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BREFS ET AUTRES

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29 août 2021

POUR RIRE ET A SONGER

POUR RIRE ET A SONGER

 

 

  1.  

    Où ai-je entendu qu'un morceau de Jimi
    Hendrix causait des envahisseurs venus
    D'l'espace pis qu'c'étaient des poules
    Qu'elles devaient être bien féroces et
    Avec un bec à laser & des yeux à laser
    Venues des haorreurs intersidérales oh
    J'ai écrit haorreurs c'est haorrible &
    Venues des haorreurs intersidérales en
    Des aéronefs en forme d’œuf d'aéronœuf
    Pis qu'ils atterrissent sur l'plancher
    Des vaches avec un son strident de Kot
    Kot Kodec et s'ouvrent pis qu'elles en
    Sortent les poules avec des airs furax
    De politiques outragés bah j'n'y crois
    Pas trop Cor un truc entendu vite fait
    Dans une émission qu'tout déformé dans
    Ma caboche à r'muer le bizarre c'était
    Rentré j'ai entendu itou une phrase où
    L'narrant conte qu'les yeux des poules
    Les aime pas tant que ça donnerait aux
    Poules un regard féroce & peut-être il
    A entendu la même émission & pis qu'il
    A été traumatisé par les stridences au
    Jimi ça peut choquer les stridences au
    Jimi un tiot sensible les stridences à
    Jimi pis qu'on s'en souvient longtemps
    Longtemps longtemps je me souviens des
    Oiseaux perdus dans des arbres perdus.

     

  2.  

    29 août de cette très bâtarde année 2021
    Entendu parler ce matin sur France Inter
    D'une femme policière afghane qui dit-on
    A l'aéroport de Kaboul tentant d'la fuir
    La théocratie talibane disant que sa vie
    Etait en danger qu'ils la tueraient sans
    Nul doute les talibans tentant d'la fuir
    La revenance atroce et comme elle trouva
    Nulle aide se la flanqua dans la tête la
    Balle avec son arme de service On dit ça
    On dit ça on dit tant de choses qu'c'est
    Peut-être une histoire inventée pour les
    Sensibiliser les occidentaux à l'horreur
    Qui vient mais ça a l'air vrai & ça nous
    Etonne pas tellement vu qu'on attend pas
    Grand-chose de bon des talibans vraiment
    Pas grand-chose et on se demande comment
    I zont fait les Américains qu'encore une
    Fois ils ont plongé tant de gens dans un
    Infernal entonnoir après leur avoir fait
    Croire vingt ans durant à un avenir plus
    Heureux puis Trump et Biden pour chaipas
    Quelle realpolitik ont décidé de laisser
    Tout en plan en chantier & d'les laisser
    Les Afghans désespérer du bon dieu & pis
    S'faire mettre en coupe réglée par on ne
    Sait vraiment pas qui & qu'ont pas l'air
    Très chauds pour en faire une démocratie
    De l'Afghanistan ni de les laisser aller
    A l'école les petites Afghanes loin loin
    Si loin de nous loin si proches pourtant

Patrice Houzeau
Malo, le 29 août 2021.

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29 août 2021

PUNAISE ET SALSIFIS DEJA MINUIT FAUT QUE J'DORS

PUNAISE ET SALSIFIS DEJA MINUIT FAUT QUE J'DORS

 

1. 

