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BREFS ET AUTRES

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26 mars 2026

LA MISS ET LES CORNICHONS

LA MISS ET LES CORNICHONS

 

« Pop ôte le cigare de sa bouche et le regarde d’un drôle d’air :
-    Comment voulez-vous que je sache ce qu’elle a de tatoué sur elle ? »
(Charles Williams traduit par Marcel Duhamel, « Fantasia chez les ploucs »)

 

Pop – il y a défois où je songe aux cornichons, du genre qu’on
Ôte le cornichon d’un bocal.
Le bocal de cornichons, c’est quelque chose. Le
Cigare aussi, c’est quelque chose. Tout moderne et civilisationnel. Le cornichon ne se fume pas.
De sa bouche, on peut l’ôter, le cigare, tandis que le cornichon, après qu’on l’a croqué, dans
Sa bouche qu’il reste. Remarquez que dans sa
Bouche, il y a la langue, laquelle est utile au langage
Et c’est important, la langue, surtout si on veut savoir où se trouve 
Le rayon des cornichons qu’on demande ça à l’employé(e) du supermarché qui vous répond aimablement, comme il se doit. Je
Regarde ce cornichon et me dis qu’il me rappelle quelqu’un.
D’un cornichon qui vous rappelle quelqu’un, on glisse très vite au politique, et c’est moins
Drôle que ça en a l’air, vu que les politiques, qui ne manquent généralement pas
D’air, se débrouillent pour se rendre indispensables (et ça coûte des sous).

 

Comment ils font, les politiques, pour se rendre aussi indispensables, à nous autres, pauvres pommes,
Voulez-vous bien ouvrir les mirettes et
Vous verrez qu’à force de voter lois et règlements et réformes et contre-réformes, y a pas moyen, on est obligé d’en passer par eux et
Que bien sûr qu’ils nous prennent pour des jambons, avec ou sans cornichons.
Je ne sais pas, vous, mais moi j’aime autant pas voter, bien que je
Sache ce qu’il en a coûté à nos aïeux, le combat pour la démocratie, morts et barricades, tout ça,
Ce que l’on apprend à l’école, la République une et indivisible, liberté égalité fraternité, mais bon on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’on vote souvent pour des gens qui s’en mettent plein les fouilles en nous roulant joyeusement dans la farine et
Qu’elle a bon dos, la République, ah oui, qu’elle
A bon dos, la République, qu’il y en a, ça se voit qu’ils nous en préparent, des saloperies, tout ça bien législatif, constitutionnel ou à peu près.

 

De ce fait, que je constate et qui m’agace, je vois itou que je me suis éloigné des cornichons. Quant à ce qu’elle a de
Tatoué sur elle, Miss Caroline Tchou-Tchou, laquelle est ravissante (« une vraie poupée », dit-on) et vadrouille presque nue dans une fiction épatante de Charles Williams même que
Sur « un de ses… euh… »,
Elle aurait, Miss Caroline Tchou-tchou, « un liseron », dis, de tatoué, je n’en dirai pas plus, zavez qu’à lire le livre.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 mars 2026.

 

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25 mars 2026

LA MAISON AU CAMEMBERT suivi de NI NOS ZUT AU MIROIR

LA MAISON AU CAMEMBERT suivi de NI NOS ZUT AU MIROIR

 

« Cela faisait longtemps, si longtemps, soupirait Lorine, égarée dans l'infini de l'air. »
(Katherine E. Quenot, « Blanc comme la nuit »)

 

Cela ne vaut pas le camembert, me dis-je en contemplant quoi donc que je contemplais, je ne sais plus. Cela
Faisait longtemps aussi que je n'avais pas mangé de camembert,
Longtemps, car il est somme toute assez rare que j'achète un camembert pourquoi je ne sais pas.
Si j'aime le camembert ? Bien sûr que j'aime le camembert, avec du pain frais et du beurre, c'est très bon, le camembert mais le fait est que cela faisait
Longtemps que je n'avais pas mangé de camembert. Zut
Soupirait tandis que je soliloquais sur le camembert.
Lorine aussi soupirait. Mais, à vrai dire, je ne connais pas de Lorine et je pense qu'en l’occurrence, Lorine n'était pas là.
Egarée, la Lorine, dis-je en me coupant un morceau de camembert. Ce qui fit hausser les épaules de Zut qui, je pense, ne connaissait pas plus que moi Lorine, d'autant qu'elle n'était pas là. Zut non plus n'était pas là. 
Dans la maison, j'étais donc seul, seul avec mon camembert. Seul dans
L'infini de la maison qui se prolongeait sans cesse en couloirs labyrinthiques que je feignais d'ignorer parce que cela me flanquait la trouille.
De ce camembert, maintenant il ne reste plus rien, et la maison, en
L'air qu'elle est, évaporée, dissoute, disparue et cela fait longtemps maintenant, si longtemps que je flotte dans des couloirs aux murs évanescents qui se prolongent sans cesse à l'infini tandis que je songe au goût perdu du camembert et d'autres choses aussi.

 

NI NOS ZUT AU MIROIR

 

« Le miroir avait brisé tous ses sujets. On ne frète pas le vent ni ne descend le cours de la tempête. »
(René Char, « Récit écourté »)

 

Le miroir étant absent, Zut ne se voyait plus. Zut ! se dit Zut constatant l'absence du
Miroir, lequel, démarré, était apparemment parti mirer ailleurs. Il y
Avait pourtant bien un miroir ici, se dit Zut, déconfite, défaite, suspicieuse. Je ne l'ai pourtant point
Brisé car cela fait longtemps que je ne brise plus les miroirs.
Tous les autres meubles sont pourtant là. Rien n'a changé, sauf que le miroir a disparu. C'est incongru, se dit Zut qui pourtant s'était bien vue et reconnue, elle et tous
Ses membres (bras, jambes, fesses et seins) pas plus tard qu'hier dans ce miroir maintenant disparu. Parmi tous les
Sujets qui occupèrent l'esprit de Zut ce jour-là (le souci des chaussettes à sécher, celui des livres à ranger, des girafes à peigner, des violons à accorder, et d'autres aussi), celui du miroir évanoui l'occupa obscurément mais obstinément.

 

On ne ne sait pas ce qu'il est advenu du miroir. Nul
Ne peut le dire, ce qu'il est advenu du miroir. Un miroir ne se
Frète pas comme on frète un navire, un canon, un conflit.
Pas plus que le vent, le miroir ne se frète. Il ne se fripe pas non plus, pas plus qu'on l'épluche ou qu'on en fait des frites.

 

Le temps que Zut considère tout ceci - que je viens d'écrire -, le
Vent se mit à souffler très fort et comme j'avais changé de sujet,
Ni le miroir disparu ni les soucis de Zut ne m'occupèrent plus longtemps l'esprit.
Ne vous en étonnez pas car de même que l'escalier 
Descend à la cave, de même je me mis à penser illico que
Le temps passe et nous rapproche du moment où nous n'aurons plus
Cours et, dès lors, dissous dans l'air, nous n'aurons pas plus 
De conscience qu'une boîte de camembert.
La gigote ne nous concernera plus, ni folie, ni raison, et la
Tempête continuera de souffler sans nous, ni nos apparences, ni nos Zut, ni nos miroirs, ni nos Zut au miroir.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 mars 2026.

15 mars 2026

DANS LA PLAINE QUOI QUI S'PASSE ?

DANS LA PLAINE QUOI QUI S'PASSE ?

 

1.
« Dans la plaine
Naît un bruit.
C'est l'haleine
De la nuit.
Elle brame 
Comme une âme
Qu'une flamme 
Toujours suit. »
(Victor Hugo, « Les djinns »)
Cette strophe du grand Totor signifie-t-elle que :

 

- La nuit devrait se brosser les dents plus souvent ?
- Que l'âme brame quand cherre la chevillette ?
- Qu'il s'en passe des choses dans la plaine, qu'on croit qu'on sait mais qu'on sait pas ?

 

2.
« L'un des jeux rend l'écho d'une manière si aérienne, que l'on suit l'écho dans les lointains, et qu'il se perd dans l'espace. »
(Vivant Denon cité par Philippe Sollers dans « Le Cavalier du Louvre »)
Qu'est-ce donc qui est ici évoqué ?

 

- Le turlututu du chapeau pointu dans les luminescences azurées ?
- Le flux et le reflux des mers virides s'agitant dans des sonorités rimbaldiennes ? 
- La discographie de Pink Floyd, ou serait-ce des échos du morceau « Awaken » du disque « Going for the One », du groupe Yes ?

 

3.
« L'infini humain périt à tout moment. Qui n'atteint la superficie immense ou l'éphémère pelouse sur laquelle a lieu sa dislocation ? »
(René Char, « Scène de Moustiers »)
Si « l'infini humain périt à tout moment », cela signifie-t-il que :

 

- Aucune guerre n'est jamais vraiment gagnée et donc le président Trump peut aller se brosser ; il ne vaincra jamais réellement le régime des mollahs iraniens qu'on va se taper un choc pétrolier direct au stomach ?
- Aucune guerre n'est jamais vraiment perdue et donc le président Trump pourra continuer longtemps de porter sa casquette USA et de jouer au golf le week-end tandis que des choses et des gens exploseront éclatés démembrés de ci de là ?
- L'éphémère pelouse grouille de remuants.

 

4.
« Non, la peste n'avait rien à voir avec les grandes images exaltantes qui avaient poursuivi le docteur Rieux au début de l'épidémie. »
(Albert Camus, « La Peste »)
Pourquoi la peste n'avait-elle rien à voir ?

 

- Parce que la peste est aveugle et frappe donc aveuglément.
- Parce qu'il n'y avait rien à la téloche que des rediffusions de vieilles séries policières qui plombent les paupières.
- Parce que les « grandes images exaltantes », le docteur Rieux les avait chutées, déchirées, charcutées, répudiées, jetées.  
 

 

5.
« Seemed almost as if it knew we were here », said he. »
(Conan Doyle, « When the World Screamed »)
Quoi donc qu'ça dit ?

 

- Coin-coin épicétou.
- Que des fois dans les choses  il y a on ne sait quoi qu'on dirait que ce on ne sait quoi sait parfaitement qu'on est là comme c'est étrange.
- Que la Terre hurle hurle hurle n'est qu'un long hurlement dans les espaces infinis qui s'en tamponnent, oreille sourde et chair triste.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 mars 2026.

27 février 2026

EMILE, DANA, L’AUTRE    

EMILE, DANA, L’AUTRE    

 

1.
Au chapitre 11 de « Courir », rappelant les difficultés rencontrées par Emil Zatopek pour participer à certaines compétitions, Jean Echenoz nous rappelle que les autorités du Bloc Est se méfiaient du Bloc Ouest au point de craindre que leurs sportifs (mais aussi leurs artistes) participant à des compétitions ou des concerts au-delà du « rideau de fer » fassent défection et demandent l’asile politique. Bon des fois, ils étaient un peu poussés vers la sortie, les artistes (mais pas les sportifs) et c’est ainsi que Nina Hagen devint Nina Hagen.

 

2.
Si Emile avait fait défection et avait profité d’une compétition à l’Ouest pour demander l’asile politique, aurait-il été : 

-    Un déserteur et c’était vu par le Bloc Est comme pas beau vraiment, affreux ?
-    Un dissident et c’était vu par le Bloc Est comme très vilain ?
-    Un transfuge et c’était vu par le Bloc Est comme pas à faire ?
-    Un réfugié politique et c’était vu par le Bloc Est comme pas du tout recommandé ?
-    Un fourvoyé parce qu’il fallait drôlement se fourvoyer pour quitter le « paradis socialiste » où la Sécurité d’Etat veillait à ce que vous ne vous fourvoyiez pas tandis qu’à l’Ouest, vous pouviez vivre sans que personne ne se soucie de vous, et libre donc d’aller vous fourvoyer là où vous voulez vous fourvoyer ?

 

3.
« Il [Emil Zatopek] devient le premier homme dans l’histoire universelle à courir plus de vingt kilomètres en une heure. »
(Jean Echenoz, « Courir », ch. 11)

 

Dans l’expression « l’histoire universelle », le mot « universelle » a-t-il pour nature et fonction : 

-    Adjectif qualificatif attribut du nom « histoire » (et qui a tri-bu tri- boira) ?
-    Adjectif d’universalité épithète du nom « histoire » ?
-    Adjectif qualificatif épithète du nom « histoire » ?

 

4.
Il y a, au chapitre 11 du « Courir », de Jean Echenoz, un paragraphe qui évoquant l’élimination des opposants au régime du président Gottwald, soutenu par l’URSS (cf les Procès de Prague, (1952)) a recours au champ lexical du théâtre (« grand spectacle » ; « dramaturgie » ; « décors et costumes » ; « public » ; « rôles » ; « livret de mise en scène » ; « progression dramatique » ; « applaudissements nourris, nombreux rappels »).
Tous acteurs, y compris les accusés, d’une comédie macabre qui finit par la pendaison des condamnés. L’Histoire, un théâtre où l’on assassine pour de bon. Et ce qui concerne les dictatures concerne aussi les démocraties. Mise en scène et dialogues diffèrent mais le résultat est le même : les salauds gagnent et les innocents sont sacrifiés. Un exemple en 2026 ? l’affaire Epstein. La politique est une saloperie.
 

 

5.
« Ce qui représente une forte quantité d’entretiens préalables, de questionnaires, de formulaires à remplir en plusieurs exemplaires, de signatures et de tampons.
(Jean Echenoz, « Courir », ch.11) 

 

Par quel nom désigne-t-on l’ensemble des démarches administratives, qui, lorsqu’elles sont très nombreuses, visent à décourager ou à freiner les demandes ? 
-    La méritocratie et tout ce qui s’ensuit et le mot prête à rire surtout quand il s’agit de faire la promotion de cette usine à technocrates crétins que sont les différentes officines Sciences Po ?
-    La bureaucratie et tout ce qui s’ennuie et le mot prête à rire surtout lorsqu’on voit la manière dont, via Parcours Sup, on envoie les bacheliers se faire frire un œuf dans des formations qu’ils n’ont même pas demandées ?
-    La technocratie et tout ce qui s’enfuit et le mot prête à rire surtout lorsque l’on voit les efforts déployés par le ministère de l’Education Nationale pour justifier nos miraculeux taux de réussite au baccalauréat, - ah si je vous assure, ça tient du miracle, laïque peut-être, mais miracle tout de même.

 

6.
27 février 2026. J’entends ce matin que la France pourrait manquer d’assistantes maternelles et d’agriculteurs (l’élevage se porte mal). Je note que, grâce à la massification de l’enseignement supérieur, la France ne manque en tout cas pas de sociologues pour nous expliquer pourquoi nous manquons de médecins, de magistrats, d’enseignants, d’assistantes maternelles et d’agriculteurs, et que votre fille est muette, cela va de soi, puisqu’elle ne parle pas.

 

7.
Que pensez-vous de la vie d’Emile telle qu’elle est racontée par sa compagne Dana à « l’envoyé spécial » qui a enfin obtenu toutes les autorisations nécessaires lui permettant d’interviewer Emile (le double fictionnel d’Emil Zatopek dans le roman « Courir », de Jean Echenoz ») même qu’Emile n’est pas là, mais Dana, secondée par une joviale et soudaine colocataire « attentive, attentionnée, prévenante et qui ne la quitte jamais », va se faire un plaisir de tout lui raconter, à l’envoyé spécial, de la vie quotidienne d’Emile. ? 
-    C’est une vie exemplaire telle qu’on en voit à la télé ou dans les livres genre la vie de Jack Lang présentée et commentée par Jack Lang ?
-    C’est une vie fabriquée telle qu’on en voit à la télé ou dans les livres sur Jack Lang écrits par Jack Lang ?
-    C’est une vie impossible mais, comme chacun sait, pour un homme comme Jack Lang, l’impossible n’est que fiction et entre la réalité et la fiction, qu’y a-t-il, sinon Jack Lang lui-même ?

 

8.
Comment caractériser l’état d’esprit de « l’envoyé spécial » du chapitre 11 du roman « Courir », de Jean Echenoz ?
-    Lunaire, car l’envoyé spécial est sur la Lune (et cela bien avant les Américains) ?
-    Les termes « ravi, enchanté, enthousiaste » montrent que l’envoyé spécial est très content d’avoir toutes ces informations sur le très populaire Emile (dans son jardin aussi il a des salades) ?
-    Ce journaliste semble très naïf car cette vie quotidienne d’Emile est peut-être trop belle pour être absolument vraie ?
-    En vrai, il s’en fiche (d’ailleurs, ça ne l’a pas empêché de mourir) ?

 

9.
Les Jeux olympiques d’Helsinki eurent lieu : 
-    En 1968, et furent organisés par le très jeune et brillant Donald Trump ?
-    En 1952, et furent organisés par la grand-mère de Donald Trump ?
-    N’ont jamais eu lieu mais Donald Trump y songe sérieusement (à condition qu’il puisse avoir une médaille d’or, peu importe la discipline, il n’est pas difficile) ?

 

10.
Le dernier paragraphe du chapitre 11 du « Courir », de Jean Echenoz, nous apprend qu’il faut toujours se méfier de tout, que l’habit ne fait pas l’enseignante en école ménagère, qu’au début des années 50, les agents de la Sécurité d’Etat tchécoslovaque roulaient en Talraplan T600 bleu nuit et que ceux qui pensent que l’Etat tout puissant est une solution préparent les dictatures à venir.

 

11.
Quel sens donnez-vous au mot « autre » employé par l’auteur (Jean Echenoz) dans les phrases « Dana se tourne vers l’autre » et « l’autre ôte ses masques d’enseignante et de colocataire » ? 

 

-    L’autre désigne ici celle qui reste étrangère à la vie d’Emile et de Dana (d’ailleurs, l’autre est tellement autre que plus autre qu’elle, cela s’appelle une rencontre du troisième type) ?
-    L’autre désigne ici celle qui est « autre » que ce qu’elle paraît être (et même dans un miroir elle ne se reconnaît que lorsqu’elle porte un masque) ?
-    L’autre est une espionne, un agent de renseignement au service de la Sécurité d’Etat et donc est autrement que tout le monde ; elle est inéluctablement différente (mais elle finira bien par disparaître, allez) ?

 

12.
C’est entendu, l’Etat Macron, les soc-déms, tout ça c’est de la démocratie formelle et nos libertés sont souvent illusoires, mais Mélenchon et Bardella, ce serait encore plus formel que donc :
Salariés, si vous voulez travailler toujours plus pour gagner moins et toujours moins de droits, alors votez Bardella.
Salariés, si vous voulez travailler toujours plus pour gagner un argent qui aura de moins en moins de valeur et toujours moins de libertés, votez Mélenchon. 
La différence entre « moins de droits » et moins de libertés », c’est qu’avec l’extrême-droite, vos droits seront contestés, voire supprimés au profit d’un haut patronat ultra-libéral économiquement et néo-conservateur socialement cependant qu’avec l’extrême-gauche, vos libertés seront officiellement garanties mais en fait étonnamment restreintes en raison des nécessités d’une raison d’Etat omnipotent, omniscient, omniprésent. 

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 27 février 2026.

 

22 février 2026

PLANTE SPHINGE SOPHIE

PLANTE SPHINGE SOPHIE
Notes de lecture sur les pages 166-167 de « Sophie, la mer et la nuit », de Jacques Sternberg (Le Livre de poche 5074, 1978).

 

A la page 166, il est question de quelqu'un qui « bougeait si peu » qu'elle pouvait même « observer une totale immobilité ». J'ai pensé à une féline, une fauve, une féroce impassible, une sphinge parce que j'aime bien le mot sphinge, qui est le féminin de sphinx, qu'on le trouve dans Apollinaire, je crois bien, le mot « sphinge » et le mot « sphingerie » aussi je crois. 
Après le narrateur, il dit qu'il a l'impression d'être « souterrainement aspiré vers elle » et je me suis pensé (car je me pense beaucoup) qu'être « souterrainement aspiré vers » une sphinge, à tous les coups on était dans un roman d'heroîc-fantasy et que le magicien n'allait pas tarder à jaillir dans le texte avec ses occultes imprécations, son bâton qu'il change en serpent, et tout un tas d'êtres aussi difformes qu'inquiétants et pleins de dents.
D'ailleurs, la sphinge s'appelle Sophie et elle lui demande après si, des fois, - elle parle  au narrateur -, il n'a toujours pas peur d'elle que moi, si quelqu'un me disait cela, je m'enfuirais en courant avec mes jambes et mes bras, surtout si c'est une sphinge. Mais le narrateur, il pense que non et en profite pour que l'auteur glisse un petit paragraphe poétique, je cite :
« C'était non. Le vent, cette nuit, me faisait toujours plus peur. Il me paraissait plus réel que l'hypothèse, trop poétique pour être nette, d'une Sophie dangereusement végétale. »
La sphinge serait donc une plante.
Une belle plante qui parle.
Après, dans le reste de la page, il est question de vaches, et voilà.

 

A la page 167, le narrateur s'est endormi et l'on pense que c'est la sphinge qui l'a endormi avec quelque parole magique. Je crois, elle lui a parlé de cinéma d'art et d'essai.
Le narrateur donc se réveille et la chambre est vide parce que le narrateur y est tout seul.
Et ça, c'est parce que la sphinge est au bord de la plage. Le sable est « noir ». Les vagues sont « noires ». Le ciel est « noir ». Il y a une métaphore parce que les vagues mordent le sable car elles ont « d'immenses mâchoires blafardes d'écume ». Alors, le professeur est content et il dit que c'est bien écrit.
Le narrateur, il est assez étonné car dans ce paysage de « cauchemar », qu'on dirait une gravure fantastique à la Dürer, parce que dans ces cas-là, c'est toujours Dürer qu'on dit, même si on n'a pas regardé sur l'ordinateur à quoi ça ressemble une gravure de Dürer, la plante-sphinge qui s'appelle Sophie est tout à fait « détendue », « souriante », à l'aise malgré qu'elle soit « détrempée » à attraper la mauvaise soupe, et à voilpé dis donc comme dans un magazine de charme.
Après, à la fin de la page, Sophie dit qu'elle a « été assez loin ».
Je pense, Sophie, elle doit être du Nord-Pas-de-Calais, parce que c'est surtout dans le Nord-Pas-de-Calais qu'on dit « J'ai été » pour « Je suis allé ».
Heureusement, Hercule Poirot n'était pas là, car sinon, il en aurait bourré sa pipe à Maigret.

 

Patrice Houzeau,
Malo, le 22 février 2026.

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22 février 2026

SANS COQ NI ÂNE MAIS TOUT DE MÊME

SANS COQ NI ÂNE MAIS TOUT DE MÊME

 

1.
« dans le fait que la volonté veut le bien. »
(Hegel)

 

Défois, la volonté veut le bien mais parfois elle veut le mal parce qu'elle se dit – la volonté se dit des choses - que c'est mieux pour elle que ça soit comme ça ; c'est comme ça qu'ça finit toujours par se friter.

 

2.
« La lune blanche
Luit dans les bois ; »
(Verlaine)

 

Quand la lune est blanche, on la voit bien. Surtout si on la regarde. Si on ne la regarde pas, la lune en profite pour faire des grimaces dans votre dos, se payer votre tête et vous tirer la langue.

 

3.
« Parmi les sorties violentes d'étoiles »
(René Char)

 

Faut-il se méfier des sorties d'étoiles ? Elles peuvent s'avérer violentes, dit-on, mais c'est assez rare. On a plus souvent l'occasion d'être piétiné par la sortie d'un troupeau de députés que par un jaillissement stellaire. Prudence, cependant, qui est mère des lunettes.

 

4.
« Rien ne rend modeste, pas même la vue d'un cadavre. »
(Cioran, « Écartèlement »)

 

Rien à faire, quand on s'ennuie, on n'arrive pas à s’intéresser à autre chose qu'à son ennui et ne rien faire, c'est ne rien faire d'autre que se regarder ne rien faire. Cela rend-il conscient que nous avons certainement mieux à faire ? Cela rend-il modeste ? Même pas. Cela exacerbe notre ennui. Il ne faudrait pas que j'oublie mes champignons. Je vais les faire ce soir.

 

5.
Le gauchisme n'est pas une maladie mentale, mais certains, ils sont tout de même bien atteints – Le nom de code de l'Abbé Pierre était-il l'Abbé Biloute? - Elon Musk a-t-il conscience d'être Elon Musk ? - Les UFOFiles déclassifiés mangent-ils du foin ?

 

6.
Il faut se rendre à l'évidence, le monde est aussi creux que la Terre est plate -
Fleur du matin n'efface pas le chagrin (de riz) – A force de toujours changer de main, il arrive qu'on se mélange les pinceaux (de puce) – POTUS Trump va-t-il déclassifier les TrumpFiles ?

 

7.
J'ai beaucoup aimé les films de Jerry Lewis mais j'ai mis longtemps à aimer les betteraves – Maintenant qu'elle est morte, je trouve qu'elle chante moins bien (il n'est pas donné à tout le monde d'avoir une voix d'outre-tombe) – Macron est-il en même temps lui et son contraire ?

 

8.
Luc Ferry a-t-il toujours les dents tellement blanches et Jack Lang porte-t-il une moumoute ? (et si oui, l'a-t-il payée, ou se l'est-il fait offrir par Jérôme Cahuzac?) - L'ennui à répétition est-il une forme de dépression – A chaque jour suffit son lendemain.

 

9.
Le cerveau de Poutine s'appelle-t-il Lavrov et le cerveau de Lavrov est-il un chien ? - C'est moi qui parle en ce moment et si ce n'est pas moi, c'est que je mens – Les trous poussent-ils à l'envers ? - Les oiseaux se cachent-ils pour se fiche de nous ?

 

10.
J'ai plus de chances de manger des pâtes au jambon que de gagner au loto - Sans être spécialement conspirationniste, l'affaire Krasnov-Trump + l'affaire Epstein, ça fait beaucoup quand même (d'ailleurs, le prix du beurre a encore augmenté).

 

11.
Est-on sûr que ce ne sont pas les IA qui nous ont créés il y a des milliards d'années, et cela dans un but purement scientifique, cela va de soi ? - Je suis pour l'Interruption Volontaire de Grossesse et pour la peine de mort (cela fait de moi un Français de modèle courant).

 

12.
Trump est-il Trump ou bien nous fait-il croire qu'il est Trump ? - Si je me souviens bien, le passé, c'était hier, n'est-ce pas ? - Il faut toujours garder ses lunette, des fois qu'elles changeraient de point de vue, ou de nez, ou de dimension.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 février 2026.

21 février 2026

DES FLEURS POUR LA SAINT-ZUT

DES FLEURS POUR LA SAINT-ZUT

 

« La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs »
(Mallarmé, « Apparition »)

 

La lune, je ne crois pas qu'elle soit aussi bête qu'on le dit qu'on dit « con comme la lune » et c'est pas gentil. La
Lune, elle n'est pas plus bête que mes pieds, lesquels portent des chaussettes, alors que la lune non. Je ne sais pas si elle
S'attristait la lune, que ça, qu'elle s'attristait la lune, c'est le poète qui le dit, que ce que disent les poètes, c'est joli souvent mais ça ne beurre pas les tartines et on en apprend moins sur la nature humaine que dans les romans de Simenon par exemple, qu'on se dit ah tiens ça ne m'étonne pas, mais comment fait-il ça, quelle profondeur, et puis on referme le roman et on est bien content de l'avoir lu.

 

Des séraphins, ce sont des « anges musiciens », me dit une note des Classiques Larousse car ils savent beaucoup de choses, les Classiques Larousse, tandis que les
Séraphins ils font de la musique, et la musique des anges séraphins, je ne sais pas trop à quoi ça ressemble, que ça ne ressemble sans doute pas au boumboumboum qui fait s'agiter sottes et sots dans les boîtes. En tout cas, elle devait être très triste, la musique parce qu'ils étaient
En pleurs, les séraphins et comme ils étaient en
Pleurs, les séraphins, je me dis que ça ne vaut peut-être pas le coup d'écouter de la musique si elle fait pleurer que rien qu'à regarder les tronches à carnaval de nos politiques, moi, ça ne me donne pas tellement envie de rire (ni de voter).

 

Rêvant, qu'ils étaient les séraphins, et je me demande de quelle étoffe sont faits les songes des anges, lesquels ont chacun 
L'archet dont on fait les instruments dont on joue avec un archet car on a beau essayer, il est très difficile de faire une omelette si l'on n'a ni œufs, ni champignons et que les poules sont encore loin.

 

Aux beaux jours, en général, les gens sortent de chez eux pour prendre le soleil et des nouvelles des autres. Les gens ont des 
Doigts, et ça c'est parce qu'ils ont des mains et avec leurs mains, ils travaillent, pour ceux qui travaillent, ou se tournent les pouces, pour ceux qui se tournent les pouces. Il y a aussi ceux qui se servent de leurs mains pour assassiner et alors on dit que ce sont les mains des assassins et certains votent pour eux. 

 

Dans la musique, il y a beaucoup de belles choses mais il faut avoir ses deux oreilles pour bien l'écouter. La musique, c'est bien, mais on peut très bien s'en passer la plupart du temps, sauf pour les philosophes et les chanteurs et chanteuses de variétés parce que ça leur donne l'occasion d'écrire des choses dont on parle à la radio. Moi, j'aime bien la musique, mais j'en écoute de moins en moins rapport à mes écoutilles de moins en moins performantes au fur et à mesure qu'il me rabote, 
Le temps.

 

Calme, calme, je me dit quelquefois quand je me dis que je suis énervé.
Des fois, je suis énervé alors je me dis Calme, calme car des fois je me répète. Après, je vais acheter des 
Fleurs pour la Saint-Zut, mais ça, c'est juste le jour de la Saint-Zut.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 février 2026.

17 février 2026

TRUMP ET POUTINE DANS LE MEME BATEAU QUI COULE

TRUMP ET POUTINE DANS LE MEME BATEAU QUI COULE

 

1.
16.02.2026 ; Trump et Pam Bondi ont décidé d'arrêter les frais quant à la publication des EpsteinFiles. Plus rien ne sera publié. Qu'ont-ils à cacher ? En tout cas, faisant cela, ils alimentent les rumeurs et attisent le feu qui couve.

 

2.
Je me demande si, après la chute inéluctable de Trump, son successeur aura le courage de nommer un Attorney General qui lancera des investigations sérieuses et si les membres du réseau Epstein seront enfin jugés et condamnés.

 

3.
17.02.2026. Je me demande ce qui a pu se passer pour que Elon Musk désactive le réseau Starlink dont profitaient les forces russes en Ukraine ?
- Poutine a-t-il refusé de régler la facture (ou se fait-il un peu trop prier?)
- Elon Musk anticipe-t-il le MAGACrash annoncé et la chute inéluctable de Trump et prévoit-il un renforcement à venir de l'aide américaine à l'Ukraine ou, en tout cas, une plus grande fermeté à l'encontre de Poutine ?
- Trump, jouant double jeu, et fâché que Poutine ne lui facilite pas du tout l'obtention de son prix Nobel de la Paix, a-t-il décidé de punir le dictateur russe en demandant à Elon Musk de lui couper l'avantage Starlink ?
- Elon Musk aurait-il choisi son camp et d'aider les Ukrainiens à se débarrasser des envahisseurs russes ?
- Elon Musk aurait-il peu apprécié les manœuvres russes et chinoises pour empêcher les opposants iraniens au régime des mollahs tortionnaires de continuer à se connecter grâce à Starlink ?

 

4;
17.02;2026. Je me demande comment la finance russe peut continuer à faire semblant. D'après ce que je comprends, les indicateurs sont au rouge, la sale guerre de Poutine en Ukraine coûte une fortune, et surtout la situation démographique de la Russie empire d'année en année. 
Désespérément sous-peuplée, la Russie (144 millions d'habitants pour 17 millions de km²) ne peut espérer se développer que dans quelques grandes régions et laisser des territoires gigantesques à l'abandon (ou aux bons soins de multinationales occidentales).
Pour pallier cette situation catastrophique, la démocratie et un meilleur niveau de vie seraient souhaitables. L'automatisation, la robotisation, les Intelligences Artificielles permettraient de remplacer une partie de la main d’œuvre manquante. Mais Poutine a préféré la guerre à la science. Il est donc en passe de faire de la Russie un pays non plus émergent mais en retard de développement, et en fait, du tiers-monde.

 

 

5.
17.02.2026. Dans l'affaire Epstein, que vont révéler Bill et Hillary Clinton au Congrès (auditions le 26 et 27 février 2026) ? Vont-ils dire toute la vérité, préciser des faits et dénoncer des coupables ? Vont-ils faire porter toute la responsabilité sur Epstein et Maxwell ? Vont-ils avouer leurs propres compromissions ? Vont-ils charger Trump ? Vont-ils esquiver, éluder, user de la langue de bois et en fait ne rien dire de plus (ou si peu) que le Congrès ne sache déjà ? Les Clinton vont-ils affirmer qu'une bonne partie des accusations portées contre certains « amis » de Epstein ne sont en fait basées que sur des ragots et de faux témoignages ? Vont-ils au contraire faire des « révélations terrifiantes » ? Vont-ils préférer la raison d’État à la vérité ? Et si les Clinton avaient décidé de dire la vérité, toute la vérité et de parler sans hypocrisie ni omission ? Ce serait sans aucun doute un événement historique.

 

6.
Si le réseau Epstein était si important et international tentaculaire qu'on le dit (et lié au Mossad, au KGB, à la CIA,...), alors nul doute qu'il a été aussi infiltré par des services européens. Ou alors c'est que ces services ont fait preuve de négligence.
Little Saint James, nid d'espions ?
Il est assez probable que certains des noms caviardés par le FBI et les services de Pam Bondi soient les noms d'agents ayant infiltré le réseau Epstein.

 

7.
Tout le monde peut s'intéresser, par intérêt scientifique ou simple curiosité, à la scopolamine, substance toxique qui annihile toute volonté, mais quand il s'agit d'un prédateur sexuel comme Jeffrey Epstein, cela devient louche. (cf Epstein Files EFTA00865569)

 

8:
Où l'on découvre que Epstein s'était fait faire une copie du tableau « Le Massacre des Innocents », the painting « where they are killing babies» (Sarah K to Rich Barnett, 10 jul. 2011, Epstein Files EFTA00563164). Epstein me fait de plus en plus penser à Gilles de Rais.

 

9.
17.02.2026. L'affaire Epstein a commencé par une affaire assez classique de chantage à la sex-tape, puis a basculé dans le trafic d'êtres humains et la pédophilie, puis a basculé dans l'entrisme dans les cercles de pouvoir (et ses arrangements financiers douteux) ainsi que dans l'espionnage pour finir dans des soupçons de satanisme et d'eugénisme. Quel foutoir ! Il est plus que temps que les États-Unis crèvent l'abcès et révèlent toute la vérité sur cette affaire aux conséquences incalculables.

 

 

10.
17.02.2026. Il se dit que Poutine est en passe de perdre sa sale guerre en Ukraine. Les forces ukrainiennes ont, dit-on, lancé des contre-attaques qui ont fait reculer les Russes, lesquels sont privés de l'aide précieuse de Starlink.
D'autre part, il se dit aussi que l'économie russe est de plus en plus mal en point. Les sanctions produisent leurs effets. L'unité de l'UE et le travail de l'OTAN produisent eux aussi leurs effets. Poutine étant aussi stupide et inconséquent que Trump, se pourrait-il que ces deux médiocres bipèdes chutent ensemble, à quelques mois près ?

 

11.
Avec les développements à tiroirs de l'affaire Epstein, et le risque que les EpsteinFiles pourraient faire chuter Trump, Poutine doit se dire que ce n'était peut-être pas une si bonne idée d'aider à accéder à la Maison Blanche une brute sans cervelle soupçonnée de pédophilie.

 

12.
Avec ses relents d'espionnage international tentaculaire, l'affaire Epstein ressemble de plus en plus à un James Bond classé X et sans James Bond.

 

13.
Un peu de mélancolie tout de même quand je songe que Woody Allen, dont j'ai tant aimé certains des films (« Manhattan », « La Rose pourpre du Caire », « Radio Days »,..) est mêlé d'une façon ou d'une autre à l'affaire Epstein...

 

Patrice Houzeau
Malo, le 17 février 2026.

16 février 2026

QUESTIONS AVEC JUMENT BLANCHE ET BEURRE ALLÉGÉ 

QUESTIONS AVEC JUMENT BLANCHE ET BEURRE ALLÉGÉ 

 

1.
Ce texte court de Paul André, qui commence par « En breton, pour dire.... » et qui finit par « mais ce sont toutes des juments blanches », est-il :

- Un programme politique polyglotte qui vise à convaincre l'ours ne pas vendre sa peau avant d'avoir été tué ?
- Une poésie mais ce n'est pas grave ?
- Un éloge de la jument ?

 

2.
Dans le groupe « la jument blanche », le mot « blanche » a-t-il pour nature et fonction :

- Adjectif qualificatif attribut du nom « jument » et quand jument, c'est qu'c'est pas vrai ?
- Adjectif coloré épithète du nom « jument », bien que le blanc ne soit généralement pas considéré comme une couleur comme on le voit dans la célèbre devinette : « Quelle est la couleur du cheval blanc d'Henry IV »?
- Adjectif qualificatif épithète épique (pique, pique et colle au drame) du  nom « jument » ? 

 

3.
Explicitez le sens de la fin de cette poésie de Paul André (« Comme vous pouvez le voir, toutes ces juments / sont très différentes. / Mais ce sont toutes des juments blanches. »)

 

Dans cette poésie, Paul André note que l'expression « la jument blanche » peut, en raison de la pluralité des langues, se traduire en plusieurs langues. Il remarque que, même si les langues sont différentes, elles renvoient toutes à une même réalité : celle de la « jument blanche ». Suggère-t-il qu'il y a un réel en soi, indépendant du langage, et que toutes les langues renverraient à une réalité commune à l'ensemble des humains, quelque soit leur langue ?

 

4.
Qu'est-ce que la linguistique ?

- L'étude scientifique du langage et des langues ?
- L'art de préparer les pâtes à l'italienne ?
- La preuve de l’existence des chevaux ?

 

5.
Dans « Stupeur et tremblements », d'Amélie Nothomb, lorsqu'elle rédige un rapport sur un « nouveau procédé pour enlever les matières grasses du beurre » développé par une coopérative belge, la narratrice Amélie a enfin quelque chose de sérieux à faire. Qui lui donne cette mission ?

 

- Monsieur Saito en accord avec la secte des adorateurs du beurre allégé ?
- Monsieur Omochi malgré l'avis contraire de la secte des adorateurs du beurre allégé ?
- Monsieur Tenshi de sa propre initiative ?
- Monsieur Tenshi en accord avec lui-même, monsieur Saito, monsieur Omochi et la secte des adorateurs du beurre allégé ?

 

6.
Quels sont le temps et le mode de la forme « je ressentis » ?

- Le passé composé de l'indicatif et ça va de soi parce que le passé, c'est ce que l'on se compose à notre convenance rapport à ce que le passé c'est de l'être et non de l’existence ?
- Le passé simple de l'indicatif ?
- Le temps du passé, et c'est ça que je vous indique, lequel passé s'éloigne de plus en plus vite à mesure que nous vieillissons ah la la ?

 

Ah tiens, que je me dis, si le passé est de l'être, du pur être, et non de l’existence, je note cependant qu'il influe de façon radicale et absolue sur mon existence puisque c'est en fonction du passé que j'agis.
Dois-je en conclure que mon projet existentiel dépendant de façon radicale et absolue de mon passé, le passé est toute puissance et donc Dieu, lequel est lui-même être pur et non existence ?
On me répondra par l'objection du « libre-arbitre » et de la liberté radicale et absolue qui caractérise l'être humain conscient ; mais justement, ce « libre-arbitre », cette liberté une et indivisible ne sont-ils pas autre chose que l'effort humain pour transcender son passé, pour être autre chose que Sisyphe, et semble-t-il en vain, en tout cas à l'échelle du plus grand nombre des humains, même si cette liberté prend tout son sens pour l'individu ?
Je note aussi que Dieu lui-même n'a pas le pouvoir de changer le passé.
On a l'impression que dans l'affaire Epstein, Trump aimerait changer le passé, en donner une version qui l'arrange. Il se pourrait que le passé finisse par le rattraper et l'envoyer au trou.  

 

7.
L’expression « pays du Soleil-Levant » est-elle :

- Une paronomase périphérique ?
- Une périphrase périmée ?
- Une paraphrase perpétuelle ?

 

8.
 « Quand l'heure me le permit, j'appelai la petite coopérative belge. Au bout du fil, le gros accent du terroir m'émut comme jamais. »
(Amélie Nothomb, « Stupeur et tremblements »)
 
A votre avis, si Amélie est émue « comme jamais » par le « gros accent du terroir » qu'elle reconnaît « au bout du fil », c'est parce que ?

 

- C'est parce qu'Amélie a reconnu la voix de Tonton Cristobal est revenu ?
- C'est parce qu'elle a reconnu l'accent que l'on entend dans certaines régions de Belgique et comme Amélie est belge et qu'elle au Japon où ce n'est pas si facile, allez, alors hein ?
- C'est parce qu'elle est contente que le téléphone fonctionne, car rien n'est jamais sûr en ce monde et il faut méditer cette leçon que tout est vanité, vanité des vanités et finit en eau de boudin ?

 

9.
Dans la phrase d'Amélie Nothomb, «... je recevais vingt pages de fax exposant, en français, le nouveau procédé d'allégement du beurre dont la coopérative détenait les droits », la proposition « dont la coopérative détenait les droits » est-elle :

- Une proposition complétive parce que ça complète comme le steak est complété par les frites, les frites par la mayonnaise et le tout par le demi de bière et le sourire de la serveuse ?
- Une proposition conjonctive, et si votre syntaxe fait trop de conjonctivite, il peut être utile de consulter un grammairien ?
- Une proposition relative parce que comme ça Amélie est en relation avec la coopérative qui détient les droits d'un « nouveau procédé  d'allégement du beurre » ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 février 2026.

15 février 2026

QUESTIONS AVEC PAM BONDI DEDANS

QUESTIONS AVEC PAM BONDI DEDANS

 

1.
« Passer des pommes de Cézanne au toréador de Picasso, je me suis demandé si c'était profondément changer d'histoire. A moins que les deux, par la suite, ne deviennent complémentaires. »
(René Char, « Picasso sous les vents étésiens »)

 

a) Quand il évoque les « pommes de Cézanne » et le « toréador de Picasso », l'auteur fait-il référence à :

- L'histoire de la peinture et de l'agronomie (ensemble des sciences et des techniques liées à l'agriculture) ?
- L'histoire de la peinture et la loi de la gravitation universelle ?
- L'histoire de la peinture ?

 

b) L'adjectif « étésien » désigne-il un type de vent :

- Qui n’existe pas et que l'auteur a inventé pour faire savant ?
- Un vent qui souffle périodiquement sur la Méditerranée orientale ?
- Une manière de peindre qui rompt la symétrie des yeux ?

 

2.
« Notre sagesse n'est pas moins à la merci de la fortune que nos biens. »
(La Rochefoucauld)

a) Dans cette maxime de La Rochefoucauld, le mot « fortune » désigne-t-il :

- L'abondance d'argent, laquelle ne nuit pas ?
- L'abondance de thunes que l'on a quand on est fort (d'où le nom « fortune ») ?
- Les aléas de la vie qu'on ne sait jamais ce qui va nous arriver, ah la la ? 

 

b) Dans le groupe « notre sagesse », le mot « notre » est-il :

- Un pronom possessif ?
- Un adjectif possessif à long nez ?
- Un adjectif possessif à petit nez ?

 

3.
Le mot « hybris » désigne-t-il :
- Une manière de faire la guerre conceptualisée par le général russe Valeri Guerassimov ?
- Une boisson élaborée à partir de plusieurs plantes et très dangereuse en cas d'abus ?
- La démesure humaine, l’excès d'orgueil, d'arrogance et toutes ces sortes de fascinations ?

 

4.
« Le crépuscule vient ; le petit port
Allume ses feux (Ah ! connu, l'décor!).
(Jules Laforgue, « Dimanches »)

 

Ces deux vers de Laforgue constituent-ils :

- Un triptyque et la manière de s'en servir ?
- Un distique et la manière de sans râler  ?
- Un cryptique et la manière de s'en passer ?
- Un pou tinique ? 
Note : le pou tinique est une espèce parasitaire invasive originaire de Russie et qui tend à gagner l'Europe. Présent depuis 2014 en Ukraine, il s'est répandu plus largement en 2022. Il se combat par voie aérienne, terrestre et maritime. On l'appelle familièrement Vladimir mais on n'en pense pas moins.

 

5.
L'action du roman d'Amélie Nothomb, « Stupeur et tremblements » se situe :

- Nulle part et pas non plus dans une bande dessinée d'Hergé ?
- Quelque part entre la Suède et la Belgique mais pas dans un roman de Simenon ?
- Au Japon et donc sans frites, sans sirop de Liège, sans gueuze lambic ?

 

6.
Le RN, étant donné qu'il a renoncé à l'antisémitisme traditionnel des partis d’extrême-droite, accepte des homosexuels dans ses rangs et ses cadres, est favorable à l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) peut-il être qualifié :

- De parti nationaliste mais certainement pas d’extrême-droite ?
- De parti-entreprise qui tend à récupérer une partie de l'électorat gaulliste ?
- De parti qui, parti de la droite antisémite et réactionnaire du FN, s'apprête à devenir un parti de gouvernement classé certes à droite, mais qui refusera l'alliance avec des souverainistes azimutés comme on en voit chez Zemmour, Philippot et Asselineau ? 
- D'imposture ?

 

7.
Dans l'affaire Epstein, l'Attorney General Pam Bondi a-t-elle prouvé :

- Qu'elle était incompétente, voire complètement à côté de la plaque ?
- Qu'elle était incompétente et très sotte ?
- Qu'elle était compétente et très intelligente mais aux ordres exclusifs de Trump et suivant une logique de « raison d’État » ?
- Qu'elle était moyennement compétente, d'une intelligence moyenne et corrompue ?
- Qu'elle était cynique mais bien conservée pour son âge ?

 

8.
Que POTUS Trump confonde fonction, gouvernement et État, cela ne m'étonnerait pas. C'est le propre des dictateurs de croire que leur personne transcende leur fonction et qu'ils sont les seuls à pouvoir incarner la légitimité de l’État.

 

9.
Possible que dans l'affaire Epstein, l'Attorney General Pam Bondi suive une logique de « raison d'Etat ». Elle sait que Trump a couvert les agissements de Epstein et de ses complices, voire y a trempé, mais, sachant qu'une telle révélation le ferait destituer et donc dégraderait l'image des Etats-Unis et du parti républicain au pouvoir, Pam Bondi a dès lors choisi de protéger POTUS Trump, et cela jusqu'au mensonge par omission, contre les victimes d'Epstein, contre la vérité, contre la morale commune. Structure de la mauvaise foi.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 février 2026.

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