Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

BREFS ET AUTRES

Publicité
9 février 2021

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

QUAND JE N'SAIS PAS QUOI

 

1.

Quand je n'sais pas quoi faire

De moi-même je m'imagine Alors

La présence d'un aut' moi-même

Se fait tellement forte que la

Porte ouverte je me vois alors

Entrer dans la pièce puisqu'il

Est que porte ouverte partir &

Arriver que ça laisse la porte

Ouverte car si elle est fermée

Tu restes seul toi & toi seul.

 

2.

Pour déguster du preux en armure

Le dragon ouvre une vaste gueule

Puis crache sa flamme Rôti alors

Flambé le chevalier audacieux et

Divin accompagné d'son destrier.

 

3.

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Qu'Apollinaire mit en fin de poème

De quelle créature elle sauta dans

L'espace cette tête flamboyante de

Quel capitaine décapité ou de quel

Chevalier errant & quel roi vaincu

Fut ainsi décollé & s'écroula dans

La poussière tandis que sa tête au

Ciel jaillit éclairant chaque jour

La terre des humains de son signe.

 

« Soleil cou coupé » Je me demande

Quand je songe à cette forte image

Si Persée après qu'il a tranché sa

Tête à la Gorgone l'aurait-il dans

L'espace jetée que nous ne pouvons

Regarder la vérité en face sans en

Être médusés fascinés pétrifiés et

Que nous finissons par baisser nos

Têtes de peur d'en finir aveuglés.

 

4.

Il arrive que les vitres se brisent

Que se cassent verres et bouteilles

Qu'éclatent les carreaux se jettent

Les fenêtres que se creusent et que

S'ouvrent les miroirs sur des vides

Dans lesquels bien des âmes chutent

 

5.

Ne touchez pas à ce piano

Gardez-vous bien de poser

Vos mains pour y jouer la

Chanson vive et légère et

Qui met les cœurs en joie

ne touchez pas à ce piano

Il se jouera de vous vous

Prendra les doigts et les

Entraînera les endiablera

les virtuosera et vous ne

Pourrez plus que jouer et

Jouer et jouer encore pis

Nuit et jour jouer et pis

Vous en tomberez cadavéré

Qu'vot'cœur aura cessé de

la battre la folle mesure

& se s'ra tout désaccordé

 

6.

« Beaucoup de ces dieux ont péri »

Note le narrateur Apollinaire Mais

Ils continuent à agir en nous Mais

Ils continuent à nous agiter comme

Si nous étions ces pantins que des

Fils invisibles actionnent sur les

Scènes sans nombre des dieux morts

 

7.

Sûr qu'nous sommes machinés par la

Machine infernale qu'un malin il y

A longtemps quand le temps n'était

Pas encore venu a actionnée et qui

Nous éclatera à la conscience puis

Ce sera comme si rien n'avait été.

 

8.

Défois j'me demande mais je ne suis

Pas toujours là alors j'm'attends &

Je patiente mais à force d'être pas

Là je m'impatiente et me cherche et

Me mets en quête & quand enfin j'me

Retrouve je m'engueule & pendant ce

Temps-là que j'n'ai rien fait d'bon

 

Patrice Houzeau

Malo, le 7 février 2021.

 

 

Publicité
6 février 2021

D'APOLLINAIRE ET D'MACRON QU'ÇA N'A RIEN A VOIR

D'APOLLINAIRE ET D'MACRON QU'ÇA N'A RIEN A VOIR

 

1.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire évoque le « galop soudain des

Etoiles » que ça fait muette cavalerie la

Sidérale cavalcade filant les grands prés

Noirs semés d'cous coupés têtes tranchées

 

2.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire songe quelque « galop n'étant

que ce qu'il deviendra » et si j'remplace

« galop » par « tout » ce songe on dirait

L'intuition que la fin est fatalement une

Déception On n'est jamais que ce que l'on

Finit par devenir défois pas grand chose.

 

3.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire songe que l'galop des étoiles

« Se mêle au hennissement » qu'ça fait du

Son donc qu'on songe au long hennissement

D'un cheval qu'on n'entend pas Qu'ce sont

« des centaures » qui ici hennissent Sont

Des créatures au corps de cheval au buste

D'homme les centaures & donc existent pas

Les centaures s'ils hennissent c'est dans

Nos cafetières à s'en figurer des choses.

 

4.

Dans le poème « Le brasier » le narrateur

Apollinaire cause itou d'« grand'plaintes

végétales » avec le « galop des étoiles »

Qu'on n'peut qu'imaginer cataclopantes et

Le « hennissement mâle des centaures dans

leur haras » qu'on n'peut entendre que si

On lit de vieilles légendes gréco-latines

A mon avis c'est pas les « grand'plaintes

végétales qui vont en faire plus du bruit

Oh tout ça est bien silencieux autant que

Le silence d'un mystère dont nul ne cause

 

5.