« leur propre consentement, se sont soumis au
gouvernement » écrit Locke j'en cite que huit
mots parce que ça m'ennuie d'en citer une qui
serait trop longue que Leur tête je veux leur
tête fit Zut Carmagnole avec des yeux de sang
Bien propre qu'elle a l'air la nuit quand les
rideaux je les ai tirés qu'il disparaît votre
beau monde là Le consentement des héliotropes
à passer pour des cire-pompes en s'soumettant
aux plus ministérielles sottises faut dire le
poste qu'ils occupent celui qu'ils convoitent
vaut bien hein quelques lécheries pis ont une
femme des enfants un standing une baraque pis
la voiture les vacances les amis la culture &
avez-vous vu le dernier film de Jean Gonflant
sur la révolte intime d'un boucher végétarien
amoureux d'une non-mangeuse de porc mais dont
le penchant pour la décapitation contrarie le
projet qu'il eut Robert qu'en outre il est le
fils au curé honteux d'la paroisse de Sainte-
Saucisse la bien nommée & de José(e) Venduraz
sa bonne transgenre que c'est miracle reconnu
par le grand évêché intersectionnel qu'est-ce
que je peux écrire comme conneries alors mais
que voulez-vous moi ça m'gondole alors hein &
sont-ils beaux nos diplômés nos investis même
que ça m'met en verve joyeuse Soumis & pleins
de la belle résilience pédagogique à Blanquer
C'est un ministre de l'éducation nationale si
réformateur que Bah pas envie d'en parler Zut
Comme dit Zut qui au jeu du bilboquet-à-têtes
Zut est si forte si tranchante que bientôt de
gouvernement on va en changer souvent souvent

2.
Zut ne vote qu'avec des œufs pourris et des tomates bien mûres.

3.
« La chambre est blonde et profonde et la cime
d'olivier pâle » écrit Pierre Jean Jouve encor
un que j'aime pas trop lire même que je le lis
pas qu'est-ce que c'est pompeux mes aïeux même
que je me dis qu'en fin de compte les poètes i
sont bien casse-pieds mais faut dire qu'j'aime
de moins en moins de choses ça doit être lié à
ma vocation au fantômat Qu'la « chambre » dont
i cause l'aut'aligneux de sottises syllabiques
soit « blonde et profonde » ça fait penser aux
cheveux blonds d'mômes du genre qu'on voit sur
les vieilles photos des documentaires sur Arte
que Zut regarde pour s'instruire donc voici le
jeune Paul Poelafrire à l'âge de huit ans avec
la bonne et ses cheveux de fille vu qu'alors à
cette époque en ces temps que nous n'avons pas
connus et dont je me fiche comme d'la dernière
circulaire à Blanquer (c'est un ministre de la
grande fabrique à chômeurs éducative pis qu'on
dit apprenante maintenant ce qui entre nous ne
veut pas dire grand chose)donc l'avait cheveux
de fille (pendant que j'écris mes biles là y a
une vieillerie à Pink Floyd sur Youtube une de
ces versions hallucinées d'« Careful with that
axe, Eugene » quels farceurs ces Pink Floyd Me
rappelle la bande-son de Suspiria savez l'film
avec des adolescentes et une sorcière dans une
école de danse et des décors comme on voit que
dans les rêves mais la version pas piquée d'la
moustache hallucinogène à Staline peint par un
disciple d'Andy Warhol l'homme de la braguette
elle date d'avril 1970 l'année où sortirent le
fameux album à la vache les Pink Floyd & qu'le
Suspiria à Dario Argento date de 1977 que bien
peu de choses allez qu'on est que la « chambre
blonde et profonde » si ça a quelque rapport à
l'enfance peut-être aussi au féminin pis aussi
à l'été ou alors à la bière au gruyère & aussi
aux épis pis aussi aux grandes endives & aussi
aux grandes sauterelles décolorées qui passent
à la télé même qu'on ne les écoute même pas on
les reluque juste en finissant sa part de flan
punaise & salsifis déjà minuit faut que j'dors

Patrice Houzeau
Malo, le 29 août 2021.

 

 

 

 

28 août 2021

ET N'AI PAS D'AUTRE FANTÔME

ET N'AI PAS D'AUTRE FANTÔME

 

« Lean out your window, golden hair,
I heard you singing in the midnight air »
(James Joyce)

 

  1. Défois quand j'me dis n'est-ce pas que j'vas pas mourir hein n'est-ce pas, j'entends quelque grande esclaffe dans mon dos... Mon fantôme est un être vexant.

  2. Comme j'avais un goût de poisson dans la bouche, je me demandai si j'allais rendre un mort.

  3. Comme le temps n’existe pas, je ne vois pas ce qui pourrait empêcher mon fantôme de me précéder, et même de coexister avec mon si relatif être.

