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BREFS ET AUTRES

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15 janvier 2025

TOUT JOYEUX ET PRIMESAUTIER

TOUT JOYEUX ET PRIMESAUTIER

 

1.
« A la fin tu es las de ce monde ancien

 

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin 

 

Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine »
(Guillaume Apollinaire, « Zone »)

 

a) Qui s’exprime ici ?

- Le langage parce que tout est langage, tout fait signe, tout est « forêts de symboles » ?
- Le poète parce qu'il n'a rien d'autre à faire ?
- Le menu de la cantine ?

 

b) Pourquoi la forme « las » et pas la forme « lasse », et pourquoi le 15 janvier 2025, disait-on que le gouvernement Bayrou pouvait être censuré ?

- Parce que « las » est épithète du pronom « tu » qui renvoie au narrateur (le poète) et à cause de la très contestée réforme des retraites ?
- Parce que « las » est attribut du pronom « tu » qui renvoie au narrateur (le poète)  et parce que Bayrou, il est pas gentil ?
- Parce que « las » est un adverbe à cause de la vertigineuse dissolution à Macron (mais qu'est-ce qu'il nous a fait là, le président) ?

 

2
« Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes
La religion seule est restée toute neuve la religion
Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation »
(Guillaume Apollinaire, « Zone »)

 

a) Pourquoi le poète évoque-t-il ici la religion ?,

- Pour faire un rapprochement surprenant entre la modernité des « automobiles », celle de « Port-Aviation » et la multi-séculaire religion ?
- Parce qu'il était particulièrement croyant ?
- Pour épater le lecteur ? 

 

b) Pourquoi le participe passé « restée » est-il ici au féminin et pourquoi la guerre semble-t-elle une fatalité ?

- Parce que la religion est féminine et que les humains ne savent pas faire autrement ?
- Parce qu'employé avec l'auxiliaire être, le participe passé s'accorde avec le sujet et à cause de la religion, de la rareté naturelle, de la surpopulation et de la bêtise et l’inhumanité de certains dirigeants ?
- Parce que c'est comme ça et qu'il faut bien que les marchands de canons vivent ? 

 

3.
« Seul en Europe tu n'es pas antique ô christianisme
L'Européen le plus moderne c'est vous pape pie X
Et toi que les fenêtre observent la honte te retient
D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin »
(Guillaume Apollinaire, « Zone »)

 

Pourquoi le poète aurait-il honte ?

- Parce que Guillaume Apollinaire ne menait pas une vie exemplaire ?
- Parce que tant va la cruche à l'eau qu'à la fin, elle en a marre et elle se casse (et dès lors, peu de chances qu'on la revoie ?
- Parce que Guillaume Apollinaire il croyait que les fenêtres l'observaient ?

 

4.
« Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut
Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux
Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventures policières
Portraits des grands hommes et mille titres divers »
(Guillaume Apollinaire, « Zone ») 

 

a) Pourquoi est-il tant épatant ce quatrain là ?

- Parce qu'il est tout coloré, tout joyeux et primesautier ?
- Parce qu'il fait l'éloge de la littérature populaire (y aurait-il de l'ironie ? Je ne crois pas) ?
- Parce qu'il est fondant comme un bonbon fondant ?

 

b) Pourquoi « mille » est-il ici au singulier et quelle est la cuisine préférée des tsars ?

- Parce que Apollinaire faisait des fautes d'orthographe et la cuisine au beurre ?
- Parce que « mille » est un adjectif numéral invariable et la cuisine à l'huile ?
- Parce que mille et une pattes et la cuisine à l'huile car les tsars dînent à l'huile ?

 

5.
« J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom
Neuve et propre du soleil elle était le clairon
Les directeurs les ouvriers et les belle sténo-dactylographes
Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent »
(Guillaume Apollinaire, « Zone ») 

 

a) Que peut-on dire de ce quatrain ?
- Qu'il frise la prose à s'y mêler dedans ? 
- Qu'il prouve que Guillaume Apollinaire était un observateur sensible de son temps ? 
- Que Guillaume Apollinaire était un poète qui s'intéressait à la vie ordinaire et savait en tirer parti pour composer une poésie de la modernité ?
 

 

b) Quel est l’antécédent du pronom « elle » dans « elle était le clairon » et dans quel album de Tardi trouve-t-on cette exclamation : « Non ! Édith, tu n'iras pas à Paris ! » ?
- L'adjectif « jolie » et dans « Pas de madeleines pour miss Adèle » ?
- Le nom « rue » et dans « Adèle et la Bête » ?
- Le nom de l'illusion et dans « Adèle et la Belle » ?
- Le groupe nominal « jolie rue » et dans Adèle et Marcel » ? 

 

6.
« Le matin par trois fois la sirène y gémit
Une cloche rageuse y aboie vers midi
Les inscriptions des enseignes et des murailles
Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent »
(Guillaume Apollinaire, « Zone ») 

 

a) « Une cloche rageuse y aboie vers midi » : quelle est la figure de style employée et est-ce si important de le savoir ?
- La cynique et c'est important si on s'intéresse à la stylistique ? 
- La métaphore et c'est bien de le savoir pour passer le baccalauréat et tout ce qui s'ensuit ?
- L'aboyeuse et mieux vaut le savoir que ne pas mais on peut vivre sans ?

 

b) Quel est le sujet du verbe « criaillent » et où et quand débute l'histoire merveilleuse qui est contée dans l'album«  Adèle et la Bête », de Tardi  ?

- Les perroquets et à Paris, dans le Muséum d'Histoire naturelle du Jardin des Plantes, le 4 novembre 1911 ?
- Les avis et dans la salle de bain d'Adèle blanc-sec ?
- « les inscriptions des enseignes et des murailles les plaques les avis » et dans la salle des pas perdus d'une gare désaffectée ?

 

7.
« J’aime la grâce de cette rue industrielle
Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l’avenue des Ternes »
(Guillaume Apollinaire, « Zone »)

 

Que confirment ces deux vers ? 
- Que Guillaume Apollinaire connaissait bien Paris ?
- Que Guillaume Apollinaire était un poète de la ville et de la modernité ?
- Que Guillaume Apollinaire avait de drôles de goûts ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 janvier 2025

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14 janvier 2025

LES INDIENS SONT ENCORE LOIN ET LES FANTÔMES PARMI NOUS

LES INDIENS SONT ENCORE LOIN ET LES FANTÔMES PARMI NOUS
 

1.
« OEDIPE – Apprenez que tout ce qui se classe empeste la mort. Il faut se déclasser, Tirésias, sortir du rang. C'est le signe des chefs-d’œuvre et des héros. Un déclassé, voilà ce qui étonne et ce qui règne. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », III)

 

Quoi qu'il fait là, Œdipe ?
- Des œufs sur le plat, avec des frites ?
- Une profession de foi anarchiste et une apologie du désordre ?
- Il accomplit son destin, l’Œdipe, que si ça se trouve, comme un acteur qui connaît parfaitement son rôle, disant cela, il pense à autre chose, à des œufs sur le plat, par exemple, avec des frites, ou à la France de 2025 qui a bien des soucis et au monde aussi qui, sous le poids des peuples, s'apprête à virer fasciste et conflits à n'en plus finir ?

