Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

BREFS ET AUTRES

Publicité
11 avril 2026

COMME UN POISSON DANS UNE SALADE suivi de CINQ BREFS DONT UN AVEC CONCOMBRE

COMME UN POISSON DANS UNE SALADE suivi de CINQ BREFS DONT UN AVEC CONCOMBRE

 

1.
« - Oui, et il faut à présent que vous le sachiez. Avais-je l'air très bizarre ? »
(Henry James, « Le Tour d'écrou » [La narratrice]) 

 

Oui il y a des fois où l'on se sent comme un poisson dans une salade
Et quand je dis comme un poisson dans une salade
Il y a bien d'autres expressions qui me viennent à l'esprit, un scaphandrier dans un couloir, un visage sans reflet, un jeu aux règles perdues, une langue sans traduction, un marteau sans maître, une vache sans Espagne, et donc il
Faut bien, poisson dans une salade qu'on se sent, continuer 
A marcher, à fonctionner, à interagir, être
Présent, jouer son rôle d'être là parce qu'il faut que quelqu'un soit là.

 

Que dites-vous ? Comme un poisson dans une salade, un bœuf dans la vinaigrette, un plat à tarte dans le ciel.
Vous ne croyez pas si bien dire que l'humain ne cesse de jouer à la métaphore, à l'épithète, à l'hyperbole, à l'anacoluthe.
Le style, voilà bien l'habit et il faut que vous le
Sachiez (de riz), l'on n'est jamais que figures.

 

Avais-je le choix dit le poisson à la salade.
Je ne crois pas répond la salade. Vous aviez 
L'air de ces êtres qui se laissent fasciner par les salades.
Très facile de vous attirer et vous avez beau vous sentir
Bizarre bizarre bizarre vous étiez voué à la salade comme le hareng saur à la ficelle le long du mur blanc blanc blanc et qui se balance toujours toujours toujours.

 

2.
Y en a qui disent que bientôt avec les IA et tous les robots là, il y aura tellement moins de travail effectué par les humains qu'on va vers une société sans boulots. Peut-être mais à mon avis, faudrait éviter : au temps des travailleurs pourrait succéder le temps des assassins.

 

3.
Je ne connais pas la date exacte de la composition de la chanson « Strawberry Fields Forever », attribuée à John Lennon. On dit qu'elle a été enregistrée en novembre 1966. Ce jour-là, les Beatles ont-ils mangé des fraises ? Je l'ignore.

 

4.
L’Iran est un pays d'Asie de l'Ouest qui est appelé officiellement « Iran » depuis le 21 mars 1935. Auparavant, l'Iran était appelé Perse. L'Iran actuel est plein de mollahs barbus et anti-occidentaux. Les États-Unis et Israël procèdent régulièrement à des bombardements du territoire iranien et tuent ainsi un certain nombre de barbus anti-occidentaux. On ne sait pas où cela va mener. Personnellement, vue l'intensité des propagandes de partout, je préfère ne plus avoir d'avis sur la question et je pense à la bière bien fraîche quand il fait chaud et au gratin dauphinois quand il fait froid.

 

5.
Le concombre est une plante à fleurs de la famille des cucurbitacées. S'il est masqué, c'est par la fantaisie du dessinateur Nikita Mandryka. On l'appelle alors le Concombre masqué. Sinon, le concombre est aussi vert qu'un schtroumpf caché dans une salade.

 

6.
La Tour Eiffel est un des monuments les plus célèbres de Paris et donc du Monde. C'est une « tour autoportante de fer puddlé ». Je ne sais pas ce que cela veut dire mais je l'ai lu sur Wikipédia. La Tour Eiffel attire les touristes mais ne fume pas la pipe. Ni la cigarette. Elle ne vapote pas non plus. Elle n'en est pas pour autant membre d'une ligue anti-tabac. Je ne pense pas qu'on ait vue la Tour Eiffel à une réunion d'un club de philatélistes, d’haltérophiles ou de cruciverbistes. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 avril 2026.

Publicité
7 avril 2026

DES GENS ET DES PAS suivi de QUELQUES TACHES DE SON

DES GENS ET DES PAS suivi de QUELQUES TACHES DE SON

 

« Non, par Zeus, pour ma part, je n'ai jamais fréquenté l'un de ces individus ! »
(Platon, « Ménon », traduit par Monique Canto-Sperber, [Anytos])

 

Non, je n'ai vraiment pas envie de parler des pas dans l'escalier.
Par je ne sais quelle hallucination, je les ai entendus ces pas dans l'escalier avec personne dedans.
Zeus ah en voilà de l'être antique ! 
Pour ce qui est des pas dans l'escalier, ils n'étaient pas antiques mais il n'y avait pas plus quelqu'un dans l'escalier que de Zeus dans la maison.
Ma bouteille de rhum en est témoin, je les ai bien entendus, ces pas dans l'escalier avec personne dedans. A
Part ça, nous sommes le 7 avril 2026, Trump fait la guerre, Poutine fait la guerre, Netanyahou fait la guerre, des gens meurent et les spéculateurs s'en mettent plein les poches.

