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BREFS ET AUTRES

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15 août 2023

LE ROUBLE DEGRINGOLE QUE VA FAIRE NABIOULLINA ?

LE ROUBLE DEGRINGOLE QUE VA FAIRE NABIOULLINA ?

1.
14 août 2023. 15 heures 15. 1 euro = 109,9 roubles. Le dollar a franchi la barre symbolique des 100 roubles (102 roubles) pour 1 dollar. Je ne pense pas que les nouvelles en Russie soient aussi bonnes que les pro-Poutine le prétendent.

Les courbes de la semaine jusqu'à 5 ans sont très claires : la tendance du rouble est à la baisse constante et continue : les efforts de Elvira Nabioullina ont évité le pire après l'échec retentissant et sanglant des troupes de Poutine devant Kiev en mars 2022, mais les mesures prises ne peuvent être que provisoires. En d'autres termes : l'Occident continue de s'enrichir et la Russie de s'appauvrir.

2.
Le conflit russo-ukrainien nous rappelle qu'une guerre conventionnelle nécessite beaucoup de technologie mais aussi beaucoup de personnels. Ce fut sans doute une erreur de penser que la technologie allait compenser une baisse des effectifs mise en œuvre plus par souci d'économie, voire par pure démagogie, que par réelle réflexion stratégique. En conséquence, je me demande si les pays européens, et donc la France, ne vont pas être obligés d'en revenir à la conscription et donc au service militaire. Pour ce qui est de la France, peut-être vaudrait-il mieux abandonner tout de suite le gadget SNU et en revenir à une formation militaire de base dispensée à l'ensemble d'une classe d'âge.

3.
Une réunion du conseil d'administration de la Banque de Russie se réunira mardi 15 août au matin. Certains pensent que pour endiguer une inflation qui pourrait s'accélérer suite à la chute du rouble, la banque centrale pourrait une nouvelle fois relever son taux directeur.

Cette nouvelle hausse du taux directeur pourrait ralentir encore une production déjà impactée par les sanctions et ralentir les investissements, sans compter que l'effet sur le taux de change du rouble n'est pas si assuré. Qui donc peut avoir confiance dans la monnaie d'un pays qui, pour ne pas perdre une sale guerre engagée par ses dirigeants (Poutine et son gang), est obligé d'entretenir un climat de peur en Ukraine en bombardant les populations civiles tout en envoyant se faire massacrer plusieurs centaines de soldats russes par semaine pour défendre un front du sud et de l'est de plus en plus menacé ?

4.
Le massacre des enfants ukrainiens par les brutes décérébrées de l'armée de Poutine et de son gang, voilà pourquoi les démocraties libérales, l'OTAN et la Triade doivent continuer à soutenir l'Ukraine et le président Zelensky jusqu'à la défaite de la Russie.

5.
Il y a beaucoup d'incendies en Russie. Beaucoup. Et qui font vraiment beaucoup de dégâts. Se pourrait-il qu'une nuit l'un de ces incendies mette vraiment les Russes en colère et qu'ils aillent demander en masse des comptes à leurs dirigeants ?

6.
Il se dit en Occident que le Kremlin s'impatiente et que Poutine exigerait un rouble fort. Je suppose que dans la tête de certains membres du conseil d'administration de la banque de Russie, elle tournera en boucle la phrase : « Gagne d'abord ton opération spéciale à la noix, paysan, et le rouble suivra ».

Patrice Houzeau
Malo, le 15 août 2023

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15 août 2023

VARIETES EN AOÛT

VARIETES EN AOÛT

1.
14 août 2023. Entendu ce soir dans « Les Informés » de France Info, un observateur affirmer, non sans raison, que la politique en faveur de l'apprentissage mise en place par les gouvernements Philippe, Castex, Borne, via la réforme Blanquer, donne de bons résultats sur les chiffres de l'emploi et qu'il serait dommage de ne pas continuer dans cette voie et de « réduire la voilure » (comprenez : diminuer le montant des aides publiques). Certes, mais lui-même reconnaît qu'il s'agit d'emplois subventionnés. Un pays qui se dit libéral peut-il pérenniser une politique de l'emploi qui fonctionne parce que l'Etat paye, avec de l'emprunt évidemment, les employeurs pour embaucher ? Franchement, je ne crois pas que, vue la situation de déficit de la France, on puisse se permettre une telle politique très longtemps.

