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BREFS ET AUTRES

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12 mai 2024

TANDIS QUE BABETTE BIGOUDINE

TANDIS QUE BABETTE BIGOUDINE

 

1.
Ce en quoi je crois n'aboie pas. Ce en quoi je ne crois pas n'aboie pas toujours. Le Grand Enigmatique, je suppose ? Ou alors Le Grand Inconséquent ? 

 

2.
La cause de toutes les causes persiste-t-elle dans l'être de toutes les causes (toujours, tu m'intéresses) ?

 

3.
La religion ne fout plus le camp ; par contre pour ce qui est de foutre le, championne, la sainte patronne des confusions. 

 

4.
Il ne faut pas mettre tous ses mots dans la même bouche. Je ne crois en la sardine violette que lorsque je la vois en peinture (et je ne parle pas du pâté en croûte).

 

5.
Je constate qu'en français, le verbe « bigouder » n’existe pas. Pas plus que « bigoudiner ». Dommage ; j'aurais aimé lire une phrase du style : Tandis qu'Élisabeth se bigoudinait dans la salle de bain, Gaston entamait le saucisson.

 

6.
Les mots sont des inconnus qui parlent notre langue (nous nous en faisons tout un monde). 

 

7.
On ne peut opérer une fable ou alors c'est que chaque humain est une légende, dont d'ailleurs on se fiche assez quand il est question de l'opérer de l'appendicite.

 

8.
Les fables sont patientes ; leurs bombes aussi.

 

9.
J'ai beau interroger mon ennui ; ce qu'il me répond est complètement  inintéressant.

 

10.
Par peur que l'ennui leur tombe sur la tête, les bipèdes s'acharnent au divers et au nouveau. Ils y font bouillir leur cervelle.

 

11.
Quand René Fallet prononça cette phrase : « N'eût-elle pas été angevine que je l'eusse quand même appelée ainsi », il a joliment bien parlé, n'est-ce pas ?

 

12.
Les gens produisent de la culture sans même y penser. Musique répétitive, rengaine à mécaniques, la culture. Micro-changements ; ruptures soudaines. 

 

13.
C'est toute la lumière et le mot de la fin que les bipèdes cherchent : ils risquent bien d'être déçus. Ou d'en devenir aveugles et muets (déjà qu'ils sont sourds).

 

14.
L'Histoire n'a pas le sens de l'orientation et, repassant par les mêmes chemins, longe les mêmes gouffres.

 

15.
Les histoires, c'est ce qui continue ; aussi les soucis. On en fait des fictions et des politiques. Et paraît qu'ça s'transmet.

 

16.
Lorsque je songe aux grands sceptiques, je me dis qu'il y a toujours un doute entre nous. Croyez-vous qu'ils croient vraiment qu'ils ne croient pas ce en quoi ils croient ? J'ai comme un doute que je dis n'importe quoi.

 

17.
Parfois il faut bien le dire qu'il vaut mieux se taire. Parfois, on se dit qu'est-ce qu'il veut ?, et on ne sait pas exactement de qui on parle. 

 

18.
Les camemberts, je ne pense pas qu'ils auraient fait de très bons troubadours du XIIIème siècle. Le cassoulet en boîte non plus. 

 

19.
Mon fantôme se manifeste rarement. J'ai la hantise de plus en plus discrète.

 

20.
Il faut toujours faire attention aux manifestations des minorités extrémistes. Elles commencent toujours par être minoritaires avant, parfois, de devenir totalitaires. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 mai 2024.

 

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11 mai 2024

HUMEURS DE MAI

HUMEURS DE MAI

 

1.
Je me demande si la guerre hybride menée par Poutine et sa clique ne repose pas aussi sur le maintien, voire l'aggravation de tensions sur une multiplicité de fronts. C'en est peut-être la faiblesse. La défaite de Poutine dans sa sale guerre en Ukraine affectera durablement l'influence de la Russie.

 

2.
Bitcoin : escroquerie extrêmement bien montée et qui finira comme bien des escroqueries : scandales, suicides et arrestations spectaculaires.

 

3.
Le bitcoin est l'un des symboles de la déliquescence de l'élite occidentale : la spéculation se fait désormais sans production réelle, sans référence au travail, à l'emploi, à la promotion de talents réels et à la sociabilisation humaine. C'est, de fait, une spéculation sur le néant.
L'art dit « contemporain » a tenu un moment ce rôle de lessiveuse d'argent plus ou moins clair mais acceptable pour une bourgeoisie soucieuse de son image. C'était assez contraignant : il fallait trouver des « artistes », les subventionner, leur créer une légende (le fameux storytelling), gérer des galeries, s'assurer la sympathie de critiques d'art complaisants, stocker des croûtes, faire de l'événementiel et s'attirer les lazzis et moqueries de ceux qui ne confondent pas Matisse et le n'importe quoi « conceptuel ». Le bitcoin, évidemment, avec toutes les apparences de la technicité financière et un pseudo-esprit crypto-anarchiste cloue le bec aux moqueurs et fait des économies de gestion. Que du vide, je vous dis.

 

4.
Je me demande si Jordan Bardella n'est pas, façon Florian Philippot en son temps, le fusible destiné à expliquer la défaite programmée de Marine Le Pen aux présidentielles 2027 . Eh oh, on ne rigole pas avec la France, sa puissance nucléaire, ses ventes d'armes et son secteur bancaire.