 

Je l'ai déjà expliqué, ça, le coup des pas dans l'escalier avec personne dedans. Je
N'ai jamais cru aux fantômes pourtant, mais ces pas dans l'escalier avec personne dedans, ils étaient aussi réels que des champignons. A propos de champignons, entendu une drôle d'histoire sur des champignons d'Asie qui donneraient ce que l'on appelle des hallucinations lilliputiennes (les gens voient nains et lutins, farfadets, korrigans...). 
Jamais plus d'ailleurs, je ne les ai entendus, ces pas, jamais. L'a
Fréquenté qu'une fois faut croire...

 

L'un, dis, mais dis « manche » et je rajoute « de pelle ».
De l'humour, il en faut bien un peu (sinon je ne me supporte pas). En tout cas,
Ces pas dans l'escalier avec personne dedans, je vous le dis, à vous tous,
Individus des plus divers, ces pas, je les ai entendus, et Zut aussi. 

 

QUELQUES TACHES DE SON 

 

« Quelques taches de son sur les pommettes. L'air intelligent et malicieux. »
(Raymond Jean, « La Lectrice », [la narratrice])

 

Quelques pages, quelques
Taches d'encre, bricoles et sottises, voilà ce que
De ma pâle existence, il ne restera qu'à peine. Du
Son, du son, voilà ce qui plaît, du gros son, bien rythmique, bien baveux, mais je n'ai pas eu ce talent, ou cette tare, de faire du son, du bruit, du buzz. 
Sur mon écran, j'aligne parfois encore quelques pages, quelques taches d'encre, bricoles et amusettes.
Les phrases que je bricole ne font rire que moi je crois et les filles aux jolies
Pommettes, aux yeux vifs, ne se soucient pas plus de moi que d'une patte d'alligator ou de la morale élastique du président Macron.
L'air de rien, j'aurai vécu assez longtemps (quel étonnement!).
Intelligent sans doute mais pas tant que ça (sinon, je n'aurais pas fini ma carrière à Coudekerque-Branche)
Et talentueux un peu, mais assez peu en fait.
Malicieux ? Parfois, quand j'oublie d'être lourd.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 7 avril 2026.

31 mars 2026

LE SCAPHANDRIER POLYGLOTTE

LE SCAPHANDRIER POLYGLOTTE

 

« Lui, quand elle arrive, il sait qu'elle ne vient pas seule. »
(Nathalie Sarraute, « Portrait d'un inconnu »)

 

Lui, je sais bien qu'il n'a rien à voir avec le scaphandrier polyglotte.
Quand je parle du scaphandrier, j'évoque bien sûr le scaphandrier des bandes dessinées qui descend dans les verdâtres et amers gouffres à la recherche de trésors engloutis et quand je dis que le scaphandrier est polyglotte, c'est qu'il pourrait tout aussi bien être saxophone, ce scaphandrier, s'il connaît la musique. 
Elle est pleine de trésors, dit-on, la mer, de trésors engloutis parce que la mer, ça engloutit et cela
Arrive, dit-on, que le scaphandrier polyglotte découvre un trésor englouti.
Il doit être bien content alors le scaphandrier polyglotte,
Sait qu'il a gagné sa journée le scaphandrier polyglotte.
Qu'elle soit pleine de trésors engloutis, la mer, c'est qu'elle est dangereuse aussi car la mer 
Ne se laisse pas si facilement farfouiller les tréfonds ; alors
Vient le requin ou le monstre à tentacules ou encore le rival plongeur à couteau tranchant Ah ça
Pas si facile d'être un scaphandrier polyglotte, ou pas, à la recherche de trésors engloutis et si
Seule elle ne vient pas c'est qu'elle est plusieurs (ou quelque chose comme ça).

 

Post-scriptum.
A Paris récemment, ai mangé tout à fait correctement au Café La Chaufferie, près de la Gare du Nord (rue de Denain), accueil sympathique et frites dorées-rousses (il y a tant de brasseries qui vous servent des frites jaunasses, voire quasi blanches!) ; prix abordables.
A L'Athénée, vu la représentation de « No no Nanette », version française de la comédie musicale américaine du même nom (1925, musique de Vincent Youmans, paroles de Irving Caesar et Otto Harbach), célèbre pour l'air « Tea for two » : jouissif, plaisant, amusant, swing, tonique, et talentueux (mise en scène d’Emily Wilson et Jos Houben). Jusqu'au 5 avril 2026.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 31 mars 2026

26 mars 2026

LA MISS ET LES CORNICHONS

LA MISS ET LES CORNICHONS

 

« Pop ôte le cigare de sa bouche et le regarde d’un drôle d’air :
-    Comment voulez-vous que je sache ce qu’elle a de tatoué sur elle ? »
(Charles Williams traduit par Marcel Duhamel, « Fantasia chez les ploucs »)

 