2.
Entendue la polémique (dont je me demande si elle n'est pas un peu arrangée) Armanet/Sardou. Là-dessus, j'entends sur France Inter dans une émission présentée par Jean-Pierre Kalfon, Marianne Faithfull dans une reprise très stonienne dans l'esprit de « Sister Morphine », suivie de « Avec le temps », de Léo Ferré. C'est vous dire que Armanet/Sardou, je m'en fous. #CertainsIlsCroiventQueMaisNon

3.
Quelque chose me dit que Pap Ndiaye n'aura pas laissé un souvenir impérissable à l'Education nationale. Ministre kleenex, (mais payé quand même hein, et même recasé). Gabriel Attal pourrait être beaucoup plus coriace. On verra.

4.
Tiens, sur You Tube je suis la chaîne « Indiana Fraise ». Il fait de l'Urbex, le monsieur. Activité qui me semble dangereuse. Mais bon. En tout cas, ses vidéos sont honnêtes et rationnelles. Ils n'essaie pas de faire passer le passage d'un chat ou d'une souris pour celui d'un spectre et les craquements du bois d'un vieux meuble pour des avertissements de l'au-delà. La seule chose étrange (sur les quelques vidéos vues) est celle où il entend distinctement des pas dans une maison qu'il sait pourtant déserte. Ah ah ! Mystère et côte à l'os... Comme ce genre de choses m'est arrivé (deux fois) dans une maison où j'ai vécu quelques années, je ne suis pas étonné, et moi non plus, je n'ai pas d’explication.

Par contre, le coup des pas et le commentaire (non fait par « Indiana » d'ailleurs, mais par l'un de ses accompagnateurs occasionnels dans une autre vidéo) qu'on dirait que quelqu'un marche pas loin de vous à vos côtés, c'est non, cause que marcher dans les feuilles mortes produit une perception auditive très légèrement décalée qui, le soir et vu le caractère désolé loin de tout du lieu (surtout si c'est une forêt) peut donner à penser qu'il y a quelqu'un d'autre qui vous suivrait. Illusion. Ce que vous entendez, ce sont vos propres pas dans le bruissement des feuilles mortes que vous déplacez en marchant. Mais c'est vrai que lorsqu'on n'en a jamais fait l’expérience, ça peut inquiéter.

Patrice Houzeau
Malo, le 15 août 2023.

14 août 2023

V'LA QUE J'L'ECULUBRE LE SONNET DES VOYELLES

V'LA QUE J'L'ECULUBRE LE SONNET DES VOYELLES

1.
Dans le célèbre sonnet « Voyelles », de Rimbaud, est-il question de :
- certaines consonnes, mais pas du hareng-saur ?
- des petites amies des voyous ardennais, mais pas du hareng-saur ?
- des lettres a, e, i, u, o, et du hareng-saur ?
- autre réponse possible.

2.
Dans le sonnet dit « des voyelles », Rimbaud associe la lettre « a » :
- aux « jours heureux où nous étions amis » ?
- au noir, parce que « Noir, c'est noir / il n'y a plus d'espoir » ?
- au « bar-tabac de la rue des Martyrs » ?
- autre réponse possible.

3.
Au vers 3 des « Voyelles », Rimbaud évoque « le noir corset velu des mouches éclatantes », lesquelles au vers 4 :
- se préparent un sandwich thon-mayonnaise ?
- bombinent en bourdonnant des chansons anglaises ?
- vont à la mouche leu leu au cimetière du Père Lachaise ?
- Autre réponse possible.

4.
L'auteur associant la lettre « E » au blanc, il se peut qu'il soit question de :
- fromage blanc ?
- rois blancs ?
- lutins verts ?

5.
L'auteur associant la lettre « I » au rouge, il se peut qu'il soit question de :
- « sang craché » et de « rire des lèvres belles » ?
- « sang craché », tant pis pour les aquarelles ?
- « sang craché » pas non plus ?

6.
Le vers 9 des « Voyelles » est :
- « U, cycles, vibrements divins des mers virides »
Ce vers est remarquable :
- car particulièrement musical en raison de son rythme, de l'assonance « i » et des allitérations « v » et « m » ?
- parce qu'on nous le dit ?
- parce qu'il est un indice précieux concernant un trésor perdu mais qui doit bien s'y trouver pourtant ?

Ah tiens, sur twitter j'ai écrit « et des l'allitérations », c'est pas grave, vu qu'on comprend quand même, et qu'en plus, je m'en tamponne le pacte à Pap Ndiaye avec la réforme à Blanquer.

7.
Sachant que l'adjectif « virides » vient du latin « viridis » qui signifie « vert », le U est-il associé :
- à la jungle des villes ?
- au « Magasin vert » qui, même fermé, est tout vert ?
- à la couleur verte ainsi qu'au hareng-saur ?
- Autre réponse possible.

8.
A votre avis, pourquoi les « pâtis » (= pâtures) du vers 10 sont-ils « semés d’animaux » ?
- Parce que s'ils étaient semés de soucoupes volantes, personne n'y croirait ?
- Parce que justement, les pâtis sont des terrains où viennent paître les animaux ?
- Il n'y a pas de raison précise, c'est juste pour qu'il y ait le compte de syllabes et ainsi faire avancer le schmilblick versifié ?

9.
Le sonnet des voyelles se clôt sur la lettre O et ce vers : « - Ô l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! -. Si, pour l'auteur, la lettre O évoque l'Oméga (soit la 24ème et dernière lettre de l'alphabet grec), la lettre A étant le premier signifiant du poème, peut-on en conclure que :
- la lettre A évoque aussi l'Alpha (1ère lettre de l'alphabet grec) ?
- le mot « macron » désigne un trait horizontal que l'on place au-dessus d'une voyelle longue ?
- la lettre A désigne ici l'âne, l'âme, le haricot, le hasard balthazar, le bizarre, le bazar, l'azur dont nous sommes hantés ?

10.
Pensez-vous que le sonnet des voyelles :
- a un sens précis, voulu et masqué par l'hermétisme de l’expression ?
- n'a pas réellement de sens, mais constitue un exercice de style qui prouve la virtuosité de Rimbaud ?
- a un sens précis, voulu, masqué mais qui n'a aucune importance, car le plus important se trouve dans l'étrangeté des images et la musicalité du poème ?

Patrice Houzeau
Malo, le 14 août 2023.

13 août 2023

ON ATTEND LA RENTREE QU'ON SE SOUCIE DEJA

ON ATTEND LA RENTREE QU'ON SE SOUCIE DEJA

1.
Certes, la chute du rouble face à l'euro et au dollar était attendue en raison des sanctions qui frappent l'économie russe et de la baisse des revenus liés au gaz et au pétrole (la baisse de l'indice IRTS en est l’expression), mais ce qui est intéressant, c'est l'accélération de cette chute du rouble, faisant douter de la sincérité des bilans officiels d'une économie russe probablement bien plus en difficulté que la propagande pro-Poutine et les chiffres officiels le disent.

2.
Je l'écrivais en 2017 et me le faisais reprocher par bien des bienveillants, il n'y a pas assez de prisons en France. Elles sont pourtant nécessaires, en raison de :
- la surpopulation carcérale et l'état pitoyable, dit-on, de certains établissements pénitentiaires
- l'augmentation de la criminalité et surtout, de la gravité moyenne des faits.
- la nécessité d'une véritable politique de réinsertion, quoique, personnellement, j'ai de sérieux doutes sur les capacités d'intégration de certains individus.

3.
12 août 2023. 8 heures 35. Prisca Thévenot, actuelle secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et du Service National Universel, vient d'affirmer sur France Inter que la généralisation du SNU se ferait prochainement. Elle parle de « socle commun » pour faire « nation ». Inquiétant.

Rappel : la presse chiffre la généralisation du SNU de 1 à 2 milliards d'euros par an, soit à peu près le coût de l'organisation du baccalauréat dans sa version classique (examen terminal). Or, le bac en contrôle continu est une sottise. Il serait donc judicieux de consacrer l'argent que coûterait une hypothétique généralisation d'un dispositif pédagogiquement douteux à la remise en vigueur d'un examen terminal, anonyme et national.

Nul doute que la macronie doit s'agiter et s'agitera encore dans les coulisses des syndicats de l'éducation nationale afin de leur vendre l'approbation de la généralisation du SNU, ou à défaut une relative neutralité. Le SGEN va-t-il avaler cette couleuvre là aussi ?

4.
La question est : le président Macron va-t-il continuer à subventionner l'emploi (via les primes à l'apprentissage notamment) jusqu'en 2027, histoire d'afficher un artificiel « plein-emploi » et laisser une ardoise fabuleuse à ses successeurs ainsi qu'aux contribuables ?

Le fantasme du président Macron est-il un Etat tout-puissant (SNU, surveillance généralisée, subventions aliénantes...) s'appuyant sur l'économie de marché ? Le fantasme du président Macron est-il la Chine revue et corrigée par Raffarin ?

5.
13 août 2023. Je suppose que le président Macron est en vacances. Ce qui est normal. Qu'il reprenne des forces. J'ai un petit doigt à gauche, et un petit doigt à droite qui me disent que l'année 2023-2024 ne va pas être de tout repos.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 août 2023.

13 août 2023

QUEL DRÔLE DE CORPS

QUEL DRÔLE DE CORPS

« Quel drôle de corps, ce petit détective belge ! Un génie ou un détraqué ? Découvrira-t-il la solution du mystère ? »
(Agatha Christie, « Le Crime de l'Orient-Express » [le docteur Constantine])

Quel est un exclamatif qu'on dit « Quel dictateur alors, ce Poutine ! »
Drôle signifie ici « étrange, bizarre » qu'on dit « Quelle drôle d’idée » ou
De façon d’être qu’on s’dit défois, et puis on hausse les épaules, « drôle de
Corps » que je la sens en désuétude cette expression
Ce est un démonstratif comme dans « Ce saucisson serait-il aussi sec que le hareng-saur sec sec sec du poème de Charles Cros ? »

Petit – vous souvenez-vous du livre « Small is beautiful » ? Le mot
Détective me rappelle Sam Spade, l'étrange privé du « Faucon maltais ».
Belge, dit le docteur Constantine, cause que Hercule Poirot est
Un détective belge que le docteur Constantine se demande si c'est un
Génie - Hercule Poirot a-t-il du génie ? Une fiction peut-elle être géniale ?
Ou plutôt que de manger une boîte de sardines je vas aller chez Zut manger un gratin de pâtes puisqu'elle me l'a proposé.

Un temps pour tout qu'il y a qu'on dit que le temps il est tout
Détraqué déglingué décalé La linéarité du temps est-elle une vue de l'esprit ?
Découvrira-t-il, le drôle de détective belge
La solution de l'énigme bin oui même que la
Solution du crime de l'Orient-Express depuis le temps on la connaît
Du gratin de pâtes j'aime bien comme aussi les romans policiers avec un
Mystère dedans, un beau mystère bien alambiqué.

Patrice Houzeau
Malo, le 13 août 2023.

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11 août 2023

DE PAR LA SAUTERELLE VERTE ET AUTRES

DE PAR LA SAUTERELLE VERTE ET AUTRES

« Par elles prospéraient l'erreur et le prodige, et la sauterelle verte du sophisme »
(Saint-John Perse, « Vents », 3)

Par la sainte saucisse, je n''y pige que couic à Saint-John Perse (faut dire, je ne le lis pas très souvent, préférant les bons vieux romans policiers à énigmes et comment ça un clown poignardé dans la bibliothèque, en êtes-vous sûr, James ?) bon, le pronom
Elles renvoie à de « très grandes forces en croissance sur toutes les pistes de ce monde », de très « grandes forces » liées, si je comprends, « à l'insulte et à la discorde ». Bah oui, ce n'est pas nouveau, on le sait ça, depuis Aristote (évidemment, la rime « tante Charlotte », suivie de « grosses tototes » me viennent illico mais ça c'est parce que je n'ai pas l'esprit ouvert à la haute poésie des hermétismes et autres grandes cuillères) ; donc, on sait depuis Aristote que « l'homme est un animal politique », et donc, plus il est nombreux, plus il s'agite politiquement, que ça fait donc « de grandes forces en croissance », de l'insulte, de la discorde, des sales coups, des massacres, des camps de concentration, d’extermination, des saloperies quoi. Donc par ces « grandes forces en croissance »
Prospéraient, outre les idéologues, et aujourd'hui, les complotistes, conspirationnistes, intégristes et autres crétins et salopards (dont un paquet est quand même issu de nos grandes écoles, c'est vous dire combien je les méprise, ma pomme, les écoles de l'élite, l'ENA, Sciences Po et compagnie), prospéraient donc
L'erreur (qu'est-ce que je vous disais)
Et shazam, aussi shazam que ah tiens, les Américains font ces derniers temps (nous sommes en l'an 2023 : Macron dépense beaucoup d'argent que la France n'a pas et Poutine est en passe de ruiner la Russie), beaucoup de bruit autour des OVNI, qu'ils font, ces temps-ci, les Américains (jusqu'à laisser d'anciens militaires prêter serment devant le Congrès pour dire et sous-entendre que le gouvernement de la plus grande démocratie du monde, ça fait longtemps qu'il en a, dis, des morceaux de soucoupes volantes fracassées ici ou là, et qu'il en sait, dis, des choses, le gouvernement américain sur la vérité est ailleurs, la moustache à Scully et
Le fox-trot à Mulder, ce qui ne veut rien dire, mais c'est fait exprès), et en général, quand les Américains agitent les petits bonshommes verts et gris, c'est qu'il se passe aussi autre chose, mais pour en revenir à Saint-John Perse, prospéraient donc l'erreur et le
Prodige, bon ça signifie-t-y les fausses promesses, genre le communisme sauverait le monde ? Les fausses informations, genre le covid serait une invention des mondialistes  ? Les faux miracles, genre la prospérité serait au coin de la rue ? Et après ?
Et après, il y a une jolie image dans
La prose poétique à Alexis Leger (aka Saint-John Perse), l'évocation de « la
Sauterelle verte du sophisme ». Je suppose que le poète veut signifier ici que le sophisme peut mordre aussi (le sophisme a des dents), comme peut mordre la grande sauterelle
Verte, dite aussi Tettigonia viridissima, nous arboricole wikipédia, sinon
Du diable à choucroute, si j'y pige quelque chose, que pour finir, il y a le mot
Sophisme, et ça, c'est tant pis pour vous.

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2023.

11 août 2023

LE ROUBLE DEGRINGOLE LES EXPERTS TERGIVERSENT

LE ROUBLE DEGRINGOLE LES EXPERTS TERGIVERSENT

1.
9 août 2023 ; 13 h. en France, on court vers 1 euro = 107 roubles, eh oui. La valeur de sa monnaie, au Poutine, dégringole, dévisse, chute.

Sa sale guerre en Ukraine va le ruiner, lui, la mafia russe et les Russes. Il faut être drôlement naïf pour s'imaginer que la Russie puisse vaincre l'OTAN, l'UE et les Etats-Unis.

2.
Paraît que Bruno Le Maire, devant faire des économies, s'apprêterait à puiser dans les réserves de certains organismes publics. Question, en passant, est-ce que cette razzia sur le grisbi concernerait aussi les fonds du GIP-FCIP et donc l'éducation nationale ?

3.
Août 2023. Tout le monde, il est content : les baleines parmi les entreprises de France ont augmenté leur bénéfices (enfin, pas toutes, ArcelorMittal et Altice - Patrick Drahi est-il un nouveau Bernard Tapie? -, c'est pas trop la joie en ce moment, hein). Or, le paupérisme galope et la consommation baisse. Ce qui signifie clairement que les pauvres sont de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Ça s'appelle la macronie.

4.
Investisseurs, marchands, banquiers qui investissez encore en Russie, réveillez-vous. Poutine a signé l'arrêt de mort de la Russie le 24 février 2022 en tentant d'envahir l'Ukraine. Poutine ne peut pas gagner et l'économie russe va à vau-l’eau.
Investisseurs, marchands, banquiers qui investissez encore en Russie, reprenez vos billes avant qu'elles finissent fondues dans l'acier de canons aussitôt détruits par les armes de l'Occident.

5.
Vous vous demandez encore comment enseignants et syndicats ont pu laisser se dégrader nos métiers à ce point ? Nous connaissons pourtant la réponse depuis longtemps : cela s'appelle la « fluidification sociale », même que certains appellent cela « corruption ».

6.
Août 2023. L'affaire « Civitas » qui a éclaté après les propos stupides et scandaleux de Pierre Hillard (« il faudrait en revenir à la situation d'avant 1789 », dit l'antisémite) fait désormais de cet idéologue complotiste un adversaire de Zemmour, et donc un proche du Lepénisme dans sa tendance antijudaïsme, mais surtout, devrait plaire aux royalistes. Bref, l’extrême-droite se déchire. Méchamment.
Je laisse de côté la thèse de l'infiltration qui aurait pour but de faire dissoudre Civitas de l'intérieur en incitant certains de ses cadres à tenir publiquement des propos inadmissibles. Je ne l'écarte pas tout à fait ; Macron craint des jours agités et veut visiblement faire le ménage.

7.
Je ne suis bienveillant que quand ça m'arrange, mais n'ayant aucune poids social, je ne fais de mal à personne. Ceci dit, je n'ai que mépris pour la plupart des politiques, et des crachats en réserve pour certains.

8.
Dans le réel, le monde tel qu'il est, la stratégie doit être synchronique et non diachronique. Il faut vaincre Poutine parce que Poutine menace clairement les démocraties libérales ainsi que la paix mondiale. Les généalogies des événements sont affaires d'historiens. A trop s'y pencher, l'Occident finit par y perdre le fil et se tétaniser. Il en est de même pour l'Afrique. A trop remuer le passé et chercher qui est coupable de quoi pourquoi comment, on finit par rester dans la bibliothèque, à se quereller entre experts pendant que le djihadisme et la Russafrique progressent. Le jour où ils mettront le feu à la bibliothèque, il sera trop tard pour agir.

Ce n'est pas avec une bibliothèque que l'on arrête une division blindée, et donc « Si vis pacem, para bellum ». Méfions-nous des généraux qui ont le culte de l'Histoire.

Ce n'est pas au nom de la Sainte Russie qu'il fallait combattre l'empire soviétique, mais parce que le communisme d'Etat est un système anti-démocratique, autoritaire, menaçant et économiquement inefficace (la Chine étant le seul pays communiste ayant adopté l'économie de marché, elle est donc à la fois anti-démocratique, autoritaire, riche et menaçante).

9.
Vendredi 11 août 2023. 10 heures 15 en France. 1 euro = 107, 50 roubles. Ceux qui pensent que le rouble pourrait être un bon investissement se trompent : les perspectives de l'économie russe ne sont pas bonnes, notamment en ce qui concerne les secteurs de l'énergie et de la banque.

Patrice Houzeau
Malo, le 9 août 2023.

11 août 2023

TOUSSAINT

TOUSSAINT

« Des enfants morts parlent parfois avec leur mère
Et des mortes parfois voudraient bien revenir »
(Apollinaire, « Rhénane d'automne »)

Des onomatopées que l'on trouve dans cette « Rhénane d'automne » - il y a le kikiriki des coqs (mais « Nul coq n'a chanté aujourd'hui », dit le poème), il y a le hi han des « bons ânes » qui « se mettent à brouter les fleurs / Des couronnes mortuaires ». On n'entend pas les cris des
Enfants des morts « qui vont jouer / Dans le cimetière ». C'est sans doute qu'ils ne crient pas. Les
Morts ça ne les dérange pas, ce curieux début de Toussaint. D'ailleurs, ils
Parlent parfois avec leur mère, les « enfants morts » ; c'est que
Parfois les morts se rappellent aux vivants. C'est
Avec mélancolie, ah oui, que le poète évoque les morts (« Vous mendiants morts saouls de bière / Vous les aveugles comme le destin / Et vous petits enfants morts en prière »). A
Leur mère, ils parlent parfois, dis, les enfants morts. Que dit la
Mère ? Que dit l'enfant ? Comprenons-nous toujours où ils veulent en venir ?

Et voilà pourquoi j'aime la poésie, c'est un mystère qui ne s'épuise pas.
Des énigmes, comme dans les romans policiers, des énigmes et des
Mortes qui « voudraient bien revenir ».
Parfois, les feuilles mortes sont des « mains coupées », et parfois les mains coupées sont des « feuilles mortes ». Parfois sous les feuilles mortes, on trouve des mains coupées. « Ce sont les mains des chères mortes / Ce sont tes mains coupées », dit le poème.
Voudraient-elles, ces jeunes filles, de nouveau rire et chanter, manger de la viande, boire, fumer, danser ?
Bien sûr, je n'en doute pas qu'elles le voudraient, si elles pouvaient
Revenir, nos mortes, nos mères, nos jeunes filles.

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2023.

9 août 2023

DIE NIEMAND SPAART

DIE NIEMAND SPAART

Notes sur le film « Un soir, un train », de André Delvaux (1968).

« Un soir, un train », de André Delvaux (1968) commence par une chanson et un paysage enneigé qui défile parce que la caméra est dans le train qui roule le long des champs et des toits enneigés.
Il est question « d'entretenir la tombe, pour la Toussaint », dit une vieille dame à Mathias, interprété par Yves Montand.
Il y a un temps suspendu. Il vient après la question « - Vous n'avez pas encore d'enfants », posée par la vieille dame à Mathias (la réponse est « non »). Un temps suspendu. De vieilles personnes, des gens âgés. Qu'attendent-ils ?

Mathias enseigne à l'université. La linguistique. Son cours est interrompu. Grève des étudiants flamands. Allusion probable à « l'affaire de Louvain » (1967-1968) et aux manifestations des étudiants nationalistes flamands hostiles à la présence d'étudiants et d'enseignants francophones au sein d'une université située en territoire néerlandophone.
Dans le couloir, Mathias aide une étudiante à traduire du néerlandais au français un texte sur la mort.
« La mort qui n'épargne personne », nous la retrouvons ensuite, cette phrase sur une scène de théâtre. On y joue une pièce de la Renaissance « Elckerlijk ». La Mort s'adresse à Elckerlijk.
Mathias y rejoint Anne (interprétée par Anouk Aimée). Il est question du statut de la Mort : un personnage, la mort ? Un « écran entre le soi et le moi », comme le jargonne Mathias ? Ça, pour moi, c'est du pipeau ; du reste, Mathias y croit-il lui-même ?
Reste l'essentiel, la phrase dite par le comédien jouant la Mort qui me rappelle Nosferatu quand même un peu, ou la mort vue par Michel de Ghelderode, ou James Ensor : « Ik ben de dood die niemand spaart. »

Un pull mauve, un gilet noir, une chemise blanche, des huîtres, du vin blanc ; une musique de limonaire, de piano mécanique sur le point de se déglinguer, de fausser compagnie, un air à la défaire, la fête, un couple, une maison bourgeoise, des bougies, « A l'ange » (c'est le toast porté par Anne).
Mathias est un matérialiste, un homme du libre-arbitre, il mange ses huîtres et n'écoute pas Anne qui lui dit : « Tu n'y crois pas hein toi ».
On dit que « Un soir, un train » est un film sur l'incommunicabilité. J'en sais rien. Anne et Mathias ont-ils réellement des difficultés à communiquer ? Des mots, tout ça, des mots. Ceci dit, je suis mal placé pour répondre à cette question, car j'aime à grincer et à ironiser comme si c'était important, et j'entretiens d'assez bonnes relations avec la farine, les œufs, et le fromage râpé.
Après qu'ça cause qu'on est libre, et « intelligent, et lucide », mais bon là aussi ce sont des mots. La liberté, il y a des philosophies pour ça. Dans la vie courante, on est surtout libre de se faire avoir si on ne fait pas attention.

Dans le film, il ne fait pas beau, on voit ça quand ils sont dans le bus en ville. On dirait qu'il pleut. Après, le bus file dans la campagne qu'a l'air brumeuse. On entend des coups de feu. Des chasseurs. Forcé qu'on pense à des troubles qui pourraient éclater, un jour ou l'autre, entre nationalistes des deux camps.
Bon. Dispute. C'est que la française Anne a peur de se retrouver seule dans une province où elle n'est pas forcément bien vue, sans amis, sans enfants (la belle affaire!).
Cimetière. La mort encore.
Le vivant ne retrouve pas ses morts.

Le train. Des gens. Mathias est rejoint par Anne, c'est une surprise. Une tentative. Un retour. Un couple, ça s'arrange.
Il est question de Rotherhite, un quartier présenté par un ami de Mathias comme étant l'un « des plus sinistres de Londres ». Il est question aussi de Harry Dickson et donc de Jean Ray (autre grand fantastique belge).
Il y a ce que l'on devrait transmettre et que l'on ne transmet pas. L'humain est un passeur lunatique.
Il y a du silence. Le film est pourtant plein de bruits (celui du train, de sirènes diverses, de cris d'enfants, et cela dès le début, à tel point que l'on a du mal parfois à saisir certaines répliques).
Incommunicabilité ? Bah oui. Du coup, dodo et cauchemar. Sonneries, rouge, flammes (celles de l'enfer?).

Debout les morts. Le train roule. Anne a disparu. Un professeur de linguistique. Un historien des religions à la retraite. Un étudiant. Ils sont trois à être descendus du train arrêté ils ne savent où, pis qui repart, les laissant là dans le on ne sait où.
Ils se dirigent vers un village. On entend de l'orgue comme dans les films d'épouvante, tandis qu'ils traversent une grande étendue humide, vaseuse, désolée. Terre gaste (« espace inhabité qui ne vaut rien pour la culture » dit Internet).
On est à la moitié du film. La nuit tombe. Une lumière au loin.
« On croit toujours qu'on peut tout arranger », dit l'historien des religions.
Après, défois, on n'arrange que ce qui nous arrange, les autres n'ont qu'à s'arranger. Que voulez-vous, ça ne nous arrange pas toujours d'être dérangé. Il y a du jazz. Après, bien sûr, il n'y a personne à vot' enterrement. On s'en moque puisqu'on est dans la lettre de licenciement définitif.
Il y a des réflexions sur la mort, le destin, la prédestination, le pourquoi de l'arrêt du train, tout ça. On dirait, ce film, la transposition d'un cours de philo.

Sont dans la nuit, trouvent un village.
Une autre sonnerie. Une projection de cinéma. Des humains dans le ciel. Du vol libre. Cela fait écho à ce que citait Anne dans la première partie du film sur « les plaines du ciel, là où nous devons tous nous retrouver. »
On ne parle ni flamand, ni français dans ce village, mais une langue qui n'a pas du tout l'air d'être romane. Le linguiste ne la comprend pas, en tout cas.
Un hôtel. Du jazz. On ne peut pas téléphoner. Personne ne comprend personne. Les trois hommes sont attablés et servis. Le vin est bon. Le repas copieux.
Parfois, on la reconnaît. Moïra (la destinée).
L'historien des religions la reconnaît ; étrangement, le linguiste ne la reconnaît pas. Ce qu'il reconnaît, c'est la fascination, et cela soudain le panique, le met en colère, le révolte.
Dans les dix dernières minutes du film, l'étudiant fait le pari qu'il « va tout savoir », élucider l'énigme. Dissiper le surréalisme du machin. Après le jazz et la musique d'ambiance, la danse, la danse étrange. Intense. Barbare. Etrangère. Fascinante la jeune fille, une serveuse de l'hôtel, elle s'appelle Moïra, comme dans une nuit rhénane d'Apollinaire. Fascinante, la musique genre le « High Horses » du groupe The Residents : limonaire, percussions, un drôle de souffle. Tout le monde danse. Tout un tas de gens soudain. L'étudiant est fasciné par la jeune fille. C'est qu'il croit à la prédestination, en Moïra, au « tout est écrit, je ne cours donc aucun risque », a-t-il dit dans la nuit. Sifflement d'un train. Tout le monde file, précipitamment.

L'énigme est élucidée. Je ne vous en dis rien. Il faut voir ce film : « Un soir, un train », de André Delvaux.

Patrice Houzeau
Malo, le 9 août 2023.

8 août 2023

COMME JE VOUS LE DIS MADAME COEURDEBOEUF

COMME JE VOUS LE DIS MADAME COEURDEBOEUF

« Il était difficile de croire que trois semaines auparavant, à un kilomètre et demi du village, un homme avait été décapité par sa fille unique. »
(Elizabeth George traduit par Dominique Wattwiller, « Enquête dans le brouillard », chapitre 5)

Il s'agit donc d'une décapitation dans ce roman que je lis : « Enquête dans le brouillard », de Elizabeth George, et qu'il
Etait calme le village où, au chapitre 5, arrivent les enquêteurs Barbara Havers et Lynley (citation : « Le village cerné par les bois semblait baigner dans la tranquillité et la paix la plus absolue »).
Difficile d'imaginer une décapitation dans la tranquillité de ce village anglais, si tranquille qu'on dirait les villages anglais si tranquilles de la série Barnaby ou Miss Marple,
De s'imaginer donc une jeune fille lever une hache pour parricider façon drame élisabéthain, difficile à
Croire mais même les lieux les plus apparemment calmes ont leurs fantômes, leurs histoires qui finissent dans le sang et l'horreur. Ce n'est pas parce que des canards glissent sur l'étang, qu'il ne peut pas y avoir un cadavre dans la bibliothèque.
Que cela soit difficile à croire qu'il y a
Trois semaines, la tête d'un homme « avait roulé dans un tas de foin », trois
Semaines, ce n'est rien, et pourtant, trois semaines de ce monde, et encore
Auparavant, et encore auparavant, et encore auparavant,
A en remplir les journaux, les réseaux, les têtes et les bouches -
Un massacre incessant qu'il est le monde, je vous le dis, Madame Coeurdeboeuf, des morts au
Kilomètre, du sang à la Une, que d'la misère et du malheur
Et une salade thon-pommes de terre-haricots verts avec un
Demi de bière de table, puis de la charlotte aux fraises faite maison, tout ça avalé, tandis que les zombies de Poutine tentent d'assassiner l'Ukraine pour le grand profit de la mafia russe, et pendant que Zut
Du diable si je me souviens de ce que Zut me racontait que moi je pensais au
Village de « Enquête dans le brouillard » et à tout
Un tas de romans que j'ai lus, qui m'ont plu et que je ne pourrai pas relire cause qu'un
Homme a une durée de vie limitée, sans compter que ma boîte à songer peut très bien me lâcher à n'importe quel moment, que je pourrais finir baveux gâteux parmi mes livres jaunissants. Quant à Linley, il explique qu'il
Avait « appris à apprécier » la musique – il s'agit de musique classique et pas de tagada-boum-boum hein - « quand [son] père était malade, tout à la fin. Il y en avait toujours à la maison lorsque je réussissais à lui rendre visite », qu'il explique à Barbara dans la voiture. Ah tiens il pleut. Cet
Eté, il pleut pas mal sur les Hauts-de-France.
Décapité. Ça me rappelle la devinette du capitaine décapité et des douze moines qui eurent la tête coupée. Combien ça fait-y de têtes tranchées ?
Par pure fantaisie que j'écris ça. Sinon,
Sa défaite à Poutine que je souhaite qu'il faudrait que l'OTAN décrète l'Ukraine No Fly Zone. Poutine testera et n'ira pas plus loin, dissuasion nucléaire oblige. C'est maintenant ou jamais que je me dis. Mais l'Occident semble soudain si frileux qu'à mon sens pourtant une défaite de l'Ukraine serait suivie de bien d'autres pour nos pommes. La périlleuse Chine n'aurait dès lors plus aucune retenue et le Xi Jinping et le Poutine d'en faire des mauvais coups et autres saloperies. Donc, on se demande si la
Fille du roman « Enquête dans le brouillard » - apparemment sa fille
Unique – a oui ou non décapité son père.

Patrice Houzeau
Malo, le 8 août 2023.

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