  4. Des marins qui chantaient. Que chantaient-ils ? Peut-être (allez savoir) qu'ils faisaient chœur de leurs amours perdues et de la mer qui s'en fout, de ces marins qui chantaient avec leurs yeux globuleux et leurs grandes pinces crustacées.

  5. Quand reviendra l'automne, serez-vous encore avec moi ? dit-il à sa visiteuse de l'été, laquelle avait quelque tendance à s'évaporer, un peu de chair parfois s'échappant des côtes, lorsqu'un peu de vent s'insinuait.

  6. Quand reviendra l'automne et sa face de feuilles mouillées, serai-je encore assez de ce monde pour contempler les groupes d'élèves partis en joyeuse bande assassiner leur professeur cependant que feuilles bruissent d'un latin qu'on n'entend plus.

  7. Comme il lui pissot dessus la tête, on vit que l'insolent estot perché.

  8. « Je te désire encore ô paradis perdu »
    (Apollinaire)

    Je joue à saute-mots, les faisant sauter dans d'la phrase maigre folle.
    Te voilà, ô clown, ô spectre, ô mézigue Qui
    Désire te rencontrer, sinon aussi pitre et éparpillé des osses ?
    Encore une fois, ne balancez pas vos cadavres par la fenêtre.
    O clOwn, ô fantOme, tu fais une bOuche en O
    Paradis, paradis, est-ce que j'ai une gueule de paradis ?
    Perdu qu'j'ai mon pari, perdu, suis mort et n'ai pas d'autre fantôme.

  9. « Tes montagnes à peine et qui n'ont pas de nom »
    (Pierre Jean Jouve)

    Tes mots, j'en fais des osselets, des mini-squelettes sautillants entre les
    Montagnes de purée jaune parce qu'il y a des œufs dedans.
    A table je rêvasse pendant que la télé agite ses mondes stupides A
    Peine me suis-je servi que je rêve que ces saucisses sont aéronefs
    Et que vous allez fondre ô souples aérosaucisses sur ce monde
    Qui ne vaut pas le souci de lui trouver un nom.
    N'ont plus qu'leurs chapeauzes melonzes les zhommes zombres d'ombreuse.
    Pas de piano pour la grenouille, je vais donc souffler dedans.
    De peur d’exister, il se contenta d'être et se fit de plus en plus rare. Le
    Nom qu'on donne aux choses détermine-t-elle leur existence ?

  10. La nuit, j'ai assez peur tout de même qu'ils finissent par m'apparaître, les vivants.

  11. N'ayant pas d'autre fantôme sous la main, je suis bien obligé de faire avec moi-même.

  12. J'écoute la voix de Syd Barrett hanter le « Golden Hair » de Joyce, entre les frémissements de la cymbale et le bruissement des saules perdus.

  13. Les grands prédateurs ne sont pas racistes. Ils mettent en esclavage - égorgent aussi - toutes et tous, sans distinction d'âge ni de couleur. Les grands prédateurs ne craignent que les grands prédateurs de la civilisation concurrente.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 28 août 2021.

     

     

     

27 août 2021

LA TARENTELLE C'EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

LA TARENTELLE C'EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

 

  1. Paraît que partout on manque de main d’œuvre : est-ce que le puissant Blanquer va enfin se rendre compte de la nécessité des Lycées Professionnels, qui devraient être le fer de lance de l’Éducation Nationale au lieu d'en être la cinquième roue d'un carrosse conduit par un cocher aveugle ?

  2. « Pas-de-Calais : un garçon de 12 ans mis en examen pour viol et agression sexuelle sur d'autres mineurs » (titre du Parisien sur Internet ce vendredi 27 août 2021). Malaise dans la civilisation.

  3. L'Etat parfois, c'est une tarentule et c'est une drôle de tarentelle que dans les rues, chaque samedi, font retentir les Français.

  4. Défois j'me chatouille la fanfare caboche : l'en sort des bouts d'la Marseillaise, ou des « Partisans blancs », des vers de Gainsbourg, des pinkfloyderies insensées, comptines pour des temps pourris.