Pop – il y a défois où je songe aux cornichons, du genre qu’on
Ôte le cornichon d’un bocal.
Le bocal de cornichons, c’est quelque chose. Le
Cigare aussi, c’est quelque chose. Tout moderne et civilisationnel. Le cornichon ne se fume pas.
De sa bouche, on peut l’ôter, le cigare, tandis que le cornichon, après qu’on l’a croqué, dans
Sa bouche qu’il reste. Remarquez que dans sa
Bouche, il y a la langue, laquelle est utile au langage
Et c’est important, la langue, surtout si on veut savoir où se trouve 
Le rayon des cornichons qu’on demande ça à l’employé(e) du supermarché qui vous répond aimablement, comme il se doit. Je
Regarde ce cornichon et me dis qu’il me rappelle quelqu’un.
D’un cornichon qui vous rappelle quelqu’un, on glisse très vite au politique, et c’est moins
Drôle que ça en a l’air, vu que les politiques, qui ne manquent généralement pas
D’air, se débrouillent pour se rendre indispensables (et ça coûte des sous).

 

Comment ils font, les politiques, pour se rendre aussi indispensables, à nous autres, pauvres pommes,
Voulez-vous bien ouvrir les mirettes et
Vous verrez qu’à force de voter lois et règlements et réformes et contre-réformes, y a pas moyen, on est obligé d’en passer par eux et
Que bien sûr qu’ils nous prennent pour des jambons, avec ou sans cornichons.
Je ne sais pas, vous, mais moi j’aime autant pas voter, bien que je
Sache ce qu’il en a coûté à nos aïeux, le combat pour la démocratie, morts et barricades, tout ça,
Ce que l’on apprend à l’école, la République une et indivisible, liberté égalité fraternité, mais bon on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’on vote souvent pour des gens qui s’en mettent plein les fouilles en nous roulant joyeusement dans la farine et
Qu’elle a bon dos, la République, ah oui, qu’elle
A bon dos, la République, qu’il y en a, ça se voit qu’ils nous en préparent, des saloperies, tout ça bien législatif, constitutionnel ou à peu près.

 

De ce fait, que je constate et qui m’agace, je vois itou que je me suis éloigné des cornichons. Quant à ce qu’elle a de
Tatoué sur elle, Miss Caroline Tchou-Tchou, laquelle est ravissante (« une vraie poupée », dit-on) et vadrouille presque nue dans une fiction épatante de Charles Williams même que
Sur « un de ses… euh… »,
Elle aurait, Miss Caroline Tchou-tchou, « un liseron », dis, de tatoué, je n’en dirai pas plus, zavez qu’à lire le livre.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 mars 2026.

 

25 mars 2026

LA MAISON AU CAMEMBERT suivi de NI NOS ZUT AU MIROIR

LA MAISON AU CAMEMBERT suivi de NI NOS ZUT AU MIROIR

 

« Cela faisait longtemps, si longtemps, soupirait Lorine, égarée dans l'infini de l'air. »
(Katherine E. Quenot, « Blanc comme la nuit »)

 

Cela ne vaut pas le camembert, me dis-je en contemplant quoi donc que je contemplais, je ne sais plus. Cela
Faisait longtemps aussi que je n'avais pas mangé de camembert,
Longtemps, car il est somme toute assez rare que j'achète un camembert pourquoi je ne sais pas.
Si j'aime le camembert ? Bien sûr que j'aime le camembert, avec du pain frais et du beurre, c'est très bon, le camembert mais le fait est que cela faisait
Longtemps que je n'avais pas mangé de camembert. Zut
Soupirait tandis que je soliloquais sur le camembert.
Lorine aussi soupirait. Mais, à vrai dire, je ne connais pas de Lorine et je pense qu'en l’occurrence, Lorine n'était pas là.
Egarée, la Lorine, dis-je en me coupant un morceau de camembert. Ce qui fit hausser les épaules de Zut qui, je pense, ne connaissait pas plus que moi Lorine, d'autant qu'elle n'était pas là. Zut non plus n'était pas là. 
Dans la maison, j'étais donc seul, seul avec mon camembert. Seul dans
L'infini de la maison qui se prolongeait sans cesse en couloirs labyrinthiques que je feignais d'ignorer parce que cela me flanquait la trouille.
De ce camembert, maintenant il ne reste plus rien, et la maison, en
L'air qu'elle est, évaporée, dissoute, disparue et cela fait longtemps maintenant, si longtemps que je flotte dans des couloirs aux murs évanescents qui se prolongent sans cesse à l'infini tandis que je songe au goût perdu du camembert et d'autres choses aussi.

 

NI NOS ZUT AU MIROIR

 

« Le miroir avait brisé tous ses sujets. On ne frète pas le vent ni ne descend le cours de la tempête. »
(René Char, « Récit écourté »)

 

Le miroir étant absent, Zut ne se voyait plus. Zut ! se dit Zut constatant l'absence du
Miroir, lequel, démarré, était apparemment parti mirer ailleurs. Il y
Avait pourtant bien un miroir ici, se dit Zut, déconfite, défaite, suspicieuse. Je ne l'ai pourtant point
Brisé car cela fait longtemps que je ne brise plus les miroirs.
Tous les autres meubles sont pourtant là. Rien n'a changé, sauf que le miroir a disparu. C'est incongru, se dit Zut qui pourtant s'était bien vue et reconnue, elle et tous
Ses membres (bras, jambes, fesses et seins) pas plus tard qu'hier dans ce miroir maintenant disparu. Parmi tous les
Sujets qui occupèrent l'esprit de Zut ce jour-là (le souci des chaussettes à sécher, celui des livres à ranger, des girafes à peigner, des violons à accorder, et d'autres aussi), celui du miroir évanoui l'occupa obscurément mais obstinément.

