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BREFS ET AUTRES

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23 février 2021

VARIANCES ET MAUVAISE HUMEUR

VARIANCES ET MAUVAISE HUMEUR

Face au variant anglais galopant, Patrice Vergriete, le maire de Dunkerque avait pourtant alerté le gouvernement et appelé à des mesures. Qu'a fait le gouvernement ? Rien.

A Dunkerque, on en est aujourd'hui, 23 février 2021, à 900 cas de Covid pour 100 000 habitants. C'est plus qu'à Nice maintenant confiné le week-end. Le gouvernement voudrait-il faire de Dunkerque une ville-cobaye d'une très hypothétique immunité collective ?

Qu'en pense Blanquer, l'homme qui a toujours raison tant il ment, de l'explosion des cas de variant anglais dans le dunkerquois ? Lui aussi avait été prévenu. Qu'a-t-il fait ? Rien. Ah si, Monsieur réforme, et très sottement.

Quand Blanquer démissionnera-t-il ? Bah, une fois consommés le rôle des établissements scolaires dans la circulation du variant anglais, la débâcle annoncée du bac2021, les abus de parcoursup2021, la déroute de LREM aux régionales2021, la lassitude de Macron.

Blanquer, quand il a pris le commandement d'un navire que les précédents gouvernements (de gauche comme de droite et sous l'influence du pédagogisme) avaient déjà sabordé, a colmaté un peu puis jeté le navire avarié en avant toute vers on n'sait où. Du coup, ça glougloute...

Patrice Houzeau
Malo, le 23 février 2021.

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22 février 2021

DEFOIS QU'IL Y AURAIT DES ISLAMO-GAUCHISTES

DEFOIS QU'IL Y AURAIT DES ISLAMO-GAUCHISTES

 