 

2.
13 janvier 2025. Nouvelles révélations sur les turpitudes de l'Abbé Pierre. De plus en plus graves. Si tout ce qui est livré au public est vrai, alors ce qui écœure, c'est la façon dont les médias, la téloche surtout, nous a, pendant des années, présenté l'Abbé Pierre comme un exemple et même un modèle et comme on n'est jamais déçu avec les gens de pouvoir, voilà qu'on apprend que le défenseur des pauvres et des sans-logis n'aurait été qu'un grand malade, un pervers, un prédateur, un nuisible. Dans ce cas, la question est donc : pourquoi l'avoir ainsi promu, honoré, célébré et mis en avant pendant tant d'années alors que les renseignements savaient (ou alors, on se demande à quoi ils servent) quel genre de détestable il était. Soyons plus précis : l'Abbé Pierre était-il manipulé et si oui, par qui, et dans quel but ?
Note : Si les accusations qui visent l'Abbé Pierre s'avèrent fondées, c'est le cas de le dire, pour reprendre le lexique sartrien, qu'il était de mauvaise foi, l'Abbé. Y croyait-il au moins, à ce dieu dont il était le soi-disant représentant sur la terre des bipèdes affolés ?

 

3.
« … Je vois mal, je vois mal, je veux voir ! C'est ta faute, devin... Je veux voir ! »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », III, [Œdipe])

 

Que dire de ceci ?
- Qu'Oedipe a toujours eu du mal à y voir clair. C'est un malvoyant du destin ?
- Qu'Œdipe rejette la faute sur le devin alors que le devin n'est que le messager ?
- Qu'Œdipe est aussi lucide qu'un technocrate qui dans son ministère, œuvra naguère au désarmement et à la désindustrialisation de la France et qui n'a visiblement toujours pas compris qu'il n'était qu'un con, sur-diplômé, polyglotte, très sachant et très friqué, mais un con.

 

4.
« On m'avait dit qu'un soldat avait vu le spectre de Laïus et que Laïus m'appelait, voulait me prévenir d'un danger qui me menace. » 
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », III, [Jocaste])

 

Quel est l'intérêt ici de l'emploi du présent dans le syntagme : « un danger qui me menace » ?
- Le présent, c'est là où l'on croit que l'on est qu'il est déjà passé, en réalisant le futur qui lui-même oh et puis zut.
- Les Indiens sont encore loin et les fantômes parmi nous ?
- Jocaste comprend qu'il y a péril en la demeure et que, malgré la mort du Sphinx, le danger persiste ? 
- Jocaste penserait-elle, défois, à Macron ? à Mélenchon ? à Marine Le Pen ? aux technocrates surdiplômés de la modernité modernisante qui ont fichu la France dans un sacré tintouin politico-financier ?

 

5.
« CREON – Ta femme est malade, Œdipe. La peste nous démoralise tous. Les dieux punissent la ville et veulent une victime. Un monstre se cache parmi nous. » 
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », IV)

 

Ah si, c'est intéressant, et pourquoi donc ?
- Parce que le mécanisme de la Machine infernale est intact et poursuit son grignotage des heures ?
- Parce que ça fait un drôle d'écho avec le monde actuel menacé par la mondialisation de la peste populiste et par ce vieux démon de désigner un bouc émissaire ?
- Parce que je me demande si François Bayrou, actuel et sans doute assez provisoire chef du gouvernement à la France, va, pour éviter une éventuelle censure, suspendre la réforme des retraites ou alors non.
- Parce que, comme on le voit, si le pire n'est jamais certain, il est quand bien avancé ?

 

6.
« CREON – Eh bien, j'en ai assez de vos devinettes et de vos symboles. J'ai ma tête sur mes épaules, moi, et les pieds par terre. Je vais donner des ordres. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », IV)

 

Disant ceci, Créon prouve :
- Qu'il est un homme d'Etat et l'homme de la situation ; du reste, Antigone ne perd rien pour attendre.
- Que Créon n'aime pas le théâtre ?
- Que peu importent les mystères et les états d'âme, il faut bien que ça avance.

 

7.
« Il est dur de renoncer aux énigmes... », dit Œdipe à l'acte IV de « La Machine infernale », de Jean Cocteau, rappelant ainsi que l'humain ne peut se passer de mystères, et quand il n'en a plus à se mettre dans le citron, il s'en crée.

 

8.
Au générique de fin du film « Moi y en a vouloir des sous » de Jean Yanne (1973) apparaît cette phrase assez lucide : « Le monde est peuplé d'imbéciles qui se battent contre des demeurés pour sauvegarder une société absurde. » Une façon comme une autre de dire que la rareté naturelle et la surpopulation finissent toujours par nous conduire au pire.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 14 janvier 2025.

12 janvier 2025

MAIS ÇA C'EST A CAUSE DU TEMPS

MAIS ÇA C'EST A CAUSE DU TEMPS

 

1.
« Je n’ai pas voulu vous astreindre à lire les poétiques descriptions de tombes encapuchonnées de neige, ni mes idées sur Grieg et sur Wagner, ni mes préférences littéraires, ni mes élucubrations philosophiques sur la peur et la solitude. »
(Jean Ray, « Le Gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Donnez la définition du mot « élucubrations » :
- Les élucubrations, c’est celles d’Antoine du temps où Antoine chantait « Les élucubrations d’Antoine » ?
- Les élucubrations, ce sont des sortes de concombres dont on fait des salades sophistiquées ?
- Faut demander au fantôme de Jean-Paul Sartre ?
- C’est le produit de longues réflexions compliquées pour pondre un texte que personne ne lira ?
- C'est ce que raconte Mark Zuckerberg pour justifier la façon dont il cire les pompes de Trump ?

 

b) Dans le groupe nominal « élucubrations philosophiques », le mot « philosophiques » a-t-il pour nature et pour fonction :
- Adjectif qualificatif attribut de la société du spectacle ?
- Épithète de « carabistouilles » ?
- Adjectif qualificatif épithète détachée de l’existentialisme ?
- La pipe à Jean-Paul et même qu’elle fume ?
- Justification de la façon dont Mark Zuckerberg (autre IA probable) cire les pompes à Trump ?

