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BREFS ET AUTRES

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21 février 2025

FRANCE GUIGNOL

FRANCE GUIGNOL

 

1.
Une minorité organisée et déterminée peut suffire à influencer, voire déstabiliser une société. C'est d'ailleurs ce qu'a parfaitement compris Mélenchon. Pour ce qui est des flux migratoires, ce n'est pas la valeur relative qui importe, mais la valeur absolue.

 

2.
16 février 2025. Tiens, Mélenchon dénonce l'alliance « toxique » (sic) avec le PS. Fin du NFP. Jusqu'au prochain bricolage électoral. Quoique... il se fait vieux, Mélenchon, et ses députés LFI là, je ne sais pas s'ils ont encore vraiment la cote...

 

3.
19.02.2025. Qui peut croire qu'un responsable politique aussi connu et sollicité que François Bayrou n'ait pas été tenu informé des accusations particulièrement graves qui pesaient sur la réputation d'un établissement scolaire de sa région ? Qu'il n'en ait pas tenu compte, c'est possible, mais qu'il n'en ait pas été informé ? Difficile à avaler.
A moins qu'effectivement on n'ait pas tenu François Bayrou au courant de ce qui se passait réellement à Notre-Dame-de-Betharram, ou qu'on lui ait volontairement caché, en les minimisant, certains faits. Ce qui pose la question d'éventuelles protections locales...

 

4.
19.02.2025. Le fait que les médias et le député Paul Vannier (LFI) aient secoué le cocotier Notre-Dame-de-Betharram et fassent vaciller la crédibilité de François Bayrou semble accélérer curieusement le cours de la Justice. Selon France Inter, des gardes à vue seraient en cours...

 

5.
19.02 .2025. L'affaire Notre-Dame-de-Betharram fragilise l’exécutif à un point tel que la question n'est plus de savoir si le gouvernement Bayrou va tomber mais quand. La France est en crise, en crise politique et institutionnelle.

 

6.
19.02;2025. Dans l'affaire Notre-Dame-de-Betharram, que d'autres ministres aient su, c'est plus que probable. Que le ministère de l'éducation nationale n'ait rien fait (ou quasi) pendant tant d'années est tout aussi consternant qu'inquiétant. 

 

7.
D'ici quelques années, l'affaire Notre-Dame-de-Betharram constituera sans aucun doute un très bon sujet pour l’excellente émission « Affaires sensibles », de Fabrice Drouelle, sur France Inter.

 

8.
Ce qu'il y a de caractéristique chez les politiques français, c'est qu'ils n'arrêtent pas de se balancer les uns les autres. Une vraie foire à la boule puante. Les rois de la délation et du coup fourré, les politiques. Remarquez que le spectacle de tous ces prétentieux s'enfonçant dans leurs mensonges est, certes consternant, mais salutaire. Il nous rappelle que l'on ne peut jamais leur faire confiance.
Donc moi, Bayrou, déjà qu'il ne me m'inspirait pas grand chose, le voir s'enliser dans l'affaire Notre-Dame-de-Betharram, dans laquelle son rôle ne semble pas vraiment clair, je trouve ça intéressant. Le problème, c'est qu'il risque assez d'être remplacé au poste de premier ministre par un encore moins clair (ou plus trouble, c'est vous qui voyez) que sa pomme bigote. Et encore là, on parle du sommet de l’État, de l'élite, épées et pointures, vous imaginez le panier de crabes au niveau local, chez les médiocres, les seconds couteaux, les recalés, bricoleurs, petits marchands de soupe et autres minables affairistes et parvenus...

 

9.
Mélenchon perd de plus en plus souvent son sang-froid. Il a sans doute compris que sa stratégie du désordre, voire du chaos, ne fonctionnait pas, que la gauche était plombée par les outrances des députés LFI et qu'il rentrerait dans l'histoire politique de la France, et dans la mémoire collective, comme un ex-trotskyste plus ou moins lambertiste, une grande gueule islamogauchiste et pro-russe. Ce qui n'est guère brillant.

 

10.
Quand je lis les posts que certains enseignants rédigent sur leurs stratégies d'apprentissage, je suis plutôt décontenancé. Enfin, quoi qu'il en soit, je sais une chose : méthodes innovantes ou pas, à un moment donné, les lycéens ont besoin d'un cours rédigé par l'enseignant, aussi clair et explicite que possible, d'un contenu, d'une synthèse, sinon, c'est simple, ils n'apprennent pas et des exercices et autres commentaires de documents, ils ne retiennent que bribes et miettes de savoir.

 

11.
On commence à lire sur X des posts d'universitaires en sciences humaines qui se plaignent de manquer de crédits pour mettre en œuvre certaines activités pédagogiques. Je ne jugerai pas du bien-fondé de ce qu'ils affirment car je n'en sais rien, mais cela n'a rien d'étonnant.  
Cependant, je ne voudrais pas jouer les Cassandre,  mais avec les priorités qui se bousculent (rééquilibrage des dépenses, réindustrialisation, et maintenant réarmement), cela m'étonnerait qu'à l'avenir, les filières dites de sciences humaines puissent disposer d'augmentations de crédits significatives. Ceci dit, je peux me tromper. 

 

12.
Se pourrait que Bayrou ne reste pas tellement plus longtemps premier ministre que Trump reste Potus, ou inversement. Trump parce qu'il est mégalomane ; Bayrou parce qu'il est médiocre. Hélas, je peux me tromper.

 

13.
21.02.2025. Dès les premières infos du matin, on constate que le réel est assez inéluctablement puant.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 février 2025.

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20 février 2025

AVEC UN PETIT COUP DE COUAC AU COEUR 

AVEC UN PETIT COUP DE COUAC AU COEUR 

 

1.
« Actuellement, j'éprouve ce que devait éprouver l'homme qui a perdu son ombre. Je vais me rechercher... et me retrouver. »
(Maurice Leblanc, « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur » [Lupin])
Le mot ombre prête à confusion. Comme on dit, il jette une ombre. Quand ces ombres aiment à jouer la comédie, on parle de « théâtre d'ombres ». Si vous avez perdu la vôtre, vous pouvez en acquérir une toute neuve, chez un marchand de tabac, quoique fumer la pipe se pratique de moins en moins.

 

2.
« Mais ce que je vais dire est ignoré de tous, sauf des principaux intéressés et de quelques personnes auxquelles le comte demanda le secret absolu. »
(Maurice Leblanc, « Le collier de la reine » [Le narrateur])
On ne sort pas se promener avec son secret en le tenant au bout d'une laisse. Sinon, il devient visible par tous, et donc ce n'est plus un secret. Par contre, ça peut être une agréable compagnie, le soir, au coin du feu, quand, solitaire et édenté, vous lisez des romans policiers, et qu'il neige des petits bonshommes de neige, dans la nuit étoilée d'un samedi de juillet, et que votre secret dort, en rond, sur le tapis... Par contre, qu'est-ce que ça fiche comme poils partout, les secrets, ah oui, alors.

 

3.
C'est une plante très nerveuse que le sarkozyus républicain (qui se distingue donc aisément de la crêpe Suzette, et tout aussi aisément du teigneux des reconquêtes). Il ne tient pas en place et, dès que l'occasion s'en présente, c'est bien simple, il court partout, s'escapade et s'intensifie. C'est pour ça qu'au moindre prétexte, hop la ! bracelet électronique, et le voilà calmé.
Quant au bayrou laborieux, il est certes utile, l'hiver, pour remplacer l'inertium bavard, ce qui permet d'éclaircir votre jardin, mais il ne faut pas le garder trop longtemps, il tend à attirer le betharram et autres pernicieuses à oremus.

 

4.
« Et l'être aussi me voyait, il était certain qu'il me voyait à travers les mailles très larges de l'étoffe. »  
(Maurice Leblanc, « Le sept de cœur » [Lupin])
Si vous avez de l'être, vous avez de quoi faire. Du reste, l'être n'est pas ce qui manque. Le réel grouille d'être. Et plus ça va, plus ça grouille, ça s'interagit, et s'interfère, et s’interprète, et s'impose que l'être, il finirait par vous flanquer un genre de ras l'ontologique, une nausée des amphithéâtres, une envie de lui tirer la langue, à l'autre imposture.

 

5.
« - Ce vieil empereur est la représentation exacte du roi de cœur de tous les jeux de cartes, Charlemagne. » 
(Maurice Leblanc, « Le sept de cœur » [Lupin])
Cela ne sert à rien de crier « Vive l'Empereur ! ». Il s'en moque. Voyez comme il démarre au coup de sifflet, prend de la vitesse et s'éloigne de vous, cependant que, sur le quai, vous réalisez, avec un petit coup de couac au cœur que vous finirez votre vie dans une solitude méritée.
Ça ne va pas vous empêcher d'acheter du boudin blanc, mais tout de même, vous vous en souviendrez.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 20 février 2025.

20 février 2025

QUAND EMPLOIE-T-ON LE LATIN DE CUISINE ET AUTRES FIGURES ?

QUAND EMPLOIE-T-ON LE LATIN DE CUISINE ET AUTRES FIGURES ?

 

1.
« Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, a mon âge ».
(Pierre Lazareff, Préface à « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur », de Maurice Leblanc) 
Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur a l'âge de tous ceux qui aiment lire ses aventures ; c'est l'âge des premiers romans que l'on lit et celui, bien plus tard, des romans que l'on relit, espérant y retrouver une étincelle d'enthousiasme.

 

2.
Pourquoi se replonger dans les aventures d'Arsène Lupin alors que le monde flambe et pourrait assez retomber dans les ténèbres des dictatures du XXème siècle ? Régression ? Ou bien plutôt résistance à l'imbécillité et à la bestialité du réel ?
Et quand j'évoque les « ténèbres des dictatures du XXème siècle », je pense à Poutine, évidemment, mais, en ce 20 février 2025, on est  assez préoccupé aussi par le sens réel que le mot « démocratie » a pour Trump.

 

3.
« Ce n'est pas un aristocrate qui vit comme un anarchiste mais un anarchiste qui vit comme un aristocrate ».
(Pierre Lazareff à propos d'Arsène Lupin)
Chiasme. On n'en fait pas des galettes, le chiasme n'étant pas un aliment bio, mais une figure de style. Et de style, Arsène Lupin n'en manquait pas.
Le POTUS Trump non plus ; il est le roi du style bouffon.

 

4.
« L'énigmatique personnage avec qui le vieux Ganimard, notre meilleur policier, avait engagé ce duel à mort dont les péripéties se déroulaient de façon si pittoresque ! »
(Maurice Leblanc, « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur » [le narrateur])
Ce n'est pas avec de l'énigmatique que l'on fait signer un contrat. Ça fait du mystère. Et les gens ne signent pas. A cause du flou du mystère de l'énigmatique. Itou, ça fait du loup.

 

5.
Le rhinocéros ne se fume pas. C'est même très toxique. La fumée qui s'en dégage vous charge dans les poumons et vous avez peu de chance d'en réchapper. On prétend, et c'est curieux, que dans leurs derniers instants, les victimes de la fumée de rhinocéros entendent comme un souffle entêtant dans une corne.

 

6.
« Je les vis, tous nous les vîmes, dépouillés de leurs joyaux comme des fleurs dont on eût arraché les beaux pétales étincelants et colorés. »
(Maurice Leblanc, « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur »[le narrateur])
Il faut se méfier du vîmes ; c'est une forme rare et pernicieuse d'une maladie conjuguée.

 

7.
« Vingt fois j'ai vu Arsène Lupin, et vingt fois c'est un être différent qui m'est apparu... »
(Maurice Leblanc, « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur »[le narrateur])
C'est bien pour ça qu'il vaut mieux éviter de s'habiller en Arsène Lupin ; on vous prendra pour un autre ; on vous snobera. 

 

8.
« Il n'y a pas de hasard avec Arsène Lupin ! »
(Maurice Leblanc, « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur »[Ganimard])
Si vous comptez sur le hasard, recomptez bien vos doigts. Car voyez il y en a qui, à force de compter sur le hasard, ils ont fini par manquer leur train, perdre leur parapluie et la fleur de leur souci (ce qui ne veut rien dire). C'est pour ça : recomptez vos doigts.

 

9.
« L'écriture était bien d'Arsène Lupin. Donc il envoyait des lettres. Donc il en recevait. Donc il était certain qu'il préparait cette évasion annoncée par lui d'une façon si arrogante. »
(Maurice Leblanc)
La culture de l'arrogante demande beaucoup de précision. Ce n'est qu'en présence de la fâcheuse, ou encore de la sachante à soupçons que l'arrogante se déploie le mieux. Seule, l'arrogante ne fleurit guère et elle tourne en rond dans son coin de jardin en complotant sombrement.
Quant au trump, il s'arrose régulièrement, mais ça coûte cher. C'est pour ça que le trump sublimé, appelé Potus, est heureusement unique en son genre et éphémère, bien que pugnace. En attendant, il coûte une fortune et en outre, il dit n'importe quoi.

 

10.
« Des cris, des rires , des exclamations partaient de tous côtés, dans la salle qu'agitait ce coup de théâtre inattendu. »
(Maurice Leblanc)
Je me suis toujours méfié du théâtre : ça donne des coups, le théâtre. Tout le monde bricole plus ou moins tranquillement, et tchak, voilà un dictateur russe quelconque qui envahit l'Ukraine. C'est un sale coup, tout le monde le dit, sauf ceux qui aiment les dictateurs russes.

 

11.
« J'ai pensé que celui qui aurait un jour l'honneur de s'appeler Arsène Lupin devait se soustraire aux lois ordinaires de l'apparence et de l'identité. » 
(Maurice Leblanc, « Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur »[Lupin])
Comme son nom l'indique, l'apparence permet de pêcher en eaux troubles. Mais n'espérez y pêcher du politique de concours que si l'apparence est particulièrement juteuse. Avec de l'apparence trompeuse ordinaire, pas de miracle, vous aurez du glauque ordinaire, plus ou moins corrompu.

 

12.
Le latin de cuisine ne s'emploie que dans la cuisine. C'est une manière élégante de débiter des sottises tout en se rendant utile, car puisque vous êtes dans la cuisine, vous en profitez pour préparer le repas. Évidemment.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 20 février 2025.

20 février 2025

VERS LA VASSALISATION DES USA ?

VERS LA VASSALISATION DES USA ?

 

1.
19.02.2025. Bon, c'est juste une goutte d'eau, mais tant que Trump sera au pouvoir, plus de coca-cola, ni de pepsi pour moi. Pour MacDo, je n'y allais déjà pas, rapport à ce que je ne digère pas leurs hamburgers. Chiasse assurée (authentique).

 

2.
19.02.2025. L'attaque terroriste du 7 octobre 2023 (1200 morts) et la mort cachée de Kfir Bibas (un enfant âgé de 9 mois) signent l'arrêt de mort du Hamas et de ses dirigeants. C'est l'évidence même.

 

3.
19.02.2025. Vue la complaisance dont à l'égard de Poutine fait preuve le POTUS Trump, la thèse du kompromat à teneur sexuelle ressort. Je n'y crois guère étant donnés les scandales qui émaillent la carrière du bonhomme orange et qui n'ont pas empêché sa réélection (à moins que ce kompromat soit basé sur du particulièrement glauque, style pédophilie, sadisme et ce genre de choses).
Par contre, on évoque aussi des arrangements financiers, des aides que des hommes d'affaires russes auraient apportées à Trump. En clair, Trump serait redevable à la Russie de pas mal de services sonnants et trébuchants. La piste me paraît plus sérieuse.
La vérité finissant (presque) toujours par éclater, je ne doute pas que l'on saura un jour quelle est la nature exacte du lien entre Trump et Poutine.

 

4.
Il revient aux Ukrainiens, et à eux seuls, de décider de leur destin. Ce n'est certainement pas à Trump, ni à l'UE, de décider pour eux. Mais s'ils  refusent un éventuel diktat russe, alors le soutien occidental au président Zelensky ne devrait pas faiblir.

 

5.
Si les USA envisagent de se retirer du soutien de l'OTAN à l’Ukraine, on comprend que Trump veuille annexer le Canada, qui en fait partie : un indice de plus de la compromission, sinon la vassalisation des USA de Trump par la Russie de Poutine.

 

6.
Ce que dit le POTUS aux Américains, qu'il le veuille ou non, parce que les USA sont la première puissance mondiale, il le dit au monde entier.

 

7.
Vis-à-vis de l’Ukraine, Trump n'a qu'une idée en tête, un genre de « I want my money back ! ». Le POTUS n'a donc pas compris que si les USA venaient sérieusement en aide à l’Ukraine, il ne faudrait guère de temps à l'OTAN pour faire reculer Poutine et dès lors, l’Ukraine et l'Europe seraient redevables aux USA, et reconnaissantes, et qu'il pourrait faire alors de l’Ukraine libre et indépendante un partenaire privilégié des entreprises américaines. Hélas, Trump semble préférer négocier avec un pays pauvre, enlisé et sous-peuplé dirigé par un mafieux vieillissant plutôt que d'investir dans une démocratie jeune et dynamique.

 

8.
19.02.2025. Admettons que Trump, dans le conflit russo-ukrainien, soit honnête et de bonne foi, oui, je sais, c'est difficile à croire, mais admettons : dès lors, la seule explication plausible à sa complaisance pro-Poutine est la menace russe de l'emploi du nucléaire. Poutine lui a peut-être fait savoir, au POTUS, qu'étant donnée la situation, il ne voyait plus pour sa part qu'une seule solution pour en finir rapidement : l'emploi de l'arme nucléaire pour mater l'Ukraine, sachant qu'une riposte nucléaire occidentale entraînerait inéluctablement une réaction en chaîne et des destructions massives tant en Occident qu'en Russie. Ça paraît fou, mais plus rien, désormais, ne saurait nous étonner de la part de Trump et Poutine.

 

9.
19.02.2025. En l'état actuel, le plus triste, c'est que si, par malheur, on attentait demain à la vie du président Zelensky, fatalement, on se demanderait de qui vient le coup, des Russes ou des Américains, du FSB de Poutine ou de la CIA de Trump ?

 

10.
Quand les financiers américains comprendront (si ce n'est pas déjà fait) que Trump, en se rapprochant dangereusement de Poutine et en tournant le dos à l'Ukraine et à l'Europe, choisit la mauvaise alliance, le Dow Jones risque d'en prendre un sacré coup au moral.

 

11.
Et pendant ce temps-là, je parie assez que la Chine attend, patiemment, en surveillant tout le monde, se tenant prête à entrer en action.

 

12.
Ce n'est pas parce que Poutine prétend, selon Trump, « vouloir la paix » qu'il faut accéder (et céder) à toutes ses demandes. Ce serait de toute façon une paix armée, l'Europe démocratique s'étant rendue compte :
- Que Poutine est réellement un dictateur, une personnalité trouble en qui on ne peut se fier.
- Que les Russes ont depuis longtemps commencé une guerre hybride contre l'Occident et ses intérêts.

 

 

13.
20.02.2025. Le destin du monde est-il réellement lié aux négociations  en cours entre un pervers narcissique et un mafieux mégalomane ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 20 février 2025.

 

19 février 2025

APPAREMMENT ORWELL NE S'EST PAS TROMPÉ 

APPAREMMENT ORWELL NE S'EST PAS TROMPÉ 

 

1.
17 février 2025. Les négociations Trump-Poutine, qui, à bien des égards, pourraient ressembler à une rencontre de deux chefs mafieux pour le partage d'un contrôle des territoires, pourraient tout aussi bien tourner à un échec assez lamentable pour Poutine.
En effet, le président Trump, s'il est bien informé et s'il prend conscience de ce qui se passe réellement en Europe, pourrait considérer que la déstabilisation des démocraties occidentales n'est pas du tout bonne pour les affaires.
La guerre hybride menée par Poutine est loin d'être gagnée. L’extrême-droite pro-Poutine n'est pas encore au pouvoir, ni en France, ni en Allemagne, et l’extrême-gauche, tout aussi favorable à Poutine, n'a aucune chance d'y arriver. En attendant, les USA devront continuer à travailler avec une Europe de plus en plus défiante et sourcilleuse.
C'est dans ce laps de temps, qui sépare une possible trahison américaine d'un démantèlement de l'UE et de l'OTAN, que l'Europe des démocraties a une carte à jouer, et elle la jouera. Il en va de sa crédibilité, sinon de sa survie.

 

2.
17 février 2025. Négociations Trump-Poutine. Si les exigences russes sont trop grandes (partition de l'Ukraine, neutralisation de l'armée ukrainienne, diminution de la présence de l'OTAN en Europe centrale,...), les Américains ne pourront pas accepter sans passer pour faibles ou complices.
Si les Américains acceptent, soit Trump se fiche complètement du sort de l'Ukraine et de l'Europe, soit il s'apprête à faire des USA un partenaire privilégié de la Russie.
Possible aussi que les exigences russes soient moins grandes qu'attendues, et là, attention au piège.
Sans doute que l'une des premières demandes de Lavrov concernera la levée des sanctions américaines sur la Russie. Il est probable que le président Trump puisse accepter très vite la levée d'une grande partie de ces sanctions. En échange de quoi ? On verra.

 

3.
17.02.2025. Qu'est-ce que Emmanuel de Villiers fiche à discuter relations internationales sur LCI ? Il n'a pas le niveau. Bah, il sert peut-être de clown de service.

 

4.
18.02.2025. Paraît que le Kremlin ne s'opposerait pas à une adhésion de l'Ukraine à l'UE. OK. Mais quelle Ukraine ? L'Ukraine selon Poutine (désarmée et sous contrôle) ou l'Ukraine démocratique et indépendante ? Parce que si c'est pour se coltiner une Hongrie bis, non merci.

 

5.
19.02.2025. George Orwell aurait donc eu raison et le monde du XXIème siècle pourrait être divisé en trois blocs :
- L'Ouest, le continent américain  (et dans cette optique, les annexions du Canada et du Groenland par les USA prennent tout  leur sens) ;
- L'Eurasie dominée par la Russie et couvrant l'ensemble de l'Europe (via des partis d’extrême-droite qui, grâce à la guerre hybride, seraient parvenus au pouvoir dans la plupart des démocraties européennes) ;
- L'Est, l'Asie, dominée par la Chine ayant annexé ou contrôlant la plupart des démocraties asiatiques (Taïwan, Corée du Sud, Japon,...).
L'Afrique, contrôlée par chacune des trois zones dominantes, servirait de réserves de matières premières et de main d’œuvre bon marché. 
L'Amérique du Sud serait contrôlée et pillée par des Etats-Unis surpuissants et, comme l'Afrique, fournirait matières premières et main d’œuvre bon marché.
Ce monde orwellien n'est bien sûr possible que grâce à l'alliance des USA, de la Russie et de la Chine. Il semble que cette alliance ne soit pas inconcevable, et que Trump et Poutine œuvrent à la mettre en place. Bien sûr, surpopulation et rareté naturelle obligeant, cette alliance ne durerait pas. Bienvenue dans le monde de la guerre perpétuelle.
Un grain de sable cependant : si Poutine et Xi Jinping ne manquent pas d'intelligence, il n'en est apparemment pas de même pour Trump.
Conclusion : Ce monde multipolaire, que beaucoup appellent de leurs vœux, ne pourrait être qu'une mise à jour et une redéfinition de la Triade.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 février 2025.

 

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17 février 2025

NOTRE DAME DE BETHARRAM FERA-T-ELLE CHUTER BAYROU ?

NOTRE DAME DE BETHARRAM FERA-T-ELLE CHUTER BAYROU ?

 

1.
Notre-Dame-de-Betharram. Possible que Bayrou, en tant que ministre, n'ait rien su (mais en tant que maire de Pau ? Et en tant que parent d'élève ?). Bon, admettons qu'il n'ait rien su. Dans ce cas, à qui la faute de tellement de complaisance (les faits s'étalant largement dans le temps). Vue la gravité des accusations (agressions sexuelles) et leur nombre, l'établissement aurait dû être mis sous surveillance par un audit poussé. Cela a-t-il été fait ? Par qui ? Dans quelles conditions ? Et si cela n'a pas été fait, pourquoi ?

 

2.
15 février 2025. Je ne pense pas que l'affaire Notre-Dame-de-Betharram puisse, à elle seule, faire tomber le gouvernement Bayrou. Mais elle laissera des traces. Bayrou passera au pire pour un menteur, au mieux pour un incompétent, un laborieux, voire un assez sot, un boulet quoi.

 

3.
Je ne sais pas si la sordide affaire Notre-Dame-de-Betharram est l'affaire Bayrou ou pas, mais elle est sans nul doute l'affaire de l’Éducation nationale.
Étant données la gravité des faits et leur durée dans le temps (on parle tout de même d'agressions sexuelles, de viols d'enfants), il est étonnant (et inquiétant) qu'aucun ministère, qu'aucun rectorat ne se soit sérieusement inquiété. 
La question devient donc : qui a protégé Notre-Dame-de Betharram ? Et pourquoi ?

 

4.
17 février 2025. Si les faits relatés par les médias, le témoignage du juge Mirande et celui d'un gendarme en charge à l'époque de l'enquête sur des cas d'agressions sexuelles à Notre-Dame-de-Betharram, sont avérés, alors il est à penser que Bayrou ne restera pas longtemps premier ministre. 
Si la sordide affaire Notre-Dame-de-Betharram faisait chuter le gouvernement Bayrou, le scandale serait immense . On passe du judiciaire à l'affaire d’Etat, et on imagine assez le parti que certaines puissances hostiles à la France pourraient en tirer.
Et sans doute ce scandale mettrait fin à cette fiction que l'on appelle « Macronie ». Tout cela est affligeant, d'autant que la France et l'Europe ont à faire face à un danger immense : celui d'une alliance entre les USA de Trump et la Russie de Poutine. 
PS : on commence à comprendre pourquoi le président Macron n'était guère enthousiaste à l'idée de nommer Bayrou au poste de premier ministre. Intuition présidentielle ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 17 février 2025.

17 février 2025

VERS LE REVEIL DE L'EUROPE ?

VERS LE REVEIL DE L'EUROPE ?

 

1.
Le pot de fer sur son cheval et sous son chapeau de cow-boy (il a un fusil) devrait dire à la cruche qui s'enivre de vodka frelatée et de la viande avariée des empires morts qu'il est plus que temps d'arrêter de vouloir briser le pot-aux-roses.
 

 

2.
Plus les heures passent, plus le soupçon d'une complicité Trump-Poutine semble se confirmer. J'espère que lorsque les Américains se rendront compte qu'ils pourraient avoir placé un pantin du FSB à la Maison-Blanche, ils réagiront fortement.

 

3.
Possible, sinon certain, que l'Ukraine ne cessera pas de combattre tant qu'elle n'aura pas des garanties très fiables sur sa sécurité et l'intégrité de son territoire. Si Trump se montre trop faible, ou complaisant, et  laisse Poutine agir comme il le veut, il est tout aussi certain que, à court ou moyen terme, la Russie reprendra le cours de son agression. Comment réagiront alors les Etats-Unis ? S'ils n'interviennent pas, alors les images des massacres à venir feront passer l'administration Trump pour une bande de lâches, sans envergure ni honneur, de vulgaires marchands de soupe.

 

4.
Bon, si Trump laisse Poutine faire ce qu'il veut en s'en lavant les mains (ça me rappelle quelque chose), on peut penser que certains produits américains pourraient se vendre nettement moins bien en Europe, forcément.

 

5.
En même pas un mois, le POTUS Trump a réussi à se brouiller avec le Canada et avec toute l'Europe (ou quasi), n'a pas réussi à faire douter le président Zelensky et provoque sans doute bien des interrogations dans les démocraties asiatiques. Chapeau, l'artiste !

 

6.
Un petit espoir. Se pourrait que si Trump ne change pas de manière de faire et de voir rapidement, tant en politique étrangère qu'en politique intérieure, il soit assez rapidement valdingué de la Maison-Blanche, pour se retrouver devant des juges...

 

7.
Pendant que les émissaires de Trump et les consiglieres de Poutine s'échangent des politesses, au vu des rapports de ses services de renseignement, Xi Jinping doit se demander : « A quoi ils jouent, ces cons-là ? » .

 

8.
Je me demande si pour Trump, l'Allemagne, plus que la première puissance européenne c'est pas plutôt « choucroute, Eros Centers et petite moustache », et s'il n'a pas toujours été persuadé que « Pologne » était le nom d'une marque d'acier bon marché.

 

9.
Trump et Musk, ils me font penser à des personnages de Tex Avery. Vous verrez qu'ils continueront à pédaler dans le vide avant de s'apercevoir qu'ils sont en train de chuter.

 

10.
16.02.2025. Selon latribune.fr, en Russie, l'inflation est loin de se calmer. Les prévisions de la banque centrale russe font état pour 2025 d'une hausse des prix entre 7 et 8%. Les sanctions et le coût exorbitant de la guerre en Ukraine impactent gravement l'économie russe.

 

11.
Donald Trump a 78 ans. Certains commentateurs disent qu'il présente des signes de confusion mentale. Je n'en sais rien. Mais si j'étais investisseur, je me méfierais d'un homme si âgé et fluctuant qui prétendrait diriger la première puissante mondiale à coups d'oukases.

 

12.
D'un côté, les émissaires de Trump s'apprêtent à rencontrer les consiglieres de Poutine en Arabie saoudite, en excluant de ces « négociations », ou « arrangements » plus ou moins honteux, les participations de l'Europe et de l'Ukraine.
Le 17 février 2025, à l'initiative du président Macron, l'Europe pourrait resserrer les rangs en prenant des mesures décisives pour son avenir (envoi de troupes ? augmentation des budgets militaires ? soutien réaffirmé à une rentrée de l'Ukraine dans l'UE, voire dans l'OTAN ?).
Le monde libre se diviserait-il face à la menace de l'impérialisme russe ? Assistons-nous à la fin de l'Occident des démocraties ? Quoi qu'il en soit, tout cela aura un coût gigantesque. Européens, apprêtez-vous à des coupes sombres et à des politiques d'austérité.

 

13.
L'Histoire précipite les événements. C'est peut-être pour contrecarrer une éventuelle alliance entre les USA de Trump et la Russie de Poutine que l'Europe va réellement naître et s'imposer.

 

14.
La montée des périls étant de plus en plus palpable, va-t-on assister au retour du service militaire obligatoire en France, ou, à tout le moins, à des recrutements massifs dans tous les corps d'armée ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 17 février 2025.

 

16 février 2025

VERS LA FIN DE LA DEMOCRATIE EN AMERIQUE ?

VERS LA FIN DE LA DEMOCRATIE EN AMERIQUE ?

 

1.
Je n'ai jamais cru que les entreprises américaines avaient cessé, depuis 1977 et la promulgation du FCPA, d'user de la corruption pour obtenir des avantages à l'étranger. Le président Trump, en suspendant l'action du FCPA (Foreign Corrupt Practices Act) se montre donc moins hypocrite que ses prédécesseurs en légitimant cette corruption qui, de toute façon, vues les sommes pharamineuses en jeu, ne peut qu’exister.

 

2. 
Le président Trump et Elon Musk devraient réfléchir à ceci, qu'à force de vouloir tout diriger du bureau ovale, ils vont finir par irriter certains Etats de la fédération. Cela paraît fou, mais je pose la question : l'autoritarisme centralisé de Trump et Musk pourrait-il inciter certains États américains à faire sécession, ou, à tout le moins, à prendre des mesures visant à protéger leurs populations du dirigisme excessif de Trump et Musk ? Autrement dit, la guerre hybride de Guerassimov va-t-elle finir par faire éclater la fédération américaine ?

 

3.
La domination économique des Etats-Unis et le poids du dollar reposent aussi sur la confiance des marchés et le fait que l'Europe et les démocraties asiatiques ont toujours considéré les Etats-Unis comme un partenaire commercial et un allié avec lequel ils ont en commun des valeurs et des objectifs concrets. 
Abandonner ces valeurs et ces objectifs au profit d'un « partenariat » douteux et peu fiable avec la Russie de Poutine revient pour les Etats-Unis à mettre en péril la stabilité des marchés, la stabilité du dollar, l'alliance avec l'Europe et l'Asie, et à initier une guerre économique et des tensions internationales dont Trump et Musk ne semblent pas avoir conscience, voire même aucune idée.

 

4.
JDVance a, ce 14 février 2025, voulu donner une leçon de démocratie à l'Europe occidentale. Nous ne doutons pas que, très courageusement, le vice-président américain n'hésitera pas à donner une une leçon similaire aux représentants de Poutine, à moins, bien sûr que l'administration Trump ne soit jamais constituée que de fanfarons, de Tartarins, de grandes bouches...

 

5.
16 février 2025. Sommes-nous rentrés dans la phase finale du « déclin de l'Empire américain » ? 

 

6.
Même cause, mêmes effets.
L'Europe est sortie renforcée de l'opération spéciale de trois semaines qui dure depuis trois ans lancée par Poutine sur l'Ukraine en 2022.
Et ça leur coûte un max, aux Russes. 
L'Europe se renforcera encore face aux menaces des taxes douanières et la complaisance de l'administration Trump envers l'impérialisme russe.
Et ça pourrait leur coûter un max, aux Américains.
Le plus fort n'est sans doute pas aussi fort qu'il croit.

 

7.
Bon, pas la peine de regarder les Tuche ou la dernière saison des Simpsons, les réseaux sociaux nous renseignent abondamment sur la façon dont Trump et Musk commencent à diriger les USA, et, si ce n'était pas si dangereux pour la santé de tous, ça ressemble plus à une comédie absurde qu'à la gestion responsable de la première puissance mondiale.

 

8.
Le président Trump a vraiment intérêt à éviter une crise financière (il a été élu pour ça) sinon, la société civile américaine pourrait vite se lasser de l'autoritarisme dont il semble vouloir faire preuve.

 

9.
Les « libertariens » qui investissent dans des cryptomonnaies toujours plus bizarres flanquent leur argent par la fenêtre et, sans même y penser, enrichissent escrocs et bandits. Non seulement ils sont cons mais en plus ils risquent de se retrouver en prison.

 

10.
Bien l'impression que depuis la pandémie de Covid-19, le monde tourne encore plus dingo foutraque qu'avant. Houellebecq avait raison quand il prédisait un monde post-covid « pire » que celui d'avant.

 

11.
Trois citations du 15 février 2025 que l'on trouve sur twitter :
- « He who saves his Country does not violate any law. »
(Donald Reagan, POTUS)
- « Momentum is growling rapidly to impeach activist judges who repeatedly fail to follow the law »
(Elon Musk, POTUS Bis)
- « Obviously 4 years are not enough. We need  much more time to save humanity from the liberal plague. Let's think on it. »
(Alexander Dugin,(ultranationaliste russe, idéologue proche de certains dingos du Kremlin)

 

La question se pose donc : Trump, Musk et Douguine préparent-ils l'opinion publique mondiale à un coup d’État pro-Poutine aux USA ?
Possible que Trump et Musk fassent de la provocation, voire de l'enfumage (dont la cible est peut-être Poutine lui-même). De plus, les institutions américaines sont démocratiques et un coup d’État aux USA semble a priori impossible, sans compter l'opposition d'une très grande partie du peuple américain, de bon nombre de cadres de l'armée, du FBI de la CIA, de politiques, y compris Républicains.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 16 février 2025.

 

15 février 2025

ASSEZ INELUCTABLEMENT ET AVEC BIEN DES PERIPETIES 

ASSEZ INELUCTABLEMENT ET AVEC BIEN DES PERIPETIES 

 

1.
Dans l'étrange « affaire Notre-Dame de Betharram » (une affaire d'agressions sexuelles sur des enfants, c'est pas rien), notre actuel premier ministre par intérim, François Bayrou :
- A-t-il fait preuve d'une naïveté consternante ?
- A-t-il fermé les yeux sur des actes très graves ?
- N'a-t-il rien su, rien fait, rien dit, rien compris (?) qu'il était même pas là ?
- On s'en fout, dès qu'il aura fait ce qu'il a à faire (faire adopter les dispositions budgétaires nécessaires), on le remercie et on le renvoie à Pau méditer sur l'inconstance du monde ?

 

2.
Affaire Notre-Dame-de-Betharram. François Bayrou affirme que, lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale, il n'était pas au courant (il s'agit d'agressions sexuelles sur des enfants, tout de même) . Si c'est vrai, ça en dit long sur l'efficacité des services d'inspection de l'EN et sur l'ignorance du ministère sur ce qui se passe réellement dans certains établissements.
En tout état de cause, l'affaire Notre-Dame-de-Betharram est moins l'affaire Bayrou qu'une affaire de pédophilie de plus dans l'enseignement privé catholique.

 

3.
Au fond, avec sa dissolution mirifique, le président Macron a redonné à sa fonction un parfum de IVème République. Il ne décide plus vraiment, laisse le gouvernement bosser, trimer, suer et les députés s'engueuler tandis que lui, façon albatros, il plane au-dessus des partis, serre des louches et fait des discours sur l'IA et la grandeur de la France. C'est-y pas beau ?

 

4.
Défois, faut pas grand chose pour s'évoquer un brin de mélancolie. Le début d'une ritournelle, une rythmique à électronique, un décor de supérette déserte, le clip « Plastique », de Camille Yembe, je cite : 
« Est-ce que tu m'passerais une cigarette
J'avoue je fume pas mais je peux le faire pour toi
C'est mal c'est mal j'irais sûrement en enfer
J'sais plus quoi faire pour être la plus stylée ce soir ».

 

5.
Yann Moix aurait déclaré que les gens de plus de 25 ans qui jouent aux jeux vidéo seraient des « demeurés » alors que gagner sa vie en débitant ânerie sur ânerie dans des émissions de qualité douteuse relève du génie sans doute.

 

6.
« Quels secrets dans son cœur brûle ma jeune amie »,
(Paul Valéry, « La Dormeuse »)
est un joli vers. J'aime bien les jolis vers. J'aime aussi les frites et la soupe de poissons, mais je n'en fais pas le même usage. Par contre, hier soir, j'ai mangé des blinis tartinés de houmous de carottes préparé par mon amie en regardant « Les Victoires de la Musique » à la télé (j'aime bien Zaho de Sagazan).

 

7.
« Quels » est un adjectif interrogatif. Il sert à poser des questions du genre : Quels sont les buts réels des incohérences apparentes de la diplomatie américaine actuelle (février 2025)  face à l'impérialisme russe ?

 

8.
« Secrets » est un mot qui implique que certaines choses sont cachées. Certains secrets sont de Polichinelle (ainsi le but réel de Poutine, qui est d’annexer ou de faire de l'Ukraine un État satellite de la Russie afin de menacer plus efficacement les démocraties occidentales).

 

9.
« Dans » est une préposition avec laquelle on peut dire qu'on peut se demander ce qu'il y a dans la tête des intervenants de certains talk-shows, apparemment pas grand chose, ou quelque chose qui tient du déchet, du bouseux, fangeux, ranci.  

 

10.
« Son » est un adjectif possessif. Il ne fume pas ; il ne boit pas ; il sert à causer des choses qui sont à soi, à elle, à lui, à nous, vous, eux. Exemple : Son culot, à Trump, est phénoménal ; à hauteur probablement des années de prison qu'il va finir par faire (à moins qu'il fiche le camp en Russie avant, ce qui est possible).

 

11.
« Cœur » est un mot qui désigne un organe et le lieu des affects humains. « Avoir le cœur gros » peut ainsi signifier qu'on souffre d'hypertrophie cardiaque et/ou qu'on ressent de la tristesse.

 

12.
« Brûle » est une forme verbale du verbe « brûler ». Actuellement, le monde aurait une certaine tendance à brûler qu'on dirait bien qu'on va vers la troisième guerre mondiale, assez inéluctablement et avec bien des péripéties.

 

13.
« Ma » est aussi un adjectif possessif. « Ma » ne fume ni ne boit pas plus que « son ». Il sert à affirmer la possession et aussi la destination, cf : « Parle à mon cul, ma tête est malade ».

 

14.
« Jeune » est un adjectif qui évoque la jeunesse, laquelle est un état spatio-temporel qui mène, assez inéluctablement et parfois avec bien des péripéties, le « petit con » au « vieux con » (en passant par le « gros con », le « grand con », le « con » de base, le « con » s'type est).

 

15.
« Amie » est un joli mot. Je le garde pour moi, précieusement. Hier soir, j'ai mangé des blinis tartinés de houmous de carottes préparé par mon amie en regardant « Les Victoires de la Musique » à la télé (j'aime bien Zaho de Sagazan).

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 février 2025.

15 février 2025

LES TERRES RARES ENJEU DE LA PAIX MONDIALE ?

LES TERRES RARES ENJEU DE LA PAIX MONDIALE ?

 

1.
14 février 2025. Il se dit dans la presse (Reuters, Challenge,...) que le vice-président Vance a déclaré que si Poutine mettait vraiment de la mauvaise volonté à signer un accord de paix, la Russie risquait de se voir appliquer de nouvelles sanctions, et qu'une « action militaire » n'était pas exclue...
Diversion ? Paroles en l'air ? Su-sucre accordé à l'Europe ? Ou réelle volonté de la part de l'administration Trump de montrer qu'elle aussi se méfie réellement de Poutine ? 

 

2.
Si les négociations de Munich n'aboutissent pas , Trump lèvera-t-il les sanctions américaines visant la Russie ou, au contraire, les renforcera-t-il ? Arrêtera-t-il toute aide à l'Ukraine ou les poursuivra-t-il ? L'enjeu pour Poutine est vital. L'Ukraine est assurée du soutien de l'Europe et d'une partie de l'Asie, dont les économies sont fortes. L'économie russe, en grande difficulté, dépend donc entièrement de la volonté américaine. C'est Poutine qui devrait avoir peur de Trump, et non l'inverse.

 

3.
14 février 2025. (16 h. 40). Depuis ce matin, nette tendance à la baisse du rouble face à l'euro et indices boursiers russes incertains. La finance russe resterait-elle sceptique quant à un règlement rapide et favorable à Poutine du conflit en Ukraine ?
La fermeté de l'Europe, décidée à ne pas abandonner l'Ukraine et les déclarations contradictoires des émissaires de Trump ont sans doute de quoi agacer les Russes qui pourraient se demander si l'Occident n'est pas en train de leur jouer la comédie.

 

4.
14 février 2025. Si je comprends bien, à Munich, le vice-président Vance, par un discours incendiaire continue à braquer l'Europe devant l'apparente bienveillance américaine envers Poutine. Résultat : un accord de paix n'est pas pour demain et surtout pas à Munich.

 

5.
14 février 2025. M'étonnerait pas que Poutine, face à la fermeté de l'Europe, la maîtrise de soi du président Zelensky et les bizarreries de la diplomatie américaine, finisse par s'impatienter et ressortir la menace nucléaire. C'est que le temps passe, et la santé de la Russie semble défaillante.

 

6.
14 février 2025. Diplomatie américaine incohérente sur la Russie ou enfumage calculé ? 

 

7.
14 février 2025. Tant que Trump n'arrive pas à un accord signé avec le président Zelensky sur les terres rares, se pourrait-il qu'il fasse traîner les négociations, puisque Poutine ne peut lui accorder l’exploitation de sols que personne, sauf les Russes, ne considère comme russes ? S'accorder avec Poutine sur l’exploitation américaine des terres rares situées dans des territoires occupés (ou disputés) serait considéré comme une trahison par l'Ukraine, par l'Europe et par l'Asie démocratique (Xi Jinping lui-même pourrait s'en agacer).
Conclusion : Si Trump veut que les compagnies américaines accèdent aux richesses du sol ukrainien, les USA doivent garantir la sécurité de l'Ukraine en continuant de la soutenir financièrement et militairement jusqu'à ce que les Russes finissent par rentrer chez eux. 

 

8.
15.02.2025. Il aura fallu attendre la Conférence de Munich pour que la vérité éclate au grand jour (même si, dès le début du conflit, ce secret de polichinelle était connu) : le Donbass et la protection de la population russophone est en fait un prétexte pour Poutine de :
- s'accaparer les richesses du sol ukrainien (« terres rares ») ;
- créer un bloc pro-russe (Biélorussie + Ukraine annexée) aux frontières de l'UE et de l'OTAN ;
- résoudre un sérieux problème démographique et ethnique (sous-peuplement du plus grand pays du monde, démographie en baisse de la population blanche et orthodoxe menacée par une démographie en hausse des populations musulmanes).
Les terres rares étant ukrainiennes, c'est donc à l'Ukraine de décider seule de ce qu'elle compte en faire et avec qui elle veut négocier un accord équitable en vue de leur exploitation.

 

9.
Il se dit qu'avec ses terres rares, l'Ukraine dispose de richesses considérables. Il semble que Trump, Poutine, voire Xi Jinping, lorgnent sur ces richesses. La grande crainte de l'Europe est-elle que Trump et Poutine s'entendent pour conclure un accord sur l’exploitation des ressources ukrainiennes ? Cela, a priori, semble impossible, mais qui sait ce que Trump a en tête ?
Ceci dit, Trump a plutôt intérêt à conclure un accord équitable avec le président Zelensky et à continuer à soutenir financièrement et militairement l'Ukraine. Il serait considéré comme le champion du monde libre et disposerait d'une alliance Asie-Ukraine-Europe renouvelée.

 

10.
Encore une fois, en l'état actuel, il ne faut pas craindre une invasion militaire de l'Ouest de l'Europe par l'armée russe qui s'est montrée incapable, au bout de trois ans de guerre, de conquérir l'ensemble du Donbass. Ce qui est à craindre, c'est la guerre hybride, la déstabilisation des démocraties et, dans un certain nombre de pays, l'arrivée au pouvoir de partis populistes soutenus et manipulés par Poutine et sa mafia.
Ceci dit, si Trump abandonne l'Ukraine et laisse Poutine agir comme il le veut en Europe, la question de la dissuasion nucléaire et du réarmement se posera de façon aiguë. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 février 2025.

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