Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

BREFS ET AUTRES

Publicité
23 janvier 2022

LA FIN DU MONDE SERA-T-ELLE CLIMATIQUE OU NUCLEAIRE ?

LA FIN DU MONDE SERA-T-ELLE CLIMATIQUE OU NUCLEAIRE ?

1.
François Ruffin parle souvent avec son cœur, et j'approuve souvent ses dénonciations. Il est pourtant hors de question que La France Insoumise arrive au pouvoir. Cela n'arrivera pas. Macron est détestable mais sera réélu car dans le sens de la mondialisation et du fédéralisme.

2;
Le scandale de la faible rémunération des AESH, ici dénoncé par l’excellent François Ruffin est plus affligeant encore quand on songe à l'argent « rendu » par Blanquer, sans compter ce qui fut refilé à McKinsey et autres profiteurs consultants.

3.
Je me souviens qu'au début du triste quinquennat Macron, lorsque la Macronie triomphante avait taxé 5 euros sur les APL des étudiants, la France Insoumise avait rappelé que 5 euros, c'était beaucoup pour un étudiant désargenté. J'avais approuvé.

4.
Quelques temps plus tard, la bizarre affaire Benalla éclata. Je compris alors qu'il fallait vraiment se méfier de Macron. Je n'ai pas changé d'avis depuis.

5.
Formidable ! Je viens d'entendre Gabriel Attal sur France Inter. Réélu, Macron va continuer à soutenir les entreprises, rehausser le pouvoir d'achat, mieux accompagner les étudiants, ne va pas augmenter les impôts, changera l'eau en vin et sera béatifié de son vivant.

6.
Paraît qu'le vaccin donne la 5G
Et que Brigitte est un homme
Paraît qu'le Christ n'a jamais existé
Et qu'le cidre c'est pas d'la pomme
Puisque c'est un procédé chimique
Concocté en Amérique.

C'est le Grand Complot, Charlot,
Lololo, ploploplo,
C'est le Grand Complot, papa,
Ploploplo, blablabla
S'pourrait bien qu'on nous prenn' pour des cons
Mais ça c'est p't'être un peu vrai, non ?

Paraît qu'on est dirigé par les illuminati
Et qu'la Terre est plate comme un tapis
Paraît que Ben Laden n'est pas mort
Pas plus que le fils d'Hitler d'ailleurs
Il s'rait caché par des Bonnes Sœurs
Quant à Napoléon il court encore.

Paraît qu'Blanquer est un reptilien
Moi qui croyais qu'il était juste bon à rien
Paraît qu'Mélenchon travaille pour l'OTAN
Et que Marine en fait autant
Pis qu'le Covid a été balancé d'un labo
Histoire de décimer le populo.

Paraît qu'les Beatles c'étaient les Stones
Et les Stones c'étaient les Who
Vous êtes surpris ça vous étonne
Moi ça n'm'étonne pas du tout
Depuis qu'je sais qu'certains humains
Sont v'nus en soucoupe des mondes lointains
(Ça vous la coupe, hein?)

7.
Si la Russie attaquait l'Ukraine, est-ce que la Troisième Guerre Mondiale éclaterait ? Ce serait peut-être l'aboutissement de la crise de 2008 et de celle de 2020. Seigneur, prenez pitié de votre pauvre humanité.

La question est : en cas de Troisième Guerre Mondiale, quels seraient les alliés de la Russie. Autrement dit, quelle serait la position de la très puissante Chine ? Géopolitique fiction.

Je pense que le vice-amiral Kay-Achim Schönbach a eu raison quand il a déclaré que ce que veut Vladimir Poutine c'est « être respecté ». Poutine envisage-t-il d'envahir l'Ukraine et de jeter le monde dans un brasier ? Je n'y crois pas.

Je ne crois pas que Vladimir Poutine envahira l'Ukraine. Il va certainement faire monter la pression, tenter de faire tomber le gouvernement ukrainien et obliger les Etats-Unis à négocier.

Vladimir Poutine a joué un rôle déterminant dans la destruction du monstre Daech. Ne l'oublions pas. Je préfère que la Russie se rapproche de l'Occident plutôt que de la Chine. Je dormirais plus tranquille.

Patrice Houzeau
Malo, le 23 janvier 2022.

Publicité
23 janvier 2022

FANTAISIE D'ANGE ET DE NEIGE

FANTAISIE D'ANGE ET DE NEIGE

« Les anges les anges dans le ciel
L'un est vêtu en officier
L'un est vêtu en cuisinier
Et les autres chantent »
(Apollinaire, « La blanche neige »)

Comme le poème d'Apollinaire a
pour titre La blanche neige je
songe que ces anges là dans le
ciel ces anges ce seraient les
ailes des anges qui poudroient
en flocons & je ne sais pas si
L'un est vêtu en officier puis
L'un est vêtu en cuisinier bah
Zut pourquoi pas en zouave que
l'ange serait vêtu ou en zazou
en zygomatique en zèbre en zoo
en Zorro en Zazie dans l'métro
en par Zazar et Balthazar hein
trop long tout ça trop long je
vas passer à aut' chose & tant
pis tant va la vache en pâture

Les anges les anges je n'y crois pas aux
Anges et l'on sait bien qu'il y en a qui
Les jolis visages dis on dirait bien des
Anges zont un visage d'ange qu'on dit et
en fait derrière les visages d'anges y a
surtout le terrible & l'humain fascinant

L'un de ces anges du poème d'Apollinaire
Est vêtu en officier i dit l'Apollinaire
Vêtu en officier c'est alors Apollinaire
En uniforme couleur de neige Apollinaire
Officier poète blessé têtu blanchisseur.