 

On ne ne sait pas ce qu'il est advenu du miroir. Nul
Ne peut le dire, ce qu'il est advenu du miroir. Un miroir ne se
Frète pas comme on frète un navire, un canon, un conflit.
Pas plus que le vent, le miroir ne se frète. Il ne se fripe pas non plus, pas plus qu'on l'épluche ou qu'on en fait des frites.

 

Le temps que Zut considère tout ceci - que je viens d'écrire -, le
Vent se mit à souffler très fort et comme j'avais changé de sujet,
Ni le miroir disparu ni les soucis de Zut ne m'occupèrent plus longtemps l'esprit.
Ne vous en étonnez pas car de même que l'escalier 
Descend à la cave, de même je me mis à penser illico que
Le temps passe et nous rapproche du moment où nous n'aurons plus
Cours et, dès lors, dissous dans l'air, nous n'aurons pas plus 
De conscience qu'une boîte de camembert.
La gigote ne nous concernera plus, ni folie, ni raison, et la
Tempête continuera de souffler sans nous, ni nos apparences, ni nos Zut, ni nos miroirs, ni nos Zut au miroir.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 mars 2026.

Publicité
15 mars 2026

DANS LA PLAINE QUOI QUI S'PASSE ?

DANS LA PLAINE QUOI QUI S'PASSE ?

 

1.
« Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame 
Comme une âme
Qu'une flamme 
Toujours suit. »
(Victor Hugo, « Les djinns »)
Cette strophe du grand Totor signifie-t-elle que :

 

- La nuit devrait se brosser les dents plus souvent ?
- Que l'âme brame quand cherre la chevillette ?
- Qu'il s'en passe des choses dans la plaine, qu'on croit qu'on sait mais qu'on sait pas ?

 

2.
« L'un des jeux rend l'écho d'une manière si aérienne, que l'on suit l'écho dans les lointains, et qu'il se perd dans l'espace. »
(Vivant Denon cité par Philippe Sollers dans « Le Cavalier du Louvre »)
Qu'est-ce donc qui est ici évoqué ?

 

- Le turlututu du chapeau pointu dans les luminescences azurées ?
- Le flux et le reflux des mers virides s'agitant dans des sonorités rimbaldiennes ? 
- La discographie de Pink Floyd, ou serait-ce des échos du morceau « Awaken » du disque « Going for the One », du groupe Yes ?

 

3.
« L'infini humain périt à tout moment. Qui n'atteint la superficie immense ou l'éphémère pelouse sur laquelle a lieu sa dislocation ? »
(René Char, « Scène de Moustiers »)
Si « l'infini humain périt à tout moment », cela signifie-t-il que :

 

- Aucune guerre n'est jamais vraiment gagnée et donc le président Trump peut aller se brosser ; il ne vaincra jamais réellement le régime des mollahs iraniens qu'on va se taper un choc pétrolier direct au stomach ?
- Aucune guerre n'est jamais vraiment perdue et donc le président Trump pourra continuer longtemps de porter sa casquette USA et de jouer au golf le week-end tandis que des choses et des gens exploseront éclatés démembrés de ci de là ?
- L'éphémère pelouse grouille de remuants.

 

4.
« Non, la peste n'avait rien à voir avec les grandes images exaltantes qui avaient poursuivi le docteur Rieux au début de l'épidémie. »
(Albert Camus, « La Peste »)
Pourquoi la peste n'avait-elle rien à voir ?

 

- Parce que la peste est aveugle et frappe donc aveuglément.
- Parce qu'il n'y avait rien à la téloche que des rediffusions de vieilles séries policières qui plombent les paupières.
- Parce que les « grandes images exaltantes », le docteur Rieux les avait chutées, déchirées, charcutées, répudiées, jetées.  
 

 

5.
« Seemed almost as if it knew we were here », said he. »
(Conan Doyle, « When the World Screamed »)
Quoi donc qu'ça dit ?

 

- Coin-coin épicétou.
- Que des fois dans les choses  il y a on ne sait quoi qu'on dirait que ce on ne sait quoi sait parfaitement qu'on est là comme c'est étrange.
- Que la Terre hurle hurle hurle n'est qu'un long hurlement dans les espaces infinis qui s'en tamponnent, oreille sourde et chair triste.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 mars 2026.

27 février 2026

EMILE, DANA, L’AUTRE    

EMILE, DANA, L’AUTRE    

 

1.
Au chapitre 11 de « Courir », rappelant les difficultés rencontrées par Emil Zatopek pour participer à certaines compétitions, Jean Echenoz nous rappelle que les autorités du Bloc Est se méfiaient du Bloc Ouest au point de craindre que leurs sportifs (mais aussi leurs artistes) participant à des compétitions ou des concerts au-delà du « rideau de fer » fassent défection et demandent l’asile politique. Bon des fois, ils étaient un peu poussés vers la sortie, les artistes (mais pas les sportifs) et c’est ainsi que Nina Hagen devint Nina Hagen.

 

2.
Si Emile avait fait défection et avait profité d’une compétition à l’Ouest pour demander l’asile politique, aurait-il été : 

-    Un déserteur et c’était vu par le Bloc Est comme pas beau vraiment, affreux ?
-    Un dissident et c’était vu par le Bloc Est comme très vilain ?
-    Un transfuge et c’était vu par le Bloc Est comme pas à faire ?
-    Un réfugié politique et c’était vu par le Bloc Est comme pas du tout recommandé ?
-    Un fourvoyé parce qu’il fallait drôlement se fourvoyer pour quitter le « paradis socialiste » où la Sécurité d’Etat veillait à ce que vous ne vous fourvoyiez pas tandis qu’à l’Ouest, vous pouviez vivre sans que personne ne se soucie de vous, et libre donc d’aller vous fourvoyer là où vous voulez vous fourvoyer ?

 

3.
« Il [Emil Zatopek] devient le premier homme dans l’histoire universelle à courir plus de vingt kilomètres en une heure. »
(Jean Echenoz, « Courir », ch. 11)

 

Dans l’expression « l’histoire universelle », le mot « universelle » a-t-il pour nature et fonction : 

-    Adjectif qualificatif attribut du nom « histoire » (et qui a tri-bu tri- boira) ?
-    Adjectif d’universalité épithète du nom « histoire » ?
-    Adjectif qualificatif épithète du nom « histoire » ?

 

4.
Il y a, au chapitre 11 du « Courir », de Jean Echenoz, un paragraphe qui évoquant l’élimination des opposants au régime du président Gottwald, soutenu par l’URSS (cf les Procès de Prague, (1952)) a recours au champ lexical du théâtre (« grand spectacle » ; « dramaturgie » ; « décors et costumes » ; « public » ; « rôles » ; « livret de mise en scène » ; « progression dramatique » ; « applaudissements nourris, nombreux rappels »).
Tous acteurs, y compris les accusés, d’une comédie macabre qui finit par la pendaison des condamnés. L’Histoire, un théâtre où l’on assassine pour de bon. Et ce qui concerne les dictatures concerne aussi les démocraties. Mise en scène et dialogues diffèrent mais le résultat est le même : les salauds gagnent et les innocents sont sacrifiés. Un exemple en 2026 ? l’affaire Epstein. La politique est une saloperie.
 

 

5.
« Ce qui représente une forte quantité d’entretiens préalables, de questionnaires, de formulaires à remplir en plusieurs exemplaires, de signatures et de tampons.
(Jean Echenoz, « Courir », ch.11) 

 

Par quel nom désigne-t-on l’ensemble des démarches administratives, qui, lorsqu’elles sont très nombreuses, visent à décourager ou à freiner les demandes ? 
-    La méritocratie et tout ce qui s’ensuit et le mot prête à rire surtout quand il s’agit de faire la promotion de cette usine à technocrates crétins que sont les différentes officines Sciences Po ?
-    La bureaucratie et tout ce qui s’ennuie et le mot prête à rire surtout lorsqu’on voit la manière dont, via Parcours Sup, on envoie les bacheliers se faire frire un œuf dans des formations qu’ils n’ont même pas demandées ?
-    La technocratie et tout ce qui s’enfuit et le mot prête à rire surtout lorsque l’on voit les efforts déployés par le ministère de l’Education Nationale pour justifier nos miraculeux taux de réussite au baccalauréat, - ah si je vous assure, ça tient du miracle, laïque peut-être, mais miracle tout de même.

 

6.
27 février 2026. J’entends ce matin que la France pourrait manquer d’assistantes maternelles et d’agriculteurs (l’élevage se porte mal). Je note que, grâce à la massification de l’enseignement supérieur, la France ne manque en tout cas pas de sociologues pour nous expliquer pourquoi nous manquons de médecins, de magistrats, d’enseignants, d’assistantes maternelles et d’agriculteurs, et que votre fille est muette, cela va de soi, puisqu’elle ne parle pas.

 

7.
Que pensez-vous de la vie d’Emile telle qu’elle est racontée par sa compagne Dana à « l’envoyé spécial » qui a enfin obtenu toutes les autorisations nécessaires lui permettant d’interviewer Emile (le double fictionnel d’Emil Zatopek dans le roman « Courir », de Jean Echenoz ») même qu’Emile n’est pas là, mais Dana, secondée par une joviale et soudaine colocataire « attentive, attentionnée, prévenante et qui ne la quitte jamais », va se faire un plaisir de tout lui raconter, à l’envoyé spécial, de la vie quotidienne d’Emile. ? 
-    C’est une vie exemplaire telle qu’on en voit à la télé ou dans les livres genre la vie de Jack Lang présentée et commentée par Jack Lang ?
-    C’est une vie fabriquée telle qu’on en voit à la télé ou dans les livres sur Jack Lang écrits par Jack Lang ?
-    C’est une vie impossible mais, comme chacun sait, pour un homme comme Jack Lang, l’impossible n’est que fiction et entre la réalité et la fiction, qu’y a-t-il, sinon Jack Lang lui-même ?

 

8.
Comment caractériser l’état d’esprit de « l’envoyé spécial » du chapitre 11 du roman « Courir », de Jean Echenoz ?
-    Lunaire, car l’envoyé spécial est sur la Lune (et cela bien avant les Américains) ?
-    Les termes « ravi, enchanté, enthousiaste » montrent que l’envoyé spécial est très content d’avoir toutes ces informations sur le très populaire Emile (dans son jardin aussi il a des salades) ?
-    Ce journaliste semble très naïf car cette vie quotidienne d’Emile est peut-être trop belle pour être absolument vraie ?
-    En vrai, il s’en fiche (d’ailleurs, ça ne l’a pas empêché de mourir) ?

 

9.
Les Jeux olympiques d’Helsinki eurent lieu : 
-    En 1968, et furent organisés par le très jeune et brillant Donald Trump ?
-    En 1952, et furent organisés par la grand-mère de Donald Trump ?
-    N’ont jamais eu lieu mais Donald Trump y songe sérieusement (à condition qu’il puisse avoir une médaille d’or, peu importe la discipline, il n’est pas difficile) ?

 

10.
Le dernier paragraphe du chapitre 11 du « Courir », de Jean Echenoz, nous apprend qu’il faut toujours se méfier de tout, que l’habit ne fait pas l’enseignante en école ménagère, qu’au début des années 50, les agents de la Sécurité d’Etat tchécoslovaque roulaient en Talraplan T600 bleu nuit et que ceux qui pensent que l’Etat tout puissant est une solution préparent les dictatures à venir.

 

11.
Quel sens donnez-vous au mot « autre » employé par l’auteur (Jean Echenoz) dans les phrases « Dana se tourne vers l’autre » et « l’autre ôte ses masques d’enseignante et de colocataire » ? 

 

-    L’autre désigne ici celle qui reste étrangère à la vie d’Emile et de Dana (d’ailleurs, l’autre est tellement autre que plus autre qu’elle, cela s’appelle une rencontre du troisième type) ?
-    L’autre désigne ici celle qui est « autre » que ce qu’elle paraît être (et même dans un miroir elle ne se reconnaît que lorsqu’elle porte un masque) ?
-    L’autre est une espionne, un agent de renseignement au service de la Sécurité d’Etat et donc est autrement que tout le monde ; elle est inéluctablement différente (mais elle finira bien par disparaître, allez) ?

 

12.
C’est entendu, l’Etat Macron, les soc-déms, tout ça c’est de la démocratie formelle et nos libertés sont souvent illusoires, mais Mélenchon et Bardella, ce serait encore plus formel que donc :
Salariés, si vous voulez travailler toujours plus pour gagner moins et toujours moins de droits, alors votez Bardella.
Salariés, si vous voulez travailler toujours plus pour gagner un argent qui aura de moins en moins de valeur et toujours moins de libertés, votez Mélenchon. 
La différence entre « moins de droits » et moins de libertés », c’est qu’avec l’extrême-droite, vos droits seront contestés, voire supprimés au profit d’un haut patronat ultra-libéral économiquement et néo-conservateur socialement cependant qu’avec l’extrême-gauche, vos libertés seront officiellement garanties mais en fait étonnamment restreintes en raison des nécessités d’une raison d’Etat omnipotent, omniscient, omniprésent. 

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 27 février 2026.

 

22 février 2026

PLANTE SPHINGE SOPHIE

PLANTE SPHINGE SOPHIE
Notes de lecture sur les pages 166-167 de « Sophie, la mer et la nuit », de Jacques Sternberg (Le Livre de poche 5074, 1978).

 

A la page 166, il est question de quelqu'un qui « bougeait si peu » qu'elle pouvait même « observer une totale immobilité ». J'ai pensé à une féline, une fauve, une féroce impassible, une sphinge parce que j'aime bien le mot sphinge, qui est le féminin de sphinx, qu'on le trouve dans Apollinaire, je crois bien, le mot « sphinge » et le mot « sphingerie » aussi je crois. 
Après le narrateur, il dit qu'il a l'impression d'être « souterrainement aspiré vers elle » et je me suis pensé (car je me pense beaucoup) qu'être « souterrainement aspiré vers » une sphinge, à tous les coups on était dans un roman d'heroîc-fantasy et que le magicien n'allait pas tarder à jaillir dans le texte avec ses occultes imprécations, son bâton qu'il change en serpent, et tout un tas d'êtres aussi difformes qu'inquiétants et pleins de dents.
D'ailleurs, la sphinge s'appelle Sophie et elle lui demande après si, des fois, - elle parle  au narrateur -, il n'a toujours pas peur d'elle que moi, si quelqu'un me disait cela, je m'enfuirais en courant avec mes jambes et mes bras, surtout si c'est une sphinge. Mais le narrateur, il pense que non et en profite pour que l'auteur glisse un petit paragraphe poétique, je cite :
« C'était non. Le vent, cette nuit, me faisait toujours plus peur. Il me paraissait plus réel que l'hypothèse, trop poétique pour être nette, d'une Sophie dangereusement végétale. »
La sphinge serait donc une plante.
Une belle plante qui parle.
Après, dans le reste de la page, il est question de vaches, et voilà.

 

A la page 167, le narrateur s'est endormi et l'on pense que c'est la sphinge qui l'a endormi avec quelque parole magique. Je crois, elle lui a parlé de cinéma d'art et d'essai.
Le narrateur donc se réveille et la chambre est vide parce que le narrateur y est tout seul.
Et ça, c'est parce que la sphinge est au bord de la plage. Le sable est « noir ». Les vagues sont « noires ». Le ciel est « noir ». Il y a une métaphore parce que les vagues mordent le sable car elles ont « d'immenses mâchoires blafardes d'écume ». Alors, le professeur est content et il dit que c'est bien écrit.
Le narrateur, il est assez étonné car dans ce paysage de « cauchemar », qu'on dirait une gravure fantastique à la Dürer, parce que dans ces cas-là, c'est toujours Dürer qu'on dit, même si on n'a pas regardé sur l'ordinateur à quoi ça ressemble une gravure de Dürer, la plante-sphinge qui s'appelle Sophie est tout à fait « détendue », « souriante », à l'aise malgré qu'elle soit « détrempée » à attraper la mauvaise soupe, et à voilpé dis donc comme dans un magazine de charme.
Après, à la fin de la page, Sophie dit qu'elle a « été assez loin ».
Je pense, Sophie, elle doit être du Nord-Pas-de-Calais, parce que c'est surtout dans le Nord-Pas-de-Calais qu'on dit « J'ai été » pour « Je suis allé ».
Heureusement, Hercule Poirot n'était pas là, car sinon, il en aurait bourré sa pipe à Maigret.

 

Patrice Houzeau,
Malo, le 22 février 2026.

22 février 2026

SANS COQ NI ÂNE MAIS TOUT DE MÊME

SANS COQ NI ÂNE MAIS TOUT DE MÊME

 

1.
« dans le fait que la volonté veut le bien. »
(Hegel)

 

Défois, la volonté veut le bien mais parfois elle veut le mal parce qu'elle se dit – la volonté se dit des choses - que c'est mieux pour elle que ça soit comme ça ; c'est comme ça qu'ça finit toujours par se friter.

 

2.
« La lune blanche
Luit dans les bois ; »
(Verlaine)

 

Quand la lune est blanche, on la voit bien. Surtout si on la regarde. Si on ne la regarde pas, la lune en profite pour faire des grimaces dans votre dos, se payer votre tête et vous tirer la langue.

 

3.
« Parmi les sorties violentes d'étoiles »
(René Char)

 

Faut-il se méfier des sorties d'étoiles ? Elles peuvent s'avérer violentes, dit-on, mais c'est assez rare. On a plus souvent l'occasion d'être piétiné par la sortie d'un troupeau de députés que par un jaillissement stellaire. Prudence, cependant, qui est mère des lunettes.

 

4.
« Rien ne rend modeste, pas même la vue d'un cadavre. »
(Cioran, « Écartèlement »)

 

Rien à faire, quand on s'ennuie, on n'arrive pas à s’intéresser à autre chose qu'à son ennui et ne rien faire, c'est ne rien faire d'autre que se regarder ne rien faire. Cela rend-il conscient que nous avons certainement mieux à faire ? Cela rend-il modeste ? Même pas. Cela exacerbe notre ennui. Il ne faudrait pas que j'oublie mes champignons. Je vais les faire ce soir.

 

5.
Le gauchisme n'est pas une maladie mentale, mais certains, ils sont tout de même bien atteints – Le nom de code de l'Abbé Pierre était-il l'Abbé Biloute? - Elon Musk a-t-il conscience d'être Elon Musk ? - Les UFOFiles déclassifiés mangent-ils du foin ?

 

6.
Il faut se rendre à l'évidence, le monde est aussi creux que la Terre est plate -
Fleur du matin n'efface pas le chagrin (de riz) – A force de toujours changer de main, il arrive qu'on se mélange les pinceaux (de puce) – POTUS Trump va-t-il déclassifier les TrumpFiles ?

 

7.
J'ai beaucoup aimé les films de Jerry Lewis mais j'ai mis longtemps à aimer les betteraves – Maintenant qu'elle est morte, je trouve qu'elle chante moins bien (il n'est pas donné à tout le monde d'avoir une voix d'outre-tombe) – Macron est-il en même temps lui et son contraire ?

 

8.
Luc Ferry a-t-il toujours les dents tellement blanches et Jack Lang porte-t-il une moumoute ? (et si oui, l'a-t-il payée, ou se l'est-il fait offrir par Jérôme Cahuzac?) - L'ennui à répétition est-il une forme de dépression – A chaque jour suffit son lendemain.

 

9.
Le cerveau de Poutine s'appelle-t-il Lavrov et le cerveau de Lavrov est-il un chien ? - C'est moi qui parle en ce moment et si ce n'est pas moi, c'est que je mens – Les trous poussent-ils à l'envers ? - Les oiseaux se cachent-ils pour se fiche de nous ?

 

10.
J'ai plus de chances de manger des pâtes au jambon que de gagner au loto - Sans être spécialement conspirationniste, l'affaire Krasnov-Trump + l'affaire Epstein, ça fait beaucoup quand même (d'ailleurs, le prix du beurre a encore augmenté).

 

11.
Est-on sûr que ce ne sont pas les IA qui nous ont créés il y a des milliards d'années, et cela dans un but purement scientifique, cela va de soi ? - Je suis pour l'Interruption Volontaire de Grossesse et pour la peine de mort (cela fait de moi un Français de modèle courant).

 

12.
Trump est-il Trump ou bien nous fait-il croire qu'il est Trump ? - Si je me souviens bien, le passé, c'était hier, n'est-ce pas ? - Il faut toujours garder ses lunette, des fois qu'elles changeraient de point de vue, ou de nez, ou de dimension.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 février 2026.

21 février 2026

DES FLEURS POUR LA SAINT-ZUT

DES FLEURS POUR LA SAINT-ZUT

 

« La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs »
(Mallarmé, « Apparition »)

 

La lune, je ne crois pas qu'elle soit aussi bête qu'on le dit qu'on dit « con comme la lune » et c'est pas gentil. La
Lune, elle n'est pas plus bête que mes pieds, lesquels portent des chaussettes, alors que la lune non. Je ne sais pas si elle
S'attristait la lune, que ça, qu'elle s'attristait la lune, c'est le poète qui le dit, que ce que disent les poètes, c'est joli souvent mais ça ne beurre pas les tartines et on en apprend moins sur la nature humaine que dans les romans de Simenon par exemple, qu'on se dit ah tiens ça ne m'étonne pas, mais comment fait-il ça, quelle profondeur, et puis on referme le roman et on est bien content de l'avoir lu.

 

Des séraphins, ce sont des « anges musiciens », me dit une note des Classiques Larousse car ils savent beaucoup de choses, les Classiques Larousse, tandis que les
Séraphins ils font de la musique, et la musique des anges séraphins, je ne sais pas trop à quoi ça ressemble, que ça ne ressemble sans doute pas au boumboumboum qui fait s'agiter sottes et sots dans les boîtes. En tout cas, elle devait être très triste, la musique parce qu'ils étaient
En pleurs, les séraphins et comme ils étaient en
Pleurs, les séraphins, je me dis que ça ne vaut peut-être pas le coup d'écouter de la musique si elle fait pleurer que rien qu'à regarder les tronches à carnaval de nos politiques, moi, ça ne me donne pas tellement envie de rire (ni de voter).

 

Rêvant, qu'ils étaient les séraphins, et je me demande de quelle étoffe sont faits les songes des anges, lesquels ont chacun 
L'archet dont on fait les instruments dont on joue avec un archet car on a beau essayer, il est très difficile de faire une omelette si l'on n'a ni œufs, ni champignons et que les poules sont encore loin.

 

Aux beaux jours, en général, les gens sortent de chez eux pour prendre le soleil et des nouvelles des autres. Les gens ont des 
Doigts, et ça c'est parce qu'ils ont des mains et avec leurs mains, ils travaillent, pour ceux qui travaillent, ou se tournent les pouces, pour ceux qui se tournent les pouces. Il y a aussi ceux qui se servent de leurs mains pour assassiner et alors on dit que ce sont les mains des assassins et certains votent pour eux. 

 

Dans la musique, il y a beaucoup de belles choses mais il faut avoir ses deux oreilles pour bien l'écouter. La musique, c'est bien, mais on peut très bien s'en passer la plupart du temps, sauf pour les philosophes et les chanteurs et chanteuses de variétés parce que ça leur donne l'occasion d'écrire des choses dont on parle à la radio. Moi, j'aime bien la musique, mais j'en écoute de moins en moins rapport à mes écoutilles de moins en moins performantes au fur et à mesure qu'il me rabote, 
Le temps.

 

Calme, calme, je me dit quelquefois quand je me dis que je suis énervé.
Des fois, je suis énervé alors je me dis Calme, calme car des fois je me répète. Après, je vais acheter des 
Fleurs pour la Saint-Zut, mais ça, c'est juste le jour de la Saint-Zut.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 février 2026.

Publicité
BREFS ET AUTRES
  • Blogs de brefs, ça cause humeur du jour, ironie et politique, littérature parfois, un peu de tout en fait en tirant la langue aux grands pompeux et à leurs mots trombones, et puis zut alors!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité