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BREFS ET AUTRES

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18 février 2021

LE SILENCE OU LE CHIEN

LE SILENCE OU LE CHIEN

 

1.

« Ceux de ta secte adorent-ils un signe obscène

Belphégor le soleil le silence ou le chien

Cette furtive ardeur des serpents qui s'entr'aiment »

(Apollinaire, « Le larron » {Le chœur])

 

2.

Alors le Chœur d'un poème d'Apollinaire Demanda

«Ceux de ta secte adorent-ils un signe obscène»

Qu'ils seraient adorateurs d'graffitis & j'vais

Pas vous faire un dessin n'avez + qu'à imaginer

 

3.

« Belphégor le soleil le silence ou le chien »

Qui donc adorez-vous demande le Chœur du poème

« Le larron » d'Apollinaire qu'le Belphégor un

Démon antique que c'est qu'Arthur Bernède dans

Un roman il le décrit comme un « grimaçant » &

« énigmatique » et qu'il « semblait contempler

en ricanant les humains qui l'entouraient » Et

Bernède dit d'Belphégor qu'c'est un « masque »

& du coup on pense au feuilleton avec Juliette

Gréco qu'c'était en noir & blanc pis épatant &

Tout mystérieux l'aut' là avec son masque & la

Tenture qui lui servot de vêtement pis semblot

Glisser dans les salles du Louvre & toutes les

Statues des autres dieux là Après le soleil le

Dieu unique de l'antique Egypte d'Akhénaton Ça

Représente assez la lucidité ça le soleil itou

Le silence c'est lucide le silence que souvent

On ferait mieux de s'taire que c'est difficile

Passqu'on est humain qu'on a une langue et que

Le monde est dans la langue Pour ce qui est du

Chien évidemment on pense à Diogène de l'Ecole

De lui-même la grinçante Cynique qu'est encore

Aujourd'hui mal aimée que tant de bons apôtres

Et de serpents s'insinuant veulent la tuer pis

Même que défois il y a des gens de cette façon

De penser qui en meurent assassinés comme on a

Vu en 2015 lorsque des serpents à peau d'homme

Se sont attaqués à Charlie & tué tant de gens.

 

4.

Et « Cette furtive ardeur des serpents qui

s'entr'aiment » d'un vers d'Apollinaire Je

Lis s'entr'aiment et pense s'entrelacent à

La façon d'un bijou une broche ou l'infini

La boucle d'oreille le poisson de la porte

 

5.

« Et seuls dorénavant viendront au jardin

triste Les papillons de nuit » & songeant

Ces vers d'Apollinaire me viennent hanter

La caboche à cinoche sous l'jardin & bien

Profonds enfouis la rouille d'une épée et

Le crâne décollé d'un capitaine décapité.

 

6.

Défois fait froid défois fait chaud

Me dit Zut qui n'existe pas et sous

Ces variants climats nous promenons

Palpitants pensées songes pis peaux

Défois fait froid défois fait chaud

Une tuile tombe une auto passe sort

Un couteau vienne un virus & coquin

De sort v'là-t-y pas qu'on est mort

 

7.

Ceux qui pensent que la vie pourrait être

Autrement qu'féroce masquée injuste qu'on

Pourrait être tous solidaires qui pensent

Que courir après postes fric gloriole pis

Toujours plus toujours plus toujours plus

N'est que vent poursuite du vent et néant

Qui pensent qu'l'humain creuse sa tombe à

Trop vouloir trop pouvoir ont raison mais

S'illusionnent s'ils pensent que l'humain

Pourrait être autre qu'un long suicide de

Sa lucidité et l'ombre du rêve d'un rêve.

 

8.

On dit que les chevaux pleurent quand

On les mène à l'abattoir & je n'mange

Pas de cheval pis n'aime pas les gens

Qui n'sont pas plus des frères qu'les

Dieux existent Sont juste des bipèdes

A périls qui vous mangent votre temps

Et vous sourient comme s'ils allaient

Quand même finir par vous hein que je

Me dis par temps froid quand je passe

A la supérette m'acater mon cassoulet

En boîte que je me demande i viennent

D'où tous ces gens là pour faire quoi

Hein pour faire quoi je vous demande.

 

9.

Ne courez pas, ne courez pas si vite. Elle vous attend et elle est immanquable.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 18 février 2021.

 

 

 

 

 

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16 février 2021

CHRONIQUE DU 16 FEVRIER 2021

CHRONIQUE DU 16 FEVRIER 2021

 

1.

Il semble que l'illustre Blanquer

Ne connaît pas le sens exact d'un

Mot pourtant commun à tous et qui

Est le mot culture et qu'il croit

Qu'gérant l'éducation nationale y

A qu'à transformer quand un virus

Passe à sa portée salles de cours

Cantines et salles de réunions en

Bouillons de culture fort propres

A faire mariner les cervelles des

Jeunes gens des écoles dans l'jus

Toxique de sa fort sotte réforme.