«Mes amis m'ont enfin avoué leur mépris»

(Apollinaire) Voilà l'genre d'alexandrin

Qui peut vous pourrir longtemps la boîte

A conjectures si zavez un peu d'lucidité

 

6.

« Les villes que j'ai vues vivaient comme

des folles » (Apollinaire) Evidemment y a

L'allitération « v » pis qui finit par le

Sifflement à penser à un train arrivant &

Peu importe que moi ça m'évoque le son de

La cymbale qu'l'on fait longuement vibrer

 

7.

« Ton père fut un sphinx et ta mère une nuit »

Que ce vers d'Apollinaire me semble lucide qui

Rappelle que nous ne connaissons jamais qu'une

Partie de la vie de nos parents Moi je songe à

Une route parfois & qui s'enfonce dans la nuit

 

Ton père que sais-tu de ton père de ton

Père tu ne sais rien que s'que tu crois

Fut un sphinx celui-là qui jeta sur toi

Un regard étranger interrogatif pis fut

Sphinx celui qui mourut sans tes larmes

Et d'ta mère que sais-tu de cette femme

Ta mère tu imagines qu'avant de devenir

Mère elle fut la jeune fille qui rêvait

Une vie pleine de bonnes fortunes & une

Nuit d'amour & beaucoup d'espoirs déçus

 

8.

« Crois-tu donc au hasard

qui coule au sablier » il

Dit Apollinaire rappelant

Que le temps est tissé de

hasards que le temps même

Est un hasard celui-là de

L'apparition d'l'humain &

L'apparition d'un langage

Tel qu'une suite sans fin

De nécessités prit sens &

Cela en dépit du bon sens

Qui sait qu'tout cela n'a

En fin de compte nul sens

 

9.

Bref ce que veut Macron ce serait

Une génération sans tabac & aussi

Une génération sans bistrot & pis

Une génération sans controverse &

Une génération bien apprenante et

Une génération bien résiliente et

Une génération bien pensante bien

Votante bien gentille bien docile

Bien respectueuse de nos élites &

Une génération pas trop politique

Genre République En Marche un peu

PS un peu LR un peu fourre-tout &

Une génération de ni-nis niais et

Une génération qui n'se moquerait

Pas de Lui sur Internet et qui ne

Se moquerait plus du sot Blanquer

Une génération sans réseau social

Civique et sans lutte des classes

Une génération sans gilets jaunes

Sans drapeau noir sans poing levé

Ni stylos rouges mais bossant des

Heures des heures et des heures &

Des heures & encore & par paquets

D'dix dans le on n'sait quoi d'la

Start Up là à la Start Up Nation.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 6 février 2021.

 

4 février 2021

NOTE DU 4 FEVRIER 2021 SUR LE COVID

NOTE DU 4 FEVRIER 2021 SUR LE COVID

 

Le 4 février 2021 on disait qu'il

Faudrait s'y habituer au Covid et

Sans doute qu'il reviendrait sous

Une forme ou autre variant chaque

Année Vampire changeant d'forme A

Métamorphoses donc le Covid qu'on

Aurait dit que nous habituer à un

Retour de la Mort qui rôde un peu

Plus qu'c'est cela que voulait le

Gouvernement & même que Castex le

Premier Ministre alors dit s'jour

Là pour faire le point de l'orage

Que les morts c'étaient plusieurs

Centaines par jour dis quand même

Qu'un confinement pour qu'il soit

Efficace à la « potentiellement »

Fermeture des Ecoles qu'ça devait

Aller & j'ai pensé qu'pour sauver

Notre économie & la sotte réforme

A Blanquer faudrait donc admettre

Un certain nombre de morts chaque

Année en plus de ceux d'la grippe

J'ai pensé aussi qu'il faudra que

Le gouvernement finisse par faire

De sérieux efforts dans l'utilité

De ses investissements & recruter

Du personnel soignant & veiller à

L'approvisionnement en matériel &

Ouvrir des lits voire rouvrir des

Hôpitaux mais je suis pas certain

Qu'il le fera parce que Macron et

Son gouvernement devront en faire

Des économies (vu s'qu'aura coûté

Leur imprévoyance sanitaire qu'on

Evoque des centaines de milliards

Hein quand même) j'ai pensé aussi

En fait que si ça se trouve c'est

Pas Macron qui dirige la France &

Qu'la France elle est dirigée par

Blanquer (Au secours!) pis que le

Ministre de l'Apprenance là c'est

Quand même lui qui voulait pas en

Mars 2020 de la 1ère confinance &

Même qu'il avait prédit (et on en

espérait pas alors des vaccins) y

Aurait 50% d'entre nos pommes qui

Seraient contaminés s'qui voulait

Dire concrètement que Blanquer il

Estimait et estime toujours qu'ça

Importe peu les morts si sa sotte

Réforme passe qu'j'ai pensé qu'le

Blanquer avec vipère qu'ça assone

& même si j'suis pas trop pour le

Confinement moi son état d'esprit

A Blanquer à ce que j'en pige pas 

Du tout qu'i m'plaît vraiment pas

 

Patrice Houzeau

Malo, le 4 février 2021.