 

2.
« A ce régime, je devrais grossir comme une caille. Il n’en est rien. C’est curieux, par moments, je me trouve même une mine extrêmement souffreteuse. »
(Jean Ray, « Le Gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Que signifie le mot « souffreteuse » ?
- C’est un nom terrible car la Souffreteuse pèse du poids de tous ses souffrets sur l’humanité (ah ça, qu’on en parle tous les jours !)
- C’est quand les crayons de bois se cassent dès qu’on les utilise. On dit alors qu’ils ont la « mine souffreteuse » ?
- C’est quand on ne se sent pas très bien et que ça se voit quand on se regarde dans un miroir que si le miroir se brise, alors c’est pas bon signe ?

 

b) Quel est le temps et le mode du verbe « devoir » dans la forme « Je devrais grossir » ?

- Futur du mais je ne grossirai pas ?
- Présent du que je grossisse, ça me ferait bien mal au hein ?
- Présent du j’ai pas un peu maigri là ?
- Le temps de « La Grande Magie », de Noémie Lvovsky, sorti en 2022, - ah tiens, un film ontologique, pour dire de grands mots et, en tout cas, bien réussi, surréaliste et amusant. On dit aussi « décalé », mais ça c’est à cause du temps.
- Le mode du je devrais arrêter de me goinfrer de bœuf à toutes les sauces avec des frites, je vais finir par enfler ?

 

3.
« Drôle de petite bête à l’immense bec, long comme une dague, et quelle vilaine clameur pour un oiseau, pourtant gracieux. »
(Jean Ray, « Le Gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Qu’est-ce qu’une « dague » et quelle est la capitale du Canada ?
- Une espèce de chien au museau en lame de couteau, et la capitale du Canada, d’après Trump, ce serait-il pas Washington ?
- Une lame chauffée à blanc, d’où l’expression « hot dague », et la capitale du Canada, c’est Ottawa.
- Une arme blanche, courte, à deux tranchants, et la capitale du Canada, c’est encore Ottawa.

 

b) Quelle est la nature et la fonction du groupe « en palpant » (cf Jean Ray : « J’ai ri en palpant son duvet cendré ») ?
- Participe tactile et complément d’information ?
- Participe courant du verbe « palper » et complément de manière de dire ?
- Gérondif (préposition « en » + participe présent), complément circonstanciel de manière ?
- Participe exemplaire et complément d’illustration grammaticale ?

 

4.
Que signifie le mot « tintamarre » dans cette citation d'un texte de Jean Ray, je cite : « et le tintamarre des casseroles d’Ossip » ?
- Le tintamarre c'est quand on en a marre du tintouin qu'ils font les voisins ?
- Le tintamarre c'est ce que fait le monde chaque jour à en rendre sourds le cosmos et tous ceux qui y circulent ?
- Le tintamarre, c'est un instrument de musique particulièrement tintamarrant que l'on emploie dans des pièces de musique légère, humoresques, airs fantaisistes, facétieux, farceurs ?

 

5.
Quelle est la nature de l’expression « autour de » (je cite Jean Ray, « autour d’une minuscule boursouflure de chair vive ») ?
- « autour de », c'est une bidulerie grammaticale autant que spatiale ?
- C'est une allusion à quelque pot qu'on tourne autour, histoire de voir si l'autre comprend ce qu'on a compris et que l'on veut qu'il comprenne sans qu'on soit explicite ?
- « autour de » ou la seigneurie du rapace ?

 

6.
« Je venais d’entendre une voix. Elle était rauque et plaintive. »
(Jean Ray, « Le Gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Que signifie ici l'adjectif « rauque » ?
- Que c'est une voix qui roule (d'où l’expression « rauque n' roule ») ?
- Que c'est une voix qui a beaucoup fumé ?
- Que c'est une voix que, si on sait jouer de la guitare, et qu'on chante juste à peu près, on peut faire du blues avec ?

 

b) Quelles sont les fonctions des adjectifs « rauque et plaintive » dans la proposition « elle était rauque et plaintive » ?
- Épithète de gland ?
- Épithète de nœud ?
- Épithète qu'il ne la gagnera, pas, le Poutine, sa sale guerre en Ukraine ?
- Attribut du pronom sujet « Elle » ayant pour antécédent une voix mystérieuse et des mots « presque suppliants » dans « une langue inconnue » ?

 

7.
« Il n’est pas loin de minuit ; mes deux compagnons jouent aux dés ; [...] »     
(Jean Ray, « Le Gardien du cimetière » [le narrateur]) 

 

Quelle est la fonction de « aux dés » dans « ils jouent aux dés » ?
- Complément d’objet de jeu ?
- Complément ludique du verbe « jouer » ?
- Complément d’objet volant non identifié, surtout quand on balance sa grammaire à travers la salle de classe ?

 

8.
« Il n’y avait rien dans l’enclos, si ce n’est huit croix dont la vétusté allait pour ainsi dire en gradation régulière ; ainsi, la première était pourrie et lavée par les pluies, la huitième semblait toute fraîche… »
(Jean Ray, « Le Gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Quel est le sens du mot « vétusté » ?
- On parle de vétusté lorsque que l'on parle d'une femme qui fut belle, qui l'est certes moins maintenant, mais qui conserve quelques traits charmants. Ah la la, la beauté vétuste...
- La vétusté, c'est tout ça qu'on entendait chanter partout, avec des paillettes et des paroles idiotes et qu'on ne voit plus maintenant. Pourquoi ? Parce que c'est vétuste, tiens...
- C'est l'obsolescence programmée à nous autres. 

 

b) Quelle est la nature et la fonction du mot « hier » (cf « Hier, je me suis promené… ») ? 
- Préposition d'éventualité qu'éventuellement je mets de la crème fraîche dans mes pâtes ?
- Adverbe de si j'aurais su, j'aurais pas venu ?
- C'est du circonstanciel de temps, de l'adverbe aussi ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 janvier 2024.

12 janvier 2025

JEAN MARIE LE PEN IST KAPUTT 

JEAN MARIE LE PEN IST KAPUTT 

 

1.
Je ne me souvenais plus d’avoir vu « Mes petites amoureuses », de Jean Eustache (1974) mais dès les premières séquences, le film me revint en mémoire comme si je l’avais vu il y a quelques mois.
Par son évocation de l’adolescence des années 60 et d’un temps où on ne « couchait » pas si facilement, d’une France où, pour beaucoup, faire des études était un luxe, sinon un privilège et où l’apprentissage se faisait souvent « sur le tas », par sa sobriété et son absence de nostalgie et de complaisance, par sa lucidité, son objectivité, le film est non seulement intéressant, mais paradoxalement attachant. Plus proche de « Une vraie jeune fille » (qui est peut-être son pendant féminin), de Catherine Breillat (1976) que de « Diabolo Menthe », de Diane Kurys (1977), j’y ai retrouvé les échos de choses vues et entendues dans la vie réelle, comme on dit, celle que le cinéma reflète, recrée, représente, réactualise, re-suscite.

 

Note : Maurice Pialat y apparaît dans une courte scène. Il y joue parfaitement le pauvre type ordinaire, ni bienveillant, ni réellement malveillant. De l’humain qui passe.

