DU MALHEUR DU MONDE ET DE L'INCONGRUITÉ SNU
DU MALHEUR DU MONDE ET DE L'INCONGRUITÉ SNU
1.
Le Hamas, en lançant son attaque meurtrière du 7 octobre 2023 (entre 1200 et 1300 morts et 200 otages) savait que Israël riposterait violemment. Quant à Netanyahou, sa carrière est finie.
Pour ce qui est du Hamas, leurs commandants auront du mal à échapper à Tsahal et au Mossad, lesquels vont probablement les éliminer un à un. Israël est une démocratie et, après cette nouvelle guerre, cette guerre encore, cette guerre toujours, réglera les comptes à l'interne, dans les tribunaux.
Israël est un tout petit pays (22 000 km² et moins de 10 millions d'habitants). Toute attaque d'ampleur, telle que celle du 7 octobre 2023, est perçue comme une menace existentielle. D'où l'agressivité de ses ripostes.
C'est ce que l'on appelle la guerre et elle n'est jamais, jamais exempte de massacres de part et d'autre. Hélas, nous n'en sommes peut-être qu'au début. Si le Hezbollah, voire l'Iran, s'en mêle, alors le conflit s'internationalisera. Les conséquences seraient imprévisibles.
2.
Macron ne les aura pas eus tranquilles, ses deux mandats : affaire Benalla, gilets jaunes, covid-19, guerre en Ukraine, crise énergétique, inflation, conflit Hamas/Israël... Restent la troisième guerre mondiale, le retour de la peste noire ou la guerre civile.
3.
Devant ce qui est le véritable malheur du monde, je me dis que je ne devrais me mêler que de littérature, de rock n' roll, de cinéma. Tout à l'heure, j'ai revu « Le Diable par la queue », le film de de Broca, avec Yves Montand et Marthe Keller. Nécessaire légèreté. Et puis le réel s'interpose.
Si vous ne connaissez pas « Le Diable par la queue », de Philippe de Broca (sorti en 1969), je vous le conseille. Y figurent aussi Jean Rochefort, Claude Piéplu, Madeleine Renaud, Jean-Pierre Marielle, Maria Schell : une fantaisie entre marivaudage et comédie policière.
4.
Visiblement, Gabriel Attal, en digne successeur de Blanquer, réforme tout azimut. Et comme il veut aller vite, car il est ambitieux et très courtisan, il précipite les choses et va se prendre les pieds dans le tapis. C'est couru d'avance.
5.
Paraît que le ministère Attal voudrait que dès 2024, les élèves de seconde terminent l'année scolaire par un stage et que, s'ils ne trouvent pas de stage, les élèves, eh bien, ils seraient obligés de faire le SNU... et ???
Euh... Je ne sais pas si c'est vrai, mais si c'est vrai, alors, bon courage au ministère pour convaincre les élèves des lycées professionnels de faire le SNU s'ils ne le veulent pas.
En outre, je me demande si une telle mesure tiendrait la route devant un tribunal administratif. En effet, le fait de ne pas trouver de stage est en soi indépendant du fait de s'engager dans le SNU. Si un élève ne trouve pas de stage, peut-il être puni par l'institution et condamné à faire une période de service national universel qu'il ne veut pas faire, ou que ses parents désapprouvent ?
Si cette étrange manœuvre ministérielle, qui, n'en doutons pas, vise à imposer le SNU à un maximum d'élèves de seconde, est réellement sur le point d'être décidée et appliquée, à mon avis, un bon avocat la fera voler en éclats.
D'après un article du site « Les Echos » du 19 octobre 2023, ce SNU forcé si l'élève ne fait pas de stage en juin concernerait les élèves de seconde générale et technologique et donc pas ceux des lycées professionnels. De plus en plus étrange. Toutes les classes de seconde des LP seront-elles toutes en stage au mois de juin 2024 ? Pourquoi cette différenciation ? Bah, que les LP soient concernés ou pas, l'entreprise SNU me paraît compromise car contraire, j'en suis certain, à la volonté de la majorité des lycéens et de leurs familles. Le SNU, ce n'est pas l'armée, dit-on, et justement le lycée non plus. Prendrait-on les lycéens des classes de seconde générale et technologique pour des veaux que l'on mène à la propagande ?
Patrice Houzeau
Malo, le 26 octobre 2023.