 

5.
Quelle est la différence entre Jordan Bardella et Florian Philippot ? C'est que le premier a peu de diplômes et que le Philippot sort de l'ENA (promotion « Willy Brandt », dis, ça ne s'invente pas) et pourtant, même avec son niveau bac revisité bienveillance Meirieu (en réalité niveau bac pro, et encore), le Bardella dit quand même moins de sottises que le Philippot, lequel ne dit peut-être autant de sottises que parce qu'il est payé pour (par qui ? En voilà une question).
Même humainement, j'ai l'impression que Jordan Bardella vaut plus que le Philippot. Mais je m'illusionne peut-être.

 

6.
Sciences Po : école dont le mérité est d'assurer un salaire régulier à une poignée d'intellectuels, d'essayistes et de chercheurs de talent. Par contre, la qualité de ses étudiants laisse souvent à désirer.

 

7.
Blanquer fut le Monsieur Loyal du cirque qu'est devenue, sous sa tutelle apprenante, l'Education Nationale. Et depuis, les clowns s'y succèdent. Oudéa-Castéra et Attal n'y ayant fait qu'un tour de piste.

 

8.
John Le Carré l'a souvent dit : il faut se méfier de tout et de tous. Moi, ma pomme, je ne serais pas autrement étonné d'apprendre que :
- tel parti d’extrême-droite est en fait une création de l'OTAN ou des services français afin d'en contrôler/fliquer/diviser les différentes composantes : déçus du gaullisme, pétainistes, fascistes, nazillons, antisémites, traditionalistes, tordus divers, pro-Poutine, royalistes...
- tel parti d’extrême-gauche est en fait une création de l'OTAN ou des services français afin d'en contrôler/fliquer/diviser les différentes composantes : trotskystes, léninistes, communistes, staliniens, pro-Poutine, tordus divers, antisémites, islamo-gauchistes...
En conséquence, de Marine et de Mélenchon, je m'en tamponne. En théorie, ils n'ont aucune chance de prendre le pouvoir en France.
Et cela ne m'étonnerait pas d'apprendre que Mélenchon a plus d'amis chez les militaires que dans je ne sais quelle internationale coco, et que Marine a dû assez souvent se retenir de flanquer une gifle à quelque apprenti collabo qui voulait lui en remontrer.

 

9.
Rappel : On peut être pour une monnaie commune, des facilités aux frontières, et des projets communs (défense, espace, santé, formation, culture,..) sans pour autant être fédéraliste. L'UE est un atout et une nécessité, mais une Europe fédérale pourrait être la porte ouverte à une oligarchie mafieuse. Donc, ni frexit, ni Europe fédérale.

 

10.
Mai 2024. Quelques étudiants de sciences po Paris feraient une grève de la faim en soutien à Gaza. Sans déconner, ils se prennent pour des combattants de l'IRA ou quoi ? Allez, une paire de gifles et au lit, bande de puceaux exaltés.

 

11.
3 mai 2024 : Une fois de plus, 1 euro vaut plus de 100 roubles. De fait :
Rouble :  monnaie en sursis
Poutine : dictateur en sursis.
Soldat russe sur le front ukrainien : vivant de plus en plus éphémère.

 

12.
M'étonne qu'un groupe punk n'ait pas repris « Tonton Cristobal », de Pierre Perret. Cette fantaisie insolente (de la pure déconne, je vous dis) date de 1967. Elle annonce mai 68 et tout le reste (qu'est pas forcément joyeux, comme nous le savons bien en 2024). Allez, je vous en cite un bout, et « Vive le barbu » :
«  A Buenos Aires il faisait la traite d'on ne sait quel produit
Il est revenu fortune faite plein de cadeaux jolis
Une poupée qui fait pipi, qui s'mouche
Et qui a des seins qui s'gonflent avec la bouche ». 

 

13.
1967, l'année du « Tonton Cristobal », de Pierre Perret et aussi l'année de « La Collectionneuse », de Eric Rohmer. Stop à l'hypocrisie. Elle est bien jolie, la jolie fille du prologue qui marche le long de l'écume (Haydée Politoff). Outre sa beauté, elle avait de grands pieds. Par ailleurs, en 2024, la bassiste du groupe de rock Messer Chups, dont le nom de scène est Zombierella, est vraiment très esthétiquement agréable à regarder.

 

14.
La victoire de Marine Le Pen aux présidentielles de 2027 est clairement envisagée. Il est que les partis classiques (PS et LR) ont beaucoup fait pour subventionner un lumpenproletariat désastreux et c'est sans doute parce que la classe moyenne n'en peut plus des excès de ce lumpenproletariat et de ses économies parallèles que l’extrême-droite finira par prendre le pouvoir. 
Il est clair que le président Macron a compris que les Français qui travaillent supportaient de moins en moins l'arrogance de la racaille, la multiplication des faits divers sanglants, la déchéance de l'éducation nationale (on n'entend plus guère le cuistre Philippe Meirieu et je m'en félicite ; quant à Blanquer, l'échec de sa sotte réforme l'a politiquement tué), mais il semble que la lame de fond populiste est si puissante que la France pourrait être ramenée à ses vieux démons et que notre démocratie libérale soit réellement en danger.  

 

15.
2024. Israël est tombé dans le piège de la destruction. Je ne crains pas la disparition d’Israël (sa pérennité est garantie par les Etats-Unis) mais je crains pour l'avenir des démocraties libérales européennes menacées par l'entrisme islamiste et l'influence pro-Poutine. 

2024. Le Mossad et Tsahal ont le temps pour eux. Les donneurs d'ordre du massacre du 7 octobre 2023 ne sont plus que des « walking dead », tout le monde le sait. Alors pourquoi poursuivre une guerre de destruction qui ne fait que renforcer le ressentiment anti-israélien ? 