L'un de ces anges du poème d'Apollinaire
Est vêtu en cuisinier veste blanche donc
Vêtu ainsi porte-t-il des taches de sang
En ma mémoire il tombe le sang d'une oie
Cuisinier te souviens-tu de Perceval qui
contempla les gouttes de sang qu'une oie
dans un roman ancien laissa sur la neige

Et les autres toujours nous parlons des anges
Les autres jouent de la trompette du saxo les
Autres jouent de la batterie et du piano puis
Chantent un jazz endiablé y a même des saints
dedans qu'ça fait dans l'ciel une sacrée jam.

Patrice Houzeau
Malo, le 23 janvier 2022.

23 janvier 2022

LA MULTIPLICATION DES PINS (Sur une phrase de François Mauriac)

LA MULTIPLICATION DES PINS (sur une phrase de François Mauriac)

 

« Comme si ce n'eût pas été assez des pins innombrables, la pluie ininterrompue multipliait autour de la sombre maison ses millions de barreaux mouvants. »
(François Mauriac, « Thérèse Desqueyroux »)

« ses millions de barreaux mouvants. Lorsque »
François Mauriac écrit ce bout de phrase & qui
fait une ligne dans mon édition de poche c'est
de la pluie qu'il parle c'est la narratrice je
crois qui les compare ces traits de la pluie à
une multiplication ininterrompue de barreaux à
une prison donc qu'elle est comparée la maison
sur laquelle tombe des millions de barreaux la
pluie qui n'en finit pas tombe sur la maison &
ça fait prison cette maison sous la pluie sous
la multiplication des traits ça fait prison ça
fait ténèbres me rappelle du Baudelaire ça dit
« Bientôt nous plongerons dans les froides té-
- Ah flûte i s'case pas le bel alexandrin dans
la mesure justifiée bon zavez saisi le sens et
la maison où se trouve Thérèse autour des pins
partout des pins car ce sont les Landes à pins
même qu'elle dit qu'ils sont les pins tous ces
pins tous ces pins partout innombrables & pins
et plic ploc ploc plouc les pins la flotte les
pins la pluie qu'ça cesse pas ténèbres et qu'à
une prison qu'ils assignent Thérèse que défois
l’existence ça fait comme une prison alors moi
je sais pas mais y a plus rigolant dans la vie
mais c'est sûr Thérèse Desqueyroux pas comique
dans le genre roman j'avais bien aimé quand je
l'étudiais en Première c'est du très bon roman
à étudier au lycée Parfait Mauriac pour le bac
l'étudiais en Première je fus bien rêveur hein
l'étudiais en Première je contemplais la pluie
l'étudiais en Première tomber sur les arbres &
les filles qui passaient entre les bâtiments &
les filles elles se pressaient à cause du vent
l'étudiais en Première rêveur rêveur rêvasseur
l'étudiais en Première bien mélancolique aussi
l'étudiais en Première l'ai relu ensuite et je
devrais l'relire avant d'être obligé d'partir.

Patrice Houzeau
Malo, le 23 janvier 2022.

23 janvier 2022

ET JE PENSAIS QUE ÇA PASSAIT

ET JE PENSAIS QUE ÇA PASSAIT

 

 

  1. Autant que Zut fût mélancolique à cette époque, ce fut au lendemain de la taxation des fantômes qu'elle commença vraiment de ne plus pouvoir la voir, toute la gouvernance.

  2. Avec la fuite des compétences qui perdure dans l'Education nationale, Blanquer et ses réformes ahuries va finir par maintenir des établissements ouverts sans plus personne dedans. Quel boulet, Seigneur, quel boulet !

  3. «... il a choisi de venir en France parce que c'était la patrie des arts, des lettres, et que c'était la patrie de la liberté », dit une voix parlant de son père arménien dans une archive sur France Culture.

  4. Il y a des phrases où on lit que la mort devait être survenue vers 23 heures, le jour précédent. Et pourtant, je ne suis pas mort.

  5. « C'est marrant, l'ai trente ans, et je pensais que ça passait ce genre de choses » dit une voix émue parlant de son père dans une archive sur France Culture.

  6. L'idéologue Zemmour prendra-t-il le pas sur l'héritière Le Pen ? Mystère et félonies...

  7. Franchement, The Wings, le groupe de Paul McCartney, c'est quand même la grande classe. Les paroles de « Let'em In » sont simples, mais la mélodie et l'orchestration vous flanquent des frissons.

  8. Je me demande parfois si « Les Loups », la chanson de Serge Reggiani, ne serait pas tantôt d'une surprenante actualité.