  5. Le grand argument de la Macronie sera de nous faire croire que Macron est le seul président possible, alors qu'il ne vaut pas mieux que les autres.

  6. Faut que j'dorme dis-je à mon chat qui ferma les yeux aussitôt.

  7. J'avions pris mon cheval
    Pour aller au bal
    Mais mon cheval tant de temps prit
    Que lorsque j'arrivai
    Le bal était tout moisi
    Et c'étaient quasi squelettes qui dansaient
    Au son perdu des flageolets.

  8. Quand j'en aurai marre de traîner dans le présent ma carcasse chevelue, je pousserai des cris à la semblance des longs cris aigus lugubres des femmes mordues par la tarentule (A-Ï, A-Ï, A-Î) et je rejoindrai la grande maison blanche de mes ancêtres furieux.

  9. Comme je me récitai « La Balade des pendus » (« Frères humains qui après nous vivez... »), quelques branchés m'apparurent et vomirent devant moi leurs tripes mortes et leur vif mépris.

  10. Certes, le monde marche sur la tête, mais si on le décapite, il ne marchera plus du tout.

  11. Défois mes corbeaux aboient, et j'ai l'éléphant effervescent pis (de vache sur une pochette célèbre) j'ai itou le goret voltigeur... ça, me dit Zut dans son grand manteau d'Ummagumma, c'est quand tu as écouté trop de Pink Floyd.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 27 août 2021.

27 août 2021

VACCINEZ-VOUS POUR VOUS PROTEGER DES AUTRES

VACCINEZ-VOUS POUR VOUS PROTEGER DES AUTRES

 

  1. Mépriser la culture populaire est une erreur. Outre qu'être artiste de variétés est un vrai métier, sans les vérités dites parfois façon brut de décoffrage, sans Eddy Mitchell, Sardou, Brel, Barbara, Brassens, Gainsbourg et tant d'autres, l'esprit français ne serait pas ce qu'il est.
    Et s'il fallait compter sur les grands héliotropes subventionnés pour rappeler ce qu'il en est du bon sens, nous ne serions jamais que des moutons à diplômes... le rêve du libéralisme façon Macron/Blanquer.

  2. J'écoute « Alligator 427 » de Hubert-Félix Thiéfaine et je me dis qu'elle est bien prophétique, s'te ritournelle battante. En serons-nous d'ici quelques années à défiler dans les rues de nos villes omni-surveillées par The Google Eye en criant « Vive la Mort » ?

  3. Vaccinez-vous pour vous protéger des autres.

  4. D'un point de vue assez chouan, le libéralisme mondialiste globalisant actuel est une extension, ou un dévoiement, de la Révolution Française : il s'agit d'abattre le peu qu'il nous reste de nos Seigneuries personnelles au profit d'un grand troupeau géré par les transnationales.

  5. La pandémie de covid aura au moins permis à bien des gens de se rendre compte à quel point en France, l'Etat est tout puissant et nos libertés fragiles.

  6. 13 soldats américains tués à Kaboul le jeudi 27 août 2021. ils ont des satellites, des drones, un réseau de renseignement omniprésent, et les Etats-Unis se font encore avoir : Mister Biden, y aurait pas comme un problème ?

  7. « Quand je parle au dedans une autre voix résonne »
    (Claude Roy, « Mille morts »)

    Quand je parle au dedans
    Y a personne qui m'répond
    Au fond d'ma rate, d'mes ventricules m'répond
    Personne Dans les rues y a du vent.

  8. « On écoute au profond du monde intérieur »
    (Pierre Jean Jouve)

    On écoute au profond du monde intérieur
    Quoi donc ? Les tréfonds qui s'agitent
    Qu'on a trop mangé d'cassoulet qu'on a le cœur
    Qui s’écœure de trop de vin dans la tripe.

  9. Non, je ne regrette rien, ni mes crachats retombés, ni mes temps perdus. Non, je ne regrette rien, ni l'amour des fantômes, ni le creux de mes songes. Non, je ne regrette rien, ni d'être né mécontent, ni Zut ni le drapeau noir sur la marmite vide.

