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BREFS ET AUTRES

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14 octobre 2023

BOUCLES ET VISIONS (DUMAS DARIA LAMA)

BOUCLES ET VISIONS (DUMAS DARIA LAMA)

1.
« Cependant, au milieu de tout cela, une petite lueur dorée dansait au fond de l'imagination d'Hoffmann, comme un feu follet dans la nuit. »
(Alexandre Dumas, « La Femme au collier de velours »)

Cette « petite lueur dorée au fond de l'imagination d'Hoffmann », est-ce :
- un être miniature, comme on en voit dans les bandes dessinées, genre translucide figurine qui volette dans la nuit en disant des choses plus ou moins drôles ?
- La jeune fille à la cigarette qu'on la voit pas (c'est la nuit) mais que le cercle rouge de sa clope la perce, incandescent, la nuit ?
- Le signal d'arrêter de picoler et de rentrer à sa maison ?
- C'est pas d'l'amour mais ça viendra, ou quelque chose comme ça que j'ai entendu dans une chanson de Serge Lama, même que la chanson s'appelle « les Glycines » (j'ai vérifié) ?
- C'est pas Daria non plus parce qu'elle est dans un dessin animé américain que j'aime bien parce que Daria y dit des choses drôles et lucides.

2.
« La vue des objets l'assura de la réalité de ce qui lui était arrivé la veille. »
(Alexandre Dumas, « La Femme au collier de velours »)

Cette constatation implique-t-elle :
- que le présent prouve le passé ?
- Que le présent est aussi illusoire que le passé ?
- Que, puisqu'il pense, il est au moins pensant, bien que, si ça se trouve, nous ne sommes jamais que des logiciels qui usons d'un « je » faussement réflexif ?
- Qu'il lui est arrivé quelque chose la veille, mais quoi ?
- Que le présent peut mentir sur le passé ?
- Que le passé n’existe pas puisqu'il est aboli et que le présent tourne en boucle, s'abolissant lui-même pour mieux revenir, ainsi que le font les fantômes, bouclés dans leurs synchronies.
- Que je vais regarder un autre épisode de Daria, série d'animation américaine (1997-2002), créée par Suzie Lewis Lynn et Glenn Eichler et qui chronique les aléas scolaires et familiaux de Daria Morgendorffer, adolescente ironique, lucide et désabusée, sans problème particulier et d'un milieu assez aisé pour ne pas trop avoir à s'en faire.

3.
« et à ce bruit, pareil à celui qu'eussent fait deux mains de squelette, une voiture tendue de noir, attelée de deux chevaux noirs, et conduite par un cocher tout vêtu de noir, accourut. »
(Alexandre Dumas, « La Femme au collier de velours »)

De quoi est-il ici question ?
- du fiacre de Jack l'Eventreur dans un téléfilm policier britannique ?
- De la charrette fantôme et des ténèbres en route ?
- Du début de la vengeance du Bigoudi sanglant ?
- D'une publicité pour Halloween (mais sans l'épatante « Barbara bûche au boulot » ou alors Barbara, c'est Vampirella et ce n'est pas avec de l'eau qui pétille hein qu'elle va étancher sa soif) ?
- L'arrivée du plombier spectral qui va la réparer, votre tuyauterie fantomatique ?

4.
« Hoffmann se baissa, enleva le tison, et s'aperçut avec effroi que ce n'était pas la braise qui avait brûlé le pied de la jeune fille, mais le pied de la jeune fille qui avait éteint la braise. »
(Alexandre Dumas, « La Femme au collier de velours »)

Cette phrase nous fait-elle basculer :
- dans le fantastique ?
- Dans le fantastique et la choucroute ?
- Dans le fantastique, la choucroute et l'opéra ?
- Dans le doute sur la réalité du vivant ?
- Dans un de ces univers parallèles dont les romans se font l'écho, dont ils préparent peut-être l’avènement, comme si la fiction allait finir par nous envahir, nous dominer, nous anéantir ?

5.
« Il s'arrêta. La charrette venait d'atteindre la place de la Révolution. Dans l'ombre épaissie par une pluie froide, Hoffmann ne distinguait plus que deux silhouettes : l'une blanche, c'était celle de la victime, l'autre rouge, c'était l'échafaud. »
(Alexandre Dumas, « La Femme au collier de velours »)

Cette phrase terrible évoque-t-elle :
- l’exécution de la duchesse Du Barry racontée par Dumas ?
- Ce qui attend les démocraties occidentales si nous continuons à jouer avec le feu en étant trop bienveillants avec les partis extrémistes et les fanatiques religieux ?
- Une scène de film d'épouvante que tout à coup, le petit être fuyant s'arrêta, se retourna et brandit une hache ?
- Un cauchemar fait par Daria après une série de cours sur la Révolution française donnés par l'hypertendu professeur Anthony DeMartino  ?
- Une synchronie dans laquelle Hoffmann pourrait se retrouver bouclé en compagnie de la duchesse du Barry, du bourreau et de la guillotine ?

Patrice Houzeau
Malo, le 14 octobre 2023.

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14 octobre 2023

VERS LA WW3 ? L'APOCALYPSE ? LA FIN DE NOUS AUTRES HUMAINS ?

VERS LA WW3 ? L'APOCALYPSE ? LA FIN DE NOUS AUTRES HUMAINS ?

1.
Il se dit ce 12 octobre 2023 que l'Iran pourrait engager des troupes dans le conflit Hamas-Israël. Si cette information s'avère exacte et suivie d'effets, alors l'Iran déclencherait un conflit régional dont les implications et les conséquences seraient catastrophiques.
C'est purement subjectif, mais j'ai du mal à imaginer l'Iran défier Israël et les Etats-Unis en s'engageant dans une guerre perdue d'avance. A moins que l'Iran soit poussé à la faute par Poutine. Et là, ce qui pourrait advenir ressemble à une apocalypse nucléaire.

2.
Depuis 2019, le monde semble pris dans une spirale infernale qui pourrait le mener à sa perte : pandémie, crise économique, agression de l'Ukraine par la Russie poutinienne, menaces sur Taïwan, attaque terroriste de grande ampleur du Hamas sur le territoire israélien, riposte d'Israël, menaces iraniennes...
Accélération morbide de l'Histoire ? Fin précipitée de l'espèce humaine ? Suicide collectif ? Retour de la rareté naturelle ? Surpopulation ? En tout cas, ça commence à sentir fort le roussi pour nous autres humains.

3.
Cela fait plusieurs années déjà que dans ce qui est rendu public de ses rapports, la CIA alerte sur la multiplication possible des conflits et les risques de déstabilisation des démocraties occidentales par des mouvements terroristes et des Etats anti-Occident.
Avons-nous écouté ? Non, les Européens ont baissé la garde, baissé les budgets militaires et se sont gargarisés de mots-trombones (universalisme, résilience, bienveillance, vivre-ensemble et toutes ces sottises). Résultat : nous sommes au bord de la WW3.

4.
13 octobre 2023. Un enseignant poignardé et tué au Lycée Gambetta d'Arras par un « fiché S », dit-on. Les médias évoquent aussi deux blessés. Voilà où nous en sommes. Colère.

Défois, je me dis, - mais je devrais pas hein -, y en a, des islamistes, le grand remplacement, ils doivent trouver que par la démographie, ça va pas assez vite alors ils décident, ces assassins, d'y aller au couteau. Oh, les politiques, va falloir prendre ses responsabilités et virer les islamistes du pays, sinon, les présidentielles de 2027, elle pourrait les gagner facile Marine.

5.
Poutine va perdre sa sale guerre en Ukraine et achever de ruiner l'économie de la Russie.
Tsahal va éradiquer le Hamas.
Si l'Iran s'en mêle, l'Iran pourrait bien être battu lui aussi.
A moins que Chine et Corée du Nord... Troisième guerre mondiale ? Apocalypse ? Je n'y crois guère, mais il se trouve que tout prend une sale gueule de mort en ce moment.

6.
Ce n'est pas avec le gadget SNU que la France pourra se défendre et défendre ses intérêts dans une guerre qui, si elle n'est pas mondiale, y ressemble quand même beaucoup. Économisons l'argent du SNU et investissons le dans la défense et le renseignement. Ce sera plus utile.

7.
En assassinant en quelques heures 1 300 Israéliens (hommes, femmes, enfants), en prenant des otages, en tuant des ressortissants étrangers, le Hamas savait parfaitement qu'il allait provoquer une riposte rapide et violente de Tsahal. Le Hamas est allé trop loin et se consumera dans le feu qu'il a lui-même allumé.
L'Iran va-t-il entrer dans le conflit et envoyer des troupes ? Pas sûr du tout. Le Hamas décimé et condamné se sentira-t-il alors trahi ? Probable.

Patrice Houzeau
Malo, le 14 octobre 2023.

14 octobre 2023

DES EXEMPLES DE GRAMMAIRE LES FANTÔMES

DES EXEMPLES DE GRAMMAIRE LES FANTÔMES

1.
« They had to meet people who they did not much care for. »
(exemple de grammaire)

Cette phrase signifie-t-elle :
- que défois, y a des gens, on est quand même content de pas avoir à trop les fréquenter, et moi, voyez, la mixité sociale, euh, ça m’intéresse pas beaucoup.
- Qu'il faut de tout pour faire un monde et que ça n'empêche pas que le monde tourne mal ?
- Que les belles paroles au président Macron sur le courage des enseignants et des personnels face au terroriste d'Arras (fiché S pour radicalisation islamiste), c'est bien mais dites, les politiques, va falloir prendre ses responsabilités, et réellement les virer du pays, les apprentis djihadistes, sinon, en 2027, facile qu'elle prend le pouvoir Marine.
- Qu'il a fallu les rencontrer ces gens, même qu'ils ne les appréciaient pas.

2.
« John had his car stolen outside the school. »
(exemple de grammaire)

Cette phrase dit-elle :
- une vérité contemporaine ?
- Que ce sont des choses qui arrivent, que ça ne devrait pas arriver, mais que ça arrive quand même ?
- Que la pluie, ça mouille ; que la guerre, ça fait des morts ; que Mélenchon ne sera jamais président de la République ?
- Que John i va devoir aller à pied ?
- Que John had his cas stolen outside the school même que ça lui casse bien les...

3.
« Prices have gone up tremendously. »
(exemple de grammaire)

Cette phrase affirme-t-elle ?
- une vérité aiguë, contemporaine, contondante, très embêtante ?
- L’existence d'un racket organisé par la grande distribution ?
- La fin des haricots alors que les carottes ne sont même pas encore cuites ?
- La victoire de l'extrême-droite aux présidentielles françaises de 2027 ?
- que nous sommes au bord d'un crash boursier, et peut-être même au bord de la WW3 ?

4.
« If we don't learn from the mistakes of History we're doomed to repeat them. »
(exemple de grammaire)

Cette phrase est-elle :
- une vérité sans doute mais qui sonne un peu creux because la plupart des politiques s'en fiche bien du passé et donc extrême-droite et extrême-gauche gagnent des voix sur le dos des partis démocratiques ?
- Un exemple de l'usage de la condition en grammaire anglaise ?
- La recette de la déconfiture à venir de nos démocraties, si nous continuons à la jouer « résilience, bienveillance, multiculturalisme, vivre-ensemble » et toutes ces sottises ?
- L'illustration de la nécessité du « Si vis pacem, para bellum » ?
- Que si ça se trouve, et même s'il est impopulaire, on va être obligé de demander au président Macron (que je n'apprécie pourtant pas beaucoup) de réformer la Constitution pour pouvoir faire un troisième mandat ?
- Que le choix qui s'offre à nous n'est plus entre démocratie et dictature, humanisme et barbarie, mais entre technocratie et chaos ?

5.
« Never complain, never explain »
(citation royale)

Cette devise est-elle :
- salutaire, magnifique, idéale, typique du savoir-vivre britannique qu'on rêve ?
- Un vœu pieux, une belle étrangeté dans un monde où on promeut la massification de l'université, qui devient dès lors une machine à produire bavardages et sophismes ?
- En tout cas, elle pourrait faire un beau titre de pop song,
- Aussi fondamentale que « Cogito ergo sum », « Si vis pacem, para bellum », « L’existence précède l'essence », « L'enfer, c'est les autres »,et autres choses à retenir si l'on veut tenter de vivre à peu près intelligemment dans ce monde corrompu ?
- Aussi profonde que l'être des fantômes qui n’existent pas et qui sont pourtant partout présents.

Patrice Houzeau
Malo, le 14 octobre 2023.

13 octobre 2023

FASCINATION DES GONGS INOUÏS

FASCINATION DES GONGS INOUÏS

1.
« Je le rince, je l'étire (je commence à m'énerver, il faut en finir), je le masse, je le serre, je le résume et l'introduis dans mon verre, et jette ostensiblement le contenu par terre, et dis au garçon : « Mettez-moi donc un verre plus propre. »
(Henri Michaux, « Mes occupations »)

Le narrateur de cette fantaisie est-il :
- un rince-cochon ?
- Un étireur de temps, de phrases, un maniaque des verreries ?
- Un révolutionnaire ? Un putschiste ? Un complotiste ?
- Un pilier de bistrot ? Un forcené ? Un pris de delirium ?
- Un menteur vu qu'en fait il passe son temps à composer des recueils en regardant passer des chameaux invisibles à son plafond lézardé ?
- Un auditeur des gongs inouïs ?
- Un jeteur de sorts en buvant son verre ?

2.
« Je suis gong et ouate et chant neigeux,
Je le dis et j'en suis sûr. »
(Henri Michaux, « Je suis gong »)

De quoi le narrateur est-il « sûr » ?
- de sonner juste ?
- De sonner juste et fort ?
- De sonner juste et fort et profond ?
- De sonner qu'on dirait un peu de mélodie qu'on s'en souvient vaguement qu'on contemple, bouche bée, la neige tomber dans la nuit de la fenêtre ?
- Le narrateur est aussi décalé que le temps qu'on comprenne que le monde vire au cauchemar on s'en réveillera pas ?
- Que si on laisse faire les islamistes, la France deviendra un enfer ?
- « Que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit » ?

3.
« S'il a froid, il pense aussitôt qu'il pense avoir froid, puis il se voit penser qu'il pense qu'il a froid ; »
(Henri Michaux, « L' éther »)

Le narrateur est-il ici :
- cartésien ?
- Fonctionnel et réflexif comme le langage des humains ?
- Adepte de la théorie du réel comme pure perception de l'esprit ?
- Perdu dans le labyrinthe de ses pensées, que tout à coup, le réel se pointe et lui plante un grand coup de pied au cul, histoire de lui apprendre à vivre avec ses contemporains ?
- Frigide, d'un abord glacial, draculesque, vampirant, hululant, aussi improbable qu'un raisonnement juste dans la tête d'un député (surtout s'il a fait Sciences Po) ?

4.
« (C'est pourquoi j'aime tellement les  Encyclopédies illustrées . Je feuillette, je feuillette et j'éprouve souvent des satisfactions, car il y a là la photographie de plusieurs êtres que je n'ai pas encore été. [...])
(Henri Michaux, « Encore des changements »)

Le narrateur croit-il en :
- la réincarnation ? Migration des âmes ? Métempsychose et toutes ces sortes de choses ?
- La toute puissance des « Encyclopédies illustrées » (en tout cas tant que les panzers ne sont pas encore arrivés dans sa rue) ?
- La toute puissance des photographies, des images, des magazines, des bigoudis, des saxophones, des trombones, des prises de parole, des lunettes, des fruits au sirop, des gongs, des chameaux et des gongs ?
- Que Mélenchon sera un jour président de la République (ce qui est aussi vraisemblable qu'une apparition de la Sainte Choucroute au beau milieu de la table les jours où on n'a plus que des pâtes à manger) ?
- La fin heureuse de l'Histoire et toutes ces carabistouilles que les bonnes âmes racontent aux mômes dans les écoles ?

5.
« Et, la nuit, il fallait entendre les coups de pattes des chameaux quand ils essayaient de franchir les écluses, gong ! gong ! sur le métal et les madriers ! »
(Henri Michaux, « Intervention»)

Le narrateur est-il ;
- victime d'hallucinations chamelières et fasciné par le son du gong ?
- Près du fleuve aux longues taches brunes ?
- Agacé des sons, guetteur d'invasions à bosses, gardien des écluses ?
- Fan du groupe Caravan lequel fut un groupe de rock progressif de l'école dite « de Canterbury » ?
- Certain de l'imminence d'une invasion d’extra-terrestres à deux bosses qu'il les entend déjà qui tentent « de franchir les écluses, gong ! Gong ! » ?

Patrice Houzeau
Malo, le 13 octobre 2023.

 

13 octobre 2023

FUMISTERIE A CHAPEAU

FUMISTERIE A CHAPEAU

1.
« … ce salon doré... (indiquant la droite) ces grands portraits de famille qui avaient l'air de me dire : « Veux-tu t'en aller ! nous ne vendons pas de chapeaux !... » Tout ça m'a donné un trac !...
(Labiche et Marc-Michel, « Un Chapeau de paille d'Italie », [Fadinard])

Cette réflexion que le Fadinard s'administre signifie que :
- Fadinard exerce le métier de chapelier timide ?q
- Fadinard a la phobie des tableaux, des natures mortes aussi bien que des « grands portraits de famille » ?
- Je n'aurais pas dû manger le lapin blanc de l'histoire d'Alice. Depuis, il me semble que le temps me manque.
- Ce n'est pas parce que les gens écrivent bien qu'ils disent des choses intéressantes ?
- Fadinard a le trac. C'est un truc qui vous rend patraque.

2.
« Une fois là, vous me dites : « Attends-moi, je vais chercher un parapluie... » J'attends, et vous revenez... au bout de six mois... sans parapluie ! »
(Labiche et Marc-Michel, « Un Chapeau de paille d'Italie », [Clara])

Cette récrimination de Clara signifie que :
- Clara a absolument besoin d'un parapluie et que depuis six mois, elle a donc régulièrement les cheveux trempés ?
- « Clara veut la lune », comme dit la chanson à Alain Chamfort, et elle n'a même pas de parapluie !
- Je ne connais aucune Clara... Ce n'est donc pas demain la veille que je vas lui ramener un parapluie, et encore moins une tarte aux fraises ?
- Lorsque le président parle, on regarde la télé. Lorsque le président a fini de parler, on regarde la télé. Enfin, on dit qu'on regarde la télé qu'en fait, on mange des pâtes en parlant d'autre chose.
- J'aime quand Clara joue de la clarinette car Clara joue bien de la clarinette et j'aime aussi quand Suzon joue de l'accordéon car Suzon joue bien de l'accordéon. Quant à Léon et son piston, ah non, ça j'aime pas.

3.
« Je vais vous dire... c'est plein de fumistes. »
(Labiche et Marc-Michel, « Un Chapeau de paille d'Italie », [Fadinard])

Dans cette phrase, le Fadinard évoque :
- le gouvernement ?
- L'Assemblée nationale ?
- Le paysage audiovisuel français ?
- L'éducation nationale ?
- Le contenu de ma caboche ?

4.
« Dont on fait de très jolis chapeaux...
         Que mangent les chevaux. »
(Labiche et Marc-Michel, « Un Chapeau de paille d'Italie », [Fadinard])

Dans ces deux vers serinés par le Fadinard, est-il question :
- de la fatalité des chapeaux de paille d'Italie à se faire manger par les chevaux ?
- De la beauté des chevaux et du goût exquis de certains chapeaux de paille d'Italie ?
- De la Place rouge qu'était vide même qu'elle avait un joli nom mon guide Nathalie qu'il chantait le Gilbert Bécaud ?
- Du dernier électrotruc composé enregistré formaté entubé diffusé assené du groupe « Stupid Horses » ?
- de la mort du petit cheval ?

5.
« Qu'à cela ne tienne, madame... quoique, à vrai dire, ce ne soit pas moi personnellement qui ai mangé votre chapeau... »
(Labiche et Marc-Michel, « Un Chapeau de paille d'Italie », [Fadinard])

Cette remarque du Fadinard est-elle ?
- chapelière et désinvolte ?
- Chapelière, désinvolte et dégingandée ?
- Chapelière, désinvolte, dégingandée et moutardée ?
- Chapelière, désinvolte, dégingandée, moutardée mais pertinente ?
- Absolument déplacée et nous attendons avec impatience et régalade que l'Association de Défense des Chapeaux Harcelés porte plainte contre ce misérable Fadinard et ses plaisanteries obscènes. Nous avons confiance en la justice car nous savons qu'est grande la sagesse du Haut Chapeau Pointu Turlututu.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 octobre 2023.

 

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11 octobre 2023

RESILIENCE ? QUELLE RESILIENCE ?

RESILIENCE ? QUELLE RESILIENCE ?

1.
« Mais n'éprouvez-vous pas le désir d'être libre de quelque autre manière, Lenina ? D'une manière qui vous soit propre par exemple ; pas à la manière de tous les autres. »
(Aldous Huxley traduit par Jules Castier, « Le Meilleur des mondes » [Bernard])

Cette phrase signifie-t-elle que :
- il y a la liberté et il y a l'apparence de la liberté et qu'être libre, c'est refuser d'être libre de ne faire que ce que l'on vous oblige à faire, quand bien même cette apparence de liberté vous rendrait heureux comme un animal bien soigné ?
- Gérard Depardieu finira-t-il en prison ou va-t-il refuser de prendre ses responsabilités et se réfugier dans la Russie à Poutine pour ne plus jamais revenir en France ?Q
- Gérard Depardieu est-il la preuve qu'en fin de compte, l'on n'échappe ni à son passé ni à ce que l'on fut. La résilience serait-elle une vaste blague ?

2.
Après les crimes de guerre dont les exécutants du Hamas se sont rendus coupables en Israël ce 7 et 8 octobre 2023, que va-t-il se passer ?

- Après les pogroms dont se sont rendus coupables les assassins du Hamas en Israël, ne fait-il plus aucun doute que le Hamas sera éradiqué dans les mois à venir ?
- En commettant les crimes de guerre dont chaque jour les médias se font l'écho, le Hamas croit-il qu'il va abattre Israël ou, plus certainement, les dirigeants du Hamas viennent-ils de signer leurs arrêts de mort respectifs ? Israël n'oubliera pas. Le Mossad non plus.
- Le poids des morts français, américains, allemands et d'autres encore, ainsi que le poids des otages, vont-ils, à terme, pousser les services occidentaux à travailler avec le Mossad dans l'éradication des agents du Hamas ?
- Le Hamas croit-il réellement qu'il sera soutenu militairement par l'Iran qui, s'il se lançait dans une telle aventure, pourrait très vite subir les foudres de Tsahal et des Etats-Unis ?
- L'attaque du Hamas sur le territoire israélien est-il le signal du début de la troisième guerre mondiale ?
- Si Israël frappe si violemment la bande de Gaza, serait-ce aussi pour mieux préparer des négociations sur le mode : on desserre l'étau, ou on prévoit des corridors humanitaires en échange des otages détenus par le Hamas ?
- En ce qui concerne la politique intérieure française, le refus de la part de la LFI de considérer le Hamas comme une organisation terroriste condamne-t-il définitivement la LFI à disparaître, surtout quand le vieux Mélenchon finira par lâcher la pompe à fric électorale ?

3.
« Il ne prêta aucune attention à ses appels, mais s'enfuit en courant, au loin, au loin, n'importe où, pour être seul. »
(Aldous Huxley, « Le Meilleur des mondes ») .

Le personnage dont il est ici question veut-il être seul car :
- il ne supporte plus que de plus en plus difficilement le voisinage de ses semblables ? (Ça se comprend).
- Il court, il court, il court au magasin du coin s'acheter saucisson et litron et rentrera chez lui casser la croûte, boire un coup en écoutant du punk, du pünk, du ponk.
- Gérard Depardieu va-t-il finir seul et abandonné dans une grande maison en Russie poutinienne à vomir son foie ?

4.
« - La stabilité, dit l'Administrateur, la stabilité. Pas de civilisation sans stabilité sociale. Pas de stabilité sociale sans stabilité individuelle. »
(Aldous Huxley, « Le Meilleur des mondes »)

Ce que dit l'Administrateur semble-t-il correspondre à :
- au « meilleur des mondes possibles » où, de moins en moins insensiblement, la technocratie nous mène avec la bonne conscience du travail accompli ? (poil au nini).
- Au projet politique d'Emmanuel Macron ?
- A ce que l'on appelle communément le NOM (« Nouvel Ordre Mondial »)
- A du blabla déconnecté de la réalité et qui finira par n'être plus qu'une poignée de syllabes au milieu d'un infini chaotique de poignées de syllabes ?
- A la mort du petit cheval ?

5.
« - A présent - voilà le progrès – les vieillards travaillent, les vieillards pratiquent la copulation, les vieillards n'ont pas un instant, pas un loisir, à arracher au plaisir, pas un moment pour s'asseoir et penser... »
(Aldous Huxley, « Le Meilleur des mondes »)

Ce constat publié en 1932 vous semble-t-il correspondre à :
- la situation de notre vaillante et résiliente et polyvalente vieillesse telle que la veulent nos politiques affairés et affairistes aussi des fois ?
- Au projet politique d'Emmanuel Macron (cf la réforme des retraites) ?
- au « meilleur des mondes possibles » où, de moins en moins insensiblement, la technocratie nous mène avec la bonne conscience du travail accompli ?
- A l'horreur économique dans laquelle surpopulation et hyperconsommation nous plongent ?
- Aux sottises que l'on entend parfois dans les émissions qui se croient intelligentes sur France Inter, tiens, où, défois, on recycle de petits professeurs de philosophie pour en faire de médiocres influenceurs ?
- Tête à Blanquer, poil au derrière ! (chanson estudiante) ?

6.
« Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d'éviter les utopies et de retourner à une société non utopique moins « parfaite » et plus libre. »
(Nicolas Berdiaeff cité par Aldous Huxley en exergue du roman « le Meilleur des mondes »)

Cette hypothèse de Nicolas Berdiaeff cité par Aldous Huxley est-elle :
- démentie par les faits et l'épaisse bêtise des partis extrémistes de gauche comme de droite ?
- En partie réalisée, mais uniquement dans les familles et chez les gens de bon sens qui ont choisi de ne plus se mêler de politique et de son cortège de crétineries surdiplômées ?
- L'Education nationale est-elle en voie de technocratisation accélérée et va-t-elle finir, comme l'hôpital public, par être de moins en moins efficace tout en étant de plus en plus administrée, contrôlée, connectée, fliquée, managée ?
- La liberté pédagogique existe-t-elle encore en France ?
- Gérard Depardieu est-il un acteur d'exception ? Certainement. Cela ne l'empêcherait pas, apparemment, si l'on en croit bon nombre d'actrices et comédiennes qui l'ont croisé sur les plateaux, d'être un pauvre type, vulgaire et un peu trop entreprenant ?

Patrice Houzeau
Malo, le 11 octobre 2023.

8 octobre 2023

POISONS

POISONS

1.
« A chaque décès dans l'entourage du Roi, les médecins ont été invités à ouvrir les corps afin de s'assurer que le poison n'était point à l'origine de la mort. »
(Max Gallo, « La Chambre ardente », [le narrateur, Primi Visconti])

Cette phrase nous dit-elle que :
- « la Chambre ardente », de Max Gallo, est un texte qui a pour sujet la célèbre « Affaire des poisons », affaire d’État qui secoua le royaume de France entre 1672 (mort de l'aventurier Godin de Sainte-Croix) et son épilogue de 1709 où « un arrêt du Conseil du roi ordonne de faire brûler les « vingt-neuf gros paquets de divers registres », procès-verbaux et rapports de police » relatifs à l'affaire) ?
- « We don't know how to handle the problem of immigration », dit l’exemple de grammaire des éditions Spratbrow, que nous non plus, on s'en sort pas ?

2.
« La cour de France entretient en effet une nuée d'espions, laquais, gentilshommes, argousins, prêtres chargés de rapporter tout ce qui se dit et se trame à Paris. »
(Max Gallo, « La Chambre ardente », [le narrateur, Primi Visconti])

Cette phrase nous aventure-t-elle que :
- le mot « argousin » désignait jadis un officier de « surveillance », et donc de renseignement ?
- Qu'il n'y a pas d’État sans service de renseignement ?
- « Immigration has become the hottest political issue », dit l’exemple de grammaire des éditions Spratbrow, qu'en France, c'est pareil, que ça risque aussi d'être l'un des enjeux des élections présidentielles 2027 ?
- qu'on ne fait pas d'omelettes sans se poser la question des frites, du jambon, du fromage râpé mais défois quand même qu'on se la pose pas, la question ?
- Le samedi 7 octobre 2023 au matin, le Hamas a lancé une attaque-surprise contre l'Etat d’Israël. Ce qui est surprenant, c'est qu'apparemment, le Mossad n'a rien vu venir ?

3.
« - Je suis celui qui voit l'envers des choses, me confiait-il parfois alors que j'évoquais la cour de Versailles où il se rendait peu, ne se mêlant jamais à la tourbe des courtisans, mais voyant le Roi en tête à tête. »
(Max Gallo, « La Chambre ardente », [le narrateur, Primi Visconti rapportant un propos de La Reynie])

Cette phrase nous locomotionne-t-elle que :
- s'il y a l'endroit des êtres, il y a aussi leur envers ?
- la réalité a au moins deux faces, et parfois deux cornes et des pieds fourchus, ou alors de gros sabots ?
- Il y en a qui disent que si le 7 octobre 2023 le Hamas a lancé une attaque-surprise contre l'Etat d’Israël, ce serait afin de saboter un rapprochement que l'on dit possible entre Israël et l'Arabie saoudite ?
- « Their set of values is different from ours », dit l’exemple de grammaire des éditions Spratbrow, que, de toute façon, à mon avis, plus on est que ça finit par faire trop et qu'on a des problèmes ?
- Que l'essentiel n'est pas visible et qu'il faut faire attention à ne pas se laisser couillonner par les apparences ?

4.
« Je me souviens qu'à Paris, au mois de septembre 1676, des femmes s'étaient rassemblées dans les rues, criant qu'on enlevait les enfants pour les égorger. » 
(Max Gallo, « La Chambre ardente », [le narrateur, Primi Visconti])

Cette phrase nous abomine-t-elle que :
- défois on croit que c'est du complotisme et puis il y a du réel dedans, genre qu'on disait que le Covid-19 était peut-être bien une saloperie bricolée dans un labo chinois qu'on nous croyait pas mais qu'on se le demande quand même ?
- Ceci dit, les OVNI ne viennent pas d'autres planètes (s'te blague) mais qu'ils soient des prototypes d'aéronefs étonnants bien de chez eux (les Américains), cela ne m'étonnerait pas ?
- Elle est complétée par, tiré du même ouvrage, même auteur, même narrateur : « J'avais cru qu'il s'agissait d'une de ces rumeurs qui soulèvent le peuple mais qui n'ont aucun fondement, sinon la peur. »
- « They feel excluded from this society », dit l’exemple de grammaire des éditions Spratbrow, que ça, évidemment, si nul n'est prophète en son pays, souvent que ça marche pas non plus à l'étranger ?
- Que je me demande si l'attaque-surprise du 7 octobre 2023 menée par le Hamas contre l'Etat d’Israël n'est pas un indice de plus que la WW3 a réellement et déjà éclaté ?

5.
« Ces allusions indiquent que La Reynie commençait à penser que les alchimistes, les devineresses, les prêtres sacrilèges, les « empoisonneurs » formaient une sorte de confrérie avec ses rituels,... »
(Max Gallo, « La Chambre ardente », [le narrateur, Primi Visconti])

Cette phrase nous secrète-t-elle :
- qu'il existerait des sociétés secrètes dont l'influence serait maléfique ?
- Qu'il y aurait un camp du Bien et un camp du Mal et, entre les deux, des milliards de bipèdes qui grenouillent, pataugent, crapahutent, bossent et bavardent, et se reproduisent ?
- « The Habeas Corpus Act provides a guarantee against emprisonment without trial », dit l’exemple de grammaire des éditions Spratbrow, que ça c'est car nous vivons en démocratie, mais que la démocratie n'est pas le modèle politique le plus répandu au monde ?
- Que pour être heureux, vaut mieux pas se mêler des affaires des autres, qu'elles soient secrètes ou pas ?
- Que les politiques ayant un peu trop tendance à se mêler de ce qui ne les regarde pas, ils s'étonnent après de n'être pas aimés.

Patrice Houzeau
Malo, le 8 octobre 2023

8 octobre 2023

LE CONTRAIRE SERAIT TOUT AUSSI INQUIETANT

LE CONTRAIRE SERAIT TOUT AUSSI INQUIETANT

1.
« Je sais bien que c'est un livre en collaboration, mais ce sont les dessins qui le feront vendre. Ils vous font rire, ils vous obsèdent... vous terrifient. »
(Patricia Highsmith traduit par Michel-Courtois Fourcy, « Une Créature de rêve » [une jeune femme à Mr Sutherland])

Cette phrase signifie-t-elle que :
- il y a des dessins dont la puissance est telle que les plongeurs acrobates ne font pas fatalement songer aux électriciens de l'air ?
- Certains livres ne se vendent que par la qualité des dessins qui les illustrent ?
- Dans le théâtre classique, demander que son propre sang ne soit point épargné est le prélude à bien des tirades ?
- Je regrette de n'avoir pas tenté ma chance dans le dessin. Si cela avait marché, sans doute aurais-je été plus tranquille qu'à essayer d'enseigner (ce qui est en soi moyennement intéressant et de plus en plus contraignant) ?
- Toutes celles que l'on jette dans des cachots ne se sont pas rendues en d'autres provinces pour ramener des plantes à poison.

2.
« En fait, elle semblait éviter ses yeux et aurait pu tout aussi bien boire son verre sans lui. La lumière jaunâtre qui arrivait de derrière le bar tombait sur la large bretelle qui barrait de blanc son épaule. »
(Patricia Highsmith, « Une Créature de rêve »)

Ce qui est décrit dans cette phrase signifie-t-il que :la personne en question (le pronom « elle ») aime boire seule ?
- Cette personne est mal à l'aise, ou indifférente, ou méfiante et qu'elle ne tient pas à converser avec celui qui l'accompagne ?
- Quand les ducs manœuvrent avec une habileté de diable champion, il se peut que les reines n'aient pas tout à fait tort ?
- « la lumière jaunâtre qui arrivait de derrière le bar » se prépare à la dévorer ?
- qu'il n'est pas nécessaire que dans les parages traîne un dragon pour avoir envie d'aller porter ses pénates ailleurs. Il se pourrait aussi que le dragon fût partout ?
- Si j'étais elle, j'éviterais d'être un personnage dans un roman policier. Ça porte malheur.

3.
« Et bizarrement, il en était de même pour lui qui, après avoir travaillé jusqu'à deux heures du matin, décidait brusquement, s'il avait faim, d'aller manger un hamburger dans un bistrot du coin, ouvert toute la nuit. »
(Patricia Highsmith, « Une Créature de rêve »)

Le personnage évoqué dans cette phrase est-il :
- omnivore, noctambule, impulsif ?
- Obsédé par les hamburgers ?
- Workaholique ?
- Pas plus anormal que les autres anormaux qui constituent cette normalité des gens ordinaires que l'on appelle « société » ?
- Moustachu mais seulement dans des clips vidéos mexicains avec trompettes ?

4.
« - J'y pense brusquement.. Sur quelle sorte de flic risque de tomber Elsie ? Elle peut s'entendre dire que c'est elle qui provoque le vieux bonhomme. »
(Patricia Highsmith, « Une Créature de rêve » [Jack])

Cette phrase signifie-t-elle que :
- certains policiers ne prêteraient pas assez l'attention à ce que disent les femmes qui se sentent épiées, espionnées, voire harcelées par le « vieux bonhomme » ?
- qu'il faut se méfier, surtout si on est une jolie fille, du « vieux bonhomme », et surtout s'il a l'air d'un jeune ?
- Lorsque le prince retourne en ses Etats, on licencie les troupes. Dès lors, on doit se fier au renseignement. Et surveiller les soldats désœuvrés.

5.
« Puisque Dieu lève la patte, tout est pour le mieux du monde dans le meilleur des mondes, pensait Ralph Linderman, alors qu'il atteignait le coin de Grove Street et de Bleecker Street. »
(Patricia Highsmith, « Une Créature de rêve »)

Cette phrase signifie-t-elle que :
- l'auteur joue de la paronymie « God/Dog » et plaisante ainsi sur « le meilleur des mondes possibles » - « die beste aller möglichen Welten », comme l'écrivit Leibniz - dans lequel les chiens font ce qu'ils ont à faire ?
- Il est sans doute nécessaire que le nom signifie le destin pour que le destin s'accomplisse, mais bien sûr, d'une manière qui peut s'avérer cruellement ironique.
- L'auteur aime à plaisanter, y compris lorsqu'elle compose des romans policiers, et honni soit qui mal y pense ?
- L'action se passe à New York (Grove Street et Bleecker Street étant des rues new-yorkaises) ?
- Prendre le prétexte d'une rupture avec la Russie pour lever de nouveaux impôts, voilà qui en France va de soi. Le contraire serait d'ailleurs inquiétant.

Patrice Houzeau
Malo, le 8 octobre 2023.

4 octobre 2023

PARCE QU'ON N'EST JAMAIS ASSEZ ATTENTIF AUX CYGNES

PARCE QU'ON N'EST JAMAIS ASSEZ ATTENTIF AUX CYGNES

1.
« C'est peu après que j'écrivis cette injonction dans mon premier roman « Vendredi ou les Limbes du Pacifique » : « Prenez garde à la pureté, c'est le vitriol de l'âme ! ».
(Michel Tournier, « Un rêve », in « Célébrations »)

Tournier a écrit que la pureté est « le vitriol de l'âme » parce que :
- je sais pas vous, mais moi, je me sens fatigué,
- Parce qu'il raconte dans un texte intitulé « Rêve » une histoire de « moignons sanglants » et de « mains » disparues ?
- Parce que la pureté est une fascination et non une raison,
- Parce que la pureté en tant que valeur morale est très rare, vraiment très rare, vraiment très très rare ?
- Parce qu'en 2023, presque chaque jour sont révélées des affaires de corruption et que, presque jour, on
apprend que des coupables se promènent en liberté ?
- Parce que comme le dit Michel Tournier : «  C'était, je pense, alors qu'on ne parlait que des premiers hommes déposés sur le désert de la Lune. »
- Parce que je n'aime pas Macron ni d'ailleurs aucun politique. D'ailleurs, je ne vote pas.

2.
« Devant moi, les saris et les foulards de mes ouailles font des taches chatoyantes. »
(Michel Tournier, « Bombay » in « Célébrations »)

Tournier évoque « saris et foulards » aux couleurs chatoyantes » car :
- l'auteur se trouve à Bombay où il donne des cours, ou fait des conférences, ou cueille des champignons devant « une centaine d'étudiants et d'étudiantes sur tel ou tel sujet littéraire contemporain »,
- l'auteur a pris du LSD et s'épate des chatoyances en écoutant l'album « Sergeant Pepper's Lonely Hearts Club Band », des Beatles, un des meilleurs albums d'un des meilleurs groupes de pop/rock des années 60,
- parce que, du coup, je me dis Quelle est la définition de « sari » et que donc Wikipédia nous poivre et cannelle qu'un sari est une « longue pièce d'étoffe », un « vêtement traditionnel porté par des millions de femmes d'Asie du Sud (principalement en Inde, au Népal et au Bangladesh) »,
- j'ai vérifié : le gingembre a bien son origine en Inde tout aussi vraiment que moult politiques sont originaires de Connardie occidentale (et de leurs grandes écoles),
- parce que je n'irai jamais en Inde et que donc ce genre de phrase me dépayse.

3.
« Mais les fillettes se tiennent désormais à distance respectueuse des cygnes. »
(Michel Tournier, « Mes deux châteaux » in « Célébrations »)

« les fillettes se tiennent désormais à distance respectueuse des cygnes », parce que :
- parce qu'une institutrice leur a raconté que Léda « aimait trop les cygnes » et que ça lui a joué le mauvais tour de Castor et Hélène,
- parce que les cygnes, c'est méchant comme des députés, (mais c'est bien plus joli quand même),
- parce qu'avec les tickets restaurants qui vont tous être dématérialisés, on ne pourra plus les utiliser pour dépanner quelqu'un, que quelque chose me dit qu'il y en a pourtant de plus en plus des gens dans la panade,
- parce qu'on ne se méfie jamais assez des cygnes,
- parce que Barbara.

4.
« Quand il [l'ogre] goûte particulièrement les petites filles, on l'appelle un croque-mitaine (mitaine = « mädel », donc croque-fillette).
(Michel Tournier, « Christophe, saint patron des ogres » in « Célébrations »)

Quand on lit cette phrase, on se dit que :
- on est bien content d'apprendre par Michel Tournier l'origine du mot « croque-mitaine »,
- qu'il y a beaucoup de mauvaises bêtes et que les mauvaises bêtes, faut les abattre,
- que saint Christophe, comme le rappelle Michel Tournier, se mit au service du Diable avant de se mettre au service du Christ et de, au risque de se noyer, transporter le Christ incarné en enfant d'une rive à l'autre, d'où son nom de Christophe (du grec Christophoros, « celui qui porte le Christ »),

5.
Citant Paul Valéry, « Un jour est une feuille de l'arbre de ta vie », Michel Tournier se demande si la « métaphore » est « juste » car :
- elle est quand même assez emphatique, voire grotesque, la phrase à Valéry,
- parce que, comme l'écrit Michel Tournier, « un homme de cinquante ans a vécu 18 250 jours. Est-ce que cela ne fait pas beaucoup de feuilles pour un seul arbre, même de vaste dimension ? » (Michel Tournier, « L'arbre et la forêt », in « Célébrations »),
- Pap Ndiaye n'est-il pas un peu dégoûté de voir que Gabriel Attal réalise tout ce qu'on ne lui a pas laissé faire lorsqu'il était ministre (on se demande pourquoi),
- parce que ce n'est pas avec des niaiseries pareilles que l'on réussira à bouter les Russes hors d'Ukraine,
- parce que le covid, ce tueur invisible, serait de retour.

Patrice Houzeau
Malo, le 4 octobre 2023.

1 octobre 2023

LOIN MAINTENANT

LOIN MAINTENANT

1.
« Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur,
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur »
(Rimbaud, « Le bateau ivre »)

« Libre ». Est-on jamais libre ?
J'ai appris, en cours de philosophie des lycées, comme tous les petits Français, que nous étions tous quasi entièrement conditionnés par notre milieu, l'hérédité, les structures sociales.
J'ai aussi appris que nous sommes presque tous entièrement libres au moment où des choix moraux se posent à nous de façon aiguë. Résister à Hitler, c'était faire librement le choix de la Résistance au nazisme. Collaborer avec Hitler (comme l'ont fait Pétain et Laval), c'était faire librement le choix de la traîtrise et de la saloperie.
Il en est de même pour Poutine. S'opposer, c'est résister. Ne pas s'opposer, c'est collaborer.
C'est aussi simple que ça.
C'est simple comme la liberté.
Je vais manger des rillettes et boire un verre de bière légère.

Sur France Inter ce dimanche, dans l'émission de Charline Vanhoenacker il y a une belle chronique sur le poème « La grasse matinée », de Jacques Prévert.
« La grasse matinée », de Jacques Prévert, est un des poèmes les plus intenses de la langue française.
La chronique le rappelle et lui rend hommage.
Je sais qu'il ne manque pas de petits profs de collège et de lycée, cuistres et bavards, qui méprisent Jacques Prévert. Des cons.

2.
« Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ; »
(Rimbaud, « Le bateau ivre »)

Je me demande pourquoi des « lunules électriques » ?
Je ne me le demande pas.
La virtuosité des vers de Rimbaud me suffit.
Je lis Rimbaud comme j'écoute Pink Floyd.
Pour l'esthétique.
J'ai passé l'âge de m'enthousiasmer pour les exégèses.

Pourquoi Rimbaud a-t-il écrit « planche folle » ?
Est-ce de l'auto-ironie ?
Je ne sais pas si Rimbaud, au moment où il a composé « Le bateau ivre », avait conscience de son homosexualité.
Je ne sais pas et je m'en fiche.

Demain, cours.
Les élèves des lycées professionnels s'en fichent bien de Rimbaud.
Ils ont raison.
Ils ont autre chose à penser.
Avec la crise qui s'aiguise, ils ont même de plus en plus de choses à penser.
Je pressens des malaises.
Je pressens des rebellions.
Je pressens des troubles.
Il y a trop de problèmes en France.
Il y a trop de problèmes partout.
Je pressens que quelque chose de grave va arriver.
Si ce n'est la troisième guerre mondiale, ça y ressemblera beaucoup.

Je vais reprendre des rillettes et un peu de bière légère.

3.
« Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Behemots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilité bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets ! »
(Rimbaud, « Le bateau ivre »)

Je ne sais pas ce que sont les « Behemots ».
Paraît que ce sont des bêtes « prodigieuses » (parlent-elles latin ? Causent-elles chinois?) mentionnées par la Bible, nous dit une note.
Pour « Maelstroms », j'ai « gouffres marins » (édition Poésie/Gallimard, notes de Louis Forestier).
La Toile dit : « tourbillon d'eau ».
Le mot est d'origine néerlandaise (de « malen » : broyer et « strom » : courant).
Je ne parle pas néerlandais.
Je n'apprendrai jamais le néerlandais.
Je n'irai jamais aux Pays-Bas.
Je suis une poutre en allemand et une quiche en angliche.
Je ne vais jamais en Allemagne.
Je ne vais jamais en Angleterre.
J'aime bien le vers « Fileur éternel des immobilités bleues ».
J'aime bien écrire le vers « Fileur éternel des immobilités bleues ».
J'aime bien me dire le vers « Fileur éternel des immobilités bleues ».
J'imagine un dieu fileur, un roi peut-être, bleu de Prusse, de nuit, d'encre bleue.
Le genre de choses que je dessinais quand je me prenais pour un dessinateur.
J'ai laissé passer ce petit talent.
J'ai tout laisser filer.
J'ai manqué ma vie.
Elle a passé sous mes yeux.
Elle est loin maintenant.
Je reste planté ; la route est déserte.

Patrice Houzeau
Malo, le 1er octobre 2023.

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