 

16.
Avis aux Français si peu patriotes qu'ils rêvent d'importer sur notre territoire des conflits extérieurs : celui de la sale guerre de Poutine en Ukraine comme celui des terroristes du Hamas. Faites attention, vous en seriez les premières victimes. « Qui sème le vent, récolte la tempête... »

 

17.
Je le redis : les zozos melonnés, les hypertrophiés de la cheville qui prétendent qu'on ne pourrait pas enseigner si l'on n'a pas minimum bac + 5 n'ont souvent aucune connaissance du terrain. Plus de 30 ans que j'enseigne et j'en ai vu, des hyper-diplômés s'effondrer devant les élèves. 
Ceci dit, mon petit doigt me dit que dans les universités, le niveau actuel des « bac + 3 » serait souvent si faible (conséquence sans doute de la massification de l'enseignement supérieur et de la loterie ParcourSup) qu'y recruter des enseignants y serait euh... problématique.

 

18.
Bon, Madame Belloubet, quant est-ce qu'on en termine, dans les LP, avec les farces du contrôle continu, de la « co-intervention » et du « chef d’œuvre » ?

 

19.
La mélancolie ne se mange pas en salade, et impossible d'en faire du pâté de campagne. Et c'est bien dommage, parce que je serais alors très vite rassasié.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 mai 2024.

10 mai 2024

MIRLITONS A LA SOUCOUPE

MIRLITONS A LA SOUCOUPE

 

1.
Faut quand même pas avoir grand chose dans l'cérébral
Pour s'imaginer qu'les politiques ont d'la morale.

 

2.
« Et je te parle pas des patelins où qu'on s'étripe dans tous les coins, et que ça durera toujours vu que les hoummes ça pourra jamais se voir en peinture. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux » [Le Glaude])

 

3.
« La mariée reçut un coup de poing dans l’œil. »
Cette phrase je la lis dans « La Soupe aux choux »,
De René Fallet que c'est pas la soupe aux gnons
Pourtant ; mais c'est qu'le monde est violent savez-vous 
Oui, violent, surtout quand il est question de sous.

 

4.
Aussi dans « La Soupe aux choux », ce début de phrase là :
« Une grand-mère très stricte, rampant tel un boa ».
Mais qu'ont-ils donc à ramper partout tous ces boas là ?
Ne peuvent-ils donc rester peinards chez eux à zieuter
Des séries télés en sirotant des jus d'ananas.

 

5.
Peut-on comparer le frisson de la friture et le cri de la soie ?
L'un est culinaire ; l'autre, dit-on, est érotique, qu'ça cause des émois,
Le premier chez l'affamé et le second chez l'fétichiste.
Moi, j'aime bien les frites, les fritures de poissons, aussi les courses cyclistes.

 

6.
On se souvient que Pierre Dac a dit un jour que « c'est quand les carottes sont cuites que c'est la fin des haricots. » Notons que c'est parfois aussi la faute des grosses légumes.

 

7.
« Pour nous dire quelque chose, faudrait qu'y commencent »
Par ouvrir la bouche, car s'ils restent muets carpes,
On n'en saura pas plus que s'ils ne nous avaient rien
Dit que je ne sais pas moi qu'on dirait qu'ils sont hein
Dis, n'est-ce pas qu'ils sont vivants, tous ces êtres là ?

 

8.
René Fallet avait le sens de la formule, du rythme, du swing et la comparaison drolatique. Ainsi, au chapitre 13 de son excellent roman « La Soupe aux choux », je relève ceci : 
« Des gosses couinèrent comme des hamburgers ébouillantés ». 
Je note que les portes peuvent elles aussi couiner, surtout si elles ne sont pas contentes, ou alors pour avertir d'une revenance. Mais dans le contexte du chapitre, - une noce qui tourne au vinaigre – on ne voit pas bien pourquoi des portes se mettraient à couiner, et surtout pas comme des « hamburgers ébouillantés », parce que voyez, déjà moi, le hamburger, j'ai déjà du mal, mais si c'est une porte, me la prendre dans les dents, ah non.

 

9.
« A midi, ils mangèrent le boudin »
Que moi, voyez, je mange le boudin
Avec des frites ah oui et aussi
De la compote de pommes ah si ! 

 

10.
C'est « au son de l'accordéon et du douze degrés »
Que, nous conte le narrateur, Le Glaude et Le Bombé
Attendirent la soucoupe salvatrice en partance
Pour une autre vie hors de ce monde - ah la délivrance ! 
Dis, qu'en voilà une jolie métaphore du dernier voyage,
surtout quand on songe que c'est « hermétiquement » sur eux qu'elles se fermèrent, les portières.

 

11.
Défois y en a i voient des choses incroyables,
des monstres dans des lacs,
des spectres dans les couloirs,
des soucoupes dans le ciel,
des politiques de bonne foi.
Moi non, voyez, j'en vois jamais, d'l'incroyable,
ni genre Nessie du Loch Ness,
ni arrière-grand oncle avec sa tête sous l'bras,
ni aéronef étrange vertiginant dans la nuit,
ni politique de bonne foi ;
c'est pour ça que je ne vote pas.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 10 mai 2024.

10 mai 2024

AH TIENS UN CHAPEAU PASSE

AH TIENS UN CHAPEAU PASSE

 

1.
« Etant sans doute un objet sacré atlante, il »
N'a pas besoin de rouge et non plus de faux-cils. 

 

2.
« Multiplier considérablement sa force »
C'est ça qu'ça cherche et ça qu'ça veut et ça les perd.

 

3.
Planche vingt, le ciel est couleur crème au citron ;
Une tartelette après mes œufs au jambon.

 

4.
Il y a-t-il des chefs d’œuvre de mauvais goût ?
Quand j'étais chez ma mère, il y avait du ragoût
Assez souvent, l'ragoût ; j'aime bien ça, l'ragoût ;
Quand j'étais chez ma mère, il y avait du fricot
Et il avait bon goût, vous savez, ce fricot.