    « Des loups ououh ! Ououououh !
    Des loups sont entrés dans Paris
    L'un par Issy, l'autre par Ivry
    Deux loups sont entrés dans Paris
    Ah tu peux rire, charmante Elvire,
    Deux loups sont entrés dans Paris ».
    (Paroles de Albert Vidalie, interprété par Serge Reggiani)

  9. Je ne serais pas autrement surpris si le Président Macron, quelques semaines avant les élections, arguant que Omicron ne sature plus les services de réanimation, décide de suspendre le Pass Vaccinal et félicitant les Français vaccinés pour leur civisme, les appelle à le réélire.

    Les mots « démagogie » et « manipulation » me viendront alors à l'esprit, mais c'est sans doute que je l'ai mauvais.

  10. On va droit à la société hygiénique, aseptisée, à distance car de plus en plus connectée, la société risque zéro (car sinon, ça coûte trop cher). Finies alors les immunités naturelles ! Rassurez-vous, braves gens, Pfizer fournira chaque vaccin spécifique.

    Faut s'attendre à un prix du tabac de plus en plus élevé, à une diminution drastique du nombre de bistrots de quartier, à une incitation de plus en plus forte à la vaccination contre la grippe, à la médicalisation généralisée. Pouah.

  11. L'une des bonnes façons de montrer que la France condamne fermement la répression des Ouïghours serait de ne pas envoyer de délégation diplomatique aux JO de Pékin. Et non, Monsieur Mélenchon, les Etats-Unis ne veulent pas « serrer la gorge » de la Chine.

  12. Un dessin de Charlie Hebdo  : La Reine des Neiges avec une tête de mort chantant : « Libérée, délivrée, je ne skierai plus jamais » (légende : « Les prochains films de Gaspard Ulliel »). La « magie » du cinéma effacée par cette grande salope qu'est la Mort. Bien vu.

  13. Le 19 janvier 2022, au Parlement de Strasbourg, Emmanuel Macron a accusé Jordan Bardella de dire n'importe quoi sur tous les sujets abordés dans son intervention. Dont acte. Nous serons donc très attentifs à la mise en œuvre du Pacte Européen sur la Migration.

  14. Bien plus grave que l'anecdotique Ibizagate, cette somme de 496 800 € pour un travail dont la mise en œuvre par McKinsey et les résultats restent euh... flous. Si Blanquer a couvert et dit amen, il mérite (pour ça et tant d'autres choses) sa démission attendue.

  15. Janvier 2022. Au Sénat, répondant à une question sur la somme de 235 620 euros qui aurait été versée en 2020 au cabinet McKinsey pour la rédaction d'un guide du télétravail dans la fonction publique, Amélie de Monrchalin a donné un formidable exemple de langue de bois et de jargon technocratique. J'ai juste compris du charabia que le télétravail était un enjeu (sans blague !) et que France Stratégie était incompétente. La Macronie se fiche vraiment du contribuable !

    Patrice Houzeau
    Malo, le 22 janvier 2022.

22 janvier 2022

QU'ON EN OUINE S'EN EMEUT LA VACHE

QU'ON EN OUINE S'EN EMEUT LA VACHE

1.
« Le chapeau à la main il entra du pied droit
Chez un tailleur très chic et fournisseur du roi
Ce commerçant venait de couper quelques têtes
De mannequins vêtus comme il faut qu'on se vête »
(Apollinaire, « L'Emigrant de landor Road »)

Ouvrant au hasard mon « Alcools »
je lis souvent ce quatrain qui me
joue sa petite musique de refrain
drôlatique on dirait qu'une scène
tirée d'un tableau surréaliste ou
d'une féerie filmée autrefois une
ancienne synchronie me rejoue une
fois encore de son fantôme qui se
moque bien de nos masques actuels
du présent effrayant & des livres
sans poésie que l'on nous assène.

2.
« Et le bruit éternel d'un fleuve large et sombre »
(Apollinaire, « Le voyageur »)

Et le bruit éternel d'un fleuve large et sombre
qu'il me semble entendre en bruit de fond & qui
roule son flot d'âmes passées et que défile sur
ses rives le décor hanté par de vivants bavards

Mais ce n'est pas ça non ce n'est pas ça pas ça
ce bruit éternel d'un fleuve large et sombre ce
bruit blanc ce bruit sombre c'est du son d'tête
du son d'caboche d'la syllabe pour poétiser une
séquence rythmique qui s'insinue en nous & nous
le flanque ce bruit éternel d'un fleuve large &
pontifiant large et pourtant blonde large & Zut
me dit Zut avec tes frites tu veux d'la mayo ou
bien du vinaigre dessus y a d'la bière au frigo

