LA SUSCITE AU GLAIVE NU
LA SUSCITE AU GLAIVE NU
1.
« Tel qu'en Lui-même enfin l'éternité le change,
Le Poète suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n'avoir pas connu
Que la mort triomphait dans cette voix étrange ! »
(Mallarmé, « Le tombeau d'Edgar Poe »)
- Avez-vous compris le sens du premier vers de cette strophe (« Tel qu'en Lui-même enfin l'éternité le change ») et sinon, aimez-vous les frites dans un œuf battu ?
- Pensez-vous qu'au deuxième vers (« Le Poète suscite avec un glaive nu »), ce soit le « glaive » qui soit « nu » ? le « Poète » qui soit nu » ? le Roi qui soit « nu » ? le « suscite » qui soit « nu », et pensez-vous, dès lors, que le suscite porte le pantalon, le short, ou la robe du soir et s'appelle en fait la suscite ?
- Est-ce que les Siècles s'épouvantent si facilement, qu'à mon avis, ils en vont vu bien d'autres, et, à vue de pays, il semble qu'on n'a pas encore tout vu dans le genre à épouvanter.
2.
« Eux, comme un vil sursaut d'hydre oyant jadis l'ange
Donner un sens plus pur aux mots de la tribu,
Proclamèrent très haut le sortilège bu
Dans le flot sans honneur de quelque noir mélange. »
(Mallarmé, « Le tombeau d'Edgar Poe »)
- Lisant cette strophe, vous dites-vous, comme moi, « Mais qu'est-ce qu'il raconte? » ou, dès le premier mot, y voyez-vous un rapport subtil avec les frites dans un œuf battu ?
- Pensez-vous réellement que les hydres n'ont pas autre chose à faire que d'écouter des anges agiter des mots comme si on les comprenait ? Et qui c'est-y qui va produire de l'électricité alors ?
- Le sortilège est-il une boisson ? Je me le demande. et si oui, est-ce un alcool fort ? Un cocktail ? Un truc avec du pastis, genre « feuille morte », qu'ça fait poétique ?
3.
« Du sol et de la nue hostiles, ô grief !
Si notre idée avec ne sculpte un bas-relief
Dont la tombe de Poe éblouissante s'orne, »
(Mallarmé, « Le tombeau d'Edgar Poe »)
- Si le « sol » des hommes et des vaches, et si la « nue » des destins et des jours sont « hostiles », que reste-il au Poète, sinon les pâtes, du jambon et du grief à gratiner ?
- Si la tombe d'Edgar Poe est aussi « éblouissante » que Mallarmé l'écrit, est-ce que cela a un rapport avec quelque mystère façon OVNI, Prieuré de Sion (poil aux sourcillons), étrange destin de l'abbé Saunière (je revois en ce moment, chacun des épisodes de « L'Or du diable », la série télé de Jean-Louis Fournier avec Jean-François Balmer, Michel Aumont et Laura Favali (ça date de 1989 et c'est plein de second degré) et qui c'est-y qu'a cassé le vase de Soissons ?
- Est-ce si vrai qu'en duel, Mallarmé, il n'avait aucune chance ?
4.
« Calme bloc ici-bas chu d'un désastre obscur,
Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur ! »
(Mallarmé, « Le tombeau d'Edgar Poe »)
- Serait-il que ce « calme bloc » (la tombe d'Edgar Poe) soit en fait un objet céleste, un bolide tombé des étoiles, une cosmique bizarrerie, un Phénomène Aérospatial Non identifié, un OVNI désastral ?
- Serait-il que la tombe d'Edgar Poe ait ce pouvoir d'arrêter les « noirs vols du Blasphème épars dans le futur » et, dans ce cas, quels sont les griefs que la tombe d'Edgar Poe nourrit voracement contre ce méconnu mais méritant groupe de hard rock à cheveux longs ?
- Avez-vous vu le nouveau chapeau de Pinpin, paraît qu'il est en veau marin ?
Avez-vous vu le nouveau chapeau de Poutine, paraît qu'il est en peau d’Ukrainien ?
Avez-vous vu le nouveau chapeau de Trump, paraît qu'il est en peau d'lapin ?
Patrice Houzeau
Malo, le 12 avril 2025