 

2..
8 janvier 2025. Quoi qu’il fait Donald Trump, il fait caca sur la souveraineté du Canada, ou bien ? Ou bien c'est une manière de diversion, histoire d'attirer l'attention sur ses provocations cependant qu'il commence à travailler sérieusement et discrètement sur les conflits russo-ukrainiens et israélo-palestinien ? Et puis, j'en sais rien.

 

3.
T’imagines le cauchemar : Trump annexe le Canada, le Groenland et le Canal de Panama. Poutine gagne sa sale guerre en Ukraine et place ses pions nazillons partout en Europe. Le monde dans les mains de ses deux guignols aux mains de la mafia….

 

4.
Ah tiens, Jean-Marie le Pen est mort. Un point de détail de l’Histoire sans doute…

 

5.
Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, de droite comme de gauche, ils ont tous œuvré au désarmement de la France. Honte à eux.

 

6.
Ceci dit, Jean-Marie Le Pen, en fondant le FN, a permis de rassembler des tas d’électrons libres de l’OAS, du nationalisme exacerbé, de déçus du gaullisme, de conservateurs exaltés, d’antisémites pathologiques, et a ainsi permis le fichage de ces gens et itou empêché que certains de ces zigotos en viennent à participer à des projets terroristes.
En cela, Jean-Marie Le Pen aura rendu service à la République, d’autant qu’il ne voulait pas du pouvoir.
Spoiler : L’illustre Mélenchon a fait de même avec l’extrême-gauche. Les militants de la LFI disent beaucoup de conneries mais ne posent pas de bombes. Et ça, c’est essentiel. D’autant que Mélenchon est assuré de ne jamais gagner les présidentielles.

 

7.
8 janvier 2025. On apprend que la natalité est en forte baisse en France. Les couples n’auraient-ils plus confiance en l’avenir ? On se demande bien pourquoi…

 

8.
France 2025. L’épargne des Français est très élevée (2 fois la dette de la France ai-je entendu dire) et la natalité est en baisse. Conclusion : Les Français ont des sous, font des économies au cas où, mais ne font pas de mômes cause que l’avenir est incertain.

 

9.
8 janvier 2025.
Jean-Marie Le Pen est mort.
Pas de paradis pour Le Pen.
Pas d’enfer non plus.
Juste le trou, la terre, les vers, le néant.
Comme pour nous tous.
Le reste n’est que niaiserie.

 

10.
Les humains ayant du mal à supporter la réalité (l’arbitraire de la mort, la rareté naturelle et la violence qui en découle) ont inventé les dieux, les prêtres et les politiques pour s’entendre raconter des histoires.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 janvier 2025.

11 janvier 2025

LE SPHINX EST-IL UN ANIMAL POLITIQUE ?

LE SPHINX EST-IL UN ANIMAL POLITIQUE ?
 

1.
« OEDIPE – Le Sphinx est le criminel à la mode. Qui l'a vu ? Personne. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », II)
Oedipe, ici, dis :

 

- Il ne sait pas ce qu'il dit ?
- Il n'a pas compris la véritable nature du Sphinx, qui est celle de l'Enigme que toute conscience est pour elle-même à partir du moment où elle prend conscience de son imprévisibilité ?
- Il n'a pas compris que si personne ne l'a vu, c'est que ceux qui ont rencontré le Sphinx ne sont plus là pour témoigner ?

 

2.
Avec sa dissolution vertigineuse, le président Macron quoi qu'il a fait ?

 

- Ce serait-y pas un acte manqué, cette dissolution, qui prouve que le président Macron est fatigué de la charge qui lui incombe ?
- Cette dissolution prouverait-elle, une fois pour toutes, la très grande sottise du président Macron qui agit et parle souvent sans avoir suffisamment réfléchi ?
- N'aurait-il pas déstabilisé un peu plus une situation politique compliquée et inquiétante ?
- Le président Macron aurait-il agi de manière à forcer les partis républicains à s'unir pour faire face aux dangers extrémistes de gauche  comme de droite ?

 

3.
« LE SPHINX – Un secret qui vous permette d'entrer en contact avec l'énigme des énigmes, avec la bête humaine, avec la chienne qui chante, comme ils disent, avec le Sphinx ?
Quoi qu'a dit là, le Sphinx ?

 

- Le Sphinx s'apprête à révéler à Œdipe qui il est réellement ?
- Le Sphinx va dévoiler à Œdipe la solution de l'Enigme ?
- Le Sphinx va révéler à Œdipe le secret du Temps ? A propos du Temps, je me demande vaguement ce qu'est cette histoire de « temps négatif » dont on dit qui que quoi dont où.

 

4.
« LE SPHINX – L'imbécile ! Il n'a donc rien compris. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », II)
De qui qu'il parle ici donc, Le Sphinx ?

 

- D'Œdipe, qui a réussi à répondre et qui n'ayant pas saisi les désirs réels du Sphinx, court vers son destin fatal et œdipien ?
- De l'humain qui a tant appris, n'a rien compris, et s'apprête à disparaître dans la nuit des espèces disparues ? 
- Du président Macron, dont, en fin de compte, il se pourrait qu'il reste peu de choses de ses réformes fabuleuses ?

 

5.
« ANUBIS – Beaucoup d'hommes naissent aveugles et ils ne s'en aperçoivent que le jour où une bonne vérité leur crève les yeux. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », II)
Anubis, ici, qu'en dire :

 

- Anubis, tout dieu à tête de chien soit-il, se montre philosophe, moraliste, lucide et porte-parole de l'auteur ?
- Anubis, tout dieu à tête de chacal soit-il, se montre outrecuidant, pontifiant, chroniqueur audiovisuel, petit prof ?
- Anubis, tout personnage de théâtre soit-il, eh bien, il fait ce qu'on lui demande, il débite son texte ? 

 

6.
La politique, est-ce :
- L'art de faire passer du n'importe quoi pour le résultat de longues et mûres réflexions ?
- L'art d'escroquer ses concitoyens en se faisant passer pour un modèle d'honnêteté et d’exemplarité ?
- L'art de se rendre indispensable alors que, bien des députés, soyons francs, ne sauraient pas gérer une baraque à frites, voire une buvette d'amicale d'enseignants ?
- L'art d'envoyer Œdipe au devant de son destin et, dans ce cas, peut-on considérer que le Sphinx de Jean Cocteau est un animal politique ? 

 

7.
« NEMESIS, voilée. - Les pauvres, pauvres, pauvres hommes... Je n'en peux plus, Anubis... J'étouffe. Quittons la terre.
ŒDIPE – Je serai roi ! »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », II)
Pourquoi Némésis étouffe-t-elle ?

 

- Parce que, parfois, quand on étouffe de colère, on se dit que l'on va se venger, et justement, Némésis, c'est la divinité de la justice et de la vengeance ?
- Parce que Némésis est prise de pitié pour les humains qui se croient rois de la terre et finissent aveugles sur les routes ?
- Parce que Némésis est en train de s'étouffer avec un os de poulet mais Anubis, qui est à ses côtés, va éviter ce drame métaphysique.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 janvier 2025. 

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10 janvier 2025

FORCEMENT FATALEMENT HUMAINEMENT

FORCEMENT FATALEMENT HUMAINEMENT
 

1. Quel est le temps des verbes des phrases a et b et pourquoi Donald Trump menace-t-il d’annexer le Groenland, le Canal de Panama et de faire du Canada le 51ème état des Etats-Unis ?
a) L’année dernière, tous les matins, je prenais le train.
b) Ce matin, j’ai manqué le bus de peu.

 

- Je ne sais pas mais dans la phrase a, le locuteur prend le train mais c'est le bus dans la phrase b et c'est parce que Donald Trump, il aime provoquer et il prend l'avion aussi.
- L'imparfait et le passé composé et Donald Trump, il fait de la diversion pour éviter de parler des sujets que j'espère qu'il les travaille vraiment,  ces catastrophes là, Trump (le conflit israélo-palestinien, la sale guerre de Poutine en Ukraine,...).
- L'imparfait et un autre temps du passé et je ne sais pas si Donald Trump a avalé un clown ou un cheval.

 

Quelles sont les valeurs que l’on peut attribuer à ces deux emplois verbaux ?
- imparfait d'inquiétude et passé de pas de chance ?
- imparfait ferroviaire et passé de circonstances ?
- imparfait d'abonnement de travail et passé de carte de bus ?

 

2. Comment appelle-t-on la figure de style qui consiste à répéter un mot ou un groupe de mots en début de phrase, de vers ou de paragraphe et, à mon avis, parce que votre avis à vous, je m'en fiche, quel est le meilleur album des Beatles ?
 

- une anaphore et « Abbey Road » parce que « Come Together », ça en jette non que je pige que couic à s'que ça dit, mais quand même ça en jette ?
- une anacoluthe et « The White Album » parce que « Blackbird », « Dear Prudence », le tonnerre d'Helter Skelter et des tas d'autres ?
- une anaconda et « Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band » et l’extraordinaire « A Day In The Life » que je vous en cite : 
« Woke up, fell out of bed
Dragged a comb across my head
Found my way downstairs and drank a cup
And looking up I noticed I was late »
(Lennon / McCartney)

 

3. Comment appelle-t-on la répétition expressive d’un son vocalique ? Exemple : « Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire » (Racine, « Phèdre », I, 3 [Phèdre]) et qui était Racine ?
 

- Une association et Racine fut un chanteur « pop » très méconnu (d'où l’affliction) ?
- Une aspiration et Racine fut tel qu'en lui-même l'éternité en a fait ce que les Français ont voulu qu'il soit ?
- Une assonance et Racine (1639-1699) fut un des plus célèbres dramaturges du XVIIème siècle, auteur de « Andromaque » (1667), « Iphigénie » (1674), « Phèdre » (1677)

 

4. Quel était le nom de la société néerlandaise qui fut fondée en 1602 et développa avec l’Inde un commerce florissant et quel est l'intérêt de ce vers de Rimbaud : « U, cycles, vibrements divins des mers virides » ?
 

- La Compagnie des Indes Lointaines et le vers de l'aut' Rimbaud là, il est tout vert que même quand le livre est fermé, il est tout vert (comme le « Magasin Vert ») ?
- La Compagnie des Indes Noires et le vers de Rimbaud, il est tiré du sonnet « Voyelles » et il y a de l'allitération dedans avec le « v », et de l'assonance aussi avec le « i », sinon je sais pas trop le sens à lui donner que c'est juste bien musical ?
- La Compagnie des Indes Orientales et le vers rimbaldien, je ne sais pas si c'est de la fièvre verte, de la fée verte, de la reine verte, de la souris verte qu'a fumé de l'herbe ?

 

5) Qui fut le premier président des États-Unis d’Amérique ?
- Ronald Reagan, que tout le monde prenait pour un crétin, et qui fit gagner la Guerre froide à l'Occident des démocraties libérales ?
- Donald Trump mais ce n'est pas certain ?
- George Washington, qui fut chef d'état-major de l'Armée continentale pendant la Guerre d'indépendance ?

 

6) Pourquoi peut-on dire qu’en France l’Ancien Régime était une société inégalitaire ?
 

- Parce qu'avant 1789, mon neveu, tout était à eux, à eux, à eux ?
- Parce que, comme le chantait Coluche, s'adressant à la Misère, dans sa chanson « Misère Misère » : « C'est toujours sur les pauvres gens / Que tu t'acharnes obstinément » ?
- Parce que la noblesse et le clergé avaient beaucoup de privilèges et dominaient économiquement, politiquement et socialement le Tiers-Etat qui représentait pourtant la quasi-totalité de la population (98 %).

 

7) Citez les noms de deux révolutionnaires français célèbres pour leur affrontement de 1794 qui les mena tous deux à la guillotine ? 
- Lennon et McCartney ?
- Bonaparte et Napoléon ?
- Danton et Robespierre ?

 

8) Qu’est-ce que la Triade et qui, dit-on, a dit : « Veni, vidi, vici » ?
 

- C’est la mafia triadaise et c'est Napoléon qui a dit ça un jour où il était d'humeur latine.
- C’est l’Organisation Mondiale du Tri et c'est le président Macron qui a dit parce que le président Macron il a dit tant de choses.
- C’est l’ensemble des trois zones économiques qui dominent  le monde (Amérique du Nord, Europe, le Japon) et c'est Jules César qui a dit ça parce que c'était un fameux conquérant, César.

 

9) Qu’est-ce que les BRICS et qui a dit « Si j'aurais su, j'aurais pas venu » ? 
 

- C’est la mafia de la brique et « si j'aurais su, j'aurais pas venu », c'est le sapeur Camember du dessinateur Christophe qui l'a dit.
- C’est l’Organisation Mondiale de la Maçonnerie et « si j'aurais su, j'aurais pas venu », c'est le président Macron qui l'a dit, un jour où il s'est rendu compte.
- C’est une association de pays émergents (dont certains ont bien émergé, ah oui) qui contestent la domination de la Triade ? Dedans, il y a le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud (South Africa) et c'est le personnage de Petit Gibus, du film « La Guerre des boutons », de Yves Robert, qui le dit ça : « Si j'aurais su, j'aurais pas venu », et c'est marrant.

 

10) En quoi les BRICS et la Triade sont-ils opposés et combien ça fait ?
 

- Bin, ils ne s'aiment pas, ils ne s'aiment pas quoi ! Et combien ça fait ? Et bien, beaucoup, et plus si complexités.
- Parce que les humains, c'est rien que férocités et compagnie. Et ça y fait pour beaucoup.
- Parce qu'il y a surpopulation et rareté naturelle, et donc, forcément, fatalement, humainement, ça lutte de partout pour la survie. Et ça fait que je me demande ce que je vais manger ce soir. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 10 janvier 2024.

9 janvier 2025

LE CAPRICE DU SPHINX

LE CAPRICE DU SPHINX

 

« Au lever du rideau, une jeune fille en robe blanche est assise sur les décombres. La tête d’un chacal dont le corps reste invisible derrière elle, repose sur ses genoux.
Trompettes lointaines. 

 

LE SPHINX – Ecoute.
LE CHACAL – J’écoute.
LE SHINX – C’est la dernière sonnerie, nous sommes libres.

 

Anubis se lève, on voit que la tête de chacal lui appartient. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », Acte II)

 

1)    Dans le groupe nominal « une jeune fille en robe blanche », l’adjectif qualificatif « blanche » est-il :

-    Epithète du mot « robe » ?
-    Epictète du mot « robe » ?
-    Ça ne vous regarde pas ?


 

2)    Le passage en italiques nous renseigne sur le type de texte présenté. S’agit-il :
-    D’un texte explicatif sur la fonction diégétique de l’enchanteur Merlin dans la série Kaamelott, d’Alexandre Astier ?
-    D’un texte théâtral parce que ce sont des didascalies ?
-    D’un texte poétique parce que ce qu’écrivait Jean Cocteau était poétique, non ?


 

3)    Le Sphinx est-il :

-    « Une jeune fille en robe blanche » ?
-    Dans la mythologie grecque antique, une créature au corps de lion, au visage féminin et aux ailes d’oiseau ?
-    Une manière de parler et de faire suer son monde avec tout un tas d’énigmes, de devinettes, de calembour-ta-pipe et fiche nous la paix ?


 

4)    Anubis est-il :

-    Quelqu’un qui s’est déguisé pour le carnaval ? 
-    Un dieu de l’Egypte antique souvent représenté comme un homme à tête de chacal ?
-    Un passant qui passe, qui fait rien qu’à passer, l’éternel passant qui passe dans les tableaux, sur les photos, dans les rues et les mémoires, et même qu’on s’en fout ?


 

« LE SPHINX – Anubis ?
ANUBIS – Sphinx ?
LE SPHINX – J’en ai assez de tuer. J’en ai assez de donner la mort.
ANUBIS – Obéissons. Le mystère a ses mystères. Les dieux possèdent leurs dieux. Nous avons les nôtres. Ils ont les leurs. C’est ce qui s’appelle l’infini. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », Acte II)

 

5)    L'Anubis de Cocteau (c'est une divinité de l’Égypte antique, je précise pour les élèves de sciences po, mais attention, Anubis tout seul, hein, Cocteau, c'était un poète français du vingtième siècle) et donc, comment qualifier sa conception de l'infini, à Anubis, dites ?

- C'est une conception polythéiste ?
- C'est une conception qui donne le vertige, un peu comme la politique, genre la dissolution vertigineuse à Macron voyez ?
- C'est du n'importe quoi, mais c'est bien écrit ?


 

6)    Quel est le temps et le mode dominant dans cet échange de répliques ?
-    Le subjonctif présent que moi, ce que je préfère, c’est la tarte aux pommes ?
-    Le relatif présent, puisque tout est relatif, dit-on que ça m’a toujours paru vague comme expression ?
-    L’indicatif présent ?
    

 

7)    Dans la phrase « J’en ai assez de donner la mort », quelle est la nature du mot « assez » ?
-    « assez » est un adverbe de satiété ?
-    « assez » est un adverbe de quantité ?
-    « assez » est un adverbe de donation ?


 

8)    Comment appelle-t-on une religion qui admet plusieurs dieux ?
-    Une religion polychrome ?
-    Une religion polycopiée ?
-    Une religion polythéiste ?
-    Une curiosité métaphysique ?

 

9)    Comme appelle-t-on une religion qui n’admet qu’un seul dieu ?
-    La Vème République française ?
-    Un monothéisme ?
-    Une manière exclusive d’entretenir une amitié imaginaire ? 

 

10)    Dans la mythologie grecque, quel était le rôle du Sphinx :
-    Le Sphinx renseignait les voyageurs ?
-    Le Sphinx rançonnait les voyageurs ?
-    Le Sphinx gardait la route de Thèbes. Elle (pour les Grecs de l’Antiquité, le Sphinx était un être féminin), elle posait une énigme aux voyageurs et tuait ceux qui ne pouvaient pas répondre pis qui balbutiaient, pis qu’ils avaient l’œil qui divague  ?


 

11)    « LE SPHINX – J’en ai assez de tuer. J’en ai assez de donner la mort. »
(Jean Cocteau, « La Machine infernale », Acte II)

 

A votre avis, ce que dit ici Le Sphinx est-il :
-    Incompatible avec sa nature de monstre antique ?
-    Intéressant parce qu’il fait preuve d’indépendance et montre qu’il n’est pas seulement le tueur que l’on croit qu’on dit qu’il est dans l’œil de l’autre tout ça ?
-    Dérisoire car le Sphinx, ici, il fait juste un caprice, que ça va certainement lui passer ?

 

12) Quel est le féminin du mot « sphinx » ?
-    Sphinxesse ?
-    Sphingesse ?
-    Sphinge ?
-    Elisabeth Borne ?

 

13)     En français courant, que veut-on dire quand on dit de quelqu’un que « c’est un sphinx » ?
-    Que c’est quelqu’un de dangereux ?
-    Que c’est quelqu’un qui aime à faire suer tout le monde avec des devinettes et des énigmes, des blagues à rien et des contrepèteries à Riri et Peter ?
-    Que c’est quelqu’un qui ne se livre pas facilement sur ses intentions réelles (je me souviens qu’on disait ça du président Mitterrand, alors que du Sarkozy, voyez, on disait qu’il parlait trop, qu’il bavassait, même que des fois, il paraît qu’il mentait, dit-on) ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 janvier 2025.

5 janvier 2025

OH PAS L'UN MAIS L'AUTRE

OH PAS L'UN MAIS L'AUTRE

 

1.
« Imaginez-vous cet être nourri de carottes glacées sentant le purin et l'engrais et de pommes reinettes, aigres et dures, oubliées sur l'herbe d'un verger désert ; [...] »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Le mot « verger » désigne-t-il :

- l'action de frapper avec une baguette longue et flexible ?
- un terrain planté d'arbres fruitiers ?
- une occasion d'écrire des bêtises et des dégoûtations ? 

 

b)
Dans le groupe nominal « verger désert », le mot « désert » a-t-il pour nature et pour fonction :
- Adjectif qualificatif attribut du nom « verger » ?
- Adjectif qualificatif épithète du nom « verger » ?
- Qualificatif de désertification ?
- Adjectif qualificatif épithète détachée du substantif « verger » ?

 

2.
« J'entrai dans la première maison, qui est une auberge à l'enseigne des Deux-Pluviers, où le patron charitable me réconforta de café chaud, de pain et d'un hareng-saur [...] »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Le mot « hareng-saur » désigne-t-il 

- le sujet d'un poème drolatique de Charles Cros ?
- la métaphore du temps pendouillant ?
- un hareng séché, salé, fumé ?
- l'injonction faite au voleur de rendre ce qu'il a volé puis de sortir du magasin ?

 

b)
Dans le groupe nominal « des fritures aussi copieuses que dorées. », l’expression « aussi que » a-t-elle pour fonction :
- d’établir une distinction ?
- d’établir une liste de courses à faire ?
- d’établir une comparaison, une égalité ?

 

3.
« Une sorte de brousse hâve a envahi les allées, et les pelouses sont comme une jungle. »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

Que signifie ici le mot «hâve » :

- Que le jardin et le presbytère sont loin d'avoir conservé l’éclat et le charme qu’ils avaient du temps de Gaston Leroux ?
- Qu'elle est bien pâle et décharnée, sèche hein, cette brousse ?
- Bin oui, tiens, qu'on va s'en fumer un, de cigare ? 

 

4.
« La municipalité, qui est pauvre et qui envoie maintenant ses morts dormir dans l'immense cimetière de l'Ouest, avait caressé l'espoir de convertir la nécropole en terrains industriels. »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

Quelles sont la nature et la fonction de la proposition «qui est pauvre et qui envoie maintenant ses morts dormir dans l'immense cimetière de l'Ouest » : 
- proposition conjonctive circonstancielle de lieu ? 
- proposition conjonctivite qui donc fait mal aux yeux ?
- proposition subordonnée relative (PSR) complément du nom « municipalité » ?

 

5.
« Peu de temps avant sa mort, la richissime duchesse Opoltchenska – noblesse russe ou bulgare – proposa à la ville d'acheter le cimetière désaffecté pour une somme fantastique, [...] »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Que signifie ici le mot « désaffecté »

- qu'il n'y a plus aucun mort qui y vit dans ce cimetière ?
- que la municipalité, qui est pauvre, l'a laissé à l'abandon, ce cimetière ?
- que personne ne l'aime, ce cimetière ?

 

b) Dans le groupe « la ville était pauvre », le mot « pauvre » a pour nature et pour fonction : 
- adjectif qualificatif de circonstance ?
- adjectif qualificatif épithète du mot « ville » ?
- adjectif qualificatif attribut du sujet « ville » ?
- adjectif d'une manière ou d'une autre ?

 

6.
« Ensuite, ne jamais approcher du mausolée de la duchesse. »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Que désigne  le mot  « mausolée »

- Un monument avec des osses ?
- Un monument funéraire somptueux de grandes dimensions ?
- Une énigme de plus dans le grand catalogue des énigmes ?

 

b) Dans le groupe « mausolée de la duchesse», quelle est la fonction de « de la duchesse » 
- complément du nom « duchesse » ?
- complément du nom « mausolée » ?
- complément de noblesse ?
- complément de dissolution et d'incompétence politique ?
- complément de montée de la négativité dans la Vème république ?

 

7.
« [...] le cimetière fourmillait de lapins sauvages, de gros ramiers au duvet opalin [...] »
(Jean Ray, « Le gardien du cimetière » [le narrateur])

 

a) Que désigne le mot « opalin  »
- une manière d'annoncer la couleur ?
- une couleur bleuâtre et laiteuse ? 
- une manière d'annoncer mais l'autre ?

 

b) Quelles sont la nature et la fonction du mot « négligemment » 
- adverbe de négligence ?
- adverbe de complaisance ?
- adverbe de manière ?
- l’adverbe horaire d'aller se faire engueuler ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 5 janvier 2025

4 janvier 2025

NON MAIS DANS L'INVISIBLE VOUS NE VOYEZ VRAIMENT RIEN

NON MAIS DANS L'INVISIBLE VOUS NE VOYEZ VRAIMENT RIEN

 

1.
L'acteur lui-même est une fiction. Quand cette fiction se prend pour la réalité, alors elle est capable du pire.
Que signifie cette phrase ?

 

- Que j'aime à pontifier ? J'aime aussi le poisson pané, mais ce n'est pas la même chose. Par contre, les discours de Mélenchon (ce fut un politique) ne me plaisent guère.
- Que la fiction est partout et que le réel n’existe jamais pour nous que parce que nous en faisons une fiction, une fiction terriblement sanguinaire, façon guerre civile, voyez ? 
- Que bien que je n'aille jamais au théâtre, j'aime bien lire des pièces ? J'aime aussi les pâtes au jambon, mais ce n'est pas la même chose. D'ailleurs, je me fiche de la politique.

 

2.
« J'ai essayé plus d'une fois, comme tous mes amis, de m'enfermer dans un système pour y prêcher à mon aise. Mais un système est une espèce de damnation... »
(Baudelaire cité par Jean Cocteau, en exergue de « La Machine Infernale »)
Pourquoi donc qu'un système (comprendre « système de pensée ») serait « une espèce de damnation » ?

 

- Parce qu'un système de pensée implique des schémas préconçus, des dogmes, qui, par définition, ne peuvent expliquer qu'une partie de la complexité du réel (cause que le réel est complexe, eh oui) ?
- Parce qu'une grille de lecture n'est jamais qu'une grille de lecture : on ne peut pas y mettre son plat de pâtes au gratin (avec du jambon), je veux dire pas son vrai plat de pâtes au gratin (et donc le jambon non plus) ?
- Parce que c'est embêtant, ennuyant, contraignant, contristant, nauséant, embarrassant, oignonnant, affligeant, étriquant, et qu'on finit par dire des sottises, comme on en dit dans les sectes et autres cercles où les gens, ils tournent plus très rond dans leur tête ?

 

3.
« Je mourrai ma dernière mort »
(Cocteau, « La Machine Infernale », Acte premier, [Le Soldat citant Le Fantôme])
Que signifie cette citation spectrale ?

 

- Que les morts meurent aussi (par oubli, je suppose) ?
- Que Le Soldat se croit sur une scène de théâtre et raconte n'importe quoi ?
- Que Le Fantôme explique ainsi que, n'ayant pas respecté les règles de l'Au-delà, il lui sera désormais interdit d'apparaître ?

 

4.
« - Encore un escalier ! Je déteste les escaliers ! Pourquoi tous ces escaliers ? On n'y voit rien ! Où sommes-nous ? »
(Cocteau, « La Machine Infernale », Acte premier, [La voix de Jocaste])
Que se passe-t-il ?

 

- La reine Jocaste doit emprunter des escaliers et râle parce que la reine Jocaste est une râleuse ?
- La reine Jocaste, en s'apprêtant à monter ces escaliers, déclenchera fatalement la machine infernale qui donne son titre à la pièce de Cocteau ?
- La reine Jocaste ne sait pas où elle est, et, comme cela lui déplaît, elle s'en prend à tout ce à quoi elle peut s'en prendre ?

 

5.
« - Mais pourquoi n'apparaît-il pas cette nuit ? Croyez-vous qu'il puisse encore apparaître ? »
(Cocteau, « La Machine Infernale », Acte premier, [Jocaste])
De qui parle donc Jocaste ?

 

- Du fantôme qui l'appelle (« Jocaste ! Jocaste ! Jocaste ! », crie-t-il) mais Jocaste ne le voit pas ? 
- Du fantôme du roi Laïus, car la reine Jocaste sait que c'est son défunt mari qui, la nuit, hante les remparts et raconte ses misères aux sentinelles qui n'y comprennent que peu et se grattent la tête ?
- Du fantôme d'Elvis Presley (dont la reine Jocaste est une grande fan) ? 

 

6.
« C'est vous qui êtes vague avec votre troisième œil. »
(Cocteau, « La Machine Infernale », Acte premier, [La voix de Jocaste])
A qui qu'elle cause donc ainsi, la reine Jocaste ?

 

- Au louche conseiller, que tout le monde appelle « Troisième Œil » et qui se permet de faire des remarques à la reine ?
- Au critique de théâtre qui fait la moue devant « La Machine infernale » de Jean Cocteau ?
- Au devin Tirésias, qu'elle appelle familièrement Zizi, et qui n'est pas plus capable qu'elle de voir Le Fantôme, lequel est pourtant là, impuissant à se faire entendre ?

 

7.
« Il suffit qu'ils arrivent pour que le fantôme disparaisse. »
(Cocteau, « La Machine Infernale », Acte premier [Le Soldat])
Que peut-on déduire de cette remarque du Soldat ?

 

- Que les fantômes sont timides et ont peur des vivants comme nous avons peur des revenants ?
- Que le surnaturel ne revient pas au galop ?
- Que si on ne les voit pas, les fantômes, c'est qu'ils n'apparaissent qu'à ceux qui les voient déjà ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 4 janvier 2025  

3 janvier 2025

DE L'HUMAIN ET DU BLUES

DE L'HUMAIN ET DU BLUES

 

1.
« Faute de pouvoir dire, de façon exacte et définitive, ce qu'elle en pensait (ce qui était le cas pour la plupart des événements), elle préférait l'ignorer. »
(Carson McCullers traduit par Jacques Tournier, « La Ballade du café triste »)
Face à cette neige inattendue qui est « tombée sur le comté », que penser de la réaction de Miss Amelia ?

 

- Cette réaction est celle de la plupart des gens qui, du moment que cela ne les empêche pas de mener leur vie habituelle, préfèrent ignorer ce qu'ils ne comprennent pas ?
- Miss Amelia n'en pense pas moins sur les véritables maîtres de ce monde, mais elle préfère se taire qu'on ne sait jamais défois que ?
- Vu qu'elle ne voit pas comment toute cette neige pourrait lui rapporter de l'argent, elle préfère l'ignorer, qu'elle a déjà bien des soucis, allez, avec le cousin Lymon et le Marvin Macy là ?

 

2.
« Elle avait un grand courage, s'exerçait au punching-ball avec une conscience parfaite, et, dans ce cas précis, le droit était de son côté. »
(Carson McCullers, « La Ballade du café triste »)
Que se prépare-t-il ?

 

- Miss Amelia prépare un match de boxe ?
- Miss Amelia, comme dans un western, va provoquer son pire ennemi en duel, mais ce ne sera pas au pistolet ?
- Miss Amelia passe sa colère comme elle peut et ce punching-ball lui sert d’exutoire ?

 

3.
« Le combat eut lieu le 2 février, jour de la Marmotte. »
(Carson McCullers, « La Ballade du café triste »)
C'est quoi, ce « jour de la Marmotte » ?

 

- Une tradition en Amérique du Nord, selon laquelle si, le 2 février, la marmotte sort de son terrier, et « voyant son ombre » car le temps est clair et lumineux, retourne hiberner, c'est que le reste de l'hiver ne sera guère clément ?
- Une jolie comédie romantique teintée de fantastique, sortie en 1993 et intitulée « Un Jour sans fin » (« Groundhog Day »), avec Bill Murray et Andie MacDowell ?
- Un film d'épouvante qui raconte qu'un certain 2 février, jour de la Chandeleur, suite à une expérience scientifique qui a mal tourné, les marmottes de toute l'Amérique, soudain dotées de pouvoirs psychiques étonnants, sont sorties de leurs terriers pour envahir le pays ?

 

4.
« Un ange volait au-dessus de la ville et la lueur du crépuscule donnait aux gens d'étranges visages. »
(Carson McCullers, « La Ballade du café triste »)
Que penser de cette drôle de phrase ?

 

- Qu'elle souligne la part fantastique de la narration ?
- Qu'on dirait une scène de film d'épouvante ?
- Que cet « ange » qui « volait au-dessus de la ville », ce serait pas plutôt un OVNI, par hasard, qu'on nous cache tout, qu'on nous dit rien, qu'il chantait Jacques Dutronc ?
- Que moi, du coup, ça me fait penser à ces paroles de la chanson « Creep »,  du groupe Radiohead, je cite :
« You're just like an angel
Your skin makes me cry
You float like a feather
In a beautiful world »

 

5.
Ce texte terrible et virtuose, « La Ballade du café triste », de Carson McCullers, raconte-t-il :

 

- La confrontation du bien ordinaire avec le mal absolu ?
- Comment une personne en bien des points admirable , Miss Amelia, fut en  fin de compte défaite par la méchanceté ?
- La tristesse de certaines petites villes américaines « en marge de tout » ?

 

6.
«  La Ballade du café triste », de Carson McCullers, se termine par une belle page, un épilogue, dont le titre est « Les douze mortels ».
Ces « douze mortels », ce sont des bagnards, sept Noirs et cinq Blancs du comté, « simplement douze condamnés à mort enchaînés l'un à l'autre » (ce sont là les derniers mots du texte) et qui, toute la journée, sous le regard d'un gardien dont « les yeux ne sont que deux étroites lignes rouges », manient la pioche.
Ces bagnards chantent le blues, et cette musique, nous dit l'auteur, est si merveilleuse qu'elle « semble ne plus venir des douze hommes, mais de la terre elle-même ou de l'immensité du ciel. »
L'humanité : des mortels enchaînés l'un à l'autre, et cependant capables de chanter à l'unisson et de produire de la beauté.

Source :  Carson McCullers, «  La Ballade du café triste » traduit par Jacques Tournier, Le Livre de Poche, coll. biblio, n°3055, 2002.
 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 3 janvier 2025.

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BREFS ET AUTRES
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