3.
On frappa à la porte et une autre femme de
je suppose qu'il s'agit d'une femme de car
si ce n'était pas une femme de elle serait
soit sans noblesse soit sans complément de
nom ce serait une « autre femme » un genre
de femme anonyme une passante de roman une
passante de fiction ou une femme qui vient
après une autre femme une autre encore qui
vient une autre femme une autre encore qui
vient une autre femme une autre encore qui
(je crois que j'me suis coincé le fantôme)
vient comme dans une hallucination ou bien
c'est dans une pièce et le prisonnier dans
la pièce le prisonnier des femmes viennent
des policières viennent l'interroger cause
qu'on est dans un roman de science-fiction
avec une société où les femmes ont pris la
place des hommes ou comme dans le film qui
montre (il s'agit de l'étonnant Black Moon
de Louis Malle) une société en proie à une
guerre des sexes ultra-violente armée avec
des morts et des peurs ou alors c'est dans
un hôpital où il attend attend attend dans
un va-et-vient d'une foule de plus en plus
dense on annonça que le train en direction
de Jeumont est annulé annulé annulé annulé

4.
« Hanswurst les répétait aussitôt, à sa manière à lui, et en exagérant »
(Schopenhauer, « Le Fondement de la morale »)

Hanswurst les répétait aussitôt, à sa manière à lui,
et en exagérant
Jean-Saucisse ainsi traduit-on Hanswurst qui désigne
l'bouffon à fil
écrit Schopenhauer qui moquait dans le vieux théâtre
de marionnettes
allemand les figures héroïques ou impériales me suis
dit qu'le grand
Céline çui du Vovage et de Casse-Pipe futbouffon ce
genre génial et
tragi-comique et singeant et l'horrible féerie plein
la cafetière et
Hanswurst les répétait aussitôt, à sa manière à lui,
et en exagérant
cette exagération qu'c'est déjà le réel hyperbolique
et débordant le
réel d'histoires qu'on en ouine s'en émeut la vache.

5.
« Je le sais ; mais enfin j'en prends peu de souci. »
(Corneille [Polyeucte])

Je le sais ; mais enfin j'en prends peu de souci.
Très épatant ce vers qui me colle comme un gant y
a défois des gants i vous-y collent à l'âme qu'du
coup défois vous ne prenez pas de gants pour dire
ce que vous avez à pis qu'vous n'en prenez pas du
réel le souci qu'il faudrait mais qu'vous vous en
faites du tintouin têtu pour des sottises ça vous
fait songer défois quand vous y songez & vous n'y
songez pas souvent vous avez d'autres soucis pour
le faire passer votre temps pis de souci en souci
que ça vieillit la carcasse ça marine ça vinaigre
vous allez très humainement au grand pas d'souci.

Patrice Houzeau
Malo, le 22 janvier 2022.

Publicité
21 janvier 2022

JE L'DISAIS BIEN QU'C'ETAIT FATAL

JE L'DISAIS BIEN QU'C'ETAIT FATAL

1.
tement l'enveloppe blanche posée sur le plateau
et se demanda ce qu'elle pouvait contenir cette
enveloppe blanche posée sur le plateau on lui a
bien recommandé n'y touchez surtout pas à cette
enveloppe blanche posée sur le plateau et cette
enveloppe blanche posée sur le plateau un genre
d'énigme maintenant qu'elle devenait qu'elle se
disait il y a peut-être un poison mortel dedans
disait il y a peut-être une oreille coupée dans
disait cette enveloppe blanche il y a peut-être
un message codé ou la clé d'un coffre qui ouvre
sur des documents ultra-confidentiels qui ouvre
sur des documents compromettants puis peut-être
cette enveloppe blanche posée sur le plateau il
y aurait dedans l'équation ultime ou un serpent
y aurait dedans un serpent très petit périlleux
y aurait dedans un poignard la foudre peut-être
y aurait dedans le nom de Dieu dans l'enveloppe
blanche posée sur le plateau qu'elle ne doit en
aucun cas toucher comme s'il y allait de sa vie
(elle se souvient parfaitement de son œil noir)
aucun cas ouvrir comme s'il allait en surgir un
gaz mortel ou une particule dévorante qui alors
dévorerait le monde l'effacerait comme s'il n'y
avait jamais eu que du rien du rien du rien pas
d'autre rien que ce rien contenu dans cette pas
d'autre rien dans cette enveloppe blanche posée
enveloppe blanche posée sur le plateau blanche.

2.
Vous resterez ici. Vous serez neurasthénique, ou
enseignant ou chercheur de rimes dans des livres
jaunissants ou adorateur d'images ou songeur des
revenants et les jours vous grignoteront puis le
temps vous ratatinera rendra friable & vloufff &
hop dans sa p'tite boîte le petit Jack Bonhomme.

3.
Il mit à profit le temps mort qui suivit pour
changer de tête ce qu'il fit c'est qu'il prit
sa tête dans ses mains et tira de telle sorte
que bientôt sa tête se décolla du tronc et il
la posa sa tête sur le repose-tête prévu pour
et suivit scrupuleusement les indications que
la bouche de sa tête lui donna (sinon pouvait
s'faire mal) et se saisissant de la tête d'un
autre dans son armoire pleine de têtes autres
il en posa délicatement le cou sur le tronc &
courut se mirer et fut très content se mirant
vu qu'il n'avait pas la tête de n'importe qui

4.
Soleil cou coupé
qu'il a écrit le
poète il a écrit
Apollinaire à la
fin de Zone & le
dernier vers que
c'est Soleil cou
coupé de Zone et
Soleil cou coupé
ça fait voir une
tête tranchée et
puis aussi cette
tête tranchée le
soleil fixe dans
le ciel et cette
tête tranchée un
de ces regards à
nous aveugler un
œil terrible que
la tête tranchée
Soleil cou coupé
inexorablement &
fatal infiniment
fatal nous lance
fatal comme dieu
fatal comme nous

5.
J'écoute du Steve Reich
c'est de la musique qui
va bien à ma caboche où
ça s'répète ça s'répète
toujours les mêmes mots
mêmes fantômes et mêmes
bouts d'pensées sur pas
grand chose qu'échos du
passé qu'échos des mots
des mots les vieux mots
qu'échos des morts tous
mes morts s'en effacent
peu à peu les visages &
les mots qu'on dit pour
dire qu'on est vivant &
pas mort pas mort encor

Patrice Houzeau
Malo, le 21 janvier 2022.





 

21 janvier 2022

SOUS LE GOBAN

SOUS LE GOBAN

 

 

  1. lampe ; son visage vivement éclairé paraissait à
    tous et tous s'épouvantèrent à la vue de l'homme
    qui l'homme que l'homme quoi (il était pas beau)

  2. apparaissait tel qu'il était réellement, celui qui
    hier encore passait dans la vie sans s'en douter &
    faisant comme si alors que hein maintenant hein le
    voilà étrange avec cette tête qu'on ne voit plus &
    ce corps que l'on traverse dans à peine un frisson

  3. « Enfin, épargnez-moi ces tristes entretiens »
    (Corneille, « Polyeucte », [Pauline])

    Enfin, épargnez-moi ces tristes entretiens
    dit Zut au fantôme du bourreau qui s'était
    mis à lui raconter son existence pleine de
    tourments de tortures d'inquisitions C'est
    que j'ai tant besoin de me confier lui dit
    le spectre des frayeurs Et pourquoi est-ce
    moi qui dois les entendre ces horreurs lui
    dit Zut très blanche et pourtant pâle Mais
    êtes-vous bien sûre que vous n'avez rien à
    vous reprocher répondit alors le bourreau.

  4. « a pack of cards, after all. I needn't be afraid of them ! »
    (Lewis Carroll, [Alice])

    a pack of cards, after all. I needn't be afraid of
    them !
    Se disait Alice considérant le réel comme un genre
    de jeu
    de cartes avec toutes ces figures tournant passant
    allant
    partant revenant disparaissant le grand jeu quoi !
    Valses
    d'ombres qu'on songe parfois quand la nuit quelque
    fièvre
    vous effleure de son aile d'oiseau de nuit Après à
    la fin
    les châteaux s'effondrent dans un grand froissement
    d'âmes

  1. Polyeucte dit qu'il sait ce qu'est un songe
    je parle du Polyeucte de Corneille aussi il
    dit que Pauline sans raison dans la douleur
    plongée Pauline qu'elle est Néarque fait un
    vers monosyllabique Et Dieu qui tient votre
    âme et vos jours dans sa main Ah oui hihihi
    C'est la scène où Polyeucte dit Et le désir
    s'accroît quand l'effet se recule Marrance.

  2. Dans l'idée qu'à force d'avoir raconté
    pendant des mois tout et son contraire
    sur l'épidémie les contaminations & le
    vaccin à la veille des présidentielles
    il s'imagine qu'il peut raconter à peu
    près n'importe quoi aux Français notre
    Gouvernement La Pérore là espérant que
    les électeurs vont gober pass vaccinal
    endettement insécurité étrangetés d'la
    gestion Blanquer inflation & ce qui en
    découlera la baisse de la consommation
    entraînant baisse de production suivie
    d'une politique d'austérité agrémentée
    des réformes pénibles qu'not'emmerdeur
    c'est lui-même qui l'a dit ne manquera
    pas de mettre en œuvre une fois réélu.

  3. des charrettes, toutes mes pensées, jusqu'à ce
    que j'écrive mes mains suspendues au-dessus du
    clavier et que les mots viennent par groupes &
    séquences lexicales rythmes sons & que le sens
    de ce que je suis en train d'écrire s'impose à
    moi cependant qu'elles poursuivent leur chemin
    les charrettes, toutes mes pensées, jusqu'à ce

  4. Contemplant les étoiles pierres
    jeu de go me dis-je & car c'est
    la nuit on ne peut voir que les
    pierres blanches que jouent des
    dieux ignorés dans une éternité
    qui n'est pas la nôtre ainsi je
    songeais sous le goban du ciel.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 21 janvier 2022.

19 janvier 2022

COMMENT ÇA QUIPROQUO INTERTEXTUEL

COMMENT ÇA QUIPROQUO INTERTEXTUEL ?

1)
Dans « La constellation des piqûres », le narrateur qui hante le texte de Henri Michaux subit « des coups (…) Venant de loin, de très loin, de partout. » La hantise des coups est quelque chose de frappant chez ceux qui, sans qu’ils l’aient voulu, sans qu’ils l’aient cherché, passent par la « constellation des piqûres ».

2)
Dans « L’oiseau qui s’efface », le narrateur, qui émarge à la Compagnie des Proses Poétiques (Henri Michaux fondateur), est « fasciné par sa disparition », à l’oiseau. Après, il contemple son chat, qui, lui aussi, semble mystérieusement s’être envolé.

3)
Dans « En circulant dans mon corps », le narrateur, qui a ses habitudes dans les pages de Henri Michaux, affronte sa peur et, apparemment, ça lui donne mal au crâne. Je me demande si parfois, pour oublier sa peur, il affronte une bouteille de whisky, parce que, le lendemain, ça fait le même effet.

4)
« où mon père était employé aux jardins de la ville ». H.G. Wells a menti : mon père n’a jamais été « employé aux jardins de la ville ». Ou alors il y a longtemps. Ou alors il ne s’en souvient plus.

5)
Non, je ne suis pas « ce petit vieillard à la figure jaune avec qui ma vie est à présent si inextricablement liée » qu’évoque H.G. Wells, dans un texte, même si, bien entendu, ma vie est inextricablement liée à l’existence du vieillard que je risque bien de devenir si la Mort.
Si la Mort ne donne pas son coup d’sifflet fatal avant.

6)
Quand le narrateur de ce conte de H.G. Wells évoque son « imagination » qui « gambadait follement », voulait-il dire qu’il avait l’imagination bondissante à la manière d’une baballe assez joyeuse qui bondit, bondit, rebondit ?
Ou alors est-ce que le narrateur de ce conte de Wells avait une chèvre agitée, quelque cabri peut-être, qu’il appelait « Imagination » (alors que Biscotte, Taboulé, Perlimpinpine, Hin-hin, sont tout de même des noms plus usuels)

7)
Lorsque le narrateur de ce conte de Wells prétend qu’ « il resta mystérieux sur ce qui le concernait, et prétendit ne pas vouloir encore me faire connaître son nom », je dis : halte-là, camarade ! Je ne vous ai pas donné mon nom parce que je l’avais momentanément perdu de vue, et en ce qui concerne ce qui me concerne, en quoi donc cela vous concerne ?

8)
Il faudra quelque jour que je m’auto-fictionne encore un peu plus que d’habitude, et que j’aille faire rentrer dans la tête du narrateur de ce conte de Wells, que je ne suis pas « Egbert Elvesham, le grand philosophe » D’ailleurs, je n’ai pas été traduit en français, et encore moins rédigé en anglais.

9)
« Il y a trente ans, - pensai-je, - c’est ici que je me querellai avec mon frère.
Mais aussitôt, j’éclatai de rire, au grand amusement d’un groupe de noctambules. Il y a trente ans je n’étais pas né, et je n’ai jamais pu me vanter d’avoir un frère. »
(H.G. Wells traduit par Davray et Kozakiewicz, « L’histoire de feu M. Elvesham »)

Le narrateur de ce conte de Wells qui se rend compte qu’il est hanté par les souvenirs d’un autre, n’est sans doute pas si différent de nous, qui nous souvenons de moments qui peut-être n’ont jamais été vécus que par d’autres, ou peut-être même par personne.

10)
Lorsque le narrateur de ce conte de H.G. Wells écrit que « j’étreignis sa patte racornie », je me demande à quoi il prétend faire réellement allusion, car il va de soi qu’il n’est pas dans mes vies et bonnes mœurs d’étreindre des pattes racornies d’on ne sait où.

11)
Le narrateur de ce conte de Wells prétend qu’il « était encore assez moi-même pour remarquer dans quel état insolite je me trouvais ». Farfafouilles et cabinet… Je n’ai jamais été cette personne. Je ne connais pas cette personne. Il doit y avoir ici quiproquo intertextuel.

12)
Il est complètement farfelu d’imaginer que je devrais « venir chercher ici, demain, trois grenouilles à disséquer ». Je ne vois pas pourquoi demain, je disséquerai des grenouilles, ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs… en particulier si c’est à Londres, où chacun sait que je ne mets jamais la patte.

On me rétorquera que l’on me demande d’aller chercher « trois grenouilles à disséquer » et non de les disséquer moi-même. Je suppose dans ce cas que je ne recevrai pas les instructions utiles en temps voulu, puisqu’il est hors de question que j’entre plus avant dans cette histoire.

13)
Cher narrateur de ce conte de Wells, je suppose que lorsque vous écrivez : « Et cependant, tout cela n’était pas indubitablement réel », vous avez bien conscience que vous remettez mon existence en doute. Ce qui agace, surtout de la part de quelqu’un qui n’est jamais que pure fiction.

14)
Parfois, il arrive que des vingtaines de chauve-souris s’échappent d’un manteau, c’est un phénomène que l’on rencontre par exemple, dans les romans de Roger Zelazny, et « foncent vers quelque chose sous la table », mais ça c’est quand vous avez quelque chose sous la table (donc, ce n’est pas le moment de laisser traîner votre chien, votre chat, ou qui que ce soit qui pourrait vous servir par ailleurs à prendre des rendez-vous).

15)
« Lorsque Jack, dont le nom se prononce dans l’ombre... »
(Roger Zelazny, « Le Maître des ombres »)

16)
Ce que dit Henri Michaux n’est pas toujours aussi exact que les signes le disent. Ainsi, s’il est vrai qu’elle « ne rêve que d’entrer au Palais de Confettis », Zut n’est absolument pas une « Meidosemme ». Absolument pas. Ou alors c’est qu’elle se serait convertie à l’insu de mes lectures.

Patrice Houzeau
Malo, le 19 janvier 2022.

19 janvier 2022

DE RETOUR D'IBIZA IL CONSTATA QU'ON LE CONTESTAIT

DE RETOUR D'IBIZA IL CONSTATA QU'ON LE CONTESTAIT

 

 

  1. Laisser entendre que les frais d'inscription à l'université sont trop peu élevés qu'en raison du grand nombre d'étudiants, le système ne pourrait tenir longtemps, qu'est-ce que ça cache ? Macron envisage-t-il de ne pas se représenter ?

  2. Que prépare Macron pour son second mandat ? Une négociation avec les banques pour une généralisation des prêts-étudiants de manière à endetter les Français pour des années ?
    C'est Nicolas Sarkozy qui pensait qu'obliger les Français à s'endetter les forcerait à travailler plus et donc à enrichir le pays. Système à l'américaine, et le meilleur moyen d'arriver à la défiance généralisée, à l'abstention et au populisme.

  3. Que prépare Macron ? Forcer les Français à souscrire des prêts étudiants ? Pass Vaccinal, « société de vigilance » (Macron dixit), endettement forcé des ménages, fédéralisme... Les Français auraient alors la tête dans le guidon et ne penseraient plus à contester...
    La gouvernance par l'endettement... Beaucoup de politiques y ont cru aux Etats-Unis et furent stupéfaits de voir Trump arriver et d'assister maintenant à la lente débâcle de Joe Biden.

  4. Beaucoup de scientifiques disent maintenant qu'il semble réellement que le variant Omicron est nettement moins létal que le Delta. On ne comprend pas dès lors pourquoi être passé du Pass Sanitaire au Pass Vaccinal.
    Il semble que le président Macron aurait voulu pouvoir citer la France en exemple vaccinal devant l'UE que nous présidons actuellement .Et ça n'a pas marché. Alors il est vexé, notre virtuose de l'endettement. Du coup, il fait comme Blanquer, il cherche la...

  5. S'il s'avère qu'à quelques semaines des présidentielles, en pleine épidémie, avec une réforme en passe de tourner à la farce, des salles de profs qui grognent et grondent, Blanquer aille bricoler ses protocoles boiteux à Ibiza, est forcément ressenti comme une provocation bling-bling.

  6. D'après ce que je comprends, il règne un vent de panique dans la Macronie... D'où des déclarations contestables (Darmanin, Blanquer...), des coups de gueule (Blanquer/Véran, Edouard Philippe...) et des médias qui semblent de moins en moins aux ordres.

  7. Il semble qu'il y ait dichotomie entre l'autoritarisme affiché du Pass vaccinal et l'évolution de la vague Omicron. Si un variant plus agressif nous tombe dessus, chacun louera le pass vaccinal. Si Omicron passe vite et sans trop de dégâts, on s'interrogera sur les réelles motivations de Macron.

  8. Paraît que Blanquer travaille comme un bœuf (le chroniqueur Mathieu Bock-Côté dixit), que c'est un « bourreau de travail » (Ilana Cicurel). Ah tiens, et tout ça pour en arriver à des réformes inapplicables et un démantèlement des Lycées Professionnels. Travail de bourrin, oui.

  9. Cru entendre le député LREM Bruno Bonnell dire ce mardi 18 janvier 2022 qu'il faudrait encore un « pognon de dingue » (sic) pour que l'économie française reparte encore plus vite (et comme on est la France hein, fasse mieux que tout le monde).
    L'endettement qui n'en finit plus, la Macronie appelle ça « investissement ». On peut voir ça comme ça... La question est : qui, en fin de compte, paiera l'addition ? car plus la France s'endettera, plus il lui sera difficile d'épurer, d'éponger, d'annuler.

  10. Le grand mérite de Blanquer, dit-on, c'est d'avoir laissé les écoles ouvertes pendant l'épidémie. Je suis d'accord que c'est ce qu'il fallait faire, le pénible confinement de 2020 n'étant qu'une conséquence de la mauvaise gestion du secteur de la Santé par la technocratie.
    Mais ne soyons pas hypocrites ; en maintenant les écoles ouvertes (et c'est ce qu'il fallait faire), Blanquer a largement facilité la propagation du covid. Des gens en ont été victimes. Ne pas l'oublier. A défaut d'être franc, l'est pugnace têtu, le Blanquer.

  11. En fin de compte, l'EPR de Flamanville, le scoubidou nucléaire géant là, qui a coûté un pognon de plus que dingue, - une vraie légende! - ça marche ou c'est-y shadok, s't'affaire ?
    Quand on arrive à mettre scoubidou et shadok dans la même interrogation sur l'avenir de la technologie française, c'est tout d'même qu'on s'pose des questions.

  12. Je note que la Macronie est obligée de voler à son secours, au Blanquer. On est quand même très loin des honneurs et de l'approbation générale. S'il n'était pas si proche des Macron, cela fait sans doute longtemps qu'il aurait été démissionné.

    La question est : les écoles maintenues ouvertes ayant facilité la propagation du virus, et donc les contaminations, y a-t-il un cas avéré de décès du covid suite à une contamination dans un établissement scolaire ? Et si oui, une plainte est-elle recevable ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 janvier 2022.

18 janvier 2022

LIMONAIRE LA CERVELLE

LIMONAIRE LA CERVELLE

 

 

  1. « semaine » - avaient éveillé en mon esprit des
    apparitions de vivants Certains doutaient de la
    réalité du célèbre « Esprit-es-tu-là ? » et des
    coups par lesquels nous étions censés répondre.

  2. « Que lune et nuit à la terre se confondent. »
    (Georges-Emmanuel Clancier)

    J'aime bien ce vers de fin du jour.

  3. sombres de la nature humaine. En cela ma voie
    reste quand même celle du jambon-frites & des
    tomates des fraises et oh les cerises que les
    humains aillent s'entr'égorger loin de moi je
    ne peux ni ne veux les en empêcher car je vis
    dans un pays où il est encore possible d's'en
    régaler des tomates des fraises & des cerises

  4. Entendu récemment une historienne (était-ce
    une historienne ?) sur France Culture (bien
    sûr c'était peut-être sur France Inter) qui
    dit que « le passé était imprévisible » car
    on peut toujours trouver un document qui de
    ce que nous savons remet tout en question &
    me suis dit que le passé c'était avant tout
    de l'être (l'être passé) et que le document
    était donc la preuve de l'être car le passé
    par définition est ce qui n’existe plus Les
    documents qui soudain apparaissent & posent
    des questions, des revenants révélateurs on
    dirait bien et je pressens les temps futurs
    où le présent pourra les fabriquer tous ces
    documents qui reviennent miroirs truqués et
    on ne pourra plus distinguer le vrai de ces
    post-vérités que l'histoire nous enseignera

  5. phénomène, de la souffrance d'autrui, devenant pour
    le social une moraline qu'on cherche à nous imposer
    et la crise covid permet aux politiques d'user sans
    vergogne de l'argument de la solidarité alors qu'il
    est tout de même assez clair que c'est parce qu'ils
    n'avaient pas prévu chez les têtes pensantes que le
    virus venu d'ailleurs nous dégringolerait que cette
    crise fut si violente que nous fûmes très désarmés.

  6. D'Artagnan arriva chez la reine. Celle-ci arrêta sur
    son chemin une cafetière volante (la reine usa d'une
    attrape-cafetière car elle était prévoyante & savait
    qu'était venue la saison des cafetières volantes) et
    donc d'Artagnan lui dit quelque chose que je ne sais
    pas parce que je n'ai pas lu le roman mais qu'en vol
    fut stoppée la cafetière volante me semble essentiel
    car sinon l'aurait été taché de café Vingt ans après

  7. « visé et coriace est un bougre sans momie »
    (Lucien Suel, « Coupe-carotte »

  8. visé et coriace est un bougre sans momie
    pour lui pas de pyramide Quant au Sphinx
    l'aurait pas laissé le Gardien lui poser
    son énigme et se serait fait dévorer sur
    « Je n'aurais adoré que l'éclat de vos yeux »

  9. (Corneille, « Polyeucte » [Sévère])

    Je n'aurais adoré    que l'éclat de vos yeux
    qu'l'éclat de vos    que l'éclat d'vos d'vos
    yeux ainsi je les    vos yeux vos yeux veaux
    baladais godasses    entre l'herbe la flotte
    sales grolles des    échos qu'ma tête éclats
    échos que ma tête    que l'éclat de vos yeux
    en est farcie des    vers ma tête pleine des
    vers de Corneille    je passai sous la pluie

  10. « la justification sans césure et le cut-up mental »
    (Lucien Suel, « Coupe-carotte »)

    la justification sans césure    et le cut-up mental
    c'est que jazzer c'est quand    on l'songe le thème
    même bien si on veut qu'elle    la ramène celle qui
    swingue la fabrique à images    caboche hantée itou
    la p'tite musique qui traîne    lui fiche la mesure
    & nous l'égrène sa nostalgie    cervelle limonaire.

  11.  
    Moi aussi, moi aussi, comme Blanquer
    j'aimerais préparer des protocoles à
    Ibiza même si après j'dois à la télé
    raconter des sornettes & passer pour
    un je ne sais plus qui d'la Macronie

    Patrice Houzeau
    Malo, le 18 janvier 2022.


Publicité
BREFS ET AUTRES
  • Blogs de brefs, ça cause humeur du jour, ironie et politique, littérature parfois, un peu de tout en fait en tirant la langue aux grands pompeux et à leurs mots trombones, et puis zut alors!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité