SONGEANT AU ROI ET A L'EDUCATION NATIONALE
SONGEANT AU ROI ET A L'EDUCATION NATIONALE
1.
Relu ce matin le si harmonieux « Heureux qui comme Ulysse ... » et me suis redit une fois de plus combien quatorze lignes inégales valent bien des pages de remplissage. Molière dans « Le Misanthrope » l'a bien dit aussi.
2.
J'écoute « Le Roi » (des cons) de Georges Brassens. Je pense à mon boulot et à la stupidité de certains perdirs. Ne comptez pas sur eux. Les surpayés de l'Education Nationale prennent les petits enseignants comme moi pour des jambons. Et ne savent pas lire.
La faute de tous ces errements et fâcheries en incombe à Blanquer, qui, visiblement, a complètement omis le facteur humain de sa merveilleuse réforme, laquelle mêle et démêle (« en même temps »). Macron est mauvais et Blanquer, son disciple, est nul.
3.
J'écoute « Le Roi » (des cons) de Brassens : « Que ça s'est vu dans le passé / Marianne soit renversée / Mais il y a peu de chances qu'on détrône le Roi des cons ». Voilà qui est dit, n'en déplaise à Mélenchon, n'en déplaise à Macron.
4.
Il est possible (c'est juste une hypothèse) que la récente dénonciation des contrats sur les sous-marins entre l'Australie et la France porte aussi le message suivant : l'OTAN ne désire plus que le sieur Macron préside aux destinées de la France.
5.
Ai vu aujourd'hui la planche 33 de l'album « Le Parfum de la dame en rouge », de Will Eisner (Albin Michel). Ai tenté de montrer à mes élèves la beauté cocasse de cette vision d'une « école de filles », dont l'auteur a effacé la façade pour nous plonger dans la synchronie d'un crime commis pendant que chacun échafaude des hypothèses sur l'avenir de l'assassiné.
6.
A cause de Blanquer, le ministère de l'Education Nationale marche sur un fil qui est sur le point de se rompre.
7.
L'humour de Will Eisner, et de son traducteur, dans cette phrase : « … donc l'obscurité s'abat sur l'école de P'Gell... et avec elle un vent de haine... un relent de passion... une odeur de venin... un (enfin, vous voyez l'genre) !! »
8.
J'aime bien la chanson « You're so vain » (« song of a gun ») de Carly Simon, à cause du rythme de la chaloupée qui sonne si typiquement américain country et puis des si bien vus « clouds in my coffee ».
« But you gave away the things you loved
And one of them was me
I had some dreams they were clouds in my coffee clouds in my coffee and
You're so vain »
(Carly Simon, « You're so vain »).
9.
Les gens comme moi, qui ne sont pas bardés de diplômes, dans le privé, on les ignore et dans le public, on les méprise. Du coup, je pense au « Luneux » de Malicorne : « Je suis aveugle on me plaint / Et moi je plains tout le monde ».
J'aime beaucoup l'intro du «Luneux », de Malicorne, chanté par Marie Yacoub, si proche des évanescences du rock progressif avec ses notes en écho sur son dulcimer (je crois que c'est un dulcimer, sinon que l'on me détrompe).
10.
« Je suis l'instant présent, je suis le vent du nord », a écrit Houellebecq. Bin non, je ne suis ni instant présent, ni vent du nord (il me souffle dessus et me passe comme on passe un fantôme), mais comme je suis teigneux, je vous emmerde tout de même.
11.
Je me demande en vertu de quel principe, dont Blanquer doit avoir le secret, un élève royaliste (et assez indifférent à l'hypocrite résilience macroniste) ne pourrait pas être un bon élève et, lui aussi, une « chance pour la France ». #LaBlancheHermine.
Patrice Houzeau
Malo, le 20 septembre 2021.