 

4 février 2021

ET C'EST QUI QUI A FAIT TOMBER SA MOUMOUTE DANS LA SOUPE A L'OIGNON

ET C'EST QUI QUI A FAIT TOMBER SA MOUMOUTE DANS LA SOUPE A L'OIGNON

 

1.

« Avec une idée d'outre-terre

Serrée sur son cœur chevelu »

Ecrivit Artaud du temps où il

Correspondait avec Rivière Il

Scribait déjà étrange Artaud.

 

Avec on n'sait quel ange ou démon

Une drôle de lumière dans la tête

Idée zébrant folle sa cervelle et

Alors une lame jaillit d'ses yeux

Alors moi j'me tranche de jambon.

 

Idée zébrant folle sa cervelle et

D'outre-sens fusant parcourant la

Terre d'une pleine lune à l'autre

Alors une lame jaillit d'ses yeux

Et moi j'me tranche de saucisson.

 

Une drôle de lumière dans la tête

Serrée sa pensée cent fois remise

Sur le métier de l'invisible tout

A coup la lame jaillit d'ses yeux

Moi j'me rondelle des cornichons.

 

La lame jaillit d'ses yeux fendit

Son esprit tendu vers ce galop du

Cœur battant la campagne un astre

Chevelu fila dans l'espace & chut

Cheveu dans une soupe à l'oignon.

 

Météore une balafre un cheval fou

Corps tatoués & cicatrices & sang

12 moines eurent la tête tranchée

Du capitaine au cœur des ténèbres

Sauvignon fromton pis un brugnon.

 

2.

Alors le serpent glissa

Hors du saxophone & mit

En émoi tout le cabaret

 

3.

Alors l’œil dans l'assiette

Cligna et i s'sentit mal ne

Put finir le canard au sang

 

4.

Alors la lune s'ouvrit et il en tomba

Une légion d'araignées qui envahirent

La terre & colonisèrent nos cervelles

 

5.

Alors un péquin se pointa avec un pangolin

Un dragon microscopique parcourut le monde

En tout sens infectant têtes et poitrines.

 

6.

Alors Blanquer réforma et on pensa

Quoi qu'c'est qu'tout ça Il sembla

Qu'on assassinait le baccalauréat.

 

7.

« Somme people call me the space cow-boy »

C'est l'premier vers de The Joker du Steve

Miller Band que si ça s'trouve c'est s'gus

Là qui a ramené la vache du Pink Floyd qui

Nous zieute d'sa lointaine pâture anglaise

 

8.

Ce n'est pas parce que l'on écoute Tubular

Bells de Mike Oldfield qu'des adolescentes

Prépubères lentement tournoient au plafond

 

9.

Alors la jeune fille brune me parla en

Yiddish je lui dis que je n'comprenais

Pas alors elle sourit & tourna la tête

 

10.

Alors sur la route dans la nuit une voix

Ce n'est pas Marie-Madeleine qui te suit

C'est bien toi qui suis Marie-madeleine.

 

11.

Alors il dit Un capitaine fut décapité

Douze moines eurent la tête tranchée &

Pourtant les poules du couvent couvent

 

12.

Alors une femme à tête de louve entra

Dans la pièce & dévora le narrateur &

Du livre ouvert le sang le sang coula

 

13.

Comme des chauve-souris commençaient

A me battre la campagne en d'dans je

M'dis Bon faudrait aller me coucher.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 4 février 2021.

 

 

 

 

 

 

 

 

3 février 2021

JE N'EN SAIS RIEN MAIS RIEN QUI VAILLE

JE N'EN SAIS RIEN MAIS RIEN QUI VAILLE

 

1.

« Le monde est sans issue et je suis un

vieux pitre » (Michel Houellebecq) Le 3

Février 2021 on disait qu'un variant de

Plus du covid se révélait inquiétant je

Lisais du Houellebecq écoutais du rock.

 

Le temps des assassins est-il advenu et le

Monde on n'sait quoi le dépeuplerait-il oh

Est-il advenu le temps des assassins & les

Sans-dents et rebelles chercheront-ils une

Issue dans la révolte post-covid & le sang

Et la sueur et les larmes Ce que j'en sais

Je n'en sais rien mais rien qui vaille pis

Suis qu'un vieux pitre comidit Houellebecq

Un vieux jongleur de figures & vieux style

Vieux comme un fan de punk rock pis tel un

Pitre m'amuse d'un rien m'brûle pis ouine.

 

2.

Nul doute les réseaux sociaux sont pleins

De ces pitres rêveurs de drapeaux noirs &

Pis qui ont peur du sang & c'est heureux.

 

3.

