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BREFS ET AUTRES

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5 janvier 2022

AH TIENS DES EMMERDEMENTS

AH TIENS DES EMMERDEMENTS

1.
« qu'il lui ôte l'âme du corps, et le logis reste sans hôte. »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

2.
Froid revient, temps de chien, le vent secouant, entre arbres et néons, on la baisse, pis dans l'humide qu'on s'presse.

3.
Alors le président Macron dit qu'il voulait les emmerder. Ah ça, quand on est emmerdant...

4.
« regrette, sachez que de toute ma vie je ne l'aimerai »
(Chrétien de Troyes, « Cligès » [Alexandre])

Ainsi le cœur, toute sa vie qu'on aime ou déteste, ou qu'on les hausse et fait bouh, ou bah itou défois.

5.
« à noter le vent violent hein » (la météo à la radio)

6.
Le 5 janvier 2022, Macron président pas encore candidat veut « emmerder » les non-vaccinés. Tenterait-il de faire de la vaccination un enjeu électoral ? Si les Français élisaient Macron pour cette seule raison, ils commettraient une grave erreur d'appréciation.

7.
« Rien de tout cela n'était connu de leurs gens restés »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

8.
monde tel qu'il est qu'on voudrait qu'il soit autre mais c'est que

9.
« Les députés de l'opposition sortent spontanément de l'hémicycle » (la radio à propos de la deuxième nuit de débats à l'Assemblée nationale sur le pass vaccinal).

10.
Marine Le Pen a raison quand elle rappelle que la vaccination n'étant pas obligatoire, le président Macron n'a pas à jeter l'anathème sur les non-vaccinés. Ou alors, qu'il prenne ses responsabilités, et décrète la vaccination obligatoire. Macron serait-il veule ?

11.
« mais leurs écus avaient été trouvés parmi les corps au matin, après la fin de la bataille. »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

« L'écu ou escu, du latin scutum, est un type de bouclier » (Wikipédia)

12.
Covid, janvier 2022 ; et les enfants, dit-on, commencèrent à être atteints...

13.
Le 5 janvier 2022, on entendit la radio rapporter ce propos du président Macron aux lecteurs du « Parisien » : « Les non-vaccinés, j'ai très envie de les emmerder... » Points d’exclamation, d'interrogation et de suspension (de séance) se succédèrent.

« Une phrase qui vient jeter de l'huile sur le feu » (ce n'est pas moi qui le dis mais France Info).

14.
« coupe en or, il n'est pas question d'attendre. Il prend »
(Chrétien de Troyes, « Cligès »)

Bon alors, l’Alexandre du Cligès à Chrétien de Troyes, il fait des manières pour demander au roi la Soredamor qu'il aime mais pour la coupe en or, hop, in the pocket.

15.
« tout ça est en train de basculer dans une autre galaxie »
(Eric Neuhoff sur France Info, le 5 janvier 2022).

Il parle des progrès technologiques de l'édition. Bah, d'une manière générale, tout a tendance à « basculer dans une autre galaxie », qu'on l'appelle Macronie, « société de vigilance », fédéralisme, mondialisme, surpopulation...

16.
« le bébé tout nu dans l'eau turquoise et entouré de dollars » (une voix sur France Info décrivant la pochette de l'album « Nevermind »)

Classée sans suite, la plainte pour pédo-pornographie de je sais pas son nom mais qui fut le bébé de la pochette de l'album « Nevermind » du groupe Nirvana. Le bon sens prévaut.

17.
Castaner note que lorsque Pompidou avait dit qu'il fallait arrêter d' « emmerder » les Français, personne n'avait trouvé à y redire. Certes et justement, ce que veut, ce que fait Macron, c'est « emmerder » les Français. Une bonne partie de son quinquennat l'atteste.

18.
France Info, le 5 janvier 2022 à propos du nouveau protocole sanitaire à Blanquer : « La pagaille commence à s'installer dans les écoles ».

19.
Avec le pass vaccinal, il semble que Macron a inventé un nouveau genre de gouvernance : « l'emmerdance »... Du coup, vivons-nous dans une emmerdature ?

Quand le nudge devient emmerdance, alors c'est qu'il y a grenouille dans le potage, une moumoute dans la soupe à l'oignon, du pédalage dans la semoule législative.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 janvier 2022.

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3 janvier 2022

BILLET D'HUMEUR DE DEBUT D'ANNEE

BILLET D'HUMEUR DE DEBUT D'ANNEE

1.
Je n'aime pas Emmanuel Macron. Sarkozy n'est jamais qu'un affairiste. Hollande fut un parfois maladroit mais honnête gestionnaire. Je pressens que Macron se croit réellement supérieur aux autres. Et vu le bilan, y a vraiment pas de quoi.

2.
Si Blanquer s'imagine que les enseignants vont à la fois, en simultané, faire du présentiel et du distanciel, c'est que notre ministre de l'Education ne sait absolument pas ce que c'est réellement qu'une classe et ce que cela signifie que de donner un cours.

3.
Emmanuel Macron ou le Président qui n'aimait pas la France.

4.
Agnès Buzyn décorée de la Légion d'Honneur : le prix du silence.

5.
Le libéralisme économique est efficace mais il n'est ni juste ni bon. Tenter de légitimer l'ordre social en usant des bons sentiments et du « en même temps » macroniste n'est rien d'autre que moraline et escroquerie.

6.
Au vu de la succession d'annonces des différents membres du gouvernement Castex, j'ai pensé que la gestion de la crise sanitaire devenait de plus en plus improvisée, voire pifométrique (chez Blanquer notamment) avec toujours les mêmes relents autoritaristes.

7.
Certes, l'Europe, c'est 70 ans de paix mais nul besoin du fédéralisme et de l'illusion d'une « culture commune » pour cela : l'euro, de solides traités commerciaux et des alliances politiques suffisent.

De toute façon, il suffirait que tous les Européens vivent sous le même toit (cette fichue fédération dont rêve Macron) pour qu'on commence sérieusement à se chercher querelle et à vouloir se séparer. Le fédéralisme à l'échelle européenne est contre-productif.

8.
L'Histoire retiendra sans doute qu'entre 2017 et 2022, le service public de l'Education Nationale a dû faire face à trois problèmes majeurs : la crise covid, la réforme Blanquer et Blanquer lui-même.

9.
Je ne crois pas que Brigitte Macron soit un homme, mais je comprends l'affaire Jean-Michel Trognieux comme un symptôme de l'exaspération de la droite conservatrice devant la bienveillance dont fait preuve l'Elysée envers le lobby LGBT.

Macron a trop méprisé les « Gaulois réfractaires » et les « gens qui ne sont rien » (sic) pour se permettre d'aller chercher des voix chez les électeurs des minorités. Il le sait très bien d'ailleurs, et c'est sans doute pour cela qu'il ne se représentera pas.

 

10.
Les abus du « en même temps », multiculturalisme, communautarisme, trop grand relativisme culturel, laxisme judiciaire, dévalorisation des diplômes et des formations, massification de l'enseignement supérieur finiront par rendre notre pays ingouvernable.

Patrice Houzeau
Malo, le 3 janvier 2022

31 décembre 2021

EN ATTENDANT QUE MACRON SAUVE L'EUROPE

EN ATTENDANT QUE MACRON SAUVE L’EUROPE

1.

On en est quand même à parler de la fermeture des bars garantie par le zèle de la police parisienne dès 2 heures la nuit de la Saint-Sylvestre. C’est prodigieux comme la « société de vigilance » à Macron profite de la crise covid pour se mettre en place.

Lorsqu’une société connaît un pic critique, l’ensemble des crispations sociétales ne disparaît pas, mais aiguise ses couteaux en secret. D’où la tentation de la « société de vigilance » macroniste ou de la société conservatrice zemmourienne.

2.

A quoi sert réellement le port du masque à l’extérieur ? A faire prendre conscience aux gens qu’ils sont toujours (depuis presque deux ans hein maintenant) dans une situation sanitaire exceptionnelle. Bref, à leur flanquer la trouille.

La gestion par la peur (peur du chômage, du déclassement, des violences urbaines, de la contagion) est une arme opportuniste, une alliée précieuse pour l’Etat confronté à des pics critiques de plus en plus nombreux.

3.

Le parlement, via la coalition LREM, MoDem et il faut bien le dire maintenant l’assentiment de certains LR (comme s’il était acté que le premier gouvernement du second quinquennat Macron serait à dominante LR) n’est-il plus guère qu’une chambre d’enregistrement ?

L’avantage du « en même temps » est qu’il permet de rallier bien des opportunistes sans que pour autant ils aient le sentiment de trahir des convictions qu’ils n’ont de toute façon qu’en fonction des circonstances.

4.

Moi je ne vois qu’une chose, malgré toutes les mesures prises dans tous les sens depuis presque deux ans maintenant, le nombre de contaminations bat des records tous les deux jours et les chefs de service des hôpitaux continuent à tirer la sonnette d’alarme de la saturation.

La gestion technocratique des services publics permet à l’Etat d’user de l’arme de la peur pour faire plier les convictions : les gens sont bien obligés de se débrouiller, de faire avec hein, puisqu’il n’y a pas moyen de faire autrement. Un genre d’ingénierie sociale tactique.

5.

Paraît qu’après le covid, faudra s’attendre à d’autres zoonoses, épidémies, paniques. Comment ça s’fait ? Bah, ce serait-y pas parce que l’espèce humaine en surnombre s’aventure sur des territoires où il n’y avait jusque-là que des animaux et des virus ?

Que l’espèce humaine soit en surnombre est d’une évidence telle que je m’épate des pays qui pleurnichent sur leur déclin démographique : nous ne manquerons pas de bras, ils viendront des ailleurs périlleux, nous remplaceront et nos démocraties disparaîtront.

6.

Avec la crise Covid, la France s’est lourdement endettée. Certains disent que comme c’est la BCE qui est le créancier (l’a fait tourner la planche à billets), on pourrait tout à fait sans léser personne annuler la dette Covid. Je sais pas. Cela signifierait qu’à chaque coup dur, un coup d’la planche magique européenne et zou, ça repart. Ça a l’air simple vu comme ça, trop simple sans doute… franchement, j’y crois moyennement.

7.

La crise covid qui dure depuis presque deux ans maintenant aura permis aux deux gouvernements du quinquennat Macron de montrer toute leur maestria dans l'art de flanquer la pagaille (effets pervers du nudge à grande échelle) et de diviser les Français.

Macron a sans doute rêvé d’arriver à la présidence de l’UE avec une France ultra-vaccinée, ayant dompté le dragon covid et montrant le chemin. C’est sûr qu’Omicron et les débats autour du Pass Vaccinal troublent quelque peu son image de chef d’Etat visionnaire et triomphant.

8.

Que quelqu’un de brillant comme Raphael Enthoven, capable de bien des livres, aille pondre sur twitter des tweets maladroits sur les non-vaccinés, voilà qui me dépasse, un peu comme si Rory Gallagher avait accepté de jouer Ruby Tuesday.

Ceci dit, il est que Enthoven vise les anti-vax et non les non-vaccinés, car je suppose qu’un esprit aussi aiguisé que le sien peut comprendre que l’on peut être non-vacciné et pas contre les vaccins. L’Etat qui prétend vouloir notre bien, en voilà une fiction.

Ceux qui, par principe, sont contre les vaccins n’ont certainement pas toute leur raison. Par contre, ceux qui, échaudés par quelques errances (le vaccin contre l’hépatite B ne fait toujours pas l’unanimité) se posent des questions sur le Pfizer, sont, à mon avis, légitimes.

9.
Je n’aime pas Macron (et ce qu’il représente : l’hypocrisie bancaire qui profite des plus faibles et flatte les puissants, le fédéralisme – qu’ai-je en commun avec un Allemand ou un Danois ? – l’ambiguïté culturelle etc…) et j’applaudirai à sa déconfiture, mais qui le remplacera ?
Le spectre des oppositions à droite comme à gauche est très large. Mais le plus grand adversaire du macronisme est sans nul doute l’individualisme français (cette seigneurie dont la modernité tend à nous déposséder) qui fait que beaucoup obéissent « s’ils le veulent bien ».

Et c’est justement cet individualisme, cette résistance typiquement française au poids de l’Etat que le Sieur Macron voudrait dissoudre dans le fédéralisme. A mon avis, il va s’y casser les dents. Et Pécresse (n’est-elle qu’une énarque déconnectée de plus ?) gagnera.

10.

Macron peut bien se réjouir d’avoir atomisé la gauche. Mélenchon tient bien ses troupes. Mais que la raison d’Etat songe qu’atomiser la droite est bien plus difficile. La sotte affaire Jean-Michel Trogneux n’est qu’un avertissement. N’est pas Le Pen qui veut (ceci dit, Marine est impeccable).

Patrice Houzeau
Malo, le 31 décembre 2021

31 décembre 2021

LA CONDITION ENTROPIQUE

LA CONDITION ENTROPIQUE
(En parcourant « Le réel et son double » de Clément Rosset)

1.
« l'impérieuse prérogative du réel » : c'est à la troisième ligne de l'essai de Clément Rosset : « Le réel et son double » que je lis ces quelques mots dont la justesse est soulignée par l'actuel poids de l'Etat sur nos existences menacées par le virus.

2.
« Quand au réel, s'il insiste et tient absolument à être perçu, il pourra toujours aller se faire voir ailleurs. »
(Clément Rosset)

Dans cet ailleurs, où, nous dit-on, se trouve la vérité.

C'est aussi l'ailleurs des conspirationnistes, lesquels ont trouvé sur internet une chambre d'écho extraordinaire de telle sorte que l'on en vient à se demander ce qu'il y a réellement dans la tête des gens que nous côtoyons.

On trouve sur Internet une vidéo dans laquelle le président russe de l'époque, Dimitri Medvedev joue un petit sketch en réponse à la question d'une journaliste sur l'éventuelle présence d'Aliens sur la planète. Il semble sérieux mais renvoie la journaliste à un invraisemblable documentaire intitulé : « Le Mystère des Hommes en Noir ». Il est vrai qu'il est difficile d'imaginer la mécanique de la raison froide de l'Etat russe se laisser flouer par des histoires de petits hommes gris et autres étrangetés qui détournent l'attention.

3.
« J'ai vu, j'ai admis, mais qu'on ne m'en demande pas davantage. Pour le reste, je maintiens mon point de vue, persiste dans mon comportement, tout comme si je n'avais rien vu. »
(Clément Rosset)

C'est le genre d'aporie à laquelle se trouve confronté l'enseignant.

L'enseignant peut démontrer, prouver intellectuellement la justesse d'une thèse et recevoir en retour de bonnes copies, il n'en reste pas moins que l'élève, hors du cours, dans son autre vie, peut tout à fait se comporter à rebours de la thèse démontrée.

C'est ainsi que peuvent se comprendre ces étranges ralliements à bien des ésotérismes, des obscurantismes, des intégrismes qui engagent parfois des gens diplômés et éduqués.