La pandémie nous rappelle que les civilisations

Sont mortelles comme l'ont dit Bernanos et Paul

Valéry paraît-il et les démocraties fragiles et

Puis nos libertés individuelles fragiles pareil

Qu'on pourrait bien basculer peu à peu dans une

Surveillance généralisée de tous par tous et la

Supervision de l'Etat Du coup il y a tension du

Genre qu'on a quand même remarqué l'embarras de

La ministre des universités Frédérique Vidal Au

Lieu d's'occuper d'la misère en milieu étudiant

Elle a crié haro sur l'islamo-gauchisme se fait

Donc un peu appeler à la démission Vidal ce qui

Ne nous empêche pas d'penser que vu que l'islam

Devient influent en France on se dit que s'il y

A tant de musulmans logique qu'ils veuillent se

Faire entendre & si on les discrimine c'est une

Affaire de droit donc c'est pas de la politique

Le problème c'est qu'il est assez clair qu'y en

A pour faire de l'islam un enjeu politique même

Qu'en général on les appelle islamistes & qu'on

Les soupçonne d'être plus ou moins complaisants

Avec le djihad sous la forme d'un terrorisme de

Type daesh & qu'ils auraient dans l'idée de les

Imposer à la France leurs idées que beaucoup de

Français refusent et considèrent toujours qu'le

Blasphème fait partie de nos possibilités de la

Critiquer l'emprise du religieux sur l'esprit &

Nos libertés individuelles et que Charlie Hebdo

A raison d'user du droit de se moquer d'un dieu

Qui n'existe pas & qui n'peut se confondre avec

Le droit de se moquer de la Shoah puisque Shoah

Signifie 6 millions de personnes assassinées au

Seul motif qu'elles étaient juives et critiquer

L'islam n'est donc pas de la même nature que de

Mettre en doute la shoah ou d's'en moquer comme

L'a fait Dieudonné lequel est ou fut (je n'sais

Pas n'm'occupant guère des opinions à Dieudonné

Y a des choses + intéressantes) est ou fut donc

+ ou - proche de l'extrême-droite révisionniste

Ce qui donne à penser qu'on sent bien qu'il y a

D'la volonté politique des islamistes à exister

Pour prendre les rênes de ce qu'ils considèrent

Comme une communauté celle des musulmans & donc

On se méfie de tout les rayons halal le port du

Voile le burkini les migrants les imams le fait

Qu'il y en a qui refusent de serrer la main aux

Femmes l'enseignement de l'arabe l'université &

L'intersectionnalité même que l'on a un mot qui

Désigne les trop bienveillants avec le discours

Islamiste ou communautariste pis qui justifient

Par un discours politique + ou – gauchisant ces

Revendications c'est islamo-gauchistes ainsi la

Foule qui cause les nomme et on dit aussi qu'ça

N'existe pas l'islamo-gauchisme que j'crois que

Si que moi ce que je revendique c'est mon droit

A l'indifférence à s'qu'ils disent font veulent

Les gens because que c'est déjà assez compliqué

De mener sa propre barque alors si en plus faut

Se mêler d'la barque des autres car il faudrait

Pas croire qu'on est tous sur l'même bateau que

C'est faux il y en a zont des yachts & d'autres

Des voiliers d'autres des pétroliers & d'autres

Des destroyers pis que nous ceux que Macron pis

Blanquer méprisent ceux que Marine et Mélenchon

Manipulent pour assurer leurs fins de mois nous

On n'a jamais qu'une petite barque et qui prend

L'eau défois pour la traverser s'te grande mare

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 février 2021

 

22 février 2021

AVEUGLE ET EN DANSANT

AVEUGLE ET EN DANSANT

 

1.

« Les dieux narquois partout se meurent

Et s'émeuvent les enchanteurs,

Les fleurs se fanent, les fées pleurent. »

(Apollinaire, « Elégie du voyageur aux pieds blessés »)

 

Les bipèdes i portent des dieux

Narquois défois pis qui meurent

Passque tout finit par mourir &

Les humains & tous leurs dieux.

 

Je ne connais pas d'enchanteur qui

Pourrait la vaincre la mort car ça

Meurt aussi un enchanteur puis les

Légendes nos yeux ne peuvent + les

Déchiffrer pis qu'les rats les ont

Dévorées toutes nos bibliothèques.

 

Les jeunes filles dans la rue

Sous le dragon invisible dans

L'espace les jeunes filles de

La rue portent des masques et

Passent tandis qu'il passe de

Bouche en bouche l'invisible.

 

Les jeunes filles dans la rue

Le vent passe & ce sont leurs

Filles maintenant qui passent

 

Puis les jeunes filles comme le

Livre des légendes l'enchanteur

Tous les dieux de chaque bipède

Qui passe dans la rue qui passe

Les jeunes filles finissent par

Des squelettes aux placards des

Vieilles demeures dans l'espace

Et le temps ce cycle des fleurs

Des lunes & des sorts Quant aux

Fées elles tombent en pluie les

Fées en pluie sur les villes et

On n'y fait même plus attention

 

2.

« Regarde-moi c'est moi je ne suis pas un songe »

Dit La Muse d'un poème d'Apollinaire bin si Tu es

Un songe juste un vers dont tout le monde se fout

 

3.

« Lorsque vous partirez, je ne vous dirai rien »

(Apollinaire, in « Il y a »)

 

Défois l'Ogre aussi i dit ça lorsque vous

Partirez je ne vous dirai rien mais c'est

Passque la personne elle pourra plus dire

Voir ouïr because elle aura plus d'langue

Ni de bouche ni d'oreilles ni d'yeux elle

Sera plus rien qu'un tas d'os dans un sac

 

4.

« Ce dieu jaloux comme le sont les dieux uniques »

Dit fort justement Apollinaire qu'dans l'Olympe ça

S'frite défois pis en foudres qu'ça éclate mais vu

Que les dieux sont immortels ça fait des histoires

Qu'on appelle Mythologie mais rien à voir avec les

Grands massacres que les aveugles à deux pattes se

Font au nom d'un dieu qui n'existe pas plus que ça

 

5.

« Deux dames le long le long du fleuve

Elles se parlent par-dessus l'eau

Et sur le pont de leurs paroles

La foule passe et repasse en dansant »

(Apollinaire, « Le pont »)

 

« Deux dames » et pourquoi pas trois

Qu'ça ferait comme dans la chanson à

L'étang aux trois canards y viennent

Trois dames les ramassant comme itou

Les mains mortes en automne et encor

Quoi les paroles d'ces deux dames là

L'une c'est la vie l'autre la mort &

« par-dessus l'eau » elles se disent

Les choses qu'ça fait un pont Dessus

Passe la foule aveugle & en dansant.

 

& ces «  deux dames le long le

Long du fleuve » dont parle le

Narrateur Apollinaire seraient

-elles pas défois les mères de

Deux jeunes filles dans la rue

Le vent passe et ce sont leurs

Filles maintenant qui passent.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 février 2021

 

 

20 février 2021

EN ECOUTANT L'EPATANTE SINA

EN ECOUTANT L'EPATANTE SINA

 

1.

« Un jour le duc fut tellement battu par les

oiseaux à cause de son vilain chant & de son

laid plumage qu'il n'a depuis osé se montrer

que la nuit » dit la fable d'Esope & pensant

Duc je songe au politique abusant du pouvoir

Et qui plus jamais ne quitte l'ombre de peur

Que le peuple ne vienne le prendre & pendre.

 

2.

« Une Perdrix s'affligeait fort d'être battue

par des Coqs ; mais elle se consola, ayant vu

qu'ils se battaient eux-mêmes. » Je songe que

La fable d'Esope dit vrai à voir ce monde des

Puissants si âprement s'entr'égorger que l'on

Peut penser que bientôt les Coqs crèveront de

La démesure de leur puissance sous l’œil rond

Des dernières perdrix des dernières campagnes

 

3.

Blanquer gérant l'éducation nationale dans

Ses dossiers trouve quelque merveille mais

A la semblance du Coq gratteur de la fable

D'Esope découvrant un diamant & regrettant

Que ce ne fût point un grain d'orge et pis

N'étant point lapidaire (l'humain s'écoute

Volontiers parler) Beuh dit-il qu'en faire

S'qu'il faut à mon génie c'est une Réforme

 

4.

Défois la cymbale de la batterie à

Locomotive Breath du Jethro Tull à

La face à Gorgone qu'ça fait pensa

Qui siffle siffle & siffle sous la

Frappe épatamment virtuose à Sina.

 

5.

Les gens sont des talents qui meurent

Me dis-je parfois quand j'entends mes

Elèves parler parfois si juste que je

Me dis quel mauvais sort les condamne

A devenir mères au foyer pis hommes à

Tout faire cependant que tant de bien

Nés se comportent comme des sagouins.

 

6.

Il faut battre le rock quand il est chaud

Ainsi font batteurs & batteuses & même si

J'apprécie les hennissements que poussent

Les guitares ce sont éclairs & éclats des

Cymbales ce sont fontaines batteries & ce

Rythmique tonnerre qui me foudroie l'ouïe

 

7.

Le monde est plein d'bras

Qui sont pleins de choses

Qui montent et descendent

Portent et transportent &

Plein de jambes qu'il est

Le monde de jambes que ça

Court d'partout dans tous

Les sens de jambes que ça

Fuit partout et revient &

S'ferme & s'ouvre & plein

De corps qui naissent pis

De corps qui souffrent et

De corps qui partent vers

Où tout se désassemble il

A dit le poète & le monde

Est plein de choses qu'il

Faut faire que parfois je

Me dis les humains i sont

Les ouvriers des dieux et

I bossent & i bossent les

Humains pour le compte du

Dieu marchand de planètes

Le monde c'est du travail

Plein de bouches aussi le

Monde pleines de mots pis

De chansons & de discours

D'ordres de contre-ordres

De répliques & de slogans

De drames & de la comédie

De vérités & de mensonges

Serments promesses adieux

Plein de bouches le monde

Qui embrassent & traitent

D'tous les noms d'oiseaux

A peu près tout le monde.

 

8.

Je ne suis point tombé d'la dernière

Pluie je ne suis point tombé du baba

Du bambou de l'aboli bibelot du baba

Au rhum je dis cela n'sachant pas si

On peut tomber d'un baba au rhum que

Vous en conclurez que chuis d'là-bas

Où l'on invente des expressions très

Idiotes genre je ne suis point tombé

D'un saxophone d'une Saxonne ni d'un

klaxon ni du mellotron & ni du tronc

D'église et mieux vaut chien mouillé

Qu'être à sec & qu'on s'en met plein

Plein plein plein plein l'citrouille

J'aime bien répéter des mots ça fait

Batterie plein plein oh l'citrouille

Qu'ça tombe bien que j'suis en train

D'écouter Sina battre épatamment sur

L'épatant Blinded by the Light plein

Plein donc plein plein & encor plein

Plein plein plein plein l'citrouille

& l'citron d'l'ahurie formule qu'par

Tomber de la dernière pluie on finit

Cause qu'on a chopé un virus passant

Par là & nous v'là tout mourant mort

Enterré dans sa dernière page & dire

Qu'on sera même plus là pour la lire

 

Patrice Houzeau
Malo, le 20 février 2021

 

 

 

20 février 2021

PIS QU'ON AIME AUSSI

PIS QU'ON AIME AUSSI

 

Pis qu'on aime aussi ces prénoms païens & un

Peu « prétentieux » comme i dit le narrateur

Apollinaire dans Les dicts d'amour à Linda i

Paraît qu'Linda signifie jolie en espagnol &

Qu'en germanique lind c'est le serpent alors

Très païen s'prénom Linda tenant d'la sirène

De la vouivre la serpente Lorelei Lorelei et

Dans la nuit d'ma caboche flamboient soudain

Deux yeux verts si intenses si qu'i m'semble

 

« Votre nom très païen, un peu prétentieux,

Parce que c'est le vôtre en est délicieux ;

Il veut dire « jolie » en espagnol, et comme

Vous l'êtes, on dit vrai chaque fois qu'on vous nomme. »

(Apollinaire)

 

Que dans la nuit sifflent leurs chevelures &

Disant Linda qu'le poème mélancolise Linda &

Voilà l'arbre il bruisse doucement et vous Ô

Invisibles les entendez-vous siffler et dire

Ces chevelures qui disent aux brises d'Avril

Aux serments de Mars aux promesses de mai en

Juin languissant qu'on pressent que le temps

N'est + dans le temps passant autre le temps

Des images et des anciennes photographies on

Y voit des inconnus des oubliés des perdus à

Jamais devant une maison un ciel où grimpent

Des branches des branches des branches encor

Mon saule pleureur abattu déraciné oublié et

« tilleul lyrique » du poème & de la légende

 

« Ce nom devient mélancolique en allemand,

Aux brises de l'Avril, il bruisse doucement,

C'est le tilleul lyrique, un arbre de légende,

D'où, chaque nuit, des lutins fous sortent en bande. »

(Apollinaire)

 

« D'où, chaque nuit, des lutins fous sortent

En bande » et vont faire un de ces jazz dans

Les villages un d'ces bœufs à y faire danser

Tous les morts du jour des morts que tant le

Narrateur Apollinaire aima et même qu'il dit

 

« Enfin, ce rare nom qui dit votre beauté,

Ce fut aussi le nom d'une antique cité

Qui florissait jadis parmi les roses belles

Dans Rhodes, l'île où roucoulent les colombelles. »

(Apollinaire)

 

Qu'Linda « aussi le nom d'une antique cité »

Que c'est Linda Qu'en fait moi Lindos qu'sur

Wikichaitou j'trouve à Rhodes sous le soleil

Exactement à Rhodes dont je l'imagine native

Linda native d'il y a revenante aux syllabes

Secrètes et lucides Ô prophétesse Ô diseuse.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 20 février 2021.

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18 février 2021

LE SILENCE OU LE CHIEN

LE SILENCE OU LE CHIEN

 

1.

« Ceux de ta secte adorent-ils un signe obscène

Belphégor le soleil le silence ou le chien

Cette furtive ardeur des serpents qui s'entr'aiment »

(Apollinaire, « Le larron » {Le chœur])

 

2.

Alors le Chœur d'un poème d'Apollinaire Demanda

«Ceux de ta secte adorent-ils un signe obscène»

Qu'ils seraient adorateurs d'graffitis & j'vais

Pas vous faire un dessin n'avez + qu'à imaginer

 

3.

« Belphégor le soleil le silence ou le chien »

Qui donc adorez-vous demande le Chœur du poème

« Le larron » d'Apollinaire qu'le Belphégor un

Démon antique que c'est qu'Arthur Bernède dans

Un roman il le décrit comme un « grimaçant » &

« énigmatique » et qu'il « semblait contempler

en ricanant les humains qui l'entouraient » Et

Bernède dit d'Belphégor qu'c'est un « masque »

& du coup on pense au feuilleton avec Juliette

Gréco qu'c'était en noir & blanc pis épatant &

Tout mystérieux l'aut' là avec son masque & la

Tenture qui lui servot de vêtement pis semblot

Glisser dans les salles du Louvre & toutes les

Statues des autres dieux là Après le soleil le

Dieu unique de l'antique Egypte d'Akhénaton Ça

Représente assez la lucidité ça le soleil itou

Le silence c'est lucide le silence que souvent

On ferait mieux de s'taire que c'est difficile

Passqu'on est humain qu'on a une langue et que

Le monde est dans la langue Pour ce qui est du

Chien évidemment on pense à Diogène de l'Ecole

De lui-même la grinçante Cynique qu'est encore

Aujourd'hui mal aimée que tant de bons apôtres

Et de serpents s'insinuant veulent la tuer pis

Même que défois il y a des gens de cette façon

De penser qui en meurent assassinés comme on a

Vu en 2015 lorsque des serpents à peau d'homme

Se sont attaqués à Charlie & tué tant de gens.

 

4.

Et « Cette furtive ardeur des serpents qui

s'entr'aiment » d'un vers d'Apollinaire Je

Lis s'entr'aiment et pense s'entrelacent à

La façon d'un bijou une broche ou l'infini

La boucle d'oreille le poisson de la porte

 

5.

« Et seuls dorénavant viendront au jardin

triste Les papillons de nuit » & songeant

Ces vers d'Apollinaire me viennent hanter

La caboche à cinoche sous l'jardin & bien

Profonds enfouis la rouille d'une épée et

Le crâne décollé d'un capitaine décapité.

 

6.

Défois fait froid défois fait chaud

Me dit Zut qui n'existe pas et sous

Ces variants climats nous promenons

Palpitants pensées songes pis peaux

Défois fait froid défois fait chaud

Une tuile tombe une auto passe sort

Un couteau vienne un virus & coquin

De sort v'là-t-y pas qu'on est mort

 

7.

Ceux qui pensent que la vie pourrait être

Autrement qu'féroce masquée injuste qu'on

Pourrait être tous solidaires qui pensent

Que courir après postes fric gloriole pis

Toujours plus toujours plus toujours plus

N'est que vent poursuite du vent et néant

Qui pensent qu'l'humain creuse sa tombe à

Trop vouloir trop pouvoir ont raison mais

S'illusionnent s'ils pensent que l'humain

Pourrait être autre qu'un long suicide de

Sa lucidité et l'ombre du rêve d'un rêve.

 

8.

On dit que les chevaux pleurent quand

On les mène à l'abattoir & je n'mange

Pas de cheval pis n'aime pas les gens

Qui n'sont pas plus des frères qu'les

Dieux existent Sont juste des bipèdes

A périls qui vous mangent votre temps

Et vous sourient comme s'ils allaient

Quand même finir par vous hein que je

Me dis par temps froid quand je passe

A la supérette m'acater mon cassoulet

En boîte que je me demande i viennent

D'où tous ces gens là pour faire quoi

Hein pour faire quoi je vous demande.

 

9.

Ne courez pas, ne courez pas si vite. Elle vous attend et elle est immanquable.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 18 février 2021.

 

 

 

 

 

16 février 2021

CHRONIQUE DU 16 FEVRIER 2021

CHRONIQUE DU 16 FEVRIER 2021

 

1.

Il semble que l'illustre Blanquer

Ne connaît pas le sens exact d'un

Mot pourtant commun à tous et qui

Est le mot culture et qu'il croit

Qu'gérant l'éducation nationale y

A qu'à transformer quand un virus

Passe à sa portée salles de cours

Cantines et salles de réunions en

Bouillons de culture fort propres

A faire mariner les cervelles des

Jeunes gens des écoles dans l'jus

Toxique de sa fort sotte réforme.

 

2.

Il semble que l'illustre Macron se

Repent d'avoir si strictement jeté

La France dans un âpre confinement

Au mois de mars de l'an 2020 quand

A cause de l'immense prévoyance de

L'Etat les hôpitaux furent saturés

& que tous se demandaient qui donc

De Fantômas ou de Belphégor déroba

Masques & soignants car on voit le

Manu Jupiter refuser maintenant ce

Qui à si peu de jours des vacances

De février 2021 ressemblerait à un

Confinement laissant l'illustre et

Fier Blanquer pieusement s'enliser

L'Apprenance dans l'n'importe quoi

Du mensonge dont il est coutumier.

 

3.

En 2021 il semblait clair qu'en vue

Des présidentielles 2022 Macron qui

Lors nous présidait compta beaucoup

Que Marine Le Pen & l'extrémisme de

Son parti montent montent & montent

Dans les sondages afin d'arriver au

Second tour et à tant inquiéter que

La nécessité d'un Front Républicain

Se fasse sentir et que l'homme dont

On devina le fédéralisme et le goût

Pour l'autoritarisme technocratique

Soit élu & par la droite consternée

& par la gauche émiettée C'était me

Dis-je un grand risque à courir que

De laisser notre démocratie s'faire

Confisquer pour un jeu de dupes qui

Pourrait tourner à la désillusion à

La frustration à la contestation et

Au trouble des esprits et des rues.

 

4.

En 2021 je songeai qu'étant donné que

Le coin-coin Sciences Po dont Richard

Descoings & Olivier Duhamel furent de

Fort curieux zélateurs avait du plomb

Dans l'aile & l'jugeant médiocre tout

Ce personnel politique actuel qu'il a

Pondu ces dernières années l'volatile

ENA je me dis que tout compte fait il

Serait fort utile d'en finir avec ces

Pompes à fric et à postes et de faire

Rentrer tous ces doctes inutiles dans

Le giron de l'Université où on pourra

Former les fonctionnaires nécessaires

Et les politiques adéquats à un moins

Elitiste recrutement au sommet Macron

Apparemment ne le veut pas qu'il nous

Enfume avec une démocratisation qu'on

Devine relative Sans doute est-ce son

Intérêt & celui de la technocratie de

Continuer à jeter un pognon de dingue

Par les fenêtres de la raison afin de

Pouvoir disposer d'un vivier de têtes

Pensantes obéissantes voire complices

 

5.

En 2021 décidément on s'moqua d'nous car

Alors que les variants anglais et autres

Exotiques du covid multipliaient les cas

En Moselle & l'dunkerquois A 8 jours des

Vacances de février les élus d'ces zones

Périlleuses demandèrent la fermeture des

Etablissements scolaires Les préfets qui

Songeaient qu'ils étaient préfets dirent

Ce que Blanquer songeant que Blanquer il

Etait décida s'que Macron songeant qu'il

Etait Macron avait décidé et c'est ainsi

Qu'il régna dans bien des établissements

Une atmosphère de dépit de suspicion pis

De défiance chacun se rendant compte que

Le gouvernement tentait de paraître fort

A une opinion publique qui pensait qu'il

Etait ridicule de laisser courir tant de

Risques aux enseignants aux élèves & aux

Familles en laissant les écoles ouvertes

& se saturer bien trop vite les hôpitaux

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 février 2021.

 

13 février 2021

A VOTER KILLROY WAS HERE

A VOTER KILLROY WAS HERE

 1.

A force d'alimenter la dette publique par des réformes qui coûtent et mécontentent (cf « Machiavelic » Blanquer), il arrivera un moment où le montant de la dette n'aura plus rien à voir avec les capacités de production de richesses de la France.

Macron a bien conscience du danger, d'où sa volonté affirmée de ne pas reconfiner totalement et aussi son projet d'intégration de la France dans une sorte de Start Up Supranation européenne.

Pis si on l'annulait la dette pis repartir sur d'autres bases y en a qui disent. Oui, mais euh l'annuler la dette d'un grand pays industriel n'aurait-il pas tant de conséquences internationales que nous verrions bientôt se lever à l'horizon la Mort et son grand costume d'officier ? Bon chais pas moi j'intuitionne.

 

2.

Après y en a i disent qu'on pourrait considérer la dette comme un investissement écologico-socio-productif et donc l'annuler. Oui, mais alors, qui c'est-y qui va payer les indemnités des confinements ? Les impôts ? Une nouvelle dette ? Ah ouais hein quand même...

 

3.

Là où les politiques pourront craindre des courroux, c'est quand après l'covid et 2022, les gens paieront encore plus d'impôts pour payer les indemnités reçues à cause des confinements et d'la dette publique gouffre qu'le gouvernement aura dû à cause de son imprévoyance originelle, même que c'est là qu'on verra que le « quoi qu'il en coûte » à Manu Jupiter, c'est en fin de compte les Français qui le paieront.

 

4.

Y en a un i paraît qu'il a parlé d'un « horloger des séquences » qui serait derrière le Covid et sa bande de variants là-bas dans les confins camarades que chais pas si c'est vrai qu'en tout cas j'l'aime bien l'expression « horloger des séquences », même que je me dis, c'est pas coronavirus qu'il faut l'appeler le covid 19 pis 20 & 21, c'est Godzillavirus.

 

5.

J'comprends rien de s'qui s'passe à Trappes avec l'professeur de philo là et Ali Rabeh le maire de la ville que j'subodore d'la manipulation d'tout côté qu'en tout cas chais pas trop pourquoi j'aurais pas trop envie d'y vivre moi à Trappes.

 

6.

J'comprends pas trop paraît que depuis le début d'la crise Covid, le ministère de la santé a fait appel à pas moins de 7 cabinets de conseil privés. Euh... Elles servent à quoi, les « élites » d'la fonction publique formées à grands frais par les Sciences Po à Descoings et Olivier Duhamel pis à l'ENA que Macron il avait dit qu'il supprimerait.

 

7.

Mon père me disait qu'il fallait que j'aie plus confiance en moi et que, le temps passant, ceux qui paradaient et brillaient eh bin soudain, i brillaient plus et paradaient encore moins. N'est-ce pas, Olivier Duhamel ?

 

8.

Marrant, Macron dans un élan de populisme et de lucidité avait promis de supprimer l'ENA et en fin de compte, on finit par se demander si c'est pas Sciences Po qui va passer à la trappe.

 

9.

Je ne vote pas LFI mais je reconnais à Mélenchon des talents d'orateur, le sens de l'Etat et une certaine authenticité. Après, les humains sont complexes, c'est ce qui fait leur intérêt et leur danger.

 

10.

Et bien entendu, aux présidentielles 2022, je voterai Joey Ramone ou Killroy was here.

 

11.

Bon, à mon enterrement, si on ne diffuse pas « Doux Sauvage » de Robert Charlebois (même que si c'est qu'pour un chien, Elise et Zut), je vous préviens, je sors du cercueil et vous montre mon pis ce quI reste de moi.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 février 2021.

13 février 2021

DEFOIS NI DIEU NI MAÎTRE QUAND MÊME

DEFOIS NI DIEU NI MAÎTRE QUAND MEME

 

  1. Je fais partie de ceux qui ne se consolent pas de la mort de Cabu et de Wolinski. Aussi quand j'entends que certains intellectuels commencent à remettre en cause le droit de se moquer des dieux qui n'existent pas et qui nous font tant de mal, je serre le poing.

  2. Une élève il y a quelques mois : « Monsieur, je vous le dis, j'en ai tellement marre qu'on se fiche autant de nous que si les Gilets Jaunes ou les Black blocs redescendent dans la rue, j'irai les rejoindre. »

  3. Avec le variant anglais qui cavale dans le dunkerquois (contagion 6 fois plus forte que la moyenne nationale dit-on) et la Moselle qui tire la sonnette d'alarme (variant brésilien à squi paraît), Français, attendez-vous à des hôpitaux saturés. Confinerez-vous, Macron ? Fermerez-vous, Blanquer ?

  4. La France est aussi le pays de Jeanne d'Arc, de Bonaparte, de Clémenceau et de de Gaulle. Les islamistes qui croient que bientôt il y aura plus de mosquées en France que d'églises se trompent lourdement.

  5. La France est bonne fille, mais son père est un guerrier farouche. N'en déplaise à Macron, nous sommes des latins, pas des anglo-saxons, pas des protestants du Nord.

  6. « Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue les anarchistes » chantait Léo Ferré. Et j'ajoute que la majorité des anars étant non-violents, quand ils déboulent, c'est qu'il y a matière.

  7. Je vouvoie certains de mes collègues (après tout, nous ne nous connaissons pas) et n'apprécie guère cette fausse collégialité du tutoiement qui aboutit à l'hypocrisie du « je te tape dessus par derrière et je te tutoie comme si tu m'étais proche ».

  8. Les théoriciens de la mondialisation ayant pensé que l'attachement aux racines et aux traditions ne tiendrait pas face aux nécessités économiques se sont trompés. Macron fait les frais de cette idéologie. Les Français voteront peut-être pour lui en 2022 mais ils ne l'aiment pas.

  9. Dans le dunkerquois, certains élèves préviennent qu'étant donnée la forte hausse des contaminations (variant anglais) et parce qu'ils vivent avec des personnes à risques, ils ne viendront pas en cours la semaine prochaine. Entendez-vous Blanquer ?

  10. En France, il y a bien entendu un complexe militaro-industriel qui influence notre politique étrangère, mais il y a aussi un complexe administrativo-éducatif qui nous mène on ne sait où.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 février 2021.

13 février 2021

TANDIS QU'ÇA COVIDE

TANDIS QU'ÇA COVIDE

 

1.

« Qui donc reconnais-tu sur ces

vieilles photographies » lisant

Ce vers d'Apollinaire je me dis

Que je fais partie d'ceusses-là

Qu'ont pas d'images du passé ni

Chez eux ni dans la poche ni de

Mes parents & ni de vacances ni

De mes chiens de mes chats & ni

Des mes petites amies et pas de

Photos de toutes mes fêtes sans

Doute finirai-je par oublier et

Les rires de toutes mes fêtes y

En a eu pas tant et les prénoms

Des vives de ma jeunesse et les

Noms de mes greffiers et de mes

Clebs m'en souviendrai plus les

Vacances j'y fus jamais quasi &

Les visages de mes parents d'ma

Cafetière enfumée finiront itou

Par s'enfuir que j'finiro creux

D'la citrouille face à lanterne

Par un soir d'la fête des morts

 

2.

Je songe que tous les poètes de ce monde

Comptent leurs pieds sur leurs doigts C'est ainsi qu'ils font

Et tissent le joli filet d'la poésie

Et là moi si j'ai bien mes pieds j'ai pas mes rimes.

 

3.

« Un ours un singe un chien menés par des tziganes

Suivaient une roulotte traînée par un âne

Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes

Sur un fifre lointain un air de régiment »

(Apollinaire, « Mai »)

 

J'aime les notations les vignettes

Qu'Apollinaire sème dans sa poésie

Ainsi dans Mai cet ours ce singe &

Ce chien menés par des tziganes la

Roulotte « traînée » par un âne le

Monde nomade qui passe ainsi qu'je

Me demande est-ce que le poète les

A vus de ses yeux qui ne sont plus

Vus Voyait-on réellement passer ce

Genre de bohème au début du siècle

20 ou déjà d'l'évoquant d'un passé

D'plus en plus lointain qu'c'était

Que le XIXème siècle s'éloignant &

Allant rejoindre la nuit d'tout ce

Qui finit par s'perdre & s'oublier

Tandis qu'il continue le poète Sur

un fifre lointain un régiment même

Que ça un régiment ça existe encor

Ça un régiment que les ours singes

Chiens ânes et tziganes tout morts

I seront qu'des régiments dans les

Vignes rhénanes ou leurs déserts i

Passeront encor qu'on les entendra

S'éloigner ou revenir qu'ça dépend

De l'endroit où c'est qu'on vivra.

 

4.

Le 13 février 2021 on disait qu'on

N'comprenot plus rien qu'le nombre

De cas de covid il avait par l'air

D'exploser comme prédit mais quand

Même y avot des endroits i cavalot

Quand même bien le variant anglais

Aussi le variant brésilien semblot

Aussi le variant africain on disot

Qu'ça pouvot cavaler bientôt quand

Même c'était pas le waterloo qu'on

Avot dit qu'ce s'rot & donc a-t-il

Raison Macron Blanquer son affaire

La connaît-il mieux qu'on croit ou

Bien n'est-ce qu'un répit dans une

Tempête qui finira par les balayer

Nos belles démocraties européennes

 

5.

En 2021 on disait que peu de riches

Possédant quasi tout & tant de gens

Ne possédant rien que ça finira par

Craquer que le monde filait gouffre

Pis la sciait la branche que dessus

Il pérorait encore le monde pis que

 

Le Covid c'était un coup de semonce

Un avertissement ou un prélude à un

Grand bouleversement de tout que ça

Annonce le Covid qu'on se demandait

Comment ça allait tourner tout ça &

 

Moi je me dis tant que les gens ils

Pourront gagner leur vie et croûter

Ça tiendra même avec d'plus en plus

D'étrangers en France mais avec des

Larmes de la sueur et du sang c'est

 

Evident que le vivre-ensemble aussi

La bienveillance sont des songes et

Des bisounourseries mais bon si les

Français peuvent toujours la gagner

Leur vie se loger manger et éduquer

Leurs enfants ça tiendra que faudra

 

Faire gaffe quand même à ceusses-là

Qui nous administrent et gouvernent

Qu'ils dérapent pas trop se fichent

De nous pas trop les méprisants là.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 13 février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

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