bonnes têtes de toutou fidèle me semblent recéler de ces espaces innommables d’où peuvent surgir les grands dévoreurs à canines pis incisives pis mus par d’autres dieux radicalement plus impitoyables que ceux que nous subissons chaque jour.

5.
J’aime bien l’Education Nationale. C’est une belle et grande famille. Y en a (les cousins parisiens) i s’engraissent bien un peu sur notre dos en racontant n’importe quoi dans des livres, à la télé, dans des grenelles (réunion de têtes d’œufs qui coûtent des sous au contribuable), mais bon, c’est la famille (fis-je très bête).

6.
J’aime bien Laurent Pietraszewski. Il a la tête de quelqu’un qui a travaillé dur pour arriver là où il en est (le gouvernement Castex), c’est-à-dire nulle part. A part ça, il n’a jamais été DRH à Auchan. Il faisait un genre de boulot de DRH mais il l’était point. Ah non alors.
Et comme Laurent Pietraszwewski n’était pas DRH à Auchan, mais comme il faisait un genre de boulot comme, on peut supposer qu’il était juste sous-DRH. Même pas chef alors.

7.
J’aime bien ma façon d’être. Je suis bavard comme si j’avais quelque chose à dire et j’en profite pour dire n’importe quoi. Les gens me regardent et il y en a même qui ont l’hypocrisie de trouver ça intéressant. Les gens sont fascinants (et très faux-jetons).

8.
J’aime bien la Macronie. Elle adore l’Europe. Elle rêve d’Europe, et même de mondialisme. Elle rêve de grands internationaux qui donneraient plein de boulot aux Français. Après, évidemment, les grands groupes i s’en vont ailleurs. Et Macron ne sera plus au pouvoir.

10.
J’aime bien la manière d’être des élèves. Ils font semblant (mais de moins en moins) de s’intéresser à ce qu’on leur raconte et les enseignants font semblant de s’intéresser à. Après tout le monde se congratule et se donne des diplômes en se détestant cordialement. C’est beau.

11.
J’aime bien Blanquer. C’est un jeune homme (ou presque). Il va dans les établissements scolaires défois et il joue avec les enfants (je trouve ça malaisant mais en fait c’est sympa on me dit). J’espère qu’un sale gosse ne va pas crier Montjoie Saint-Denis ! avant de le gifler.

12.
J’aime bien Blanquer. Blanquer réforme. Ça c’est un homme qui sait s’occuper. Parce que hein à quoi bon être pénible, si on n’en apporte pas la preuve par des réformes de haute sottise.

13.
Damien Tarel a été sanctionné par la justice mais le condamné (au ridicule), c’est Macron. #GifleMacron

Vous me direz, pourquoi Macron serait-il condamné (au ridicule) parce qu’il a été giflé ? Eh, quand on est un président relativement impopulaire, on évite d’aller serrer les louches de gens qui manifestement ne pensent pas que du bien de vous (il avait d’ailleurs été prévenu, dit-on, par le service de sécurité). #GiletsJaunes #DamienTarel

14.
J’aime bien Macron. C’est un chic type. N’ayant pas prévu assez de masques, de lits et de personnel pour faire face au covid (qu’il n’a pas vu venir), il a donc emprunté plein d’argent magique pour le redistribuer aux Français, creusant ainsi la dette et espérant être réélu. Il est gentil, Macron.

15.
Se pourrait que les absurdités induites par la réforme Blanquer (ainsi que quelques incongruités dans l’organisation des examens m’a-t-on dit) finissent par lasser même chez les parents Macron-compatibles. J’aime bien Blanquer : il est très compétent dans son incompétence.

On prête beaucoup d’ambitions à Blanquer, celui de jouer un rôle clé dans la campagne de Macron. Avec Solère et le très populaire Blanquer comme conseillers, je sens que le score au second tour des présidentielles2022 risque d’être très très très serré, sinon négatif.

On prête beaucoup d’ambitions à Blanquer, celui de tenir un portefeuille important dans le gouvernement post-réélection programmée de Macron en 2022. Quand on voit le foutoir qu’il a mis à l’Education Nationale, je m’interroge…

Patrice Houzeau
Malo, le 12 juin 2021

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