Avec l'covid là qui nous bouffe la vie

& l'couvre-feu qui nous mange le temps

L'est clair que les lycéens voient pas

Toujours leur copine comme ils veulent

Ça va-t-y nous faire une génération de

Frustrés de grognons d'insatisfaits et

Pis déjà qu'le boulot va se faire rare

Que nos diplômés de tous côtés où donc

Qu'on va les caser quoi qu'on va faire

Mais bon on a Blanquer qui fa l'sot et

Une crise qu'on dirot qu'y a même plus

De candidat sauf Macron & c'est pas si

Sûr que j'en mettrais pas ma droite à.

 

4.

J'écoute du rock sur The Eagle 181.FM

Alors que j'scribe c'est Stranglehold

Qu'ça signifie mainmise ça tombe bien

De Ted Nugent qui défile électrique &

C'est aussi épatant qu'un bar ouvert.

 

5.

« Votre sang est trop bon, n'en

craignez rien de lâche » Sabine

Dit cela à son frère Curiace in

« Horace » de Corneille et bien

Sûr j'en ris à moitié & tu sais

Qu'j'ai mauvais esprit hein dis

 

Votre sang dit le Vampire Votre

Sang est trop bon i m'affole il

Est comme le miel i m'attire oh

Trop tellement cruellement trop

Bon si bon que j'en prends trop

N'en perds ni goutte ni instant

Craignez que je vienne l'air de

Rien d'un vespertilion ou l'air

De quelque bombyx Vous ne serez

Lâche je le sais & m'écraserez.

 

6.

Apollinaire évoque « les paroles qui

forment et défont l'univers » il dit

Ce qui relève de l'alchimie du verbe

Le pouvoir créateur du langage Magie

Abracadabra d'alphabet & pourtant ce

Sont bien par les mots qu'adviennent

Les temps et les choses noms visages

Ô cirque insensé du réel où jouent à

y faire sens l'humain et son double.

 

7.

« L'espace était mesurable et crissant,

mais sans forme pénétrable » (Artaud) &

Je m'demande quelle espèce d'espace est

ici évoquée ah la poésie s't'un mystère

 

L'espace -es -es -es fait l'écho

L'espace tous ces S i tournoient

Etait -space -space -space i dit

Etait -space comme dans espèce &

Mesurable où qu'j'étions donc là

Mesurable dans quelle cellule là

Et pourtant ailleurs m'endormant

Et les figures en mes yeux comme

Crissant comme craie ou soie gel

Crissant comme s'craquèle le gel

Mais quel est cet œil i m'zieute

Mais quel est ce soudain cet œil

Sans visage cet œil dans le noir

Sans visage cet œil dans ce sans

Forme noire qui évolue lentement

Forme lente sur elle-même tourne

Pénétrable attendant quel toubib

Pénétrable je m'éveillai lucide.

 

8.

Je passe mon temps à composer

Des vers justifiés & ainsi je

M'amuse à me hâter le temps &

Il arrivera vite plus vite si

Vite le temps de ma que je...

En m'disant Déjà ? Dommage...

J'aurais dû m'ennuyer plus...

 

Patrice Houzeau

Malo, le 3 février 2021.

 

 

Publicité
3 février 2021

JE ME SOUVIENS QUE NOUS OUBLIONS

JE ME SOUVIENS QUE NOUS OUBLIONS

 

1.

« A la fin tu es las de ce monde ancien

Ecrit Apollinaire C'est le premier vers

Du grand poème Zone que j'aime beaucoup

 

A la fin nous cessons de remuer because

La camarde nous happe étouffe estompe &

Fin du film Et ce que tu fis tout s'que

Tu fus se perd pis tu n'es plus là & tu

Es un jamais plus Las Rose se meurt las

Las nous n'sommes que d'ombre qu'un peu

De poussière qu'anime ce qu'on croit là

Ce vent qu'on appelle de tant d'noms ce

Monde qui n'est pas + neuf que sou ni +

Ancien qu'la dernière pluie d'hier soir

 

2.

Sans doute avons-nous la mémoire

Si courte qu'à peine disons-nous

Je me souviens que nous oublions

 

3.

C'est en écrivant bref qu'on aiguise

Son couteau & en écrivant bref qu'le

Coup porté fera tomber le guignol Le

Monde me direz-vous ni plus ni moins

Guignol que vous qu'il est Oui zavez

Raison mais moi j'aiguise le couteau

 

4.

« Qui sourient du concert joué par les grenouilles »

(Apollinaire) J'aime bien le mot grenouille aussi sa

Forme guernoule j'l'aime bien mais on s'en fout hein

 

Qui me regarde là au fond du couloir

Sourient-elles ces ombres du couloir

Du moins elles ne me menacent pas du

Concert d'leurs cris d'leurs noms oh

Joué floué que chuis tout illusionné

Par les demoiselles du passé passant

Les portes de mes paupières j'écoute

Grenouilles au loin se moquant d'moi

 

5.