4.
« Le réel ne reviendra jamais, puisqu'il est déjà là. »
(Clément Rosset)

Aussi bien pourrions-nous écrire que le réel ne deviendra jamais puisqu'il est déjà devenu.

Nous traversons un réel que nous ne découvrons que par extraordinaire, épiphanie, découverte, invention... Ce réel, ce pour-soi, ne se démontre pas puisqu'il est et que nous le tenons pour vrai, fût-il radicalement illusoire.

5.
« Tout passe, tout lasse, tout casse. » En voilà une périphrase de l'entropie et comment le temps, dans ce proverbe, y est assimilé. Y aurait-il identité du temps et de l'entropie ?

L'humanité est-elle une expérience sur l'entropie menée par quelque dieu physicien ?

6.
« c'est-à-dire que je prends sur moi de ne pas voir un réel dont j'ai reconnu l’existence : attitude d'Œdipe  se crevant les yeux. »
(Clément Rosset)

Nous voyons, nous comprenons, nous savons que ce réel-là va nous tuer, mais nous refusons de continuer à le voir. Pour continuer à vivre, nous nous aveuglons sur notre propre malheur.

7.
« la mystérieuse route d'Héraclite qui, à la fois monte et descend. »
(Clément Rosset)

Que l'on dirige le temps par une flèche n'est que convention. La chronologie est une illusion. Nous voyons ce que nous croyons voir, ce que notre perception nous permet de voir. Le reste n'est que chaos. L'entropie est une condition.

8.
« ou du moins ne semble en contredire qu'une version fantomatique, jamais pensée. »
(Clément Rosset)

Notre esprit ne pouvant penser que par séquences chrono-logiques, et étant limité par le temps, nous vivons avec ces « versions fantomatiques » du réel, qui parfois nous frôlent et dont souvent nous n'avons même pas idée.

9.
« le temps y manquerait – Œdipe sera toujours déjà loin. »
(Clément Rosset)

La fiction est aussi inéluctable que l'arrêt du réel.

10.
« c'est « l'autre » que ce réel a biffé qui est le réel absolu, l'original véritable dont l'événement réel n'est qu'une doublure trompeuse et perverse. »
(Clément Rosset)

C'est ainsi que les esprits, consternés par cette fausseté originelle de l'authentique, se tournent aisément vers les alternatives : le monde est dirigé par les sociétés secrètes, la femme du président est un homme, les Aliens sont parmi nous, etc...

Patrice Houzeau
Malo, le 31 décembre 2021.

30 décembre 2021

SALVE DU 29 DECEMBRE 2021

SALVE DU 29 DECEMBRE 2021

1.
Je n’apprécie guère le technocratique et ambigu Emmanuel Macron mais il va sans dire que face aux dangers d’une élection (improbable pourtant) de Zemmour, de Marine Le Pen ou de Mélenchon, le front républicain doit prévaloir. Macron ou Pécresse, pas d’autre solution, hélas.

Imaginez des manifestations de Gilets Jaunes sous Zemmour, Mélenchon ou Marine Le Pen (sans doute la plus sensée des trois), cela finirait vite dans le sang, les larmes et la prison. Certes, Macron et Lallement n’y sont pas allés de main morte. Je n’irai donc pas voter.

2.
Je souhaite la victoire de Valérie Pécresse aux présidentielles 2022. Je la contesterai très vite car j’ai l’intuition qu’elle n’a pas l’envergure d’une Angela Merkel, mais j’en veux personnellement à Macron pour le caporalisme du confinement de 2020 et pour la sournoiserie de Blanquer.

3.
L’autre jour, j’ai fait écouter la chanson « Macao » de l’excellent Grand Orchestre du Splendid de 1979. Certains élèves l’ont trouvée « raciste », à cause du chinois stéréotypé style bédé qui figure dans le clip. Ce n’est pas du woke, c’est juste l’évolution des mentalités.

En 1979, nous ne trouvions pas cette chanson raciste parce que pour nous, il y avait un monde entre la fiction comique (le chinois style bédé) et la réalité, les Eurasiens, les « boat people »… La modernité ne semble plus séparer fiction et réalité, signe et référent : inquiétant.

4.
J’ai toujours été un « sale gosse » (mon grand-père, m’a-t-on dit, m’appelait « l’anarchiste »). Aussi, ce n’est pas demain la veille que je dirai amen, que je ne boirai que de l’eau, que j’applaudirai Blanquer et assommerai mes élèves de zéros, et que je ne chanterai plus « Merde à Vauban ».

5.
Ces temps-ci, la politique du pass vaccinal et la pandémie du covid, c’est un genre de grande peur des élites, non, défois que les gens commenceraient à en avoir ras la casquette du yoyo sanitaire (on ferme ci, on rouvre ça, on vaccine, mais ça va quand même pas et cetera…)

La pandémie du covid c’est-à-dire La Grande Ironie. #Mondialisation

6.
Tant que l’on ne saura pas l’origine exacte du covid, cela ne me choque pas que les délibérations du conseil de défense (sanitaire) soient secrètes. On ne sait jamais.

7.
On dit les enseignants résignés, impuissants et passifs face à la réforme Blanquer (laquelle, de toute façon, à cause du covid, reste en partie inappliquée). Ils oublient la résistance passive, laquelle empêche réellement Blanquer d’agir tout à fait comme il le voudrait…

Bah, si le nombre de contaminations continue à grimper (plus de 200 000 cas en 24 heures ce mercredi 29 décembre), l’illustre Blanquer regrettera peut-être bientôt de vouloir à tout prix maintenir les écoles ouvertes. La désorganisation pédagogique (le bordel quoi) guette…

8.
Pour être tout à fait franc, avant le confinement de mars 2020, j’étais plutôt pro-Macron (la croissance de retour etc…). Le confinement m’a dégoûté (caporalisme préfectoral, règne des petits chefs, Jean Viard et sa moraline tous les jours quasi sur France Info…) Pouah.

Certes, il y avait bien la réforme Blanquer, mais j’avais vite compris qu’elle était en grande partie inapplicable et qu’elle serait vite amendée, sinon abandonnée dès que Blanquer retournerait à son labeur de chef-tamponneur.

9.
Si, quelque jour, on réduisait drastiquement le nombre d’étudiants dans les universités (c’est qu’ils y sont nombreux, m’a-t-on dit, et pas toujours à y savoir quoi faire), il se produirait sans doute l’éclatement d’une bulle immobilière propre à effaroucher bien des épargnants.

10.
Être caustique et méprisant envers ceux qui sont tout alors que je ne suis rien est un luxe que Twitter me procure. Et je ne suis certes pas le seul à en user.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 décembre 2021

 

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29 décembre 2021

CHRONIQUE EN ATTENDANT LE TRES TECHNOCRATIQUE PASS VACCINAL

CHRONIQUE EN ATTENDANT LE TRES TECHNOCRATIQUE PASS VACCINAL

1.
Y en a défois ils croient que les enseignants c'est juste des gens payés pour faire des cours, corriger des copies et obéir sans discuter aux réformes qu'on leur impose. Eh oh, l'Education Nationale, c'est pas l'armée et les professeurs voient bien où Blanquer veut les mener...

2.
Il faut le répéter, apparemment : on peut être tout à fait opposé à la mise en place du pass vaccinal, émettre des doutes sur les propos de certains experts qui pontifient sur BFM sans pour autant traiter les gens de « collabos » et faire des comparaisons odieuses avec la Shoah.

Non, le macronisme n'est pas un fascisme et Macron n'est ni Pétain, ni Hitler ; c'est juste un politique dont les fonctions dont les électeurs l'ont chargé l'ont visiblement souvent dépassé.

3.
L'échec de sa propre vie et le sentiment de déclassement poussent souvent, c'est bêtement humain, à faire porter ses erreurs ou sa malchance sur la façon dont la société est organisée. C'est de ce ressentiment que se nourrissent complotisme, communautarisme et extrémismes.

Après, ça n'empêche pas de penser que les politiques ne sont, dans une large proportion, que de grands dépendeurs d'andouilles manipulés par des technocrates plus discrets et plus rusés qu’eux.

M'étonnerait pas qu'ça fasse un bail maintenant que les « grands serviteurs de l'Etat », hauts fonctionnaires et énarques, ont pris le contrôle du navire. Les politiques ne sont que des mannequins.

4.
Zavaient dit le vaccin arrangera tout : bin non.

5.
Macron sera réélu et Marianne pleure.

6.
Brigitte macron n’est pas un homme. Si c’était, vous pensez bien que Trump ou Poutine l’auraient fait savoir et que son mari (c’est notre président) serait depuis longtemps du monde la risée.

Biden aurait pu aussi, mais m’est avis que « Sleepin’ Joe », à l’âge qu’il a, n’y voit plus très clair. Je n’aime guère Joe Biden, je ne lui pardonne pas d’avoir laissé les Afghans démunis face à ces fous de Talibans.

7.
"Omicron : comment organiser les entreprises ?" Cela je ne le sais pas (n’étant point technocrate) mais je gage que bientôt plus d’un y laissera sa chemise.

8.
Sans les paradis fiscaux je parie assez que ce monde à l’enfer ressemblerait très vite. Messieurs-dames les bien-pensants, fichez leur donc la paix, aux Suisses, Monégasques, Luxembourgeois et ne soyez si aigris d’être nés en France.

9.
J’écoute le professeur Gilbert Deray à la télé et voyez-vous, je m’en fous, je m’en fous, je m’en fous.

10.
La France vit avec l’épargne des gens et quand elle l’aura mangé, son pain blanc et que Macron le Magnifique sera réélu, eh bien, impôts et taxes nous tomberont d’sus.

11.
J’admire ces chefs de service des hôpitaux qui nous disent qu’à cause du covid, Delta + Omicron, leurs services sont surchargés, les soignants exténués, à bout de souffle, et qui viennent l’œil clair, le teint frais et pomponné, pérorer sur BFM, CNews and co.

12.
On dit que le gouvernement, depuis le début de la pandémie, n’a pas fait grand-chose pour améliorer la situation de l’hôpital public. On dit qu’une politique de fermeture de lits aurait perduré malgré le choc du confinement de 2020. La Macronie serait-elle irresponsable ?

C’est tellement choquant que l’on fermât des lits en période d’épidémie, que j’ai du mal à le croire. Mais beaucoup affirment que cela s’est fait, comme si Macron n’avait pas tiré les leçons des débuts plutôt calamiteux de sa gestion de l’épidémie (confinement et caporalisme).

13.
On dit que Jacques Attali avait jadis décrit avec une singulière acuité ce qui se passe actuellement. Qu’en penser ? Il est vrai qu’une pandémie peut régler quelques problèmes (contestations, surpopulation,…) ; il est aussi que les épidémiologistes depuis longtemps prévenaient.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 décembre 2021.

28 décembre 2021

EN ATTENDANT PUYALLUP

EN ATTENDANT PUYALLUP
(En parcourant "Pour Belinda", de Charles Exbrayat)

1.
« S'ils venaient jusqu'à cette chambre, où je me battais contre moi-même, (...) »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Je songe assez aux ombres glissantes, errantes, à ces sans-visage qui finissent toujours par venir vous chercher, quel que soit votre donjon insondable, pour vous descendre en leur royaume.

2.
« Redevenu parfaitement lucide, je glissai le revolver dans ma poche et décidai de filer à toute vitesse. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Avec le monde qu'on vit pis le futur qui s'annonce loup, défois y en a qui fileront presto lucides pour d'autres horizons, y en a même zauront peut-être besoin d'être armés cause qu'on sait pas jusqu'où ça va aller, le monde d'après qu'on dit.

3.
Au royaume des ombres il y a un théâtre. On y joue les comédies et les tragédies humaines. Les ombres assistent à ces spectacles et se disent, consternées : « Est-ce ainsi que nous avons vécu».

« Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Comme des soleils révolus. »
(Aragon)

4.
Ah tiens, je m'écoute le premier album des Pretenders (ça date pas d'hier, 1979). J'aime bien « Precious », « Private Life » et le mélancolique « Brass In Pocket ». Ce n'est que du rock n' roll, mais c'était dans l'air de mon temps que je fus jeune, alors j'me nostalgise.

5.
« Tout ce que vous m'avez raconté est tellement fantastique que j'ai du mal à le digérer. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [un personnage])

Vrai qu'en ce moment du monde d'après qu'a pas encore commencé mais qu'on le sent bien venir, dans le genre fantastique et science-fiction, tant on nous en gave que tant de couleuvres, on finit par avoir du mal à les digérer.

6.
« Je ne nourrissais aucune illusion quant au fait que j'embellissais un passé chaque jour plus regretté et qui me devenait une espèce d'immatériel refuge. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Ainsi les « Trente Glorieuses » nous semblent-elles, en comparaison des menaces actuelles, une sorte de paradis perdu. Illusion, bien sûr, mais au moins ces années étaient porteuses d'espoir. On y croyait. Y avait qu'à « saquer d'dans ».

7.
« … sauf la nuit où vous êtes allé voir.. »
(Exbrayat)

Sauf la nuit où vous êtes allé voir
Et qu'avez-vous trouvé dans le noir ?
Hein qu'avez-vous trouvé ?
Un mort qui n'avait plus de nez
Plus d'oreilles ni de lèvres ni de corps
C'est bien étrange quand on y pense
Un mort sans apparence.

8.
« Je me consolai en pensant que ce qui fait le charme de Puyallup, c'est que personne n'en a entendu parler ou ne soupçonne son existence. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Puyallup existe ; je ne l'ai pas rencontré parce qu'il s'agit d'une ville. Le contraire de l'hyper-lieu dont on cause tant. Dans le roman « Pour Belinda », de Charles Exbrayat, Puyallup est à la fois le pays natal et le havre auquel aspire le narrateur.

9.
Charles Exbrayat fit avec la grande Agatha Christie les beaux jours de la collection « Club des Masques ». J'aime bien ces professionnels de l'écriture qui, sans prétention à jouer les grands écrivains, ont consciencieusement aligné les livres (certains bons, d'autres moins).

Ça nous change de ces bouquins ultra-médiatisés et parfois très médiocres qui n'ont été publiés qu'en raison de la notoriété de leurs auteurs supposés.

10.
La couverture de mon édition de poche de « Pour Belinda » d'Exbrayat (« Club des Masques », 1983) présente un écrin blanc en forme de cœur dans lequel on trouve des pétales et des balles, sans doute celles du revolver posé à côté. La photo est de Patrick Magaud.

Patrice Houzeau
Malo, le 28 décembre 2021

28 décembre 2021

PLASMA SOCIAL MORALINE ET CULTURE POPULAIRE

PLASMA SOCIAL MORALINE ET CULTURE POPULAIRE

1.
« - En dépit de mon imagination, je vous assure que je n'aurais jamais imaginé ce qu'il m'arrive. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Ma pomme pareil. En dépit de mon imagination, je n'aurais jamais imaginé ce qu'il que c'est pas si marrant même si c'est pas catastrophique, mais quand même j'l'aurais bien aimée autrement, après c'est comme Macron qu'il l'a pas prévu le covid hein.

2.
Macron le covid lui est tombé dessus comme une bouse tombée du ciel (vache céleste) et pis tous les Français en ont profité de la bouse qui lui est tombée sur le quinquennat à Macron. Tout le monde il l'est pas content. Et si c'est pas tout le monde, c'est quand même beaucoup.

3.
« Puyallup ne saurait plaire à tout le monde. C'est dur, vous savez, là-bas, et l'hiver il y fait très froid. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Puyallup, je savais même pas que ça existait. Mais en consultant Wikipedia, j'ai appris que c'est une ville du Comté de Pierce dans l'état de Washington aux Etats-Unis donc ; en fait m'en fiche car j'irai jamais même dans une autre vie car il n'y a pas d'autre vie.

4.
Y en a qui ne m'apprécient guère car je ne suis pas un virtuose de ma propre vie. Je sais pas faire. Pardonnez-moi. Sinon, je vous pisse aussi à la raie, mais ça c'est en supplément.

5.
« - Nous ne sommes pas ici pour faire du sentiment, mais pour essayer de découvrir la vérité »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [un personnage])

Les gens, les politiques ils croient les avoir au sentiment. Ça marche pour pas mal de choses (niaiserie citoyenne, civisme à tout bout de champ, altruisme multiculturel et autres roulures dans la farine), mais ce qui les fait quand même voter, les gens, c'est le porte-monnaie.

6.
Je n'aime guère que l'on m'impose mes solidarités. J'aide si j'ai envie d'aider. Que l'Etat (dont les ressources sont en partie fondées sur des ventes d'armes à des gens peu reluisants) me dicte sa morale, voilà qui est hautement bouffon.

7.
«(...) j'essayais, une fois de plus, de comprendre les positions des uns et des autres. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

C'est ça qu'on croit qu'on fait souvent : comprendre ce que chacun pense et pourquoi il agit comme. Qu'on croit qu'on fait parce qu'en fait, on juge bien vite en fonction de nos intérêts. C'est un travail de philosophe, de joueur d'échecs, de politique, voire de sociologue.

8.
Dans une archive sur France Culture, j'entends l’expression « plasma social » (Michel Foucault dixit) qui désignerait donc une espèce d'organisation fluide où les gens seraient tels des cellules sanguines, en suspension dans le regard des autres.

9.
« - Pourquoi faites-vous ça, Joyce ?
- Je ne sais pas... Peut-être en souvenir d'un rêve évanoui. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [des personnages])

Qu'on fait s'qu'on fait, on ne sait pas toujours bien pourquoi. Loin de loup de là. Peut-être aussi qu'un lutin sans âge et très rusé nous peuple.

10.
« Je me débattais dans un fouillis de suppositions dont aucune ne menait nulle part. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [le narrateur])

Lisant cette phrase, je songe aux « illuminations » à Rimbaud. Quelque prosateur de poème phraserait : « … un fouillis de suppositions dont aucune ne menait nulle part. » Mon grand esprit errait au labyrinthe. Je tombais dans des apories de joueur perdant etc, etc...

11.
Paraît que certains professionnels de santé (je lis ça sur twitter donc à vérifier hein) pètent les plombs à l'annonce du 27 décembre 2021 des « faibles » mesures anti-Omicron du gouvernement Castex. Les mandarins moralisateurs de la Science française toute puissante (et pour l'instant face au covid plutôt impuissante hein) sentiraient-ils qu'ils n'ont pas autant de prise sur la Macronie qu'ils le pensaient ?

La question que je me pose c'est : où étaient ces grands penseurs de la médecine moderne lorsque les technocrates, mesure après mesure, démantelaient l'hôpital public ? Ils votaient Sarkozy, Hollande, Macron je suppose...

Ce n'est pas pour dédouaner les politiques, mais j'ai l'impression que certains scientifiques leur ont fait avaler de sacrées couleuvres genre : Vous verrez, Monsieur le Président, avec le vaccin ARN messager Pfizer, bientôt l'épidémie ne sera plus qu'un mauvais souvenir...

12.
Je n'apprécie guère Blanquer et j'ai souvent brocardé sa sournoiserie politique, mais il faut avouer que le gaillard ne panique pas facilement. Droit dans ses bottes. Ah ça, il a beaucoup plus de cran que le démissionnaire Hamon.

13.
Le libéralisme est le seul système qui a réussi à profiter de ses crises pour se réformer. Quatre périls le menacent : la crise climatique, la surpopulation, l'abus de la technocratie, la tentation de l'autoritarisme à la chinoise.

Patrice Houzeau
Malo, le 28 décembre 2021.