 

2.

Il semble que l'illustre Macron se

Repent d'avoir si strictement jeté

La France dans un âpre confinement

Au mois de mars de l'an 2020 quand

A cause de l'immense prévoyance de

L'Etat les hôpitaux furent saturés

& que tous se demandaient qui donc

De Fantômas ou de Belphégor déroba

Masques & soignants car on voit le

Manu Jupiter refuser maintenant ce

Qui à si peu de jours des vacances

De février 2021 ressemblerait à un

Confinement laissant l'illustre et

Fier Blanquer pieusement s'enliser

L'Apprenance dans l'n'importe quoi

Du mensonge dont il est coutumier.

 

3.

En 2021 il semblait clair qu'en vue

Des présidentielles 2022 Macron qui

Lors nous présidait compta beaucoup

Que Marine Le Pen & l'extrémisme de

Son parti montent montent & montent

Dans les sondages afin d'arriver au

Second tour et à tant inquiéter que

La nécessité d'un Front Républicain

Se fasse sentir et que l'homme dont

On devina le fédéralisme et le goût

Pour l'autoritarisme technocratique

Soit élu & par la droite consternée

& par la gauche émiettée C'était me

Dis-je un grand risque à courir que

De laisser notre démocratie s'faire

Confisquer pour un jeu de dupes qui

Pourrait tourner à la désillusion à

La frustration à la contestation et

Au trouble des esprits et des rues.

 

4.

En 2021 je songeai qu'étant donné que

Le coin-coin Sciences Po dont Richard

Descoings & Olivier Duhamel furent de

Fort curieux zélateurs avait du plomb

Dans l'aile & l'jugeant médiocre tout

Ce personnel politique actuel qu'il a

Pondu ces dernières années l'volatile

ENA je me dis que tout compte fait il

Serait fort utile d'en finir avec ces

Pompes à fric et à postes et de faire

Rentrer tous ces doctes inutiles dans

Le giron de l'Université où on pourra

Former les fonctionnaires nécessaires

Et les politiques adéquats à un moins

Elitiste recrutement au sommet Macron

Apparemment ne le veut pas qu'il nous

Enfume avec une démocratisation qu'on

Devine relative Sans doute est-ce son

Intérêt & celui de la technocratie de

Continuer à jeter un pognon de dingue

Par les fenêtres de la raison afin de

Pouvoir disposer d'un vivier de têtes

Pensantes obéissantes voire complices

 

5.

En 2021 décidément on s'moqua d'nous car

Alors que les variants anglais et autres

Exotiques du covid multipliaient les cas

En Moselle & l'dunkerquois A 8 jours des

Vacances de février les élus d'ces zones

Périlleuses demandèrent la fermeture des

Etablissements scolaires Les préfets qui

Songeaient qu'ils étaient préfets dirent

Ce que Blanquer songeant que Blanquer il

Etait décida s'que Macron songeant qu'il

Etait Macron avait décidé et c'est ainsi

Qu'il régna dans bien des établissements

Une atmosphère de dépit de suspicion pis

De défiance chacun se rendant compte que

Le gouvernement tentait de paraître fort

A une opinion publique qui pensait qu'il

Etait ridicule de laisser courir tant de

Risques aux enseignants aux élèves & aux

Familles en laissant les écoles ouvertes

& se saturer bien trop vite les hôpitaux

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 février 2021.

 

13 février 2021

A VOTER KILLROY WAS HERE

A VOTER KILLROY WAS HERE

 1.

A force d'alimenter la dette publique par des réformes qui coûtent et mécontentent (cf « Machiavelic » Blanquer), il arrivera un moment où le montant de la dette n'aura plus rien à voir avec les capacités de production de richesses de la France.

Macron a bien conscience du danger, d'où sa volonté affirmée de ne pas reconfiner totalement et aussi son projet d'intégration de la France dans une sorte de Start Up Supranation européenne.

Pis si on l'annulait la dette pis repartir sur d'autres bases y en a qui disent. Oui, mais euh l'annuler la dette d'un grand pays industriel n'aurait-il pas tant de conséquences internationales que nous verrions bientôt se lever à l'horizon la Mort et son grand costume d'officier ? Bon chais pas moi j'intuitionne.

 

2.

Après y en a i disent qu'on pourrait considérer la dette comme un investissement écologico-socio-productif et donc l'annuler. Oui, mais alors, qui c'est-y qui va payer les indemnités des confinements ? Les impôts ? Une nouvelle dette ? Ah ouais hein quand même...

 

3.