 

5.
« - Mais, au fait, où est donc passée votre ombre ? » 
qu'elle demande Elodie à Marc même
qu'on lit ça dans « Le Faucon de Mû », de
Dominique Hé, - joliment étrange.

 

6.
« Capable de traduire les hiéroglyphes »
et ça c'est épatant pour moi qui reste coi
devant l'algèbre qu'c'est pour moi du chinois.

 

7.
Les deux gars connaissaient visiblement les lieux.
Quant à moi, je me demande où j'ai mis mes dieux. 
C'est impressionnant toutes ces architectures
Antiques, me dis-je en goûtant la confiture.

 

8.
L'Egypte antique est pleine de signes et de secrets
Dont on ne saura plus rien quand on sera enterré ;
D'ailleurs, on ne pourra plus manger de la tarte aux pommes
Et vous pouvez faire une croix sur la clope et le rhum.

 

9.
Hommes d'affaires malhonnêtes ? Politiques corrompus ?
Cela, fils, s'appelle civilisation, vois-tu.

 

10.
En français, on ne dit pas ils « débouchirent », mais « débouchèrent ».
En tout cas, quand le vin est tiro, il faut le picolo.

 

11.
Ce sont les Martiens qui seront étonnés quand, sur la Terre débarqués, ils ne trouveront plus rien.
Vont-ils en conclure que l'humanité s'est sabordée ?

 

12.
« On dirait qu'il n'y a personne. Tu es sûr »
Que la poule a picore toujours du pain dur
Sur son mur ou qu'a picole sec sec et dur,
Si ça s'trouve qu'a picole sec sec et dur
Ailleurs, loin, loin, bien loin, dans une autre aventure.

 

13.
« Mais, à cet instant, une ombre, silencieusement, descend l'escalier de la crypte. »
(Dominique Hé, « Le Faucon de Mû », tome 1)

 

Non, non, je ne crois pas qu'ça soye Mélenchon.
D'ailleurs, j'm'en fous j'm'en fous j'm'en fous du Mélenchon.

 

14.
Un jour vous verrez que je serai tellement cuit, cuit, cuit
Si cuit que les poulets rôtis m'appelleront « mon ami ».

 

15.
« Dans la grande salle, alors que »
Le serpent, il se mord la queue
V'là qu'l'infini i fait rien que
S'gondoler pis se moquer de
Nos têtes de nœud coulant.

 

16.
« car un kandjar s'est planté dans » son
que le kandjar c'est un poignard qu'on
lit ça sur wikipédia Kandjar
poignard oriental à large lame
et non pas un poisson
et non pas un violon
et non pas un jambon
et non pas un citron
qu'ça n'aurait pas de sens sinon.

 

17.
Pour maintenant je ne dirai plus rien ;
Ah tiens, un chapeau passe avec son chien.

 

Houzeau Patrice
Malo, le 10 mai 2024.

9 mai 2024

THEY NORMALLY WOULD NOT DO MAIS LE FONT QUAND MÊME

THEY NORMALLY WOULD NOT DO MAIS LE FONT QUAND MÊME

 

1.
« they normally would not do » : z'en font des choses, les adolescents qu'ils ne devraient pas faire. D'une manière générale, les gens font des tas de choses qu'ils ne devraient pas faire. On appelle cela la vie en société qu'elle est de plus en plus périlleuse, moi je trouve. Les adolescents, par manque d’expérience, sont généralement moins prudents, voire inconscients. D'où les drames et tragédies.

 

2.
« just because « everyone is doing it » : grégaire et complexe, l'humain. Moutonne, mythonne. Les politiques , de la bêtise humaine, ils s'en font une rente, ou pire, tentent d'imposer à tous un modèle autoritaire. Les démocraties libérales ne font pas exception, et je crains autant une victoire de Trump aux prochaines présidentielles américaines qu'une victoire de Marine Le Pen en 2027. 

 

3.
« smoking » : ici, c'est fumer, que l'on sent bien que la tendance des technocraties rayonnantes, c'est d'empêcher les gens de fumer. Ai entendu qu'au Royaume-Uni, il y avait même un projet de loi visant à interdire à vie la vente de tabac aux personnes nées après 2009. Prohibition à peine déguisée. Rigorisme et non-sens. Anti-libéral. Contre-productif. 

 

4.
« harmful, like drinking » : eh oui, bien sûr, qu'ça picole, et même sec parfois. Comment l'empêcher ? L'interdire ? La prohibition, c'est un fait historique, n'a pas donné de bons résultats. 

 

5.
« Children who are pressured by their parents to succeed may develop anxiety or even depression, according to researcher Carl Honore. » Je lis ça dans un manuel d'anglais de chez Hachette à l'usage des classes de seconde de 2009. Quoi que j'en pense ? Rien. Vivre, c'est souvent être sous pression, que défois on s'y met tout seul. Les gens deviennent dingos d'la peur d'échouer.

 

6.
« pressured by » : sous pression, pressés, pressurés, c'est-y pas comme ça qu'il les verrait, nos pommes sociales, le Macron ? Je ne sais pas si Macron sait qu'il est tout de même assez, beaucoup, très impopulaire. Ceci dit , si la macronie ne va pas rendre nos vies plus agréables, ce n'est certainement pas le darwinisme social façon RN, ni sa pâle copie LR, qui aidera les plus pauvres d'entre les Français. Quant à la gauche, hein, la gauche, j'aime autant n'en rien dire.

 

7.
« anxiety or even depression » : y a comme des corbeaux dehors, regardez comme ils nous regardent. 