28 décembre 2021

TOUT DEPEND DU DIABLE QUI PRESIDE

TOUT DEPEND DU DIABLE QUI PRESIDE
(En parcourant « Pour Belinda », de Charles Exbrayat)

1.
« - Prenez garde. On ne vous aime pas dans ce coin. Vous savez pourquoi.
- Je m'en fous. »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [des personnages])

Magnifique. Le genre de réponse dont je rêve.

2.
« - Oh ! celui-là, soupira Johnny, il devait y avoir du venin de serpent-minute dans le lait qu'il a tété. »
(Exbrayat)

Serpent-minute : Il est petit (le latin « minutus » signifie « petit ») et la rumeur dit qu'il tuerait dans la minute. Paraît qu'c'est pas vrai.

3.
"Je devinais qu'une question lui brûlait les lèvres"
(Exbrayat, [le narrateur])

En bonne absurdie, la suite voudrait qu'une flamme lui dévorât la bouche. On voit ça dans les rêves et les activités secrètes du surréalisme.

4.
Selon le sociologue Michel Wieviorka que j'entends sur France Inter, Martine Aubry avait jadis initié un « laboratoire des idées » que François Hollande, une fois qu'il fut venu à la présidence pour recruter Macron, aurait supprimé.

5.
L'Etat, c'est la multiplication des lois et des réglementations ; la libre entreprise, c'est celle des petites et grandes magouilles. La démocratie libérale, la cohabitation des deux. Tant qu'il y a des sous, ça peut tenir. Sinon, ça peut vite virer vinaigre.

6.
« - Nous sommes venus vous chercher.
- Me chercher ? »
(Exbrayat [des personnages])

Ce sera par une aube (pas forcément froide et grise) et ce sera quand l'absurdie du surnombre aura mis fin à la démocratie.

7.
« Clive, quand on a choisi un métier c'est comme quand on a choisi une femme, que cela vous plaise ou non, on doit aller jusqu'au bout du chemin... »
(Exbrayat [Saltfleet])

Vieille morale que la modernité libérale a fait voler en éclats, pour le meilleur comme pour le pire.

8.
On trouve dans le roman « Pour Belinda » de Charles Exbrayat, cette description du scrapple : « un mélange de gelée de porc et de viande que l'on sert avec de la bouillie de maïs refroidie, découpée en tranches passées à la friture. »
Le traducteur automatique de Google donne « ferraille » pour « scrapple ».

9.
« La bonne éducation, les ambitions longuement mijotées s'effacent souvent devant un solide paquet de dollars. »
(Exbrayat, [le narrateur])

Lucide. Et lorsque ces biens éduqués très diplômés deviennent des politiques en place et des experts reconnus, ça peut défois s'avérer désastreux.

10.
« L'ennemi que j'avais dans cette pièce s'affirmait d'un machiavélisme qui me déconcertait. »
(Exbrayat [Le narrateur])

Il arrive ainsi que celui qui va vous planter prenne d'abord votre défense. Tout dépend du diable qui préside au théâtre.

11.
« Ce que vous pouvez m'embêter tous avec vos histoires sentimentales ! »
(Exbrayat, « Pour Belinda » [Sutton])

C'est là l'origine de bien des romans et d'emmerdements.

Patrice Houzeau
Malo, le 26 décembre 2021.

 

28 décembre 2021

LE 27 DECEMBRE 2021 LE GOUVERNEMENT REFUSA DE CEDER A LA PANIQUE

LE 27 DECEMBRE 2021 LE GOUVERNEMENT REFUSA DE CEDER A LA PANIQUE

 

Le 27 décembre 2021, le gouvernement a pour l'instant refusé de céder à la panique sanitaire face à Omicron. J'en suis content. Un reconfinement serait suicidaire. D'autant que la 6ème vague n'en est qu'à ses débuts. On n'en aurait pas vu le bout.

Macron ferait-il le pari d'une circulation d'Omicron qui servirait de « vaccin naturel » ? Cette immunité acquise sera-t-elle suffisante face à un autre variant ? On dit qu'un virus en se répliquant finit par s'affaiblir ? Nous verrons. Pour le coup et pour l'instant, Macron a du cran. Par ailleurs, le virus frappe même les plus prudents et nous connaissons tous des gens qui ne font pas plus attention que ça et qui passent entre les gouttes tandis que de très précautionneux se sont retrouvés à l'hôpital.

Politiquement et économiquement, en refusant de reconfiner et, pour l'instant, d'imposer couvre-feu et limitations de circulation, le 27 décembre 2021 Macron a marqué des points. On ne gagne rien à empêcher les gens de travailler et de sortir de chez eux.

Je note aussi que pour l'instant, et malgré le pass vaccinal à venir, le président Macron se refuse à la vaccination obligatoire. Comme il est impossible de vacciner la terre entière et que les immunités procurées sont bien courtes, il a raison. Le Zéro covid est un fantasme.

J'ai eu l'impression que Macron comptait sur la vaccination massive pour asseoir son autorité sur l'UE. Paradoxalement, c'est peut-être parce qu'il aura in fine refusé de céder à la panique sanitaire et à l'obligation vaccinale qu'il sera réellement respecté.

Patrice HouzeauQ
Malo, le 28 décembre 2021.

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