AMBIANCE POURRIE EN FRANCE 1
AMBIANCE POURRIE EN FRANCE 1
1.
Pour l’acte II des manifestations d’octobre 2026, Nunez promet un dispositif massif, et donc dissuasif. En conséquence, doit-on s’attendre à :
- des manifestations importantes et très calmes, les émeutiers potentiels étant vite découragés dans leur élan destructeur par des forces de l’ordre bien plus présentes et mieux commandées que le dimanche 17 octobre ?
- des troubles tout de même, un peu partout, les émeutiers s’étant organisés pour, et donc de nouveaux risques de destructions, pillages, blessures graves, voire de morts ?
- des manifestations moins importantes, beaucoup de gens préférant rester chez eux, se disant que, de toute façon, les jeux sont faits et que l’on verra bien après les présidentielles 2027 ?
2.
22 octobre 2026. Le fait que le président Macron en vienne à décréter unilatéralement qu’en ce mois d’octobre, toute manifestation qui ne serait pas organisée par un syndicat serait interdite signifie-t-il que :
- les deux mandats de Macron sont définitivement un échec (les Français s’étant globalement appauvris entre 2017 et 2026) ?
- la France n’a plus les moyens d’assurer sa sécurité intérieure (où sont les sous de nos impôts ?)
- Macron se met volontairement en dehors des règles de l’Etat de droit et sera retoqué par le tribunal administratif (il va avoir l’air malin encore, le Jupiter) ?
- Macron n’a pas osé décréter l’état d’urgence et qu’il tente de faire comme si ?
- Macron n’a aucune confiance dans les compétences de Laurent Nunez ?
3.
La France est-elle :
- un psychodrame ?
- la sixième (ou septième, ou peut-être bien huitième) puissance mondiale (mais n’y croit plus vraiment) ?
- une expérimentation pédagogique (en passe de se planter gravement) ?
- une république gouvernée par un président (le président Macron) qui donne des leçons de morale au monde entier et qu’un simple tribunal administratif suffit à retoquer ?
4.
La démocratie libérale :
- n’aura-t-elle été qu’une parenthèse heureuse entre deux guerres mondiales (la WW2 et celle qui vient) ?
- n’aura-t-elle qu’une parenthèse heureuse rendue possible par les Trente Glorieuses ?
- n’aura-t-elle été qu’une période de transition entre la fin des illusions et un modèle illibéral et oligarchique (le monde de Trump, Poutine et Xi Jinping) ?
5.
La France de 2026, dite aussi Françamacron, est-elle :
- un échec technocratique ?
- un exemple de la fin possible d’une démocratie ?
- une démocratie de plus en plus formelle que font tanguer et vaciller ingérences et influences étrangères, force des choses et contondances diverses ?
6.
Dans les troubles actuels que traverse la France (crise des lycées, retour des Gilets Jaunes, violences urbaines,…), ce qui est réellement en jeu, c’est :
- l’état des forces de gauche décidées à se manifester en cas de victoire du RN aux présidentielles 2027 ?
- l’impopularité croissante de Macron et la question d’une nouvelle dissolution, voire de présidentielles anticipées ?
- le vote du budget et la remise en cause des montants alloués à la Défense et au nécessaire réarmement du pays ?
- le succès de la guerre hybride que la Russie mène contre l’Europe des démocraties ?
7.
A l’aune de ce que subissent les Ukrainiens, les revendications des lycéens et plus ou moins étudiants français semblent :
- outrancières et déconnectées du réel ?
- stupides et égoïstes ?
- l’illustration du succès de l’influence russe dans l’ultragauche et les milieux étudiants ?
8.
Le véritable responsable de la situation très dégradée de l’Education nationale, des universités et donc de la colère des lycéens et des étudiants est-il :
- Jean-Pierre Chevénement et son inconséquent « 80% au niveau du bac » ?
- Philippe Meirieu et l’ensemble du pédagogisme gauchisant ?
- Le paradoxe d’Anderson ?
- Le nombre bien trop élevé d’étudiants dans l’enseignement supérieur ?
- Charlemagne « qui a eu cette idée folle / Un jour d’inventer l’école » ?
9.
Ce 23 octobre 2026, le président Macron devrait, dit-on, recevoir cet après-midi des représentants des lycéens mécontents. Va-t-il :
- les endormir avec de belles paroles et des promesses intenables ?
- annoncer qu’il va débloquer des sous que la France n’a pas ?
- faire preuve de pédagogie et leur faire comprendre que la situation du pays est grave et empire de mois en mois ?
- annoncer la suppression de ParcoursSup et laisser la probable prochaine présidente se débrouiller toute seule et gérer la crise des universités de septembre 2027 ?
- leur dire la vérité et les inciter à quitter le pays ou à apprendre un vrai métier (soudeur, chaudronnier, plombier, électricien, policier, militaire, infirmier, etc…) plutôt que de passer des diplômes à fort peu de débouchés, surtout si l’on considère que les IA sont en passe de remplacer l’humain dans bien des métiers dits « intellectuels » ?
- allez, un coca, un mars et si vous n’êtes pas contents, les mômes hein…
10.
Le pédagogisme ne serait-il pas un prédagogisme et ParcoursSup ne serait-ce point ParcoursSuce ? Quant au macronisme, c’est bel et bien un amateurisme.
11.
Comme je l’ai entendu dire, dans l’éducation nationale, il y a deux sortes de réformes : les mauvaises et les très mauvaises.
12.
Si le président Macron s’est refusé à décréter l’état d’urgence, c’est que ;
- Macron compte laisser maires et préfets se débrouiller tout seul et donc assumer tout seul les pots cassés en cas de dérapage ?
- Le président Macron sait qu’il devra peut-être bientôt décréter l’état d’urgence, voire l’article 16, en raison d’une intensification palpable de la guerre hybride que la Russie mène à l’Europe des démocraties ?
- Macron ne sait pas quoi faire, ne sait plus quoi faire, n’a jamais d’ailleurs vraiment su quoi faire ?
Patrice Houzeau
Le 23 octobre 2026.