Là où les politiques pourront craindre des courroux, c'est quand après l'covid et 2022, les gens paieront encore plus d'impôts pour payer les indemnités reçues à cause des confinements et d'la dette publique gouffre qu'le gouvernement aura dû à cause de son imprévoyance originelle, même que c'est là qu'on verra que le « quoi qu'il en coûte » à Manu Jupiter, c'est en fin de compte les Français qui le paieront.

 

4.

Y en a un i paraît qu'il a parlé d'un « horloger des séquences » qui serait derrière le Covid et sa bande de variants là-bas dans les confins camarades que chais pas si c'est vrai qu'en tout cas j'l'aime bien l'expression « horloger des séquences », même que je me dis, c'est pas coronavirus qu'il faut l'appeler le covid 19 pis 20 & 21, c'est Godzillavirus.

 

5.

J'comprends rien de s'qui s'passe à Trappes avec l'professeur de philo là et Ali Rabeh le maire de la ville que j'subodore d'la manipulation d'tout côté qu'en tout cas chais pas trop pourquoi j'aurais pas trop envie d'y vivre moi à Trappes.

 

6.

J'comprends pas trop paraît que depuis le début d'la crise Covid, le ministère de la santé a fait appel à pas moins de 7 cabinets de conseil privés. Euh... Elles servent à quoi, les « élites » d'la fonction publique formées à grands frais par les Sciences Po à Descoings et Olivier Duhamel pis à l'ENA que Macron il avait dit qu'il supprimerait.

 

7.

Mon père me disait qu'il fallait que j'aie plus confiance en moi et que, le temps passant, ceux qui paradaient et brillaient eh bin soudain, i brillaient plus et paradaient encore moins. N'est-ce pas, Olivier Duhamel ?

 

8.

Marrant, Macron dans un élan de populisme et de lucidité avait promis de supprimer l'ENA et en fin de compte, on finit par se demander si c'est pas Sciences Po qui va passer à la trappe.

 

9.

Je ne vote pas LFI mais je reconnais à Mélenchon des talents d'orateur, le sens de l'Etat et une certaine authenticité. Après, les humains sont complexes, c'est ce qui fait leur intérêt et leur danger.

 

10.

Et bien entendu, aux présidentielles 2022, je voterai Joey Ramone ou Killroy was here.

 

11.

Bon, à mon enterrement, si on ne diffuse pas « Doux Sauvage » de Robert Charlebois (même que si c'est qu'pour un chien, Elise et Zut), je vous préviens, je sors du cercueil et vous montre mon pis ce quI reste de moi.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 février 2021.

13 février 2021

DEFOIS NI DIEU NI MAÎTRE QUAND MÊME

DEFOIS NI DIEU NI MAÎTRE QUAND MEME

 

  1. Je fais partie de ceux qui ne se consolent pas de la mort de Cabu et de Wolinski. Aussi quand j'entends que certains intellectuels commencent à remettre en cause le droit de se moquer des dieux qui n'existent pas et qui nous font tant de mal, je serre le poing.

  2. Une élève il y a quelques mois : « Monsieur, je vous le dis, j'en ai tellement marre qu'on se fiche autant de nous que si les Gilets Jaunes ou les Black blocs redescendent dans la rue, j'irai les rejoindre. »

  3. Avec le variant anglais qui cavale dans le dunkerquois (contagion 6 fois plus forte que la moyenne nationale dit-on) et la Moselle qui tire la sonnette d'alarme (variant brésilien à squi paraît), Français, attendez-vous à des hôpitaux saturés. Confinerez-vous, Macron ? Fermerez-vous, Blanquer ?

  4. La France est aussi le pays de Jeanne d'Arc, de Bonaparte, de Clémenceau et de de Gaulle. Les islamistes qui croient que bientôt il y aura plus de mosquées en France que d'églises se trompent lourdement.

  5. La France est bonne fille, mais son père est un guerrier farouche. N'en déplaise à Macron, nous sommes des latins, pas des anglo-saxons, pas des protestants du Nord.

  6. « Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue les anarchistes » chantait Léo Ferré. Et j'ajoute que la majorité des anars étant non-violents, quand ils déboulent, c'est qu'il y a matière.

  7. Je vouvoie certains de mes collègues (après tout, nous ne nous connaissons pas) et n'apprécie guère cette fausse collégialité du tutoiement qui aboutit à l'hypocrisie du « je te tape dessus par derrière et je te tutoie comme si tu m'étais proche ».

  8. Les théoriciens de la mondialisation ayant pensé que l'attachement aux racines et aux traditions ne tiendrait pas face aux nécessités économiques se sont trompés. Macron fait les frais de cette idéologie. Les Français voteront peut-être pour lui en 2022 mais ils ne l'aiment pas.

  9. Dans le dunkerquois, certains élèves préviennent qu'étant donnée la forte hausse des contaminations (variant anglais) et parce qu'ils vivent avec des personnes à risques, ils ne viendront pas en cours la semaine prochaine. Entendez-vous Blanquer ?

