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BREFS ET AUTRES
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30 janvier 2023

UN SINGE QUI RAISONNE IMPECCABLEMENT

UN SINGE QUI RAISONNE IMPECCABLEMENT

1.
Parfois, il faut savoir mettre les pieds dans la baignoire, quitte à se mouiller ou à passer pour un extrémiste : je l'ai toujours dit : le PS aux socialistes, le jambon dans l'assiette et le riz au lait !#OlivierFaureJeMenfIche #MayerRossignolChaisMêmePasQuiCest

2.
J'ai beau prier Sainte Stupidité, elle ne m’exauce jamais, et ce n'est donc pas demain la veille que j'irai voter.

3.
Ne venez pas me voir, car si je suis là, vous ne me verrez pas. Si je suis absent, vous ne me verrez pas non plus, mais au moins vous saurez pourquoi. #JaimeBienLAlbumBlancDesBeatles

4.
Si j'avais encore mes deux oreilles, je pourrais écouter « La Fille du Coupeur de Joints » de Thiéfaine. Mais je ne veux pas ameuter le quartier. #Zébulon #Zébulonneries #Zépufaim

5.
Je ris, je ris (olé!) mais en fait, j'ai envie de. Non ? Si. Ah ! Eh oui. #PalaisDesGlaces

6.
Ma vie à moi, c'est un peu une guitare sans cordes. Du coup, pour le swing, c'est un peu raté. Alors je reste là, à regarder passer le temps bourrin. #CalimeriCalimeraCalimero

Faudrait peut-être que j'écrive à Bob Dylan pour lui demander si je dois écrire « à regarder passer le temps bourrin » ou plutôt « à regarder passer le bourrin du temps ». #BobDylanIsNotMySister

7.
Je suis victime de mes circonstances, et ça ne s'atténue pas. #YaPasDJustice

8.
Bon vue l'heure qu'il est, je dois être déjà mort. Bah, ce n'est que partie remise me dit mon portable car je n'ai plus de montre, je l'ai donnée à un politique pour qu'il puisse me la donner hein l'heure de ma mort. #GazouillisEtTrompettes #FauxSkillFaux

9.
Quand on sait causer, comme métier, on fait mélenchon. Et quand on ne sait rien faire d'autre, on fait mélenchon aussi. #FichaiseEtMatelasDOseille

10.
Que c'est beau, la musique. C'est bien simple, si c'était de la choucroute, on en mangerait.

11.
Croyez-vous qu'en jouant Mozart toujours plus lentement, on finira par remonter le temps ? #MozartDîneALhuile #MozartEstLà #FranceMusique

12.
Alors la fée Calembour m'apparut et il rota, rit et sortant un jeu de tarot, me fit un clin d’œil. #ÇajeNeSaispas

13.
Les gens, et ça me désole, ne viennent plus jamais me voir. C'est surtout quand je commence à trancher des mains que ça se gâte. Allez savoir pourquoi.

14.
Ah tiens, il me reste de la farine ; je vais pouvoir avoir faim.

15.
A force d'écrire des conneries, vous allez voir que je vais finir par passer pour un politique. #Gamelle #Chameau #Chamelle #Gâteau

16.
Je me demande ce qui m'a manqué. A peu près tout. En fait, je dois être une baudruche qu'on gonfla à la naissance, histoire de distraire l'obstétricien. #BabyBoom #Baudruche #ÇaFaitDuMiel #LeMielCestBon #MaisLesAbeillesÇaPique

Evidemment, si ma mère avait encore des yeux pour lire cela, elle pleurerait toutes les larmes de son squelette.

17.
Si je tenais l'instituteur qui réussit à faire croire à mes (pauvres) parents que je pourrais faire des études supérieures, je lui dirais « bonjour ». #ModesteForEver #NowMyTailorEstDansLaMouise

18.
Si je ne buvais pas autant, pour sûr, je deviendrais alcoolique. Non, je n'ai jamais écrit cela, et si vous prétendez le contraire, je nierai.

19.
Il ne faut pas se plaindre. Il faut jouer de l'accordéon. Et si vous n'en avez pas, ou que les oreilles musicales vous manquent, il faut dessiner des éléphants. Et vous verrez que Macron passera, comme passent les amours défaites, le café, les trains et les vaches.

20.
N'étant pas « fils de », je m'épargne au moins le ridicule d'avoir eu beaucoup de cartes en main et d'avoir malgré ça déconné comme un petit con. Je dis « ridicule », je devrais plutôt écrire « la honte ».

21.
Défois, il faudrait avoir le courage de dire, façon neveu de Rameau, « Vous avez du talent, je n'en ai pas, mais je vous emmerde quand même. » #RatéForEver

22.
Je me souviens de cet élève qui, obstinément, refusait d'écrire quoi que ce soit, de participer à quoi que ce soit et qui restait, les bras croisés au fond de la classe, comme si notre monde ne le concernait pas. Je n'ai jamais su pourquoi.

23.
Sans doute dans la caboche un singe qui raisonne impeccablement. Sans doute. Mais il est en liberté conditionnelle, et ne rapporte donc que peu de bonheur et peu d'argent. C'est là le lot de beaucoup d'entre nous, je crois. #MacronJeneVousAimePas

Patrice Houzeau
Malo, le 30 janvier 2023.

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10 avril 2020

QUELQUES CITATIONS ET DEUX TROIS BREFS EN GUISE DE RECOMMENCEMENT

QUELQUES CITATIONS ET DEUX TROIS BREFS EN GUISE DE RECOMMENCEMENT

 1.« I wish I hadn't cried so much ! » said Alice, as she swam about, trying to find her way out. « I shall be punished for it now, I suppose, by being  drowned in my own tears ! That will be a queer thing, to be sure ! However, everything is queer to-day. »

(Lewis Carroll, Alice's Adventures in Wonderland)

Avec c't'affaire du coronavirus, sûr qu'il y en a plus d'un qui s'est demandé s'il allait pas completely s'drowner dans ses tears, qu'il y en a ils ont bien dû les cacher, leurs larmes.

2. Au soir du 22 mars 2020, la lune, on aurait dit un crabe aux pinces rouges et le lendemain, Vénus, on aurait dit L'Etoile mystérieuse.
Du coup, j'ai pensé que le coronavirus, c'était un genre tir d'artillerie vénusien ou de je n'sais quels aliens qu'allaient bientôt nous débarquer dessus à la vitesse du grand V des Visiteurs.

3. Le coronavirus m'a rappelé que j'étais mortel. C'est agaçant.

4.« Poirot regardait les mains de la comédienne, de grandes mains larges, plutôt cruelles. » (Agatha Christie, traduit par Michel Le Hourie, Le Vallon)

J'adore les bonnes vieilles traductions des bons vieux romans de la vieille Agatha, ; « de grandes mains larges, plutôt cruelles. » L'épatance de ce « plutôt cruelles », le côté griffu qu'ça donne là.

5. « Etes-vous certain de vouloir épouser une théière ? » que j'entends à la volée et à la radio dans le n'importe quoi qui clôt l'émission « Pop pop pop » d'Antoine de Caunes (sur France Inter). Aussi lucidement acide que de demander « Faites-vous encore confiance aux politiques ? »

6.Je me fais confiance, je vais finir par m'emporter.

7.Oui, ça va. Je patiente en attendant que Fantômas nous rende les masques qu'il nous a volés. Ah mais quel vilain celui-là !

8.« Si je ne raisonne point, comme je le fais, avec ce gravier, il me faudra raisonner avec un ballon ! » ( Gaston Leroux, « Le Mystère de la Chambre Jaune » [Rouletabille]).

9.« Vent froid et pluie ; ténèbres opaques, silence. »
(Gaston Leroux, « Le Mystère de la Chambre Jaune » [Rouletabille])

10. « - That Damned Thing ! » he replied, without turning his head. His voice was husky and unnatural. He trembled visibly. » (Ambrose Bierce, « The Damned Thing »).

Patrice Houzeau
Le 10 avril 2020.

 

 

19 novembre 2024

QUE LA VERITE ELLE EN EST TOUTE AILLEURS

QUE LA VERITE ELLE EN EST TOUTE AILLEURS

 

1.
« … et notamment ce territoire tabou, dont on ne devait pas franchir les limites sous peine d'être aussitôt exécuté. »
(Serge Brussolo, « L'Ombre des gnomes », Fleuve Noir Anticipation n°1594, p.105 [Papanatas])

 

Il y a des territoires tabous. On ne doit pas y pénétrer. On en meurt.
Je me demande si dans certains territoires français d'outre-mer, il y a des territoires tabous.
Dans les hiérarchies induites par la vie sociale, il y a des territoires tabous, des plafonds de verre, des murs invisibles, des cercles.
D'un côté les têtes coupées, de l'autre les relégations sociales.
Il y a aussi les boucs émissaires et les crucifixions. 
Du reste, il y a aussi les « chasseurs de têtes » et les requins, et les paniers de crabe et les boîtes de sardines à la tomate, et les filets de maquereau que je mange avec des pommes de terre sautées et de la mayonnaise, ou alors c'est du thon en boîte que je mange avec des pommes de terre sautées, et de la mayonnaise, et là j'évite de penser aux politiques (Macron, Mélenchon, Bardella...) parce que je pourrais m'étrangler, m'étouffer et mourir bêtement d'un accident de poisson.

 

2.
« Le secret des enfants maudits étaient de ceux qu'il est dangereux de partager. »
(Serge Brussolo, op cit., p.112)

 

Quand dans la même phrase on lit les mots « secret » et « maudit(s) », c'est qu'on est dans le terrible à mystères et épouvantes.
Si dans la même phrase on trouve les mots « orange » et « banane », ça ne produit pas le même effet. Même si l'orange est bleue et la banane électrique.
Si vous avez affaire aux mots « sardines » et « tomate », c'est que vous êtes peut-être dans une supérette.
Les mots « nez » et « Pinocchio » signalent le politique et la langue de bois.
Si on voit voisiner les mots « éléphant » et « effervescent », c'est qu'on lit la traduction d'une chanson de Syd Barrett, dont je vous cite un petit morceau parce que j'aime bien les curiosités :
« An effervescing elephant
With tiny eyes and great big trunk
Once whispered to the tiny ear
The ear of one inferior

That next June he'd die, oh yeah »
(Syd Barrett, « Effervescing Elephant »)

 

 

3.
« C'est ça, votre théorie ? Une secte d'êtres difformes vivant dans la jungle, et qui s'acharneraient à nous détruire en nous bombardant d'hallucinations ? »
(Serge Brussolo, op cit., p.146 [le lieutenant Corco])

 

 

Il y a des théories, on dirait qu'elles relèvent du complotisme.
La théorie de la Terre plate, de la Terre creuse, même qu'elle serait habitée dis par des « nazis, des Vikings et des dinosaures » (j'ai entendu ça sur France Inter dans une émission où l'on parlait des complotismes).
Il y a la théorie des « oiseaux artificiels » que le « deep state » utiliserait pour nous surveiller et qui auraient remplacé les vrais.
Il y a les OVNI et les abductions, et plus généralement les théories qui soulignent que l'Etat nous cache tellement de choses que la Vérité, elle en est comme toute ailleurs.
Il est vrai que l’État n'a aucun intérêt à nous dire tout de ses actions. On appelle cela « secret d’État » et « raison d’État ».
Il est vrai que nous n'avons aucun intérêt à nous intéresser de trop près de ce que l’État ne nous dit pas. C'est dangereux.
Mais je ne pense pas que Macron, Mélenchon et Bardella soient des Reptiliens, ou des Illuminati. Les cornichons et le vinaigre suffisent.
Quant à Poutine, ce n'est pas un extra-terrestre non plus ;  c'est un autocrate qui flanque l'économie de la Russie par la fenêtre, ce qui nous fait, ce lundi 18 novembre 2024, qu'un euro vaut 105, 60 roubles et que les indices boursiers russes continuent à s'effriter.
  

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 novembre 2024.

18 novembre 2024

ET LE PAS TELLEMENT JOYEUX

ET LE PAS TELLEMENT JOYEUX

 

« Le maniement de ces idées me procurait une certaine euphorie. »
(Adolfo Bioy Casares, « L'Invention de Morel » [le narrateur])

 

Le est un déterminant comme dans le maniement, le remaniement, le yoghourt, la cuillère mais la est féminin tandis que le est masculin ; le dictateur c'est masculin ; le massacre c'est masculin ; le sang c'est masculin ; le Poutine est dangereux aussi. Le
Maniement donc que le mot « maniement » est un mot de la famille de manier, ce qui fait songer à la main qu'en ce moment on dirait que la démocratie, elle se la prend en pleine face, la main invisible du marché.

