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BREFS ET AUTRES

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4 septembre 2021

ÇA VOUS FAIT-I PAREIL QUAND VOUS MANGEZ DE LA CHOUCROUTE ?

ÇA VOUS FAIT-I PAREIL QUAND VOUS MANGEZ DE LA CHOUCROUTE ?

1.
« De quelles paresseuses larmes de quelle saison monotone »
(Claude Roy)

« De quelles paresseuses larmes » : des larmes qui coulent lentement ? Ah les feignasses...
« de quelle saison monotone » : tu l'as dit, ô poète, qu'on s'ennuie de tant d’soucis tout l’temps, et on n'est même pas encore en automne...

2.
« Je crois qu'il n'est pas un automate », sans plus, n'a aucun sens. »
(Wittgenstein, « Investigations Philosophiques », Deuxième partie, IV)

Du reste, si je m'imaginais qu'il était une sardine à la tomate, un crapaud soufflant dans d'la trompette, Blanquer (c'est un ministre) disant la vérité, une choucroute volante, autrui pas agaçant, une foule de masques, un piano hanté, un pâté en croûte, ça n'aurait pas plus de sens.

3.
Alors je dis à ma radio qui débitait d'la moraline façon robinet d'eau tiède : tais-toi (mais en moins poli), je vais sur Youtube écouter les Stones.

4.
Si j'pige bien, soit on va crever d'un variant à venir d'un virus étrange arrivé des ailleurs problématiques, soit on va crever grillé saucisse, ou noyé d'la côte débordée because réchauffement ; marrant comme je trouve notre ministre de l'économie (c'est Bruno Le Maire) de moins en moins crédible.

5.
« Sur un mystère plus effrayant que les ombres »
(Pierre Jean-Jouve)

Si c'est pas le mystère de la deuxième chaussette qu'on artrouve jamais, c'est peut-être bien l'énigme du comment font-ils tous ces politiques pour nous prendre systématiquement pour des veaux.

6.
Et dire qu'en 2022, Macron va peut-être se faire réélire avec l'argent de nos impôts que, depuis 2017, il jette allégrement par les fenêtres.

7.
Défois, j'aimerais bien être suisse pour voir ce que ça fait d'être le citoyen d'un pays qui ne joue pas les grands seigneurs quand il n'a pas le sou.

8.
Les trois chansons agaçantes du siècle précédent celui-ci (qui pourrait bien, soit dit en passant, être le dernier) : « Angie », « Imagine » et « Ne me quitte pas ». Elles me donnent systématiquement envie de me plonger dans un recueil des meilleures pages de l'Almanach Vermot.

9.
« Et le gouffre argenté du souvenir d'Hélène » : ce vers de Pierre Jean Jouve, s'il n'a pas de rapport avec je ne sais quel écrit antique, je ne vois pas trop en quoi il éclairerait la vie des oursins.

10.
C'est énervant, quand j'écoute « Gimme Shelter » des Stones, souvent, j'la reconnais pas la voix de Jagger et je me dis qu'ça doit être une « cover » d'on ne sait quel Tutur à vapeur... Ça vous fait-i pareil quand vous aussi, vous mangez de la choucroute ?

11.
Comment ça se fait que je n'éprouve aucun intérêt pour d'autres cultures que la mienne, laquelle ne m'intéresse d'ailleurs qu'assez relativement ?

12.
Quand j'étais petit, j'étais gentil ; heureusement, ça n'a pas duré.

13.
L'art de dissimuler ce que l'on pense réellement (l'art d'être faux-derche quoi) est certainement le plus répandu, le mieux pratiqué et le plus nécessaire socialement. #Blanquer

14.
« I'm a spy in the house of love » qu'il chante Morrison : j'ai toujours trouvé assez louche ce vers du poète glougloutant que j'aime bien pourtant mais j'écris ça pour dire quelque chose.

15.
Mais non, je ne suis pas particulièrement défaitiste, dit-il en comptant les cadavres.

16.
L'Etat, c'est nous, dit-on communément et pour dire quelque chose, oui, mais comme « nous », c'est radicalement pas moi, me voilà bien avancé.

17.
Les Anglais, non sans raison, doivent penser : « Ces prétentieux de Français se prennent toujours pour les Sauveurs et la Lumière du Monde... Bah laissons-les pérorer et continuons de mener notre barque et d'engranger les bénéfices... ».

18.
« - le Lévitique qualifie de « lépreuses » (tzaraat) les maisons hantées ; Homère, lui, parlait de Aidao domos, c’est-à-dire la maison d’Hadès. »
(Stephen King, « Anatomie de l’horreur »)

J’aime bien ce qu’écrit Stephen King sur le genre horrifique. J’y apprends plein de choses que ma caboche laisser filer comme filent les piécettes par mes poches trouées.

Le Lévitique, ai-je lu, qualifie de « lépreuses » les maisons dans lesquelles on entend soupirer la nuit des prénoms pis qu’ça cogne dans les murs, que la vaisselle vole et la choucroute Tossi que ça fait du chou flottant partout et saucisses sillonnant l’espace, et le long des placards, du lard Tossi.

Homère (caecum fuisse), causant des maisons à revenances tapageuses parlait, dit-on, de « Aidao domos », la maison d’Hadès, qu’j’ai toujours cru qu’c’était un serrurier, Hadès, mais en fait non, vu qu’c’est le « Maître des Enfers », notez qu’il a donc les clés d’la cage à Cerbère…

Ces considérations sur les maisons où même quand il n’y a personne, il y a quelqu’un, me font penser à « Suspiria », le film de Dario Argento, avec son labyrinthe jonché de jeunes filles assassinées par l’invisible et son esthétique de songe baroque. Inutile, mais beau et fascinant, d’autant plus beau et fascinant que parfaitement inutile. Vous me direz : A quoi bon alors ? Mais c’est que la beauté de « Suspiria » est infiniment moins néfaste que bien des décisions politiques (au hasard, la réforme Blanquer) et d’une certaine manière, la beauté de « Suspiria » contre-carre les efforts mortifères du sieur Blanquer. De « Suspiria » et de Blanquer, le plus horrifique des deux n’est pas celui que l’on croit.

De même que de Charlie Hebdo et des Islamistes, le moins humain n’est  certes pas celui qui caricature, mais ceux qui assassinent les artistes, empêchent les jeunes filles de suivre des études pour les marier à peine pubères, amputent, lapident, décapitent.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 septembre 2021.

 

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4 septembre 2021

BRRR FIT LA COMTESSE

BRRR FIT LA COMTESSE

1.
« Je suis celui qui pourrait être. »
(Georges-Emmanuel Clancier)

Lorsque je cite ce vers de Clancier à mon fantôme, celui-ci me répond invariablement : « Et moi donc... » ou alors « Tu l'as dit, bouffi ! » ou encore : « C'est clair comme pas une ombre au tableau » sans oublier : « Ah ne m'en parlez pas, mon brave monsieur que je hante sans le connaître vraiment.

2.
« En gros, je dirai que les lecteurs ne voient pas bien où vous voulez en venir et ils attendent que quelqu’un réponde. »
(Lilian Jackson Braun, « Le Chat qui disait cheese » [Qwilleran])

« M’est avis que les lecteurs, surtout ceux qui ont des yeux, un cerveau et quelque espérance dans la vie, ne voient pas bien où vous voulez en venir et attendent que quelqu’un. »
-      Que quelqu’un quoi ?
-      Que quelqu’un, quoi.

3.
Véran tacla Blanquer sur la fameuse utilisation « détournée » des Allocations de Rentrée Scolaire (ARS). Véran a raison. Il est toujours étonnant de voir des gens qui n’ont jamais été dans la gêne expliquer aux « pauvres » la façon dont ils doivent utiliser l’argent qu’on leur concède.

4.
« La réponse arriva sur une voix haut perchée qui semblait incongrue chez un homme de cette corpulence. »
(Lilian Jackson Braun, « Le Chat qui disait cheese »)

La réponse arriva sur une voix en forme d’aéronef invisible et si haut perchée qu’elle semblait tutoyer les branches aux anges pendus (ach ! gothik !) et très incongrue dis chez un gaillard de cette corpulence, hache sur le dos et mâchoire façon piège à loup.

5.
S’ils étaient rationnels, les gens voteraient écologiste parce que la planète est en train de cramer d’partout qu’on nous dit, mais outre, que je ne crois absolument pas en l’efficacité ni en la cohérence des écolos, je vais soutenir la droite parce qu’au fond, je m’en fous.

6.
Zemmour citant Coluche : « Le malheur humain est trop grand pour l’homme. » la conclusion s’impose.

7.
« - Brr ! fit la comtesse d’une voix à l’accent étranger distingué. »
(Agatha Christie, « Les Sept cadrans »)

8.
« mais, d’après la forme de l’empreinte et la manière dont le gazon était foulé, je ne crois pas que le revolver ait été lancé de là »
(Agatha Christie, « Les Sept cadrans » [Battle])

Mais, d’après la forme de l’empreinte (notez les pizzicati que fait la musique à ce moment où Rouletabille s’enfonce dans le tout ce qu’on ne voit pas et qui est là pourtant…) et la manière dont le gazon est foulé, je ne crois pas que l’éléphant se soit jeté de ce holà !

9.
Rentrée 2021. Le président Macron nous refait le coup de « l’école du futur » et des « pédagogies innovantes ». Soyons sérieux, ça fait trente ans qu’on est dedans, l’innovant pédagogique, et ça donne quoi ? Des universités qui craquent et un manque consternant de main d’œuvre.

10.
« Quand les steaks arrivèrent, Qwilleran avait eu le temps de réfléchir. »
(Lilian Jackson Braun, « Le Chat qui disait cheese »)

Quand les steaks arrivèrent sur leurs fringants dadas ponctués de moutarde et accompagnés d’une tournée de blondes croustillantes, Zut avait eu le temps de réfléchir au destin des bêtes et dévora quand même tout en songeant que la prochaine fois elle prendrait du poisson.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 septembre 2021.

3 septembre 2021

MACRON EST RENTRE EN CAMPAGNE

MACRON EST RENTRE EN CAMPAGNE

1.
La politique consiste à faire croire que l'on peut réanimer les morts, tout en passant sur leurs cadavres, voire en crachant sur leurs tombes.

2.
Je pense au mot « Wörterbuch » (« Livre des mots ») et, par analogie, au « Livre des Morts » et je songe que les morts n'ayant plus besoin de mots, c'est aux vivants qu'il s'adresse, ce livre des morts.

3.
« D'autres, (…), accompagnent ces mesures de protection d'un acte d'agression magique contre le sorcier »
(Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts »)

Qu'est-ce qu'un « acte d'agression magique » ? Une action (une agression physique ou verbale relevant de la justice) ou un « acte » d'une théâtralisation du sort, non pas une action, mais la représentation d'une action, « drama » ?

4.
« En un éclair, tout me revint en mémoire. »
(Agatha Christie, « le Crime du golf » [le narrateur])

« Tout me revint en mémoire » : y a-t-il vraiment simultanéité des images, des sensations et des mots qui, en quelques fragments explicites (un nom, un lieu, un parfum, - celui de « la Dame en noir »?) éclaircissent ce qui était occulté ?

Le langage permet-il d'éclairer ce qui est occulté ou est-il avant tout un grand créateur d'occulte ?

5.
Macron (qui pourrait être aussi bien appelé « Macron l'éborgneur », en raison de l'usage immodéré que ses forces de l'ordre firent du LBD lors de la crise des « Gilets Jaunes ») est rentré en campagne. Celui qui prétendait rassembler et a beaucoup divisé retombe dans son travers et promettant beaucoup, dépensant beaucoup, annonce déjà des mesures qui diviseront profondément, notamment en matière d'éducation.

Le discours tenu par Macron à Marseille le 2 septembre 2021 annonce l’expérimentation d'une plus grande autonomie des établissements scolaires. C'est une partie de la stratégie Blanquer qui est ici annoncée : la fin d'une verticalité rectorale au profit des abus probables de petits chefs ambitieux.

Prétendant réformer profondément le pays, - au point que fleurit déjà ici et là l'élément de langage « nouvelle société » -, Macron donne l'impression de voir les Français comme il voudrait qu'ils soient, et non comme ils sont. Au fond, Macron est un idéaliste. Ce n'est pas toujours anodin.

6.
En politique, le « en même temps » n'annonce-t-il pas bien des trahisons d'un temps pour un autre ?

7.
Je trouve dans Platon l'idée que c'est en homme libre que l'on étudie, et non « comme un esclave », cependant que l'apprentissage d'un métier se fait souvent plus par nécessité que par choix réel et que plus il y a d'étudiants, plus la nécessité se fait sentir au dépens de la liberté.

Tout l'art de l'Etat est de faire passer des nécessités pour des libertés accordées.

8.
« Dès qu'elle fut arrivée, elle nous dit : Jamais je ne dis qui que c'est, parce que ça fait des haines. »
(Jeanne Favret-Saada, « Les Mots, la mort, les sorts » [témoignage de Joséphine]).

Le dire désigne ou refuse de désigner. Être maître de son dire consiste à cacher une partie de la vérité pour éviter emballement du réel et déclenchement des machines infernales que la vérité pose tout au long des révélations. On ne peut tout savoir sous peine de tout perdre. Raison d'Etat.

9.
Une plus grande autonomie des acteurs administratifs locaux annonce une dilution des responsabilités de l'Etat. La corruption structurelle de l'Etat central (qui ruina le communisme) se double ainsi d'une multitude de petites corruptions locales.

10.
Le modèle libéral repose sur l'illusion que l'on pourrait en finir avec la rareté naturelle. Surpopulation, ruptures climatiques et déficits démocratiques prouvent sotte prétention des économistes, des philosophes et irresponsabilité des politiques.

11.
La rareté naturelle induit une corruption qui tend à se généraliser à mesure que les problèmes ne sont plus seulement locaux mais mondiaux. La verticalité européenne ne fera que faciliter l'organisation des trafics.

Patrice Houzeau
Malo, le 3 septembre 2021.

2 septembre 2021

LA POLITIQUE EST-ELLE UNE HANTISE ?

LA POLITIQUE EST-ELLE UNE HANTISE ?

 

1.
« Macron à Marseille, « avec beaucoup d'ambition » (titre de BFMTV du 2 septembre 2021) : l'ambition est ce qui importe au politique. Macron est détesté parce qu'il est ambitieux et il est admiré parce qu'il a de l'ambition.

2.
« par des règles qu'on réapprend » : discours d'Emmanuel Macron à Marseille du 2 septembre 2021 : le jeu n'est plus dans le jeu, et puisqu'à Marseille comme ailleurs, l'on se tue en dehors des règles de la guerre et de la Raison d'Etat, ce n'est plus du jeu.

3.
« L'état de nature a la loi de la nature » (Locke) : où l'on voit que l'Etat n’existe que par la loi, de sorte que l'état d'un Etat est l'état de ses lois. Mais que cet Etat ne soit qu'une machine à débiter lois et réglements (l'Etat patron, l'Etat Macron peut-on se demander) et nous pleurerons.

4.
« Macron ; « Cette ambition commence aujourd'hui ». (discours d'Emmanuel Macron à Marseille le 2 septembre 2021, titre de BFMTV). Le politique ambitieux prend toujours de nouveaux départs. Il pourrait être même condamné au nouveau départ permanent.

5.
« qu'une porte soit ouverte ou fermée » influence la fluidité des circulations, de même que les significations qui se ferment (impasses sémantiques) et celles qui s'ouvrent, influencent le commentaire. Commenter est une gestion des ouvertures.
 

6.
Le réel est l'ensemble des choses hantées.

7.
« Que « vaut » la France après la crise ? » (titre de CNEWS du 2 septembre 2021). Une Nation est inestimable, un Etat non. L'ensemble de ses passifs et de ses actifs fait pencher, parfois jusqu'au vertige des gouffres, la balance. Je crains que Marianne en ait bientôt les bras cassés.

8.
« La phrase énorme du bonheur »
(Pierre Jean Jouve)

Le « bonheur » est-il une phrase ? Une phrase peut-elle déclencher le bonheur ? Le révéler ? Et la négation d'une phrase ? Le bonheur dépend-t-il d'un fait de langue de même que la raison dépend d'une bonne manière de conduire sa pensée (qui n'est que langage) ?

9. 
« c'est que les grands voleurs punissent les petits pour tenir les gens dans l'obéissance » (Locke)

On ne peut lire ce fragment d'une phrase de Locke sans sourire, tant nous savons que c'est là le jeu de l'Etat depuis que l'Etat s'appelle lui-même « Nation », et qu'il use de tous les ressorts de sa propagande (rebaptisée « communication) pour nous faire croire le contraire. 

10.
Evoqué aujourd'hui avec un collègue la manière dont sa famille a traversé la première année de la crise covid : maladies et souffrances, dont la plus emblématique est incarnée par cette infirmière maintenant victime d'un covid long et qui lutta à l'hôpital avec des expédients en guise de protection.
Ne jamais oublier à quel point le gouvernement d'Edouard Philippe et le président Macron (si jeune et dynamique et prometteur – un peu trop, ça coûte cher -) ont menti dans la première année de la pandémie.

11.
Parlât-il ma langue et partageât-il (ou en tout cas, le prétend-t-il) des valeurs que je pourrais défendre, j'ai quand même du mal à me reconnaître dans le miroir si nombreux du « nous ».

« des valeurs que je pourrais défendre », je m'empresse d'ajouter que ce ne sont en aucun cas des « valeurs pour lesquelles je pourrais faire le sacrifice de ma vie », sauf si je ne puis faire autrement.

Patrice Houzeau
Malo, le 2 septembre 2021.

30 août 2021

POUR SALUER MACRON A MA FAÇON

POUR SALUER MACRON A MA FAÇON

 

 

1.

Ai revu hier « Le Parfum de la Dame en noir »
Le film épatant de Bruno Podalydès avec Zabou
Breitman qui y est excellente de drôlerie pis
Le film est plein d'un doux surréalisme qu'on
Rit franchement lorsque Madame Bernier reçoit
Un coup de poêle à frire sur la caboche & que
C'est Isabelle Candelier qui joue s'te madame
Bernier & Michael Lonsdale il joue le rôle du
Vieux professeur Stangerson donc qui s'pointe
Parce qu'il a entendu le coup de gong et donc
Pensa Stangerson que c'était l'heure du dîner
Que pendant ce temps là Galitch l'hypnotiseur
Agonise perforé par s'te plus vieille flûte à
L'humanité qu'à ce moment du coup de poêle on
The cabochon à Madame Bernier le Galitch tout
A fait mort il est mais ça fait rien car fait
Rire tout de même le tragique à énigmes qu'on
Lisait dans les romans de Gaston Leroux qu'on
Lisait dans les romans d'Agatha Christie tout
Ça nous distrayant du covid qu'on en a ras le
Tagada du covid de Macron de Véran vaccin pis
Pass et tout l'rantanplan cocorico qu'on nous
Flanque qu'allez vous faire frire pouvez avec
Vot' moraline que j'dis s'que je vois pis que
Si on s'est fait vacciner c'est pas pour leur
Sauver la couenne à toutes ces têtes à gifles
Dont le Macron semble être le chef incontesté

 

  1. Les Chinois les Chinois les Chinois les Chinois
    Les Chinois les Chinois les Chinois les Chinois
    Les Chinois les Chinois les Chinois les Chinois
    Les Chinois les Chinois les Chinois les Chinois
    Eh bin savez quoi vont nous envahir les Chinois

 

  1. Paraît que le monde se meurt pis que
    Tout le monde s'en fiche fiche fiche
    Tant qu'on vend tant qu'on vend quoi
    Des canons des poisons paraît que le
    Monde s'en fiche alors dansons là et
    Chantons là car nous sommes Français

4.
Pis quand j'aurais marre de ouiner
« Dans les prisons de Nantes » pis
L'ann di, l'ann di
L'ann didou didou d'ann, de ouiner
Et d'boire du rhum des Antilles et
Que j'aurai plus un denier & qu'on
Me jettera des cailloux alors donc
Je me connecterai prendrai travail
Honnête & jetterai violon & litron
L'ann di, l'ann di
L'ann didou didou d'ann et j'ferai
Comme tout le monde voterai Macron

5.
Le sang ce n'est pas de l'eau le sang
Ce n'est pas du vin me disaient jadis
Mes élèves c'était dans le Nord jadis
Mes élèves de Lycée Professionnel ils
Avaient plus de bon sens que bien des
Politiques dont n'sait plus que faire

6.
Je ne l'aime guère Macron (c'est affaire
Personnelle) cependant le projet de zone
De sécurité à Kaboul regroupant les gens
Qui voudraient quitter l'Afghanistan Une
Zone neutre permettant d’examiner toutes
Les demandes au-delà du 31 août 2021 moi
Bien sûr que je suis pour & il aura donc
Eu cette intelligence de le proposer que
Pendant ce temps-là on se demande A quoi
Peuvent-ils bien songer les Américains ?

Patrice Houzeau
Malo, le 30 août 2021.

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30 août 2021

MIAMZ-MIAMZZZ ET CELA SANS DOUTE AUCUN

MIAMZ-MIAMZZZ ET CELA SANS DOUTE AUCUN

 

 

1.

Je suppose que pour des extra-terrestres
Anthropophages ça doit bien exister dans
Une dimension quelconque du multivers où
Paraît qu'y en a tout un infini d'mondes
Qu'on y a pas accès mais si ça se trouve
Ça fait lurette et astronomie qu'il y en
A des Gones des autres côtés qui passent
D'un miroir l'autre avec la facilité que
Vous mettez pour boire un godet pis nous
Reluquent en passant la langue sur leurs
Trois lippes MiamZ-MiamZ s'disent-ils en
Leur langue avec un Z pour faire genre à
L'autre côté du Zétrange qu'donc tout ça
Dit que les vivants c'est d'la boucherie
Qui marche marche marche MiamZ-MiamZZZZ.

 

  1.  

    Ça existe ça une jambalaya de poisson-chat
    Ou bien c'est Michka Assayas qui l'invente
    Pour les besoins de son émission sur Dylan
    Que ma chanson favorite au Dylan c'est One
    More Cup Of Coffee (Valley Below) pour son
    Refrain bien balancé façon j'vais aller au
    Bout du coin d'la rue m'acater du tabac et
    Pis peut-être que j'vais m'arrêter pour un
    Café ou une bière oùssqu'il est mon cheval
    « One more cup of coffee for the road
    One more cup of coffee fore I go
    To the valley below »
    Mais bon j'suis pas trop fort en Dylan non
    Plus J'aime bien surtout quand il prend le
    Soin d'laisser un peu d'place à la musique
    Passque sinon déjà que j'pige que couic et
    Perlimpinpin à ce qu'il nasillarde le coin
    -coin à guitare alors si on les entend pas
    Les sonorités électrico-rythmiques un poil
    Casse-pieds Dylan que tout d'même l'violon
    Qui gazouille et zèbre et zigzague tout au
    Long de l'album « Desire » si je me trompe
    Point eh bien c'est chouette les aminches.

     

  2.  

    « Des nappes d'eau s'épanchaient, bleues,
    Entre des quais roses et verts,
    Pendant des millions de lieues,
    Vers les confins de l'univers »
    (Baudelaire, « Rêve parisien »)

     

    Baudelaire, il le rêvait pastel, l'univers
    Liquide et portuaire, élancé vers l'infini
    Mignon comme un dessin de môme, bisounours
    Charmant dandysme qu'en fait moi je l'vois
    Tout troué d'gouffres amers que les mondes
    I tombent dedans l'univers à en finir tous
    Atomisés départiculés néantisés vapeur pis
    Les talibans i seront plus talibans seront
    Plus rien du tout les talibans nib et nada
    Qu'il y aurait pas besoin de daech pour la
    Pulvériser la théocratie talibane et daech
    Même chose dans la farine du grand rien du
    Tout du coup ça me fait sourire quand même
    S't'univers Ah flûte une niaiserie que sur
    France Inter on entend because correct sur
    Le vivre-ensemble résilience pouah pas bon
    On dirait du sous Yves Simon mais bon j'ai
    Pas trop écouté non plus les paroles si ça
    Se trouve y a du double sens j'suis d'fort
    Mauvaise foi Quand même je l'appréciais un
    p'tit peu le Yves Simon « Les Fontaines du
    Casino » pour la nostalgie et la violonade
    « Ma mère chantait les feuilles mortes
    Devant notre porte
    Et dans un vieux poste à galène
    Traînait l'âme des poètes »
    Pis pour « Zelda » aussi le côté variété à
    Influence psychédélique c'était pas si mal
    Bon vous me direz tout ça nous éloigne des
    Vers de Baudelaire que voulez-vous qu'j'en
    Dise que moi l'univers ce serait plutôt du
    Grand sable mouvant bleu pétrole pis plein
    D'trous dedans rose dégueulis de rosé vert
    Choucroute moisie pourrite pendant le laps
    De temps qu'il faut à dieu pour nous péter
    A la gueule voilà c'est dit c'est fait bon
    Là-dessus j'vais manger du saucisson en me
    Rappelant la donzelle croisée ce matin que
    Moi j'allais m'acater d'la mozzarella chez
    Quelque mozzarelliste virtuose mais y en a
    Pas Nul mozzarelliste virtuose dans l'coin
    Que du coup j'acate d'la mozzarelle d'chez
    Fromton Industry alors la jolie demoiselle
    Portait jupe seyante qu'illico m'a fait au
    Paragraphe 6.1224 de l'essentiel Tractatus
    Logico-philosophique à Wittgenstein songer
    Comme vous pouvez penser & sans nul doute.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 août 2021.

 

29 août 2021

POUR RIRE ET A SONGER

POUR RIRE ET A SONGER

 

 

  1.  

    Où ai-je entendu qu'un morceau de Jimi
    Hendrix causait des envahisseurs venus
    D'l'espace pis qu'c'étaient des poules
    Qu'elles devaient être bien féroces et
    Avec un bec à laser & des yeux à laser
    Venues des haorreurs intersidérales oh
    J'ai écrit haorreurs c'est haorrible &
    Venues des haorreurs intersidérales en
    Des aéronefs en forme d’œuf d'aéronœuf
    Pis qu'ils atterrissent sur l'plancher
    Des vaches avec un son strident de Kot
    Kot Kodec et s'ouvrent pis qu'elles en
    Sortent les poules avec des airs furax
    De politiques outragés bah j'n'y crois
    Pas trop Cor un truc entendu vite fait
    Dans une émission qu'tout déformé dans
    Ma caboche à r'muer le bizarre c'était
    Rentré j'ai entendu itou une phrase où
    L'narrant conte qu'les yeux des poules
    Les aime pas tant que ça donnerait aux
    Poules un regard féroce & peut-être il
    A entendu la même émission & pis qu'il
    A été traumatisé par les stridences au
    Jimi ça peut choquer les stridences au
    Jimi un tiot sensible les stridences à
    Jimi pis qu'on s'en souvient longtemps
    Longtemps longtemps je me souviens des
    Oiseaux perdus dans des arbres perdus.

     

  2.  

    29 août de cette très bâtarde année 2021
    Entendu parler ce matin sur France Inter
    D'une femme policière afghane qui dit-on
    A l'aéroport de Kaboul tentant d'la fuir
    La théocratie talibane disant que sa vie
    Etait en danger qu'ils la tueraient sans
    Nul doute les talibans tentant d'la fuir
    La revenance atroce et comme elle trouva
    Nulle aide se la flanqua dans la tête la
    Balle avec son arme de service On dit ça
    On dit ça on dit tant de choses qu'c'est
    Peut-être une histoire inventée pour les
    Sensibiliser les occidentaux à l'horreur
    Qui vient mais ça a l'air vrai & ça nous
    Etonne pas tellement vu qu'on attend pas
    Grand-chose de bon des talibans vraiment
    Pas grand-chose et on se demande comment
    I zont fait les Américains qu'encore une
    Fois ils ont plongé tant de gens dans un
    Infernal entonnoir après leur avoir fait
    Croire vingt ans durant à un avenir plus
    Heureux puis Trump et Biden pour chaipas
    Quelle realpolitik ont décidé de laisser
    Tout en plan en chantier & d'les laisser
    Les Afghans désespérer du bon dieu & pis
    S'faire mettre en coupe réglée par on ne
    Sait vraiment pas qui & qu'ont pas l'air
    Très chauds pour en faire une démocratie
    De l'Afghanistan ni de les laisser aller
    A l'école les petites Afghanes loin loin
    Si loin de nous loin si proches pourtant

Patrice Houzeau
Malo, le 29 août 2021.

29 août 2021

PUNAISE ET SALSIFIS DEJA MINUIT FAUT QUE J'DORS

PUNAISE ET SALSIFIS DEJA MINUIT FAUT QUE J'DORS

 

1. 

« leur propre consentement, se sont soumis au
gouvernement » écrit Locke j'en cite que huit
mots parce que ça m'ennuie d'en citer une qui
serait trop longue que Leur tête je veux leur
tête fit Zut Carmagnole avec des yeux de sang
Bien propre qu'elle a l'air la nuit quand les
rideaux je les ai tirés qu'il disparaît votre
beau monde là Le consentement des héliotropes
à passer pour des cire-pompes en s'soumettant
aux plus ministérielles sottises faut dire le
poste qu'ils occupent celui qu'ils convoitent
vaut bien hein quelques lécheries pis ont une
femme des enfants un standing une baraque pis
la voiture les vacances les amis la culture &
avez-vous vu le dernier film de Jean Gonflant
sur la révolte intime d'un boucher végétarien
amoureux d'une non-mangeuse de porc mais dont
le penchant pour la décapitation contrarie le
projet qu'il eut Robert qu'en outre il est le
fils au curé honteux d'la paroisse de Sainte-
Saucisse la bien nommée & de José(e) Venduraz
sa bonne transgenre que c'est miracle reconnu
par le grand évêché intersectionnel qu'est-ce
que je peux écrire comme conneries alors mais
que voulez-vous moi ça m'gondole alors hein &
sont-ils beaux nos diplômés nos investis même
que ça m'met en verve joyeuse Soumis & pleins
de la belle résilience pédagogique à Blanquer
C'est un ministre de l'éducation nationale si
réformateur que Bah pas envie d'en parler Zut
Comme dit Zut qui au jeu du bilboquet-à-têtes
Zut est si forte si tranchante que bientôt de
gouvernement on va en changer souvent souvent

2.
Zut ne vote qu'avec des œufs pourris et des tomates bien mûres.

3.
« La chambre est blonde et profonde et la cime
d'olivier pâle » écrit Pierre Jean Jouve encor
un que j'aime pas trop lire même que je le lis
pas qu'est-ce que c'est pompeux mes aïeux même
que je me dis qu'en fin de compte les poètes i
sont bien casse-pieds mais faut dire qu'j'aime
de moins en moins de choses ça doit être lié à
ma vocation au fantômat Qu'la « chambre » dont
i cause l'aut'aligneux de sottises syllabiques
soit « blonde et profonde » ça fait penser aux
cheveux blonds d'mômes du genre qu'on voit sur
les vieilles photos des documentaires sur Arte
que Zut regarde pour s'instruire donc voici le
jeune Paul Poelafrire à l'âge de huit ans avec
la bonne et ses cheveux de fille vu qu'alors à
cette époque en ces temps que nous n'avons pas
connus et dont je me fiche comme d'la dernière
circulaire à Blanquer (c'est un ministre de la
grande fabrique à chômeurs éducative pis qu'on
dit apprenante maintenant ce qui entre nous ne
veut pas dire grand chose)donc l'avait cheveux
de fille (pendant que j'écris mes biles là y a
une vieillerie à Pink Floyd sur Youtube une de
ces versions hallucinées d'« Careful with that
axe, Eugene » quels farceurs ces Pink Floyd Me
rappelle la bande-son de Suspiria savez l'film
avec des adolescentes et une sorcière dans une
école de danse et des décors comme on voit que
dans les rêves mais la version pas piquée d'la
moustache hallucinogène à Staline peint par un
disciple d'Andy Warhol l'homme de la braguette
elle date d'avril 1970 l'année où sortirent le
fameux album à la vache les Pink Floyd & qu'le
Suspiria à Dario Argento date de 1977 que bien
peu de choses allez qu'on est que la « chambre
blonde et profonde » si ça a quelque rapport à
l'enfance peut-être aussi au féminin pis aussi
à l'été ou alors à la bière au gruyère & aussi
aux épis pis aussi aux grandes endives & aussi
aux grandes sauterelles décolorées qui passent
à la télé même qu'on ne les écoute même pas on
les reluque juste en finissant sa part de flan
punaise & salsifis déjà minuit faut que j'dors

Patrice Houzeau
Malo, le 29 août 2021.

 

 

 

 

28 août 2021

ET N'AI PAS D'AUTRE FANTÔME

ET N'AI PAS D'AUTRE FANTÔME

 

« Lean out your window, golden hair,
I heard you singing in the midnight air »
(James Joyce)

 

  1. Défois quand j'me dis n'est-ce pas que j'vas pas mourir hein n'est-ce pas, j'entends quelque grande esclaffe dans mon dos... Mon fantôme est un être vexant.

  2. Comme j'avais un goût de poisson dans la bouche, je me demandai si j'allais rendre un mort.

  3. Comme le temps n’existe pas, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher mon fantôme de me précéder, et même de coexister avec mon si relatif être.

  4. Des marins qui chantaient. Que chantaient-ils ? Peut-être (allez savoir) qu'ils faisaient chœur de leurs amours perdues et de la mer qui s'en fout, de ces marins qui chantaient avec leurs yeux globuleux et leurs grandes pinces crustacées.

  5. Quand reviendra l'automne, serez-vous encore avec moi ? dit-il à sa visiteuse de l'été, laquelle avait quelque tendance à s'évaporer, un peu de chair parfois s'échappant des côtes, lorsqu'un peu de vent s'insinuait.

  6. Quand reviendra l'automne et sa face de feuilles mouillées, serai-je encore assez de ce monde pour contempler les groupes d'élèves partis en joyeuse bande assassiner leur professeur cependant que feuilles bruissent d'un latin qu'on n'entend plus.

  7. Comme il lui pissot dessus la tête, on vit que l'insolent estot perché.

  8. « Je te désire encore ô paradis perdu »
    (Apollinaire)

    Je joue à saute-mots, les faisant sauter dans d'la phrase maigre folle.
    Te voilà, ô clown, ô spectre, ô mézigue Qui
    Désire te rencontrer, sinon aussi pitre et éparpillé des osses ?
    Encore une fois, ne balancez pas vos cadavres par la fenêtre.
    O clOwn, ô fantOme, tu fais une bOuche en O
    Paradis, paradis, est-ce que j'ai une gueule de paradis ?
    Perdu qu'j'ai mon pari, perdu, suis mort et n'ai pas d'autre fantôme.

  9. « Tes montagnes à peine et qui n'ont pas de nom »
    (Pierre Jean Jouve)

    Tes mots, j'en fais des osselets, des mini-squelettes sautillants entre les
    Montagnes de purée jaune parce qu'il y a des œufs dedans.
    A table je rêvasse pendant que la télé agite ses mondes stupides A
    Peine me suis-je servi que je rêve que ces saucisses sont aéronefs
    Et que vous allez fondre ô souples aérosaucisses sur ce monde
    Qui ne vaut pas le souci de lui trouver un nom.
    N'ont plus qu'leurs chapeauzes melonzes les zhommes zombres d'ombreuse.
    Pas de piano pour la grenouille, je vais donc souffler dedans.
    De peur d’exister, il se contenta d'être et se fit de plus en plus rare. Le
    Nom qu'on donne aux choses détermine-t-elle leur existence ?

  10. La nuit, j'ai assez peur tout de même qu'ils finissent par m'apparaître, les vivants.

  11. N'ayant pas d'autre fantôme sous la main, je suis bien obligé de faire avec moi-même.

  12. J'écoute la voix de Syd Barrett hanter le « Golden Hair » de Joyce, entre les frémissements de la cymbale et le bruissement des saules perdus.

  13. Les grands prédateurs ne sont pas racistes. Ils mettent en esclavage - égorgent aussi - toutes et tous, sans distinction d'âge ni de couleur. Les grands prédateurs ne craignent que les grands prédateurs de la civilisation concurrente.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 28 août 2021.

     

     

     

27 août 2021

LA TARENTELLE C'EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

LA TARENTELLE C'EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

 

  1. Paraît que partout on manque de main d’œuvre : est-ce que le puissant Blanquer va enfin se rendre compte de la nécessité des Lycées Professionnels, qui devraient être le fer de lance de l’Éducation Nationale au lieu d'en être la cinquième roue d'un carrosse conduit par un cocher aveugle ?

  2. « Pas-de-Calais : un garçon de 12 ans mis en examen pour viol et agression sexuelle sur d'autres mineurs » (titre du Parisien sur Internet ce vendredi 27 août 2021). Malaise dans la civilisation.

  3. L'Etat parfois, c'est une tarentule et c'est une drôle de tarentelle que dans les rues, chaque samedi, font retentir les Français.

  4. Défois j'me chatouille la fanfare caboche : l'en sort des bouts d'la Marseillaise, ou des « Partisans blancs », des vers de Gainsbourg, des pinkfloyderies insensées, comptines pour des temps pourris.

  5. Le grand argument de la Macronie sera de nous faire croire que Macron est le seul président possible, alors qu'il ne vaut pas mieux que les autres.

  6. Faut que j'dorme dis-je à mon chat qui ferma les yeux aussitôt.

  7. J'avions pris mon cheval
    Pour aller au bal
    Mais mon cheval tant de temps prit
    Que lorsque j'arrivai
    Le bal était tout moisi
    Et c'étaient quasi squelettes qui dansaient
    Au son perdu des flageolets.

  8. Quand j'en aurai marre de traîner dans le présent ma carcasse chevelue, je pousserai des cris à la semblance des longs cris aigus lugubres des femmes mordues par la tarentule (A-Ï, A-Ï, A-Î) et je rejoindrai la grande maison blanche de mes ancêtres furieux.

  9. Comme je me récitai « La Balade des pendus » (« Frères humains qui après nous vivez... »), quelques branchés m'apparurent et vomirent devant moi leurs tripes mortes et leur vif mépris.

  10. Certes, le monde marche sur la tête, mais si on le décapite, il ne marchera plus du tout.

  11. Défois mes corbeaux aboient, et j'ai l'éléphant effervescent pis (de vache sur une pochette célèbre) j'ai itou le goret voltigeur... ça, me dit Zut dans son grand manteau d'Ummagumma, c'est quand tu as écouté trop de Pink Floyd.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 27 août 2021.

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