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10 juillet 2020

DEUX TROIS SOTTISES PUIS REVELATIONS DU CREPUSCULE

DEUX TROIS SOTTISES PUIS REVELATIONS DU CREPUSCULE

 

 

  1. Si les hommes d'équipage avaient attrapé la scarlatine au lieu d'attraper des albatros, ils auraient été mis en quarantaine et le jeune Baudelaire eût peut-être entamé des études de médecine.

  2. On a beau dire, on a beau faire, il est très difficile de rajeunir de vingt siècles ou même d'avoir plus de souvenirs que si l'on avait mille ans.

  3. Saucisson (ce son est-il si sot?) sourd (ce son sourd est-il si sot?) dîne (en sourdine bien sûr ce son si sot sourd).

  4. Vie, ô long (violon donc qu'on joue) temps ! (pis tant pis si j'me goure) va la quiche qu'à la fin le grand On des ténèbres l'engloutit.

  5. Il va sans dire que dans le célèbre poème « L'Albatros » de l'être qui se fit appeler Charles Baudelaire, les « albatros » figurent les Anges Immaculés (« alba » signifiant « blanc ») et les « hommes d'équipage » quelque légion de démons tourmenteurs des Anges Immaculés.

  6. Le « soir charmant, ami du criminel » de Baudelaire n'est pas seulement le soir que quand on rentre du turbin, c'est le soir qu'on s'repose avant d'recommencer le lendemain. Non, c'est le « soir magique », le soir des « charmes », c'est-à-dire des sorts.

  7. Le « soir charmant, ami du criminel » de Baudelaire est d'ailleurs incarné dans un « loup » vu qu'il « vient comme un complice, à pas de loup ». Le « soir charmant » est une créature des ténèbres. Du coup, l'expression « Le Grand Soir », n'est-ce pas qu'elle fait frémir ?

  8. Que le « soir charmant, ami du criminel » soit une créature magique n'est pas douteux. Voyez comme « le ciel se ferme » à son approche louve et louche, et voyez comme il métamorphose « l'homme impatient » en « bête fauve ».

  9. Bref, le « soir charmant, ami du criminel » de Baudelaire sème des loups-garous dans nos villes, réveille « des démons malsains dans l'atmosphère », des Poltergeists ailés qui « cognent en volant les volets et l'auvent » et livre la cité à la Prostitution aux mille mamelles.

  10. « Voici le soir charmant, ami du criminel ;
       Il vient comme un complice, à pas de loup, le ciel
       Se ferme lentement comme une grande alcôve ;
       Et l'homme impatient se change en bête fauve. »
       (Baudelaire, « Le crépuscule du soir »)

      1. Le « soir charmant, ami du criminel » a aussi pour complice le vent et la symbolique vengeresse de la lettre « v » si présente dans le poème, laquelle lettre « v » est aussi la marque des Visiteurs et de leur Victoire :

        « Cependant des démons malsains dans l'atmosphère
           S'éveillent lourdement, comme des gens d'affaire,
           Et cognent en volant les volets et l'auvent.
           A travers les lueurs que tourmente le vent »
           (Baudelaire, « Le crépuscule du soir »)

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2020

 

 

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9 juillet 2020

D'NOUS AUTRES ET D'NOTRE SI VASTE MONDE

D'NOUS AUTRES & ET D'NOTRE SI VASTE MONDE

 

Je lis dans le magazine Le Point
(2 juillet 2020) que le « manque
de leadership », kéçadire manque
de leadership ? Veut-on dire par
là que Rome n'est plus dans Rome
qu'l'aigle américain battrait de
l'aile mais le populisme à Trump
n'est pas immortel -, la « perte
des valeurs » ah ça oui que vous
me direz que c'est pas d'hier la
perte des valeurs mais avec c'te
modernité communicante d'partout
a s'gonfle comme l'hyperbole pis
même kelle est toute pédagogisée
maintenant dis la perte du sens.

Donc selon P.A. Delhommais manque
de leadership perte des valeurs &
montée des populismes signalent à
nous aut's démocrates occidentaux
qu'nous devons affronter la crise
« morale » i dit qu'à mon avis la
crise l'est surtout économique et
je pense que si chacun chacune un
boulot avait on n'en serait peut-
être pas aussi bas là qu'on s'dit
qu'avec le Covid qui tue qui va &
vient et tue derechef savez qu'on
n'est pas sorti d'l'auberge qu'on
n'a pas fini d's'en prendre plein
l'avenir dis du déclin d'l'humain

Y a une chose que je lis dans
Le Point du 2 juillet 2020 et
qui me semble vraie c'est que
pendant la crise les gens pas
sur le bio qu'i s'sont rués &
c'est des steaks hachés qu'on
s'acheta dis au supermarché i
faut pas rêver et le monde de
l'après covid i sera pas plus
beau ni bio ni moins inhumain

Sylvie Brunel dans des propos
rapportés par Le Point dit je
pense ça bien vu qu'depuis le
sommet de la Terre à Rio k'ça
s'est fait en 1992 la défense
de l'environnement a remplacé
la lutte contre la pauvreté &
qu'c'est parce que nous aut's
démocrates occidentaux on est
« terrifié » c'est le mot que
j'lis dans le magazine par la
masse des pauvres des pays du
Sud qui l'voudraient aussi le
niveau de vie qu'on a nous et
donc franchement on sait plus
plus quoi faire avec l'humain

Comme je l'ai déjà écrit j'aime
bien ce qu'il dit le personnage
de Gaston d'Orléans ksé dans le
film Louis enfant roi commequoi
oui commequoi kcécomça épicétou
qu'à la fin la dérision remet à
sa place toute chose que donc à
raison nous met la dérision que
la dérision ici c't'un assassin
invisible qui est en passe d'en
faire une infinie misère d'nous
autres & d'notre si vaste monde

Patrice Houzeau
Malo, le 9 juillet 2020.

4 juillet 2020

COIN COIN COIN HOU HOU HOU

COIN COIN COIN HOU HOU HOU

 

 

  1. « Et pleurons comme jamais spectres ne firent. » (Michel de Ghelderode, « La Balade du Grand Macabre », [Porprenaz]). Du coup, je pense aux pleurotes, dont les lames pleurent sur leur pied. « (Ils pleurent) Pleurons sur la société périe », ajoute Porprenaz qui avait l'âme politique.

  2. Nous vivons au centre des sorts. « Ayou ! Il est mordu ! Qui évoque les petites et les grosses bêtes devient leur proie. » C'est ainsi que crie et danse la Salivaine de Ghelderode. D'invisibles lamproies nous tournent autour et aspirent nos âmes, puis nous broient. Quel effroi !

  3. « Et gras vous n'êtes point assez », dit le Basiliquet de Ghelderode au prince Goulave. « Ce qui fait dire au peuple que votre Maison dégénère », ajoute Aspiquet. On dit que Jean Castex est l'un des mieux payés parmi nos hauts fonctionnaires. Reprendrez-vous de cette langue de vipère ?

  4. Savez-vous pourquoi j'aime me moquer des puissants ? Parce que la plupart du temps, les puissants se moquent de nous comme de leur première chemise.

  5. En attendant le sommeil, j'interprète les taches qui se déplacent sous mes paupières. J'y vois des visages, des paysages, des théâtres, des chars écrasant des barricades mystérieuses, des bouches qui s'irritent comme devant un faux-pas s'irrite un prince, tunnels, routes, accélérations.

  6. « Le chef de la sécurité publique annonce que le peuple pris de panique sans motif sérieux se rassemble devant le palais et exige le prince. » Ça, c'est dans le théâtre de Ghelderode. Dans le réel de 2020, les motifs de panique sont sérieux et le prince est inquiet sans doute.

  7. C'est drôle comme on s'attache à des bricoles. « Prince, sentez comme bat ma berloque », dit le Nekrozotar de Ghelderode. On devrait bien penser pourtant que, n'est-ce pas, eh oui, c'est la vie, et puis plus rien.

  8. Des coups dans le ciel. « Smoke on the water ; fire in the sky » qu'ils chantent les Deep Purple. « C'est un orage qui mijote au loin », dit le Videbolle de Ghelderode. Coin-coin-coin ! Hou-hou-hou ! Les temps pleurent.

  9. MACRON : - Nous avons fait ce que nous avons pu.
    LES GENS : - Coin-coin-coin ! Hou-hou-hou !
    MACRON : - C'est notre projet ! Vous m'avez élu ! Regardez, j'ai un nouveau Premier Ministre !
    LES GENS : - Coin-coin-coin ! Hou-hou-hou !
    MACRON : -Bon, ça suffit, maintenant. Castaner, matraquez-les.
    (La Balade du petit Macron) 

  10. L'humain tombe de haut. Il avait déjà la tête dans les étoiles et patatras, v'là qu'les virus le terrassent. Ah ça, en reprenant les mots de Michel de Ghelderode, il meurt « avec hauteur », l'humain, « je veux dire qu'il tombe de haut ».

  11. Zut joue la comédie et prend une voix spectrale en tenant le rôle de Porprenaz dans « La Balade du Grand Macabre » de Ghelderode. Elle dit : « Ma spectrale mémoire reste confuse. Pour résumer, la Terre est fichue, avec tout son chargement. »

    Patrice Houzeau
    Malo, le 4 juillet 2020.

22 juin 2020

CONVENTION DE LA SYNCHRONIE

CONVENTION DE LA SYNCHRONIE

 

 

  1. « Philosophie Magazine » a la bonne idée de consacrer le « cahier central » de sa livraison de Juillet 2020 à quelques extraits de « Notes de chevet » de Dame Sei Shônagon, femme de lettres du XIème siècle.

  2. « Choses qui égayent le cœur » : « Beaucoup d'images de femmes, habilement dessinées, avec de jolies légendes. »
    (...)
    « De l'eau qu'on boit quand on se réveille la nuit. »
    (Dame Sei Shônagon, « Notes de chevet », traduit par André Beaujard)

  3. Cette phrase aussi, surprenante petite énigme :

    « Pour les Indiens, quand un jaguar se voit dans le miroir, il voit un homme. » (Eduardo Viveiros de Castro, in « Philosophie Magazine », juillet 2020, p.69)

  4. Quand il me semble que j'écris et que je raisonne correctement, je suis heureux. Le reste du monde étant gorgé de phrases épouvantables et de raisonnements de casseroles, je ne suis heureux que par intermittence.

  5. Le masque parle bien, mais dessous, certainement qu'il grimace, ce visage.

  6. Il y a dans l'expression « faire tomber le masque » l'idée de la vérité révélée par le visage, et il arrive que ce ne soit pas le masque qui tombe mais la tête de l'homme qui le porta.

  7. « mais, alors que l'ignorance les fait vivre dans une grande guerre,
      
    ils donnent à de tels maux le nom de paix ! »
    (La Bible de Jérusalem, « Sagesse », 14, 22)

  8. Quelque chose de l'état de guerre dans l'état d'urgence sanitaire dont nous ne sommes d'ailleurs pas tout à fait sortis. Cet état d'alerte révèle maintenant que les maux induits par « l'horreur économique » seront d'autant plus violents que la crise fut aiguë.

  9. Le présent est ce qui vient d'arriver. Un infinitésimal décalage. La durée est la persistance de l'événement. La synchronie, une convention.

  10. Il y eut le faire : la Création ; l'être : l'humain ; l'avoir conscience.

  11. « Le canard sauvage me charme quand je pense qu'il balaie, à ce que l'on dit, la gelée blanche sur ses plumes. »
    (Sei Shônagon traduit par André Beaujard, « Notes de chevet »)

  12. Parce qu'il raisonne en utilisant son imagination, l'humain est un être essentiellement imaginaire. L'extraordinaire est ce que c'est en manipulant les clés que forge son imagination qu'il ouvre toujours plus de portes dans un palais de plus en plus complexe.

Patrice Houzeau
Malo, le 22 juin 2020

21 juin 2020

AU-DELA DES EXEMPLES

AU-DELA DES EXEMPLES

 

 

  1. « Il y aura la mort tu le sais mon amour
    Il y aura le malheur et les tout derniers jours »
    (Michel Houellebecq, « Derniers temps »)

  2. Il y eut tant de il y eut et donc tant de il y a, qu'il y a fort à parier qu'il y en aura, des il y a qui seront comme des gouttes d'eau semblables à bien des il y eut là.

