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BREFS ET AUTRES

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10 mai 2024

MIRLITONS A LA SOUCOUPE

MIRLITONS A LA SOUCOUPE

 

1.
Faut quand même pas avoir grand chose dans l'cérébral
Pour s'imaginer qu'les politiques ont d'la morale.

 

2.
« Et je te parle pas des patelins où qu'on s'étripe dans tous les coins, et que ça durera toujours vu que les hoummes ça pourra jamais se voir en peinture. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux » [Le Glaude])

 

3.
« La mariée reçut un coup de poing dans l’œil. »
Cette phrase je la lis dans « La Soupe aux choux »,
De René Fallet que c'est pas la soupe aux gnons
Pourtant ; mais c'est qu'le monde est violent savez-vous 
Oui, violent, surtout quand il est question de sous.

 

4.
Aussi dans « La Soupe aux choux », ce début de phrase là :
« Une grand-mère très stricte, rampant tel un boa ».
Mais qu'ont-ils donc à ramper partout tous ces boas là ?
Ne peuvent-ils donc rester peinards chez eux à zieuter
Des séries télés en sirotant des jus d'ananas.

 

5.
Peut-on comparer le frisson de la friture et le cri de la soie ?
L'un est culinaire ; l'autre, dit-on, est érotique, qu'ça cause des émois,
Le premier chez l'affamé et le second chez l'fétichiste.
Moi, j'aime bien les frites, les fritures de poissons, aussi les courses cyclistes.

 

6.
On se souvient que Pierre Dac a dit un jour que « c'est quand les carottes sont cuites que c'est la fin des haricots. » Notons que c'est parfois aussi la faute des grosses légumes.

 

7.
« Pour nous dire quelque chose, faudrait qu'y commencent »
Par ouvrir la bouche, car s'ils restent muets carpes,
On n'en saura pas plus que s'ils ne nous avaient rien
Dit que je ne sais pas moi qu'on dirait qu'ils sont hein
Dis, n'est-ce pas qu'ils sont vivants, tous ces êtres là ?

 

8.
René Fallet avait le sens de la formule, du rythme, du swing et la comparaison drolatique. Ainsi, au chapitre 13 de son excellent roman « La Soupe aux choux », je relève ceci : 
« Des gosses couinèrent comme des hamburgers ébouillantés ». 
Je note que les portes peuvent elles aussi couiner, surtout si elles ne sont pas contentes, ou alors pour avertir d'une revenance. Mais dans le contexte du chapitre, - une noce qui tourne au vinaigre – on ne voit pas bien pourquoi des portes se mettraient à couiner, et surtout pas comme des « hamburgers ébouillantés », parce que voyez, déjà moi, le hamburger, j'ai déjà du mal, mais si c'est une porte, me la prendre dans les dents, ah non.

 

9.
« A midi, ils mangèrent le boudin »
Que moi, voyez, je mange le boudin
Avec des frites ah oui et aussi
De la compote de pommes ah si ! 

 

10.
C'est « au son de l'accordéon et du douze degrés »
Que, nous conte le narrateur, Le Glaude et Le Bombé
Attendirent la soucoupe salvatrice en partance
Pour une autre vie hors de ce monde - ah la délivrance ! 
Dis, qu'en voilà une jolie métaphore du dernier voyage,
surtout quand on songe que c'est « hermétiquement » sur eux qu'elles se fermèrent, les portières.

 

11.
Défois y en a i voient des choses incroyables,
des monstres dans des lacs,
des spectres dans les couloirs,
des soucoupes dans le ciel,
des politiques de bonne foi.
Moi non, voyez, j'en vois jamais, d'l'incroyable,
ni genre Nessie du Loch Ness,
ni arrière-grand oncle avec sa tête sous l'bras,
ni aéronef étrange vertiginant dans la nuit,
ni politique de bonne foi ;
c'est pour ça que je ne vote pas.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 10 mai 2024.

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10 mai 2024

AH TIENS UN CHAPEAU PASSE

AH TIENS UN CHAPEAU PASSE

 

1.
« Etant sans doute un objet sacré atlante, il »
N'a pas besoin de rouge et non plus de faux-cils. 

 

2.
« Multiplier considérablement sa force »
C'est ça qu'ça cherche et ça qu'ça veut et ça les perd.

 

3.
Planche vingt, le ciel est couleur crème au citron ;
Une tartelette après mes œufs au jambon.

 

4.
Il y a-t-il des chefs d’œuvre de mauvais goût ?
Quand j'étais chez ma mère, il y avait du ragoût
Assez souvent, l'ragoût ; j'aime bien ça, l'ragoût ;
Quand j'étais chez ma mère, il y avait du fricot
Et il avait bon goût, vous savez, ce fricot.

 

5.
« - Mais, au fait, où est donc passée votre ombre ? » 
qu'elle demande Elodie à Marc même
qu'on lit ça dans « Le Faucon de Mû », de
Dominique Hé, - joliment étrange.

 

6.
« Capable de traduire les hiéroglyphes »
et ça c'est épatant pour moi qui reste coi
devant l'algèbre qu'c'est pour moi du chinois.

 

7.
Les deux gars connaissaient visiblement les lieux.
Quant à moi, je me demande où j'ai mis mes dieux. 
C'est impressionnant toutes ces architectures
Antiques, me dis-je en goûtant la confiture.