  10. Savez quoi qu'il y a sous l'écume des jours ? Eh bin y a des poissons morts.

  11. C'est impressionnant comme lorsque je pense à Blanquer, j'ai envie de manger des endives au jambon sauce béchamel.

  12. M'est avis que la réforme Blanquer est basée sur le sludge (aussi appelé en médecine « boue biliaire »), c'est-à-dire le contraire du nudge : s'agirait pour Blanquer de décourager insidieusement les mômes de faire des études supérieures pour les orienter vers l'apprentissage.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 27 août 2021

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27 août 2021

ÇA AUSSI C'EST DE LA CULTURE MONSIEUR HOLLANDE

ÇA AUSSI C'EST DE LA CULTURE MONSIEUR HOLLANDE

 

  1. François Hollande (président honnête) ayant attiré l'attention sur le grand Eddy Mitchell, rappelons que dans des chansons comme « Société Anonyme », « A Crédit et en Stéréo », « Il ne rentre pas ce soir », Monsieur Eddy a dit quelques vérités sur l'aliénation à nous autres.

  2. J'pige pas le mépris de François Hollande pour la culture populaire : Eddy Mitchell, ce n'est pas de la culture populaire, c'est de la culture tout court. Et certaines ritournelles à Monsieur Eddy valent bien les élucubrations sonores de compositeurs sérieux et subventionnés.

  3. Comme je pensais, après les morts de Kaboul du 26 août 2021, que les Talibans étaient mal barrés avec les nazis de daech (je vois pas d'autre mot pour désigner cette racaille), une côte de porc me fit les yeux doux dans une vitrine. Je l'achetai illico pour la dévorer presto.

  4. Paraît que daech est en lutte contre les talibans parce que les égorgeurs au nom de dieu reprochent aux talibans d'être trop conciliants... C'est vous dire combien le futur de bien des Afghans risque d'être sanglant. Réagis, Occident !

  5. « Picolin' The Blues » est une chanson fantôme dont je suis le seul et unique auteur, compositeur, interprète. Elle est toute dans ma tête et pleine de merveilles. Hélas, comme dit Miss Tick, je n'ai pas le talent nécessaire pour la transcrire.

  6. Défois quand je dors, je rêve que je ne suis pas mort.

  7. Je suis bien content qu'il y ait eu une saison deux de Astrid et Raphaelle. Je suis épaté par le talent des scénaristes (ça aussi c'est de la culture, mon cher Monsieur Hollande) : beaucoup de précision quant au juridique, au scientifique, et même sur les sciences parallèles. Chapeau.

  8. J'aime les saucisses
    Avec des frites j'aime les saucisses
    Je n'aime pas Macron non non non non
    Je préfère les cornichons
    Je n'aime pas non non je n'aime pas Blanquer
    Je préfère les pommes de terre

  9. Si je devais voter en fonction de mes intérêts, je voterais Kronenbourg et Seita car Macron il a quand même bien fait monter le prix des fumigènes, et pour la sincérité et l'honnêteté, Raphaël Glucksmann.

  10. Paraît que Macron use beaucoup du Nudge (« incitation douce » et autres trissotineries comportementales), avec les résultats que l'on sait : quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, les Français sont dans la rue chaque samedi, avec la régularité d'une machine à baffes.

    Patrice Houzeau
    Malo, le 27 août 2021

26 août 2021

PASSANT DEVANT LES BOUCHERIES

PASSANT DEVANT LES BOUCHERIES

  1. Il y a entre elles et moi beaucoup de distance et bien des jours se sont émiettés... Maintenant elles passent en moi comme des ombres, des regrets... Et c'est avec d'autres quasi squelettes qu'elles causent maintenant du temps qui et se lancent des te rappelles-tu.

  2. Je m'imaginais des cavaliers traversant le vent du nord et le feu amer qui couvait dans leurs âmes ils traversèrent champs et cités et roulèrent dans le panier, retrouvèrent d'autres pommes.

