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BREFS ET AUTRES

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11 février 2021

COMME UN OEUF SUR LE PLAT

COMME UN OEUF SUR LE PLAT

 

1.

« Voici donc pour mon jeûne

un morceau de gruyère » dit

L'Ermite d'Apollinaire même

Que moi idem m'en suis bien

Parfois contenté du morceau

De gruyère qui vous reste &

Qu'vous n'avez plus de sous

& qu'vous maudissez l'monde

& mes parents aussi parfois

Plus souvent qu'on croit et

Même que pendant s'temps-là

Des politiques bien nourris

Nous faisaient la morale le

Soir tombant sur les télés.

 

2.

« Et le troupeau de sphinx

regagne la sphingerie » Ce

Vers d'Apollinaire m'amuse

Je m'imagine sa tête à çui

Qui veille sur le troupeau

Des bêtes à énigmes i doit

Être saoulé de questions &

Même que sur ses épaules i

Doit y avoir en place d'sa

Figure des yeux effarés et

& savez-vous quoi ? Et & &

& un point d'interrogation

 

3.

« C'est la lune qui cuit

comme un œuf sur le plat 

» A quoi qu'il songea le

Grand Guillaume écrivant

Composant et rythmant ce

Vers Songea-t-il qu'faim

Il avait Pensait-il à la

Peinture naïve Le soleil

Jetait-il des éclairs de

Lucidité sur la ville ou

La pluie s'pressait-elle

Après les passants N'est

-ce pas que la lune fuma

Quelques pipes Je l'sais

Très bien j'étais pas là

 

4.

J'ai bien aimé l'insolence qu'on disait

Aux Rolling Stones celle des punks itou

Qu'on disait J'ai bien aimé les délires

Electriques de Jimi Hendrix les délires

Verbaux de Frank Zappa même si pas tout

Du tout que j'comprenos et la fantaisie

Mélancolique défois qu'il y a dans bien

Des chansons à Charlebois Les planeries

Pinkfloydiennes j'ai bien aimé & ce son

De batterie dans l'album à la vache pis

Les cris d'oiseaux lointains du temps à

Brumes de Echoes que chouette ça Echoes

Toujours tu m'intéresses J'ai bien aimé

Fleetwood Mac même que j'avos un poster

De Stevie Nicks dans ma chambre et aimé

La poésie à Patti Smith pis celle à Jim

Morrison dans An American Prayer Défunt

Déjà qu'il étot le Morrison quand parut

L'album J'ai bien aimé leur inventivité

Aux Beatles pis tant d'autres tant tant

Que j'aurais mieux fait d'mieux étudier

A l'école que tout ça c'est bien gentil

Mais c'est jamais qu'du rock n'roll une

Petite affaire à faire rêver passer son

Temps passer son tour & pis s'artrouver

Vieux tout seul pis un c'est comme dans

Un vieux rock n'roll dans la cafetière.

 

5.

Parfois l’œil se jette dans le monde

Ce n'est jamais pour rien que lèvres

& syllabes agitent la nuit & la lune

 

6.

« Le soleil d'hier m'a rejoint » dit

Le narrateur Apollinaire & c'est pas

Nous qui remontons le temps mais lui

Qui nous remonte du fond d'nos jours

Un plein filet de méduses oubliées &

Les couteaux que nous avons utilisés

Et brillant alors d'un étrange éclat

Voilà que leurs yeux morts s'ouvrent

 

7.

« Et des mortes parfois voudraient

bien revenir » note le narrateur à

Apollinaire dans Rhénane d'automne

Et des mortes parfois... Quelqu'un

Les nomme-t-il les appelle-t-il et

Dans les églises prie-t-il pour le

Retour de leur âmes C'est que nous

Oublions les songes et les espoirs

Qui furent ceux de ceux qui furent

Avant que nous mêmes soyons morts.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 11 février 2021.

 

 

 

 

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11 février 2021

TRACE SUR LES VITRES

TRACE SUR LES VITRES

 

1.

« Mon Automne éternelle ô ma saison mentale

Les mains des amantes d'antan jonchent ton sol

Une épouse me suit c'est mon ombre fatale

Les colombes ce soir prennent leur dernier vol »

(Apollinaire, « Signe »)

 

Défois qu'on aurait façon Apollinaire

D'l'Automne « éternelle » d'la saison

« mentale » plein la caboche qu'c'est

Tout mélancolie neurasthénie cafard &

Blues touss'touçi-touça vous poussant

Comme mauvaise herbe dans les pensées

 

Qu'ça fait d'l'antan revenant Ce sont

« Les mains des amantes d'antan » qui

Vous enneigent la souvenance jonchent

Le sol que vous vous mirez dans votre

Cafetière vous passez dans vot' passé

Mignonnes frimousses mirettes rieuses

Tout ça fané ridé pis éparpillé Votre

 

Seule compagne « une épouse » s'nomme

Ombre & vous suit « fatale » comme un

Jamais plus D'ailleurs le narrateur à

Apollinaire note Les colombes ce soir

Prennent leur dernier vol Se souvenir

C'est rappeler l'adieu celui que tous

Les jours à tout instant nous faisons

 

Sans même y penser défois qu'le temps

Nous passe casse lasse et nous efface

A cet adieu que toujours nous faisons

Aux gens qui tissèrent ce réel perdu.

