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BREFS ET AUTRES

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7 mai 2023

POUR MOI UN MYSTERE EN SOI

POUR MOI UN MYSTERE EN SOI

1.
Hervé Le Tellier, « L’Anomalie » (Gallimard, 2020). Littéraire qu’au début, je me suis dit : c’est quoi, ces nouvelles avortées aux airs de travail appliqué d’auteur consciencieux, et puis, au milieu du roman, « l’Anomalie » vous rattrape. Et c’est marrant et vite intéressant (le chapitre des hypothèses et celui des réactions religieuses sont remarquables). Il est question de faille spatio-temporelle, de double et de beaucoup de koikis’passe là. « L'Anomalie » de Hervé Le Tellier, à mon sens, est déjà un classique, de la SF, de la littérature, de l'intelligence. Foisonnant, impressionnant, lucide.

Citation : 
« - Aspirant Wayne, votre mission consiste à capturer ce fauve, sans le blesser...
Le grand blond ouvre la chemise et de larges yeux étonnés.
- Mais... c'est une grenouille ?
- C'est un crapaud. Il s'appelle Betty, comme tout le monde. Ramenez-le-nous dans son vivarium. »
(Hervé Le Tellier, « L’Anomalie », p.236)

2.
Je ne sais pas si « Me semble que c’est facile » de Lisa Leblanc est la plus belle chanson d’amour de je ne sais où des quatre coins, mais me semble que c’est facile une très honnête et émouvante.

Citation :
« J’aime ben la personne que chu
Quand j’suis avec toi
Pi j’aime ben la personne que t’es
Quand t’es avec moi. »
Rangez vos orchestres, suffit d’une guitare.

3.
Simenon, « Les Scrupules de Maigret ». Un huis-clos de 1957. Il y est question de neurasthénie, de femmes, d'amants, de poison, de revolver, de petits trains électriques. Efficace. Bref. Professionnel.

« Ce qu'il avait à faire, cette fois, c'était, non pas reconstituer les faits et gestes d'un être humain, mais prévoir son comportement, ce qui était autrement difficile. »
(Simenon, « Les Scrupules de Maigret », chapitre VI)

4.
Philippe Sollers, « Légende » (folio n°7053) : Brillant carnet de notes. Vif, court (et c’est appréciable). Des considérations sur la pensée chinoise (personnellement, je m'en fous), sur l'alchimie (Breton, et aussi le fameux « Mystère des cathédrales », jadis évoqué par Pauwels et Bergier dans « Le Matin des magiciens »), Hugo (de belles pages), Rimbaud, les femmes, l'avenir du monde, la peinture, Mozart, l'Histoire, les changements sociétaux, d'autres choses encore et des indiscrétions, tout ça non sans élégance, ironie, provocation. Pas mal de citations. Je ne sais pas si elles sont exactes. Peu importe : personne ne demande à un livre de Sollers de dire la vérité.

Citation : « Et, d'ailleurs que faisait Rimbaud en Italie, à Milan, chez cette veuve charmante (« vedova ») qui a eu la gentillesse de l'accueillir, et à qui il enverra un exemplaire d'Une Saison en enfer ? »
(Philippe Sollers, « Légende », p.95)

Réponse du chroniqueur (ma servitude) : Chaipas, - des escalopes ?

Note : Ai cru percevoir quelque ironie à propos des étranges coups dans les murs que Victor Hugo prétend avoir parfois entendus. Sollers a tort : ces coups inexpliqués dans les murs, ces pas sans personne dans le couloir, sans personne dans les escaliers, ces petites anomalies du réel, je les ai connues aussi.

5.
La Neuvième Symphonie de Beethoven, épaté je suis chaque fois que je l'entends. Incomparable. Les musicologues expliquent sans doute de quoi est fait le génie de cette œuvre qui me semble échapper à toute classification. J'en suis, étant très poutre en tout, parfaitement incapable. Et peu m'importe. Cette œuvre prodigieuse est pour moi un mystère en soi.

Patrice Houzeau
Malo, le 7 mai 2023.

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6 mai 2023

NE GAREZ PAS VOTRE ELEPHANT DANS VOTRE ASSIETTE

NE GAREZ PAS VOTRE ELEPHANT DANS VOTRE ASSIETTE

1.
Je n'ai pas eu beaucoup de femmes dans ma vie, mais elles n'ont pas toutes comptées.

2.
6 mai 2023. J'entends sur France Inter évoquer une étrange affaire de corruption dans laquelle seraient impliqués des officiels indiens, Thalès, Dassault, d'autres bienveillants sans doute, et qui concerne des ventes d'armement... Ah la surprise, ma chère Denise !... comme si on ne savait pas que le commerce mondial de l'armement est ultra-corrompu... le contraire serait étonnant, et que la France ne puisse plus « fluidifier », selon le mot fameux d'un ancien facilitateur des négociations en coulisses avec certains syndicalistes de l’Éducation nationale, que la France ne puisse plus les fluidifier donc, ses tractations sur ses machines à dépeupler (merveilles de technologie qui finissent assez invariablement par tuer des mômes), voilà qui serait inquiétant... Pour ça je suis bien tranquille, c'est bien tout pourri comme il faut... pour ça, voyez, que je ne vote pas.

Et n’allez pas me raconter qu’un autre monde est possible, parce que j’ai cessé depuis longtemps de croire et au Père Noël et en la bienveillance des politiques.

3.
On ne met pas un éléphant dans son assiette si on n’est pas sûr de la finir.

4.
L’humain est un problème.
On dit que chaque problème a sa solution.
Peut-on dire que chaque humain a sa solution ?
Certes, l’immortalité pourrait poser problème.

5.
En français, « passer par la porte » et « passer par la fenêtre » ne donnent pas le même résultat.

En France, quand on déplaît, on peut éventuellement passer par la porte pour ne plus y revenir (parfois on passe par la porte d’un placard et l’on y reste).

Dans la Russie de Poutine, à un certain niveau, quand on déplaît, il arrive que l’on passe par la fenêtre.

6.
Le 6 mai 2026 il pleuvine sur la digue
Je regarde un « Enfants du Rock » Elle
Est de mon adolescence l’émission Il y
Avait Antoine de Caunes qui présentait
Des tas d’électriques épatants Là elle
Montre David Bowie qu’c’était un génie
Peut-être bien y en a qui disent qu’ma
Pomme elle en sait rien because je m’y
Connais plus en âneries qu’en génie là
L’émission elle date de 1983 je buvais
Déjà d’la bière à cette époque & là je
Bois d’la bière itou zieutant Bowie je
Bois d’la bière Bowie répond qu’il est
Plus sûr d’être David Bowie que par le
Passé oùsqu’il était Ziggy Stardust et
Chaipaqui encore car l’univers à Bowie
Je le maîtrise mal Buvant d’la 3 Monts
Je regarde le clip de Let’s Dance avec
Les yeux de la nostalgie J’sais pas si
C’est génial mais c’est vraiment bien.

Patrice Houzeau
Malo, le 6 mai 2023.

6 mai 2023

HURRAH !... ET LE FOSSÉ DERRIERE...

HURRAH !... ET LE FOSSÉ DERRIERE...

(Notes de lecture)

1.
Ira Levin : « Les Femmes de Stepford » (J'ai Lu SF, 1993, illustration de Caza, traduction : Tanette Prigent et Noman Gritz). Science-fiction proche de nos actualités. Roman féministe ? Pose le problème de la distinction entre robot et humain. Roman court (c'est appréciable).

2.
André Breton : « Arcane 17 » (10/18, 1975). Prose très travaillée, poétique, parfois aux limites de la préciosité et de l'emphase. Entre autres considérations, pose le problème de l'enseignement de l'Histoire et du roman national (par exemple, ce qu'on conta aux écoliers de Robespierre et de Louis XVI, aussi de Napoléon). Évoque les querelles concernant, - l'auteur ne s'étant pas encore fait connaître -, le statut du « Silence de la mer », de Vercors : propagande allemande ou chef d’œuvre de littérature résistante ? Ailleurs, Breton alambique sur la présence de la tradition occultiste chez certains auteurs (il y tenait, Breton, apparemment, aux sources ésotériques de l’œuvre de Rimbaud) et aussi d'étranges « incidents » que Breton présente comme authentiques. Surréalisme et merveilleux.

3.
J. Oriano, « B comme Baptiste » (1981, réédition en « Carré noir » d'un « Série noire » de 1971). Polar. Style imagé avec verve et gouaille, façon Frédéric Dard, Michel Audiard, Léo Malet. La France de la fin des années 60. Amusant. Ironique. Réaliste. J'aime bien, pour le style et l'intrigue type « coup monté » avec chantage, jolie fille, pigeons. Le narrateur patauge dans le bizarre, et le brouillard ne se lève pas tout de suite.

Citation : « D'habitude on n'ouvrait pas à cause du bruit, mais ça m'était égal, cette nuit. Je me relevai et poussai fenêtres, volets et tout. La lune cavala dans la chambre, toute blanche, comme en chemise. »
(J. Oriano, « B comme Baptiste », chapitre X [le narrateur])

4.
Khalil Gibran, « Le Prophète » (Pocket, traduit par Didier Sénécal). Texte bref du genre à avoir dans ses affaires si l'on aime la poésie à visée philosophique. Suite de préceptes qui rappellent quant à la forme « Ainsi parlait Zarathoustra », en moins hermétique. Peut agacer ; peut fasciner. Intéressant.

5.
Michel Audiard, « La nuit, le jour et toutes les autres nuits » (Denoël, 1978). Célinien. A garder et relire. Un genre d'ironie vacharde et mélancolique, parfois très amère, parfois émouvante, et que l'on ne publierait sans doute plus aujourd'hui, (c'est qu'il est revenant, le temps des hypocrisies). Roman ça se dit, mais se pourrait que le narrateur en dise beaucoup sur l'auteur. Peut mettre mal à l'aise à cause des évocations de la Libération. A dû choquer lors de sa publication.

Aux pages 154-155, Audiard évoque la maison de Céline : « Rien qu'une bicoque sans passé, ni avenir, construite sur l'autre, la maudite, celle partie en fumée avec les manuscrits, les lettres, toute la paperasse et les pinces à linge. Une gentille apocalypse tout à fait conforme au répertoire. »

6.
Tristan Corbière, « A ma jument Souris » (in « Les Amours jaunes »). La poésie, c'est le style, et le contenu n'est que prétexte à virtuosité. J'aime les petites pièces des poètes dits « mineurs » (Corbière, Laforgue, Fourest,...) qui ne prétendent pas au De rerum natura, mais qui vous retiennent la cafetière à l'ironie. « A ma jument Souris » est de ces petits bijoux... mêle les images de l'amante et de la jument... Choquant ? Bah oui, pour ceux qui prennent la littérature pour un réservoir d'idées à préparer des révolutions qui commencent toujours par des coups d'éclat pour finir par des cous coupés... J'en apprécie l'autodérision du premier quatrain :

« Pas d'éperon ni de cravache,
N'est-ce pas, Maîtresse à poil gris...
C'est bon à pousser une vache,
Pas une petite Souris. »

Pré-surréaliste aussi, si l'on considère :

« J'agace, du bout de ma botte,
Ta patte d'acier fin qui trotte.
Va : je ne suis pas cavalier... »

Cette « jument à poil gris » et « patte d'acier fin » me laisse songeur...

J'aime aussi ce « Hurrah ! » qui ponctue les deux derniers quatrains, car j'aime le swing et la clameur du virtuose à son métier... Et l'usage des trois petits points... Pré-célinien, tu crois ?

« Hurrah ! c'est à nous la barrière !
Je suis emballé : tu me tiens -
Hurrah !... et le fossé derrière...
Et la culbute !... - Femme, tiens !! »
(Tristan Corbière, « A ma jument Souris »)

Patrice Houzeau
Malo, le 6 mai 2023.

5 mai 2023

NOUS ON FOUT DES COUPS (chanson à coups d'sons)

NOUS ON FOUT DES COUPS (chanson à coups d'sons)

A mettre sur une musique élégante et distanciée avec de jolis choeurs féminins façon Baxter Dury dans « Slumlord » ou « I'm Not Your Dog » ou sur du trois accords à la punk bien énervée.

Non mais vise-moi la bombasse
Sortez ma pomme de la fascination
Non mais vise-moi la bombasse
C'est le genre de gonzesse qu'j'ai en affection

Pisse pas à côté
Pass' la monnaie
Haleine de poney
Dents cassées

Uh uh c'est moi Mickey le clown
L'enfant d'sa le fils d'son chuis un peu
Moi j'adore la foufffoounnnne
La bièreuh les nerfs de bœufs la beuh la bièreuh

Non mais vise-moi la bombasse
Sortez ma pomme de la fascination
Non mais vise-moi la carcasse
C'est le genre de bagnole j'en ai des frissons

J'bosse faut bien sinon tu crèves
La nuit je dors la nuit je rêve
Que j'poursuis des chats
Défois j'aboie pis j'ai la fièvre

Si je chante c'est pour qu'on m'écoute
T'aimes pas s'que j'dis
Fais gaffe j'vas t'en donner moi du quoi qu'il en coûte
Barre-toi ou j'te frite j'te frite j'te frite j'te dis

Non mais vise-moi la bombasse
Sortez ma pomme de la fascination
Non mais vise-moi la gambasse
C'est le genre de galbée j'en ferais bien mon gueuleton

Cause pas à ma sœur
'Spèce de chômeur
J'vas t'faire peur
T'vas chier ton cœur

Demain c'est la grève la manif
J'vas mett' mon paletot noir gueuler Macron dégage
Casser des vitres piquer des sous-tifs
C'est pour ma sœur Si on m'prend on m'met en cage

Non mais vise-moi la bombasse
Sortez ma pomme de la fascination
Non mais vise-moi s'te mélasse
C'est plein d'gaz qu'ça chiale oh putain la baston

Bordel bordel et opinel
Çui-là quelle brêle
Passe-moi un manche de pelle
Qu'j'lui rectifie sa gamelle

Casser des vitres j'te dis casser des gueules aussi
D'toute façon on ira tous au paradis ou dans l'trou à rats
Bouffeurs de frites de riz de macaronis de paella
Mickey Le Clown Macron Mélenchon Tous les aut's cons aussi

Non mais vise-moi la bombasse
Sortez ma pomme de ma consternation
Qu'j'en ai plein le trognon
Nous tu veux quoi qu'on fasse ?
Nous on fout des coups
Nous on fout des coups
Nous on fout des coups
Des coups des coups des coups.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 mai 2023.

5 mai 2023

LANTERNES A ZOZOS

LANTERNES A ZOZOS

1.
La rétribution des stages dans les LP, insuffisante... 50 à 100 euros par semaine... pas grand chose, peanuts... mais déjà quelque chose... avant, c'était nada... Les guignols de dire que c'est aux entreprises de payer, pas à l'Etat... bah oui, et comme ça, sûr que les entreprises n'en prendront plus du tout, hein, des stagiaires...

Quant à l'allocation Mélenchon, - un salaire, en fait -, bin tiens, mais alors, les lycéens deviennent des salariés à part entière, et hop en avant pour la soviétisation des lycées (bin oui, puisqu'ils pourraient dès lors, les lycéens professionnalisés avant l'heure, - des apprentis de fait -, revendiquer des droits de représentativité égaux à ceux de toutes les parties prenantes du système éducatif).

Après, il y a les bonnes âmes qui s'offusquent que l'on rétribue des élèves... qu'c'est pas moral... que l'on ferait mieux d'augmenter les salaires des parents... Bin oui, l'un n'empêche pas l'autre... Faut se battre sur les deux fronts : de meilleurs salaires et une prime incitative pour les stagiaires des LP... Si, si, c'est possible.

Y a un zozo qui s'offusque de la création d'un « bureau des entreprises » alors que les professeurs n'ont pas de bureau personnel... Cornichon... le « bureau des entreprises » s'appelait auparavant « bureau des stages », et c'était bien pratique... quant au bureau perso, pour quoi faire, prétentieux ?

2.
« Le ciel protège Troie » assure Agamemnon... on sait que non... ce sont des hommes qui protègent Troie, et des hommes qui abattent Troie... Le Ciel n'y peut rien... Aux dieux leurs querelles ; aux humains leurs guerres... Prigojine a raison : sans munitions, impossible de prendre Bakhmut... Poutine aussi impuissant qu'un dieu dans une fable et aussi criminel qu'un humain qui raisonne comme une casserole...

3.
Il y a Mathieu Slama, sur Twitter, qui dit : « réduire le temps de travail, décroître, répartir les richesses »... il a raison qu'c'est beau mais c'est de l'utopie... pas comme ça que l'homo homini lupus fonctionne... lui faut du conflit, des richesses, du danger à l'homo homini lupus, sinon il s'ennuie et il écrit des essais dont tout le monde i s'en fout... c'est pas parce que le Père Noël distribue des cadeaux qu'il existe... Après, de bons apôtres guimauvant réduction du temps de travail, décroissance et répartition des richesses tout en s'en mettant plein les fouilles, ça existe aussi (je ne sais pas si c'est le cas de Slama et je m'en tape)... Quant à la dénonciation de «l' idéologie de l'entreprise » que Macron ferait rentrer dans les collèges, j'pige pas : il veut sans doute dire, « l'idéologie de la libre entreprise » (libéralisme, liberté d'entreprendre, propriété privée)...

Autre lanterne à zozos : le fameux « esprit critique » que l'on devrait faire rentrer dans les caboches... je vous l'dis, la plupart des élèves des LP, ils s'en tamponnent le coquillard de l'esprit critique... ce qu'ils veulent, c'est un moyen de s'en sortir, d'y rentrer dans la consommation de masse... oui, je sais, l'espèce humaine se condamne elle-même... et alors ? Au nom de quelle transcendance une espèce invasive, agressive, ogresse de ressources et en surnombre devrait-elle continuer à croître et à se multiplier sans risquer de disparaître ?

Patrice Houzeau
Malo, le 5 mai 2023.

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5 mai 2023

PRIGOJINE A BAKHMUT

PRIGOJINE A BAKHMUT

1.
L'est humain, l'Agamemnon, il hésite et n'en croit pas ses dieux...
« Non, je ne croirai point, ô ciel, que ta justice
Approuve la fureur de ce noir sacrifice.
Tes oracles sans doute ont voulu m'éprouver ;
Et tu me punirais si j'osais l'achever. »
(Racine, « Iphigénie », I,1)

Prigojine à Bakhmut, en croit ses morts... Dans la nuit du 4 au 5 mai 2023, nouvelle vidéo... les prend à témoins, les cadavres... Furieux, il s'en prend avec des noms d’oiseaux à l'Etat-major russe... « Shoygu ! Gerasimov ! Where is the f.cking ammo ?! » qu'il clame... Elles sont où, les putains de munitions... les mercenaires de Wagner, chair à canon de l'armée russe, pas mécontente d'affaiblir Prigojine, ça se peut... problèmes de logistique... Bakhmut vire Stalingrad...

Insulte beaucoup, Prigojine... autre taureau furieux... On y pige que couic à l'opération spéciale de Poutine en Ukraine... Immense bain de sang que ça aura été... renforcement de l'OTAN et affaiblissement de la Russie... Insulte beaucoup, Prigojine... C'est-y leur en dire assez ? « le reste, il le faut taire », dit l'Agamemnon racinien...

« Wovon man nicht sprechen kann, darüber muss man schweigen. », « Sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence » klaxonne la dernière proposition du « Tractatus logico-philosophicus » de Wittgenstein... s'en moquent, certains... faut voir... les grands massacres annoncent quels règlements de comptes, couteaux tirés, vendettas, chiens lâchés... Prigojine ne croit pas si bien dire... « These are someone's fathers and someone's sons »... pères et fils sont ces cadavres... présent de vérité mortelle... A vie maintenant que Poutine devra se méfier du mystère des poignards volants... dingo parano va finir... Et Choïgou et Guerassimov et sa f.cking « guerre hybride », et Prigojine... et tous les autres furieux, Medvedev, Peskov, Lavrov... pourraient le payer de leur peau, l'immense cimetière sous la lune... et la langue de leurs assassins pourrait bien être le russe...

2.
Scène 1, l'Agamemnon racinien refuse de sacrifier sa fille Iphigénie pour que les dieux laissent les vents se lever... faut pas qu'elle vienne en Aulide, Iphigénie... « Si ma fille une fois met le pied dans l'Aulide, / Elle est morte. »...

Scène 2, fatalitas et patatras ! Achille se réjouit de l'arrivée prochaine d'Iphigénie... le destin, c'est rien qu'du contrariant...

3.
En France, Marlène Schiappa, des soucis à se faire... « fonds Marianne »... beaucoup de sous débloqués suite à l'assassinat de Samuel Paty et distribués à des associations pour d'étranges usages apparemment... justice saisie, on dit... Macron chaipas, mais la Macronie, quelle gabegie !... La France des politiques quoi, fraudeuse, crapuleuse, menteuse, magouilleuse, taxeuse et donneuse de leçons... Après, y a les élections... les voleurs succèdent aux voleurs, sous vos applaudissements, m'sieurs-dames électeurs, électrices, cocus... défois même, y en a, ce sont les mêmes...

Patrice Houzeau
Malo, le 5 mai 2023.

5 mai 2023

VOS YEUX SEULS ET LES MIENS

VOS YEUX SEULS ET LES MIENS

1.
Levé, très tôt, l'Agamemnon racinien... ça lui « fait devancer l'aurore de très loin », lui dit Arcas... Les yeux dans la nuit... « Vos yeux seuls et les miens sont ouverts dans l'Aulide » (Arcas encore)... les yeux ouvrent le réel... Les yeux, c'est fertile, à lire ça dans Eluard...

« Un orage emplit la vallée
Un poisson la rivière 
Je t'ai faite à la taille de ma solitude »

qu'il a écrit Eluard... nous sautent aux yeux, les images, poissons volants...

L’œil dans l'assiette... vu dans une revue sur le cinoche à faire peur... pas le p'tit grain mort à la crevette, non l’œil bien visible, bien au centre, bien humain, dans l'assiette vous zieute vivant...

J't'en aurais fait – j'aurais dû – des encres bleu de Prusse, des cercles avec des yeux dedans, cercles grouillants d’yeux, grands, petits, multiples... du temps où je dessinais... Mort tout ça, l'a fallu la gagner la croûte, guignoler dans l'pédagogique, supporter élèves et collègues et l'immense bêtise des réformes... Adieu dessin, salut, Ducon.

2.
« Ce long calme, il est vrai, retarde vos conquêtes », alluvionne Arcas à Agamemnon et sa barbe virile (ceci dit, une barbe féminine jusqu'à maintenant, ça reste rare)... Mime la mer, ce « long calme »...que c'est tout aussi bien si ça retarde conquêtes et épouvantes à massacres... Les dieux jaloux vengeurs n'ont qu'à faire comme tout le monde, regarder les people s'la péter à la télé.

Et puis, il y a l'énigme : le vers 40.
« Non, tu ne mourras point, je n'y puis consentir. »
Agamemnon dans la nuit, et ce murmure.

3.
Je vous cause début... Tombé tantôt sur cet épatant incipit... Début de « B comme Baptiste », un « Série Noire » de 1971, signé J. Oriano (Janine Boissard en fait) : « Tout a commencé le lendemain du jour où ils ont posé le pied sur cette saleté d'astre mort chanté depuis des siècles par des zozos aveugles. »

4.
Les yeux ouvrent le réel, j'vous disais... Picasso aux yeux perçants, Picasso aux yeux immenses et décalés... Bien que maintenant, les yeux sont électroniques, que la technocratie utilise pour contrôler plus que pour ouvrir... pour le fermer même, le social... l'ouvrir juste pour que tu ailles de la place que Parcours Sup t'a choisie au boulot déqualifié que France Travail te forcera à prendre... Macron a bien compris Orwell...

J'peux comprendre... A 8 milliards de bipèdes et tubes digestifs, - foutu bordel ! alors à 10 milliards d'ici 30 ans, si on n'y met pas de l'ordre dans le social mondialisé, imaginez la chienlit sanglante que ça pourrait bah que ça sera tout d'même, question de rareté naturelle.

Vous me direz, y a la guerre... Voyez Poutine, pour repeupler son immense 17 000 000 km² où s'agitent jamais que 144 millions d'habitants, il envahit l'Ukraine et lorgne sur d'autres espaces... Résultat, au lieu de repeupler, il dépeuple et à ce rythme, il va finir, le Poutine, par avoir recours à l'immigration massive, - voler les enfants des autres suffira pas -, qu'alors la Sainte Russie blanche sera de moins en moins blanche et de moins en moins orthodoxe, verrez...

Que faire en cet enfer, se dit-il, en vaquant à ses affaires... Dire comme l'Agamemnon de Racine :
« Je condamnai les dieux, et sans plus rien ouïr,
Fis vœu sur leurs autels de leur désobéir. »...

pour qu'en fin de tirade, les dieux et leur foudre vous fassent rentrer dans le sillon sanglant.

Patrice Houzeau
Malo, le 5 mai 2023.

4 mai 2023

L'INFINI DESIRANT I S'FAIT LA MALLE

L'INFINI DESIRANT I S'FAIT LA MALLE

1.
Moscou attaqué ?... Kremlin droné ?... Poutine visé ?... La nuit du 2 au 3... Deux drones que les Russes auraient abattus... La Russie accuse l'Ukraine... Le réel, taureau furieux... Medvedev : faut tuer Zelensky... taureau furieux, taureau furieux jvoudis... Bizarre...

Pourquoi les Ukrainiens auraient-ils tenté s't'élimination ?... Déclencher l'Apocalypse ?... y dort-i au moins, Poutine, au Kremlin ?... Où qu'il est son bunker ?... pas de défilé du 1er mai 2023 sur la Place Rouge... risques élevés de terrorisme qu'ils disent les Russes... Bizarre...

2.
Le monde brouillonne bouillonne déconne... I s'affolent les fous... ça sent les mauvais coups... enfumage que j't'assomme... Tandis que, j'm'épate à René Char : « Au terme du tourbillon des marches, la porte n'a pas de verrou de sûreté : c'est le toit. »

Le petit poème en prose à René Char, « Le doigt majeur »... y a du « oi »... « c'est le toit », « je suis pour ma joie », « ma douleur n'a plus d'emploi », oi-oi, ça fait le chien, çui-là qui s'appelle « Rien », le mien. « le doigt majeur » vous dit bien des choses...

« Il suffirait que le doigt majeur se séparât de la main et, à la première mousse entre deux tuiles glissantes, innocemment le passage s'ouvrirait. » « Innocemment » précise le poète... défois qu'ça serait pas si innocent, j'm'amuse, s'te « première mousse entre deux tuiles glissantes »... sage, ce passage, ou pas si sage ?

3.
Maintenant qu'il a pris le goût à l'autorité, le Macron... c'est qu'ça lui a réussi, les coup du covid, quoi qu'il en coûte, dislocation des pantins des partis sots, défense de la République face aux factieux... les chiens aboient, la Macronie passe... Pas d'offense, Macron j'l'aime pas ; ici, les chiens, y en a, j'leur trouve de la gueule, de la truffe même, certains.

4.
« The yearning infinite recoils
For terrible is earth. »
Herman Melville cité par René Char. « L'infini désirant soudainement recule / Car terrible est la terre », qu'c'est traduit. « L'infini désirant »... un autre chien ?... i s'fait la malle, l'infini désirant ; ailleurs qu'il va infiniter... Macron tente « l'apaisement »... qu'ça va coûter des sous ou couper sec... un enfant de dix ans se suicide, j'lis ça sur Internet... le réel, quelle trappe.

5.
On attend la rémunération des stages des lycéens du professionnel... ça serait que justice... va falloir charbonner que défois ça charbonne déjà pas mal et gratis, dis.. si ça peut inciter, plutôt que d'aller perdre son temps à attendre le Grand Oral et autres sottises des réformes... Y a du syndicat, trouve qu'c'est pas assez... veulent une allocation pour l'année... chaipas... y a quand même pas mal de bras cassés, d'indécis, des motivés à rien... payer tout ça, ce serait pas un peu trop charger la mule ?

Y en a d'autre, du syndicat, i disent que la gratification aux stagiaires des LP, ce serait désavouer le travail des enseignants tout au long de l'année... ânerie entendue à la radio... niaiserie genre « on apprend aux élèves à être des esprits critiques qui ne se laisseront pas avoir par le Patronat »... Foutaises... Le but des Lycées Professionnels,... de l'école, c'est d'apprendre aux mômes à être autonomes, ce qui passe par le salaire, et donc le boulot, et donc l'entreprise.... c'est pas d'être des moutons résilients citoyens pour la gauche à devoir ou la droite à ordre (moral). Ni Meirieu (outrecuidant), ni René Chiche (nulcuidant), voilà ce que je dis. Sur ce coup, la rétribution des stagiaires des LP, Macron (j'l'aime pas non plus) a raison.

6.
Paraît que les Russes accusent aussi les Américains d'avoir voulu droner Poutine en son Kremlin... Nous fait le coup de Hitler avec ses armes secrètes, le Poutine, « - Zallez voir, je vais tous vous annihiler avec mes missiles hypervéloces hypersoufflants hypermassacrants que même Jean-Claude Bourret et Jean-Pierre Petit savent pas qu'ça existe ! Craignez, vers de terre, décadents transformistes des occidents nazifiés, craignez ma toute puissance... »... quelques semaines plus tard, le dingo à petite moustache se rayait himself des vivants... avant il avait testé le poison sur son chien... Lavrov devrait se méfier...

7.
Y a plus d'un an maintenant... qu'on allait voir squ'on allait voir, i télochait le Guillaume Bigot... En quelques semaines, balayée, l'Ukraine... Poutine vainqueur superstar... Ouais... un an plus tard, les Russes en sont toujours à se faire découper en rondelles à Bakhmut...

Patrice Houzeau
Malo, le 4 mai 2023.

2 mai 2023

MON CHIEN S'APPELLE RIEN

MON CHIEN S'APPELLE RIEN

1.
Y a le mystère OVNI... Volante devinette... Késaco ?... Aliens, Russes, Chinois, Américains, Otanesques, Hologrammes, lanternes magiques, éruptions cutanées ?... Belle diversion y en a i disent... Cependant que, le nez dans mon désarroi, je m'épate aux belles énigmes de René Char... « L'été qui rauquait son nom indéniable »... parfois, c'est net, imparable... « Les hommes naissent, travaillent, se perdent, le cœur uni ou désuni dans ses mille motifs. »

2.
Ai lu, ou entendu, que René Char était un grand lecteur de Racine... Vrai qu'il y a un côté « grand style »... « Je me suis heurté à lui dans mon éclat »... sa majesté... « dans mon effroi »... sa majesté tragique... « parmi les ruines où crisse encore mon obstination »... Il parle du Temps, René Char, le majuscule tranchant... Racinien, « crisse », j'suis pas sûr...

3.
Les OVNIS traversent-ils le Temps, qu'on nous dit que s'ils viennent de l'espace aux infinis, pas possible c'est... Ça, c'est d'la question... Mon chien s'appelle Rien... le président, Macron... François Fillon est-il un type bien ?... J'en sais rien ; d'ailleurs c'est le nom de mon chien... Diversion, les OVNI, on dit... Ce s'rait américain et hyper-sophistiqué, qu'ça étonnerait pas plus les Castors Juniors, mais faut pas qu'ça s'dise... Non, non, c'est pas nous, pensez qu'on pourrait pas... Non, on ne sait pas ce que c'est... On enquête... On vous dira, hein, promis.

4.
« Vous n'allez pas demander ce qu'elles pensent, à des personnes ici ou là... si elles sont pauvres elles s'en foutent bien !... » C'est Céline qui a écrit ça dans « Rigodon ». L'avait raison, le fou.

5.
L'écriture, une fascination... ça a à voir avec le réel... qu'on devrait en rire, la guignolade, le festival des Absurdes, la fête des neuneus à diplômes, des « dilatés comme jamais »... la marrance, j'm'y amuse de moins en moins... J'entends sur France Culture qu'en 1979 – les « Dossiers de l'écran », mythique ! - qu'on l'évoquait déjà, le réchauffement climatique, la montée des eaux, glouglou les gens des côtes... Une diversion, une arnaque pour gogos d'la République, dit l’extrême-droite climato-sceptique, anti-vaccin, sceptico-covid, pro-Poutine.

6.
Ai grignoté un bol de crevettes grises... Miam, la tête, la queue, hop ! dans la goule... en refile à la miaulante... au bout d'mes doigts... fait des manières, la duchesse, gloupe quand même... pas trop... trois-quatre... puis ma pomme, gâteau de Pâques italien, régalance... café... café... cigarette... café... sont très courts... « Est-il éthique d'avoir des enfants ? », y en a i s'demandent... zont raison, vu l'bordel... Ce soir, Hanouna invite l'Apocalypse (elle est chaude, paraît)... A l’extrême-droite à la France, sont natalistes... N'en parlent pas trop, les malignes brutes... ça peut troubler... mais bon nombre voudraient bien le repeuplage à la France, à coups d'petits Français, relancer l'élevage, la production d'ouvriers sous-payés et de petits soldats, petits chefs, sous-chefs, sous-sous-chefs et sous l'bureau, du Mélenchon quoi, du gauchisme inter-sidérant, mais pur France, messieurs-dames-votez-pour-moi, sans mixité... comme si le monde ne grouillait pas déjà de partout qu'on sait plus quoi en faire... des gens... des guerres.

7.
C'est quoi cette affaire de « lapin fluorescent » ? On m'a parlé aussi de chevaux qu'on élève en France pour les flanquer dans des aéroplanes et hop direction le Japon (quasi 10 000 kms dis) oùsqu'on les engraisse pis bouffe... C'est-y vrai ?... J'irai pas vérifier... Aucune raison, ni aucune envie, d'aller ailleurs qu'au bout d'ma rue... L'argent a l'odeur de la mort.

Patrice Houzeau
Malo, le 2 mai 2023.

2 mai 2023

N'ETANT PAS SITUÉ A 384 000 KMS DE LA TERRE

N'ETANT PAS SITUÉ A 384 000 KMS DE LA TERRE

1.

« A vrai dire, la langue est pour lui comme un orgue dont il savoure et adopte tous les registres, de bas en haut. »
(Christian Angelet, préface à « Les Amours jaunes », de Tristan Corbière)

L'orgue fut jadis appelé « ancilla Domini » (« servante du Seigneur ») mais aussi « cornemuse du diable », c'est ce que salaisonne Wikipédia.

Comparer la langue des poètes à un orgue est intéressant et vaut certainement mieux que de comparer la langue à une banane. En tant qu'instrument de musique, la banane offre fort peu de possibilités.

Ceci dit, si vous n'aimez pas la musique des orgues, vous pouvez toujours manger des bananes.

L'orgue de Tristan Corbière, je le vois plutôt orgue de barbarie, limonaire, accordéon, harmonica, moqueur flûtiau que solennel des événements.

On entend l'orgue dans beaucoup de disques, mais il faut des oreilles pour les écouter. Si vous n'en avez pas, vérifiez que vous ne les avez pas oubliées sur votre oreiller.

Si vous ne trouvez pas vos oreilles sagement repliées sur votre oreiller, affolez-vous.

Dans la musique électrique à longs cheveux, on trouve des orgues électroniques et des synthétiseurs. On évitera de laisser traîner sa banane du côté des synthétiseurs, défois que le musicien aurait une petite faim.

Je ne sais pas si Bruno Le Maire, dans son dernier vol-au-vent, évoque l'orgue. Si jamais je le trouve dans une boîte à livres, je zieuterai, éventuellement. Je ne vais tout de même pas l'acheter non plus hein.

2.
« Sables de vieux os – Le flot râle
Des glas : crevant bruit sur bruit...
- Palud pâle, où la lune avale
De gros vers, pour passer la nuit. »
(Tristan Corbière, « Paysage mauvais »)

3.
N'étant pas situé à 384 000 kms de la Terre, je ne passe pas la nuit à avaler « de gros vers ».
Parfois, je me contente de me ronger les sangs, et j'appelle cela exister.
Je note qu'il y a de plus en plus d’existants. Ça va en faire, des nuits blanches.

4.
Môme boutonneux, souvent qu'on écoute des conneries, pis qu'on en dit. En vieillissant, le goût s'affine et on écoute moins de conneries (ou alors par nostalgie). Par contre, quand on a commencé très tôt à dire des conneries, difficile de s'arrêter.

5.
« C'est donc ça, être une célébrité ? laissa tomber Cathy d'une voix amère. Je comprends. (Elle reposa doucement sa fourchette.) »
(Philip K. Dick traduit par M. Deutsch et I. Delord, « Coulez mes larmes, dit le policier »)

L'adjectif « amère » suggérant une déception, en quoi le fait de comprendre ce qu'est « réellement » une « célébrité », est-il porteur de désillusion ?
Pourquoi Cathy repose-t-elle sa « fourchette » et non son marteau-piqueur ? Pourquoi Cathy ne se met-elle pas à fondre dans son assiette ? Peut-on être sûr que le mot « fourchette » ici renvoie au lexique du repas ? Est-on sûr que Cathy s'adresse à quelqu'un ? Cathy existe-t-elle ? A quoi sert Cathy ? La tactique de Cathy est-elle toc, ou Cathy ne tactique-t-elle que couic ? Quand récupérez-vous le parapluie de mon oncle ?

Patrice Houzeau
Malo, le 2 mai 2023.

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