De ces idées je n'ai rien à dire puisque ce ne sont pas les miennes, ce sont celles du narrateur, hein ces
Idées même que le mot idées ça fait penser au mot idéal, à l’idéalisme et aux  illusions qu’on a et qu’à force on se dit que si la politique est l’art d’acclimater un idéal aux contingences du monde qu'on patauge dedans, eh bien, l’idéal défois, il a quand même une drôle de figure. Je 
Me dis que les idées c'est bien beau, mais ça vaut pas les frites surtout avec le steak. Ceci dit ; avoir des idées, c’est bien aussi ; ça occupe l’esprit pendant qu’on mange ses frites avec son steak. Ce que ça lui
Procurait, au narrateur, d'après ce qu’il dit, c’est
Une certaine euphorie, que « une » aussi, c’est un déterminant comme dans une vache, une cloche, une charrette, une chaussette, qu’une 
Certaine euphorie ça veut dire de la joie qui vous monte à la tête, de l’ivresse un peu et ça vient du grec aussi, voyez, une exaltation qu’on dit aussi, qu’en grec ancien, l’euphorie, c’était l’état de celui qui est bien portant, qu’on voit qu’une 
Euphorie, c’est plutôt bien tandis que le dictateur, le massacre, le sang, le Poutine, c’est des trucs à vous plonger dans la réflexion et le pas tellement joyeux faut dire.  

 

Patrice Houzeau
Malo, le 18 novembre 2024.

18 novembre 2024

HALLUCINATION DEVORATION GUERRE

HALLUCINATION DEVORATION GUERRE

 

1.
« L'Ombre des Gnomes », de Serge Brussolo, est un roman sur l'hallucination et la dévoration.
Je cite :
« Elle avait saisi la peau de son bras entre ses incisives, et serrait avec une détermination féroce, à la façon d'un chien qui vient d'attraper un rat par les gras de l'échine ! »
(Serge Brussolo, « L'Ombre des gnomes », Fleuve Noir « Anticipation », n°1594, p.88).
Il s'agit de son propre bras.
L'humain est omnivore.
J'aime le coq au vin, la carbonnade flamande, les viandes en sauce, la charcuterie (ô rillettes merveilleuses!) mais quand je songe à ce qui se passe dans certains abattoirs qu'on dit que c'est vraiment pas correct, eh bien plutôt que de la viande, j'achète du poisson : des sardines en boîte, à la tomate, ou du maquereau en boîte, au vin blanc. Ou alors des bananes, c'est très humain, ça, les bananes.

 

2.
Ce début de 21ème siècle confirme ce que nous a appris le 20ème siècle : l'humain moderne est tout aussi guerrier que le féodal féroce ou l'antique à légions.
Il s'est doté pour cela d'un outil merveilleux : l'industrialisation.
Réindustrialiser, après la déculottée Covid, les politiques, - en France, Macron – n'ont plus que ce verbe à la bouche : réindustrialiser.
Je prévois assez, oui, qu'on va réindustrialiser pas mal beaucoup dans la production en série du hachoir à humains.
Ajoutez à cela les prodiges de la technologie et vous verrez que l'intelligence humaine aura beaucoup servi à décimer les vivants.   

 

3.
17 novembre 2024. 20 heures. D'après ce que j'entends sur France Inter, Joe Biden aurait enfin donné l'autorisation au président Zelensky, et donc aux forces ukrainiennes, d'utiliser des missiles à longue portée américains pour frapper des cibles en territoire russe. 
Il est bien temps.
Avec le retour de Trump à la Maison-Blanche, peut-être même est-il trop tard.
Cela va-t-il être confirmé ? Joe Biden lui-même pourrait-il être démenti par sa propre administration ?
Si c'est confirmé, Poutine pourrait-il perdre sa sale guerre en Ukraine ?
Si Poutine venait à perdre sa sale guerre en Ukraine, son destin politique pourrait-il être brutalement stoppé ?
Poutine n'a vraiment aucun intérêt à perdre sa sale guerre en Ukraine.
Sommes-nous à la veille de la troisième guerre mondiale, ou Poutine est-il fichu ?

 

4.
Au chapitre VII du roman « L'Ombre des Gnomes », de Serge Brussolo, il est question de « Nasca ».
Je cite : 
« - Ces prétendues pistes d’atterrissage pour extra-terrestres qu'on a découvertes sur les hauts plateaux du Pérou ? »  
(Serge Brussolo, op cit., p.95).
Nazca, c'est célèbre pour ses géoglyphes, des pistes sur le sol qui constituent de grands dessins que l'on ne peut voir que du ciel. 
On dit aussi que ces géoglyphes n'auraient rien à voir avec les soucoupes volantes mais auraient servi à des rituels.
Les humains aiment les rituels.
Les humains aiment les signes.
Très rituellement, les humains agitent le réel et croient que ça a du sens.
Les humains sont rituellement grotesques.

 

Quant aux soucoupes volantes, OVNI, PAN et autres hyper-vélocités des altitudes, ça sent quand même bien le prototype, l’expérimental, la manipulation, l'opération psychologique d’État.

 

Il y a quelques jours encore, ils en ont parlé au Congrès américain, des OVNI, avec des « révélations » sous serment, dis, d'anciens cadres de je ne sais quelles agences comme quoi les humains, ils en auraient récupéré depuis des  dizaines d'années de la technologie extra-terrestre, qu'il y aurait des projets secrets toussi-toussa qu'à mon avis, c'est rien que de la diversion, du tant que les gens y croient à ces fariboles, ils peuvent continuer à les bricoler tranquille, leurs épouvantes.

 

5.
Un personnage du roman « L'Ombre des gnomes », de Serge Brussolo affirme à la page 103 que « le thème de la porte revient sans cesse dans la mythologie péruvienne. »
Je ne sais pas si le thème de la porte revient sans cesse dans la mythologie péruvienne.
Ni celui de la fille aux yeux clairs, aux seins clairs, qui apparaît et disparaît dans un éclair.
Quelquefois les personnages disent des choses que l'on n'est pas obligé de croire.
Et je ne sais pas non plus si le thème du coin-coin en plastique jaune revient sans cesse dans la mythologie péruvienne.
Je ne pense pas qu'il y ait jamais eu un dieu en forme de coin-coin en plastique jaune.
Une divinité en forme de fille aux yeux clairs, aux seins clairs, qui apparaît et disparaît dans un éclair me semble moins invraisemblable.
Pourtant, le cancan du coin-coin est d'une profonde ironie.
Peut-être que l'adjectif « profonde » n'est pas ici approprié. En tout cas, l'ironie est certaine.
Quant à « la porte qui revient sans cesse dans la mythologie péruvienne », je ne pense pas qu'elle puisse s'ouvrir un jour.
Depuis le temps, la serrure doit être rouillée.
Sinon, c'est que des dieux très anciens pourraient jaillir dans le réel.
Ça m'étonnerait que ce soit pour nous transmettre des recettes de cuisine.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 18 novembre 2024.

 

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16 novembre 2024

ALLEZ UN P'TIT COUP DE BLUES

ALLEZ UN P'TIT COUP DE BLUES

 

« Les poils de la nuit poussent sur la peau du ciel »
(Serge Brussolo, « L'Ombre des gnomes » [David])

 

Les compilations de blues, qu'est ce que j'aime ça ; le blues ça me fait quelque chose dans les
Poils, que si je devais m’exiler loin loin loin avec peu de bagages sûr qu'il y aurait la neuvième 
De Beethoven (musique extra-terrestre, non mais vraiment), du Brel, du Gainsbourg, du Leonard Cohen, et du blues, du blues, du blues, du Muddy Waters, du John Lee Hooker, du Willie Dixon, du Howlin' Wolf, yes, Sir ! .
La musique comment qu'ils te l'ont rendue sincère, les bluesmen, et chaloupée, et cadencée, et swing et si attrape-cœur que ma pomme défois la
Nuit je m'en compose, des petits airs de blues dans ma tête et le désert de ma chambre, même que ça dit : 

 

J'me suis levé ce matin, et j'ai vomi tout mon vin
J'me suis levé ce matin et j'ai vomi tout mon vin
Puis j'suis allé au turbin car quand pas bien riche on est né
Et pas très pas très malin non plus faut bien aller travailler.

 

J'me suis levé ce matin et j'ai vomi tout mon vin
Puis j'me suis lavé et j'suis allé au turbin
Ah oui chais bien c'est pas du Verlaine c'est pas du Rimbaud
C'est du Houzeau et si tu trouves pas ça beau

 

Ça fait rien que quand même je tanc...
Yes, Sir, tu peux y aller que je tanc...

 

Poussent les herbes, passent les visages et les années
Sur l'étagère s'empilent les compilations de blues
La ritournelle électrique du blues j'l'ai dans la tête et dans la
Peau aussi mais ça c'est parce que je m’exagère
Du piano qui zig et zague sur des couplets que j'me compose tranquille que le
Ciel heureusement qu'il a pas d'oreilles, sinon oh il me les tirerait, il me les tirerait très certainement, yes, Sir !  

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 novembre 2024.

 

16 novembre 2024

AVALERONS-NOUS DES COULEUVRES OU DES BANANES ?

AVALERONS-NOUS DES COULEUVRES OU DES BANANES ?

 

1.
Le roman « L'Ombre des gnomes », de Serge Brussolo est assez violent, et même trash, et assez onirique aussi. Cauchemar.
Au chapitre IV, Il y a une scène de dévoration.
Il y a douze singes dévorants.
Le chapitre V commence par cette évocation, je cite :
« Ou encore cette brusque fumée rougeâtre qui trouble la mer lorsqu'un requin passe à l'attaque et emporte dans sa gueule la jambe d'un pêcheur de  corail. »
(Serge Brussolo, « L'Ombre des Gnomes », Fleuve Noir « Anticipation », n°1594, p.61).
Les requins passent à l'attaque.
Les soldats russes passent à l'attaque dans la sale guerre de Poutine en Ukraine. 
Les soldats russes ne sont pas des requins.
Les soldats russes sont des soldats.
On dit que les pertes de soldats russes en Ukraine sont considérables.
Je ne sais pas si c'est vrai.
Je sais que c'est possible étant donnée la tactique appliquée par les Russes et qui repose sur le principe du « rouleau compresseur ».
Les soldats russes ne sont pas des requins.
Ce sont leurs chefs qui sont des requins.
Le requin en chef s'appelle Poutine.
On dit que le requin Poutine serait assez complice avec un autre squale, que l'on appelle « Donald Trump ».
Donald Trump est le requin POTUS.

 

2.
Quand je mange des frites, il est rare que je pense à Macron. Quand je mange des moules, cela m’arrive parfois. Quand je croque un cornichon, c’est systématique.

 

3.
On dit qu'il faudra bientôt une défense européenne.
Je me dis que cette défense européenne devrait se faire dans le cadre de l'OTAN.
Les États-Unis se retireront-ils de l'OTAN, et s'ils se retirent, laisseront-ils les États européens organiser l'OTAN comme ils l'entendent ?
Les généraux américains qui obéiront à l'administration Trump avaleront-ils des couleuvres ou se contenteront-ils de manger des bananes en attendant que Trump finisse par passer ?

 

4.
Je n’aime guère fréquenter les vieux ; ils me rappellent trop ma jeunesse.

 

5.
Ah oui, le roman de Serge Brussolo, c'est pas pour les fillettes et les sardines en boîte (d'ailleurs elles ne savent pas lire). Je cite :
« Il y avait un corps au fond du frigo. Un corps recroquevillé à la façon des momies indiennes de jadis. »
(Serge Brussolo, p.67).
Dans les frigos, on trouve généralement de la nourriture et des boissons.
Si l'on y trouve un cadavre, c'est que l'on a déplacé le corps qui était dans le placard pour le mettre dans le frigo.
Mais « un corps recroquevillé à la façon des momies indiennes de jadis » n'est pas une momie indienne.
Je me demande si ce corps pourrait être celui d'un extra-terrestre, d'un Martien du futur (un descendant de Terrien donc, si on en croit l'étrange Elon Musk).
Donald Trump a un nom à jouer dans une farce.
Elon Musk a un nom à jouer dans un film d'anticipation.
D'ailleurs, « Musk », cela fait penser à « Mask ».
Elon Musk est-il Fantômas ? 

 

6.
Dans le gouvernement américain Trump 2, on trouve Donald Trump (POTUS) et Elon Musk (chargé du maniement de la hache dans la gestion de l'efficience de l'administration, - une sorte de DRH suprême - si j'ai bien compris, et qui commencerait déjà à prendre d'étranges initiatives).

 

7.
Ce samedi 16 novembre 2024, sur France Inter dans l'émission « On n'arrête pas l'éco », j'entends quelqu'un dire à propos de Trump et de Musk : « Deux egos dans la même pièce, il y en a un de trop. ».

 

8.
Il n'est pas certain que le bouillant Donald Trump s'entende longtemps avec le psycho-rigide Elon Musk.
Il n'est pas certain que Donald Trump fasse tout ce qu'il a promis dans ses meetings, soit qu'il ne le veut pas, soit qu'il ne le peut pas. 

 

9.
J’ai tellement peu de sympathie pour les gens que je ne les imagine même pas.

 

10.
Être vivant est la plupart du temps ce qui console de n’avoir pas de talent.

 

11.
Les gens qui me trouvent sympathique devraient changer de lunettes, ou de grille de lecture.

 

12.
Les gens qui me racontent leurs vacances à l’étranger, s’ils savaient comme je les flanque dans une glacière.

 

13.
Je n’aime guère regarder des documentaires. Ils me rappellent trop à quel point je suis ignorant et combien le monde est riche et varié. Ce qui ne m’arrange pas.

 

14.
A mon avis (que je partage communément avec un plat de nouilles), la Marche de l’Histoire relève assez du parcours labyrinthique. Et je crains que ce labyrinthe soit fermé. Quant au minotaure, ah lui, il est fatalement réel.

 

15.
16 novembre 2024. Si Marine Le Pen est déclarée inéligible, je ne manifesterai pas pour la soutenir.
En tout état de cause, si Marine Le Pen ne peut pas se présenter aux présidentielles de 2027, le candidat du RN sera alors Jordan Bardella.
Il est très possible que Jordan Bardella remporte les élections présidentielles de 2027.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 novembre 2024.

16 novembre 2024

LA PART SUICIDAIRE DU SOCIAL

LA PART SUICIDAIRE DU SOCIAL

 

« Autre syllogisme : Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat. »
(Ionesco, « Rhinocéros » [Le Logicien])

 

1.
De la « pure imagination », le réel ?
Je ne sais pas si le réel pourrait être œuvre d'imagination.
La question traîne depuis des lustres et autres philosophies.
Pourquoi le réel est-il si réel ?
L'imaginaire ne nous suffirait-il pas ?

 

2.
Dans le roman que je parcours, « L'Ombre des gnomes », de Serge Brussolo, il est question, je cite, d'un « gamin du bidonville qui vient vendre à domicile des drogues concoctées par sa sorcière de tante » (Serge Brussolo, « L'Ombre des gnomes », Fleuve Noir « Anticipation » n°1594, p.10)
Le réel, c'est ce qui s'hallucine. 

 

3.
La question des produits stupéfiants est devenue un enjeu politique important
Et peut-être même un enjeu majeur.
C'est qu'ça pèse des milliards et des milliards, cette affaire-là mondiale
Et des corruptions jusqu'à dans votre quartier, ne vous faites pas d'illusions
Et des morts, des overdoses, des règlements de compte
La part suicidaire du social.

 

4.
J'entends parler finances publiques à la radio
Ah le gouffre
Et plus on est, plus le gouffre s’agrandit... se dilate... qu'on en voit plus le fond... 
Vertige de banquier et cessations de paiement... 

 

5.
Au chapitre II du roman à Brussolo, y a ce truc surréaliste en douze syllabes, je cite : 
« Les poils de la nuit poussent sur la peau du ciel», songea David en portant à ses lèvres les carrés de chocolat mou. » (Serge Brussolo, op cit, p.23)
C'est un personnage qui dit ça.
Zut ne dirait pas ça.
Mon séchoir ne dirait pas ça.
Y en a plein les chansons pop/rock pour zozos des azimuts de ce genre de psychédélisme chevelu... plein la contre-culture... t'en ficherai moi des « poils de la nuit » et de « la peau du ciel ».
Ce n'est pas en dansant la gigue que l'on attrape une omelette.

 

6.
Après moi s'que j'en dis, que j'en écoute aussi beaucoup du pop rock à faire danser les vaches cosmiques au son des crincrins électriques...

 

7.
Remarquez que ces « poils de la nuit », il file la métaphore avec, l'auteur, Serge Brussolo, que quelques pages plus loin, je lis ce début de phrase : « A présent la nuit les enveloppait de son pelage obscur... ».
La nuit n'est pas magique, elle est poilue, velue la nuit...

 

8.
« - Ça tombe bien, moi aussi gouailla David en forçant dans la désinvolture. »
C'est un autre personnage qui dit cela, dans le roman à Serge Brussolo.
On peut forcer dans la désinvolture comme on peut forcer dans la joie ou la tristesse
On peut forcer une serrure
Je ne vois pas comment on peut forcer un fromage.
On peut aussi forcer à peu près n'importe qui à faire à peu près n'importe quoi.
Il y a des techniques pour ça.
Les militaires y arrivent très bien.
Les politiques c'est déjà plus hasardeux (surtout en démocratie)
Les sardines en boîte n'y arrivent jamais (elles n'essaient même pas).

 

9.
Je me demande ce que va donner l'administration Trump (on est en novembre 2024, et Donald « Loudmouth » Trump vient d'être réélu POTUS (Président Of The United States) et vues les nominations, ça ressemble beaucoup au bal des zinzins, son gouvernement à Donald qu'on voit que le modernisme est une réussite complète que les Américains votent pour le premier idiot venu du moment qu'il gueule plus fort que les autres.
Je ne sais pas à quoi peut bien songer Poutine en ce moment, mais il doit assez cogiter sur la crétinerie du monde qui vient et les catastrophes qui en découleront.

 

10.
« l’explication n'était peut-être pas là » (Serge Brussolo).
Les explications ne sont pas toujours là où on les croit.
Les particules non plus.
Les OVNI non plus. 
Les OVNI n'ont pas les cheveux longs.
Les Beatles avaient les cheveux longs.

 

11.
Parfois une constatation nous plonge dans la perplexité. Je cite : « Cette constatation la plongea dans la perplexité. » (Serge Brussolo op cit., p.47) 
Quand on plonge dans la perplexité, on n'a pas besoin de palmes.
On a besoin d'un cerveau.
Le président Macron est-il un bon plongeur ?

 

12.
Zut aime jouer aux échecs, même si elle perd souvent
Cela ne l'empêche pas d'avoir des cheveux. 
J'aime lire des romans policiers
J'ai aussi des cheveux. 
Les romans policiers ne jouent pas aux échecs
Les romans policiers ne vont pas se faire coiffer.
Certains romans policiers évoquent le jeu d'échecs
Ils n'en sont pas plus chevelus pour autant
Les OVNI ne sont pas des pièces de jeu d'échecs
Ils n'ont pas non plus de cheveux
La moumoute volante, ça n’existe pas.

 

13.
Parfois on sait que l'on ne va pas s'ennuyer.
Parfois on sait pourquoi 
Parfois on ne sait pas
Je cite : « Maintenant, je ne vais plus du tout m'ennuyer », pensa-t-elle sans même savoir ce qui avait bien pu motiver une telle observation. » (Serge Brussolo op cit., p.59).
« Moi je ne m'ennuie jamais » est une phrase que l'on entend parfois.
Toutes les phrases ne disent pas la vérité.
Seules une partie d'entre elles disent la vérité
Dans la bouche des politiques, les phrases qui disent la vérité sont assez rares.

 

14.
Les pierres ne s'ennuient pas
Les pierres qui roulent ne s'ennuient pas : elles roulent
Les Rolling Stones se sont-ils parfois ennuyés ?
Les élèves s'ennuient
Parfois ils ne s'ennuient pas
Parfois ils ne s'ennuient pas et c'est inquiétant.

 

15.
Le professeur n'a pas toujours conscience qu'il s'ennuie.
Quand il se rend compte qu'il s'ennuie, il peut avoir un coup de blues.
Parfois la répétition des coups de blues conduit à la dépression.
Parfois non.
Parfois on va boire un verre ou on achète des choses.
Les choses sont faites pour occuper nos esprits.
C'est pour cela que nous achetons des choses, tant de choses, toujours.

 

16.
Quand je mange de la tarte aux pommes, est-ce que je pense à l'ennui 
Quand je contemple des cailloux, est-ce que je pense à l'ennui ? 
Quand je regarde des pierres rouler, est-ce que je pense à l'ennui ?
Quand j'écoute les Rolling Stones, est-ce que je pense à l'ennui ?
Quand je pense à l'ennui, est-ce que je pense à l'ennui ?
Quand j'écris, je ne pense pas à l'ennui et c'est inquiétant.

 

17.
J'ai intitulé cette suite « La part suicidaire du social »
Si je rajoute le suffixe « -isme », cela donne « La part suicidaire du socialisme »
Je ne rajoute pas le suffixe « -isme »
Je pense qu'il y a aussi une part suicidaire du socialisme mais elle n'est pas plus importante que la part suicidaire du capitalisme
Toute organisation du social comporte sans aucun doute une part suicidaire
Cette part suicidaire du social devient un souci majeur en cas de crise
Cette part suicidaire du social n'est pas une cause de la crise mais un symptôme
Je suis de mauvaise foi aussi.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 novembre 2024. 

12 novembre 2024

ET BIEN CRETIN DANS LE GENRE J'T'EMBROUILLE

ET BIEN CRETIN DANS LE GENRE J'T'EMBROUILLE

 

Dans le fond qu’est-ce que je pourrais raconter de drôle que dans
Mon enfance c’est vrai je me souviens que dans mon
Enfance, c’est drôle comme les choses vous reviennent avec le temps qui passe et nous chasse là (c’est du raisin)...

 

Je m’en souviens et c’est bien parce que du coup ça veut dire que j’ai un cerveau et il
M’en faut un absolument de cerveau pour passer mon diplôme à aller chercher du travail là où il y en a encore, donc ce dont je m’en
Souviens c’est que Yannis et
Que Yannis je m’en souviens bien parce qu'il faut dire
Yannis il était dans ma classe et 
Il arrêtait pas de faire le pitre le guignol et tout ce qui s’ensuit, il
Arrêtait pas je vous dis, un vrai moulin à clowneries...

 

Pas une heure de cours, ou alors c’est qu’il était mort, pas une heure de cours sans qu’il tente le coup
D’essayer de nous épater la marrance et surtout ma pomme qu’il arrêtait pas de tenter
De me faire rigoler, que moi voyez
Me faire rigoler c’est facile, un gus qui chute de sa chaise un avion en papier qui file dans le dos du prof une trousse qui passe par la fenêtre moi je trouve ça gondolant mais Yannis c’était de me
Faire rigoler dans le subtil et le sophistiqué, l’humour anglais quoi distingué distancié décalé mais moi elles me faisaient pas tellement
Rigoler ses blagues humoristiques là...

 

Avec ça que j’y comprenais couic-couic coin-coin à
Ses blagues que si elles étaient pas tellement comiques ses
Blagues à Yannis pas tellement 
Humoristiques, c’était qu’à force ça tournait grotesque farcesque et absurde...

 

Mais Yannis c’était un genre de clown triste en fait que c’est pour ça qu’il a fini que quand on l’a retrouvé pendu, 
Sauf qu’à l’époque il était pas encore dans les tourments Yannis 
ll avait encore le goût à la plaisanterie avec son humour spécial là qu’il
Avait pas une carrière dans le rigolant, qu’il avait
Pas une carrière du tout je crois bien Pas
Une à l’horizon vraiment qu’à faire le jacques au lycée, qu’à la
Carrière si on y pensait déjà c’était encore plutôt abstrait l’usine l’atelier qu’on avait des exemples pourtant dans nos familles celles du moins où ça charbonnait...

 

Dans le fond tout ça n’était pas si drôle qu’on se marrait quand même défois qu’on disait des conneries qu’on jouait aux andouilles, c’était pas de
L’humour c’était de la déconne... L’humour il viendrait plus tard et bien
Noir encore...

 

Mais quand même qu'ils nous faisaient marrer
Défois ses trucs à Yannis hein
Ses blagues à fumer hein dis ses
Blagues ses idioties là qu'elles
Avaient un drôle de tour, un tour de c’est quoi qu’il raconte lui là ?
Du non-sens je crois que ça s’appelle oui c’est ça du
Non-sens et bien crétin dans le genre j’t’embrouille.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 novembre 2024

12 novembre 2024

ASSEZ GROUMPF LE COIN COIN

ASSEZ GROUMPF LE COIN COIN

 

« Il est bon de cacher ce qu’on a dans le cœur. »
(Molière, « Le Misanthrope », v.76 [Philinte])

 

1.
Il est que les temps s’annoncent difficiles, que certains disent qu’en fait, avec la victoire du Trump aux Etats-Unis, il se pourrait que l’Occident laisse en fin de compte tomber l’Ukraine Il
Est itou dis donc qu’on dit que l’économie mondiale ne serait pas au mieux de sa forme ; qu’il y a comme une atmosphère de licenciements en France qu’c’est pas
Bon qu’c’est pas bon qu’c’est pas bon tout ça qu’elle dit Zut en préparant de la sauce tomate.
De l’avenir on désespère et du présent on s’acclimate dit la forêt avant qu’on l’enflamme. Allez donc vous
Cacher ô politiques zozos des universités ô andouilles des grandes écoles ;
Ce que vous nous préparez n’est guère encourageant. Et quoi
Qu’on peut faire ? Et quoi qu’on peut dire ? Il y 
A tout de même qu’on vous écoute de moins en moins et
Dans l’avenir, se pourrait qu’ça se trouble un peu dans l’ambiance, mais le
Truc c’est qu’avec la sauce tomate, il y a les pâtes et les boulettes de viande que ça, ça réchauffe le
Cœur qu’alors on l’éteint la téloche avec ses clowns tristes dedans et leurs tronches à se prendre des tartes à la crème.

 

2.
Il est que la vie de la chaussette n’a jamais été ni évidente ni innocente et il
Est que la chaussetterie n’existe pas en soi : les gens ont toujours intérêt à chaussetter comme ils le font. « Trop
Bon, trop yoghourt » est l’une de mes phrases préférées, surtout à la fraise.

 

3.
De l’autre je n’attends rien. S’il ne me vole ni mes œufs, ni mes bœufs, ni mes yeux, je le tolère. S’il me gêne (et je suis facilement gêné), en secret, je le flanque dans une chaussette, celle que systématiquement je perds. 

 

4.
« Cacher ce qu’on a dans le cœur » n’est pas un trait de caractère, mais une mesure de prudence (surtout par les temps assassins qu’on nous annonce).

 

5.
Ce qui fait le vivre ensemble, c’est le blabla. Le reste, c’est du pipeau littéraire ; ce qui distingue le blabla du pipeau littéraire, c’est que le pipeau littéraire est mieux fait : du blabla sophistiqué quoi.

 

6.
Qu’on me donne une arme, et je ne saurai pas quoi en faire. Il y
A bien de la misère dans le monde et aussi autour de nous, près de nous, ah la la. Il faut donc se blinder, rester poli mais avec indifférence (sinon on s’fait plumer).

 

7.
Dans le fond, je suis assez groumpf le coin-coin mais très peu agitatif ; par prudence et peur des éclairs qui défois jaillissent des yeux aussi.

 

8.
Le vivre-ensemble, quelle gibecière. On y met son
Cœur et on croit qu’on a été à la chasse. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 novembre 2024.

10 novembre 2024

DEMAIN LES MÔMES LES ROBOTS ET LES CHIENS

DEMAIN LES MÔMES LES ROBOTS ET LES CHIENS

 

 

1.
Et ça continue, savez. Les mêmes qui avaient prédit la défaite et la « chute » de Trump vous expliquent sans rire le vote des Américains et ce que Trump va faire, et pourquoi, et qui va être dans sa future administration et qui non. Ils n'en savent rien, ces charlots à diplômes.

 

2.
A lire certains, on a l'impression que les Etats-Unis sont une sorte de contrée sauvage où un peuple ahuri venait de couronner roi une sorte de Père Ubu qui n'aurait plus désormais aucune limite à son pouvoir. A mon avis, c'est un petit peu plus subtil et complexe que ça.

 

3.
Moi, je les prévois, les discussions à n'en plus finir sur comment qu'on va l'organiser l'Europe de la Défense, et du coup qu'on la ferait hein nous mêmes nous autres avec nos sous, dis, la défense de l'Europe, qu'on se désengagerait de l'OTAN et qu'on se priverait de l'incroyable puissance américaine, à mon avis, c'est exactement ce que veut Poutine. Lorsque, après bien des palabres et autres contingences, elle verrait le jour, l'Europe de la Défense, cela fera longtemps que l'Ukraine ne sera plus qu'une province russe.

 

4.
7 novembre 2024 ; Macron fait des phrases sur la nécessité d'une défense européenne genre « Si nous restons des herbivores, les carnivores gagneront » « hein t'es pas d'accord ? Patron, remettez-nous ça » A propos, ça en est où, la « No-fly zone » et l'autorisation donnée à l'Ukraine d'utiliser les missiles occidentaux pour frapper des cibles en Russie ?
Et puis, que veut-il dire par « herbivores » ? Que nous serions bêtes à manger du foin ? Le président Macron, une fois de plus, nous insulterait-il ?

 

5.
Défense européenne qu'il dit, Macron. Bon, moi, je dis ça je dis rien mais je me souviens qu'en 2024, lors de la crise Covid, le stock « stratégique » (sic) de masques avait mystérieusement disparu et qu'en 2022, le début de la sale guerre de Poutine en Ukraine avait révélé que l'armée française était à l'os...

 

6.
Macron, c'est le type qui n'a pas été fichu d'organiser un Service National (le très niais SNU étant en passe de disparaître, et c'est tant mieux) et qui rêve d'organiser la Défense du continent européen. Poutine doit être plié de rire.

 

7.
La différence entre l'OTAN et une très hypothétique Europe de la Défense, c'est que la prochaine fois que nous aurons besoin de l’excellence américaine, l'Europe devra contracter des prêts bancaires pour en bénéficier, et c'est pas gratuit du tout.

 

8.
L'OTAN fait très bien son travail. Une Défense purement européenne, ne rêvez pas, n'est pas pour demain : on n'en a ni les moyens ni l'unité nécessaire. Le tout, c'est de convaincre Trump de notre efficacité, et de savoir s'en démarquer si besoin est.

 

9.
Les Américains des Etats-Unis, oui, ils existent et font, tant bien que mal, nation. Les « Européens », c'est juste une convention lexicale, un raccourci sémantique.

 

10.
Une Défense européenne, indépendante des États-Unis, voire de l'OTAN, sans doute les menaces que fait courir à l'Europe l’axe Moscou-Pékin-Téhéran-Pyongyang nous y obligent. Cela va être très difficile et très coûteux. Concrètement : Quel budget ? Quelles armes, produites par qui, achetées à qui ? Combien de soldats ? Quel commandement ? Et quid de la dissuasion nucléaire et du déploiement des missiles longue portée ?
Remarques :
–    Les « Européens » (étrange appellation, l'Europe n'étant pas un État mais une donnée géographique) doivent se préparer à toujours plus travailler plus et plus longtemps. Eh oui.
–    Je crains que les belles intentions, teintées de pas mal d'illusion lyrique, prononcées par le président Macron et autres haut-fonctionnaires ne soient jamais qu'une manière de passer sous silence une possible défaite de l'Ukraine, puisqu'il se pourrait que Trump favorise maintenant les intérêts de Poutine au détriment des démocraties européennes.
–    C'est bien gentil tout ça, mais, soit dit en passant, pas sûr que la victoire annoncée du RN aux présidentielles françaises de 2027 soit très favorable à un renforcement de la défense européenne.

 

11.   
En fin de compte, paraît qu'il est devenu enseignant en Suisse (ah tiens), Bruno Le Maire, et il va leur apprendre quoi, le Le Maire, à ses étudiants :
–    Comment écrire et publier de mauvais romans ?
–    Comment plomber l'économie et le moral de la septième puissance mondiale ?

 

12.
Les zozos du pédagogisme à la Meirieu et autres Cahiers guignols qui nous racontent depuis des lustres que plus il y a d'étudiants dans le supérieur, plus le niveau socio-culturel est élevé et les gens bienveillants et étanches aux populismes, bin ils se sont très gourés, dis.

 

13.
8 novembre 2024. Paraît que Bruno Le Maire devant les Sénateurs inquiets de la situation, rejette la faute du déficit français sur le poids énorme des aides sociales et sur le fait que les Français ne travaillent pas assez. Alors là, faut être gonflé. Faut-il rappeler :
–    Le coût du SNU ?
–    Le coût de la réforme Blanquer et des aides aux entreprises pour qu'elles prennent des apprentis, dans le but de faire baisser le nombre de demandeurs d'emplois ?
–    La non-anticipation de la crise Covid ?

 

14.
8 novembre 2024. Paraît que Bruno Le Maire rejette la faute du déficit plus que prévu hein sur les autres (Attal ? Macron?). Bin, fallait qu'il démissionne, alors, s'il n'approuvait pas le tournant budgétaire à la France et la politique à l'autre là.

 

15.
La Fin de l'Histoire, dis, elle serait pas en train d'oublier l'émancipation des peuples pour le panier de crabes qui s'entr'égorgent ?

 

16.
Les gens ayant parfaitement le droit d'écrire des sottises s'ils le veulent et de faire part de leur ressenti (fût-il pénible à lire), moi, je ne quitte pas X sous prétexte que Trump a gagné et donc Elon Musk aussi. Quand ça ne me plaît pas, je bloque, mais je n'interdis pas.
D'ailleurs, moi, à chaque fois que je fais des crêpes, je me dis que l'hypothèse de la Terre plate n'est pas si sotte après tout hein quand je fais des crêpes.

 

17.
Si Trump arrive à un compromis et à une paix en Ukraine, il passera pour le sauveur du Monde. Mais en fait, il ne fera que permettre à Poutine de continuer sa guerre hybride et donc de déstabiliser les démocraties européennes. Et puis, un jour, les chars russes ressurgiront.

 

18.
Il est possible que Trump étant très carnivore et soucieux du MAGA (« Make America Great Again »), si Poutine ne va pas dans le sens qu'il souhaite, les Etats-Unis finissent par réellement montrer les dents, et Poutine serait obligé de plier. Mais, en l'état actuel, cette hypothèse semble peu crédible.

 

19.
Ce que l'on appelle la modernité n'est jamais que l'adaptation de manières de penser héritées du XVIème siècle, voire de plus loin pour les intégristes religieux, au rythme exponentiel des avancées technologiques. Et donc ça coince, ça coince sanglant.

 

20.
Ai vu hier soir sur la chaîne LCP un documentaire de 1977 sur la langue des signes intitulé « Les Mains du silence ». Y ai retrouvé la sobriété, la simplicité et l'ambiance si particulière d'alors, marquée, je crois, par beaucoup de bonne volonté.
Ai vu ensuite l’excellent « Retour vers le futur », de Robert Zemeckis ». Ah la la Ah la la Ah la la, la nostalgie m'a étreint. « Peggie Sue s'est mariée » m'aurait achevé.

 

21.
Je me souviens que Orlando de Rudder me disait que la professionnalisation du sport était une régression. Certes, les performances en ont été dopées (et dopées est dans certains cas le mot approprié) mais que de scandales, de violences, de pressions, de corruption.

 

22.
Dors-tu tranquille, Mélenchon ?

 

23.
J'aimerais que Trump ne soit que le paravent des trois singes, mais je n'y crois guère.

 

24.
Comme le monde s'est soudain obscurci, avec la victoire des obscurantistes trumpistes aux États-Unis, les massacres en Ukraine et à Gaza, la bêtise crasse, sinon les trahisons, du RN et de la FLI.

 

25.
Le monde actuel ? Une fuite en avant... Toujours plus de technocratie, de menaces et de contraintes... Les punks avaient raison : No Future.

 

27.
« On ira tous au paradis », qu'il chantait Polnareff. Eh bien, au train où va le monde, ça ne devrait plus tarder.

 

28.
Bob Dylan m'est apparu cette nuit (oui, je sais, c'est étonnant d'autant qu'il est encore vivant, mais c'est ça qu'est mystérieux) et il m'a dit : « Ça n'a pas l'air d'aller fort ? - Bah non, Bob, t'as vu tout ce qui se passe ? Tout du malheur et du massacre... « T'inquiète, fils, m'a-t-il dit ; prends ta guitare et chante contre les fascistes avec des textes que personne y comprend... » « Mais Bob, je chante aussi faux qu'un discours de Mélenchon ». « T'inquiète, moi aussi », qu'elle m'a répondu, l'apparition à Dylan que, du coup, j'ai eu envie de manger des gaufres. Ah si.

 

29.
Ma tante aimait bien Demis Roussos. Ma mère aimait bien Johnny Mathis et disait facilement  « Nom di djiou ». Moi, j'aime bien la tarte aux abricots.

 

30.
Quand bien même on me prouverait par A + B que l'Ukraine n'est pas une démocratie, je ne changerai pas d'avis : Poutine est une menace et il faut l'endiguer, sinon l'annihiler.

 

31.
Et si les Russes prenaient Depardieu en otage, qu'est-ce qu'on fait ? Bah, on leur laisse...

 

32.
Une chose est sûre : on va bientôt savoir qui c'est-y de Donald ou de Vladimir qui suce et qui enfile. 

 

33.
Bon, Donald Loudmouth Trump étant âgé de 78 ans (!), m'étonnerait pas qu'il nous fasse tantôt un AVC des familles qui va nous le mettre hors course un bout de temps.

 

34.
Ma pomme, depuis les affaires Crozemarie et Abbé Pierre, qu'on lui aurait donné le bon dieu sans confession au frère radada là, donner à des associations, très peu pour moi. Je préfère filer 2 euros au pochtron du coin qu'est bien poli qu'au moins je sais où ça va.

 

35.
Tiens, n'en déplaise aux bonnes âmes, j'écoute « Le Rire du sergent », du Michel Sardou de 1972. Elle serait plus sortable, cette chanson aujourd'hui en nos temps aseptisés et si moraux (on ne rit pas!). N'empêche qu'elle est épatante et marrante hein oui.
Et puis après j'ai écouté « Que Marianne était jolie », de Michel Delpech, eh voyez, ça m'a un peu piqué aux yeux, c'est con hein.

 

36.
Je pense au soldat ukrainien, qui s’en fout de Trump, des rêves martiens de Musk, de Macron, de von der Leyen, de la corruption des affairistes ukrainiens et qui se bat pour ne pas mourir russe.

 

37.
Ceux qui justifient la sale guerre de Poutine en arguant de la corruption de l’Ukraine, outre que la Russie est tout aussi corrompue, vous croyez quoi, que la France de 1940 n’était pas corrompue ? Pourrie jusqu’à l’os, oui. Mais c’était une démocratie, il fallait donc la défendre.

 

38.
Les purismes préparent souvent les diktats.

 

39.
Demain les mômes assassins, demain les automates guerriers, demain les chiens.

 

40. 
La chasse aux juifs (ça s’appelle un pogrom) de l’autre nuit à Amsterdam est inacceptable. Eh bien, voyez, il y en a à la LFI qui sont tout prêts à la relativiser, genre « mais non les nazis ne sont pas tous si nazis ». Dors-tu tranquille, Mélenchon ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 10 novembre 2024.

 

10 novembre 2024

LE DEFENSEUR DU BŒUF ET DE L’ORPHELINE

LE DEFENSEUR DU BŒUF ET DE L’ORPHELINE

 


« Je suis Zorry Kid, le défenseur du bœuf et de l’orpheline ! »
(Jacovitti, « Les aventures de Zorry Kid »)

 

 

Je me pose des questions parce que c’est normal de se poser des questions, surtout si on a un cerveau. Encore faut-il se poser les bonnes questions que je ne
Suis pas bien certain du tout de me poser les bonnes questions mais on s’en fout. Regardez voir
Zorry Kid, il s’en pose pas tellement de questions, le petit bonhomme à loup sur le nez et haut-de-forme dessiné par Jacovitti quand il clame qu’il est « le défenseur du bœuf et de l’orpheline », ah non, il ne s’en pose pas tellement des questions, le Zorry
Kid, tout à fait comme Bruno Le Maire, Attal et Macron en ce 10 novembre 2024, qu’on apprend que la France elle va connaître beaucoup de licenciements, à cause que certaines entreprises pédalent dans la semoule qu’on se dit, avec le déficit là qu’ils nous laissent, Bruno Le Maire, Attal et Macron, que si c’est ça
Le bilan du macronisme (2017-2024, R.I.P), eh bin, c’est pas terrible, que donc pour se faire le défenseur de Bruno Le Maire, Attal et Macron, faut je sais pas moi, cracher sur le
Bœuf avant qu’il ait des cornes (ça ne veut rien dire, et c’est même pas du latin)
Et bien sûr comme Bruno Le Maire Attal Macron sont persuadés d’être des génies (surtout Macron), ça m’étonnerait qu’ils s’en posent des questions (en vertu du « Je peux pas être stupide puisque je gagne beaucoup de sous ») et voilà. Donc alors,
De l’ombre qu’elle sort,
L’orpheline fatale et vengeresse qui, se lissant les moustaches, murmure : « Caramba ! Tu ne perds rien pour attendre ! », et ça c’est parce qu’elle n’est pas contente.

 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 10 novembre 2024.

 

27 novembre 2025

QUOI QU'IL FASSE COURT A SA PERTE

QUOI QU'IL FASSE COURT A SA PERTE

 

1.
Le « Parce que je suis né » en italiques et dès les premières lignes du recueil « De l'inconvénient d'être né », de Cioran, rappelle que le fait d'être né plonge le bipède fasciné dans l'univers des illusions qui déçoivent et le voue à la lourdeur du temps.

 

2.
« Depuis que je suis au monde » - ce depuis me paraît chargé d'une signification si effrayante qu'elle en devient insoutenable. »
(Cioran, « De l'inconvénient d'être né »)

 

Cioran utilise volontiers l'hyperbole existentielle. Que nous soyons inscrits dans une si minuscule durée située entre l'infini du passé et l'infini de l'avenir n'est éventuellement « insoutenable » que parce que l'on songe que c'est absurde et n'a de sens que pour nous. Cela nous empêche-t-il d'apprécier les moules-frites et de dénoncer l'injuste ? Certainement non et certainly notez le bien que manquerait plus que ça, que l'absurde nous contamine au point de renoncer à vivre.

 

3.
Dans le troisième fragment du recueil « De l'inconvénient d'être né », Cioran évoque ce qui met l'acteur à distance de l'acte aussi sûrement que le comédien joue parfaitement son rôle tout en pensant à autre chose. Ce déclencheur de distance, Cioran l'assimile à une « connaissance ». Une connaissance si « pure » et si puissante qu'elle désactive toute valeur de la plupart des actes dans lesquels nous nous engageons.
Notons que ce n'est pas du point de vue éthique que se place ici l'auteur, mais plutôt du point de vue du « hussard sur le toit » pour lequel le réel se traduit par une agitation urgente et périlleuse, fût-elle traversée par des apparences de grand calme. Dès lors, intervenir ou ne pas intervenir est tout un, et relevant plus de la nécessité que de la volonté. Pourquoi alors adhérer à ce qu'on fait ou ne fait pas puisque tout dépend des circonstances ? Relativisme dangereux sans doute. Et c'est pour cette raison que celui que Cioran appelle « le connaissant » prend bien soin de se tenir à distance, tellement à distance qu'il est à la fois « vivant et non-vivant », dans l'ailleurs des observateurs lointains, dans l'être et le « souvenir d'être », dans cette sécession invisible puisque le réel tout agité à se réguler comme il peut ne s'occupe de l'observateur que si celui-ci, d'une manière ou d'une autre, prend part à l'agitation commune.
Et puisque cette agitation est pérenne (l'humain croît, se multiplie et s'agite d'autant plus qu'il croît et se multiplie), tout acte s'inscrit dans la chaîne des actes dont l'observateur constate la funeste efficacité. L'à quoi bon devient dès lors l'alibi de la distance nécessaire et cette distance abolit toute valeur du présent en faisant de l'acte (eût-il des faux airs d’événement) un maillon d'une chaîne de causes stupides et de conséquences idiotes, tellement prévisible qu'elle apparaît déjà inscrite dans le temps, déjà passée comme si la seule vérité qui soit, c'est que l'humain, quoi qu'il fasse, court à sa perte.

 

4.
Cioran écrit souvent que la « catastrophe », ce n'est pas la mort mais la naissance, supposant même une « peur » originelle qui, dit-il, « remonte à notre premier instant ». Autrement dit, vivre, c'est apprendre à maîtriser cette fameuse peur liée, selon Cioran, à la constitution du réel dans la conscience du sujet.
Si la naissance est une « catastrophe », la « source de toutes les infirmités et de tous les désastres », les religions sont donc bien étranges et hostiles au bonheur humain. C'est vrai qu'en louant la naissance comme une bénédiction, la vieillesse comme une sagesse et la mort comme un passage, on a tout de même l'impression que prêtres et curés se fichent de nous.

 

5.
On peut se demander, lisant Cioran, si un absolu du Mal (l'absolu n'étant jamais qu'une fascination) qui, parce qu'il est tout aussi vivace et incarné que l'absolu du Bien (l'absolu n'étant jamais qu'une compensation), serait tout aussi efficace dans la manière dont les politiques (les démagogues) conduisent les peuples à leur perte nécessaire.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 novembre 2025.

26 novembre 2025

ON NOUS ANNONCE LE MIEUX PREVOYONS LE PIRE

ON NOUS ANNONCE LE MIEUX PREVOYONS LE PIRE

 

1.
L'art du politique est parfois de faire passer des décisions honteuses pour de généreuses libéralités. C'est donc la nécessité du cynisme qui caractérise bien des puissants de ce monde. Les plus cyniques étant souvent les plus autoritaires, les moins cyniques étant aussi les plus démocrates.

 

2.
La légalisation de certains stupéfiants est un problème difficilement soluble et sans doute un défi sociétal majeur. Quel produit autoriser ? Quel produit interdire ? La légalisation des uns empêchera-t-elle le commerce illégal des autres ? Je n'en suis pas certain. Le plus étonnant est que beaucoup de ces politiques si prompts à exiger des mesures très coercitives et punitives semblent ignorer que dans leur propre parti, voire parmi leurs proches, l'usage de ces produits est moins rare qu'ils le croient ou feignent de le croire.

 

3.
« On le voit déjà s'esquisser : l’expérience du virtuel va venir fusionner avec celle du réel. » Ce propos de Laurent Le Bon relevé dans un article du « Point », publié le jeudi 23 octobre 2025, sur l'avenir des musées (« C'est quoi, un musée du XXIème siècle ? ») m'agite la caboche d'images de science-fiction (réminiscences d'images de films ou de bandes dessinées). J'ai du mal à m'en réjouir car, bien que je sache qu'il y a là progrès certain dans le domaine de la culture comme dans celui de la médecine, je m'interroge sur les limites démocratiques de cette fusion annoncée qui, n'en doutons pas, concernera bien d'autres domaines. On nous annonce le mieux, prévoyons le pire.

 

4.
Une gauche humaniste est une illusion aussi puissante que le mirage d'une droite honnête. Seuls les individus sont capables d'agir moralement, pas les partis.

 

5.
L’expérience donna un résultat paradoxal.
Refaite et refaite, elle donne toujours le même résultat.
Ce résultat contredit ce que nous savons des lois.
Notre connaissance est donc incomplète.
Cependant, le résultat est si paradoxal qu'il revient à dire que de deux propositions contraires, l'une au moins est vraie (ou n'est pas fausse).
C'est ainsi que la somme des parties est plus grand que l'ensemble des parties.
C'est ainsi que se multiplient les infinis.
C'est ainsi que, tant que nous ne voyons pas le chat, nous ne savons pas si le chat est mort ou vivant et que, pour soi, dans les hypothèses que nous faisons sur l'état du chat, les deux états sont superposés : le chat est à la fois mort et vivant. Le chat invisible et mortel est un être fantôme.
Le chat pourrait-il être vivant ici et mort là-bas ?
Je sais que le chat est vivant ; mon cousin qui habite très loin, comment peut-il savoir que le chat est vivant ? (Après tout, il n'est pas obligé de me croire, d'autant qu'il peut aussi douter de mon existence). 
Et cependant, le regard de l'observateur semble influer sur le comportement de ce qui est et qui est à fois existant et non-existant.
Ce qui paradoxalement semble indiquer qu'il y a bien quelque chose plutôt que rien, ce quelque chose fût-il fantôme, fût-il indéterminé, ce quelque chose ne fût-il que langage ou code (ce n'est pas nous qui sommes codés, c'est nous qui codons).
L'arbitraire du signe est donc bien puissant. Le nom prouve l'être (le nom est le « nom de l'être ») et l'indétermination du référent. Le nom invente le réel, c'est-à-dire qu'il le trouve, le nomme, le spécule, le met en œuvre. Et vous voulez que cela ait un sens en soi ? Cela signifie, et c'est déjà immense.
Je vais laver mon linge.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 novembre 2025.

6 novembre 2024

TRUMP A GAGNÉ : PAN SUR LE BEC DES ELITES SACHANTES

TRUMP A GAGNÉ : PAN SUR LE BEC DES ELITES SACHANTES

 

1.
5 novembre 2024. Kamala Harris gagnante ? Échec et chute du braillard Trump ? Contestations de l'affairiste éructant ? Probable. Troubles ? On espère limités et que la Garde Nationale saura dissuader les dingos du MAGA.

 

2.
Si Trump perd les élections, on peut penser que les troubles seront limités. D'abord, parce que police et garde nationale sont mobilisées, ensuite parce que conseillers et avocats lui ont certainement recommandé de faire profil bas en cas de défaite et de s'en tenir au cadre légal des contestations des résultats s'il ne voulait pas se retrouver devant les tribunaux plus tôt que prévu.

 

3.
Contrairement à ce que beaucoup écrivent, une défaite de Trump ne mettra fin ni au bitcoin ni aux crypto-monnaies. La mafia internationale et autres en ont trop besoin. Par contre, une victoire de Trump pourrait doper l'escroquerie.

 

4.
Minuit 20, heure française. Chassez le naturel, il revient au galop. Trump utilise son réseau social (Truth Social) pour évoquer des tricheries à Philadelphie. Il évoque aussi la présence de forces de l'ordre. Ce qui, si on se rappelle l'assaut du Capitole, n'est pas étonnant et même normal.

 

5.
6 novembre 2024. Bon nombre de nos têtes d’œuf élites experts surdiplômés spécialistes se sont mis une fois de plus le doigt dans l’œil jusqu'à la dilatation lemairienne. Dont acte. Je ne les écoute plus (poil au). Trump a gagné.

 

6.
6 novembre 2024. La victoire de Trump, c'est la victoire du protectionnisme, de l'isolationnisme, du conservatisme, du capitalisme le plus rapace, du dollar et peut-être (sans doute?) des cryptomonnaies mafieuses. La guerre économique vient de singulièrement se durcir.
Quant à une défense européenne à la place de l'OTAN, je n'y crois pas un instant. Beaucoup trop coûteux et risqué politiquement. De plus, la Russie de Poutine travaille efficacement à nous diviser.
Pour ce qui est de l'adaptation au réchauffement climatique, eh bien,  cela attendra, je crois, en vertu du « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. » (La Fontaine, « Les animaux malades de la peste »)

 

7.
6 novembre 2024. La victoire de Trump, si elle est sans doute une bonne nouvelle pour Poutine, est certainement une mauvaise nouvelle pour la Chine qui connaît une crise de surproduction, dit-on. L'agressivité commerciale et militaire de la Chine devraient en être accrues.

 

8.
L'inflation tue la démocratie. C'est à l'inflation que Trump doit sa victoire. C'est à l'inflation que le RN devra sa victoire en 2027.

 

9.
6 novembre 2024. Nous verrons bientôt si Trump est un bon comédien qui surjoue le populisme pour se faire élire mais qui s'apprête à montrer les dents face à Poutine, ou s'il est un vrai danger pour l'Europe et nos démocraties libérales.

 

10.
6 novembre 2024. Le retour de l'isolationnisme américain qu'annonce le retour de Trump aux affaires ira-t-il jusqu'à laisser le continent africain tomber dans l'escarcelle de la Chine et de la Russie ? La France étant désormais, grâce au merveilleux Macron, hors course.

 

11.
6 novembre 2024. La victoire de Trump est une bonne nouvelle pour Netanyahou et Israël. En théorie, les USA de Trump devraient continuer à soutenir massivement Netanyahou dans sa guerre massacrante. A confirmer cependant, Trump n'est pas juif et sa religion est avant tout l'argent qu'il empoche.

 

12.
6 novembre 2024. La victoire de Trump, c'est aussi la victoire de l'homme d'affaires sur l'homme d'Etat. Comparaison n'est pas raison, certes, mais je ne peux m'empêcher de penser à « La Résistible Ascension d'Arturo Ui », de Bertold Brecht.

 

13.
6 novembre 2024. L'inflation et la surproduction sont les meilleurs alliés des populismes. Le « produire toujours plus », le « travaillez plus pour gagner plus », les lois qui reculent l'âge de la retraite sont des lois scélérates qui préparent le monde à la guerre.

 

14.
6 novembre 2024. Avec tous ces bouleversements là, le petit Macron, il doit être tout étourdi perdu. Remarquez, il l'a compris. C'est pour ça qu'il a laissé les clés à papy Barnier. Faudrait pas que la France fasse trop de bêtises non plus hein..

 

15.
6 novembre 2024. les soi-disant spécialistes français des USA qui y vivent et enseignent, s'ils passaient un peu moins de temps à se marrer en lisant les articles du New Yorker et un peu plus de temps à parler avec les gens de la rue, peut-être qu'ils l'auraient vu venir, la victoire de Trump.

 

16.
Non, Trump n'est ni Hitler ni Mussolini. A mon avis, il est plus proche de Al Capone et du pragmatisme des gangsters que du fanatisme des hallucinés du nationalisme racialiste. Et c'est rassurant : Trump est corruptible.

 

17.
6 novembre 2024. Trump a gagné. Je pense aux Ukrainiens. Trump a dit qu'il suspendrait les aides américaines à l'Ukraine et certains le disent même pro-Poutine. Que va faire l'UE ? Macron et Scholz sont deux nouilles impuissantes. Restent le soutien de la Pologne, des états baltes et scandinaves. Courage à vous, président Zelensky.

 

18.
Je n'ai aucune nostalgie du franquisme, qui était une horreur, mais je n'oublie pas non plus que Franco a lucidement compris que Hitler était fou à lier et qu'il l'a envoyé proprement balader quand l'aut' führer là a voulu impliquer l'Espagne dans la WW2 .

 

19.
Trump a gagné. Comme je suis français, et donc dans le monde trumpien, je n’existe qu'à peine, faut me mettre au diapason. Donc euh, Darwin c'est beau mais c'est faux (ah), que la Terre soit plate ou ronde, bin, ça dépend du cours du dollar et de la puissance des lobbys, et, comme chacun sait, le Christ était blanc, voire blond aux yeux bleus, même qu'il s'appelait Mickaël. Ah si, eh oh, Trump a gagné.

 

20.
La France fut jadis gouvernée par le subtil Louis XI, le lion flamboyant Louis  XIV, l'aigle Napoléon, le visionnaire Charles de Gaulle et maintenant administrée qu'elle est par Macron, qu'est bien môme et petit, allez.

 

21.
Vu l'Etat actuel du monde, je persiste et je signe : Michel Serres et Albert Jacquard n'étaient que deux sombres crétins. Point barre.

 

22.
Gnagnagni gnagnagna. Faut vous faire une raison ; jamais les Etats arabo-musulmans n'accepteront Israël. Jamais Israël ne renoncera à sa légitimité. Le moyen-orient est donc voué à la guerre perpétuelle.

 

23.
Non mais sans déconner, vous voulez construire une défense européenne avec quoi ?: l'armée française est à l'os, l'armée allemande est inexistante (et d'ailleurs, vaut mieux), l'anglaise chaipas et hors UE. Si une Europe de la Défense est possible, elle ne peut actuellement se baser que sur les efforts de la Pologne, des états baltes et scandinaves, qui ont bien compris de quoi Poutine était le nom...

 

24.
France 2024. La victoire de Trump donne à penser qu'en France, la gauche, sous l'influence de Mélenchon et des agités de la FI, étant désormais moribonde, la sociale-démocratie et la Macronie étant KO (merci, Macron), la droite républicaine ayant accepté, c'est tout à son honneur, de faire le sale boulot de l'austérité (merci, Macron), il y a donc maintenant un boulevard ouvert pour Marine Le Pen qui mène droit à une victoire aux présidentielles 2027.

 

25.
Malgré tous les efforts de bien des artistes (Taylor Swift, Beyoncé, etc...), Trump a été élu. Ce qui prouve qu'un Américain lambda peut très bien écouter du Taylor Swift et voter pour Trump. Pourquoi ? parce qu'il se dit, non sans raison, qu'une chanteuse, c'est fait pour distraire et qu'un homme d'affaires, c'est fait pour gagner de l'argent.

 

26.
Une chose tout de même : Poutine étant un chat féroce et Trump un chien féroce, possible que ces deux bestiaux finissent par se montrer les dents l'un l'autre et à ce jeu-là, je donne les USA largement gagnants.

 

27.
La victoire de Trump aux USA, c'est aussi une leçon de rapacité. Si l'Europe veut défendre ses valeurs démocratiques et libérales, il faut qu'elle se montre plus rapace et déterminée envers ses ennemis et leurs soutiens (Poutine en l’occurrence).

 

28.
Blablabla. Les instituts de sondage et les têtes d’œuf se sont une fois de plus trompés, un point c'est tout. Ils donnaient les démocrates vainqueurs et Trump a largement gagné. Donc, têtes d’œuf et sociologues, vous êtes aussi poutre que moi, donc, fermez la.

 

29.
Vues les menaces qui planent, faut-il s'attendre à un retour du service militaire actif (en lieu et place de la niaiserie du SNU) ? A des choix  budgétaires cornéliens douloureux entre Défense, Éducation, Santé, Justice et « transition écologique » ? A mon avis, oui.

 

30.
Avec le monde qui vient, les ceusses et sociologues qui racontent qu'il faut plus d'enseignants et moins de militaires sont d'aimables zozos. Comme nous le rappelle l’excellent « Mars Attacks », de Tim Burton, ce n'est pas le psychologue avec pipe et résilience qui arrête les Martiens.

 

31.
Si ce que l'on nous raconte sur Trump depuis des années est vrai, c'est donc un très sale type qui est maintenant à la tête de la plus puissante nation du monde. Amusant et amer d'imaginer les si bien-pensants dirigeants européens aller bientôt cirer les pompes d'un type qui n'est à leurs yeux qu'un vulgaire bandit.

 

32.
Si Trump, Poutine et Xi Jinping s'entendent pour se partager, via des multinationales, les richesses de ce monde, l'UE n'aura bientôt plus que ses yeux pour pleurer.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 6 novembre 2024.

1 novembre 2024

AUX PARASITES DES GRANDES ECOLES

AUX PARASITES DES GRANDES ECOLES

 

« que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat ; »
(Marx cité par Raymond Aron in « Plaidoyer pour l'Europe décadente », Robert Laffont, 1977, p.122)

 

Que de copies pissées, que de livres pondus sur la politique qu'en fait moi je m'en fiche, de
La politique et des bouilles de vos soucieux économistes - qu'ils soient atterrés ou sorbonnisés, expertiseurs de gourances, spécialistes de la mistoufle, je les moque, itou me fiche de la
Lutte des classes, de la « démocratie, tyrannie de l'incompétence », du retour du religieux, de toutes vos simagrées parlementeuses, du qui c'est-y qui va payer, comme si on ne savait pas quels sont les appétits qui vous mènent, ô parasites des grandes écoles.
De vous, je ne veux plus entendre parler. Aux 
Classes, que l'on enseigne Molière et Nougaro plutôt que d’expliquer vos turpitudes. Je ne vous écoute plus puisque j'écoute Brel, Mingus, les Stones et Madonna. A quoi ça nous 
Mène hein toute cette politique, de droite, de gauche, de vos fesses qu'ça nous mène
Nécessairement à la déconnade et au hein bin oui, effectivement, c'est pas dix-huit mille bouquins de sciences humaines qui auraient pu arrêter les panzers russes.
A ma porte, je dis « reste fermée au politique » ; à mes oreilles, je dis : « n'écoutez pas ces perlimpinpins», et au président Macron, je ne dis rien parce que ce ne serait pas poli.
La dictature, dites-vous... Eh bien oui, on y va, tôt ou tard qu'on sera dedans, le contrôle de tous par tous, le « meilleur des mondes », la « barbarie à visage humain » comme disait je ne sais plus qui je ne veux même pas le savoir. La
Dictature... Evidente qu'elle est, évidente comme un estomac de président-directeur-général, évidente comme la surpopulation, évidente comme la mort en Ukraine, évidente comme la mort à Gaza... « Dictature 
Du prolétariat », dites-vous, mais oui mais oui... Allez, on va sagement pondre ses 300 pages de philosophie politique et puis aller débiter ses petites sornettes sur France Inter pis France Culture, c'est tout ce qu'on vous demande, vu que le prolétariat, voyez-vous, a besoin que vous pondiez pour qu'il puisse charbonner, le
Prolétariat, en attendant qu'on le remplace par des robots à intelligence artificielle.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er novembre 2024.

1 novembre 2024

 AU PASSAGE DES MECANIQUES

 AU PASSAGE DES MECANIQUES

 

« Quand je vois les motos sauvages
Qui traversent nos villages
Venues de Californie
De Flandres ou bien de Paris »
(Etienne Roda-Gil, « La Cavalerie », chanté par Julien Clerc)

 

Quand il pleut, je ne prends jamais de parapluie, mais je devrais, mais jamais je ne prends de parapluie quand il pleut.
Je regarde parfois la pluie qui tombe – les flocs qu'elle fait en tombant dans les petites flaques qu'elle fait – Je 
Vois la pluie tomber et je constate que j'ai des yeux ; c'est pour ça que la pluie ne me regarde pas.
Les gouttes qui tombent, elles n'ont pas de jambes non plus tandis que les
Motos sont de jolies machines qu'enfourchent des humains. Sont-elles
Sauvages, les motos ? je ne sais pas. Mais les motos, ça a parfois des accidents qu'il pleut qu'ça abîme tellement les humains qui enfourchent les motos que parfois ils en sont morts.

 

Qui voit une moto n'a pas besoin de se signer : une moto n'est pas un engin diabolique. Elles 
Traversent, les motos, paysages et aussi
Nos villages qu'on dit « nos » villages comme s'ils étaient à nous, ces villages ; et ça c'est qu'on les reconnaît à cause du clocher, du cimetière, de la mairie et des gens qui y vivent qu'on croise et qui ont des têtes à être de chez nous, que je me dis défois que si ça se trouve, parmi tous ces 
Villages français, y en aurait un, ce serait en fait une colonie d’extra-terrestres qui se cachent derrière les apparences d'un village français, que moi, de toute façon, je me méfie de tout le monde. De où
Venues, toutes ces motos ? Je ne sais pas moi, peut-être 
De Californie que ça faisait rêver, la
Californie, il y a longtemps, avant que le monde ne se prenne une belle rasade de déconnade. Pourraient venir aussi, toutes ces démarrades mécaniques,
De Flandres que ça, je connais, les
Flandres, que j'y vis et vote et vivote, mais quand je dis que je connais en fait  comme tout le monde, j'y connais que couic aux Flandres et bien malin qui peut dire quel est le nom de la féroce dans la tête des gens, Flamands ou pas, que défois ça finit en fait divers effrayant.

 

Ou alors elles viennent, dis, les motos, de pays qu'on n'imagine même pas, que ce sont même pas des pays mais des pays de dedans la tête des gens à moto, des contrées incongrues, des imaginaires à drapeau à tête de mort, des pays surveillés par la police, avec des loups dedans et des illicites, ou
Bien, elles viennent 
De Paris, oùsque je ne vais jamais, à
Paris, car je ne vais jamais à Paris, non, à Paris, je ne vais jamais.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er novembre 2024.

3 novembre 2024

EN ATTENDANT LA CHUTE A DONALD « LOUDMOUTH » TRUMP

EN ATTENDANT LA CHUTE A DONALD « LOUDMOUTH » TRUMP

 

1.
« Comment le Parti républicain, malgré les mises en garde d'un néoconservateur chevronné comme Dick Cheney, a-t-il pu se ranger une nouvelle fois derrière un national-populiste au simplicisme si outrancier »
(Grégoire Leménager in « Le Nouvel Obs » n°3136, 31 oct./6 nov. 2024)

 

Trump a-t-il un cerveau ? Ce « national-populisme » du bruit et de la fureur n'est-il qu'une manière de faire campagne et réserve-t-il sa lucidité pour un usage réfléchi du pouvoir, ou bien a-t-il réellement basculé dans ce qui ressemble à un néo-fascisme ?

 

2.
« Gardez-vous en. Les marches sont ainsi faites qu'on les descend facilement, mais qu'on ne peut les remonter. »
(Jean Giraudoux , « La Folle de Chaillot » [L'Egoutier])

 

Des « marches qu'on descend facilement, mais qu'on ne peut les remonter »... ça doit être celles de la misère. Celles aussi de la politique, quoique nos politiques, en général, si défaillants soient-ils, ont de ces parachutes hein qu'ils sont bien dorés dis.

 

3.
Je lis ceci au passage sur internet : « Recherché par Interpol, un Algérien arrêté au Maroc. » C'est-y pas de la mondialisation, ça, dis, de la qu'on nous en tartine les informations en continu, qu'on en a plein les oreilles, qu'ça nous sort par le nez, hein ?
Vous me direz que justement, la coopération internationale a permis d'arrêter ce gaillard qui serait, dit-on, lié au narcotrafic. La coopération internationale, ce n'est pas la mondialisation. Le narcotrafic, hélas, si.

 

4.
Les complotismes se multiplient, dit-on, et les fake news qui vont avec, de la « Terre plate » à l'idée stupide que Neil Armstrong et Buzz Aldrin n'auraient jamais mis le pied sur la Lune. Les zozos se multiplient donc. On en fait même des partis, avec plein de Z partout.

 

5.
3 novembre 2024. Que Trump retourne à la Maison Blanche ou finisse en prison, il semble que l'on n'a pas fini d'entendre parler de la proximité (certains parlent même de complicité) de Donald The Loudmouth avec le serpent Poutine. 

 

6.
Il m'arrive de penser, surtout quand je croque des cornichons, que, depuis la crise qui a débuté en 1973, la politique est de moins en moins une administration des affaires de la Nation et de plus en plus une gestion plus ou moins habile du chaos qui monte.

 

7.
Pourquoi tout changer, puisque tout ne pourra qu'aller de pire en pire ?

 

8.
Il n'y a parfois que peu de différence entre contempler des cornichons dans un bocal et regarder la télévision.

 

9.
Le « travailler plus pour gagner plus », quelle évidence ! et quelle promesse de course à l'échalote, voire quel attrape-couillon. 

10.
Vu hier le très bon « Contact », de Robert Zemeckis, avec Jodie Foster. Beau film sur la foi, l'altérité, la transcendance, le rapport de la technologie et de l'ailleurs. Qu'on n'y parle ni de moule à gaufre ni de Macron ne m'a aucunement gêné.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 3 novembre 2024.

2 novembre 2024

EN TIRANT LA LANGUE 

EN TIRANT LA LANGUE 

 

1.
« Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant, il tirait la langue,.. »
(Rimbaud, « Les Poètes de sept ans »)

 

Dans l'espace on dit qu'ça grouille beaucoup de satellites et aussi il y a
L'ombre, la grande ombre qui s'étend à l'infini, la grande cape du dieu qui n’existe pas.
Des fois, quand j'y songe, je ne me dis rien parce que je m'en fiche de l'espace. Comme du sort des politiques, d'ailleurs. Dans les
Couloirs, on ne croise pas encore d’extra-terrestre ; on croise des humains ordinaires parce qu'il se trouve que les couloirs sont faits pour que les humains ordinaires y circulent. Certains parlent français.
Aux humains ordinaires, je pense souvent mais avec méfiance parce que je me méfie beaucoup des humains. Le mot
Tentures, je ne sais pas trop si on l'emploie encore beaucoup, et puis en plus si elles sont 
Moisies, les tentures, c'est pas encourageant à y penser.

 

En général, quand on allume la radio, ces temps-ci, c'est pour entendre du catastrophique. Du coup, à la télé, ils passent de plus en plus d'idioties, feuilletons débiles, talk-shows baveurs, films crétins, chansons stupides. Vous me direz, on n'est jamais qu'en
Passant, et donc, autant ne plus la regarder la boîte à déconnes, qu'on y voit des gens dedans, qu'on dirait de moins en moins des gens, des avatars plutôt, des allumés du gaz, des pantins manipulés par des politiques eux-mêmes manipulés par la publicité.

 

Il se peut que je ne la regarde plus du tout, la télé, même que j'en ai pas moi de télé, que je ne la contemple jamais, la télé, que lorsque je suis chez Zut, que j'ai tout autre chose à faire que de me laisser saper le moral par des experts qui nous prédisent qu'on va crever cramé du réchauffement climatique, explosé d'une troisième épouvante mondiale, à moins qu'ce soye décimé d'un virus d'Asie d'Afrique d'Ailleurs, ou du pourrissement à la France par les narcotrafics et autres saloperies mafieuses, pis écrasé du poids de la dette à Macron.  Et comme en songeant cela, il
Tirait la langue, je songeai que 
La langue, comme on en avait une, hein, de
Langue, on en profitait largement pour en débiter, dis, des conneries.   

 

2.
« Les fenêtres se fermaient les unes après les autres, mais on devinait des ombres curieuses derrière des rideaux. »
(Simenon, « Le Chien jaune »)

 

Le réel est dans l'observation, dans l’œil. Comme le doigt quand on s'goure.

 

3.
« Il est enfermé là-bas parce qu'il est français ».
(Entendu sur France Inter ce 1er novembre 2024).

 

Misère de la mondialisation. Restons chez nous.

 

4.
La bêtise est ce qui reste lorsque la culture a échoué. J'en sais quelque chose. Même ma crêpière en sait plus que moi.

 

5.
1er novembre 2024. J'entends dire sur France Inter que le réchauffement climatique est si réel que la Bretagne serait en passe de devenir une région viticole.

 

6.
1er novembre 2024. En France, on donne assez facilement Kamala Harris gagnante des présidentielles américaines et la question devient : Trump et surtout ses électeurs vont-ils admettre leur défaite ou vont-ils de nouveau s'en prendre violemment aux institutions démocratiques ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 novembre 2024.

2 novembre 2024

MIREILLE HORTENSE ET LE FANTÔME

MIREILLE HORTENSE ET LE FANTÔME

 

« C'est Mireille et Hortense toutes convulsées, qu'étaient pas très braves les mignonnes, et qui étaient parties bras dessus bras dessous faire pipi ensemble. Quand un fantôme leur avait fait : Ouah ! Elles étaient certaines.... »
(Céline, « Londres »)

 

C'est quand il pleut qu'il faut prendre un parapluie, sinon, ça vaut la peine mais s'il pleut et que vous êtes avec 
Mireille, un parapluie c'est bien, comme ça Mireille elle est pas mouillée sur la tête...
Et si Mireille, c'est
Hortense, alors, ça, ça vous regarde ; mais si Mireille et Hortense elles sont
Toutes troublées avec des yeux qu'on ne sait pas ce qu'elles ont vu, toutes troublées
Convulsées, alors c'est qu'il y a du dramatique dans l'air... Mireille et Hortense
Qu'étaient « pas très braves », qu'il dit le narrateur célinien. « Pas très braves », c'est possible. Cela les empêchait-il de manger du lapin ? Parce que, n'est-ce
Pas, le lapin, c'est bon, avec des pruneaux, et des frites ; ah ça c'est même
Très bon, dans mon souvenir, du lapin aux pruneaux, avec des frites, et un verre de rouge dis que je n'en mangerai sans doute plus jamais, ça, de lapin aux pruneaux, avec des frites, tandis que, voyez, les
Braves gens, défois ils mangent du lapin aux pruneaux avec des frites, et même les gens moins braves, voire les parfaits salauds, ils en mangent itou, du lapin aux pruneaux avec des frites. Par contre, voyez, moi, je ne mange pas de cheval.

 

Les filles, défois elles sont
Mignonnes, mais même si elles ne sont pas mignonnes, ce sont des filles
Et au nid soit qui mal y pense, - ah le vilain oiseau ! 
Qui a des yeux reluque, c'est la règle des yeux. Elles
Etaient donc parties ensemble Mireille et Hortense, nous dit le narrateur célinien,
Bras – et il est important que les personnages de fiction aient des bras – bras 
Dessus donc, et dessus l'étang y-a-t-un orage ! 
Bras – et mieux vaut que les personnages de fiction gardent le plus longtemps possible l'usage de leurs bras, surtout s'il pleut, à cause du parapluie - bras
Dessous alors, et dessous l'étang, quoi qu'il y a hein quoi qu'il y a ?

 

Faire pipi qu'elles étaient parties, Mireille et Hortense car c'est souvent que les filles, c'est à deux qu'elles partent faire
Pipi ; ensemble donc Mireille et Hortense qu'elles étaient parties, et je me dis que si en novembre 2024 qui vient, Donald Trump est élu président des Etats-Unis, ce ne sera pas bon signe et quoi donc alors qui aurait foiré dans nos belles démocraties libérales si productives, si innovantes, si ouvertes et multiculturelles et pleines de vivre
Ensemble comme ils disent les sots de France Inter (je ne les écoute plus).

 

Quand il pleut, il faut se munir d'un parapluie.  Et si jamais 
Un fantôme vous apparaît, c'est que vous hallucinez. Mais si le
Fantôme vous fait : Ouah ! Comme il 
Leur avait fait Ouah !, à Mireille et Hortense que le narrateur célinien nous dit  qu'il leur
Avait fait Ouah !, même qu'elles étaient parties faire pipi ensemble quand un fantôme leur avait
Fait Ouah !, voyez, si elles avaient eu un parapluie, au blagueur spectral qui fait
Ouah ! aux jeunes filles, avec un parapluie,
Elles auraient pu lui en flanquer un coup sur la hantise, qu'elles
Étaient bien sereines alors,
Certaines de pouvoir faire pipi tranquilles... 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er novembre 2024.

5 novembre 2024

PARFOIS IL Y A DES BARQUES

PARFOIS IL Y A DES BARQUES

 

« LE VIEUX, avec une nervosité qui ira grandissant
On vient. Du monde. Encore du monde.

 

LA VIEILLE
Il m'avait bien semblé entendre des barques... »
(Ionesco, « Les Chaises »)

 

Le vieux, alors, dans la pièce de Ionesco, il dit, le
Vieux, parce que les personnages, qu'ils soient jeunes ou vieux, ça dit, et défois
« Avec une nervosité qui ira grandissant », que ça c'est la didascalie qui le dit, car 
Une nervosité, ça peut aller grandissant, ça une
Nervosité, tandis que voyez je n'ai pas encore écouté le dernier album des Cure même que « Songs of the Lost World » qu'il est intitulé, et qu'il faudrait peut-être que peut-être pas, bah on verra car on dit 
Qui vivra verra et aussi que qui
Ira à la pêche, si ça se trouve, il va ramener du poisson, mais qui va à la chasse perd sa place et aussi que c'est en
Grandissant que le petit Macron Emmanuel n'avait pas encore compris qu'il ne serait pas très populaire comme président.   

 

On vient qu'il dit le Vieux de la pièce à Ionesco parce qu'il a des oreilles donc qu'on 
Vient il l'entend venir et comme aussi il a des yeux, le Vieux de la pièce à Ionesco, il voit aussi qu'on vient.

 

Du monde qu'il dit le Vieux de la pièce à Ionesco et que ça fasse du
Monde, apparemment, ça le rend nerveux, le Vieux de la pièce à Ionesco, que je ne sais pas si ça lui fait plaisir ou si ça l'embête, que si ça lui fait plaisir, il va peut-être demander à la Vieille de faire du café et de sortir les gâteaux secs, alors que si ça l'embête, il va peut-être sortir le fusil, pour faire du fait divers.

 

Encore que si ça se trouve, il berlutte, le Vieux de la pièce à Ionesco, il s'hallucine les esgourdes, qu'il y a personne qui vient,
Du néant qui vient, de la mort qui s'approche, invisible et fatale comme un licenciement, que le
Monde, voyez, le monde, c'est jamais que conjectures et hypothèses, surtout si on s'en éloigne.

 

La vieille, alors, dans la pièce de Ionesco, elle dit, la
Vieille, parce que les personnages, qu'ils soient vieux ou vieilles, ça dit, et elle n'a pas de didascalie là, la Vieille.

 

Il lui avait bien semblé, à la Vieille, qu'elle dit « Il
M'avait bien semblé » car le réel c'est plein de choses qui semblent, des phénomènes, des œufs sur le plat, des politiques, des promesses, des girafes, des frites, fanfreluches et féeries, et des sifflements aussi, et ce qu'il avait
Bien semblé, à la Vieille, c'est qu'il lui avait 
Semblé entendre, et ça c'est parce qu'elle a des oreilles en bon état d'écoutille, qu'elle dit cela, la Vieille, qu'il lui avait bien semblé
Entendre. Tout bien réfléchi, je ne pense pas que la Vieille de la pièce à Ionesco, elle ait pu entendre le dernier album des Cure même que « Songs of the Lost World » qu'il est intitulé. Je ne sais pas ce qu'elle a bien pu entendre, la Vieille de la pièce à Ionesco. Il y a parfois 
Des barques sur la mer, avec des migrants dedans. Souvent, les
Barques chavirent. Ça fait des morts. Le lendemain, les députés s'affrontent sur des amendements bidons et on nous vend des conneries à la télévision.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 5 novembre 2024.

5 novembre 2024

COMME DU MOU TOUT MOUVANT

COMME DU MOU TOUT MOUVANT

 

« Aujourd'hui, les réseaux de neurones artificiels offrent de nombreuses applications. » 
(Rafael Lahoz-Beltra traduit par Iris Borianne, « Si les machines pouvaient penser », 2013)

 

Aujourd'hui, on attend les résultats des présidentielles américaines et on se dit que si c'est Trump qui gagne, ça pourrait causer des dégâts dans la démocratie et que s'il perd, on espère que ce sera largement, parce qu'une partie de ses électeurs semble assez dingo en plus qu'ils sont armés jusqu'au trognon, ces pommes.

 

Les réseaux de neurones artificiels en voilà une expression qu'elle est intéressante que je me souviens d'avoir vu il y a longtemps un documentaire américain sur une expérience sur l'apprentissage qu'on voyait bien que ça se faisait par la répétition, l'apprentissage, jour après jour, la répétition, pour qu'ils se forment les
Réseaux de neurones, les circuits, et que le violoniste il finisse par la jouer par cœur, la partition.

 

De l'apprentissage, qu'il se fasse par la répétition, jusqu'à la maîtrise, j'en suis sûr, mais comme on leur en flanque des heures de tout et de rien dans les lycées, tant de matières différentes, et plus ou moins légitimes, dans les collèges et lycées, comment voulez-vous qu'ils aient le temps, les élèves moyens, de les répéter, les exercices, que du coup, ça leur fait comme du mou tout mouvant dans les
Neurones, aux mômes, toute cette variété de choses qu'on leur balance, que leurs pommes, ils s'en moquent, que ce qui leur plaît, c'est leur portable, pour y écrire des chaipaquois plus ou moins malins. Les réseaux de neurones
Artificiels, je suppose que pour c'est imiter le cerveau à l'humain, lequel est une sorte de machine organico-aléatoire si l'on veut que je sais pas. En tout cas, ces neurones artificiels, ils
Offrent, dit-on, de nombreuses applications genre « modélisation
De système chaotique », en météorologie ou en « auscultation des ouvrages hydrauliques » (je lis ça sur Wikipédia, c'est pour ça) et qu'il y en ait, de
Nombreuses applications, nous n'en doutons pas qu'elles vont se multiplier, les
Applications des neurones artificiels, des intelligences artificielles, des ordinateurs hyper-puissants, même qu'un jour, lorsque le plus petit support possible contiendra le maximum d'informations possible, qu'on se demande s'ils ne vont pas contrôler le monde, dis, les réseaux de neurones artificiels.

 

5 novembre 2024. Je ne pense pas que Trump soit piégé par un kompromat. Il en a déjà tant fait que ses électeurs s'en fichent. Ce qui rapproche Trump et Poutine, ça doit être la cupidité, le bizness et le goût du pouvoir. 
Si Trump est élu, va-t-il œuvrer à la levée de certaines sanctions occidentales qui handicapent l'économie russe ? Y a des chances que oui, surtout si ça sert ses intérêts et qu'il s'arrange dans les coulisses avec Poutine.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 5 novembre 2024.

5 novembre 2024

SURTOUT QUAND JE PEUX M'EN FAIRE CUIRE UN

SURTOUT QUAND JE PEUX M'EN FAIRE CUIRE UN

 

« Ça, je peux vous renseigner tout de suite, dit-il. Les plumes, ça vient des oiseaux. »
(Patricia Cornwell traduit par Gilles Berton, « Une Peine d’exception »)

 

Ça, je vous l'avais bien dit que d'ailleurs
Je l'avais si bien dit que je m'en souviens que je vous l'avais bien dit et je
Peux me faire cuire un œuf, oui, ça, je peux.
Vous aussi, vous savez vous faire cuire un œuf. Là-dessus, on ne peut vous
Renseigner puisque vous le savez déjà, comment vous faire un cuire un œuf.
Tout compte fait, je vais plutôt me faire des pâtes, avec un œuf sur le plat.

 

De l’œuf, que sais-je ? Que la France, en 2023, a produit 15 milliards d’œufs, et que donc, cocorico, La France est le premier producteur d’œufs en Europe. Je ne sais pas combien cela fait de poules. La
Suite, c'est que je vais manger des pâtes avec un œuf sur le plat. Elle
Dit, Zut, que j'ai bien raison, que les œufs, c'est bon.
Il y a aussi les têtes d’œuf, mais ça, c'est plutôt les technocrates qu'on les appelle, même qu'il y en a qui s'en occupent de la production des œufs. C'est pour ça.

 

Les œufs, oui, c'est bon. La carbonnade flamande aussi. Le coq au vin aussi. La tarte au riz aussi. Les Beatles aussi, mais ça ne se mange pas. Les
Plumes, elles en ont des poules, qui sont des gallinacés, comme les faisans, les colins qui sont aussi des oiseaux, les cailles, les perdrix, les paons itou mais pas les technocrates, voyez-vous, qui eux, sont souvent des hauts fonctionnaires du type palmé.

 

Ça n'est pas grand chose, un œuf, mais avec des pâtes, un œuf sur le plat, c'est bien. Quant à Zut, elle va, elle
Vient, elle me dit que le chat n'est pas dans son assiette. Ce soir, il y a 
Des gens dans la boîte à déconne-pas-on-est-à-l'antenne qui vont commenter les présidentielles américaines que beaucoup de gens ont peur que le vainqueur, ce soit Trump, que Trump il n'a pas une tête d’œuf, il a plutôt une tête de chaipaquoi que je vous dirai pas parce que c'est pas poli. Les
Oiseaux s'en fichent bien de ce que je raconte. Des chasseurs leur tirent dessus. J'aime bien les œufs, surtout quand je peux m'en faire cuire un, dis, d’œuf. 

 

Note du 5 novembre 2024. Trump, ce sont les affaires louches ; Poutine, c'est la mafia. Un retour de Trump à la Maison Blanche favoriserait sans nul doute un rapprochement entre l'affairisme le plus trouble des États-Unis et la mafia russe. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 5 novembre 2024.

 

28 octobre 2024

NE LAISSEZ JAMAIS VOS CHAUSSETTES DECIDER POUR VOUS

NE LAISSEZ JAMAIS VOS CHAUSSETTES DECIDER POUR VOUS

 

1.
« Une bonne action ne reste jamais longtemps impunie. »
(Attribué à Oscar Wilde)

 

2.
C'est aujourd'hui l'anniversaire de Zut. Ce qui accrédite la thèse selon laquelle Zut serait née un 27 octobre.

 

3.
On ne fait pas de clin d’œil à un aveugle. S'il s'en aperçoit, il pourrait mal le prendre et vous casser la tête.

 

4.
Je continue à penser que mieux vaut ne pas y penser. Ça donne à réfléchir. 

 

5.
Ce n'est pas avec un lapin qu'on attrape des carottes. Il y faut bien plus de malignité, de ruse et de sournois miroton.

 

6.
En géopolitique, aussi bien qu'en linguistique comparée, ne laissez jamais vos chaussettes décider pour vous.

 

7.
Si jamais la bouteille de rhum vous dit  « Allez ! Un dernier ! Pour la route », dites-vous bien qu'il est temps d'arrêter.

 

8.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes vaut aussi bien pour les anthropophages que pour les traders de la City. Le tout, c'est de faire en sorte qu'un anthropophage ne devienne pas trader.

 

9.
Parmi les métiers oubliés, il y eut celui de Ramasseur de jambes de corps de ballet. C'était pourtant bien utile, les soirs de gala.

 

10.
Si le chat de Schrödinger avait été le Petit Poucet, pensez-vous qu'il aurait retrouvé son chemin ?

 

11.
L'année 1984 fut l'année de la sortie du film « Gremlins », de Joe Dante. En 2024, Trump est sur le point de revenir à la Maison Blanche. Le rapport est évident . « Ils » sont toujours là, je veux dire : là-bas, aux Etats-Unis... Que faire ? « Mehr Licht ! », comme disait l'autre.

 

12.
Ah le spectacle toujours si émouvant d'un envol de moumoutes sauvages au-dessus du Mont Chauve...

 

13.
On n'attrape pas une perruque avec un perroquet. Non, il y faut un chauve, un chauve déterminé.

 

14.
Alors la meute des frites féroces se rua sur le pauvre petit bout de steak.

 

15.
Prière de ne pas jeter la cruche avant qu'elle se casse. Elle pourrait se vexer.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 octobre 2024. 

28 octobre 2024

QU'EST-CE QUE LES IA VONT BIEN POUVOIR FAIRE DE NOUS ?

QU'EST-CE QUE LES IA VONT BIEN POUVOIR FAIRE DE NOUS ?

 

1.
Octobre 2024 en France. A l'Assemblée nationale, les députés s'affrontent sur des amendements absurdes en attendant que, constitutionnellement, le 49.3 décide pour eux. 

 

2.
Depuis que Léo Ferré est mort, je ne l'écoute plus sans songer que je ne l'écoutais pas plus avant. 

 

3.
« Ah flûte, je boite, j'ai dû avaler un clou de travers... », dit le fakir dans une langue ancienne que nul ne comprenait.

 

4.
« Quand tu crois pouvoir cesser d'être aux aguets, alors, mon frère, c'est là qu'il faut te remettre à ouvrir l’œil. »
(Patricia Cornwell traduit par Gilles Berton, « Une peine d’exception » [Ronnie Joe Waddell])

 

On ne sort pas sans son ouvre-l'oeil. Et il vaut mieux en avoir un de rechange. Défois qu'on l'oublierait sur une table de bistro, après l'avoir prêté à un autre, un autre sans ouvre-l'oeil, un autre quoi...

 

5.
Quand on a des mains gantées le long du corps, même si quelqu'un joue une gigue avec un souffle-la-gigue, vos gants resteront adaptés à vos mains le long du corps. Si jamais ils glissent de vos mains gantées le long du corps, c'est qu'ils sont vraiment trop grands.

 

6.
Que la pendule égrène ses tic-tac, rien de plus normal. C'est quand elle sort une hache, que ça devient bizarre.

 

7.
Quand on ne sait pas ce qu'il pense, ne cherchez pas à savoir. Surtout si c'est un politique. Si son cerveau se réveille, il va d'abord grogner, montrer les dents et puis, fatalement, il vous sautera à la gorge.

 

8.
Je ne me fais pas d'illusions. La réélection de Trump annoncerait une victoire de Poutine dans sa sale guerre en Ukraine et une victoire du RN aux présidentielles françaises de 2027. Le modèle de la démocratie libérale survivrait-il à cet avènement d'autoritarismes de marché pas très éloignés, en fin de compte, du centralisme chinois et de la kleptocratie russe ? 

 

9.
Il est très mal élevé de cracher des grenouilles dans sa soupe.

 

10.
On ne dit pas d'une courgette qu'elle est une sorcière. Si jamais elle vous entend et qu'elle le le croit, vous allez avoir des soucis de potager.

 

11.
Si les gros flocons qui tourbillonnent dans la lumière se mettent à parler une langue que vous ne connaissez pas, il se pourrait que ce ne soit pas de gros flocons qui tourbillonnent dans la lumière. 

 

12.
D'une manière générale, on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs. Si on n'a pas d’œufs, on fait des nouilles. Mais on n'appelle pas cela une omelette. En politique, c'est pareil : on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs, lesquels sont appelés contribuables. Quant aux nouilles, ce sont les électeurs. Et, bien sûr, on n'appelle pas cela « croissance ».

 

13.
En 2017, je pense que Macron s'est assez imaginé en futur père fondateur d'une Europe fédérale façon Etats-Unis d'Europe (ou ce genre).
En 2024, le président Macron, il préside bien encore un peu, mais c'est juste pour dire. Si Trump est élu Donald The First of the USA, se pourrait qu'il se dise que ça sent le roussi pour la démocratie, l'Ukraine, l'OTAN et l'UE et qu'il se contente alors de négocier les habituels arrangements internationaux entre coquins et autres salopiots afin d'éviter le pire à la France, et ce sera déjà beaucoup, et méritoire. 

 

14.
Je me demande : « Qu'est-ce que les IA vont bien pouvoir faire de nous ? ». « Ne vous inquiétez pas, tout est prévu », me répondit télépathiquement la machine à café.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 28 octobre 2024.

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