« Et le bruit éternel d'un fleuve large et sombre »

(Apollinaire) que le fleuve ça fait penser aux mots

Grecs des philosophes qu'on cite que ça fait bien &

Moi pas une broque de grec que je pige & que j'm'en

Suis souvent carré l'hypothénuse ah chuis ignorant.

 

Et je sais bien que je n'écrirai pas

Le roman où l'on parle des gens & du

Bruit qu'ça fait le monde pas le dit

Eternel & très virtuose qu'on attend

D'un humaniste et je n'évoque que le

Fleuve tout grouillant de reflets le

Large fleuve plein d'têtes tranchées

Et je dis fleuve que c'est plutôt un

Sombre filet d'eau dans quelque cave

 

6.

Blanquer n'est pas un ministre mais un

Ridicule Un ridicule à diplômes & même

Un ridicule à responsabilités Bon pour

parler franchement un ridicule achevé.

 

7.

Ah j'eusse aimé galoper dès l'aube

Après avoir aimé quelque Italienne

Ou capitaine arpenter la neige sur

La piste du loup solitaire mais ça

C'est du roman du Stendhal & Giono

Qu'on lit dans le train tandis que

La pluie brouille & noie l'paysage

 

8.

« Mon verre est plein d'un vin trembleur

comme une flamme » (Apollinaire) ce vers

J'en aime l'effet visuel reflet d'alcool

& de clair marron sous une lumière vive.

 

Mon verre je m'y suis vu souvent mon

Verre est plein d'moi comme plein il

Est de songes abrutis ce moi là tout

Plein lui là et tout vide moi ici et

D'un coup je me suis dit Assez de ce

Vin il est aussi menteur que moi pis

Trembleur comme s'il était important

Comme si son temps était mon temps &

Une flamme qu'agace le vent c'est ça

Flamme pis pfuit nous v'là ténèbres.

 

9.

Alors le vendeur de marrons chauds chut

Et tous les marrons chauds bouillants i

Churent aussi dans les ténèbres glacées

Ça fit des étincelles des éclats de feu

& de marrons incandescents éparpillés &

Spirales arabesques tourbillons vapeurs

Epars que nous nommons astres & bolides

 

Patrice Houzeau

Malo, le 3 février 2021.

 

 

3 février 2021

ZUT IL PLEUT ALORS ZUT ME REPOND

ZUT IL PLEUT ALORS ZUT ME REPOND

 

1.

Parfois j'ai plus ma tête à moi

Qu'on dirait que chuis un autre

Je ne me reconnais plus m'goure

De moi-même et à rien que je me

Ressemble à rien à rien du tout

 

Parfois j'ai plus ma tête à moi

Qu'elle a roulé dans l'miroir &

Je ne m'évoque plus grand chose

Mon fantôme à rien qu'il paraît

Ressemble à rien à rien du tout

 

Parfois j'ai plus ma tête à moi

Elle s'est plantée au bilboquet

J'ai perdu celui que je fus peu

De chances que je me retrouve à

Rien chus rendu pis labyrinthé.

 

2.

Pourquoi quand j'en ai besoin

Mon Tractatus je ne le trouve

Plus Quand n'en ai nul besoin

Il me fixe le Tractatus d'ses

Yeux logiques Pourquoi est-ce

Qu'ils seraient logiques hein

Les yeux du Tractatus et puis

 

Pourquoi donc qu'il en aurait

Dis des yeux que c'est pas le

Tractatus qui me lit mais moi

Qui lis le Tractatus quand je

Le retrouve que parfois je ne

Le retrouve pas parfois je me

 

Dis c'est toujours quand j'en

Ai besoin qu'il est allé à la

Pêche au biscornu fluvial qui

Passe devant ma fenêtre aussi

Conforme au temps qu'il peut.

 

3.

Nous sommes les choses qui croyons

Avoir du pouvoir sur les choses et

Ce sont les choses sans cerveau ni

Malice au bout des travaux au bout

Des jours ce sont elles les choses

Qui finissent par avoir notre peau

 

4.

Alors le rigolo qu'avait trop glouglouté

Dégueula dans la rigole pis des teigneux

Dégoûtants et dégueulasses l'agrippèrent

Pis lui gâtèrent grave la gamelle que sa

Figure fut plus jamais que gueule cassée

 

5.

Défois je dis Zut il pleut

Alors Zut me répond Oui il

Pleut Il pleut dans la rue

Ça fait des flaques et des

Claquettes que ça dans une

Chanson de Nougaro déjà on

L'a entendu ça qu'la pluie

Fait des claquettes Défois

J'dis Zut j'suis en retard

Alors Zut me répond Oui tu

Es en retard alors je sors

Ma tête à claques sous une

Pluie battante là qui fait

Des claquettes mais i faut

Rien exagérer non plus car

Défois il fait beau aussi.

 

6.

Le narrateur Apollinaire évoque

« les cadavres de [ses] jours »

Que j'me demande Est-ce que les

Jours ont-ils osses et peau que

Leurs cadavres jonchent le sol?

Et ce que nous voyons ne serait

-ce pas l'apparence du passé et

Non le passé qui n'existe pas &

Qui pourtant tel un dieu qui ne

Finit n'en finit plus d'être et

Exerce son empire sur l'humain.

 

7.

Le passé n'existe pas et ce sont

Pourtant les couteaux tirés dans

Le jadis qui les condamnent dans

Le présent nos sottes cervelles.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 3 février 2021.

 

 

 

2 février 2021

VLOUFFF NEANT

VLOUFFF NEANT

1.

Le narrateur houellebecquien dit

Que «le jour monte» que je crois

Pas qu'le jour montât à l'échele

Pis qu'il «grandit » dit-il ossi

Que du coup i frait grand jour &

A l'échele k'toutacou i «retombe

Sur la ville» dégringoling alors

Le jour pis suicidaire le géant.

 

2.

Le narrateur houellebecquien dit

Ossi l'entendre « subtile» alors

La «rumeur des échanges sociaux»

Ça veut-i dire qu'il ne sait pas

De koi k'ils causent les gens là

Dans l'ombre & les rues qu'c'est

Plein d'estranges et d'histoires

La ville la nuit & tant de seuls

Avec moult meurtres & déceptions

Leur hantant la tête et le cœur.

 

3.

Ça s'rait bien que tu n'écrives plus qu'des

Amusettes me dit Zut intelligemment because

Houzeau quand tu veux faire intéressant que

Des conneries qu'tu dis pis t'es trop bête.

 

4.

De pourquoi en pourquoi on finit par que

Couic Allez savoir la raison radicale au

Grand Barnum où nous les menons nos vies

Si fourmis & fragiles dérisoires nulles.

 

5.

L'narratant houellebecquien dit

«Le corps est une appartenance»

Que si le corps ne l'étot point

Alors nos corps s'proméneraient

Sans nos pommes dessus pour les

Diriger qu'dis ça en ferait une

De société de décapités qu'plus

Personne ne se plaindrait qu'on

Passerait not' temps à s'cogner

A s'rentrer dedans qu'la Nature

A la fin nous créerait un radar

Un sonar du tactile tentacule &

Je n'sais quel organe perceptif

Et qu'le corps une appartenance

Qu'il est c'est vrai cause nous

Sommes tous corps réglés par un

Emploi du temps et pas toujours

Ce qu'on veut qu'on fait qu'nos

Jours sont faits de contraintes

et déplacements et qu'nos corps

Après i sont tout fatigués même

Qu'on se dit défois vivement ce

Soir qu'on s'couche pis en même

Temps c'est ça qu'on veut qu'on

Fait sinon on se débrouillerait

Pour pas le faire quitte défois

A fuir à s'rebeller et résister

A se suicider ou à s'faire tuer

Pis en même temps tout ça qu'on

Croit qu'on veut qu'on fait est

pas toujours clairement voulu &

Pis qu'c'est l'nain inconscient

Qui décide pour nous qu'nous on

Croit qu'on veut pis qu'en vrai

On veut pas tant qu'ça & défois

Pas du tout même c'est complexe

& fatal le bipède non décapité.

 

6.

On ce moment on mouise plus qu'on s'amuse

S't'à cause du Covid qui nous flanque des

Tas de trucs par terre qu'on se la gratte

La tête qu'on se demande qui nous a fichu

Dans s'sac de nœuds qu'on s'en sort plus.

 

7.

Le narratatif houellebecquien dit

«nous sommes prisonniers de notre

transparence» qu'ça fait comme si

Qu'on était dans un feuilleton de

Science Fiction même qu'on serait

Prisonniers de murs invisibles et

Qu'on pourrait pas s'enfuir qu'on

Réssemblerait à des barbaras très

Blondes et des martins aussi très

Moulés dans des tenues en peau de

Synthèse à tout l'invisible qu'on

S'cognerait à des parois en plaxo

Expansé multi-résilient & que des

Gardiens à têtes de blanquer nous

Epieraient d'leur œil réformateur

Qui n'annonce rien de bon & aussi

Qu'on lit en nous comme on lit en

Livre ouvert cause nous sommes ce

Que nous faisons qu'on nous l'dit

Quoi faire quand faire où faire à

Chval qu'j'aimerais bien m'enfuir

Défois si j'savais monter à chval

Et si même j'en avais un d'cheval

Que j'ai jamais qu'ma gueule pour

L'ouvrir & qu'c'est même comme ça

Qu'on crève dis la gueule ouverte

 

8.

Le narrateur houellebecquien dit

Que les «êtres humains» lesquels

Sont comme des machines molles &

Bipèdes pis appareillées d'assez

Cognitivo-comportemental pour ne

S'entre-tuer qu'en cas disons de

Nécessité «sont faits de parties

séparables» c'est s'que tous les

Marchands d'armes qui permettent

Aux Français de + ou – vivre pis

Aux porcs d'engraisser & d'faire

De la politique savent Les êtres

Humains pas faits pour durer ils

Sont périssables mais comme il y

En a tant et toujours plus z'ont

D'la marge les marchands d'armes

& leurs marionnettes des Grandes

Ecoles pis qu'chaque jour on les

Ecoute nous faire la morale tous

Ces ministres intègres qu'on les

Voit s'agiter dire dédire médire

Et occuper la lucarne et que nul

Ne les entende jamais remuer les

Squelettes impatients là au fond

Des grands placards républicains

 

9.

Le narratateur houellebecquien i dit

Que défois on est «seul» pis «hanté»

Par «l'image du vide» que j'vois pas

Bien ce que ça peut être dis l'image

Du vide que si ça se trouve tout est

Plein de vide et que nous sommes que

Baudruches outres de peau gonflées &

Fantoches aussi toutes les choses du

Réel monde que le vent distend pis à

Craqueler le monde pis à craquer que

Ça finira par un grand VLOUFFF néant

 

Patrice Houzeau

Malo, le 2 février 2021.

 

 

 

 

30 janvier 2021

NUIT DU 30 JANVIER 2021

NUIT DU 30 JANVIER 2021

 

 

Je suis assez content car on n'sera

Pas pour l'instant reconfiné Castex

L'a dit hier mais comme le Covid et

Ses variants galopent à mon avis on

Le sera peut-être bien quand même &

J'ai envie d'écrire donc allons-y à

La machine à rêver les vers J'écris

Houellebecq compare quelque part un

J'entends parler de Gertrud Stein à

La radio de chien et de rose j'bois

Du café car plus envie de dormir et

Amour brisé à un effondrement & qui

Fut parfois amoureux sait qu'défois

Amour qui s'brise à un effondrement

J'aime le café quand j'ai soif j'ai

Vraiment beaucoup de choses à faire

Je lis un peu de Houellebecq je lis

Ces mots « cadavre appréciateur » à

Çui D'une maison par exemple que ça

Ressemble ou bien & hop osons sotte

Comparaison que l'amour qui s'brise

A un gouvernement s'effondrant peut

Faire penser ça l'amour qui s'brise

Les Nuits de France Culture parfois

J'aime bien écouter ça les échos du

Passé les voix revenantes il y en a

Ça flanque un peu de nostalgie dans

Le citron Claude-Jean Philippe dans

Ses émissions sur le cinéma Jacques

Bergier disant d'étranges choses et

Le Mystère de la Chambre Jaune vrai

Bijou des années 80 le violon jazzy

Du générique & la jolie voix disant

Le presbytère n'a rien perdu de son

Charme ni le jardin de son éclat et

Les Nuits Magnétiques et les Papoux

Mais pour aimer un politique faut-i

Être sot sot aussi sot que Blanquer

Que je devrais arrêter de l'évoquer

Le Blanquer pas de mon monde stilal

Qu'en vérité j'en ai rien à faire &

M'en bats le coquillard de Blanquer

De sa réforme & d'tout ce qu'il dit

Je feuillette un recueil d'Artaud y

Lis ceci « rejoindre le Cinéma avec

la réalité intime du cerveau » même

Que le mot « cerveau me fait penser

Au mot « veau » et du coup à « cerf

-volant » et du coup à « plage » et

Du coup à la mer immense je pense &

Du coup je vois que je m'éloigne du

Sens que je ne saisis pas de ce que

J'ai cité d'Artaud plus haut & faut

Que je songe à tout ça qu'il faudra

Faire tout à l'heure & qui m'ennuie

Fortement fatalement infiniment que

La vie d'l'infini problématique que

C'est la vie qu'il y a vraiment pas

Moyen d'être tranquille surtout les

gens comme moi qui s'noient dans un

Verre d'eau & pas que Le truc c'est

Qu'il faudrait avoir le goût de les

Régler ses soucis tracas petites et

Moins petites misères qui nous font

Une vie C'est une sorte de sport si

On y songe que d'la passer sa vie à

Les régler ses problèmes Y en a des

Champions as & épées virtuoses d'la

Quotidienne problématique là que je

Me demande souvent comment font les

Gens que moi y a pas j'y arrive pas

Que j'crois que et pis non qu'c'est

Pas ça qu'ça va pas et j'me demande

Pourquoi Fantômas a-t-il éprouvé le

Besoin de créer Souvestre et Allain

C'est bête ce que je vais dire mais

Je me dis pourquoi Alexandre Astier

A autant de talent et moi pas notez

Que je ne suis pas jaloux je me dis

C'est comme ça épicétou On peut pas

Tous avoir le talent d'la comédie &

Du dialogue du texte & d'la musique

Comme l'a Alexandre Astier s'talent

Si grand que vous en vivez même que

Les gens vous admirent Moi mon truc

C'est de débiter des vers justifiés

Qu'c'est même pas moi qui ai trouvé

Ce style C'est le grand Lucien Suel

Les vers justifiés cor' une machine

A esquiver le réel que j'ai trouvée

Pour pas les affronter mes soucis &

Tout ça du réel qui m'ennuie et que

Tout le monde s'en fout de mes vers

Justifiés mais j'm'en tape cause en

Composer des Justifications cela me

Plaît un peu de Houellebecq j'y lis

« écrasement » « circonstances » et

Là faut que j'fasse une pause hein.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 30 janvier 2021.

 

 

 

 

 

28 janvier 2021

ZETAIENT BONS DROLES DE ZEBRES

ZETAIENT BONS DRÔLES DE ZEBRES

1.
Pourquoi l'idée de remonter le temps nous fascine-t-elle autant ? Pour retrouver ce que nous avons perdu ? Pour vivre ce que n'aurions pu vivre ? Pour corriger nos erreurs ? Pour soigner nos nostalgies ? Pour faire un pied de nez à la camarde ?

2.
Quand Michel Houellebecq écrit « Cesser de la regarder. Peut-être est-elle dangereuse ?... », parle-t-il de la vache de la pochette de « Atom Heart Mother » du Pink Floyd, laquelle vache me considère tous les jours d'un œil de plus en plus psychédélique ?

3.
Pourquoi, si quelqu'un avait dit en 2010 qu'en 2020 et 2021 nous sortirions masqués, nous travaillerions masqués et qu'il y aurait des couvre-feux et des confinements, pourquoi si quelqu'un avait dit jadis que la France serait tétanisée par un virus, sans doute lui aurait-on ri au nez ?

4.
Pourquoi oublions-nous ? Pourquoi ai-je eu tant de chats, que j'aimais tant et pourquoi ai-je oublié les noms de certains, et pas d'autres ? Est-ce parce que nous nous laissons fasciner par le spectacle vil, violent, vulgaire du monde que tant sommes oublieux ?

5.
Pourquoi l'expression « Le grand Remplacement » naguère quasi tabou, honteuse, suscitant soupçon et réprobation, est-elle maintenant si répandue ? Est-ce qu'en fin de compte, tout est-il question de démographie, et dans quelle mesure Malthus n'avait pas tout à fait tort ?

6.
Pourquoi, en dehors du fait qu'une bibliothèque jamais n'arrêtera une division de panzers, certains continuent de sottement penser que plus les gens ont de diplômes, plus ils sont tolérants et ouverts d'esprit, alors que l'origine des extrémismes est essentiellement économique ?

7.
Pourquoi certaines chansons de variétés qui nous semblaient idiotes dans nos jeunes années nous paraissent maintenant pleines de charme et de talent ? Est-ce parce qu'elle est un pur langage sans autre référent qu'elle-même que la musique est le plus populaire des arts ?

8.
A quoi tiennent le charme et la puissance d'évocation de certaines chansons anciennes que des groupes comme Malicorne et Tri Yann ont jadis électrifiées ? Est-ce en raison de la menace qui y est exprimée que j'y entends un air de sorcellerie, dans « La Jument de Michao » ?

9.
Pourquoi a-t-on parfois l'impression que les chanson en anglais disent des choses profondes alors que hein défois... ? Pourquoi semble-t-il qu'il ne neige plus autant qu'avant dans le Nord et donc, « où sont les neiges d'antan ? » Est-il exact que Mozart est mort d'une intoxication alimentaire ? Mozart ne serait-il pas mort usé à la tâche plutôt que de côtelettes avariées ?

10.
Pourquoi est-ce que j'aime autant l'album (introuvable ou quasi) « The Concert » de Gary Benson ? Est-ce en raison de leur charge d'ailleurs et de nostalgie que bon nombre de pop songs nous sont si précieuses ?

11.
Est-il vrai que, du geste le plus simple au plus technique, nous mettons en œuvre des circuits neuronaux qui nous sont propres et font donc de chacun d'entre nous un être unique ? Vivons-nous tous dans une fiction spécifique et qui nous définit ? Est-ce là un sens possible du mot « multivers » ?

12.
J'ai été bien content d'apprendre que la magnétique chanson « Golden Brown » des Stranglers était basée sur une composition de Dave Brubeck. J'entends Les Ramones dans l'émission de Michka Assayas sur France Inter. Zétaient bons ; drôles de zèbres.

Patrice Houzeau
Malo, le 28 janvier 2021.

 

 

 

Publicité
BREFS ET AUTRES
  • Blogs de brefs, ça cause humeur du jour, ironie et politique, littérature parfois, un peu de tout en fait en tirant la langue aux grands pompeux et à leurs mots trombones, et puis zut alors!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité