POURQUOI QUE JE VOUS CAUSE DE ÇA MOI II
POURQUOI QUE JE VOUS CAUSE DE ÇA MOI II
1. Donc Jean Lamorgue, le personnage central de l'album de BD « Le Bal du rat mort » de Bucquoy et Charles, enquête sur des assassinats de jeunes filles dans une ville où les rats y en a de plus en plus qu'un bonhomme venu comme d'un monde autre lui dit que son « avenir », il n'en a plus.
2. Je ne sais pas si Jean Lamorgue a un avenir (ça dépend de ses lecteurs) mais dans le réel, nous en 2020, l'avenir, l'a une drôle de dégaine virulente, l'est où maintenant le virus ? Va-t-il prendre doucement congé ou bien attend-il qu'on ressorte pour nous saisir à la gorge ?
3. Le covid-19 nous l'aura bien pourrie, not'vie, qu'on se demande combien d'entreprises vont mettre la clé sous la porte qu'ça veut dire en français qu'il y a bien des patrons et leurs employés, n'auront bientôt plus qu'leurs yeux, qu'ça va redistribuer les cartes on dit, le covid. Lesquelles ?
4. Les Français, dans la crise du covid, on dit qu'ils auraient été bien infantilisés par l'exécutif (fais pas ci, fais pas ça) ; c'est qu'après nous avoir répété sur tous les tons qu'il fallait pas sortir, pas les fréquenter les autres, question de vie et de mort, le 11 mai, on retourne sur nos lieux de travail. Du coup, on s'interroge.
5) Avec le retour annoncé des élèves dans les établissements à partir du 11 mai, fatal qu'il nous vienne à l'esprit, le mot « cobaye ».
6) Cette crise du covid-19, elle ressemble à la drôle de guerre (39-40) : on ne peut rien faire pour l'instant, bloqués dans notre ligne Maginot du confinement, qu'on attend le signal pour l'attaquer, l'exécutif qui s'est bien fichu de nous, mais qui peut dire ce qu'ils préparent, les « Marcheurs » ? Moi, j'm'attends à tout, et en premier lieu, aux pressions et aux chantages administratifs de toutes sortes, aussi à la propagande de la résilience genre « tous ensemble maintenant derrière notre président », « solidarité nationale », « je vous ai compris », « il faut nous réinventer », « c'est notre (nouveau) projet », « ou c'est moi, ou débrouillez-vous avec Marine (ou Mélenchon) » qu'à mon avis, le Macron, la légitime dissolution de sa majorité de fantoches, il en veut pas, qu'il se voit pas diriger le pays avec un premier ministre qu'aurait pas été contaminé par l'opportunisme du REM-17.
7) Avec le mauvais esprit qui me caractérise, il m'arrive de penser que le ministère de l'éducation nationale, c'est en fait (ah c'est pas bien, j'ai honte, bouh qu'je suis affreux) le ministère de l'inadéquation nationale.
8) Donc Jean Lamorgue, le personnage central de l'album de BD « Le Bal du rat mort » de Jan Bucquoy et Jean-François Charles, il est retourné bosser à Bruxelles où l'attend une femme égorgée, même que c'est sa mère.
9) Jean Lamorgue fait des cauchemars de filles mortes, et de qui couinent, les rats, mais l'été revient, la plage, le soleil, le repos, et puis la pluie qui fait fuir, les rats qui effraient, et puis une boule de cristal.
10) Le réel, Jean Lamorgue, il a bien du mal à le contrôler, que dans les vignettes, même quand il est avec l'intime, les rats le scrutent et dans la ville on dit que « l'assassin court toujours ».
11) Puis, il y eut le témoignage du marin qu'dans l'océan y aurait « un rat énorme, monstrueux, nageait vers la côte. » D'habitude, c'est le monstre des profondeurs, le calmar géant, la pieuvre hugolienne (ah la bouche d'ombre à ventouses dis), le serpent de mer aussi, mais le rattus giganteus, c'est rare.
(A suivre)
Patrice Houzeau
Les Confins, le 4 mai 2020.