 

2.

« Et, depuis, le hareng saur – sec, sec, sec,

Au bout de cette ficelle – longue, longue, longue,

Très lentement se balance – toujours, toujours, toujours. »

(Charles Cros, « Le hareng saur »)

 

Dans le poème Le Hareng Saur de Charles Cros

Qu'j'ai pensé le hareng saur & n'revient pas

Dans ce petit bijou ce chef d’œuvre d'ironie

Il y a quelqu'un qui monte à une échelle pis

Plante un clou pointu dans un grand mur nu &

Blanc A ce clou il accroche longue ficelle &

A cette ficelle longue il accroche un hareng

Saur et s'en va et tandis qu'il s'en va loin

Dans l'ailleurs des morts le hareng saur lui

Se balance très lentement pis toujours qu'il

Se balance très lentement pis toujours qu'ça

Fait penser qu'ce hareng saur c'est le Temps

 

3.

« L'armature murmurante du ciel trace sur les vitres de son esprit toujours les mêmes signes amoureux » (Artaud, « Le clair Abélard »)

 

Voilà qui sonne comme du René Char ça

« L'armature murmurante du ciel trace

sur les vitres de son esprit toujours

les mêmes signes amoureux » Je n'sais

Pas trop le sens exact Ça évoque joue

Le monde est plein de petits mystères

Masqués par un tissu de syllabes Fait

Société secrète étrange compagnie une

Chevalerie de phrases mystérieuses Le

Langage planque ses brumes à échos et

Les cercles magiques des contes J'lis

La phrase à Artaud me dis qu'ça sonne

Musique cette « armure murmurante » &

Son « m » Lèvres remuant des syllabes

Son « m » Qui susurre ainsi Est-ce le

Ciel des idées l'armature toujours en

Passe de reconstruire ses figures que

Je la vois bleue cause le ciel que je

La vois bleue s't'armature à murmures

Après les doigts de l'enfant au givre

Des vitres jouent des s Ça la cadence

La phrase qu'elle peut s'jouer sur le

S /du ciel/trace/sur les vitres/

S /du ciel/trace/sur les vitres/de son esprit/toujours/Oh

de son esprit/toujours les mêmes

signes/ A ce son de cymbale cadençant

quelque soliloque électrique je pense

L'éternel retour des notes & celui du

Rituel du « toujours les mêmes signes

amoureux » C'est si simple

Il y a le ciel Dessous une

Caboche rêvant Dedans il y

A des signes i tournent en

Boucle en S i spiralent on

Dirait la même chanson qui

Passe dans la tête pis qui

Vous parle d'amour pis que

Derrière votre vitre là en

Dedans d'votre cervelle il

Y a je ne sais qui pis qui

Trace des signes comme une

Devinette laissée au givre

 

Patrice Houzeau

Malo, le 11 février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

10 février 2021

DOUZE SOTTISES DE LA NUIT DU 9 FEVRIER

DOUZE SOTTISES DE LA NUIT DU 9 FEVRIER

 

1.

Alors les masques tombèrent

Et des grands éclats qu'ils

Firent en tombant par terre

Quelques vipères jaillirent

 

2.

« Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes

Se mirent » Ce vers d'Apollinaire & ce i

Se répondant s'faisant écho se reflétant

Dans La Nuit rhénane ce i je l'apprécie.

 

3.

« Humble comme je suis qui ne suis rien

Qui vaille » Le narrateur Apollinaire a

De l'humilité plein sa personne parfois

Et dit mieux ce que je pense de moi que

Moi-même défois quand j'm'écoute narrer

 

4.

A force de dire la vérité aux gens

I finissent par n'plus vous croire

S't'ainsi qu'on finit Cassandre et

Que terre et ciel soudain grondent

 

5.

A force de n'aimer personne

Je n'aimai plus que vous oh

La sotte chose d'aimer sans

Que personne jamais ne vous

Aime Personne c'est quelque

Chose Il faut savoir l'être

C'est pas donné à quiconque

 

6.

Le temps passe je compte mes os

Que voulez-vous que je fasse Je

Suis mort depuis trop longtemps

J'ai lu chaque bibliothèque Mes

Chairs ont fondu & je n'ai plus

Personne à hanter On m'a oublié

 

7.

Je me demande pourquoi le narrateur

Apollinaire ne peut «exprimer {son]

tourment de silence» que ça me fait

M'rappeler qu'un jour d'ma si sotte

Adolescence je m'étos tant répété &

Tant répété tant dans l'dedans d'ma

Tête que j'devais m'taire qu'j'suis

Resté quelques minutes sans pouvoir

Un bref moment d'tourment d'silence

Réellement parler genre la muette a

M'avait coupé l'sifflet sifflé c'te

Jactance qu'j'ai toujours kekchoz à

 

8.

& c'est jamais que des mares de sang

Contenues dans des sacs de peau dans

Les rues qui passent pis qu'ils sont

Pleins d'maladies défois & d'pensées

Plus ou moins troubles Vous font des

Yeux parfois qu'on pourrait croire à

Leur existence à tous ces autres là.

 

9.

Zut est la seule à me trouver sympathique

C'est vrai qu'elle n'est pas trop aimable

 

10.

Chaque fois qu'j'entends Imagine du

Lennon là j'ai des envies d'meurtre

Ça doit être ça une chanson qui tue

 

11.

Je me demande pourquoi les « chevaucheurs »

Du poème à Apollinaire « nous jetèrent dans

L'avenir » comme si nous étions des dés nos

Pommes & qui zauraient parié sur nos ombres

 

12.

J'me souviens soudain car j'aime à

De ce trait de Churchill qu'on lui

Dit Une pomme chaque matin éloigne

Le médecin Surtout si on vise bien

Répondit celui qui n'eut pas peur.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 9 février 2021.

10 février 2021

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

 

1.

Ne sais pas si ce que l'on raconte

Sur Sciences Po est vrai mais sans

Doute les têtes pensantes auraient

Du mouron à se faire que ça serait

Pas étonnant qu'la défiance envers

Les élites semble se répandre Faut

Avouer qu'ça n'a guère brillé dans

Les hautes sphères au début que le

Covid commençait à viruler que des

masques introuvables de la pénurie

De soignants de lits & de matériel

Et des mensonges & autres foutages

De nos gueules longtemps jusqu'aux

Présidentielles 2022 et au-delà on

Se souviendra et après Sciences Po

Déjà que l'Richard Descoings était

Pas si net qu'l'Olivier Duhamel un

Drôle de zoziau à périls stilal ça

S'rait-y point qu'on tentât tantôt

D'la valdinguer sa tête à Sciences

Po que parfois je me dis que juste

Une pompe à subventions un attrape

-couillon d'contribuable un aspire

fric & postes qu'c'est Sciences Po

Que c'est juste là pour que l'Etat

(Coucou c'est nous) veille à s'que

Des intellectuels hyperdiplômés et

Qui pour certains auraient bien du

Mal à avoir un vrai travail soyent

Payés quand même que ça m'rappelle

Qu'le Macron l'avait-il pas promis

D'supprimer l'ENA qui a tout l'air

Itou d'une belle usine à péteux ça

L'ENA qu'nous on a rien à dire que

Les gens qui n'sont rien qu'on est

& qui hantent les gares pour aller

Simplement gagner de quoi croûter.

 

2.

Le 9 février 2021 Frédéric Mion a

Démissionné de son poste de dirlo

De Sciences Po Paris On dit qu'il

Tenta de pas trop avouer que dans

L'affaire Olivier Duhamel l'avait

Eté mis au courant et qu'il avait

Rien fait qu'franchement si c'est

Vrai qu'il s'était juste contenté

De détourner pieusement le regard

Quand il apprit ce qu'apparemment

Beaucoup de monde savait déjà que

L'Olivier Duhamel c'était un gros

Pervers très vulgaire curieux que

Ce haut fonctionnaire (eh oui) il

N'avait pas démissionné avant car

L'image de Sciences Po elle était

Déjà moyennement pas terrible que

Ces derniers jours ça puot encore

Un peu plus qu'on parlait d'viols

Sur les réseaux sociaux que chais

Pas si tout ce qu'on dit est vrai

Mais déjà qu'elle coûte un pognon

De dingue cette Grande Ecole faut

Point s'étonner qu'on s'interroge

Sur ce que l'Etat fait d'nos sous

Surtout quand on s'souvient qu'ça

Manqua cruellement de personnel &

De matériel durant la crise Covid

Dans les hôpitaux publics qu'donc

Défois faut arrêter de croire que

Les gens du commun comme moi i le

Voient pas qu'au sommet de l'Etat

Y en a qui se fichent de nous pis

Même que parfois i disent que des

Sans-dents qu'on est pis du rien.

 

3.

Y en a qui disent qu'avec son Grand

Oral là Blanquer i voudrot élitiser

Le baccalauréat que moi j'pense que

C'est juste le contraire qu'il fait

Simplement une épreuve de plus pour

Qu'il y ait encore plus de monde de

Reçu au bac qu'en fait je pense que

Le but c'est d'arriver à un bac que

Dans bien des filières tout l'monde

Quasi l'aura même les pires zozos i

L'auront le bac que les universités

Après seront bourrées à craquer que

Ça posera des problèmes tels que le

Ministère i dira oui oui c'est bien

Que les petits Français i zaient le

Bac tous ou presque mais réaliste &

Lucide & raisonnable hein faut être

Juste la France elle peut pas payer

Des études supérieures à tous & que

Il y a trop d'monde hein maintenant

Dans nos universités qu'faudrait un

Peu sélectionner hein à l'entrée et

Hop c'est avec un bac dévalorisé de

Plus en plus (contrôle continu idem

Expérimentations pédagogico-fumisto

-bienveillantes) que fatal ça va se

Mettre en place la sélection par un

Examen d'entrée ou alors Blanquer i

Va nous la faire à l'américaine que

Le ministère dira c'est bien qu'les

Petits apprenants zaient l'Bac tous

Ou presque & du coup on va investir

Dans l'université publique et comme

Ça coûte un pognon de dingue i faut

Être réaliste lucide raisonnable et

Du coup pour contrebalancer le fric

Investi dans le public on va mettre

En place tout un beau secteur privé

De l'Education Supérieure pis qu'il

Va pousser à ce que soient créés de

Plus en + d'Ecoles Sups privées pis

Plus en + d'Universités privées pis

Plus en + d'Instituts privés et des

Droits d'inscription élevés du coup

Une sélection costaude à l'entrée &

Les banques feront des prêts à tous

Ces bons étudiants du privé là & ce

Sera comme aux States ils auront un

Bon job au bout les mirifiques et i

Mettront des années à le rembourser

Leur prêt étudiant mais toucheront

Un bon salaire alors bon pendant ce

Temps les bacheliers innombrables &

Pas trop doués bin i ziront dans de

Moins prestigieuses universités qui

Seront pas trop chères pis pas trop

Fameuses non plus faut être lucide.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 10 février 2021.

9 février 2021

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

 

1.

Quand je n'sais pas quoi faire

De moi-même je m'imagine Alors

La présence d'un aut' moi-même

Se fait tellement forte que la

Porte ouverte je me vois alors

Entrer dans la pièce puisqu'il

Est que porte ouverte partir &

Arriver que ça laisse la porte

Ouverte car si elle est fermée

Tu restes seul toi & toi seul.

 

2.

Pour déguster du preux en armure

Le dragon ouvre une vaste gueule

Puis crache sa flamme Rôti alors

Flambé le chevalier audacieux et

Divin accompagné d'son destrier.

 

3.

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Qu'Apollinaire mit en fin de poème

De quelle créature elle sauta dans

L'espace cette tête flamboyante de

Quel capitaine décapité ou de quel

Chevalier errant & quel roi vaincu

Fut ainsi décollé & s'écroula dans

La poussière tandis que sa tête au

Ciel jaillit éclairant chaque jour

La terre des humains de son signe.

 

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Si Persée après qu'il a tranché sa

Tête à la Gorgone l'aurait-il dans

L'espace jetée que nous ne pouvons

Regarder la vérité en face sans en

Être médusés fascinés pétrifiés et

Que nous finissons par baisser nos

Têtes de peur d'en finir aveuglés.

 

4.

Il arrive que les vitres se brisent

Que se cassent verres et bouteilles

Qu'éclatent les carreaux se jettent

Les fenêtres que se creusent et que

S'ouvrent les miroirs sur des vides

Dans lesquels bien des âmes chutent

 

5.

Ne touchez pas à ce piano

Gardez-vous bien de poser

Vos mains pour y jouer la

Chanson vive et légère et

Qui met les cœurs en joie

ne touchez pas à ce piano

Il se jouera de vous vous

Prendra les doigts et les

Entraînera les endiablera

les virtuosera et vous ne

Pourrez plus que jouer et

Jouer et jouer encore pis

Nuit et jour jouer et pis

Vous en tomberez cadavéré

Qu'vot'cœur aura cessé de

la battre la folle mesure

& se s'ra tout désaccordé

 

6.

« Beaucoup de ces dieux ont péri »

Note le narrateur Apollinaire Mais

Ils continuent à agir en nous Mais

Ils continuent à nous agiter comme

Si nous étions ces pantins que des

Fils invisibles actionnent sur les

Scènes sans nombre des dieux morts

 

7.

Sûr qu'nous sommes machinés par la

Machine infernale qu'un malin il y

A longtemps quand le temps n'était

Pas encore venu a actionnée et qui

Nous éclatera à la conscience puis

Ce sera comme si rien n'avait été.

 

8.

Défois j'me demande mais je ne suis

Pas toujours là alors j'm'attends &

Je patiente mais à force d'être pas

Là je m'impatiente et me cherche et

Me mets en quête & quand enfin j'me

Retrouve je m'engueule & pendant ce

Temps-là que j'n'ai rien fait d'bon

 

Patrice Houzeau

Malo, le 7 février 2021.

 

 

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6 février 2021

D'APOLLINAIRE ET D'MACRON QU'ÇA N'A RIEN A VOIR

D'APOLLINAIRE ET D'MACRON QU'ÇA N'A RIEN A VOIR

 

1.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire évoque le « galop soudain des

Etoiles » que ça fait muette cavalerie la

Sidérale cavalcade filant les grands prés

Noirs semés d'cous coupés têtes tranchées

 

2.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire songe quelque « galop n'étant

que ce qu'il deviendra » et si j'remplace

« galop » par « tout » ce songe on dirait

L'intuition que la fin est fatalement une

Déception On n'est jamais que ce que l'on

Finit par devenir défois pas grand chose.

 

3.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire songe que l'galop des étoiles

« Se mêle au hennissement » qu'ça fait du

Son donc qu'on songe au long hennissement

D'un cheval qu'on n'entend pas Qu'ce sont

« des centaures » qui ici hennissent Sont

Des créatures au corps de cheval au buste

D'homme les centaures & donc existent pas

Les centaures s'ils hennissent c'est dans

Nos cafetières à s'en figurer des choses.

 

4.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire cause itou d'« grand'plaintes

végétales » avec le « galop des étoiles »

Qu'on n'peut qu'imaginer cataclopantes et

Le « hennissement mâle des centaures dans

leur haras » qu'on n'peut entendre que si

On lit de vieilles légendes gréco-latines

A mon avis c'est pas les « grand'plaintes

végétales qui vont en faire plus du bruit

Oh tout ça est bien silencieux autant que

Le silence d'un mystère dont nul ne cause

 

5.

«Mes amis m'ont enfin avoué leur mépris»

(Apollinaire) Voilà l'genre d'alexandrin

Qui peut vous pourrir longtemps la boîte

A conjectures si zavez un peu d'lucidité

 

6.

« Les villes que j'ai vues vivaient comme

des folles » (Apollinaire) Evidemment y a

L'allitération « v » pis qui finit par le

Sifflement à penser à un train arrivant &

Peu importe que moi ça m'évoque le son de

La cymbale qu'l'on fait longuement vibrer

 

7.

« Ton père fut un sphinx et ta mère une nuit »

Que ce vers d'Apollinaire me semble lucide qui

Rappelle que nous ne connaissons jamais qu'une

Partie de la vie de nos parents Moi je songe à

Une route parfois & qui s'enfonce dans la nuit

 

Ton père que sais-tu de ton père de ton

Père tu ne sais rien que s'que tu crois

Fut un sphinx celui-là qui jeta sur toi

Un regard étranger interrogatif pis fut

Sphinx celui qui mourut sans tes larmes

Et d'ta mère que sais-tu de cette femme

Ta mère tu imagines qu'avant de devenir

Mère elle fut la jeune fille qui rêvait

Une vie pleine de bonnes fortunes & une

Nuit d'amour & beaucoup d'espoirs déçus

 

8.

« Crois-tu donc au hasard

qui coule au sablier » il

Dit Apollinaire rappelant

Que le temps est tissé de

hasards que le temps même

Est un hasard celui-là de

L'apparition d'l'humain &

L'apparition d'un langage

Tel qu'une suite sans fin

De nécessités prit sens &

Cela en dépit du bon sens

Qui sait qu'tout cela n'a

En fin de compte nul sens

 

9.

Bref ce que veut Macron ce serait

Une génération sans tabac & aussi

Une génération sans bistrot & pis

Une génération sans controverse &

Une génération bien apprenante et

Une génération bien résiliente et

Une génération bien pensante bien

Votante bien gentille bien docile

Bien respectueuse de nos élites &

Une génération pas trop politique

Genre République En Marche un peu

PS un peu LR un peu fourre-tout &

Une génération de ni-nis niais et

Une génération qui n'se moquerait

Pas de Lui sur Internet et qui ne

Se moquerait plus du sot Blanquer

Une génération sans réseau social

Civique et sans lutte des classes

Une génération sans gilets jaunes

Sans drapeau noir sans poing levé

Ni stylos rouges mais bossant des

Heures des heures et des heures &

Des heures & encore & par paquets

D'dix dans le on n'sait quoi d'la

Start Up là à la Start Up Nation.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 6 février 2021.

 

4 février 2021

NOTE DU 4 FEVRIER 2021 SUR LE COVID

NOTE DU 4 FEVRIER 2021 SUR LE COVID

 

Le 4 février 2021 on disait qu'il

Faudrait s'y habituer au Covid et

Sans doute qu'il reviendrait sous

Une forme ou autre variant chaque

Année Vampire changeant d'forme A

Métamorphoses donc le Covid qu'on

Aurait dit que nous habituer à un

Retour de la Mort qui rôde un peu

Plus qu'c'est cela que voulait le

Gouvernement & même que Castex le

Premier Ministre alors dit s'jour

Là pour faire le point de l'orage

Que les morts c'étaient plusieurs

Centaines par jour dis quand même

Qu'un confinement pour qu'il soit

Efficace à la « potentiellement »

Fermeture des Ecoles qu'ça devait

Aller & j'ai pensé qu'pour sauver

Notre économie & la sotte réforme

A Blanquer faudrait donc admettre

Un certain nombre de morts chaque

Année en plus de ceux d'la grippe

J'ai pensé aussi qu'il faudra que

Le gouvernement finisse par faire

De sérieux efforts dans l'utilité

De ses investissements & recruter

Du personnel soignant & veiller à

L'approvisionnement en matériel &

Ouvrir des lits voire rouvrir des

Hôpitaux mais je suis pas certain

Qu'il le fera parce que Macron et

Son gouvernement devront en faire

Des économies (vu s'qu'aura coûté

Leur imprévoyance sanitaire qu'on

Evoque des centaines de milliards

Hein quand même) j'ai pensé aussi

En fait que si ça se trouve c'est

Pas Macron qui dirige la France &

Qu'la France elle est dirigée par

Blanquer (Au secours!) pis que le

Ministre de l'Apprenance là c'est

Quand même lui qui voulait pas en

Mars 2020 de la 1ère confinance &

Même qu'il avait prédit (et on en

espérait pas alors des vaccins) y

Aurait 50% d'entre nos pommes qui

Seraient contaminés s'qui voulait

Dire concrètement que Blanquer il

Estimait et estime toujours qu'ça

Importe peu les morts si sa sotte

Réforme passe qu'j'ai pensé qu'le

Blanquer avec vipère qu'ça assone

& même si j'suis pas trop pour le

Confinement moi son état d'esprit

A Blanquer à ce que j'en pige pas 

Du tout qu'i m'plaît vraiment pas

 

Patrice Houzeau

Malo, le 4 février 2021.

 

4 février 2021

ET C'EST QUI QUI A FAIT TOMBER SA MOUMOUTE DANS LA SOUPE A L'OIGNON

ET C'EST QUI QUI A FAIT TOMBER SA MOUMOUTE DANS LA SOUPE A L'OIGNON

 

1.

« Avec une idée d'outre-terre

Serrée sur son cœur chevelu »

Ecrivit Artaud du temps où il

Correspondait avec Rivière Il

Scribait déjà étrange Artaud.

 

Avec on n'sait quel ange ou démon

Une drôle de lumière dans la tête

Idée zébrant folle sa cervelle et

Alors une lame jaillit d'ses yeux

Alors moi j'me tranche de jambon.

 

Idée zébrant folle sa cervelle et

D'outre-sens fusant parcourant la

Terre d'une pleine lune à l'autre

Alors une lame jaillit d'ses yeux

Et moi j'me tranche de saucisson.

 

Une drôle de lumière dans la tête

Serrée sa pensée cent fois remise

Sur le métier de l'invisible tout

A coup la lame jaillit d'ses yeux

Moi j'me rondelle des cornichons.

 

La lame jaillit d'ses yeux fendit

Son esprit tendu vers ce galop du

Cœur battant la campagne un astre

Chevelu fila dans l'espace & chut

Cheveu dans une soupe à l'oignon.

 

Météore une balafre un cheval fou

Corps tatoués & cicatrices & sang

12 moines eurent la tête tranchée

Du capitaine au cœur des ténèbres

Sauvignon fromton pis un brugnon.

 

2.

Alors le serpent glissa

Hors du saxophone & mit

En émoi tout le cabaret

 

3.

Alors l’œil dans l'assiette

Cligna et i s'sentit mal ne

Put finir le canard au sang

 

4.

Alors la lune s'ouvrit et il en tomba

Une légion d'araignées qui envahirent

La terre & colonisèrent nos cervelles

 

5.

Alors un péquin se pointa avec un pangolin

Un dragon microscopique parcourut le monde

En tout sens infectant têtes et poitrines.

 

6.

Alors Blanquer réforma et on pensa

Quoi qu'c'est qu'tout ça Il sembla

Qu'on assassinait le baccalauréat.

 

7.