  3. « Et silence, vertige entre image et silence »
    (Georges-Emmanuel Clancier)

    Et silence – donc, je pense passke le silence ça fait penser mais le vertige (quoi donc qu'on pige moi que couic)...entre image (petit, j'aimais beaucoup les images) et silence – quoi qu'on en pense, c'est joli des jeunes filles qui dansent.

  4. « L'air pose sur mes yeux le même tissu de secrets. »
    (Georges-Emmanuel Clancier)

    Défois quand il sait pas quoi faire, « l'air pose sur [les] yeux le même tissu de secrets » que je savai pas quon pouvé faire du tissu avec des secrets quand il sont lour les secrets alor les tissus son lourds ossi meme que quand cé très lour on peut s'en fere l'armure des secrets.

  5. « Le capitaine anglais dont le vaisseau coule tire une dernière pipe d'opium »
    (Apollinaire)

    Moi je ne serai james capitaine que j'aurai james de vaisseau qui coule eh ça c'est tant mieus car tirer sur une pipe d'opium ne me dit rien je prefere les frites et j'aime pas trop les gens alors cé tant mieus moi je dis Apres quand il a plu j'regarde le ciel dans la flache.

  6. Sur Internet, je lis que « Quelqu'un » aurait dit à Gaël Tchakaloff (chaipas qui c'est) que Macron était pas si cultivé qu'on dit et « Plus Patrick Bruel et Eddy Mitchell que le Panthéon » que moi je trouve pas que Macron ressemble ni à Bruel ni à Mitchell ni au Panthéon.
    J'ajoute que si c'est vraiment Hollande lui-même qui a dit, je ne me souviens que Mister Naïf ait jamais passé pour quelqu'un de cultivé lui-même.

  7. Quand je passe devant les boucheries, les pièces de viande me tirent la langue. On dirait qu'elles ont des yeux pour le dire.

  8. En fouillant dans mes placards, j'ai trouvé un petit sachet de Macron. Je me suis dit, Ah i date de 2017 ; i doit être périmé.

  9. On connaît maintenant le vrai nom de Big Brother. Paraît que Google voudrait que nos vies soient « augmentées » (sic) grâce à un tas de saloperies électroniques pour lesquelles des tas de gens vont tôt ou tard crever en Afghanistan.

  10. Pour notre dernier coin-coin des vacances, nous reçûmes un politique fier comme s'il avait pondu un empire. Il avait un côté vieille poule, bien trop coriace pour la marmite. Une voiture l'attendait. Quelqu'un dévora son chauffeur.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 août 2021.

24 août 2021

REPRENANT MES ESPRITS MOQUEURS

REPRENANT MES ESPRITS MOQUEURS

1.
Paraît qu'on nous annonce un Covid22 bien salopiot... J'croyais avoir entendu des experts de l’expertise nous dire que le virus serait de moins en moins n'est-ce pas votre avis professeur Truczoutre ? vous avez la parole, vous êtes sur BFM et Macron est un génie.

2.
« Mrs Leadburn calma son époux en remarquant d’une voix coupante »
(Exbrayat, « Notre Imogène »)

Défois les remarques, sont faites d’une voix coupante qu’on est obligé d’aller se racater des oreilles chez le marchand d’oreilles, même qu’il est sourd comme un pot et qu’il faut lui souffler dans les écoutilles, sinon capte que couic. Chut… BlanquerEcoute.

3.
« Plus morte que vive, Janet, collée contre le mur du vestibule menant au living-room de ses parents, essayait de deviner de quelle façon les choses se déroulaient de l’autre côté de la porte. »
(Exbrayat, « Notre Imogène »)

Défois pendant qu’on tente désespérément de comprendre s’qui s’trame d’l’autre côté de la porte où les grands sachants décident de nos peaux, Zut soudain en a marre, elle prend sa tête de kestatoi, sort son drapeau noir, ouvre la porte d’un coup d’tatane et ça fait des revenants.