 

8.
L'Egypte antique est pleine de signes et de secrets
Dont on ne saura plus rien quand on sera enterré ;
D'ailleurs, on ne pourra plus manger de la tarte aux pommes
Et vous pouvez faire une croix sur la clope et le rhum.

 

9.
Hommes d'affaires malhonnêtes ? Politiques corrompus ?
Cela, fils, s'appelle civilisation, vois-tu.

 

10.
En français, on ne dit pas ils « débouchirent », mais « débouchèrent ».
En tout cas, quand le vin est tiro, il faut le picolo.

 

11.
Ce sont les Martiens qui seront étonnés quand, sur la Terre débarqués, ils ne trouveront plus rien.
Vont-ils en conclure que l'humanité s'est sabordée ?

 

12.
« On dirait qu'il n'y a personne. Tu es sûr »
Que la poule a picore toujours du pain dur
Sur son mur ou qu'a picole sec sec et dur,
Si ça s'trouve qu'a picole sec sec et dur
Ailleurs, loin, loin, bien loin, dans une autre aventure.

 

13.
« Mais, à cet instant, une ombre, silencieusement, descend l'escalier de la crypte. »
(Dominique Hé, « Le Faucon de Mû », tome 1)

 

Non, non, je ne crois pas qu'ça soye Mélenchon.
D'ailleurs, j'm'en fous j'm'en fous j'm'en fous du Mélenchon.

 

14.
Un jour vous verrez que je serai tellement cuit, cuit, cuit
Si cuit que les poulets rôtis m'appelleront « mon ami ».

 

15.
« Dans la grande salle, alors que »
Le serpent, il se mord la queue
V'là qu'l'infini i fait rien que
S'gondoler pis se moquer de
Nos têtes de nœud coulant.

 

16.
« car un kandjar s'est planté dans » son
que le kandjar c'est un poignard qu'on
lit ça sur wikipédia Kandjar
poignard oriental à large lame
et non pas un poisson
et non pas un violon
et non pas un jambon
et non pas un citron
qu'ça n'aurait pas de sens sinon.

 

17.
Pour maintenant je ne dirai plus rien ;
Ah tiens, un chapeau passe avec son chien.

 

Houzeau Patrice
Malo, le 10 mai 2024.

9 mai 2024

THEY NORMALLY WOULD NOT DO MAIS LE FONT QUAND MÊME

THEY NORMALLY WOULD NOT DO MAIS LE FONT QUAND MÊME

 

1.
« they normally would not do » : z'en font des choses, les adolescents qu'ils ne devraient pas faire. D'une manière générale, les gens font des tas de choses qu'ils ne devraient pas faire. On appelle cela la vie en société qu'elle est de plus en plus périlleuse, moi je trouve. Les adolescents, par manque d’expérience, sont généralement moins prudents, voire inconscients. D'où les drames et tragédies.

 

2.
« just because « everyone is doing it » : grégaire et complexe, l'humain. Moutonne, mythonne. Les politiques , de la bêtise humaine, ils s'en font une rente, ou pire, tentent d'imposer à tous un modèle autoritaire. Les démocraties libérales ne font pas exception, et je crains autant une victoire de Trump aux prochaines présidentielles américaines qu'une victoire de Marine Le Pen en 2027. 

 

3.
« smoking » : ici, c'est fumer, que l'on sent bien que la tendance des technocraties rayonnantes, c'est d'empêcher les gens de fumer. Ai entendu qu'au Royaume-Uni, il y avait même un projet de loi visant à interdire à vie la vente de tabac aux personnes nées après 2009. Prohibition à peine déguisée. Rigorisme et non-sens. Anti-libéral. Contre-productif. 

 

4.
« harmful, like drinking » : eh oui, bien sûr, qu'ça picole, et même sec parfois. Comment l'empêcher ? L'interdire ? La prohibition, c'est un fait historique, n'a pas donné de bons résultats. 

 

5.
« Children who are pressured by their parents to succeed may develop anxiety or even depression, according to researcher Carl Honore. » Je lis ça dans un manuel d'anglais de chez Hachette à l'usage des classes de seconde de 2009. Quoi que j'en pense ? Rien. Vivre, c'est souvent être sous pression, que défois on s'y met tout seul. Les gens deviennent dingos d'la peur d'échouer.

 

6.
« pressured by » : sous pression, pressés, pressurés, c'est-y pas comme ça qu'il les verrait, nos pommes sociales, le Macron ? Je ne sais pas si Macron sait qu'il est tout de même assez, beaucoup, très impopulaire. Ceci dit , si la macronie ne va pas rendre nos vies plus agréables, ce n'est certainement pas le darwinisme social façon RN, ni sa pâle copie LR, qui aidera les plus pauvres d'entre les Français. Quant à la gauche, hein, la gauche, j'aime autant n'en rien dire.

 

7.
« anxiety or even depression » : y a comme des corbeaux dehors, regardez comme ils nous regardent. 

 

8.
« according to researcher » : les experts se sont emparés de la seconde moitié du vingtième siècle et on les a beaucoup entendus et trop écoutés en matière d'éducation (avec les résultats mirobolants que l'on sait, coucou les zozos du pédagogisme) ; en matière de santé publique, ce qui, par manque de moyens dans les hôpitaux et même manque de masques de protection (ah oui quand même) nous a valu le déplorable confinement de mars 2020 ; en matière de défense (et c'est en ramant que nos élites à tête chercheuse tentent de reconstituer une armée française réellement capable de défendre l'intégrité du territoire), et j'en passe genre les haies qu'on a supprimées pour remembrer et qu'on regrette, hein, les haies, ah j'en passe, des économiques, des bienveillantes, des résilientes et des bien fumeuses, genre SNU, voyez la lubie.

 

9.
Belongings : objets personnels, que défois ses belongings, on sait plus où qu'on les a mis qu'on dit « Saint-Antoine de Padoue, grand voleur, grand filou, rendez ce qui n'est pas à vous ! ». 

 

10.
« Pick out the two time indications that mark the two different parts in the que je vous mets pas le mot comme ça je l'ai pas mise entière la citation que je fais du manuel de seconde là, na, tralala.

 

11.
« So you're a what ? » she asked.
« I'm a hobbit. We are small and ordinary but we can be invisible sometimes. And we laugh like this. » I started laughing like a hobbit.
« You know what I think ? » she asked. « I think you look like a ugly boy. » 
(Adapted from Susan Juby, « Alice, I think », 2003, in « Impact », manuel de seconde, hachette éducation, 2009, p.78).

 

La narratrice raconte que lorsqu'elle était petite, elle lisait beaucoup, avait beaucoup d'imagination et s'était – ah la la, les mômes – persuadée qu'elle était un hobbit. Du coup, à son « first day of school », elle s'est un peu mal voir par les autres mômes. C'est qu'on n'aime pas trop les gens qui ont l'air de différer défois.

 

12.
Ah tiens, je lis ceci à la page 81 du manuel « Impact » (Hachette éducation, 2009) :

 

« TEENAGERS
Tired ob being harassed by your stupid parents ?
ACT NOW
Move out... Get a job... Pay your own bills.
DO IT WHILE YOU STILL KNOW EVERYTHING »

 

Excellent.

 

13.
« I can't read », he mumbled, « And I can't write either. « There were tears in his eyes when he looked at me. « You got to teach me, lad. You got to. »
(Michel Morpurgo, « Farm Boy »)

 

14.
« Thanks for asking me out. » : ça, c'est juste le truc que je risque pas d'entendre en réel, jamais de ma vie, jamais.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 mai 2024.

9 mai 2024

LA NUIT TOUS LES CHATS ET LES PETITS GRIS AUSSI

LA NUIT TOUS LES CHATS ET LES PETITS GRIS AUSSI

 

« La nuit prochaine, une soucoupe de déménagement se poserait entre les deux maisons, [...])
(René Fallet, « La Soupe aux choux », chapitre 13)

 

1.
Nuit : la nuit tous les chats sont gris et les petits gris aussi (zont changé de couleur, avant on disait qu'ils étaient verts et les Martiens étaient d'ailleurs appelés « les petits hommes verts » ; par contre, l’expression « vert martien », je ne l'ai jamais lue nulle part.

 

2.
« une soucoupe de déménagement »: c'est ce dont ont besoin les Oxiens du roman « La Soupe aux choux » pour déménager les affaires du Glaude et du Bombé.

 

3.
Les « deux maisons » : il y a deux maisons dans le roman, deux vieilles en bois avec dedans deux petits vieux assez remuants, des petits vieux de la vieille qui ne sont pas, par définition, nés de la dernière pluie. Ah ça, c'est pas à eux autres qu'on apprendra à faire des grimaces.

 

4.
« Oxiens de choc » : forcément, des extra-terrestres, il y en a de toutes sortes, et pour les explorations interstellaires, il y en a même, ils sont de choc ; de choc, les zouaves des confins. C'est qu'on ne sait jamais sur quel bipède véloce et perspicace on pourrait tomber.

 

5.
« cages à poules, à lapins » : les cages à poules, c'est pour y mettre des poules ; celles à lapins, pour y mettre des lapins et les cages à zozos, c'est pour y mettre les, qu'on voit bien que Le Glaude et le Bombé, ils veulent bien migrer dans les étoiles (leur petit coin de terre étant voué à l'horreur économique), mais en emportant toute leur vie avec.

 

6.
Saloir : j'aime bien le mot « saloir », qui me rappelle la légende de Saint-Nicolas.

 

7.
« Les choux et les autres légumes » : les choux, c'est pour faire la soupe aux choux, qui donne son titre au roman et qui est le lien désormais indissoluble qui lie les Oxiens au Glaude et au Bombé. Les autres légumes sont bien utiles aussi.

 

8.
« le stock de sabots » : on se souvient que Ratinier fut sabotier avant de prendre sa retraite aux Gourdiflots (où il a d'ailleurs passé la majeure partie de son existence), de picoler avec son voisin et ami Chérasse et de devenir l'interlocuteur privilégié d'un extra -terrestre.

 

9.
« les bancs, les lits et tout le mobilier, sans oublier les deux horloges, la cuisinière, le poêle »: bref, c'est tout leur petit chez-soi que Le Glaude et Le Bombé emmènent dans leur dernier voyage. Pour ce qui est des « deux horloges », je me demande si le temps passe de la même façon sur Oxo et sur la Terre.

 

10.
« et les tonneaux » : je suppose que c'est pour y mettre le vin qui leur sert de prétexte pour discuter, que ça va quand même être long tout ce temps d'leur pomme qui leur reste à passer sur la planète Oxo.

 

11.
« C'est pas parce que tu me connais que tu connais les hommes. Faut t'en méfier comme du choléra. C'est tous menteurs, voleurs et compagnie. » 
(René Fallet, « La Soupe aux choux », chapitre 13 [Le Glaude à Francine])

J'aime bien cette phrase et son paradoxe : Le Glaude avertit Francine que « tous » les hommes sont « menteurs, voleurs et compagnie ». Cependant, Le Glaude est un homme et ce n'est pas parce que Francine le connaît bien qu'elle « connaît les hommes ». Surtout qu'entre-temps, elle fut morte, ressuscitée, rajeunie. Le paradoxe se résout ici de la façon suivante : Francine qui connaît bien Le Glaude  sait parfaitement à quoi s'en tenir sur son compte, d'autant que ses aventures spatio-temporelles ne lui ont pas ôté la mémoire ; et elle sait certainement à quoi s'en tenir aussi sur le compte des autres. Sinon, elle apprendra.

 

12.
Choléra : en mai 2024, on évoque des cas de choléra à Mayotte. Je me demande quelles en sont les causes. Surpopulation ? Grande pauvreté ? Manque d'infrastructures et déficit sanitaire ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 mai 2024.

8 mai 2024

DES CLOWNERIES Y EN A DE TOUTES SORTES

DES CLOWNERIES Y EN A DE TOUTES SORTES

 

1.
En général, les Indiens d'Amérique, on les représente sur des chevaux. 
Je ne mange jamais d'andouillette.
Je ne joue pas de violon.
Aucune chance donc de me voir à cheval en train de manger de l'andouillette en jouant du violon. Remarquez, je ne suis pas indien non plus. Bien qu'on me dise plumé hein défois. 

 

2.
« Indian communities are poorer and less educated than the rest of the population. 30 % of them live below the poverty level .»
(« Impact », manuel d'anglais, seconde, Hachette Education, 2009, p.62)
En 2024, cette situation perdure-t-elle ? S'est-elle aggravée ? Améliorée ?

 

3.
Dans le bus, les touristes sont secoués. 
L'indien du bord de la route dans une vieille chanson, quand est-il revenu ?
Le fuyard s'est échappé.
La défunte est devenue fille de salle.
La mort est pleine de hasards . 

 

4.
Sixty - ribambelle-  degrees - riquiqui-  dreamed – ridicule - rich – piccalilli-  big – risotto - machine – sphingerie – kid (Billy the) – because - believe – chihuahua- silly – love song -sit – couic, pouic, vouivouivoui, pour ce qui est de les classer en fonction de leur prononciation, je ne sais pas, mais pour le yaourt, peu importe hein.

 

5.
« Après tout, il n'est peut-être pas pour rien dans cette histoire », dit un personnage du « Faucon de Mû », tome 1, de Dominique Hé.
Fait beau, fait chaud. Zut se boirait bien une bière.
A la radio, les chansons parlent de fantômes oubliés.
Les gens évoquent des fantômes oubliés.
Les gens songent à des fantômes oubliés.
Les gens retournent chez eux avec des fantômes oubliés.
Les choses pas encore tout à fait mortes, elles ont parfois tendance à s'agiter.

 

6.
Marc ne s'habitue pas aux clowneries.
illiteracy : analphabétisme. Entendez-vous l'analphabétisme et l'ignorance s'emparer des urnes ? 
Le monsieur a des sourcils blancs et un chapeau melon.
ancestor : ancêtre (où ai-je mis les miens?)
Le professeur a oublié ses chaussures.
custom : coutume – café : sucre – château : fantôme.
Vais-je laisser ce fantôme me chanter « California dreamin' » dans la tête toute la sainte journée ?
« Stopped into a church
I passed the long away
Well, I got down on my knees
And I pretend to pray »
(John et Michelle Philipps, « California Dreamin' »)

 

7.
Si le canard fait tagada tagada, c'est que c'est peut-être pas un canard. Ceci dit, je n'ai jamais entendu de fraise faire coin-coin.

 

8.
« L'ombre de Bonnot, sur fond de lune, se découpait sur la crête d'un mur. Lui aussi contemplait les étoiles et rêvait qu'elles étaient autant de souris. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux »)

Comme beaucoup de catholiques, je ne crois en Dieu que quand je me signe. Défois, comme Victor Hugo, je me demande si tout n'aurait pas une âme. Je regarde mon chat. 

 

9.
« Le Faucon maltais », c'est un roman de Dashiell Hammet, et aussi un film de John Huston. « Le Faucon de Mû », c'est une bande dessinée en deux tomes, de Dominique Hé. Tout ça, c'est du divertissement. 
Ceci dit, on parle de génie pour le roman de Hammett ; itou pour le film de Huston. Possible. J'ai bien aimé en tout cas, que voyez, « Le Faucon de Mû », j'ai bien aimé aussi.

 

10.
J'aime beaucoup le groupe américain « The Residents » que je vous cite le morceau « Constantinople » composé par Hardy Winfred Fox et Homer Flynn : 
« Alll the leaves are off of the oak and
All of the sheep have followed the spoken
Word. I'me coming Constantinople
Here I come »
Que moi aussi je me dis qu'en voilà bien des feuilles
qu'elles sont tombées
qu'en voilà tout du mouton qu'ont suivi ce qu'on a dit
qu'ça disait qu'me voilà Constantinople
me voilà qu'me voilà Constantinople
Me voilà tagada tagada.

 

11.
Reservation : réserve - Entendez-vous comme un son lointain de quelque chose que vous avez oublié - Le Grand Sphinx de Gizeh a le nez cassé et en arabe, son nom signifierait « le père de la terreur » - disease : maladie – welfare : aide sociale – Je n'ai pas connu le Sphinx ; il n’existait pas que j'étais antiquement loin d’exister moi-même. 

 

12.
L'orichalque est un métal légendaire – claim : revendiquer, même que défois faut changer de claimerie. - Le train arrive en gare (je ne sais pas si elle est hantée) – belong to : appartenir à que je me dis qu'il ne faut jamais appartenir à personne qu'en fait c'est fait, le social, l'autonomie par le boulot, tout ça, pour ne pas appartenir à que pourtant -  Existe-t-il une « route des pyramides » ? - Des clowneries, y en a de toutes sortes, politiques, religieuses, picturales, pédagogiques...
Ce serait-y pas à une gigantesque clownerie que l'on hein dis ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 8 mai 2024. 

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7 mai 2024

LE DRAPEAU NOIR A BOUFFÉ LA MARMITE 

LE DRAPEAU NOIR A BOUFFÉ LA MARMITE 

 

1.
Les complotistes ne croient pas si bien dire. Nous sommes en effet envahis par le reptilien.

 

2.
« On n'agresse pas quelqu'un pour un texte aussi banal » !, dit Marc (c'est un personnage du « Faucon de Mû », de Dominique Hé) – A force de tirer sur la corde, on finit par se casser – restera la corde. Nous, on ne ne sera plus là pour assister à la tragédie du hareng saur.

 

3.
« Sure, Oscar was only an adopted stray dog, but he was the only living thing that I could depend on. He taught me more than any teachers ever did. »
(Sherman Alexie, « The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian » [le narrateur]) 
Mieux vaut un bon toutou qu'un mauvais prof.

 

4.
Ce n'est pas parce que l'on a une araignée au plafond qu'il faut retirer l'échelle.

 

5.
Marc boira son mazbout plus tard.
Le mazbout, selon une note dans « le Faucon de Mû » (tome 1), de Dominique Hé, c'est du « café fort », que sur internet, je lis que c'est un café façon café turc. Et si vous vous demandez pourquoi Marc boira son mazbout plus tard, vous n'avez qu'à – Beau, chaud. Zut eut envie d'une bière bien fraîche.

 

6.
« Under pressure », est une chanson enregistrée par le groupe Queen et  David Bowie en 1981 – J'y pense à cause des expressions « Make a difficult decision » - « make a difficult decision under pressure » que je lis au hasard de ce que je lis, que je vous cite ces deux vers que j'en pige point du tout du tout du tout la signifiance au « Under Pressure » là, de Queen et Bowie :
« Chippin' around, kick my brains 'round the floor
These are the days, it never rains, but it pours »
Ah.
Bon après, vous faites ce que voulez avec votre cerveau et votre éparpillement, quand bien même il pleuvrait des sottises.

 

7.
« On n'a jamais trouvé d'oushebti portant son nom », dit l'égyptologue du tome 1 du Faucon de Mû, de Dominique Hé, que les « ouchebtis », ce sont des statuettes funéraires dans l'Egypte antique. Ou c'est qu'il est l'ouchebti hein où c'est-y qu'il est, l'ouchebti ?

 

8.
« When the Europeans arrived in Northern America at the end of the 17th century, they were about 15 million Native Americans who spoke 2000 languages. »
(« Impact », manuel d'anglais, seconde, Hachette Education, 2009, p.62)

 

9.
J''entends sur France Inter que l'andouillette de Troyes est « 100% pur porc ». C'est comme l'andouille, sauf que bouffer du crétin, c'est interdit par l'humanité, surtout depuis qu'il n'y a plus de cannibales (bien que hein...)

 

10.
Le fuyard se sauve en voiture. C'est que ça va vite, les voitures. Défois, y a même des accidents. C'est que c'est dangereux, les voitures. Les voitures, c'est dangereux, même quand il n'y a personne dedans.

 

11.
Je ne sais pas pourquoi quand je relis ce bout de phrase entendu sur France inter, je cite : « L'andouillette de Troyes est 100% pur porc », je pense à Depardieu.

 

12.
Le fuyard se croit hors d'atteinte. Défois, on se croit hors d'atteinte, et puis crack la foudre, le Manitoba ne répond plus, la casserole est dans la choucroute et la moumoute dans la soupe à l'oignon, on a volé la cuisse de Jupiter, Macron n'est pas content, les étudiants ne sont pas contents, la gauche est divisée, le lait a tourné, la droite est divisée, le drapeau noir a bouffé la marmite.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 7 mai 2024.

5 mai 2024

MARC ET YOUSSEF SE PRECIPITENT

MARC ET YOUSSEF SE PRECIPITENT

 

1.
Sphinx – rien de tel que la figure du sphinx pour signifier que la bande dessinée qu'on lit va nous causer mystère, énigme, bizarrerie aventureuse. Sinon, je me demande si pour les habitants des univers parallèles, ne passerait-on pas aussi nous autres pour des manifestations paranormales ? 

 

2.
Pyramide bleue – ça c'est parce que c'est la nuit, donc que les pyramides là, elles sont bleues, aussi bleues que des oranges bleues, ou que des tulipes noires (on nage dans l'étrange, n'est-ce pas mon ange, fis-je à Angèle qui mangeait une orange parce qu'il n'y avait plus de quoi faire un sandwich au pâté).

 

3.
Palmiers – ça fait effet de réel, qu'on est bien dans l’exotique « vraisemblable », et pas dans un songe des « Cigares du Pharaon », vu qu'on est à la planche 1 du tome 1 du « Faucon de Mû », album de Dominique Hé du début des années 80, aux Humanoïdes Associés.

 

4.
Veste rouge, qu'il porte le personnage principal. Et donc, attention au taureau.
N'être pas aimé : ah aurait-il des désillusions amoureuses, ben ça alors.
L'élue de son cœur : moi, l'élue de son cœur, je m'en tamponne, elle peut bien battre le beurre, aller au coiffeur, s'acheter du camembert et avoir un oncle qui s'appelle Albert, ça ne me fera pas changer d'avis.

 

5.
Équipe d'archéologie : curieux tout de même comme les pyramides attirent les archéologues. Doit y avoir quelque sympathie secrète entre les déchiffreurs de hiéroglyphes et les pyramides. Encore un coup des anciens astronautes. Ces êtres étranges venus dans les billevesées audiovisuelles pour nous escroquer les neurones.

 

6.
« Marc et Youssef se précipitent... traversent en courant le grand salon où les riches touristes, qui n'ont rien entendu à cause de la musique, sont pour le moins étonnés... »
(Dominique Hé, « Le Faucon de Mû », tome 1, pl.2)

 

Ah ça, à force d'écouter de la musique, les riches touristes, zentendent plus rien ; ça pourrait leur jouer des tours, ça savez, d'aller écouter de la musique dans des pays étrangers où il arrive des choses que moi, voyez, j'écoute des cédés des Rolling Stones dans le nord de la France et suis bien peinard. De toute façon, j'entends rien, à cause de la musique et que l'hiver, je suis sourd comme un demi-pot à tabac.

 

7.
« vase canope du moyen empire » : j'avais oublié ça, qu'un vase canope, c'était dans l’Égypte antique un vase « destiné à recevoir les viscères embaumés du défunt ». Heureusement, il y a Wikipédia pour nous rafraîchir l'antique et nos années de collège.

 

8.
« jeune femme affolée » : ça, c'est parce qu'il y a des incidents inquiétants qu'elle est affolée, la jeune femme. Comme on est dans une bande dessinée, elle est jolie, et l'on voit tout de suite qu'elle ne se laisse pas marcher sur la tête, qu'elle ne se chausse pas avec du petit bois, et que ce n'est pas la peine de l'appeler Madeleine, parce qu'elle s'appelle Élodie.

 

9.
A la planche 4 du « Faucon de Mû », tome 1, de Dominique Hé, il est question d'un morceau de papyrus, d'une inscription énigmatique, d'un jeune homme qui porte beau, d'un jaloux, d'une porte claquée.

 

10.
« morceau de papyrus » : c'est qu'il y a d'l'énigme, du puzzle dont ce morceau de papyrus est une des pièces. Du reste, une ombre le dit à une autre : « Imbécile ! Nous tenions la pièce qui nous manquait et tu l'as perdue ! » (in « Le Faucon de Mû », tome 1, Dominique Hé).

 

11.
La porte qui claque fait « BLAM ».
En général, les portes qui claquent font « BLAM ».
Surtout dans les bandes dessinées.
Si elles font coin-coin, les portes qui claquent, c'est que ce ne sont pas des portes.
Ou que le dessinateur est facétieux. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 5 mai 2024

4 mai 2024

DE L'INFLUENCE DU VIN DANS LA CONDUITE DES SOUCOUPES VOLANTES

DE L'INFLUENCE DU VIN DANS LA CONDUITE DES SOUCOUPES VOLANTES

 

« L'astronef, négligeant les portes grandes ouvertes de l'étable, démarra en sens contraire en un vacarme épouvantable de planches arrachées. Celles-ci étaient, par chance, vermoulues. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux »)

 

L'astronef, c'est celui de la Denrée dans « La Soupe aux choux », de René Fallet,
Négligeant, - attention va y avoir de l'incident, du trouble dans la circulation d'l'ovni,
Les portes, – on est dans une étable, donc il y a des portes, sinon les bêtes pourraient pas sortir ; les
Portes donc, elles sont 
Grandes ouvertes, les portes, que dans son astronef, l’extra-terrestre (même que c'est un fondu d'la soupe aux choux) il a plus qu'à sortir pour s'envoler dans l'espace et ses confins forcément mystérieux,
Ouvertes les portes donc, qu'elle
Démarra, la soucoupe, mais fatalitas !, comme dirait stilal qu'il dirait s'il le disait, a démarra
En sens contraire, la charrette intergalactique là, en
Sens contraire ! - vous imaginez le tintouin ! En sens
Contraire ! Ah la patate, ah la pomme de terre ! Ah l'innocent des satellites !
En un fracas, en
Un patatras, en un
Vacarme épouvantable, parce que
Epouvantable est le mot, que caniculaire, voyez, ça serait pas le mot, et fromager, et potager non plus d'ailleurs ;
De planches arrachées qu'ça craqua dans la cambrousse romanesque, de
Planches volant en éclats,
Arrachées, oui, comme ça - crrrack ! ; cependant, cela ne causa nul dégât à la soucoupe car
Celles-ci, de planches,
Etaient, par chance et
Par la campagne, les monts, les vaux, saisons et châteaux, revenants et vins nouveaux, bottes de cuir et chapeaux melons, par  
Chance donc que les planches du fond de l'étable d'où qu'elle sortit la soucoupe à la Denrée, elles étaient, ces planches,
Vermoulues et je me dis que cette phrase de René Fallet pose une question importante : Certains extra-terrestres conduisent-ils leurs soucoupes volantes sous emprise de l'alcool ou de stupéfiants ? Cela expliquerait quelques incidents dont les ufologues font leurs choux gras depuis des lunes (Roswell entre autres). En tout cas, l'étable du Glaude en a pris un coup. #MystèreEtVinNouveau.

 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 4 mai 2024.

 

2 mai 2024

MIETTES SUR L'INCURABLE SOTTISE

MIETTES SUR L'INCURABLE SOTTISE

 

1.
Je ne sais pas si le XXIème siècle sera religieux ou pas, mais je suis à peu près certain qu'il sera américano-asiatique. Pour son goût de la perfection de la phrase, Cioran y sera-t-il considéré comme un penseur de premier ordre ?

 

2.
L'une des questions que pose l'issue du conflit russo-ukrainien peut sans doute s'énoncer ainsi : le XXIème siècle sera-t-il eurasiatique et poutinien ou américano-asiatique et libéral ?

 

3.
Quand je considère ce qu'on dit de l'amour du geste parfait qui, dit-on, caractérise le Japon, je me demande s'il existe dans l'imaginaire nippon un buveur parfait ? Voire un assassin parfait ? 

 

4.
Je me demande si l'amour du geste parfait, qui, dit-on, caractérise le Japon, n'est pas une légende fort propre à humilier notre si brouillon Occident.
Je note aussi que cette volonté de faire du « geste » le plus humble un « acte » parfait relève de l'humanisme car il revient à faire de l'humain un être capable de perfection, ce qui en Occident, prête à rire et à dérision.

 

5.
Le XXème siècle débuta par un conflit mondial qui en détermina la suite (seconde guerre mondiale, rideau de fer, guerre froide, etc...). Il se pourrait que le conflit russo-ukrainien soit aussi déterminant sur notre siècle 21 que la « der des ders » sur le siècle 20. C'est sans doute la raison qui déterminera la victoire de l'Occident sur Poutine.

 

6.
Quand j'entends des philosophes audiovisuels critiquer Cioran, me vient aussitôt l’image d'une chasse d'eau qui se moquerait des chutes du Niagara.

 

7.
30 avril 2024. Arnaud Lagardère mis en examen pour, je cite la presse, « diffusion d'informations fausses ou trompeuses, achat de vote, abus de biens sociaux, abus de pouvoir et non-dépôt de comptes ». Le temps se gâte pour les « premiers de cordée » si chers à Macron.

 

8
Dans la masse des zozos maos et trotskystes qui en leur temps occupèrent les universités, quelques uns le sont restés. Dans les années 80, et sous le couvert du PS, ils firent de l'entrisme dans nos institutions, et y causèrent beaucoup de dégâts, notamment à l'éducation nationale.

 

9.
Un seul être vous manque et dès qu'il appelle, on bouffe le téléphone.

 

10.
La chair est triste, hélas, et je ne sais plus où ranger mes bouquins accumulés. Les poésies à Mallarmé, où vais-je les mettre ? Je ne les lis jamais. Alors quoi ? M'en débarrasser ?

 

11.
L'hiver, je suis sourd comme un demi-pot à tabac. Y a qu'l'été que j'peux  causer musique, c'est pour ça.

 

12.
Le Blanquer, c’était bath pour critiquer ; le gus, on y lisait à livre ouvert le bricolage, le carriérisme, la servilité et le n'importe quoi prétentieux. Ah ça, on le regrette bien. Macron devrait nommer Hubert Védrine à l'éducation nationale, histoire qu'on puisse se défouler.

 

13.
Je pense aussi qu'il y aurait comme du mou dans la corde à paiements. Faudra demander à Bruno Le Maire comment ça s'fait qu'la France aille si mieux qu'on soye toujours aussi sans le sou.

 

14.
« Pleine conscience, pleine conscience »... Pleine conscience qu'on va dans l'mur, oui !

 

15.
Ai eu hier soir la confirmation qu'un humble, un « dernier de cordée » si l'on suit la logique macroniste, peut avoir plus d'honneur qu'un capitaine d'industrie façon Lagardère. Politiques, je vous méprise.

 

16.
Je ne sais pas ce qui se passe à Sciences Po et je m'en fous. Cet entre-soi agité de fils et filles de bourges me laisse froid. Et s'ils cherchent à soigner leur bienveillance, les bonnes actions ne manquent pas : les restaus du cœur, le secours catholique, les maraudes etc...

 

17.
Mai 2024. Retard significatif du payement des indemnités de stage dues aux élèves de LP ; suspension du payement des HSE (quid du Pacte?) : les banques commenceraient-elles à rechigner à prêter à la si dépensière France Macron ? Attal s'est-il fichu de nos pommes ?
Étant donnée l'évolution des coûts du schmilblick apprenant, l'idée d'une généralisation du SNU me semble incongrue. Quant aux primes accordées aux entreprises pour qu'elles emploient des apprentis, je me demande si ça va durer longtemps encore. 
Par ses dépenses inconsidérées, Macron prépare-t-il la défaite de la démocratie aux présidentielles 2027 ?
Dès le 1er mai, vue l'inquiétude manifestée par les syndicats et les chefs d'établissements, le ministère fait marche arrière : les HSE seront (ou plutôt devraient être) payées en temps et en heures. Le gouvernement devra faire des économies ailleurs. L'abandon du SNU serait une bonne piste. Un contrôle plus efficace de la façon dont certains organismes de formation gèrent l'argent de l'apprentissage aussi.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 mai 2024.

2 mai 2024

DU GUIGNOL QUI NOUS AGITE CE QU'ON SAIT PAS

DU GUIGNOL QUI NOUS AGITE CE QU'ON SAIT PAS

 

1.
Francine (elle est jolie, la revenante) – monnaie (ce qui fait courir le monde) – réponse (a-t-on toujours les réponses que l'on mérite ?) – « claque sonore sur une fesse » (c'est la Francine joyeuse et insolente dans « La Soupe aux choux », roman drôle, de René Fallet).

 

2.
Scrupules – faut en avoir, pas forcément trop, cause que le réel est généralement moins scrupuleux que nous autres. Faut s'qui faut pour pas passer pour un sauvage quoi.

 

3.
« Le sens de l'honneur » : voilà quelque chose de rare. Ce que les gens appellent « sens de l'honneur » n'est souvent que le respect de sa dignité. Ce qui n'est déjà pas si mal, surtout pour moi, qui n'ai guère l'un et dont l'autre m'est assez relatif.

 

4.
« se cailler les sangs » ; trouvé cette expression dans « La Soupe aux choux », de René Fallet. Te fais pas d'mouron, Gaston, s'il y a person qui répond au téléphon, eh bin i rappelleront.

 

5.
Musaraigne – le nom de ce petit mammifère insectivore me semble approprié pour intituler quelque nouvelle d'épouvante du genre « Le Règne de la Musaraigne géante », nouvelle que je n'écrirai pas d'ailleurs, parce que je ne saurai pas et que j'en ai pas envie.

 

6.
Les « Gourdiflots » - lieu-dit dans le roman  « La Soupe aux choux », de René Fallet, où il s'en passe des drôles de choses, allez (soucoupe volante, rencontre du troisième type, revenance de la Francine, soupe aux choux, etc...) 

 

7.
« ces chtits bandits » : c'est le Bombé, personnage du roman ici cité qui dit ça, parlant de la jeunesse actuelle qui est assez pareille que celle d'avant qu'elle soit vieille, rien que vauriens, fainéants, et qu'est-ce qu'on va en faire, de cette génération là d'bras cassés.

 

8.
« dans les escaliers de la cave » : je ne peux m'empêcher de le fataliser, ce bout de phrase, comme quoi qu'on se sent au top, arrivé, parvenu, réussi, qu'on est quand même jamais que « dans les escaliers de la cave », celle dont on ne remontera pas, poil aux bras. 

 

9.
« A la vérité, manquant de plus en plus d'imagination, il ne parvenait pas à sombrer dans le malheur des lustres et des lustres après son infortune. »
(René Fallet, « La Soupe aux choux »)

 

« A la vérité », qu'est s'que qu'c'est, la vérité ? comme dirait le tonton à Zazie, qui n'est pas dans l'métro, parce qu'il est en grève autant dans le roman épatant de Raymond Queneau que dans l'épatant film de Louis Malle. 
Personne ne sait s'que qu'c'est, la vérité, qu'on n'est pas équipé pour le dire s'que qu'c'est, la vérité, qu'on s'en raconte des blagues, des blagues, des histoires.

 

Imagination : c'est avec ça qu'on vit, en fin de compte, en composant avec le réel, le lucide, le faut pas faire n'importe quoi, parce que le réel, il est assez périlleux aussi.

 

« des lustres et des lustres après » : des lunes et des lunes, comme quoi y en a d'la bière, qu'à coulé sous les ponts. Dans le roman de René Fallet, c'est plutôt du vin. C'est pareil pour dire quel soiffard, le temps.

 

10.
« - Et pis vous recommenciez...
D'accord, d'accord, tant que ça pouvait, mais avec du remords partout. Tu nous en as gâché des soirées ! »
(René Fallet, « La Soupe aux choux » [Ratinier et Chérasse à propos du cocuage du Glaude par le Bombé)

 

« et pis vous recommenciez » : c'est ça le fatal, le schéma qu'on suit, qu'on se dit qu'on devrait pas, qu'on s'y retrouve quand même toujours, dans le cercle, fasciné, envoûté, prisonnier du guignol qui nous agite ce qu'on sait pas, qu'est dans not' caboche pourtant.

 

« du remords partout » ;  Sans le remords, la férocité naturelle serait certainement moins hypocrite. Voyez la guerre. Les États assassinent, mais au nom d'une morale, d'un drapeau, d'une téléologie. Que des officiers qui agissent dans les différents conflits actuels ne soient objectivement que de vulgaires bouchers révèle assez cet effacement du remords par un patriotisme corrompu. 

 

11.
« Quand c'était pas les courtilières qui attaquaient, c'était les doryphores » explique le narrateur du roman « La Soupe aux choux ». Courtilières et doryphores sont des insectes mangeurs de tubercules et dévastateurs de potagers, que je me demande si, en France, tout au moins, ça existe encore beaucoup, ça, courtilières et doryphores, avec les pesticides, la pollution, la modernité productive et tout ça. 
Ma mère me disait que « doryphores », c'était comme ça qu'on appelait les soldats allemands de la deuxième guerre, cause que les récoltes à la France, c'était pour leurs pommes, aux fridolins, que du coup, les Français avaient faim. Qu'il y ait encore des décérébrés pour admirer la soldatesque nazie, ça me dépasse.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 mai 2024.  

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