  10. En France, il y a bien entendu un complexe militaro-industriel qui influence notre politique étrangère, mais il y a aussi un complexe administrativo-éducatif qui nous mène on ne sait où.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 février 2021.

13 février 2021

TANDIS QU'ÇA COVIDE

TANDIS QU'ÇA COVIDE

 

1.

« Qui donc reconnais-tu sur ces

vieilles photographies » lisant

Ce vers d'Apollinaire je me dis

Que je fais partie d'ceusses-là

Qu'ont pas d'images du passé ni

Chez eux ni dans la poche ni de

Mes parents & ni de vacances ni

De mes chiens de mes chats & ni

Des mes petites amies et pas de

Photos de toutes mes fêtes sans

Doute finirai-je par oublier et

Les rires de toutes mes fêtes y

En a eu pas tant et les prénoms

Des vives de ma jeunesse et les

Noms de mes greffiers et de mes

Clebs m'en souviendrai plus les

Vacances j'y fus jamais quasi &

Les visages de mes parents d'ma

Cafetière enfumée finiront itou

Par s'enfuir que j'finiro creux

D'la citrouille face à lanterne

Par un soir d'la fête des morts

 

2.

Je songe que tous les poètes de ce monde

Comptent leurs pieds sur leurs doigts C'est ainsi qu'ils font

Et tissent le joli filet d'la poésie

Et là moi si j'ai bien mes pieds j'ai pas mes rimes.

 

3.

« Un ours un singe un chien menés par des tziganes

Suivaient une roulotte traînée par un âne

Tandis que s'éloignait dans les vignes rhénanes

Sur un fifre lointain un air de régiment »

(Apollinaire, « Mai »)

 

J'aime les notations les vignettes

Qu'Apollinaire sème dans sa poésie

Ainsi dans Mai cet ours ce singe &

Ce chien menés par des tziganes la

Roulotte « traînée » par un âne le

Monde nomade qui passe ainsi qu'je

Me demande est-ce que le poète les

A vus de ses yeux qui ne sont plus

Vus Voyait-on réellement passer ce

Genre de bohème au début du siècle

20 ou déjà d'l'évoquant d'un passé

D'plus en plus lointain qu'c'était

Que le XIXème siècle s'éloignant &

Allant rejoindre la nuit d'tout ce

Qui finit par s'perdre & s'oublier

Tandis qu'il continue le poète Sur

un fifre lointain un régiment même

Que ça un régiment ça existe encor

Ça un régiment que les ours singes

Chiens ânes et tziganes tout morts

I seront qu'des régiments dans les

Vignes rhénanes ou leurs déserts i

Passeront encor qu'on les entendra

S'éloigner ou revenir qu'ça dépend

De l'endroit où c'est qu'on vivra.

 

4.

Le 13 février 2021 on disait qu'on

N'comprenot plus rien qu'le nombre

De cas de covid il avait par l'air

D'exploser comme prédit mais quand

Même y avot des endroits i cavalot

Quand même bien le variant anglais

Aussi le variant brésilien semblot

Aussi le variant africain on disot

Qu'ça pouvot cavaler bientôt quand

Même c'était pas le waterloo qu'on

Avot dit qu'ce s'rot & donc a-t-il

Raison Macron Blanquer son affaire

La connaît-il mieux qu'on croit ou

Bien n'est-ce qu'un répit dans une

Tempête qui finira par les balayer

Nos belles démocraties européennes

 

5.

En 2021 on disait que peu de riches

Possédant quasi tout & tant de gens

Ne possédant rien que ça finira par

Craquer que le monde filait gouffre

Pis la sciait la branche que dessus

Il pérorait encore le monde pis que

 

Le Covid c'était un coup de semonce

Un avertissement ou un prélude à un

Grand bouleversement de tout que ça

Annonce le Covid qu'on se demandait

Comment ça allait tourner tout ça &

 

Moi je me dis tant que les gens ils

Pourront gagner leur vie et croûter

Ça tiendra même avec d'plus en plus

D'étrangers en France mais avec des

Larmes de la sueur et du sang c'est

 

Evident que le vivre-ensemble aussi

La bienveillance sont des songes et

Des bisounourseries mais bon si les

Français peuvent toujours la gagner

Leur vie se loger manger et éduquer

Leurs enfants ça tiendra que faudra

 

Faire gaffe quand même à ceusses-là

Qui nous administrent et gouvernent

Qu'ils dérapent pas trop se fichent

De nous pas trop les méprisants là.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 13 février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 février 2021

COMME UN OEUF SUR LE PLAT

COMME UN OEUF SUR LE PLAT

 

1.

« Voici donc pour mon jeûne

un morceau de gruyère » dit

L'Ermite d'Apollinaire même

Que moi idem m'en suis bien

Parfois contenté du morceau

De gruyère qui vous reste &

Qu'vous n'avez plus de sous

& qu'vous maudissez l'monde

& mes parents aussi parfois

Plus souvent qu'on croit et

Même que pendant s'temps-là

Des politiques bien nourris

Nous faisaient la morale le

Soir tombant sur les télés.

 

2.

« Et le troupeau de sphinx

regagne la sphingerie » Ce

Vers d'Apollinaire m'amuse

Je m'imagine sa tête à çui

Qui veille sur le troupeau

Des bêtes à énigmes i doit

Être saoulé de questions &

Même que sur ses épaules i

Doit y avoir en place d'sa

Figure des yeux effarés et

& savez-vous quoi ? Et & &

& un point d'interrogation

 

3.

« C'est la lune qui cuit

comme un œuf sur le plat 

» A quoi qu'il songea le

Grand Guillaume écrivant

Composant et rythmant ce

Vers Songea-t-il qu'faim

Il avait Pensait-il à la

Peinture naïve Le soleil

Jetait-il des éclairs de

Lucidité sur la ville ou

La pluie s'pressait-elle

Après les passants N'est

-ce pas que la lune fuma

Quelques pipes Je l'sais

Très bien j'étais pas là

 

4.

J'ai bien aimé l'insolence qu'on disait

Aux Rolling Stones celle des punks itou

Qu'on disait J'ai bien aimé les délires

Electriques de Jimi Hendrix les délires

Verbaux de Frank Zappa même si pas tout

Du tout que j'comprenos et la fantaisie

Mélancolique défois qu'il y a dans bien

Des chansons à Charlebois Les planeries

Pinkfloydiennes j'ai bien aimé & ce son

De batterie dans l'album à la vache pis

Les cris d'oiseaux lointains du temps à

Brumes de Echoes que chouette ça Echoes

Toujours tu m'intéresses J'ai bien aimé

Fleetwood Mac même que j'avos un poster

De Stevie Nicks dans ma chambre et aimé

La poésie à Patti Smith pis celle à Jim

Morrison dans An American Prayer Défunt

Déjà qu'il étot le Morrison quand parut

L'album J'ai bien aimé leur inventivité

Aux Beatles pis tant d'autres tant tant

Que j'aurais mieux fait d'mieux étudier

A l'école que tout ça c'est bien gentil

Mais c'est jamais qu'du rock n'roll une

Petite affaire à faire rêver passer son

Temps passer son tour & pis s'artrouver

Vieux tout seul pis un c'est comme dans

Un vieux rock n'roll dans la cafetière.

 

5.

Parfois l’œil se jette dans le monde

Ce n'est jamais pour rien que lèvres

& syllabes agitent la nuit & la lune

 

6.

« Le soleil d'hier m'a rejoint » dit

Le narrateur Apollinaire & c'est pas

Nous qui remontons le temps mais lui

Qui nous remonte du fond d'nos jours

Un plein filet de méduses oubliées &

Les couteaux que nous avons utilisés

Et brillant alors d'un étrange éclat

Voilà que leurs yeux morts s'ouvrent

 

7.

« Et des mortes parfois voudraient

bien revenir » note le narrateur à

Apollinaire dans Rhénane d'automne

Et des mortes parfois... Quelqu'un

Les nomme-t-il les appelle-t-il et

Dans les églises prie-t-il pour le

Retour de leur âmes C'est que nous

Oublions les songes et les espoirs

Qui furent ceux de ceux qui furent

Avant que nous mêmes soyons morts.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 11 février 2021.

 

 

 

 

11 février 2021

TRACE SUR LES VITRES

TRACE SUR LES VITRES

 

1.

« Mon Automne éternelle ô ma saison mentale

Les mains des amantes d'antan jonchent ton sol

Une épouse me suit c'est mon ombre fatale

Les colombes ce soir prennent leur dernier vol »

(Apollinaire, « Signe »)

 

Défois qu'on aurait façon Apollinaire

D'l'Automne « éternelle » d'la saison

« mentale » plein la caboche qu'c'est

Tout mélancolie neurasthénie cafard &

Blues touss'touçi-touça vous poussant

Comme mauvaise herbe dans les pensées

 

Qu'ça fait d'l'antan revenant Ce sont

« Les mains des amantes d'antan » qui

Vous enneigent la souvenance jonchent

Le sol que vous vous mirez dans votre

Cafetière vous passez dans vot' passé

Mignonnes frimousses mirettes rieuses

Tout ça fané ridé pis éparpillé Votre

 

Seule compagne « une épouse » s'nomme

Ombre & vous suit « fatale » comme un

Jamais plus D'ailleurs le narrateur à

Apollinaire note Les colombes ce soir

Prennent leur dernier vol Se souvenir

C'est rappeler l'adieu celui que tous

Les jours à tout instant nous faisons

 

Sans même y penser défois qu'le temps

Nous passe casse lasse et nous efface

A cet adieu que toujours nous faisons

Aux gens qui tissèrent ce réel perdu.

 

2.

« Et, depuis, le hareng saur – sec, sec, sec,

Au bout de cette ficelle – longue, longue, longue,

Très lentement se balance – toujours, toujours, toujours. »

(Charles Cros, « Le hareng saur »)

 

Dans le poème Le Hareng Saur de Charles Cros

Qu'j'ai pensé le hareng saur & n'revient pas

Dans ce petit bijou ce chef d’œuvre d'ironie

Il y a quelqu'un qui monte à une échelle pis

Plante un clou pointu dans un grand mur nu &

Blanc A ce clou il accroche longue ficelle &

A cette ficelle longue il accroche un hareng

Saur et s'en va et tandis qu'il s'en va loin

Dans l'ailleurs des morts le hareng saur lui

Se balance très lentement pis toujours qu'il

Se balance très lentement pis toujours qu'ça

Fait penser qu'ce hareng saur c'est le Temps

 

3.

« L'armature murmurante du ciel trace sur les vitres de son esprit toujours les mêmes signes amoureux » (Artaud, « Le clair Abélard »)

 

Voilà qui sonne comme du René Char ça

« L'armature murmurante du ciel trace

sur les vitres de son esprit toujours

les mêmes signes amoureux » Je n'sais

Pas trop le sens exact Ça évoque joue

Le monde est plein de petits mystères

Masqués par un tissu de syllabes Fait

Société secrète étrange compagnie une

Chevalerie de phrases mystérieuses Le

Langage planque ses brumes à échos et

Les cercles magiques des contes J'lis

La phrase à Artaud me dis qu'ça sonne

Musique cette « armure murmurante » &

Son « m » Lèvres remuant des syllabes

Son « m » Qui susurre ainsi Est-ce le

Ciel des idées l'armature toujours en

Passe de reconstruire ses figures que

Je la vois bleue cause le ciel que je

La vois bleue s't'armature à murmures

Après les doigts de l'enfant au givre

Des vitres jouent des s Ça la cadence

La phrase qu'elle peut s'jouer sur le

S /du ciel/trace/sur les vitres/

S /du ciel/trace/sur les vitres/de son esprit/toujours/Oh

de son esprit/toujours les mêmes

signes/ A ce son de cymbale cadençant

quelque soliloque électrique je pense

L'éternel retour des notes & celui du

Rituel du « toujours les mêmes signes

amoureux » C'est si simple

Il y a le ciel Dessous une

Caboche rêvant Dedans il y

A des signes i tournent en

Boucle en S i spiralent on

Dirait la même chanson qui

Passe dans la tête pis qui

Vous parle d'amour pis que

Derrière votre vitre là en

Dedans d'votre cervelle il

Y a je ne sais qui pis qui

Trace des signes comme une

Devinette laissée au givre

 

Patrice Houzeau

Malo, le 11 février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

10 février 2021

DOUZE SOTTISES DE LA NUIT DU 9 FEVRIER

DOUZE SOTTISES DE LA NUIT DU 9 FEVRIER

 

1.

Alors les masques tombèrent

Et des grands éclats qu'ils

Firent en tombant par terre

Quelques vipères jaillirent

 

2.

« Le Rhin le Rhin est ivre où les vignes

Se mirent » Ce vers d'Apollinaire & ce i

Se répondant s'faisant écho se reflétant

Dans La Nuit rhénane ce i je l'apprécie.

 

3.

« Humble comme je suis qui ne suis rien

Qui vaille » Le narrateur Apollinaire a

De l'humilité plein sa personne parfois

Et dit mieux ce que je pense de moi que

Moi-même défois quand j'm'écoute narrer

 

4.

A force de dire la vérité aux gens

I finissent par n'plus vous croire

S't'ainsi qu'on finit Cassandre et

Que terre et ciel soudain grondent

 

5.

A force de n'aimer personne

Je n'aimai plus que vous oh

La sotte chose d'aimer sans

Que personne jamais ne vous

Aime Personne c'est quelque

Chose Il faut savoir l'être

C'est pas donné à quiconque

 

6.

Le temps passe je compte mes os

Que voulez-vous que je fasse Je

Suis mort depuis trop longtemps

J'ai lu chaque bibliothèque Mes

Chairs ont fondu & je n'ai plus

Personne à hanter On m'a oublié

 

7.

Je me demande pourquoi le narrateur

Apollinaire ne peut «exprimer {son]

tourment de silence» que ça me fait

M'rappeler qu'un jour d'ma si sotte

Adolescence je m'étos tant répété &

Tant répété tant dans l'dedans d'ma

Tête que j'devais m'taire qu'j'suis

Resté quelques minutes sans pouvoir

Un bref moment d'tourment d'silence

Réellement parler genre la muette a

M'avait coupé l'sifflet sifflé c'te

Jactance qu'j'ai toujours kekchoz à

 

8.

& c'est jamais que des mares de sang

Contenues dans des sacs de peau dans

Les rues qui passent pis qu'ils sont

Pleins d'maladies défois & d'pensées

Plus ou moins troubles Vous font des

Yeux parfois qu'on pourrait croire à

Leur existence à tous ces autres là.

 

9.

Zut est la seule à me trouver sympathique

C'est vrai qu'elle n'est pas trop aimable

 

10.

Chaque fois qu'j'entends Imagine du

Lennon là j'ai des envies d'meurtre

Ça doit être ça une chanson qui tue

 

11.

Je me demande pourquoi les « chevaucheurs »

Du poème à Apollinaire « nous jetèrent dans

L'avenir » comme si nous étions des dés nos

Pommes & qui zauraient parié sur nos ombres

 

12.

J'me souviens soudain car j'aime à

De ce trait de Churchill qu'on lui

Dit Une pomme chaque matin éloigne

Le médecin Surtout si on vise bien

Répondit celui qui n'eut pas peur.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 9 février 2021.

10 février 2021

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

DE SCIENCES PO PIS D'BLANQUER

 

1.

Ne sais pas si ce que l'on raconte

Sur Sciences Po est vrai mais sans

Doute les têtes pensantes auraient

Du mouron à se faire que ça serait

Pas étonnant qu'la défiance envers

Les élites semble se répandre Faut

Avouer qu'ça n'a guère brillé dans

Les hautes sphères au début que le

Covid commençait à viruler que des

masques introuvables de la pénurie

De soignants de lits & de matériel

Et des mensonges & autres foutages

De nos gueules longtemps jusqu'aux

Présidentielles 2022 et au-delà on

Se souviendra et après Sciences Po

Déjà que l'Richard Descoings était

Pas si net qu'l'Olivier Duhamel un

Drôle de zoziau à périls stilal ça

S'rait-y point qu'on tentât tantôt

D'la valdinguer sa tête à Sciences

Po que parfois je me dis que juste

Une pompe à subventions un attrape

-couillon d'contribuable un aspire

fric & postes qu'c'est Sciences Po

Que c'est juste là pour que l'Etat

(Coucou c'est nous) veille à s'que

Des intellectuels hyperdiplômés et

Qui pour certains auraient bien du

Mal à avoir un vrai travail soyent

Payés quand même que ça m'rappelle

Qu'le Macron l'avait-il pas promis

D'supprimer l'ENA qui a tout l'air

Itou d'une belle usine à péteux ça

L'ENA qu'nous on a rien à dire que

Les gens qui n'sont rien qu'on est

& qui hantent les gares pour aller

Simplement gagner de quoi croûter.

 

2.

Le 9 février 2021 Frédéric Mion a

Démissionné de son poste de dirlo

De Sciences Po Paris On dit qu'il

Tenta de pas trop avouer que dans

L'affaire Olivier Duhamel l'avait

Eté mis au courant et qu'il avait

Rien fait qu'franchement si c'est

Vrai qu'il s'était juste contenté

De détourner pieusement le regard

Quand il apprit ce qu'apparemment

Beaucoup de monde savait déjà que

L'Olivier Duhamel c'était un gros

Pervers très vulgaire curieux que

Ce haut fonctionnaire (eh oui) il

N'avait pas démissionné avant car

L'image de Sciences Po elle était

Déjà moyennement pas terrible que

Ces derniers jours ça puot encore

Un peu plus qu'on parlait d'viols

Sur les réseaux sociaux que chais

Pas si tout ce qu'on dit est vrai

Mais déjà qu'elle coûte un pognon

De dingue cette Grande Ecole faut

Point s'étonner qu'on s'interroge

Sur ce que l'Etat fait d'nos sous

Surtout quand on s'souvient qu'ça

Manqua cruellement de personnel &

De matériel durant la crise Covid

Dans les hôpitaux publics qu'donc

Défois faut arrêter de croire que

Les gens du commun comme moi i le

Voient pas qu'au sommet de l'Etat

Y en a qui se fichent de nous pis

Même que parfois i disent que des

Sans-dents qu'on est pis du rien.

 

3.

Y en a qui disent qu'avec son Grand

Oral là Blanquer i voudrot élitiser

Le baccalauréat que moi j'pense que

C'est juste le contraire qu'il fait

Simplement une épreuve de plus pour

Qu'il y ait encore plus de monde de

Reçu au bac qu'en fait je pense que

Le but c'est d'arriver à un bac que

Dans bien des filières tout l'monde

Quasi l'aura même les pires zozos i

L'auront le bac que les universités

Après seront bourrées à craquer que

Ça posera des problèmes tels que le

Ministère i dira oui oui c'est bien

Que les petits Français i zaient le

Bac tous ou presque mais réaliste &

Lucide & raisonnable hein faut être

Juste la France elle peut pas payer

Des études supérieures à tous & que

Il y a trop d'monde hein maintenant

Dans nos universités qu'faudrait un

Peu sélectionner hein à l'entrée et

Hop c'est avec un bac dévalorisé de

Plus en plus (contrôle continu idem

Expérimentations pédagogico-fumisto

-bienveillantes) que fatal ça va se

Mettre en place la sélection par un

Examen d'entrée ou alors Blanquer i

Va nous la faire à l'américaine que

Le ministère dira c'est bien qu'les

Petits apprenants zaient l'Bac tous

Ou presque & du coup on va investir

Dans l'université publique et comme

Ça coûte un pognon de dingue i faut

Être réaliste lucide raisonnable et

Du coup pour contrebalancer le fric

Investi dans le public on va mettre

En place tout un beau secteur privé

De l'Education Supérieure pis qu'il

Va pousser à ce que soient créés de

Plus en + d'Ecoles Sups privées pis

Plus en + d'Universités privées pis

Plus en + d'Instituts privés et des

Droits d'inscription élevés du coup

Une sélection costaude à l'entrée &

Les banques feront des prêts à tous

Ces bons étudiants du privé là & ce

Sera comme aux States ils auront un

Bon job au bout les mirifiques et i

Mettront des années à le rembourser

Leur prêt étudiant mais toucheront

Un bon salaire alors bon pendant ce

Temps les bacheliers innombrables &

Pas trop doués bin i ziront dans de

Moins prestigieuses universités qui

Seront pas trop chères pis pas trop

Fameuses non plus faut être lucide.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 10 février 2021.

9 février 2021

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

 

1.

Quand je n'sais pas quoi faire

De moi-même je m'imagine Alors

La présence d'un aut' moi-même

Se fait tellement forte que la

Porte ouverte je me vois alors

Entrer dans la pièce puisqu'il

Est que porte ouverte partir &

Arriver que ça laisse la porte

Ouverte car si elle est fermée

Tu restes seul toi & toi seul.

 

2.

Pour déguster du preux en armure

Le dragon ouvre une vaste gueule

Puis crache sa flamme Rôti alors

Flambé le chevalier audacieux et

Divin accompagné d'son destrier.

 

3.

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Qu'Apollinaire mit en fin de poème

De quelle créature elle sauta dans

L'espace cette tête flamboyante de

Quel capitaine décapité ou de quel

Chevalier errant & quel roi vaincu

Fut ainsi décollé & s'écroula dans

La poussière tandis que sa tête au

Ciel jaillit éclairant chaque jour

La terre des humains de son signe.

 

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Si Persée après qu'il a tranché sa

Tête à la Gorgone l'aurait-il dans

L'espace jetée que nous ne pouvons

Regarder la vérité en face sans en

Être médusés fascinés pétrifiés et

Que nous finissons par baisser nos

Têtes de peur d'en finir aveuglés.

 

4.

Il arrive que les vitres se brisent

Que se cassent verres et bouteilles

Qu'éclatent les carreaux se jettent

Les fenêtres que se creusent et que

S'ouvrent les miroirs sur des vides

Dans lesquels bien des âmes chutent

 

5.

Ne touchez pas à ce piano

Gardez-vous bien de poser

Vos mains pour y jouer la

Chanson vive et légère et

Qui met les cœurs en joie

ne touchez pas à ce piano

Il se jouera de vous vous

Prendra les doigts et les

Entraînera les endiablera

les virtuosera et vous ne

Pourrez plus que jouer et

Jouer et jouer encore pis

Nuit et jour jouer et pis

Vous en tomberez cadavéré

Qu'vot'cœur aura cessé de

la battre la folle mesure

& se s'ra tout désaccordé

 

6.

« Beaucoup de ces dieux ont péri »

Note le narrateur Apollinaire Mais

Ils continuent à agir en nous Mais

Ils continuent à nous agiter comme

Si nous étions ces pantins que des

Fils invisibles actionnent sur les

Scènes sans nombre des dieux morts

 

7.

Sûr qu'nous sommes machinés par la

Machine infernale qu'un malin il y

A longtemps quand le temps n'était

Pas encore venu a actionnée et qui

Nous éclatera à la conscience puis

Ce sera comme si rien n'avait été.

 

8.

Défois j'me demande mais je ne suis

Pas toujours là alors j'm'attends &

Je patiente mais à force d'être pas

Là je m'impatiente et me cherche et

Me mets en quête & quand enfin j'me

Retrouve je m'engueule & pendant ce

Temps-là que j'n'ai rien fait d'bon

 

Patrice Houzeau

Malo, le 7 février 2021.

 

 

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