LES CHIPS ÇA FAIT GROSSIR
LES CHIPS ÇA FAIT GROSSIR
1.
Alfred partit et revint au bout d’un instant, mais nous ne savons pas de quoi fut fait exactement cet instant, mais il est toutefois qu’il revint avec un rhinocéros et tout un assortiment de charcuteries Olida. Nous ne fîmes pas de rapport à l’archiduc.
2.
Le Nutella de la jeune fille battait plus vite qu’une boîte de couscous Garbit cependant qu’elle s’approchait de la bouteille de chianti et du paquet de gauloises brunes. Allait-elle succomber au charme du vin italien et de la gauluche française ? Mystère et Léon Zitrone…
3.
Puis elle raconta sa visite au fan club de Calogero (c’est un chanteur) et ce qui arriva au bocal de cornichons Amora Croq’Vert Cornichons extra-fins et leurs électeurs mélenchonistes garantis pure bienveillance de l’Education Nationale. Furent tous bouffés.
4.
Tiens, c’est marrant, je n’ai aucun disque de Maxime Le Forestier et ça ne me manque pas.
Remarquez, je n’ai pas non plus de livre de Luc Ferry (penseur sachant penser sans son cerveau) et ça ne me manque pas plus, ni moins que je m’en tamponne.
5.
L’avantage d’apprécier le pop/rock anglo-saxon, c’est qu’on pige que couic à ce qu’ils serinent. A voir leurs têtes, j’imagine cependant que c’est aussi niais et faussement bienveillant que les sottises qu’on chante en français. Je m’en fous, c’est toujours mieux que le pipeau politique.
6.
Il y a des fois, je n’en crois pas mes oreilles, qui en ont pourtant vu d’autres.
Note : ce trait est d’une si évidente stupidité qu’il il doit certainement figurer quelque part dans les œuvres complètes de Luc Ferry et je m’excuse, si c’est le cas, d’avoir involontairement plagié notre penseur mondain national. Je dis bien « involontairement », car la lecture des ouvrages de Luc Ferry m’est interdite par l’usage courant de mon bon sens, et aussi de mon emploi du temps.
7.
Il jeta un regard anxieux autour de lui, avala trois ou quatre goulées de Fanta, puis, comme tout être qui se trouve en présence d’une pizza jambon-champignons-mozarella industrielle, se demanda s’il allait mourir.
8.
La planète Terre est aux deux tiers océanique. Le tiers restant est peuplé de tubes digestifs qui bouffent tout avec une férocité déconcertante. Pour arriver à leurs fins dévorantes, les Terriens disposent d’un outil qu’ils appellent « cerveau » et ils en disent qu’il a été inventé par un être qu’ils appellent Dieu.
9.
La musique, c’est ce qui reste quand on en a marre d’entendre BFM/CNews/LCI nous annoncer la fin du Monde, de la civilisation gréco-latino-judéo-chrétienne et des sacs plastiques dans les supermarchés.
10.
Me suis intéressé (un peu) aux nouveautés modernes de la chanson française actuelle. Depuis, je ne regarde plus les bocaux de cornichons de la même manière. Je pense, et c’est épatant, que les cornichons ont effectivement des oreilles.
11.
Ai revu l’extraordinaire « All That Jazz », de Bob Fosse (à mon avis, ce film relève du génie, mais bon, faut qu’j’en discute avec ma jambe de bois). Me suis dit qu’aujourd’hui, si un chorégraphe faisait travailler ses danseurs en fumant comme un pompier, il aurait vite une plainte contre sa pomme au troufignon. O Tempora, o mores, comme on dit à Dijon.
Patrice Houzeau
Malo, le 16 mars 2025