  3. Il y aura des gares et des ports, des hangars, de petits et grands trésors, du saindoux et des côtes de porc, des camarades, des amours, la camarde, mon amour.

  4. Il y aura des clés et des sorts, histoires, rires et chansons, pleurs et malheurs, petits et grands romans, du coq au vin, des couteaux, des amours, des tombeaux, mon amour.

  5. « L'enseignement qui veut en rester aux exemples donnés se distingue de celui qui « désigne ce qui est au-delà » des exemples. »
    (Wittgenstein traduit par Pierre Klossowski, « Investigations philosophiques », 208)

  6. Qu'il y a-t-il « au-delà des exemples ? » - Une règle, une loi, que les exemples indiquent, mais ne prouvent pas. L'exemple renvoyant sans cesse au contre-exemple, une vie exemplaire ne prouve pas qu'il y ait universalité du Bien.

  7. La folle horloge qui désire ne pas sonner toutes les heures n'est pas la sœur de celle qui sonne la dernière de nos heures. Autrement dit, il ne faut pas confondre toquante qui déménage et exactitude de la fatale.

  8. « celle-ci [la société civile] réussit souvent à s'auto-organiser pour prévenir l'apparition d'un Etat qui prétend s'ériger en pouvoir absolu. »
    (Bertrand Badie, Pierre Birnbaum, « Sociologie de l'Etat »)

    La politique a pour but d'empêcher que la puissance publique n'en vienne à exercer un pouvoir quasi absolu sur l'ensemble de la société civile, tout en veillant à ce que la nécessaire liberté individuelle de chacun ne finisse par mettre en péril la continuité de l'Etat.

  9. Empêcher le roi de mettre son peuple en esclavage et empêcher le peuple de trancher la tête de son souverain est tout l'art du législateur. L'Histoire oscille sans cesse entre le fouet et la hache.

  10. Sous la Vème République, le pouvoir présidentiel est tel que, d'une certaine manière, le roi est nu. Parce qu'elle se présente comme incontestable, l'autorité du président est nécessairement contestée. C'est ainsi que, paradoxalement, un pouvoir qui se veut fort tend aisément le bâton pour se faire battre.

  11. La modernité a fait de l'administratif et de l'économique deux redoutables instruments de pouvoir. C'est ainsi que depuis quelques décennies, nous assistons à la promotion d'une nouvelle caste dominante que nous désignons par le nom peu flatteur de technocratie.

  12. Lorsque l'administratif prend le pas sur l'économie (centralisme bureaucratique de type soviétique), ou lorsque le monde économique bafoue les règles de l'administration d'Etat (néo-libéralisme), il se produit un déséquilibre qui, en cas de crise, peut être fatal et pour l'économie et pour la puissance publique. La démocratie sociale européenne tend à jouer le rôle de trait d'union entre ces deux monstres en puissance : le monde de la libre entreprise et le monde des règles et des lois.

  13. Dans les pays ultra-libéraux, la tentation du néo-conservatisme, du « politiquement correct » et de la judiciarisation à outrance est une manière de palier la violence des rapports sociaux induite par des écarts de richesse de plus en plus importants et ressentis comme injustes.

  14. Les pays où l'Etat se veut tout puissant (comme la Chine actuelle) s'appuient sur l'armée, la police, la censure et le parti unique pour faire régner un ordre menacé, lui aussi, comme aux Etats-Unis, par des écarts de richesse de plus en plus évidents.

  15. Pays ultra-libéraux et Etats tout puissants sont devant le même problème : l'hypertrophie possible de leurs appareils de production, de leurs complexes militaro-industriels, de leurs bureaucraties. Ils s'enrichissent d'autant plus vite qu'ils se fragilisent, se concurrencent et, comme nous l'avons vu récemment avec la crise du Covid-19, se déconsidèrent et perdent en crédibilité.

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juin 2020.

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19 juin 2020

INTER NOS

INTER NOS

 

 

  1. « Le long fil de l'oubli se déroule et se tisse »
    (Michel Houellebecq, « Poésies »)L'oubli annihilant tout, que reste-t-il sinon la musique du vers. Cette idée aussi du rébus que ça fait, le puzzle en miettes de souvenirs.

  2. Ai évoqué avec une collègue des souvenirs de nos origines (nos familles sont du même coin). On hésite sur les noms, les prénoms, les années, les lieux mêmes. L'humain, ah l'animal, l'hésitant, le nostalgique.

  3. Evoquant avec une collègue des souvenirs sur l'origine de nos familles, soudain un doute me prend. M'aurait-on menti ? La vérité serait-elle plus âpre ? Le roman familial recèlerait-il un poison plus lent et plus violent ?

  4. La modernité bureaucratique tend à éradiquer nos appartenances, nos identités au profit d'un illusoire « vivre ensemble ». Heureux le technocrate qui n'a de foi qu'en la raison administrative et refuse de regarder ce que furent ses familles.

  5. Ai évoqué cet oncle Albert, de Gognies-Chaussée qui disait : « Je ne me déplace pas. Qui veut me voir, la porte lui est ouverte. » Ai pensé qu'un tel mode de vie paraît aujourd'hui archaïque, sinon féodal. J'envie cette libéralité de seigneur qui lors était encore loisible à l'humble oncle Albert.

  6. Je me souviens de Bernard Jeu qui nous enseignait que les structures mentales de bien des familles du Nord étaient déjà en place à la Renaissance. Il était assez intelligent pour ne pas s'en offusquer ; je crois qu'une telle idée est aujourd'hui peu « politiquement correcte ».

  7. J'imagine l'effarement de Rimbaud quand il prit conscience que ce n'était qu'en apparence qu'il vivait dans un monde hérité des Gréco-Gallo-Romains, mais qu'en fait, sa propre structure mentale était un mélange de christianisme naïf et de barbarie saxonne.

  8. Ceux que les Romains appelaient les Barbares constituèrent aussi notre identité. Nous fûmes si mélangés entre peuples venus de ce grand Est aux frontières imprécises, qu'être Français, c'est être ni latin, ni du Nord, mais de cette galaxie de peuples qui n'ont plus de nom.

  9. Je sais bien que le latin a façonné ma langue, et que les Italiens sont linguistiquement mes cousins. Et cependant, se pourrait-il que des structures mentales anciennes et peu latines se servent de la plasticité de la langue pour perdurer, s'adapter à cette modernité blêmissante au mot de « barbare » ?

  10. Je sais que j'ai tort. Pourquoi ces interrogations sur mon identité ? Pourquoi ne pas chanter comme beaucoup le vivre-ensemble et le multiculturalisme ? Je ne suis pourtant pas xénophobe. Alors ? Nostalgie ? Idéalisation du passé ? Peut-être. Résistance à la modernité ? Sans doute.

  11. L'Europe croit être aussi rationnelle et administrative qu'un Sénat romain (ou du moins de l'idée que l'on s'en fait), mais elle est aussi brouillonne et individualiste que nuées et hordes envahissant l'Occident du Vème siècle.

  12. Il est que beaucoup de Français pensent que l'Europe monétaire est nécessaire ; nécessaire aussi une Europe de la défense. Pour ce qui est de la circulation des personnes, beaucoup s'interrogent.

Patrice Houzeau
Malo, le 19 juin 2020.

27 mai 2020

CHRONIQUE DU 27 MAI 2020

CHRONIQUE DU 27 MAI 2020

 

 

  1. Quelque chose me dit que l'on va beaucoup pleurer dans les jupes du Conseil d'Etat ces temps-ci.

  2. Mais depuis la massification de l'enseignement supérieur, tout le monde sait que certains diplômes universitaires (Sorbonne ou pas) ne valent plus grand chose et que certaines filières ne sont là que comme variables d'ajustement du chômage.

  3. Amusante, l'autosatisfaction de la plupart des politiques qui ont eu en charge l'éducation nationale. De réforme en réforme, l'institution s'enfonce dans le ridicule et la bureaucratie ; qu'importe, de Jacques Lang à Blanquer, ils se prennent tous pour de grands humanistes.

  4. Je me demande, mais j'ai peut-être tort, si la polémique Camélia Jordana versus Castaner, ce s'rait pas fait par hasard pour faire pisser de la copie, faire gueuler un peu le citoyen outragé, et surtout faire diversion. On appelle ça du story telling.

    Ceci dit, ça change rien pour moi : je n'apprécie guère Castaner et je n'ai pas d'avis sur Camélia Jordana.

  5. Entendu dire à la radio que Macron voulait que les Français rachètent au plus vite une voiture (y a un plan pour ça, des primes à la casse et tout et tout). Bon après, i vont vous aider à payer l'écologisation d'vot' maison et vont vous faire payer encore un peu pour l'allongement des études de vos enfants. Bref, faites gaffe, sont déjà dans l'idée d'vous plumer.

  6. Zut me dit : Forcé que j'ai du mal avec l'autorité ; j'arrive déjà pas à m'obéir.

  7. Nous vivons des heures historiques m'a dit un collègue. Ah ça, on peut le dire que c'est un merdier historique.

  8. Sorbonne et autres universités, vous avez accepté la massification de l'enseignement supérieur, les filières bidons, l'allongement exagéré des études, parcours sup et la bureaucratie, et maintenant vous pleurez parce que vos étudiants remuent : eh bien, démerdez vous !

  9. Monsieur Houzeau, je vous assure que Monsieur Blanquer est un homme responsable et qu'il ne vient pas d'une autre planète pour vous obliger à remplir des tableaux, des tableaux, des tableaux, des tableaux, des tabl... euh excusez-moi, je dois avoir un shadok dans le logiciel.

  10. Au fond, la France n'a pas tellement changé (Ah la France éternelle!) : Le confinement fut notre ligne Maginot et maintenant, évidemment, la débâcle.

  11. Tous ceux qui connaissent cette région le savent : si MCA Maubeuge tombe, la région Sambre-Avesnois glissera un peu plus encore dans quelque chose qui s'apparente, croyez-moi, au désastre option chaos.

    Patrice Houzeau
    Zone rouge, le 27 mai 2020

15 mai 2020

VERS LE DECIMANT

VERS LE DECIMANT

1. D'après ce que je comprends, faudra, nous dit-on, s'habituer à vivre avec la mort qui rôde du covid-19 en espérant que d'autres cousins ne viennent pas le rejoindre tantôt (ou tard). En tout cas, l'espérance de vie moyenne va en prendre un coup.

2. Là quand même j'hallucine : et si i mute, l'assassin invisible ? Et si le prochain coronavirus i s'rait beaucoup plus mortel ? Et si ça s'associait, s'touci-touça décimant ? C'est-y pas défois qu'on irait tout droit dans la fin du monde doctement préfacée par les experts ?

3. Avec c'te mortel covid qui rôde là , on nous dit qu'il faudra vivre et s'habituer à, à mon avis, ça va nous changer le réel, qu'on s'ra sans doute plus dur, plus tenté d'en croquer et d'en profiter rapport à s'qu'on pourrait plus vite crever. Le retour du monde d'avant celui d'avant.

4. Me souvient d'une bande dessinée de Mœbius où l'on voyait des personnages masqués s'appeler tous « Monsieur » et s'adonner à je ne sais plus quelle étrangeté dans une science-fiction à laquelle not' réalité techno-covidienne commence défois à ressembler.

5. Cé koi donc k'cette histoire de « cochons sauvages hybrides géants constructeurs d'igloos dévastateurs de cultures » ? (ai entendu évoquer ces bestiaux sur France Inter le 14 mai 2020, dans l'excellente émission de Charline Vanhoenacker).

6. Donc, y aurait du goret géant au Canada qui s'rait issu d'unions entre grouïk-grouïks domestiques et sangliers importés d'Europe (puis lâchés dans la nature parce que les Canadiens auraient pas trop apprécié la viande de sanglier ; ça se comprend) : du coup, v'là les monstres.