 

8.
« according to researcher » : les experts se sont emparés de la seconde moitié du vingtième siècle et on les a beaucoup entendus et trop écoutés en matière d'éducation (avec les résultats mirobolants que l'on sait, coucou les zozos du pédagogisme) ; en matière de santé publique, ce qui, par manque de moyens dans les hôpitaux et même manque de masques de protection (ah oui quand même) nous a valu le déplorable confinement de mars 2020 ; en matière de défense (et c'est en ramant que nos élites à tête chercheuse tentent de reconstituer une armée française réellement capable de défendre l'intégrité du territoire), et j'en passe genre les haies qu'on a supprimées pour remembrer et qu'on regrette, hein, les haies, ah j'en passe, des économiques, des bienveillantes, des résilientes et des bien fumeuses, genre SNU, voyez la lubie.

 

9.
Belongings : objets personnels, que défois ses belongings, on sait plus où qu'on les a mis qu'on dit « Saint-Antoine de Padoue, grand voleur, grand filou, rendez ce qui n'est pas à vous ! ». 

 

10.
« Pick out the two time indications that mark the two different parts in the que je vous mets pas le mot comme ça je l'ai pas mise entière la citation que je fais du manuel de seconde là, na, tralala.

 

11.
« So you're a what ? » she asked.
« I'm a hobbit. We are small and ordinary but we can be invisible sometimes. And we laugh like this. » I started laughing like a hobbit.
« You know what I think ? » she asked. « I think you look like a ugly boy. » 
(Adapted from Susan Juby, « Alice, I think », 2003, in « Impact », manuel de seconde, hachette éducation, 2009, p.78).

 

La narratrice raconte que lorsqu'elle était petite, elle lisait beaucoup, avait beaucoup d'imagination et s'était – ah la la, les mômes – persuadée qu'elle était un hobbit. Du coup, à son « first day of school », elle s'est un peu mal voir par les autres mômes. C'est qu'on n'aime pas trop les gens qui ont l'air de différer défois.

 

12.
Ah tiens, je lis ceci à la page 81 du manuel « Impact » (Hachette éducation, 2009) :

 

« TEENAGERS
Tired ob being harassed by your stupid parents ?
ACT NOW
Move out... Get a job... Pay your own bills.
DO IT WHILE YOU STILL KNOW EVERYTHING »

 

Excellent.

 

13.
« I can't read », he mumbled, « And I can't write either. « There were tears in his eyes when he looked at me. « You got to teach me, lad. You got to. »
(Michel Morpurgo, « Farm Boy »)

 

14.
« Thanks for asking me out. » : ça, c'est juste le truc que je risque pas d'entendre en réel, jamais de ma vie, jamais.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 mai 2024.

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9 mai 2024

LA NUIT TOUS LES CHATS ET LES PETITS GRIS AUSSI

LA NUIT TOUS LES CHATS ET LES PETITS GRIS AUSSI

 

« La nuit prochaine, une soucoupe de déménagement se poserait entre les deux maisons, [...])
(René Fallet, « La Soupe aux choux », chapitre 13)

 

1.
Nuit : la nuit tous les chats sont gris et les petits gris aussi (zont changé de couleur, avant on disait qu'ils étaient verts et les Martiens étaient d'ailleurs appelés « les petits hommes verts » ; par contre, l’expression « vert martien », je ne l'ai jamais lue nulle part.

 

2.
« une soucoupe de déménagement »: c'est ce dont ont besoin les Oxiens du roman « La Soupe aux choux » pour déménager les affaires du Glaude et du Bombé.

 

3.
Les « deux maisons » : il y a deux maisons dans le roman, deux vieilles en bois avec dedans deux petits vieux assez remuants, des petits vieux de la vieille qui ne sont pas, par définition, nés de la dernière pluie. Ah ça, c'est pas à eux autres qu'on apprendra à faire des grimaces.

 

4.
« Oxiens de choc » : forcément, des extra-terrestres, il y en a de toutes sortes, et pour les explorations interstellaires, il y en a même, ils sont de choc ; de choc, les zouaves des confins. C'est qu'on ne sait jamais sur quel bipède véloce et perspicace on pourrait tomber.

 

5.
« cages à poules, à lapins » : les cages à poules, c'est pour y mettre des poules ; celles à lapins, pour y mettre des lapins et les cages à zozos, c'est pour y mettre les, qu'on voit bien que Le Glaude et le Bombé, ils veulent bien migrer dans les étoiles (leur petit coin de terre étant voué à l'horreur économique), mais en emportant toute leur vie avec.

 

6.
Saloir : j'aime bien le mot « saloir », qui me rappelle la légende de Saint-Nicolas.

 

7.
« Les choux et les autres légumes » : les choux, c'est pour faire la soupe aux choux, qui donne son titre au roman et qui est le lien désormais indissoluble qui lie les Oxiens au Glaude et au Bombé. Les autres légumes sont bien utiles aussi.

 

8.
« le stock de sabots » : on se souvient que Ratinier fut sabotier avant de prendre sa retraite aux Gourdiflots (où il a d'ailleurs passé la majeure partie de son existence), de picoler avec son voisin et ami Chérasse et de devenir l'interlocuteur privilégié d'un extra -terrestre.

 

9.
« les bancs, les lits et tout le mobilier, sans oublier les deux horloges, la cuisinière, le poêle »: bref, c'est tout leur petit chez-soi que Le Glaude et Le Bombé emmènent dans leur dernier voyage. Pour ce qui est des « deux horloges », je me demande si le temps passe de la même façon sur Oxo et sur la Terre.

 

10.
« et les tonneaux » : je suppose que c'est pour y mettre le vin qui leur sert de prétexte pour discuter, que ça va quand même être long tout ce temps d'leur pomme qui leur reste à passer sur la planète Oxo.

 

11.
« C'est pas parce que tu me connais que tu connais les hommes. Faut t'en méfier comme du choléra. C'est tous menteurs, voleurs et compagnie. » 
(René Fallet, « La Soupe aux choux », chapitre 13 [Le Glaude à Francine])

J'aime bien cette phrase et son paradoxe : Le Glaude avertit Francine que « tous » les hommes sont « menteurs, voleurs et compagnie ». Cependant, Le Glaude est un homme et ce n'est pas parce que Francine le connaît bien qu'elle « connaît les hommes ». Surtout qu'entre-temps, elle fut morte, ressuscitée, rajeunie. Le paradoxe se résout ici de la façon suivante : Francine qui connaît bien Le Glaude  sait parfaitement à quoi s'en tenir sur son compte, d'autant que ses aventures spatio-temporelles ne lui ont pas ôté la mémoire ; et elle sait certainement à quoi s'en tenir aussi sur le compte des autres. Sinon, elle apprendra.

 

12.
Choléra : en mai 2024, on évoque des cas de choléra à Mayotte. Je me demande quelles en sont les causes. Surpopulation ? Grande pauvreté ? Manque d'infrastructures et déficit sanitaire ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 mai 2024.

8 mai 2024

DES CLOWNERIES Y EN A DE TOUTES SORTES

DES CLOWNERIES Y EN A DE TOUTES SORTES

 

1.
En général, les Indiens d'Amérique, on les représente sur des chevaux. 
Je ne mange jamais d'andouillette.
Je ne joue pas de violon.
Aucune chance donc de me voir à cheval en train de manger de l'andouillette en jouant du violon. Remarquez, je ne suis pas indien non plus. Bien qu'on me dise plumé hein défois. 

 

2.
« Indian communities are poorer and less educated than the rest of the population. 30 % of them live below the poverty level .»
(« Impact », manuel d'anglais, seconde, Hachette Education, 2009, p.62)
En 2024, cette situation perdure-t-elle ? S'est-elle aggravée ? Améliorée ?

 

3.
Dans le bus, les touristes sont secoués. 
L'indien du bord de la route dans une vieille chanson, quand est-il revenu ?
Le fuyard s'est échappé.
La défunte est devenue fille de salle.
La mort est pleine de hasards . 

 

4.
Sixty - ribambelle-  degrees - riquiqui-  dreamed – ridicule - rich – piccalilli-  big – risotto - machine – sphingerie – kid (Billy the) – because - believe – chihuahua- silly – love song -sit – couic, pouic, vouivouivoui, pour ce qui est de les classer en fonction de leur prononciation, je ne sais pas, mais pour le yaourt, peu importe hein.

 

5.
« Après tout, il n'est peut-être pas pour rien dans cette histoire », dit un personnage du « Faucon de Mû », tome 1, de Dominique Hé.
Fait beau, fait chaud. Zut se boirait bien une bière.
A la radio, les chansons parlent de fantômes oubliés.
Les gens évoquent des fantômes oubliés.
Les gens songent à des fantômes oubliés.
Les gens retournent chez eux avec des fantômes oubliés.
Les choses pas encore tout à fait mortes, elles ont parfois tendance à s'agiter.

 

6.
Marc ne s'habitue pas aux clowneries.
illiteracy : analphabétisme. Entendez-vous l'analphabétisme et l'ignorance s'emparer des urnes ? 
Le monsieur a des sourcils blancs et un chapeau melon.
ancestor : ancêtre (où ai-je mis les miens?)
Le professeur a oublié ses chaussures.
custom : coutume – café : sucre – château : fantôme.
Vais-je laisser ce fantôme me chanter « California dreamin' » dans la tête toute la sainte journée ?
« Stopped into a church
I passed the long away
Well, I got down on my knees
And I pretend to pray »
(John et Michelle Philipps, « California Dreamin' »)

 

7.
Si le canard fait tagada tagada, c'est que c'est peut-être pas un canard. Ceci dit, je n'ai jamais entendu de fraise faire coin-coin.

 

8.
« L'ombre de Bonnot, sur fond de lune, se découpait sur la crête d'un mur. Lui aussi contemplait les étoiles et rêvait qu'elles étaient autant de souris. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux »)

Comme beaucoup de catholiques, je ne crois en Dieu que quand je me signe. Défois, comme Victor Hugo, je me demande si tout n'aurait pas une âme. Je regarde mon chat. 

 

9.
« Le Faucon maltais », c'est un roman de Dashiell Hammet, et aussi un film de John Huston. « Le Faucon de Mû », c'est une bande dessinée en deux tomes, de Dominique Hé. Tout ça, c'est du divertissement. 
Ceci dit, on parle de génie pour le roman de Hammett ; itou pour le film de Huston. Possible. J'ai bien aimé en tout cas, que voyez, « Le Faucon de Mû », j'ai bien aimé aussi.

 

10.
J'aime beaucoup le groupe américain « The Residents » que je vous cite le morceau « Constantinople » composé par Hardy Winfred Fox et Homer Flynn : 
« Alll the leaves are off of the oak and
All of the sheep have followed the spoken
Word. I'me coming Constantinople
Here I come »
Que moi aussi je me dis qu'en voilà bien des feuilles
qu'elles sont tombées
qu'en voilà tout du mouton qu'ont suivi ce qu'on a dit
qu'ça disait qu'me voilà Constantinople
me voilà qu'me voilà Constantinople
Me voilà tagada tagada.

 

11.
Reservation : réserve - Entendez-vous comme un son lointain de quelque chose que vous avez oublié - Le Grand Sphinx de Gizeh a le nez cassé et en arabe, son nom signifierait « le père de la terreur » - disease : maladie – welfare : aide sociale – Je n'ai pas connu le Sphinx ; il n’existait pas que j'étais antiquement loin d’exister moi-même. 

 

12.
L'orichalque est un métal légendaire – claim : revendiquer, même que défois faut changer de claimerie. - Le train arrive en gare (je ne sais pas si elle est hantée) – belong to : appartenir à que je me dis qu'il ne faut jamais appartenir à personne qu'en fait c'est fait, le social, l'autonomie par le boulot, tout ça, pour ne pas appartenir à que pourtant -  Existe-t-il une « route des pyramides » ? - Des clowneries, y en a de toutes sortes, politiques, religieuses, picturales, pédagogiques...
Ce serait-y pas à une gigantesque clownerie que l'on hein dis ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 8 mai 2024. 

7 mai 2024

LE DRAPEAU NOIR A BOUFFÉ LA MARMITE 

LE DRAPEAU NOIR A BOUFFÉ LA MARMITE 

 

1.
Les complotistes ne croient pas si bien dire. Nous sommes en effet envahis par le reptilien.

 

2.
« On n'agresse pas quelqu'un pour un texte aussi banal » !, dit Marc (c'est un personnage du « Faucon de Mû », de Dominique Hé) – A force de tirer sur la corde, on finit par se casser – restera la corde. Nous, on ne ne sera plus là pour assister à la tragédie du hareng saur.

 

3.
« Sure, Oscar was only an adopted stray dog, but he was the only living thing that I could depend on. He taught me more than any teachers ever did. »
(Sherman Alexie, « The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian » [le narrateur]) 
Mieux vaut un bon toutou qu'un mauvais prof.

 

4.
Ce n'est pas parce que l'on a une araignée au plafond qu'il faut retirer l'échelle.

 

5.
Marc boira son mazbout plus tard.
Le mazbout, selon une note dans « le Faucon de Mû » (tome 1), de Dominique Hé, c'est du « café fort », que sur internet, je lis que c'est un café façon café turc. Et si vous vous demandez pourquoi Marc boira son mazbout plus tard, vous n'avez qu'à – Beau, chaud. Zut eut envie d'une bière bien fraîche.

 

6.
« Under pressure », est une chanson enregistrée par le groupe Queen et  David Bowie en 1981 – J'y pense à cause des expressions « Make a difficult decision » - « make a difficult decision under pressure » que je lis au hasard de ce que je lis, que je vous cite ces deux vers que j'en pige point du tout du tout du tout la signifiance au « Under Pressure » là, de Queen et Bowie :
« Chippin' around, kick my brains 'round the floor
These are the days, it never rains, but it pours »
Ah.
Bon après, vous faites ce que voulez avec votre cerveau et votre éparpillement, quand bien même il pleuvrait des sottises.

 

7.
« On n'a jamais trouvé d'oushebti portant son nom », dit l'égyptologue du tome 1 du Faucon de Mû, de Dominique Hé, que les « ouchebtis », ce sont des statuettes funéraires dans l'Egypte antique. Ou c'est qu'il est l'ouchebti hein où c'est-y qu'il est, l'ouchebti ?

 

8.
« When the Europeans arrived in Northern America at the end of the 17th century, they were about 15 million Native Americans who spoke 2000 languages. »
(« Impact », manuel d'anglais, seconde, Hachette Education, 2009, p.62)

 

9.
J''entends sur France Inter que l'andouillette de Troyes est « 100% pur porc ». C'est comme l'andouille, sauf que bouffer du crétin, c'est interdit par l'humanité, surtout depuis qu'il n'y a plus de cannibales (bien que hein...)

 

10.
Le fuyard se sauve en voiture. C'est que ça va vite, les voitures. Défois, y a même des accidents. C'est que c'est dangereux, les voitures. Les voitures, c'est dangereux, même quand il n'y a personne dedans.

 

11.
Je ne sais pas pourquoi quand je relis ce bout de phrase entendu sur France inter, je cite : « L'andouillette de Troyes est 100% pur porc », je pense à Depardieu.

 

12.
Le fuyard se croit hors d'atteinte. Défois, on se croit hors d'atteinte, et puis crack la foudre, le Manitoba ne répond plus, la casserole est dans la choucroute et la moumoute dans la soupe à l'oignon, on a volé la cuisse de Jupiter, Macron n'est pas content, les étudiants ne sont pas contents, la gauche est divisée, le lait a tourné, la droite est divisée, le drapeau noir a bouffé la marmite.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 7 mai 2024.

5 mai 2024

MARC ET YOUSSEF SE PRECIPITENT

MARC ET YOUSSEF SE PRECIPITENT

 

1.
Sphinx – rien de tel que la figure du sphinx pour signifier que la bande dessinée qu'on lit va nous causer mystère, énigme, bizarrerie aventureuse. Sinon, je me demande si pour les habitants des univers parallèles, ne passerait-on pas aussi nous autres pour des manifestations paranormales ? 

 

2.
Pyramide bleue – ça c'est parce que c'est la nuit, donc que les pyramides là, elles sont bleues, aussi bleues que des oranges bleues, ou que des tulipes noires (on nage dans l'étrange, n'est-ce pas mon ange, fis-je à Angèle qui mangeait une orange parce qu'il n'y avait plus de quoi faire un sandwich au pâté).

 

3.
Palmiers – ça fait effet de réel, qu'on est bien dans l’exotique « vraisemblable », et pas dans un songe des « Cigares du Pharaon », vu qu'on est à la planche 1 du tome 1 du « Faucon de Mû », album de Dominique Hé du début des années 80, aux Humanoïdes Associés.

 

4.
Veste rouge, qu'il porte le personnage principal. Et donc, attention au taureau.
N'être pas aimé : ah aurait-il des désillusions amoureuses, ben ça alors.
L'élue de son cœur : moi, l'élue de son cœur, je m'en tamponne, elle peut bien battre le beurre, aller au coiffeur, s'acheter du camembert et avoir un oncle qui s'appelle Albert, ça ne me fera pas changer d'avis.

 

5.
Équipe d'archéologie : curieux tout de même comme les pyramides attirent les archéologues. Doit y avoir quelque sympathie secrète entre les déchiffreurs de hiéroglyphes et les pyramides. Encore un coup des anciens astronautes. Ces êtres étranges venus dans les billevesées audiovisuelles pour nous escroquer les neurones.

 

6.
« Marc et Youssef se précipitent... traversent en courant le grand salon où les riches touristes, qui n'ont rien entendu à cause de la musique, sont pour le moins étonnés... »
(Dominique Hé, « Le Faucon de Mû », tome 1, pl.2)

 

Ah ça, à force d'écouter de la musique, les riches touristes, zentendent plus rien ; ça pourrait leur jouer des tours, ça savez, d'aller écouter de la musique dans des pays étrangers où il arrive des choses que moi, voyez, j'écoute des cédés des Rolling Stones dans le nord de la France et suis bien peinard. De toute façon, j'entends rien, à cause de la musique et que l'hiver, je suis sourd comme un demi-pot à tabac.

 

7.
« vase canope du moyen empire » : j'avais oublié ça, qu'un vase canope, c'était dans l’Égypte antique un vase « destiné à recevoir les viscères embaumés du défunt ». Heureusement, il y a Wikipédia pour nous rafraîchir l'antique et nos années de collège.

 

8.
« jeune femme affolée » : ça, c'est parce qu'il y a des incidents inquiétants qu'elle est affolée, la jeune femme. Comme on est dans une bande dessinée, elle est jolie, et l'on voit tout de suite qu'elle ne se laisse pas marcher sur la tête, qu'elle ne se chausse pas avec du petit bois, et que ce n'est pas la peine de l'appeler Madeleine, parce qu'elle s'appelle Élodie.

 

9.
A la planche 4 du « Faucon de Mû », tome 1, de Dominique Hé, il est question d'un morceau de papyrus, d'une inscription énigmatique, d'un jeune homme qui porte beau, d'un jaloux, d'une porte claquée.

 

10.
« morceau de papyrus » : c'est qu'il y a d'l'énigme, du puzzle dont ce morceau de papyrus est une des pièces. Du reste, une ombre le dit à une autre : « Imbécile ! Nous tenions la pièce qui nous manquait et tu l'as perdue ! » (in « Le Faucon de Mû », tome 1, Dominique Hé).

 

11.
La porte qui claque fait « BLAM ».
En général, les portes qui claquent font « BLAM ».
Surtout dans les bandes dessinées.
Si elles font coin-coin, les portes qui claquent, c'est que ce ne sont pas des portes.
Ou que le dessinateur est facétieux. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 5 mai 2024

4 mai 2024

DE L'INFLUENCE DU VIN DANS LA CONDUITE DES SOUCOUPES VOLANTES

DE L'INFLUENCE DU VIN DANS LA CONDUITE DES SOUCOUPES VOLANTES

 

« L'astronef, négligeant les portes grandes ouvertes de l'étable, démarra en sens contraire en un vacarme épouvantable de planches arrachées. Celles-ci étaient, par chance, vermoulues. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux »)

 

L'astronef, c'est celui de la Denrée dans « La Soupe aux choux », de René Fallet,
Négligeant, - attention va y avoir de l'incident, du trouble dans la circulation d'l'ovni,
Les portes, – on est dans une étable, donc il y a des portes, sinon les bêtes pourraient pas sortir ; les
Portes donc, elles sont 
Grandes ouvertes, les portes, que dans son astronef, l’extra-terrestre (même que c'est un fondu d'la soupe aux choux) il a plus qu'à sortir pour s'envoler dans l'espace et ses confins forcément mystérieux,
Ouvertes les portes donc, qu'elle
Démarra, la soucoupe, mais fatalitas !, comme dirait stilal qu'il dirait s'il le disait, a démarra
En sens contraire, la charrette intergalactique là, en
Sens contraire ! - vous imaginez le tintouin ! En sens
Contraire ! Ah la patate, ah la pomme de terre ! Ah l'innocent des satellites !
En un fracas, en
Un patatras, en un
Vacarme épouvantable, parce que
Epouvantable est le mot, que caniculaire, voyez, ça serait pas le mot, et fromager, et potager non plus d'ailleurs ;
De planches arrachées qu'ça craqua dans la cambrousse romanesque, de
Planches volant en éclats,
Arrachées, oui, comme ça - crrrack ! ; cependant, cela ne causa nul dégât à la soucoupe car
Celles-ci, de planches,
Etaient, par chance et
Par la campagne, les monts, les vaux, saisons et châteaux, revenants et vins nouveaux, bottes de cuir et chapeaux melons, par  
Chance donc que les planches du fond de l'étable d'où qu'elle sortit la soucoupe à la Denrée, elles étaient, ces planches,
Vermoulues et je me dis que cette phrase de René Fallet pose une question importante : Certains extra-terrestres conduisent-ils leurs soucoupes volantes sous emprise de l'alcool ou de stupéfiants ? Cela expliquerait quelques incidents dont les ufologues font leurs choux gras depuis des lunes (Roswell entre autres). En tout cas, l'étable du Glaude en a pris un coup. #MystèreEtVinNouveau.

 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 4 mai 2024.

 

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