4.
Je peux pas m’empêcher de déconner avec les mots. Le Grand Sérieux, il va finir par s’énerver grave et me balancer les œuvres complètes de Le Clézio sur ma tête à sottises que j’vas pas m’en relever du dérisoire.

5.
« Si j’avais su, j’aurais pas revenu » dit le spectre à Toto voyant que son apparition soudaine, bien loin d’effrayer comme une heure de BFM TV, faisait aussi rire qu’un argumentaire de Blanquer.

6.
L’autre jour, lors de la séance de spiritisme chez la cousine à Zut, j’crois pas qu’c’était l’esprit de Victor Hugo, car c’est pas le genre qu’on lui demande si la bouche d’ombre a quelque chose à nous révéler, que soudain y a dans la pièce comme une odeur de cassoulet fermenté.

7.
Comment ça, vous n’avez pas répété parce que votre piano est hanté par le spectre de la grenouille virtuose… Vous me prenez pour un Pink Floyd, ou quoi ?

8.
Défois, j’me prends au sérieux, je friserais même l’humanisme, si, si… mais suffit que j’écoute le saint père Macron nous faire la morale, et je reprends tous mes esprits moqueurs et leurs doigts d’honneur.

9.
Hier soir, bloqué du dos, je disais à Zut ; terminé les bêtises : demain, j’arrête café, tabac, binouze… Jus de fruit et sainte résilience Que font donc cette bouteille de Jenlain (la bière des lycéens des années 80) et ce paquet de Camel sur la table ?

10.
Si j’avais eu une fille, je l’aurais appelée Insolence, mais comme j’ai qu’un miroir, j’ai que ma gueule, comme tout le monde.

Patrice Houzeau
Malo, le 24 août 2021.

24 août 2021

QUAND JE MANGE DES PÂTES AU GRUYERE JE PENSE A BLANQUER

QUAND JE MANGE DES PÂTES AU GRUYERE JE PENSE A BLANQUER

1.
« Mon corps qui suit son cours, son chemin de fourmi »
(Claude Roy, « J'ai peur la nuit »)

Je pense parfois aux fourmis... Je n'y connais rien aux fourmis... d'ailleurs les fourmis ne m'intéressent pas... simplement défois j'ai un mouvant encombrant dans la caboche, alors je pense aux fourmis... Elles viennent et nettoient.

2.
J'écoute la radio et, vu que j'vieillis et que mon caractère vire assez résolument vieux con, mais c'est mon caractère, pas le vôtre donc du coup allez vous faire lanlère, je me dis toutes les dix minutes qu'ils sont bien prétentieux et casse-ballons, tous ces gens dont je me fiche absolument.

3.
« Dans quelle région où l'arbre aussi prend peur »
(Pierre Jean Jouve)

Pas bien ça de faire peur aux arbres... Et puis c'est dangereux... La frousse soudain trop grande, une crise cardiaque, il s'écroule, vous v'là tout écrasé... défois faut se souvenir du « Careful with that Axe, Eugene » au bon vieux Pink Floyd.

4.
Quand je mange des pâtes, je mange des pâtes. Aucune meuglante des prés ne vient se plaindre, aucun groïck-groïck ne revendique... j'y mets du fromage râpé, et du beurre... quand je mange des pâtes, défois je pense à Blanquer, c'est un génie, me disent mes pâtes au gruyère.

On me signale que l'on risque de manquer de blé dur (les pâtes vont être plus rares, plus chères). J'l'avions bien dit qu'il fallot faire des provisions et les met' dans l'cellier... Si j'étais Macron, je réfléchirais, parce qu'en 1789, aussi y eut comme un problème avec le blé...

5.
Et dire que pendant que je mange mes pâtes en écoutant « A Saucerful Of Secrets », Biden merdouille, Le Drian bafouille, Véran gazouille, Macron touille touille et ratatouille, Blanquer joue les andouilles et Ubu cornegidouille...

6.
Depuis que j'ai surpris ma concierge faisant tourner des tables dans l'escalier, je prends l'ascenseur.

7.
« Les arbres courent fort les arbres courent courent
Et l'horizon vient à la rencontre du train »
(Apollinaire)

Défois l'horizon i s'emmêle toutes ses lignes dans le réel... ça fait filet qu'les trains i s'y catastrophent le ferroviaire... les vaches en font de longs blues que longuement elles meuglent quand tombe le soir sur les colchiques.

8.
Je me suis soudain décidé à arrêter la moraline radiophonique pour écouter un album sur You Tube qui s'intitule « Nick Mason's Saucerful Of Secrets, Live At The Roundhouse ». J'ai bien fait. D'ailleurs, le cochon volant à ma fenêtre en est tout regonflé, dis.

9.
Lorsque j'étais au lycée, les équations me tiraient la langue. Je n'ai jamais osé parler de cette affaire de tableau hanté : on m'aurait pris pour un littéraire.

10.
Depuis que le monde n'est plus à reconstruire, il se décompose lentement. C'est bien simple, on dirait un cadavre. Des gens d'une autre espèce que la nôtre (celle des hyper-riches) lorgnent d'ailleurs vers les étoiles.

Patrice Houzeau
Malo, le 24 août 2021.

24 août 2021

L'HUMAIN QUELLE GRANDE GUEULE QUAND MÊME

L'HUMAIN QUELLE GRANDE GUEULE QUAND MÊME

 

  1. Autant d'âmes perdues chaque jour, autant de feuilles chues... l'humanité est un automne.

  2. « et nous ne disons ce que nous ne connaissons pas. »
    (Pierre Jean Jouve)

    L'humain, quelle grande gueule, quand même...

  3. Je plains les peuples qui n'ont que leur dieu comme espoir. Tant qu'ils n'auront pas je ne touche pas au dieu autre il pourrait me mordre et ne se seront pas débarrassé de je ne touche pas au bourreau autre ma tête est déjà ailleurs ils sont voués au malheur et au désespoir.

  4. Vous verrez qu'à force d'être contrôlés tout le temps, les gens vont finir pas montrer leurs fesses aux caméras de surveillance.

  5. Le monde qui vient est tellement humain, si humain que je me réjouis de n'avoir plus si longtemps à le supporter.

  6. Je pense qu'avec les Beatles, les Stones, les Who et Pink Floyd, The Sparks sont un des plus grands groupes de pop rock de ce monde, en tout cas de celui qui a des oreilles.

  7. J'espère que la France va se montrer ferme avec le régime à barbe des Talibans. Je n'aimerais pas que, par abus de « en même temps », il soit obligé de porter la burqa et de se laisser appeler Jeanne-Yvette quand il ira négocier avec les islamistes afghans, le Le Drian.

  8. Les Talibans sont des guerriers. Il n'y a que deux moyens de négocier avec eux : les armes ou la corruption. Sinon, l'occident va passer pour un club de jeannettes. #3WorldWar

  9. Je ne sais pas où en sont Saleh et Massoud, mais si l'OTAN les laisse tomber et que les Talibans les capturent , je repenserai fatalement à la quatrième strophe du chant « Les Partisans blancs » :

    « Votre gloire est immortelle,
    Volontaires et officiers blancs,
    Et votre agonie cruelle
    La honte de l'Occident. »

  10. Je devrai bientôt y renoncer... Le culte du café, du tabac, de la bière... Sommes pas rationnels, nous autres... de vieilles chansons nous possèdent... dans d'autres lieux nos cris que nous n'entendons pas.

  11. « … âme, tu n'es que panse
    vide toujours ventouse avide de sang frais tripe
    anxieuse de nourriture »
    (Jean-paul de Dadelsen)

    Mon âme flotte... je la reconnais bien, on dirait qu'elle va pondre des beignets... il faut fermer la fenêtre... sinon, mon âme va se sauver, et une mouette s'en saisira...

  12. « Ne méprisez jamais les dons que font les morts »
    (Claude Roy)

    Les morts passent entre les plantes... défois il y a des glissements de terrain... y en a qui remontent à la surface.... des os émergent dans l'air.

Patrice Houzeau
Malo, le 24 août 2021


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