7. Quand les sangliers d'Europe furent lâchés, tout hybrido-bizarres dans la nature canadienne, les experts auraient décrété qu'i passeraient pas l'hiver (étrange (de jambon) cause qu'en Europe on sait bien qu'les sangliers s'adaptent au froid). Du coup, on a laissé courir. Et puis zauraient passé l'hiver, les gorets. Et puis se s'raient reproduits véloce, les velus.

8. Me souvient d'un vers dans une chanson de Robert Charlebois (« Je vous vois tous avec des ailes »), c'est vrai qu'avec tous ces virus là, on se demande si on va pas aller s'dissoudre dans le nulle part plus tôt que prévu.

9. Les lois d'la nature, c'est pas du droit, c'est en quelque sorte « la nature de la nature », aussi la nature ne reprend jamais ses droits, mais rappelle régulièrement à l'humain qu'elle existe, et nous être mortelle, et si ça s'trouve fatale au genre humain.

10. Faudra quand même commencer à parler d'une revalorisation des salaires de ceux qui auront été en première ligne (soignants, caissières, etc...) C'est là où on va voir si Macron est quelqu'un de bien ou juste un laquais au service des lobbys margoulins.

11. J'entends ce matin (15 mai 2020) sur France Inter Marcel Gauchet évoquer la fin possible du « pouvoir prétentieux » qui prétend tout savoir et tout gérer. Le pouvoir jupitérien, quoi. Puisse-t-il avoir raison (et Blanquer bientôt de démissionner).

12. Je ne doute pas que le songe post-covid de Macron soit que nous consommions, et vite, et surtout que nous nous taisions.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 15 mai 2020

10 mai 2020

CHRONIQUE DU 10 MAI 2020

CHRONIQUE DU 10 MAI 2020

1. Le covid-19 fragilise nos démocraties. Souvenez-vous aussi de l'économiste Bernard Maris qui, eu égard aux malheurs du monde, nous disait : « Souriez, vous êtes Français », avant d'être assassiné le 7 janvier 2015 par un terroriste islamiste.

2. Soit Jean-Michel Blanquer est très courageux, soit il est très docile, soit il est très sot car il est évident que la réouverture des écoles le 11 mai est loin d'être sans risques, cependant que le gouvernement cherche par ce moyen à remettre les parents au travail.

3. Sans doute certains politiques sont d'autant moins scrupuleux qu'ils se sentent légitimés par la masse de travail qu'ils sont capables d'abattre. Qui bosse comme un bœuf est parfois tenté de voler l’œuf, chaparder la poule et taxer le fermier.

4. Le 10 mai 2020, on ne sait pas si les élèves seront soumis à un oral de français. Blanquer réfléchit (peut-être). En toute logique, si l'oral de français est supprimé ou reporté, il serait logique de supprimer l'oral de contrôle du bac et accorder le diplôme à 8 de moyenne.

5. Le 10 mai 2020, la veille du « déconfinement », beaucoup pensaient que le virus profiterait d'une certaine liberté retrouvée pour accélérer sa propagation. Sans le dire, le gouvernement misait sans doute sur un mixte entre confinement volontaire et immunité collective.

6. J'ai pensé que si Edouard Philippe se présentait au nom des Républicains, il était possible que le premier ministre l'emporte face à Macron ou face à Marine Le Pen. Je ne voyais en 2020 aucun autre candidat susceptible d'accéder à un second tour.

7. Le 10 mai 2020, je ne voyais aucune possibilité pour la gauche de revenir au premier plan sans une union de ses différentes composantes. L'incompatibilité des programmes, les problèmes d'ego et de posture empêchaient sans doute cette union pour longtemps.

8. En mai 2020, une partie de la gauche songeait peut-être à un pays où l'Etat serait surpuissant dans son dirigisme (aidé en cela par quelque « parlement-citoyen ») tout en laissant faire le marché : une sorte de gauchisme à la chinoise qui conduirait inéluctablement à la dictature.

9. Le 10 mai, on disait à la radio que quatre personnes avaient été testées positif et cela probablement suite à une réunion de travail dans un collège de la Vienne. Ça s'annonçait mal pour ses décisions à Blanquer qui apparaissait de plus en plus comme le maillon faible du gouvernement.

10. Face au covid, La plupart des restrictions de la liberté individuelle prises par le gouvernement Edouard Philippe et si critiquées par la gauche auraient été prises de toute façon par lesdits contempteurs si ceux-ci avaient été au pouvoir. La politique, c'est du guignol tragi-comique.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 10 mai 2020.

6 mai 2020

CHRONIQUE DU 6 MAI 2020

                        CHRONIQUE DU 6 MAI 2020

1. Le déconfinement progressif fait qu'on se demande de quoi sera fait le post-covid et du coup, c'est le retour des bonnes âmes, du « droit naturel », de la « décroissance », de « l'empathie naturelle », du « care », voire de l'appel à une fatalement sanglante révolution des peuples.

2. J'entends de plus en plus souvent à la radio de beaux esprits évoquer une empathie universelle quasi: petits zéfants zanimos nos ancêtres les velus herbes vaches insectes cétacés qu'on baignerait dans l'empathie naturelle qu'on l'sait pas nous autres, civilisés polluants. Bref, le retour du bon sauvage.

3. La Deuxième Guerre Mondiale prouve à elle seule la sottise de l'idéologie de l'empathie naturelle.

4. Ce n'est pas je ne sais quelle « empathie naturelle » qui explique la solidarité de fait. C'est la nécessité pour les espèces de survivre.

5. On les voit venir, les tenants d'un ordre naturel du monde et  il serait très dangereux d'être fiché non-écolo compatible sous un régime basé sur la solidarité obligatoire en vertu des droits naturels de tous les êtres conscients.

6. Je ne crois pas à l'arrivée au pouvoir du « care » et de l'empathie naturelle. Fort heureusement, les Français qui ont des sous y tiennent, et les autres luttent pour en avoir. Le camp de rééducation écolo-citoyenne n'est pas pour demain.

7. Moi je ne sui pa dacord avec Monsieur Houzo là passque l'empathite cé naturel passque mon oncle Alphonse il en a eu de l'empathite, même qu'il y avé une letre avec, et qe cé une histoire de foi ossi l'empathite.

8. Le post-covid vu par les rouges-verts : J'entends sur France Inter un auditeur prédire une « révolution mondiale » des peuples, un intervenant (un « expert ») affirme qu'on ne redémarrera pas l'économie comme avant, et d'ajouter : « c'est clair et net ». Bon, on en reparlera dans trois mois hein ?

9. Les dirigeants de la planète ont quasiment tous été défaillants dans les débuts de la pandémie : manque de prévoyance, de stocks et de réactivité, discours mensongers, storytelling, propagande, paroles alarmistes, zèle policier, puis promesses qu'ils ne pourront pas tenir (Macron est particulièrement habile à ce jeu de dupe).

10. En ce qui concerne le « nouveau monde » à Macron, je constate que la députée Martine Wonner a été exclue de La REM pour n'avoir pas voté le plan de déconfinement du 28 avril.
Le nouveau monde à Macron ressemble tellement à l'ancien que les mêmes causes produisant les mêmes effets, ça va être difficile pour La REM de rester au pouvoir, à moins que Mélenchon et Marine jouent un rôle de pare-feu en siphonnant les voix des LR et de la gauche classique.
Je ne crois cependant pas à cette deuxième hypothèse. LR et PS ne rejoueront pas la farce des primaires. Si à gauche, pour être franc, je ne vois personne capable de battre Macron, à droite, les talents ne manquent pas.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 6 mai 2020.

5 mai 2020

CHRONIQUE CONFINEE DU 4 MAI 2020

CHRONIQUE CONFINEE DU 4 MAI 2020

1. Défois dans la radio y a des gens j'ai envie de les chamaillé parce qu'ils, sauf mon respé, me les et bien menu encor mes il en faut pour tous et meme pour les autres alor je me calme et j'ecris des betises sur Twitter où faut pas exageré si on veut pas se fere virer du superflu.

2. J'apprends que cette année une nouvelle version de Pinocchio (qui devait sortir dans les salles au mois de mars) serait bientôt disponible en DVD. Il est vrai que le nez qui s'allonge va comme un gant au monde actuel, je dirai même comme un masque.

3. Le 4 mai 2020, il commençait à se dire que certains projets du gouvernement étaient vraiment limites en ce qui concernait les libertés individuelles. J'ai pensé qu'en fait nos dirigeants ne savaient plus trop comment faire pour sortir de problèmes qu'ils avaient eux-mêmes posés.

4. Le 4 mai 2020, la CGT Santé et Action sociale dénonça le manque de transparence des autorités. J'ai pensé qu'en effet certains décideurs avaient l'air à peu près aussi sincères qu'une commission de cadres du parti communiste chinois.

5. Fin avril, le Pentagone a déclassifié des videos tournées par l'armée américaine d'ovnis qu'c'est toujours marrant à voir ces trucs là quand ils font vrai. J'ai pensé aussitôt à Jean-Michel Blanquer.
Parce qu'à mon avis, la déclassification de trois videos d'UFOS filmées par la navy, c'est pas un hasard. Zont dû être informés, j'vous dis, ils le savent qu'il est parmi nous, Blanquer, au sein même du gouvernement français. Je m'inquiète.

6. Reçu dans une copie télétravaillée « DCD » pour « décédé ». J'ai pensé qu'il fallait faire attention à la faute de frappe, sinon, ça pourrait donner : « Nous regrettons le nombre élevé de DVD en cette année 2020 qui aura été marquée par une crise sanitaire sans précédent. »

7. Ai vu les 3 premiers épisodes de la série suisse « Helvetica » (Romain Graf, 2019) : thriller politique bien pensé, bien rythmé, bien vu. Du sérieux, du tellement sérieux qu'à mon avis, la France actuelle ne se permettrait plus une telle intelligence des ressorts cachés du pouvoir. Roland Vouilloz y est excellent.

8. Si l'on est quelque peu honnête avec soi-même, on se dit que le confinement et les restrictions provisoires de nos libertés individuelles ne sont rien à côté de l'enfer qu'ont vécu des millions de gens durant la Seconde Guerre Mondiale. Il suffit de regarder un documentaire. Ceci dit, être libre exige aussi de savoir montrer les dents (des fois qu'on chercherait à nous chamailler).

9. Le 4 mai au soir, j'entendis sur France Info qu'il était possible que le 11 mai, en Île-de-France, certaines gares restent fermées par manque de personnel. J'ai pensé que plus on se rapprochait du 11 mai, plus le déconfinement prenait des airs lointains de promesse non tenue.

10. Le tout, c'est de faire croire aux gens que la société post-covid sera plus équitable, moins polluante, plus « humaine » et citoyenne. Dans l'ombre, les lobbys rétabliront l'équilibre.

11. On ne sait pas ce qu'on dit quand on dit qu'on aime.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 5 mai 2020.

4 mai 2020

POURQUOI QUE JE VOUS CAUSE DE ÇA MOI II

POURQUOI QUE JE VOUS CAUSE DE ÇA MOI II

1. Donc Jean Lamorgue, le personnage central de l'album de BD « Le Bal du rat mort » de Bucquoy et Charles, enquête sur des assassinats de jeunes filles dans une ville où les rats y en a de plus en plus qu'un bonhomme venu comme d'un monde autre lui dit que son « avenir », il n'en a plus.

2. Je ne sais pas si Jean Lamorgue a un avenir (ça dépend de ses lecteurs) mais dans le réel, nous en 2020, l'avenir, l'a une drôle de dégaine virulente, l'est où maintenant le virus ? Va-t-il prendre doucement congé ou bien attend-il qu'on ressorte pour nous saisir à la gorge ?

3. Le covid-19 nous l'aura bien pourrie, not'vie, qu'on se demande combien d'entreprises vont mettre la clé sous la porte qu'ça veut dire en français qu'il y a bien des patrons et leurs employés, n'auront bientôt plus qu'leurs yeux, qu'ça va redistribuer les cartes on dit, le covid. Lesquelles ?

4. Les Français, dans la crise du covid, on dit qu'ils auraient été bien infantilisés par l'exécutif (fais pas ci, fais pas ça) ; c'est qu'après nous avoir répété sur tous les tons qu'il fallait pas sortir, pas les fréquenter les autres, question de vie et de mort, le 11 mai, on retourne sur nos lieux de travail. Du coup, on s'interroge.

