JAMAIS JUSQU'AU BOUT
JAMAIS JUSQU'AU BOUT
« Des rêves couraient devant Folavril ; au passage, elle y accrochait ses yeux ; paresseuse, elle ne les suivait jamais jusqu’au bout. »
(Boris Vian, « L'Herbe rouge »)
1.
Les rêves courent vite ; on s'épuiserait, s'essoufflerait, s'éreinterait à vouloir les rattraper. Aussi, nous contentons-nous.
2.
Ne parlez à votre tête qu'avec l'accord de vos genoux.
3.
En folavril, ne te découvre pas d'un fol fil ; en mai, parfois le sorbet.
4.
Prière de ne pas jeter ses noyaux de cerises sur le crâne des députés.
5.
Ce n'est pas au passage que l'on attrape comètes et comédies.
6.
Cela fait longtemps que je n'ai jamais joué au yo-yo, au piano, à la guitare, ni mangé de tarte au riz.
7.
N’accrochez pas vos yeux n'importe où ; on pourrait vous voir.
8.
Inutile de siffler, il reviendra tout seul, le soir, comme tous les soirs, le soir, hein le soir, qu'il reviendra tout seul, le soir.
9.
Combien de poissons se cachent-ils sous la peau des langues ?
10.
Les linguistes bien sûr que lorsqu’ils l'ont donnée au chat, les voilà parfois qu'ils doutent, errent, tanguent.
11.
« Paresseuse, c'est la ouate qu'elle préfère » ou quelque chose comme ça, est un truc d'une chanson d'il y a quelques années (en tout cas, bien avant que Macron vienne nous casser les pieds), ritournelle dont j'ai à peu près tout oublié, sinon qu'elle fut joliment indolente, joliment sotte, joliment agréable.
12.
Il est généralement conseillé de ne pas suivre les ânes jusqu'au bout, surtout s'ils font de la politique.
13.
Je constate que dans le cas de Paul Claudel, on ignore encore le point de vue du pilier de Notre-Dame.
14.
Méfiez-vous des gens, parfois, il y en a qui sont vivants.
15.
Juin 2025, dans l'éducation nationale, aura été le mois de l'échec cuisant d'une bidulerie technocratique de plus, le « parcours Y », merveille de sottise et d'ineptes éléments de langage. Comme prévu, les élèves des LP ont fui cette ânerie en courant.
Patrice Houzeau
Malo, le 25 juin 2025