« Somme people call me the space cow-boy »

C'est l'premier vers de The Joker du Steve

Miller Band que si ça s'trouve c'est s'gus

Là qui a ramené la vache du Pink Floyd qui

Nous zieute d'sa lointaine pâture anglaise

 

8.

Ce n'est pas parce que l'on écoute Tubular

Bells de Mike Oldfield qu'des adolescentes

Prépubères lentement tournoient au plafond

 

9.

Alors la jeune fille brune me parla en

Yiddish je lui dis que je n'comprenais

Pas alors elle sourit & tourna la tête

 

10.

Alors sur la route dans la nuit une voix

Ce n'est pas Marie-Madeleine qui te suit

C'est bien toi qui suis Marie-madeleine.

 

11.

Alors il dit Un capitaine fut décapité

Douze moines eurent la tête tranchée &

Pourtant les poules du couvent couvent

 

12.

Alors une femme à tête de louve entra

Dans la pièce & dévora le narrateur &

Du livre ouvert le sang le sang coula

 

13.

Comme des chauve-souris commençaient

A me battre la campagne en d'dans je

M'dis Bon faudrait aller me coucher.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 4 février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

3 février 2021

JE N'EN SAIS RIEN MAIS RIEN QUI VAILLE

JE N'EN SAIS RIEN MAIS RIEN QUI VAILLE

 

1.

« Le monde est sans issue et je suis un

vieux pitre » (Michel Houellebecq) Le 3

Février 2021 on disait qu'un variant de

Plus du covid se révélait inquiétant je

Lisais du Houellebecq écoutais du rock.

 

Le temps des assassins est-il advenu et le

Monde on n'sait quoi le dépeuplerait-il oh

Est-il advenu le temps des assassins & les

Sans-dents et rebelles chercheront-ils une

Issue dans la révolte post-covid & le sang

Et la sueur et les larmes Ce que j'en sais

Je n'en sais rien mais rien qui vaille pis

Suis qu'un vieux pitre comidit Houellebecq

Un vieux jongleur de figures & vieux style

Vieux comme un fan de punk rock pis tel un

Pitre m'amuse d'un rien m'brûle pis ouine.

 

2.

Nul doute les réseaux sociaux sont pleins

De ces pitres rêveurs de drapeaux noirs &

Pis qui ont peur du sang & c'est heureux.

 

3.

Avec l'covid là qui nous bouffe la vie

& l'couvre-feu qui nous mange le temps

L'est clair que les lycéens voient pas

Toujours leur copine comme ils veulent

Ça va-t-y nous faire une génération de

Frustrés de grognons d'insatisfaits et

Pis déjà qu'le boulot va se faire rare

Que nos diplômés de tous côtés où donc

Qu'on va les caser quoi qu'on va faire

Mais bon on a Blanquer qui fa l'sot et

Une crise qu'on dirot qu'y a même plus

De candidat sauf Macron & c'est pas si

Sûr que j'en mettrais pas ma droite à.

 

4.

J'écoute du rock sur The Eagle 181.FM

Alors que j'scribe c'est Stranglehold

Qu'ça signifie mainmise ça tombe bien

De Ted Nugent qui défile électrique &

C'est aussi épatant qu'un bar ouvert.

 

5.

« Votre sang est trop bon, n'en

craignez rien de lâche » Sabine

Dit cela à son frère Curiace in

« Horace » de Corneille et bien

Sûr j'en ris à moitié & tu sais

Qu'j'ai mauvais esprit hein dis

 

Votre sang dit le Vampire Votre

Sang est trop bon i m'affole il

Est comme le miel i m'attire oh

Trop tellement cruellement trop

Bon si bon que j'en prends trop

N'en perds ni goutte ni instant

Craignez que je vienne l'air de

Rien d'un vespertilion ou l'air

De quelque bombyx Vous ne serez

Lâche je le sais & m'écraserez.

 

6.

Apollinaire évoque « les paroles qui

forment et défont l'univers » il dit

Ce qui relève de l'alchimie du verbe

Le pouvoir créateur du langage Magie

Abracadabra d'alphabet & pourtant ce

Sont bien par les mots qu'adviennent

Les temps et les choses noms visages

Ô cirque insensé du réel où jouent à

y faire sens l'humain et son double.

 

7.

« L'espace était mesurable et crissant,

mais sans forme pénétrable » (Artaud) &

Je m'demande quelle espèce d'espace est

ici évoquée ah la poésie s't'un mystère

 

L'espace -es -es -es fait l'écho

L'espace tous ces S i tournoient

Etait -space -space -space i dit

Etait -space comme dans espèce &

Mesurable où qu'j'étions donc là

Mesurable dans quelle cellule là

Et pourtant ailleurs m'endormant

Et les figures en mes yeux comme

Crissant comme craie ou soie gel

Crissant comme s'craquèle le gel

Mais quel est cet œil i m'zieute

Mais quel est ce soudain cet œil

Sans visage cet œil dans le noir

Sans visage cet œil dans ce sans

Forme noire qui évolue lentement

Forme lente sur elle-même tourne

Pénétrable attendant quel toubib

Pénétrable je m'éveillai lucide.

 

8.

Je passe mon temps à composer

Des vers justifiés & ainsi je

M'amuse à me hâter le temps &

Il arrivera vite plus vite si

Vite le temps de ma que je...

En m'disant Déjà ? Dommage...

J'aurais dû m'ennuyer plus...

 

Patrice Houzeau

Malo, le 3 février 2021.

 

 

3 février 2021

JE ME SOUVIENS QUE NOUS OUBLIONS

JE ME SOUVIENS QUE NOUS OUBLIONS

 

1.

« A la fin tu es las de ce monde ancien

Ecrit Apollinaire C'est le premier vers

Du grand poème Zone que j'aime beaucoup

 

A la fin nous cessons de remuer because

La camarde nous happe étouffe estompe &

Fin du film Et ce que tu fis tout s'que

Tu fus se perd pis tu n'es plus là & tu

Es un jamais plus Las Rose se meurt las

Las nous n'sommes que d'ombre qu'un peu

De poussière qu'anime ce qu'on croit là

Ce vent qu'on appelle de tant d'noms ce

Monde qui n'est pas + neuf que sou ni +

Ancien qu'la dernière pluie d'hier soir

 

2.

Sans doute avons-nous la mémoire

Si courte qu'à peine disons-nous

Je me souviens que nous oublions

 

3.

C'est en écrivant bref qu'on aiguise

Son couteau & en écrivant bref qu'le

Coup porté fera tomber le guignol Le

Monde me direz-vous ni plus ni moins

Guignol que vous qu'il est Oui zavez

Raison mais moi j'aiguise le couteau

 

4.

« Qui sourient du concert joué par les grenouilles »

(Apollinaire) J'aime bien le mot grenouille aussi sa

Forme guernoule j'l'aime bien mais on s'en fout hein

 

Qui me regarde là au fond du couloir

Sourient-elles ces ombres du couloir

Du moins elles ne me menacent pas du

Concert d'leurs cris d'leurs noms oh

Joué floué que chuis tout illusionné

Par les demoiselles du passé passant

Les portes de mes paupières j'écoute

Grenouilles au loin se moquant d'moi

 

5.

« Et le bruit éternel d'un fleuve large et sombre »

(Apollinaire) que le fleuve ça fait penser aux mots

Grecs des philosophes qu'on cite que ça fait bien &

Moi pas une broque de grec que je pige & que j'm'en

Suis souvent carré l'hypothénuse ah chuis ignorant.

 

Et je sais bien que je n'écrirai pas

Le roman où l'on parle des gens & du

Bruit qu'ça fait le monde pas le dit

Eternel & très virtuose qu'on attend

D'un humaniste et je n'évoque que le

Fleuve tout grouillant de reflets le

Large fleuve plein d'têtes tranchées

Et je dis fleuve que c'est plutôt un

Sombre filet d'eau dans quelque cave

 

6.

Blanquer n'est pas un ministre mais un

Ridicule Un ridicule à diplômes & même

Un ridicule à responsabilités Bon pour

parler franchement un ridicule achevé.

 

7.

Ah j'eusse aimé galoper dès l'aube

Après avoir aimé quelque Italienne

Ou capitaine arpenter la neige sur

La piste du loup solitaire mais ça

C'est du roman du Stendhal & Giono

Qu'on lit dans le train tandis que

La pluie brouille & noie l'paysage

 

8.

« Mon verre est plein d'un vin trembleur

comme une flamme » (Apollinaire) ce vers

J'en aime l'effet visuel reflet d'alcool

& de clair marron sous une lumière vive.

 

Mon verre je m'y suis vu souvent mon

Verre est plein d'moi comme plein il

Est de songes abrutis ce moi là tout

Plein lui là et tout vide moi ici et

D'un coup je me suis dit Assez de ce

Vin il est aussi menteur que moi pis

Trembleur comme s'il était important

Comme si son temps était mon temps &

Une flamme qu'agace le vent c'est ça

Flamme pis pfuit nous v'là ténèbres.

 

9.

Alors le vendeur de marrons chauds chut

Et tous les marrons chauds bouillants i

Churent aussi dans les ténèbres glacées

Ça fit des étincelles des éclats de feu

& de marrons incandescents éparpillés &

Spirales arabesques tourbillons vapeurs

Epars que nous nommons astres & bolides

 

Patrice Houzeau

Malo, le 3 février 2021.

 

 

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