5) Avec le retour annoncé des élèves dans les établissements à partir du 11 mai, fatal qu'il nous vienne à l'esprit, le mot « cobaye ».

6) Cette crise du covid-19, elle ressemble à la drôle de guerre (39-40) : on ne peut rien faire pour l'instant, bloqués dans notre ligne Maginot du confinement, qu'on attend le signal pour l'attaquer, l'exécutif qui s'est bien fichu de nous, mais qui peut dire ce qu'ils préparent, les « Marcheurs » ? Moi, j'm'attends à tout, et en premier lieu, aux pressions et aux chantages administratifs de toutes sortes, aussi à la propagande de la résilience genre « tous ensemble maintenant derrière notre président », « solidarité nationale », « je vous ai compris »,  « il faut nous réinventer », « c'est notre (nouveau) projet », « ou c'est moi, ou débrouillez-vous avec Marine (ou Mélenchon) » qu'à mon avis, le Macron, la légitime dissolution de sa majorité de fantoches, il en veut pas, qu'il se voit pas diriger le pays avec un premier ministre qu'aurait pas été contaminé par l'opportunisme du REM-17.

7) Avec le mauvais esprit qui me caractérise, il m'arrive de penser que le ministère de l'éducation nationale, c'est en fait (ah c'est pas bien, j'ai honte, bouh qu'je suis affreux) le ministère de l'inadéquation nationale.

8) Donc Jean Lamorgue, le personnage central de l'album de BD « Le Bal du rat mort » de Jan Bucquoy et Jean-François Charles, il est retourné bosser à Bruxelles où l'attend une femme égorgée, même que c'est sa mère.

9) Jean Lamorgue fait des cauchemars de filles mortes, et de qui couinent, les rats, mais l'été revient, la plage, le soleil, le repos, et puis la pluie qui fait fuir, les rats qui effraient, et puis une boule de cristal.

10) Le réel, Jean Lamorgue, il a bien du mal à le contrôler, que dans les vignettes, même quand il est avec l'intime, les rats le scrutent et dans la ville on dit que « l'assassin court toujours ».

11) Puis, il y eut le témoignage du marin qu'dans l'océan y aurait « un rat énorme, monstrueux, nageait vers la côte. » D'habitude, c'est le monstre des profondeurs, le calmar géant, la pieuvre hugolienne (ah la bouche d'ombre à ventouses dis), le serpent de mer aussi, mais le rattus giganteus, c'est rare.

(A suivre)

Patrice Houzeau
Les Confins, le 4 mai 2020.

28 avril 2020

JE M'APERÇOIS DU PAS TERRIBLE D'L'AUJOURD'HUI

JE M'APERÇOIS DU PAS TERRIBLE D'L'AUJOURD'HUI

1. Si l'on fait tourner les tables de multiplication, est-ce que les esprits répondants en seront plus nombreux pour autant ?

2. En démocratie, l'esprit des lois est une hantise nécessaire.

3. Je m'aperçois aujourd'hui et je me demande s'il va ressembler à hier.

4. « Les yeux à l'autre bout de la rue, elle continua »
     
(Agatha Christie traduit par Michel Le Houbie)
      
Et du coup, elle se cogna.

5. En avril 2020, on disait que les Français avaient l'impression qu'on leur avait menti. Henri Weber mourut du coronavirus. On disait qu'en ce qui concernait la réouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai, « la responsabilité n'était pas anecdotique ».

6. Du souci dans l'affectif, besoins d'argent, qu'on croit plus aux miracles qu'le monde c'est d'l'hostile latent qu'attend juste son moment pour nous attraper à la qu'on l'remâche ça qu'on r'tombe qu'on r'chute dans sa chute puisqu'on chute qu'on s'dit.

7. « Aussi, veut-on savoir si un homme parle d'après ce qu'il sait ou d'après ce qu'il désire ? Il ne faut pas s'en remettre au témoignage de sa conscience à lui : c'est à son intérêt que d'ordinaire il faut regarder. »
(Schopenhauer traduit par Auguste Burdeau, « Le Fondement de la morale »)

L'intérêt fait sincérité.

8. Je suis parfois épaté de l'émerveillement exprimé par ces observateurs plus ou moins professionnels des étoiles et qui tiennent tant à nous faire part de la beauté de la chose. Il m'arrive de douter de leur sincérité. Pour ma part, une ou deux minutes de cette contemplation sidérale me suffisent. Je crois qu'en fait, je m'en fous.

9. C'est une partie de jeu de go, le but étant de donner au covid le moins de territoires possibles cependant que l'on sait qu'il s'infiltre, empoisonne notre temps et nos espaces.

10. Ce n'est pas au virus qu'il faut en vouloir, ce n'est pas au virus qu'il ne faut pas pardonner, c'est aux politiques qui ont abandonné la recherche et le secteur de la santé au profit de réformes ineptes et du cirage des bottes des « premiers de cordée » si utiles en période électorale.

11. Ah ça y est, avec le covid pis la crise, France Inter nous fait le coup d'la « méditation de pleine conscience ». C'est ça, méditez, méditez, mes doux agneaux, ça vous évitera de contester, pis aussi de manifester.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 28 avril 2020.

 

27 avril 2020

UN PEU DE TOUT BEAUCOUP DE RIEN

UN PEU DE TOUT BEAUCOUP DE RIEN

1. La jeune femme qui m'a appelé Je m'en réjouis mais c'était plein d'pressentiments J'avais l'impression si je dormais ou si j'étais comme d'habitude dans ces confins là les autres les appels le réel.

2. Sur ce qui s'était passé pendant la semaine Comment lui aurais-je expliqué Le temps qui court Les choses n'iraient pas très bien si J'ai pensé je ne vais pas très Sur ce qui s'était passé Comment lui aurais-je expliqué.

3. Si vous toussez si vous avez de la fièvre si vous postillonnez si vous ne portez pas de masque si vous fumez si vous buvez si vous n'avez pas votre attestation si vous parlez trop fort si vous sentez que ou si vous ne sentez plus rien du tout c'est peut-être que le réel à tête d'Ubuvirus vous traque rattrape pour vous flanquer à la trappe.

4. Sur l'épaule de ma sœur mais je n'ai pas de sœur pensai-je en me Cette remarque ne devait pas l'adoucir Elle me tourna le dos Mais il ne m'arrivait plus de penser à Voyant les autres Puis nous dînâmes, ensuite nous dansâmes c'était dans une vieille traduction.

5. L'inéluctabilité de toute action suffisamment motivée oblige le social à inventer toujours plus de motifs pour nourrir la production en série d'actions toujours plus normalisées, utiles, contrôlées.

6. La massification de l'enseignement supérieur n'est qu'un toujours plus que l'on fait passer pour un toujours mieux. De ce toujours plus, certains font leurs choux gras, et cela aux dépens de beaucoup d'autres que l'on flatte par des promesses de diplômes aux titres ronflants.

7. « Nous songions tous les deux, et tu me regardais. »
     
(Victor Hugo)
     
J'ai fait un geste, je voulais te dissiper,
     
Ombre, fumée, reflet de moi-même le spectre,
     
J'ai fait un geste, pis c'est moi qu'a disparu.

8. C'est la répétition qui fait l'apprentissage, et ce n'est pas en faisant un peu de tout et beaucoup de rien qu'on va leur apprendre un métier.

9. Défois, à force de varier, on finit par avarier. Le trop d'machins à étudier, ça la rend indigeste, l'apprenance là, qu'à force on finit par bienveiller des sottises pis qu'le formatif il en est tout bizarre le camembert, impropre à la consommation.

10. « Sommes-nous prêts à être surveillés via nos smartphones ? » J'entends cette question posée sur France Inter. Le journaliste donne lui-même la réponse : c'est oui, évidemment oui, puisque ça fait un bout d'temps maint'nant que l'électronique a des yeux pour mieux te voir, mon enfant.

11. Alors j'ai enlevé mes ch'veux
      
Alors j'ai enlevé mon nez
      
Et puis mes oreilles et mes yeux
      
Pis mes dents ma langue ma bouche
      
Du coup ah qu'c'est ballot
      
J'ai pas pu crier Coucou c'est moi que v'là.

12. Forcément qu'il y a des « si », et beaucoup même hein des « si », et bien sûr, c'est sans condition.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 27 avril 2020.

18 avril 2020

PLUS MAÇON QUE MAGICIEN

PLUS MAÇON QUE MAGICIEN

1. « Je résistai à la tentation de lui dire que sa communication avait été reçue par Donald le Canard » (Agatha Christie traduite par Michel Le Houbie, « La Plume empoisonnée » [le narrateur])

2. Comme la communication ne venait de personne, il resta anonyme. Il faut savoir rester discret surtout lorsque le temps passe et qu'on croit que c'est pour nous.

3. Défois qu'il serait tout feuille de papier plié à l'infini le temps tellement plié pis tellement à l'infini que tout ce passé là tient dans même pas le même pas d'un même pas.

4. Je t'appellerai être et tu seras. - Cause toujours ! me répondit l'étant qui passe avec son panier à échos et sa tête de tous les jours.

5. « peu importe la relativité » (Cioran) : oui, certes, mais ça dépend aussi qu'il y a dit-on un temps pour tout et qu'chacun s'en ressent pas pareil; pis aussi des infinis s'tirant le cheveu à Cosinus pis l'touci et l'touça, le ministre et ses sots zélés, la jolie réforme et ses couacs, la croissance et ses pangolins.

6. La crise du Covid nous apprend qu'un quelconque péquin s'amenant avec un pangolin est capable de mettre hors de combat l'équipage d'un porte-avion. Ça doit donner à penser dans les écoles de guerre.

7. « Le vertige, cependant, aspire à la forme » : ce p'tit bout de Cioran, c'est la réforme Blanquer tentant de ressembler à quelque chose cependant qu'à l'autre bout de la planète l'obscur pangolin était l'objet d'un étrange trafic.

8. Et puis, les réformes se succédant à un rythme de plus en plus soutenu, ils furent pris d'un vertige tellement débattant qu'les murs et les grands stratèges administratifs en tremblotèrent jusqu'au fondement et même jusqu'à leur raison.

9. Le bruit de la pluie ne mouille pas ; c'est pour ça qu'on peut le trouver poétique. Evoquer la pluie ne vous fait pas attraper un rhume mais peut vous faire la chanson.

10. L'humain est beaucoup plus maçon que magicien. Mais sans doute est-il des maçons dotés d'une « sensibilité magique » (l'expression est de Cioran) et dont les murs sont faits pour être passés. C'est pas malin, j'ai pas d'exemple.

11. Charade :

Mon premier est un mythologique à flûte.
Mon deuxième est un jeu de stratégie.
Mon troisième est cultivé pour ses fibres et ses graines.

Mon tout fut ramené par un quelconque péquin et nous a mis dans l'pétrin.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 18 avril 2020.

 

 

14 avril 2020

OPERATION PANGOLIN ET AUTRES FANTAISIES

                                  OPERATION PANGOLIN ET AUTRES FANTAISIES

1. Blanquer (Jean-Moumou) a parfaitement raison : on est la nation apprenante. Même l'Etat est apprenant. Et sont méritants, au gouvernement, parce que question comprenette, c'est pas toujours ça hein.

2. Remarquez qu'en 2017, j'ai soutenu macron sur twitter mais j'ai pas voté pour lui : fallait que j'prenne le train et j'avais plus beaucoup d'sous pour payer le ticket. Du coup, maintenant, je suis plutôt content de n'avoir pas voté pour.

3. Du reste, en général, je ne vote pas. On y croise trop de gens, dans les bureaux de vote, et maintenant que je sais qu'on peut s'y choper des virus inconnus et autres aliens microscopiques, c'est pas demain la veille que j'irai donner ma voix à un autre inconséquent..

4. Si un jour quelque bon apôtre gouvernemental rend le vote obligatoire, bah quitte à voter pour un bavard quelconque, je voterai pour moi.

5. Je ne sais quel ministre a promis que la crise du covid ne sera pas suivie d'une augmentation d'impôts. Ah tiens, vont donc augmenter les taxes et nous rendre éligibles à des tas de droits aussi obligatoires que payants...

Note : En fait je sais qui, c'est Bruno Le Maire qu'a dit ça mais à mon avis il a dit ça pour pas plus nous chagriner, tout anxieux confineux qu'on est... il est gentil, Bruno le maire, et pas plus bête qu'un autre remarquez.

6. Zut en colère très trépignante me dit : « Arrêtez de me « rendre éligible », arrêtez de me refourguer des trucs et machins « dédiés » , arrêtez de « convoquer » tous ces philosophes là, arrêtez d'exercer votre « gouvernance bienveillante » et d'me la rendre « apprenante » ma pauv' nation, ou j'vas finir par black bloquer moi. »

7. On se souviendra que Benjamin Griveaux (le roi du cinéma vérité) fut le premier confiné de France. En fait, c'est un visionnaire, c't'homme là.

Note : je lis quelque part que Griveaux fut jadis un collaborateur de Dominique Strauss-Kahn. Je ne suis pas étonné.

8. Pangolin... pangolin... vous voulez dire « l'Opération Pangolin » ?

      - Monsieur Houzeau, vous versez dans le complotisme !

      - Absolument, c'est tout d'leur faute, au whisky écossais, pis aussi au rhum antillais.

9. Bon, résumons, donc voilà un virus inconnu et hyper contagieux qui passe par les mômes, asphyxie les personnes âgées (et pas que), affaiblit plus ou moins la moitié de l'humanité, semble transmissible à l'animal, semble rester en suspension dans l'air, persiste sur les surfaces, met à genoux l'économie mondiale et fait craquer les bourses. Fichtre ! Et elle en a beaucoup comme ça dans ses laboratoires, la Mère Nature ?

 

10. Encore la France, c'est sûr que le covid lui flanque une sacrée gifle, mais le reste du monde là, le reste du vaste monde que crise après crise, guerre après guerre, épidémie après épidémie, y a comme des continents qui vont encore plus souffrir pis déjà endettés. C'est pas seulement des réfugiés politiques, et des climatiques qu'on aura mais aussi les rescapés des virales épouvantes.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 14 avril 2020.

 

11 avril 2020

DE L'HOMOPOLITICUS DE BASE FACE AU CORONAVIRUS

DE L'HOMO POLITICUS DE BASE FACE AU CORONAVIRUS

1. Le dimanche 29 mars 2020, Philippe Douste-Blazy a dit quelque chose sur France Info (je crois) en faveur de la chloroquine prescrite par le professeur Raoult. Moi je finis par ne plus rien y comprendre. On dit sur les ondes, lesquelles ne savent plus à quel courant se vouer, que le remède de la chloroquine hein peut-être mais rien n'est moins sûr d'autant que. Comme disait l'autre, y a comme un flou, et quand y a un flou, défois c'est qu'il y a un loup. Du coup, j'en conclus que chaque camp commence à aiguiser ses couteaux à tailler la barbe à Edouard et le short à Macron. Moi, ma conviction est faite, elle est tombée sur Macron, l'épidémie, mais à mon avis, les autres n'auraient pas fait mieux. Et vous verrez qu'au bout du compte, ils finiront tout de même par tomber d'accord sur notre dos, nos si respectables politiques.

2. Quelque chose me dit aussi que la carrière politique d'Agnès Buzyn aura été aussi courte que controversée. L'incompétence politique, c'est un métier, c'est même souvent une vocation. Y a même une école pour ça : L'ENA : L'Ecole Nationale d'Asservissement.

3. Bon, paraît qu'il faudrait qu'on soit tous confinés, mais comme ça commence à nous coûter bonbon, c't'histoire de casse-tête chinois là, faudrait aussi que certains soient moins confinés que d'autres, le temps d'aller bosser quoi. Bon en tout cas, s'ils recommencent à produire des véhicules, faudrait pas qu'ils oublient les corbillards. Quelque chose me dit qu'il va y avoir de la demande, et mondiale encore.

4. C'est triste à dire, mais le premier tour des municipales maintenu alors même que le virus commençait à contaminer en série (et que le gouvernement le savait) justifie le bon vieux « élections piège à cons », ce qui rime d'ailleurs avec Macron, soit dit en passant.

Note : parfois, j'ai même pas envie de mettre une majuscule à « Macron » genre macron c'est juste un objet décoratif très bavard et potentiellement dangereux. Remarquez que le « hollande » lui, il n'est pas très décoratif ; par contre, il a un côté rigolo et puis quand on le met en mode « élection », il commence toutes ses phrases par « Moi, Président ». C'est marrant.

Note bis : Remarquez qu'on l'entend pas beaucoup le François. J'espère qu'il n'est pas malade au moins. Remarquez que je me demande où il en était dis le stock « stratégique » de masques, hein, on en avait combien alors, des masques, lorsqu'il était président à la place du président, François.

5. La culture donne des leçons de morale ; la nature des leçons de réalité.

6. Depuis que le pédagogisme (la petite entreprise à Meirieu) a réussi à convaincre le monde politique de jeter l'argent par les fenêtres en massifiant l'enseignement supérieur, il n'y a plus d'ouvriers agricoles en France. Du coup, en cas de crise majeure (dés fois qu'un virus hein), eh bin, savez quoi, les cultures pourrissent dans les champs.

Note : là bon je pousse le bouchon car paraît que suite à l'appel de Didier Guillaume, notre ministre de l'agriculture, des dizaines de milliers de Français ont accepté de devenir les saisonniers de ces temps bizarres où l'on sent bien que beaucoup de gens vont y laisser des plumes, « quoi qu'il en coûte » comme il a dit euh... machin.

7. « Emmanuel Macron, nouvelle étoile politique » : j'entends ça dans une rediffusion sur France Inter d'une émission sur VGE (Valery Giscard d'Estaing). En mars 2020, la nouvelle étoile est en passe de virer filante, la comète, satellite décati tombant en pièces détachées, fusée de feu d'artifice pour zozo d'carnaval, pétard mouillé, confettis d'affiche électorale, nom dans un manuel, conférencier au Canada.

8. Pour l'instant, c'est l'union nationale, tout le monde se serre les coudes et en avant ; mais d'ici quelques semaines, il y en a, ça va rapidement leur piquer dans le dos quand ils vont se retrouver à jouer les fusibles jusqu'au changement de compteur.

9. Un journaliste affirme qu'après la crise, - quand on sera pas tous morts -, les Français auront bien autre chose à s'occuper que de s'intéresser à la commission d'enquête parlementaire demandée par les Républicains. A la commission parlementaire, peut-être pas, mais s'ils pensent, nos techniciens du gouffre, s'en sortir dédouanés tout propres indemnes et aussi blancs que le lait dont on trait les vaches, m'est avis qu'ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu'au contrôle routier.

- Pourquoi « contrôle routier », monsieur Houzeau ?

- Parce que ça me fait rire.

10. Gouverner est l'art de prévoir l'imprévisible. Pour n'avoir pas retenu cette maxime, le gouvernement actuel (mars 2020), eh bé il va bientôt tomber de haut et de tout son long encore.

11. « Si vis pacem, para bellum » : autre maxime que le « Mozart de la politique » (disait-on naguère et sans rire de Macron) n'a visiblement pas retenu de sa classe de troisième latiniste.
Le Mozart de la politique ! Tu parles d'un fifre à couacs oui, un désaccordé, un tout pisseux violon...

12. Un mauvais ouvrier se voit contraint d'emprunter les outils du voisin. Ainsi Macron appelant l'Europe à la rescousse.
Remarquez qu'il n'est pas le seul : il semble que l'homo politicus de base, quelle que soit sa nationalité, dès qu'il est élu, ne fait jamais qu'une chose : se moquer du pauvre monde.

Patrice Houzeau
Les Confins, le 11 avril 2020.

9 janvier 2021

EN ATTENDANT LES AUTOMATES

EN ATTENDANT LES AUTOMATES

1.
L'histoire de l'Education nationale pourrait-elle se lire comme l'histoire d'une lutte sourde entre enseignants jaloux de leur liberté individuelle et administration centrale ? Il semble que, réforme après réforme, et usant de l'alibi pédagogiste, l'administration centrale soit en passe de l'emporter. Mais cette victoire à la Pyrrhus risque bien d'annoncer une chute d'autant plus brutale que le ministère actuel (le ministère Blanquer) semble sûr de son fait.

2.
Je lis dans l'Obs n°2932 (du 7 au 13 janvier 2021) que le mot finnois « sisu » signifierait « courage », « résilience », « capacité à endurer » et serait un mot structurant de la société finlandaise. Est-ce vrai ou est-ce une exagération de journaliste ? En tout cas c'est intéressant.

C'est dans leur langue que les peuples trouvent leur identité. Je crains un monde où l'anglais utilitaire deviendrait la langue dominante.

3.
Oùsque donc i trouvent leurs racines qui font leurs arbres à pommes pis leur identité, les gens ? Dans la langue, ce sol invisible, qu'i y en a i nous disent qu'un jour, on spikera tous l'Européen (« Putain, putain, c'est vachement bien » comme jadis chanta Arno) c'est-à-dire un anglais jargonné, dialectisé, numérisé.

4.
J'aime bien l'expression « humour lunaire ». Le sourire de la lune s'étant affiché, quel est cet ironique sidéral que dissimule ce masque noir ?

5.
Dans l'Obs n°2932, je lis cette phrase prêtée à Bruno Podalydès : « On se comporte de plus en plus comme des machines. » Serait-il que nous nous machinions ? Que nous mimions les automates que nous fabriquons et qui un jour nous remplaceront.

6.
« Alors l'Homme se jugea imparfait et créa le Robot. Il créa le Robot et le Robot succédera à l'Homme quand l'imperfection de l'Homme aura tué l'humanité. » (« la Bible automate »)

7.
J'entends bien que l'on parle toujours de quelque part, et que nos opinions sont dictées par nos déterminismes, mais c'est un peu vite jeter aux orties la toute puissance de la raison, laquelle transcende toute allégeance.

8.
« Dieu n'existe pas hors du monde » : cette proposition que je lis en feuilletant un livre de Frédéric Lenoir (« La Puissance de la joie ») rappelle que si l'on postule un monde impossible sans principe créateur, alors un principe créateur sans monde n'est guère plus plausible.

9.
C'est en créant qu'on devient créateur. Ainsi fut, est, sera Dieu jusqu'à ce que ce qui est ne soit plus et n'aura jamais été car « pourquoi y eut-il quelque chose plutôt que rien » est une question qui n'a aucun sens en dehors de l'humain.

10.
Si l'on postule que Dieu est Logos, alors Dieu est le seul être de langage qui se confond avec son référent.

11.
Car il n'est point de Dieu en dehors de ce monde
Je m'en vas de ce pas acater du kawa
Je ne saurais mieux dire et ça pourrait êt' pire.

12.
Le ciel ténébreux, peut-être est-il tissé d'une infinité de fils, peut-être est-il quelque pelote qu'à l'aube un chat couleur de feu vient défaire.

13.
Je fais avec moi-même et m'en désespère assez
Pour ne pas laisser quelconque me casser les pieds.

14.
Vivre, n'est-ce donc jamais que survivre à soi-même. Je vis comme si j'étais libre et me heurte sans cesse à mes propres barreaux.

Patrice Houzeau,
Malo, le 9 janvier 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

29 octobre 2021

TU T'EN TU T'EN TU T'EN MOQUES

TU T'EN TU T'EN TU T'EN MOQUES

1.
Nous vivons le temps des opportunismes. Les démocrates négocient avec les dictateurs. C'est le « en même temps » généralisé. Jeu de dupes. L'Occident pourrait y perdre son âme si nous oublions l'adage « Si vis pacem, para bellum ». Ceci dit, la ruse aussi est une arme.

2.
Ceux qui trouvent, si peu que ce soit, des excuses aux islamistes ont pour moi la même valeur que ceux qui nient la Shoah ou qui trouvèrent des excuses aux Allemands de la Seconde Guerre Mondiale. Ce sont des collabos. Point barre.

3.
Je ne suis pas de gauche, mais si je l'étais, je voterais Mélenchon ou Fabien Roussel au premier tour des présidentielles, because les socialistes ne sont plus de gauche depuis longtemps et ceux que je connais sont souvent des fonctionnaires inquiets pour leur statut.

Ce sont souvent en effet des fonctionnaires inquiets pour leur statut qui votent socialiste. En dehors de ça, ils sont parfois plus à droite que ma pomme et d'une assez pénible condescendance de bien-pensant bien noté.

4.
Lorsque l'ineffable Thierry Breton compare l'Union Européenne et les Etats-Unis, il oublie juste une chose : les intérêts, les cultures, les langues elles-mêmes des différents pays membres de l'UE sont bien plus divers et ancrés que ceux des Américains. #Pologne #Hongrie

5.
Ai fait quelques courses. Ai résisté une fois encore à mon goût pour la viande. Pourtant, j'aime ça, la viande mais il apparaît trop souvent que la gestion de bien des abattoirs français laisserait à désirer. Quant au ministère, il fait dans le « en même temps », je suppose.

6.
Tiens, moi aussi je vais y aller de mon #VeranDemission. Au fond, je m'en fous de Véran. Mais l'ayant écouté souvent, je me suis souvent dit qu'il m'avait tout l'air d'un opportuniste prêt à bien des approximations avec la vérité pour conserver son poste.

7.
Il apparaît qu'en l'état actuel des choses, Macron sera réélu en 2022. Après, ce sera comme au petit théâtre de Guignol. Macron voudra réformer et nous le huerons.

8.
Le « en même temps » à Macron il est défois si élastique que je me dis qu'un de ces jours il va craquer, l’élastique, et que l'aut' perlimpinpin là, il va se le prendre en plein dans l'électorat.

9.
Certains voudraient que l'on gardât le masque dehors rapport aux grippes et bronchiolites. Outre que les virus s'attrapent plus dans les lieux clos (genre les écoles, voyez) qu'en plein air, je me demande si ce ne serait pas contre-productif, rapport aux défenses immunitaires.

Je sens venir le jour où les bonnes âmes viendront nous dire que ce n'est pas suffisant d'être vacciné contre le covid, que si on est un bon citoyen, on devrait aussi se faire vacciner contre la grippe, arrêter de fumer et la glougloutance, c'est pas bien. Pouah.

10.
Je ne sais pas si c'est moi
Ou si c'est le monde qui tourne dingo
On dit qu'elle va pas faire de vieux os
L'humanité
Qu'est-ce que vous voulez que ça me foute à moi
Frères humains, si vous ne savez pas vous comporter
Comptez pas sur ma pomme pour vous plaindre et allez
Allez - oyez (comme disaient les Flamin' Groovies) ce que j'ai sur le cœur,
Allez vous faire pendre ailleurs.

11.
«  Il y a beaucoup de gens qui sont dans l'addition des colères et l'addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays. »
(Emmanuel Macron cite par Macron Bot sur Twitter)

Ce que Macron appelle « addition des colères », je l'appelle « convergence des luttes ». Quant aux blocages, à toute réforme ses contestations, c'est cela la politique. Si ça vous défrise, Monsieur le Président, fallait rester banquier et nous fiche la paix.

12.
En dehors du catholicisme et de sa tradition savante (les Jésuites, ce n'est pas rien), le judaïsme est célèbre pour la richesse de ses commentaires et de ses interprétations. Attaquer Zemmour sur son conditionnement judaïque est pure conjecture (pifométrie insoumise ?)

Ceci dit, tenter de dédouaner Pétain (gaulliste, je ne voterai jamais Zemmour pour cette raison) et remettre en cause, au détour d'une tournure de phrase, les conclusions de l'affaire Dreyfus, voilà qui jette un doute : Zemmour serait-il un juif honteux ?

13.
Gaulliste, je peux comprendre la rébellion des généraux, à Alger le 21 avril 1961. Je peux comprendre le ralliement de certains officiers à l'OAS. Mais dédouaner Pétain d'une partie de ses responsabilités, jamais. Pétain fut l'homme de la soumission à Hitler. Point barre.

Après bien sûr, ma désinvolture veut que je me dise souvent : de toute façon, tous des clowns. Qu'allaient-ils faire dans cette galère ? Il faut savoir rester humble et relativement libre, même si on ne mange pas de la viande tous les jours.

14.
Le « Luneux  » de la chanson interprétée par Malicorne est en marge du monde et en constate la cruauté. Aussi le refuse-t-il, ce monde, et prie pour que son fils fût aussi « aveugle » que lui. Le luneux avait raison.

« Si jamais me venait un fils
Dans cette agréable vie
Je prierais bien le Bon Dieu
Aussi la Vierge Marie
Qu'ils lui crèvent les deux yeux
Tu t'en, tu t'en, tu t'en moques
Pour en faire un vieux luneux. »
(« Le Luneux », Malicorne, « Almanach, 1976)

Patrice Houzeau
Malo, le 29 octobre 2021.

19 mars 2023

BEAUCOUP DE MACRON UN PEU DE POUTINE

BEAUCOUP DE MACRON UN PEU DE POUTINE

1.
Avec une France fragilisée par les crises et une opinion hostile, bien des observateurs l’avaient pourtant prévenu que ce n’était pas le moment d’une nouvelle réforme des retraites. Macron n’a rien voulu entendre. Serait-il irresponsable ?

2.
Etant donné le foutoir que depuis l’affaire Benalla, les Gilets Jaunes, le confinement de mars 2020, la sotte réforme Blanquer et celle des retraites,… cet homme a mis en France, seul un rire des plus bouffons peut saluer comme il se doit le rêve de destin européen de Macron.

3.
Visiblement, le président Macron prouve une fois de plus qu’il est incapable de gouverner sereinement. Dans mon esprit, qui ne sait pas gouverner sereinement ne sait pas gouverner. Point barre.

4.
Macron n’est pas de Gaulle. Il n’en a pas la légitimité : il n’a sauvé la France de rien, et, au contraire, le désastreux confinement de mars 2020 a endetté la France pour des lustres. Quant à son ambigu « en même temps » Zelensky et Poutine de 2022, il n’a sans doute d’abord pas contribué à faire reculer les Russes.

La France est un pays contestataire. Ce n’est pas nouveau. Tout politique qui y arrive au pouvoir doit en tenir compte. Cela, Macron le sait et pourtant, dès 2018, il semble qu’il ce qu’il veut surtout, c’est « emmerder » les Français par toujours plus de réformes. Il avait depuis sa réélection un boulevard devant lui en axant sa politique sur la défense de l’Ukraine, la lutte contre l’inflation, la défense des services publics et la relance de notre diplomatie en faveur de l’armement (véritable richesse de la France, d’autant que nous y avions, pendant des décennies, acquis savoir-faire et intelligence). Qu’a-t-il fait ? Des travaux dirigés fort propres à avoir une bonne note dans une grande école mais qui, dans la réalité, ne sont qu’un tissu de sottises.

5.
Quant à la réforme Blanquer, autre sot macronisme, elle a maintenant largement montré son inefficacité dans le secteur public, possible que, dès l’an prochain, le privé lui-même (le secteur de l’apprentissage en faveur duquel cette réforme a été bricolée) en dénonce quelques effets secondaires.

En outre, les universités sont toujours pleines de gens qui auront bien du mal à atteindre leurs 43 années de travail.

6.
Cela fait combien de jours, de semaines, de mois que les apprentis collabos pro-Poutine nous annoncent la prise de Bakhmut par les Wagner, la chute du régime de Kiev, le dollar remplacé par le rouble ?

7.
Les bonnes âmes macronistes m’amusent lorsqu’elles affirment qu’après l’adoption de la réforme des retraites, il faudra repenser le rapport des Français au travail, afin que le dit travail « fasse à nouveau sens ». Euh… charbonner, c’est toujours charbonner, et bosser à l’usine n’a de sens que par la nécessité d’un salaire.

8.
Les électeurs n’ont pas fait barrage à Le Pen et Mélenchon pour que le gouvernement en vienne au 49.3. Ce n’est tout de même pas difficile à comprendre.

9.
J’incline à penser que dans les livres d’histoire, on lira que les deux mandats d’Emmanuel Macron auront été marqués par une gestion technocratique et maladroite.

10.
18.03.2023. Je lis que le président de la fédération bancaire française a fait savoir qu’il n’y avait « aucun risque » de contagion de la crise en France. Le 15 mars, au vu des soucis du Crédit Suisse, les actionnaires de la BNP et de la Société générale auraient donc paniqué pour rien ?

11.
Le vol d’enfants ukrainiens par les Russes me rappelle le roman « Le Roi des Aulnes », de Michel Tournier, qui évoque l’appétit mortifère du IIIème Reich pour les jeunes esprits et la chair fraîche (Napolas, Hitlerjugend , etc…).

Estomac d’un ogre à l’appétit démesuré, la Russie finira par éclater.

12.
Résumons-nous. Macron est mauvais ; les autres sont pires. Conclusion : Elections piège à.

13.
Irresponsable. Par sa sottise, le président Macron jette une nouvelle fois le trouble dans les rues. L’entêtement à tendance autoritaire de Macron ouvre un boulevard à l’extrême-droite, et puis, quelle aubaine pour la propagande des Poutine, Lavrov and Co.

14.
Chant des Sirènes. Bardella proposerait de ne pas présenter de candidat RN face à un candidat LR en cas de vote de la motion de censure par les Républicains et de nouvelles législatives. Ça doit cogiter sec chez certains LR sur la réalité des chances de revenir au pouvoir et d’en finir avec la Macronie. Ceci dit, comme on sait, les Sirènes finissent par dévorer les marins fascinés et imprudents.

15.
Il est à parier que beaucoup de Français inquiets des troubles en voudront à Macron de ne pas savoir gouverner. C’est ainsi que François Hollande a sabordé le PS ; c’est ainsi que disparaîtra la Macronie.

Je sais bien que l’on ne gouverne pas la France comme on dirige un lycée, mais je note tout de même que les élèves mécontents du chahut en veulent au professeur de ne pas savoir tenir sa classe.

Je note aussi que le PS hollandiste et Macronie auront eu en commun non d’être des partis portés par des idées mais des instruments au service d’une politique de destruction des services publics.

16.
Ne soyons pas naïfs : la sale guerre de Poutine en Ukraine nous donne en fait le choix entre une dictature entretenue par une mafia mortifère et expansionniste (la Russie poutinienne) et des démocraties de plus en plus technocratiques et minées par d’autres corruptions.

17.
Augmenter le nombre de cotisants en en finissant avec la politique de massification de l’enseignement supérieur et en rajeunissant la moyenne d’accès à un premier emploi permettrait-il d’éviter un recul de l’âge de la retraite ? Je ne sais pas, mais toujours plus reculer l’âge de l’entrée dans le monde du travail par un allongement parfois très artificiel des études et la mise en place de gadgets « apprenants » (le SNU en est un exemple) ne favorise certainement pas l’augmentation du nombre de cotisants.

18.
Amusant : sur BFM TV, Pascal Perrineau excuse le déni de la légitimé démocratique de l’Assemblée nationale par le recours au constitutionnel et « démocratique » (assure-t-il) 49-3. Constitutionnel, le 49.3, oui ; en est-il pour autant démocratique ? A mon avis, ça se discute.

La question est : tout ce qui est dans la Constitution est-il par définition « démocratique » ? Lorsque je dis : le Président est le Chef des armées, je dis aussi que le président Macron n’a, dans mon esprit, pas de compte à rendre sur l’aide que la France apporte à l’Ukraine. Cela me semble légitime, mais je ne prétends pas que cela soit démocratique.

La politique et l’acte de gouvernement relèvent-t-il d’une « science politique » et donc de la technocratie, ou de la remise en question permanente, et donc du débat démocratique, que suppose une approche philosophique ? La mauvaise gestion par Emmanuel Macron de bien des dossiers plaide pour la seconde option.

19.
Croire qu’une xème réforme des retraites permettrait de « sauver » l’économie française me semble aussi sot que d’affirmer : en soignant votre rhume, je vous guérirai du cancer.

20.
Si par extraordinaire, une motion de censure faisait, le 20 mars 2023, tomber le gouvernement, provoquant ainsi une dissolution et des législatives, Emmanuel Macron passerait, à coup sûr, pour le président le plus maladroit, sinon le plus sot, de la Vème République.

Patrice Houzeau
Malo, le 19 mars 2023.

9 novembre 2022

J'AIMAIS BIEN ÇA ALORS J'AIME BIEN ÇA ENCORE

J'AIMAIS BIEN ÇA ALORS J'AIME BIEN ÇA ENCORE

1.

La première planche de « L’Orgue du Diable »

De Roger Leloup est nocturne & rhénane C’est

Le bleu qui domine Il y a un château et deux

« Ombres » dit le texte qui s’affrontent Y a

Même un mort on pense dans la planche 2 Il a

Tout de même dégringolé d’la falaise le gars

Après avoir été frappé par un tir et AAAAH !

Qu’il a crié le gars avant de chuter mais au

Bas de la planche 2 c’est plus lumineux & on

Retrouve Yoko Tsuno Pol et Vic sur un bateau

En reportage Pol a remarqué une jolie blonde

Ils ne la connaissent pas mais la remarquent

Elle pleure Soudain… Je ne vous dirai pas ce

Qui se passe A la planche 4 Yoko nage j’aime

Bien la précision du trait qu’on trouve dans

Les aventures de Yoko Tsuno des années 70 Je

Me rappelle comme ça m’épatait môme ce trait

Dynamique précis soigné minutieux qui ne les

Gavait pourtant pas nos yeux Yoko Tsuno vrai

J’aimais bien ça alors j’aime bien ça encore

Tant pis tant mieux si ça vous semble futile

Puisque voyez-vous votre avis je m’en fiche.

 

2.
Il pleut on est dimanche en novembre il pleut

Il pleut et c’est normal il pleut Novembre On

Attend que Poutine la perde sa sale guerre Il

Pleut dimanche novembre il pleut Je lis qu’il

Paraît que Macron serait fin prêt au cas où y

Aurait dissolution de l’Assemblée Nationale Y

A personne sur la digue Normal il pleut pis y

A comme une drôle d’atmosphère on dit qu’elle

Progresse partout en Europe l’extrême-droite.

 

3.
A la planche 41 tout paraît accuser Oki c’est

Dans l’album réalisé par Juszezak & Godard Si

La nuit du meurtre on a vu une fille avec une

Jupe rouge et la même coiffure que Oki s’peut

Qu’ça soye Oki tout d’même même que Oki s’met

A douter même qu’elle dit « C’est que c’était

sans doute moi, alors » hein dis qu’ça s’peut

Qu’ça soye Oki tout d’même hein mais c’est un

Peu plus compliqué que ça que je ne vais rien

En dire de la suite zavez qu’à lire l’album &

Sachez quand même que c’est machiavélique Une

Fichue saloperie ce piège avec de l’éros & du

Thanatos et du fric en jeu et des trahisons &

Même que la vérité sort des images du rapport

Que l’on fait entre les images & bon ça finit

Bien sur l’évocation de la cuisine japonaise.

4.

Planche 10 de « Treize contre un » de Vance

Et Van Hamme la belle major Jones une crise

De jalousie qu’elle fait vu que XIII il lui

Demande son aide pour retrouver Kim que moi

Je ne sais pas qui c’est mais XIII et Major

Jones c'est pas facile à caser que la Major

Jones au milieu dans une case elle la Major

Jones qu'elle est et interrogative la Major

Jones à propos de Kim même que Kim la Major

Jones & XIII qui est Kim là XIII & la Major

Jones savent Visiblement ça contrarie Major

Jones du coup verre renversé même que Major

Jones quitte la planche de dos Après XIII i

S’en va discuter avec des huiles pour avoir

Des renseignements La planche 13 est muette

Quasi on voit XIII déambuler en ville c’est

Là qu’on voit les mots TATTOO puis THE WALL

STREET JOURNAL une fille un chien un sac et

Une fille avec un journal un couple avec un

Môme le gars porte l’enfant sur ses épaules

J'aime bien parce qu'il y a des détails que

Je peux regarder dedans défois on dit qu'le

Diable est dans les détails mais là je vois

Pas de diable il y a la rue des gens il y a

Des voitures il semble que XIII soit suivi.

5.

Après Mortimer il descend dans une crypte

Pourquoi est-ce que j'écris ça Mortimer i

Ne descend pas dans une crypte je ne sais

Pas pourquoi j'écris ça ça doit venir que

J'aime bien le mot crypte il sonne énigme

Et où il est donc Mortimer dis je ne sais

Pas trop où il est Mortimer pense-t-il le

Mortimer qu'il faut toujours se méfier de

Soi-même que l'on n'est pas toujours très

Bon conseiller de soi-même qu'on se croit

Prince et qu'on n'est que crapaud Et puis

Henri dit : « Et puis, cet endroit a fini

par m'accepter » Etrange cet endroit avec

Des hiéroglyphes à l'envers une statue de

Seth à l'envers qu'elle est itou Seth une

Des plus vieilles divinités de l'ancienne

Egypte elle est Seth et qu'un long museau

Elle a aussi Seth je ne sais pas si c'est

Elle qu'on doit dire pour Seth ou Il donc

Elle ou Il mais non c'est Il un mâle donc

Seth je lis ça sur Wikipédia que Seth est

Harceleur de « belles déesses » Wikipédia

Dit aussi qu'il doit peut-être sa tête au

Bestiau nommé oryctérope que l'oryctérope

C'est un termitivore d'Afrique et donc il

A la tête à l'envers Seth dans la bédé et

Que Schuiten Van Dormael Gunzig ont pensé

Cet album et qu'il ait la tête à l'envers

Seth c'est pas étonnant car Seth c'est le

Dieu de la confusion du désordre et de la

Perturbation ça je l'ai lu sur Wikipédia.

6.

Jonathan Harker au bord de l'abîme il est

Dans le manoir du comte Dracula au propre

Comme au figuré et quand il le voit à une

Fenêtre il le décrit Jonathan « comme une

ombre parmi les ombres » après il le voit

Dévaler la paroi comme un « gecko » j'lis

Ça dans le texte un lézard une araignée &

Jonathan dans les ténèbres tombé comme on

Tombe dans une toile d'araignée qu'il est

Jonathan horrifié tandis que le comte sur

La planche 53 qu'il dévale la muraille si

Bestial si atroce si mâchoire ouverte que

Jonathan il n'en croit pas ses yeux & pis

« dans le vide » qu'il « bondit » Dracula

« les pans de sa cape étendus » genre les

pans de sa cape ça lui fait des ailes les

Chauve-souris l'accompagnent dans son vol

Et ainsi se termine le chapitre 4 dessiné

Par Georges Bess c'est terriblement beau.

Patrice Houzeau

Malo, le 9 novembre 2022.

 

19 janvier 2022

DE RETOUR D'IBIZA IL CONSTATA QU'ON LE CONTESTAIT

DE RETOUR D'IBIZA IL CONSTATA QU'ON LE CONTESTAIT

 

 

  1. Laisser entendre que les frais d'inscription à l'université sont trop peu élevés qu'en raison du grand nombre d'étudiants, le système ne pourrait tenir longtemps, qu'est-ce que ça cache ? Macron envisage-t-il de ne pas se représenter ?

  2. Que prépare Macron pour son second mandat ? Une négociation avec les banques pour une généralisation des prêts-étudiants de manière à endetter les Français pour des années ?
    C'est Nicolas Sarkozy qui pensait qu'obliger les Français à s'endetter les forcerait à travailler plus et donc à enrichir le pays. Système à l'américaine, et le meilleur moyen d'arriver à la défiance généralisée, à l'abstention et au populisme.

  3. Que prépare Macron ? Forcer les Français à souscrire des prêts étudiants ? Pass Vaccinal, « société de vigilance » (Macron dixit), endettement forcé des ménages, fédéralisme... Les Français auraient alors la tête dans le guidon et ne penseraient plus à contester...
    La gouvernance par l'endettement... Beaucoup de politiques y ont cru aux Etats-Unis et furent stupéfaits de voir Trump arriver et d'assister maintenant à la lente débâcle de Joe Biden.

  4. Beaucoup de scientifiques disent maintenant qu'il semble réellement que le variant Omicron est nettement moins létal que le Delta. On ne comprend pas dès lors pourquoi être passé du Pass Sanitaire au Pass Vaccinal.
    Il semble que le président Macron aurait voulu pouvoir citer la France en exemple vaccinal devant l'UE que nous présidons actuellement .Et ça n'a pas marché. Alors il est vexé, notre virtuose de l'endettement. Du coup, il fait comme Blanquer, il cherche la...

  5. S'il s'avère qu'à quelques semaines des présidentielles, en pleine épidémie, avec une réforme en passe de tourner à la farce, des salles de profs qui grognent et grondent, Blanquer aille bricoler ses protocoles boiteux à Ibiza, est forcément ressenti comme une provocation bling-bling.

  6. D'après ce que je comprends, il règne un vent de panique dans la Macronie... D'où des déclarations contestables (Darmanin, Blanquer...), des coups de gueule (Blanquer/Véran, Edouard Philippe...) et des médias qui semblent de moins en moins aux ordres.

  7. Il semble qu'il y ait dichotomie entre l'autoritarisme affiché du Pass vaccinal et l'évolution de la vague Omicron. Si un variant plus agressif nous tombe dessus, chacun louera le pass vaccinal. Si Omicron passe vite et sans trop de dégâts, on s'interrogera sur les réelles motivations de Macron.

  8. Paraît que Blanquer travaille comme un bœuf (le chroniqueur Mathieu Bock-Côté dixit), que c'est un « bourreau de travail » (Ilana Cicurel). Ah tiens, et tout ça pour en arriver à des réformes inapplicables et un démantèlement des Lycées Professionnels. Travail de bourrin, oui.

  9. Cru entendre le député LREM Bruno Bonnell dire ce mardi 18 janvier 2022 qu'il faudrait encore un « pognon de dingue » (sic) pour que l'économie française reparte encore plus vite (et comme on est la France hein, fasse mieux que tout le monde).
    L'endettement qui n'en finit plus, la Macronie appelle ça « investissement ». On peut voir ça comme ça... La question est : qui, en fin de compte, paiera l'addition ? car plus la France s'endettera, plus il lui sera difficile d'épurer, d'éponger, d'annuler.

  10. Le grand mérite de Blanquer, dit-on, c'est d'avoir laissé les écoles ouvertes pendant l'épidémie. Je suis d'accord que c'est ce qu'il fallait faire, le pénible confinement de 2020 n'étant qu'une conséquence de la mauvaise gestion du secteur de la Santé par la technocratie.
    Mais ne soyons pas hypocrites ; en maintenant les écoles ouvertes (et c'est ce qu'il fallait faire), Blanquer a largement facilité la propagation du covid. Des gens en ont été victimes. Ne pas l'oublier. A défaut d'être franc, l'est pugnace têtu, le Blanquer.

  11. En fin de compte, l'EPR de Flamanville, le scoubidou nucléaire géant là, qui a coûté un pognon de plus que dingue, - une vraie légende! - ça marche ou c'est-y shadok, s't'affaire ?
    Quand on arrive à mettre scoubidou et shadok dans la même interrogation sur l'avenir de la technologie française, c'est tout d'même qu'on s'pose des questions.

  12. Je note que la Macronie est obligée de voler à son secours, au Blanquer. On est quand même très loin des honneurs et de l'approbation générale. S'il n'était pas si proche des Macron, cela fait sans doute longtemps qu'il aurait été démissionné.

    La question est : les écoles maintenues ouvertes ayant facilité la propagation du virus, et donc les contaminations, y a-t-il un cas avéré de décès du covid suite à une contamination dans un établissement scolaire ? Et si oui, une plainte est-elle recevable ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 janvier 2022.

12 février 2022

ATTENDANT LES ATTAQUES

ATTENDANT LES ATTAQUES

1.
Donc la relance en France repose sur des emprunts à l'UE, qu'on remboursera avec l'aide de Dieu et des subventions aux entreprises pour qu'elles embauchent plein d'apprentis (comme ça le chômage i baisse). Euh, vous savez que ça risque de coincer bientôt ?

Macron, on va bientôt l'appeler l'Américain, cause qu'il voit l'endettement se creuser et qu'il pense que la France va s'en sortir façon Etats-Unis, lesquels produisent sans cesse et innovent tout l'temps, sauf que la France, c'est pas l'Amérique...

Du coup, il voit des EPR partout, notre visionnaire président, sauf que les EPR, chuis pas bien sûr que ça fonctionne vraiment...

Je vois le truc que Macron va nous ressortir l'argument d'une UE plus forte grâce au fédéralisme, sauf que d'une union de souverainetés, d'orgueils et d'identités à un Etat fédéral, il n'y a pas un monde, mais plusieurs.

2.
Macron engrange les soutiens à droite (Eric Woerth, Natacha Bouchart...). Fait-il miroiter des ministères ? Plein d'argent magique pour les villes, les régions ?... Attention aux désillusions...

3.
Macron aura été le président le plus contesté de la Vème République, et cela à peine un an après son élection (l'étrange affaire Benalla). Et, à mon avis, ce sera pareil s'il est réélu.

4.
Crise après crise, nous passons d'une société où les lois avaient pur but de tempérer les usages à une société où les lois ont la prétention de transformer les usages, d'une société de la régulation à une société du règlement. Défiance et contestation en sont le prix à payer.

5.
Quoi qu'on pense des Gilets Jaunes et du Convoi de la Liberté, force est de constater que le quinquennat Macron aura été marqué par le désordre, l'absence d'anticipation et beaucoup de blablabla (grand débat national et gavages à la moraline).

6.
En alertant chaque jour sur l'imminence d'une attaque de l'Ukraine par l'armée russe, les Etats-Unis montrent qu'ils prennent Poutine au sérieux. C'est habile, car rien ne serait pire que de considérer Poutine comme un agité et de le traiter avec condescendance.

Macron a-t-il eu raison de courir à Moscou pour rencontrer Poutine ? Je réserve mon avis. Nous ne savons pas ce que les deux hommes se sont réellement dit. A priori, courir chez l'adversaire ne semble pas une bonne idée. En tout cas, c'est courageux car quelque peu humiliant.

Je suis assez d'accord avec Alexis Corbière, entendu tout à l'heure sur France Culture, il ne s'agit pas d'être pro ou anti-Poutine, il s'agit de le prendre au sérieux et de dialoguer, avec pour limite le respect des intégrités territoriales, à commencer par celle de l'Ukraine.

Si Vladimir Poutine se met à surmilitariser sa sphère d'influence et tente de l'agrandir en ne respectant plus les souverainetés, alors ce sera le retour de la guerre froide, sous l’œil du Sphinx chinois.

Et si Poutine envahissait réellement l'Ukraine ? (je ne n'y crois guère, mais on ne sait jamais), comment réagirait Joe Biden ? Sommes-nous réellement à la veille d'un troisième conflit mondial ?

Sans lancer une attaque d'ampleur, Poutine peut déclencher des provocations, des incidents à la frontière, des déstabilisations... Je crois plus à un retour de la guerre froide qu'à une troisième guerre mondiale... La politique des coups tordus et des barbouzeries, quoi.

Patrice Houzeau
Malo, le 12 février 2022

 

10 janvier 2022

SEMBLE-T-IL SEMBLE-T-IL

SEMBLE-T-IL, SEMBLE-T-IL...

1.
On lit sur Internet ce dimanche 9 janvier 2022 que d’après Télé.Loisirs.fr, le comédien Jacques Weber se refuse à prononcer le nom d’Eric Zemmour, lequel, apparemment, le mettrait en colère. Bah, Zemmour ne sera pas élu et Jacques Weber restera un bon comédien, et un homme assez impulsif, semble-t-il, semble-t-il…

L'homme des clameurs, détestant le chroniqueur, refusa de prononcer son nom. Dans l'ombre, les agitateurs de fantômes préparaient le sacre de l'homme fédéraliste et de sa société de vigilance.

2.
On lit sur Internet que, désormais, les 15 minutes de surveillance après la dose de rappel sont supprimées, sauf dans les cas où il pourrait y avoir quelque risque. Le gouvernement est visiblement pressé d’arriver au plus grand nombre de vaccinés.

Ils décidèrent de ne plus attendre et de laisser le loup filer avant qu'on ait pu s'assurer qu'il resterait loup.

3.
Les publicités qui présentent toute une famille, la fille et son petit copain compris, en train de jouer à je ne sais quel électronique sottise, me semblent infantilisantes et déconnectées d’un réel bien moins lisse.

Les grands Vigilants avaient à cœur de s'assurer que chacun soit au jeu. Il ne fallait surtout pas que les gens prennent conscience que le réel prenait de plus en souvent la forme du poignard.

4.
Je fais partie de ceux qui ont du mal à croire que les frères Bogdanoff n’étaient pas vaccinés. Si cela est exact, évidemment, cela tend à prouver que les non-vaccinés sont réellement en danger.

Nous vivons une science-fiction aussi périlleuse que celle de ces romans aux couvertures bariolées qui énumèrent, parfois génialement, les alternatives des futurs les plus technologiquement inquiétants.

5.
Selon France Info, ce dimanche 9 janvier 2022, relayant les propos de Bruno Bobkiewicz (Syndicat National des Personnels de Direction), le protocole Blanquer tourne au « casse-tête ». Le taux d’absentéisme des enseignants serait de 10% actuellement, alors que la vague Delta n’en finit pas et que la vague Omicron semble encore loin de son pic.

Il fallait réduire la part du Service Public en le rendant impraticable. De très rusés technocrates mirent au point de folles réformes et des protocoles chinois. Pour la raison d'un Etat libéral avancé, le ministre accepta le rôle de tête de.

6.
Tensions à l’est de l’Europe et relents de guerre froide entre la Russie et les Etats-Unis. On dit en Europe que les troupes russes massées aux frontières de l’Ukraine seraient nombreuses et que d’autres auraient été envoyées au Kazakhstan. Bruits de bottes.

On imagine mal Poutine envahir l’Ukraine. Mais il est certain que nous vivons des temps incertains : l’économie mondiale peut basculer d’un jour à l’autre, et déclencher des tsunamis plus périlleux encore que le variant Omicron.

Les rêveurs de mondes, habitués à longer le gouffre, à l'évaluer, à en sortir des performances, scrutaient avec inquiétude cet Est d'où parvenaient bruits de chutes, pâleurs d'éclairs, chiffres peu sûrs, rumeurs et folies.

7.
On note une certaine différence de ton entre l’hypothèse largement répandue du caractère relativement bénin du variant Omicron et la prudence du gouvernement. Sagesse ? Posture ? Principe de précaution ?

8.
Beaucoup ont commenté le passage du député Guilllaume Peltier des rangs républicains à la nébuleuse Zemmour et l’on n’a pas manqué de souligner le caractère opportuniste de ce politique qui a plusieurs fois déjà changé de veste. De là à choisir un candidat voué à l’échec, c’est tout de même curieux. A moins que Peltier ait un penchant pour les aventuriers de la « droite forte ».

9.
En ce début janvier 2022, selon Cnews, il semble qu’Israël, considérant que le variant Omicron est maintenant incontrôlable, déciderait d’alléger les restrictions. On peut s’attendre à ce que le Royaume-Uni aille aussi dans ce sens.

Si la plupart des pays européens décident de suivre une telle voie, Macron pourra aller se rhabiller avec sa volonté assumée « d’emmerder les non-vaccinés » (sic).

10.
L’argument selon lequel la vaccination permet de limiter la contamination ne tient évidemment plus si l'on considère que le gouvernement dit la vérité (ce qui pourrait se discuter) lorsqu'il avance que la très grande majorité de la population est vaccinée (on cite communément le chiffre de 90%) cependant que l'on compte actuellement autour de 300 000 cas de contaminations covidiques par jour, sans que l'on nous dise sur France Info quelle est la part du dangereux Delta ou du (semble-t-il) moins agressif Omicron.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 janvier 2022.

 

19 juillet 2021

COLIN-MAILLARD DANS LE COVID

COLIN-MAILLARD DANS LE COVID

« Les Faiseurs de religions
Prêchaient dans le brouillard
Les ombres près de qui nous passions
Jouaient à colin-maillard »
(Apollinaire, « Hyde Park »)

      1. Marrants sont... Apprennent par France Info qu'ils sont espionnés scrutés épiés zieutés r'luqués et que leur portable est open bar... s'en épatent.. sont-ils naïfs... le Maroc espionne, ah... la France bien sûr n'espionne pas... non elle est juste abonnée à la presse étrangère...
        Et je n'ose pas imaginer la façon dont les Américains s'informent... à côté de leur technologie genre « Night has a thousand eyes » à en faire bégayer Mulder et parler à l'envers Scully, Pegasus ça doit être Toto observe Titine par la fenêtre...

      2. Freedom Day au United K...plus de masques ni restrictions... Boris Johnson appelle à la prudence... à se vacciner... mais laisse faire... libéral... fait confiance en sa population... y aura des morts... on verra...

      3. « Le pendu, le beau masque et cet homme altéré »... Apollinaire... ce qu'on s'figure alors... « Le pendu »... pas du tarot ça ?... « le beau masque »... le politique... « Commediante ! Tragediante ! ».... la crise, machine infernale... mais quels rôles hein pour la Protagonie !

      4. Politique du zéro variant... possible ça ?... chaipas... j'suis pas épidémiotruc... j'passe pas sur BFM T'asVu... Un virus rendu aussi inoffensif qu'un rhume... Possible ça ?... chaipaplus... tout ce que j'vois c'est qu'ça va pas...

      5. « Les Faiseurs de religions / Prêchaient dans le brouillard »... Apollinaire... bigot et scientifique, le XXIème siècle ?... le retour des dieux et le sacre des experts... me méfie... j'crois pas aux contes de fée ni en l'infaillibilité des « sachants ».

      6. Pauvres politiques... On les conspue, on les hue, on en fait du ridicule... se plaignent... sont payés pour... zont pas compris ?... Sont les boucs émissaires, guignols boucliers... Derrière, l'armée des technocrates élabore la société nouvelle...
        Ah mais qu'ils soient honnêtes maintenant, alors, nos politiques !... soupçonnés... en permanence... les Yeux sont sur eux... la moindre mise en cause devient scandale d'Etat !... La République en péril !... Comme si les bouches d'or opposantes étaient plus honnêtes !... Réjouissant, amèrement réjouissant...

      7. « Les ombres près de qui nous passions / Jouaient à colin-maillard »... Apollinaire... Mort de la grippe espagnole... Ah s'il y avait eu un vaccin... Parmi les anti-vax, y en a zont fait des études, savez... Un reste des vieilles lunes... un brouillard venu du temps...

      8. La grippe espagnole, pas plus espagnole que l'Empereur de Chine paraît... Neutre, l'Espagne pendant la 1ère Boucherie Mondiale (comme pendant la Seconde d'ailleurs, pas si fou Franco...) censure militaire... on ne parla d'épidémie nulle part... sauf dans les journaux espagnols...

      9. Bientôt là, dans les cafés, si la petite a une soudaine envie... Pipi ! Pipi !... et qu'ils l'ont pas le pass sanitaire, comment qu'ils font les gens ?... pourront pas s’asseoir boire un panaché et s'occuper de leur gamine... on les regarde... ça courrouce...

      10. Les mentalités progressent moins vite que la science... les politiques bricolent entre les deux... et si la science se goure, alors patatras, dans la trappe à clowns, l'énarque...

      11. Les Variants apparaissent-ils de façon aléatoire et la vaccination empêche-t-elle leur circulation ?
        - Les Variants sont-ils un moyen de défense dont se dote le virus face au vaccin ?
        - Est-ce que l'artillerie du Général Seringue va bientôt écraser l'armée du Covid ?

        Vous le saurez dans le prochain épisode intitulé soit : « Jupiter héros de la République » soit « Perlimpinpin et la Trappe à clowns ».

      12. Ceux qui pensent que c'est marrant d'écrire « Et maintenant, par un tour de passe-passe sanitaire, le grand Magic Macron va faire disparaître une partie de nos libertés », sont de mauvais esprits. Bouh ! Pas beau.

        Patrice Houzeau
        Malo, le 19 juillet 2021.

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