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BREFS ET AUTRES

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26 octobre 2024

SALE TEMPS POUR LA DEMOCRATIE

SALE TEMPS POUR LA DEMOCRATIE

 

1.
Négocier avec la Russie, c'est négocier avec des gens qui n'ont qu'une seule idée en tête : affaiblir l'Occident et l'UE afin d'avoir les mains libres en Asie, en Afrique et en Europe centrale. La Russie dispose d'une arme redoutablement efficace au cœur même de l'UE : les partis populistes pro-russes. L'Occident n'a pas le choix et doit soutenir militairement l'Ukraine, faire reculer Poutine, et, si possible, favoriser la chute de ce despote mafieux.

 

2.
Les traités de paix ne sont jamais garantis que par la puissance des canons.
Si vis pacem, para bellum. L'OTAN doit être renforcée et rester le bras armé du monde libre.

 

3.
24 octobre 2024. J'entends sur France Inter que, dans le cadre des économies envisagées et assez urgentes, dit-on, il pourrait y avoir une  diminution substantielle des aides financières à l'apprentissage. L'une des meilleures réformes de la Macronie pourrait être ainsi impactée.
Il en est de même pour un éventuel retour de la taxe d'habitation. Attention au matraquage fiscal.

 

4.
25 octobre 2024. J’entends dire que le budget 2025 passera au 49.3 et donc tel que l’a prévu le gouvernement de Michel Barnier. Autrement dit, les agitations des oppositions actuelles seraient en grande partie stériles. 

 

5.
25 octobre 2024. Entendu Jean Quatremer évoquer l’hypothèse d’une présence de troupes nord-coréennes sur le front russo-ukrainien qui serait autant un renfort qu’un entraînement en vue d’un possible conflit avec la Corée du Sud. Inquiétant.

 

6.
Si l’Occident laisse Poutine gagner sa sale guerre en Ukraine, le signal donné à la Russie, à la Chine et à la Corée du Nord sera qu’une guerre conventionnelle de haute intensité peut être gagnée en Asie et même en Europe. Inquiétant.

 

7.
Paradoxe. Chacun voit que surpopulation et productivisme intensif mènent l’humanité à la guerre perpétuelle, sinon à l’extinction de l’espèce humaine et cependant, il ne manque pas de bonnes âmes pour en appeler à faire plus d’enfants et à produire toujours plus.

 

8.
25 octobre 2024. J’entends dire que certaines IA conversationnelles pousseraient des humains au suicide. Aurait-on atteint le point de singularité plus tôt que prévu ?

 

9.
Je ne sais pas si le XXIème siècle sera religieux ou pas, mais en tout cas il sera militaire ; ça me semble plus que probable.

 

10.
Instabilité politique, instabilité économique, instabilité internationale, instabilité géopolitique, risques de conflit mondial. Bref, Jean Fourastié avait raison : l’état normal de l’humanité, c’est l’état critique.

 

11.
J'adore les sociologues. Ils prétendent souvent savoir mieux que les Français ce que les Français pensent et jugent bon pour eux et en tirent des conclusions politiques et sociétales d'une grande sottise. Charlatans.

 

12.
Octobre 2024. Antonio Guterres serrant la louche du criminel Poutine au sommet des BRICS de Kazan : énième aveu de faiblesse de l'ONU ? Diplomatie de la carpette ? Ou message d'alerte adressé tant aux BRICS qu'à l'Occident sur les risques réels d'un conflit mondial ?

 

13.
26 octobre 2024. En visant et touchant des cibles purement militaires en Iran, Israël a fait preuve d'intelligence. Les forces armées iraniennes sont impactées et personne ne crie au massacre et à la « barbarie ». Bien vu. Ne pas oublier qu'en cas de déclenchement d'un conflit mondial, France et Israël seraient alliés, et non ennemis.

 

14.
26 octobre 2024. 1 euro = 104, 80 roubles. Les indices boursiers russes continuent à s'effriter. L'inflation, de l'aveu même de Elvira Nabiullina, reste élevée (plus de 8%) et le taux directeur de la Banque Centrale de Russie est porté à 21%. Poutine ruine son pays.

 

15.
Drôle d'ambiance. Il ne manque pas de voix pour prédire le retour de Trump à la Maison Blanche. Sale temps pour la démocratie. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 octobre 2024.

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24 octobre 2024

DU BIZARRE DANS LA COMPRENETTE

DU BIZARRE DANS LA COMPRENETTE

 

1.
« Julot vient à p'tits pas
Sur un air de java
C'est lui qu'on guillotine
Sur un air de javine
Sa tête roul' dans l'panier
Sur un air de javier
Et Nana s'évanouille
Sur un air de javouille. »
(Gaston Trémolo et Georgius, « La plus bath des javas »)

 

2.
« LA BARONNE. - Ah ! Mon Dieu, un mort qui m'arrive ! Qu'on arrange vite la chambre verte. »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », I, 2)

 

Ça rappelle quelque chose. Du cinéma. Truffaut. C'est un beau film, « La Chambre verte ». Un film sur la fascination de la mort. La réplique de la Baronne me fait penser aussi à la connotation macabre du vert au théâtre, que la couleur verte des vêtements était au XVIIème siècle toxique. La légende veut aussi que Molière soit mort alors qu'il portait du vert. 

 

La Baronne, elle s'écrie, car défois, les baronnes s'écrient, et c'est surtout quand elles s’exclament, car quand elles sont muettes comme des momies, des murs, des mangues, des moules, elles ne s'écrient guère, les baronnes.
Mais là, la Baronne s'écrie qu'un mort lui « arrive », - ah ce n'est pas à rire qu'un mort qui vous arrive, d'autant qu'il ne pourra vous saluer, ni vous susurrer sottises ou secrets, ni siffler des chansons ou réciter des sonnets.
Cependant, la Baronne, ne perd ni bas ni Rhône (c'est un fleuve) rapport à ce qu'elle ordonne, la Baronne, qu'illico soit arrangée la « chambre verte », qui n'était donc ni mauve ni velue, ni véloce ni variole, ni violette et pas violon non plus. 

 

3.
« VALENTIN. - Il n'y a rien de plus possible ; c'est même probable, et, qui pis est, assez douloureusement réel. »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », II, 1)

 

Gradation. Quant je tombe sur une gradation, je me relève car c'est en se relevant qu'on se rapproche les yeux du ciel, lequel est vaste, comme chacun sait.
Pour ce qui est de la nature douloureuse du réel, il faut s'en tartillonner. Et rythmiquement encore. Sinon, on se trouble le tempérament, on s'aigrit la poire.
Du reste, s'il n'y a « rien de plus possible », aussi possible que six saucissons secs plus un font sept saucissons secs, je l'accorde à Valentin, c'est donc probable, probable comme la bêtise, et même qu'ça peut s'avérer « douloureusement réel », comme quand on se cogne car le réel c'est quand on se cogne c'est Lacan je crois qu'a dit ça que le réel c'est quand on se cogne car le réel on s'y cogne itou que le réel ça se cogne qu'ça fait d'la boxe comme si exister c'était s'faire cogner, cogner, comme si exister c'était boxer.

 

4.
« Je la voyais là, sans connaissance, étendue à terre ; elle criait à tue-tête, et j'avais la clef dans la main. »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », III, 3 [L'Abbé])  

 

L'Abbé est-il bête, bête comme ses pieds qu'il la voyait là, sans connaissance – elle s'appelle Cécile et donc Cécile, sans connaissance, hein qu'elle est dans l'incapacité de susurrer, soupirer, siroter, saluer, siffler du pastis ou réciter des sonnets, surtout qu'elle est étendue à terre (laquelle est ronde, aussi ronde qu'une ronde de choses rondes quand les choses rondes font une ronde), même qu'elle criait à tue-tête, Cécile, qu'elle criait à tue-tête qu'un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, qu'un bon chien vaut mieux que deux charabias, qu'un petit rien vaut mieux qu'un grand patatras, et que lui, l'Abbé, l'Abbé bête, il avait la clef, la clef qui ouvre car, n'est-ce pas, il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée, sinon elle fait une dépression, la porte.

 

5.
« VALENTIN. - Non, je vous le jure, vous vous trompez ; c'est une pensée involontaire qui vient de me traverser l'esprit. »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », III, 4)

 

Défois, y a d'la bizarre qui vous fuse dans la comprenette... de ces incongruités  involontaires, qu'en contemplant quelque politique débiter mensonges et sornettes, on pense à un concombre ou à un canard en plastoc jaune... 
C'est imagé souvent et pensé aussi, torché neurones, genre stilal l'a l'air chaussette ou j'en ai marre de ces paquets d'chips, harengs pas frais, faisans dindons, bêtes à bouffer du bigorneau en boîte (San-Antonio, je te salue!), accointés en Suisse Monaco Benelux, parlementaires zigotos poudrés du pif, affolés du paf, gauche ouin-ouin, droite bigote, même que surtout qu'c'est triste, allez, pour les parents, ah la la. Moi, ça m'arrive souvent parce que j'ai l'esprit à songer sottises et persiflages, coquecigrues et incongrus, coq au vin et moqueur coin-coin.
Sinon, je songe au prix des chicons, à ce qui me reste comme ronds, aux yeux ronds de mon chat, à la jeune fille qui joue du violon, à une assiette de pâtes au jambon, poil aux arpions. 

 

 

6.
« CECILE. - J'espère, du moins, que ma robe de noce ne sera pas mortellement belle. Il me semble qu'on rôde autour de nous. »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », III, 4)

 

« J'espère, du moins », qu'elle dit Cécile, que moi je songe coin-coin, je songe coin-coin et je dis coin-coin, car je me relis à voix haute, j'espère, du moins, qu'elle dit Cécile,
Que ma robe de noce – c'est là oùsqu'on se secoue les osses, car c'est qu'on danse à la noce -
Ne sera pas mortellement belle à en pressentir du tragique floral, du lyrisme de jardinerie, du « Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses », c'est de François de Malherbe, ce vers, dans « Consolation à M. du Perier ».
« Il me semble », qu'elle dit aussi Cécile cause que c'est qu'il semble à Cécile et son châle qu'on « rôde autour » mais je ne sais pas si ce sont des chasseurs sachant chasser sans leurs chiens ou d'acharnés chipeurs de châles.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 24 octobre 2024.

24 octobre 2024

EN ATTENDANT LA DEMISSION DU DEPUTE ANDY KERBRAT

EN ATTENDANT LA DEMISSION DU DEPUTE ANDY KERBRAT

 

1.
23 octobre 2024. France cohabitation. Donc si je comprends bien, le petit Manu ayant fait quelques sottises, papy Barnier est venu réparer les dégâts (ah la la).

 

2.
Avec la péripétie Andy Kerbrat, l'image de l’extrême-gauche a pris un sacré coup de vieux. Finis les militants austères, quasi-clandestins, à pseudonymes, entristes, aux aguets, et connaissant leur catéchisme marxo-trotskyste par cœur. Ça doit lui donner à songer, à Mélenchon, cette gauche chabada-chabada pink floyd arlequine là, qu'a remplacé la vieille, celle de Lambert, celle de Debord.

 

3.
Je me demande comment, à l'avenir, les gens ordinaires vont considérer le député Kerbrat ? Comme un toxico, peu fiable, pas clair, trouble sans doute. J'ai l'impression que le député Kerbrat, tout comme le sénateur Guerriau, ne mesure pas la gravité de son acte.

 

4.
23 octobre 2024. Je me demande ce que Antonio Guterres est allé fiche au sommet des BRICS de Kazan. Serrer la louche du criminel Poutine ? Tâter le terrain ? Passer un message de l'Occident aux potentiels alliés militaires de Poutine ? Prévenir ? On saura sans doute, plus tard. 

 

5.
23 octobre 2024. Paraît que les drones ukrainiens ont la nuit dernière détruit deux distilleries russes. Attention, ligne rouge ! Faut s'attendre à ce que Dmitri « Glouglou » Medvedev nous tartine une nouvelle gueulante anti-Satan-de-nous-autres-occidentaux. Va y avoir du féroce.

 

6.
Apparemment, Pascal Boniface, qui en débite défois dans les lucarnes, n'est souvent que moyennement apprécié. Moi, de Pascal Boniface, je m'en tarlempionne. J'ai pas lu ses œuvres car j'en ai pas trouvé dans une boîte à livres (si j'en trouve un, se peut que j'y jette un œil, sauf si je trouve un San-Antonio que j'ai pas encore consulté). Après que je m'en tarlempionne, du Pascal Boniface, ce n'est pas étonnant ; j'ai en mémoire une image d'une rue l'été la nuit avec des lampions. C'est vous dire si je m'en fiche de Pascal Boniface.

 

7.
J'apprécie tellement Poutine que je ne manque jamais de le saluer à chaque fois que je tire la chasse d'eau.

 

8.
23 octobre 2024. Entendu sur France Info que l'OTAN confirmait la présence de troupes nord-coréennes sur le sol russe. Que cherche Poutine ? Provoquer ? Internationaliser sa sale guerre en Ukraine ? Piquer l'orgueil de ses généraux ? Etrange en tout cas.

 

9.
Parmi les défenseurs du député Andy Kerbrat, certains vont quand même très loin... je passe l'apologie de la partouze et de l'usage des stupéfiants (ah si, j'ai lu ça, car certains ne reculent devant rien pour faire parler d’eux, savez ! et pour le deuxième point – apologie de l'usage des stupéfiants -, je me demande d'ailleurs si ça ne tombe pas sous le coup de la loi...) pour en venir aux aimables zozos qui prônent une dépénalisation de l'usage des drogues... bin tiens.. cela signifie donc l'autorisation des points de vente clandestins ou alors, cette dépénalisation ne serait possible qu'en pharmacie ou dans des sortes de « coffee shops » agréés... je note au passage que dans le cas du député Kerbrat, il ne s'agit pas de cannabis mais d'une drogue de synthèse utilisée, dit-on, dans le cadre du « chemsex » (excusez-moi , je reviens, je vais vomir un peu), et là, on est quand même assez loin du joint qu'on fume pour se détendre, non ?
Donc, admettons l'idée de la dépénalisation des drogues (y compris les plus salopes, puisqu'il s'agit d'éviter les trafics) et que pensez-vous qu'il pourrait se passer ? Si c'est en vente libre, je crains des soucis sanitaires et des professions de santé qui se sentiraient complices ; si c'est sur ordonnance, les médecins seront littéralement harcelés par des consommateurs qui en voudront toujours plus... cela n'éviterait donc pas les trafics, les corruptions, luttes de territoires et règlements de comptes sanglants et ferait peu à peu glisser la société vers une sorte de « meilleur des mondes », où chacun aurait sa dose quotidienne de  positiveur de réalité. Est-ce cela que les Français veulent ? Je ne crois pas. Sinon, ils ne seraient pas si nombreux à préférer la droite conservatrice à la gauche complaisante.
Quant au cas du député Andy Kerbrat, il est assez clair que s'il avait pris l'habitude d'user de stupéfiants avant d'être élu, c'est donc sur une apparence d’exemplarité, et en masquant sa véritable personnalité, qu'il est devenu député. S'étant fait passer pour ce qu'il n'est pas, un minimum d'éthique suffit pour comprendre qu'il devrait démissionner. 

 

10.
Le cas du député Andy Kerbrat est intéressant car :
- en donnant l'image d'une gauche complaisante et dont certains s'adonneraient (on parie qu'il n'est pas le seul) aux drogues « récréatives » (tu parles), voire au « chemsex », Kerbrat donne raison à Poutine qui déclare assez facilement que l'Occident est décadent (ceci dit, m'étonnerait pas que le taux d'alcooliques siégeant à la Douma soit assez élevé). Je note, par ailleurs, que le cas Kerbrat est pain bénit pour l’extrême-droite puisque bon nombre de Français vont tirer de cette affaire la leçon que payer des impôts pour alimenter les turpitudes des députés de gauche, c'est peut-être pas ça qu'il faut à la France. 
- Il me semble stupide, comme l'a fait la très éclairée Sandrine Rousseau, de comparer le cas Kerbrat, à qui l'on demande légitimement de démissionner, au cas d'un député qui serait atteint d'un cancer et dont il serait parfaitement odieux d’exiger la démission. En effet, il y a tout de même très loin entre l'illégalité d'une transaction (l'achat d'un produit stupéfiant à un dealer), l'usage d'une drogue « récréative » et une maladie telle que le cancer. Andy Kerbrat se dit « malade ». Certes, je le conçois, puisqu'en effet la dépendance aux drogues est une maladie, qui révèle aussi, - ce qu'Andy Kerbrat avoue lui-même dans son communiqué de presse – des « fragilités psychologiques » préexistantes à l'usage de la dite drogue. Le député atteint d'un cancer, s'il peut être affaibli psychologiquement par son mal, ne l'était peut-être et, dans bien des cas, sans doute pas avant de tomber malade. Où l'on voit que les deux causes n'ont rien en commun et où il serait bon de réfléchir un peu avant de débiter. De plus, il n'est pas si rare de voir un élu démissionner pour raisons de santé, et personne ne lui jette la pierre. Au contraire, c'est souvent tout à son honneur d'avoir jusqu'au moment de son départ rempli ses fonctions tout en affrontant la maladie. Et chacun de voir la différence entre un élu qui se met en retrait, ou démissionne, pour raisons de santé et un député qui refuse de démissionner alors qu'il a enfreint la loi et donné une image du parlement peu conforme à ce qu'en attendent les Français. 

 

11.
24 octobre 2024. Après, qui nous dit que le député Andy Kerbrat est réellement malade et dépendant aux drogues de synthèse ? Lui-même. On n'est pas obligé de le croire. Si ça se trouve, quand il s'est fait interpeller, il avait juste envie de se « distraire ».

 

Patrice Houzeau
Malo, le 24 octobre 2024.

23 octobre 2024

COMMENT ÇA UN DEPUTE TOXICOMANE ?

COMMENT ÇA UN DEPUTE TOXICOMANE ?

 

1.
Dans l'histoire de l'Assemblée nationale, il y a eu des députés :
incompétents
corrompus
incultes
alcooliques
affolés du radada harceleurs
indécis
lunatiques
têtus entêtés
agités
menteurs
Et aussi, hein qu'il y a eu à l'Assemblée nationale des députés :
hypocrites
rétrogrades
lambertistes
prétentieux trissotins
malveillants
cupides
et bien sûr, cocus. 
Avec Andy Kerbrat, nous apprenons qu'il y a aussi des députés toxicomanes.

 

2.
Nul doute que la Chine convoitant la prise de contrôle de Taïwan observe attentivement la poursuite du conflit russo-ukrainien. C'est aussi pour cette raison que nous devons soutenir l'Ukraine, faire reculer Poutine et montrer à la Chine que l'Occident est prêt à soutenir toute démocratie menacée.

 

3.
2017 : Election de Macron : ah on va voir ce qu'on va voir ! Adieu, ancien monde ! Bye, bye, Flamby ! Voilà la « pensée complexe », le « en même temps », la « Start Up Nation », l'ouverture, et la géniale tronche Blanquer ! Et on a vu... on a vu qu'en 2024, Macron préside plus grand chose, que Michel Barnier (73 ans) est premier ministre, que la géniale réforme Blanquer a viré bricoli-bricolo, qu'on nous annonce de l'austérité sérieuse rapport à ce qu'on dérape grave dans les dépenses, que l'Afrique nous botte le train et qu'on doit se dépêcher de refaire une armée because serait possible qu'on y soit un peu, au bord de la troisième mondiale sauterie à massacres.

 

4.
Le problème n'est pas seulement que Andy Kerbrat soit un député toxicomane... Le problème est tous les députés qui ont quelque chose à se reprocher et sur lesquels les services étrangers font pression, voire utilisent comme de simples marionnettes. Vous me direz, ce n'est pas nouveau, et le renseignement intérieur a pour mission d'y remédier. Certes, mais les temps étant incertains, le problème n'en est que plus aigu.

 

5.
Au soir du 22 octobre 2024, 1 euro vaut plus de 103 roubles, les indices boursiers russes sont en baisse, l'inflation en Russie est à plus de 8% et la Moldavie préfère l'UE à la mâchoire de l'ogre russe.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 23 octobre 2024

22 octobre 2024

AH SI VOUS GOUGNAFEZ POURQUOI EST-CE 

AH SI VOUS GOUGNAFEZ POURQUOI EST-CE 

 

AH SI VOUS GOUGNAFEZ !

 

« Vous l'avez dit, j'ai peur du diable, et je ne veux pas être ganté. »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », I,1 [Valentin])

 

Vous gougnafez ! Ah si, vous gougnafez ! D'ailleurs, ne
L'avez-vous pas dit vous-même que vous gougnafez ? Si, si, vous l'avez
Dit que vous gougnafez.
J'ai, pour ma part grallacialé beaucoup et j'ai bien 
Peur de grallacialer encore.
Du coup, je piaule et pâle et poutre à en crocodoler le
Diable et tout son grimacier, çui-là des lucarnes, le torve.
Et après, je graigne les gaires... Ah si,
Je graigne les gaires, d'ailleurs,
Ne vous l'ai pas dit hein, que je graigne les gaires ; je 
Veux dire que je grallaciale ; sauf quand il pleut, car, bien sûr, c'est
Pas facile de grallacialer quand il pleut ; ou alors, il faut
Être qu'être. Comme ça, la pluie tombe mais comme vous n'êtes que, la pluie ne vous touche pas. Zêtes pas trempé mouillé draché. Et là,
Ganté vous pouvez l'être, et piaulé et pâli et poutré ; tout le monde s'en louche (même les aveugles, ça va de soi). 

 

DE CE QU'ON EST POURQUOI EST-CE ?

 

« Mais, maman, de ce qu'on est Anglaise, pourquoi est-ce décent de valser ? »
(Musset, « Il ne faut jurer de rien », I, 2 [Cécile])

 

Mais maman, dit la jeune fille, de ce qu'on est, pourquoi est-ce ? Et pourquoi donc es-tu si morte ? C'est vrai qu'une
Maman, c'est comme tout, ça meurt.
De ce qu'on aratrille, on ne sort pas d'Anglaise, de
Ce qu'on aratrille et mérimolde, non, on ne sort pas d'Anglaise, de ce 
Qu'on contribue et contorsionne, il
Est que jamais jamais jamais on ne sort d'Anglaise, car nulle
Anglaise blonde rousse verte ou bleue ne se dératrille, ni ne se démérimolde, mais dans la paix des champs, dans les herbes, les chevaux, les chiens et les crincrins, elles chantent, les Anglaises (avec un accent anglais, évidemment), elles chantent : Mais maman, dit la jeune fille, de ce qu'on est, pourquoi est-ce ? Et pourquoi donc es-tu si morte ? C'est vrai qu'une maman, c'est comme tout, ça meurt.
Pourquoi ? Parce que. Cela devrait vous suffire, ô couacouasimores et moresses !
Est-ce que je m'hallucine de l'écoutille ? ai-je bien acoustiqué ?
Décent ? dites-vous, ah démilez, démilez donc, poiriers ! 
De valser, vous n'arrêterez jamais, quand dans la paix des champs, dans les herbes, les chevaux, les chiens et les crincrins chanteront les Anglaises (avec un accent anglais, évidemment) : Mais maman, dit la jeune fille, de ce qu'on est, pourquoi est-ce ? Et pourquoi donc es-tu si morte ? C'est vrai qu'une maman, c'est comme tout, ça meurt.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 octobre 2024.   

 

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22 octobre 2024

COCO DIALECTOUILLE

COCO DIALECTOUILLE

 

1.
« Il me paraît être de mauvaise foi, c'est-à-dire, dialectiquement, de bonne foi... »
(Ionesco, « L'Impromptu de l'Alma » [Bartholoméus II])

 

2.
Je me demande de quoi sont constituées les troupes envoyées en renfort par la Corée du Nord à Poutine. Régiments d'élite ? Forces spéciales ? Chair à canon ? Et quel sera le prix à payer par la Russie pour une telle aide ?

 

3.
Israël est grand comme deux départements français et, après avoir cassé les reins du Hamas, Tsahal met le Hezbollah en difficulté. La Russie est le plus grand pays du monde (17 millions de km²) et son armée peine à sortir du Donbass.

 

4.
21 octobre 2024. En fin de compte, les Moldaves choisissent l'UE. Une nouvelle défaite pour Poutine et ses gros sabots. Se pourrait qu'à Moscou, certains officiers des services des coups tordus aient des comptes à rendre. 

 

5.
« l'Europe s'en relèvera jamais de cette folle maladie « transe et zut ! » tout en l'air !... le pli est pris ! il faudra la bombe atomique qu'elle redevienne normale et vivable... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Évoquant les bombardements de la seconde guerre mondiale, le narrateur célinien de 1957 en viendrait-il à la conclusion que c'est l'équilibre de la terreur qui a permis à l'Europe de redevenir « normale et vivable » ou s'apocalypse-t-il du sérieux, le Ferdinand ?... Fin 2024, avec la sale guerre de Poutine en Ukraine, les périls asiatiques, la guerre perpétuelle entre Israël et ses ennemis, la guerre hybride, les agitations africaines, l'entrisme islamiste, la surpopulation et les crises qui en découlent, l'ahurissement des masses, les populismes gueulards et les virus décimants, on se demande si elle va tenir encore longtemps, l'Europe « normale et vivable »... 

 

6.
« surtout que les pristis de mômes, sauvages, nous ont presque tout arraché !... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

A la fin, sûr que les mômes arracheront tout.. les guerres civiles qu'on nous prédit, tohu-bohus massacreurs, sauvageries morveuses... que déjà de vieilles peaux populistes les excitent bien, les générations nouvelles des zozos de sciences po et zigotos des universités...

 

7.
La médiocrité de la classe politique actuelle... c'est entendu... la formation de ces zigotos affairés, de ces populistes enragés, de ces infiltrés de tous côtés... officines sciences po, le fantôme de l'ENA, loucheries universitaires...  à surveiller.

 

8.
22 octobre 2024. Un député LFI s'est fait récemment interpeller en flagrant délit d'achat d'un produit stupéfiant. Le problème n'est pas qu'il est addict (qu'il se fasse soigner), le problème est qu'il est député. 
Rappel : outre l'illégalité de la transaction, il est de notoriété publique qu'une grande partie de l'argent qui rentre dans les poches des trafiquants alimente des entreprises mafieuses, voire terroristes. Un représentant de la Nation devrait savoir cela.

 

9.
Qu'est-ce que Mélenchon fait de la gauche française ? Un repoussoir, on dirait. Objectivement, du pain bénit pour l’extrême-droite. Je n'ose pas imaginer les objectifs : chaos ? Instabilité chronique, situation pré-révolutionnaire ? Troubles, affrontements, émeutes...

 

10.
« maintenant il s'agit de descendre sans que les mômes se mettent à hurler ! et aussi qu'ils passent pas sous le train !... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Ah ça défois, les mômes, ils hurlent, et défois aussi les trains, ils passent sur des gens. C'est le réel que ça s'appelle. Même qu'aussi des bombes éclatent un peu partout. Aussi des guerres. Et que des populistes arrivent au pouvoir.

 

11.
Relu « D'un Château l'autre ». La claque encore. Avec le « Voyage » et « Mort à crédit », essentiel qu'il est, Céline. Menteur, allusif glauque, halluciné voyeur, conteur à carabistouilles, mais le style.

 

12.
« Coco dialectouille, postillonne, charge les moulins !... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Politique. Théâtre. Ceux qui s'y croient deviennent cinglés, acharnés don quichottes, visionnaires dévissants... Ceux qui y croient sont tout aussi sots.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 octobre 2024.

 

21 octobre 2024

QUI C'EST-Y QU'A PIQUE-NIQUÉ LA GRENOUILLE ? 

QUI C'EST-Y QU'A PIQUE-NIQUÉ LA GRENOUILLE ? 

 

1.
« Mon chou... je ne te vois plus... où es-tu ? Qui sont-ils ? Qu'est-ce qu'ils veulent tous ces gens-là ? Qui est celui-là ? »
(Ionesco, « Les Chaises » [La Vieille appelant son Vieux])

 

2.
Que m'décrépitant, qu'en zieutant des concerts rock sur Arte, je ne vois plus que saucisses remuantes... d'l'électric sausage.

 

3.
La malice est sous la limace d'Alice
La maison poulaga ne prend pas de royco
Avez-vous retrouvé le crâne de la cantatrice ?
Non, mais on retrouvé sa tête et son chapeau.

 

4.
Le collègue n'a retrouvé ni ses poches ni son dentier
Le yaourt a oublié la sorbetière
La concierge a bouffé l'escalier
On ne mange pas des yeux de merlan frit à la petite cuillère.

 

5.
« Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage »
(Baudelaire, « L'albatros »)

 

Souvent je me dis des choses incongrues grues qui passent as de pique
Pour me passer le temps je me dis des choses incongrues grues qui crient orties piquent
S'amuser vaut mieux que d'avoir un cor au pied pied de porc porc salut !
Les choses incongrues que je me dis ne sont pas faites pour être reliées yéyé ! v'la les hurluberlus 
Hommes, vous avez beau être, vous n'en êtes pas plus plus ça va plus ça rame
D'équipage n'en ai point de flûtiau non plus plus ça rame, moins ça va.

 

6.
Je n'ai rien à leur dire je les laisse tranquilles moi les fruits confits.
D'ailleurs je n'en reprendrai pas c'est trop souvent qu'on nous en sert de l'infernal.
N'essayez pas de lui échapper qu'il va vous tomber sur la tête et bien vous carbonarer le Grand Spaghetti.
C'est le poisson qui a glissé du journal qui me l'a dit parce qu'à force d'être emballé il en sait des choses le poisson qui a glissé du journal.

 

 

7.
Et à force d'écrire des âneries, voilà qu'il est 23 heures 9.
Je me demande si la lune fume la pipe.
Quand j'aurai cassé la mienne, je ne me demanderai plus si la lune fume la pipe.
Alors j'en profite tandis qu'au gouvernement tanguent les têtes d’œuf.

 

8.
Si Trump est élu président des Etats-Unis, j'ai écrit que ce serait une opportunité pour Poutine de gagner sa sale guerre en Ukraine. A y songer, pas si sûr. Trump est parfois imprévisible, voire lunatique. Suffit qu'il trouve qu'une victoire russe ne favorise pas assez les intérêts du MAGA, et il pourrait soudainement envoyer paître quelques conseillers républicains un peu trop poutinistes et trouver des qualités à Zelensky et à l'Ukraine. Quant au kompromat, comme je l'ai déjà dit, si ce kompromat existe (et ça reste à prouver), à moins que ce soit quelque chose de grave (relations intimes  avec des mineures, par exemple), si c'est juste une sex-tape de galipettes avec une Natacha du KGB majeure, vaccinée, quelconque, ça, Trump, à mon avis, il s'en fiche.

 

9.
20 octobre 2024  Paradoxe moldave. Sans doute que les services russes n'ont pas choisi le bon candidat pour s'opposer à Maia Sandu ou que les Moldaves tiennent résolument à leur neutralité.

 

10.
Rappel : 1 euro = 104 roubles. 1 dollar = 96 roubles. Ces 6 derniers mois, les indices boursiers russes ont nettement chuté. Le taux directeur de la banque centrale de Russie est actuellement de 19% (!). L'inflation est toujours à plus de 8%. Les sanctions portent leurs fruits.
Les sanctions occidentales affaiblissant nettement l'économie russe et Poutine étant obligé de demander de l'aide à la Chine, la Corée du Nord et l'Iran, si la Russie perd sa sale guerre en Ukraine, alors elle pourrait n'être plus aussi respectée par ses partenaires des BRICS.

 

11.
Je me demande si à force de tirer sur la corde de la vache à lait, les politiques français n'ont pas fait déborder le vase de la poule aux œufs d'or et pique-niqué la grenouille.

 

12.
« puzzle que ma tête... » qu'il dit le narrateur du « Château l'autre » à Céline. C'est d'ailleurs la grande réussite de ce livre, cette alternance des temps, celui de Siegmaringen, celui de Meudon... la mémoire zigzague ; imprécations toujours.

 

 

13.
« J'insiste... les points sur les i !... j'ai l'heureuse mémoire d'éléphant... on croit toujours me baiser, mon air abruti... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

D'éléphant certes, mais sélective.

 

14.
Y a de ces réels, sont d'un ahurissant... perspectives, impasses, odieux camemberts, graphiques loustics... j'entends des gens passionnés à la radio... astronomes, acteurs, physiciens, littérateurs, voyageurs, comédiens... zont l'épatance plein la bouche... comment qu'ils font ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 octobre 2024.

20 octobre 2024

EN ATTENDANT LE GRAND QUOI DONC

EN ATTENDANT LE GRAND QUOI DONC

 

1.
« Le son d'un cornet
Mangeait au vinaigre
Le cœur d'un tonnerre »
(Fatrasies d'Arras)

 

2.
L'équation est simple :
Si Trump remporte les présidentielles de novembre, Poutine pourrait bien gagner sa sale guerre en Ukraine.
Si Trump perd les présidentielles, Poutine en sera pour ses frais et pourrait vite s'en mordre les doigts.

 

3.
« Comme ça toutes les gares du monde, du moment que les trains de troupes stagnent... la vie sur la terre a dû commencer dans une gare, une stagnation... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Défois qu'on stagne... qu'on mange des gaufres... on stagne encore... pourtant pas la malédiction du gaufrier... d'ailleurs, avec les crêpes, c'est pareil...

 

4.
« La terminologie du monde, peu ou prou, salonnière, proustière, me rendrait facilement assassin... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

L'emploi du terme « assassin » … ah c'est un terme !... chez Céline... le narrateur lui-même... féroce ironie, mâchoire.

 

5.
« la bibliothèque du Château en avait des malles ! monceaux ! monticules d'Albums, que vous pouviez passer des semaines à regarder tel petit ruisseau d'un siècle à l'autre... »
(Céline, « D'un Château l'autre »[le narrateur])

 

Le monde chiffré, lettré, codé... on y passe des heures, qu'on s'y fascine de tous les réels, qu'on y pêche de ces vérités... sachant, qu'on sort, farci... qu'on s'y croit autorisé à en tirer des leçons... c'est là souvent qu'elle chope l’œuf la gourance...

 

6.
Mais qui s'intéresse aux excès d'Inès ?
Pas les insectes ! Pas les insectes !
Mais qui s'intéresse aux excès d'Inès ?
Occupez-vous plutôt d'vos fesses !

 

7.
« … après il s'est passé des choses... beaucoup de choses... je vous raconterai. »
(Céline, « D'un Château l'autre »[le narrateur])

 

L'a certainement pas tout conté raconté, Céline... s'est arrangé avec la vérité... certainement... maquillé, mystifié... c'est pas l'essentiel... Céline menteur, c'est entendu, mais quel violon l'infernal !

 

8.
Machinerie, machinerie tout ça... le caillou pense pas... pas de conscience, laquelle suffit pas... l'humain ne cesse pas de penser... la sardine, la baleine, le dauphin, le rat d'égout, chaipas... et puis fardé consciences l'humain... conscience réflexive, conscience professionnelle, conscience morale, conscience politique, conscience citoyenne, apprenante, résiliente, raisonnable... machinerie... a évolué auto-programmation par le langage l'humain... s'est codé complexe... avec des affects, des passions, des morales, des cultures virtuoses, des raisons pour tout... et assez de mots pour bavarder à l'infini... les ordinateurs ? On verra quand on y sera, au maximum d'informations dans le minimum d'électronique... le « point de singularité » ?... le grand quoi donc ?

 

9.
« Now I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you ? »
(Leonard Cohen, « Hallelujah »)

 

C'est ce que je dis, qu'il faut faire attention à ne pas se coincer l'allelouia  dans une porte.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 20 octobre 2024. 

19 octobre 2024

HUMAIN EN SERIE CHAIR A CANON

HUMAIN EN SERIE CHAIR A CANON

 

1.
« … Grâce auquel, en quinze minutes, vous pouvez acquérir les principes fondamentaux de la philologie linguistique et comparée des langues néo-espagnoles. »
(Ionesco, « La Leçon » [Le Professeur])

 

2.
« L'Opinion a toujours raison, surtout si elle est bien conne... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Qu'on va vérifier ça avec les présidentielles américaines de novembre 2024, que si Trump l'emporte, y en aura pour tous à frousser : Américains, Européens, Ukrainiens... La tête qu'on va tirer, qu'la démocratie libérale va virer fiel et sale goût.

 

3.
« La tête est une espèce d'usine qui marche pas très bien comme on veut... pensez ! deux mille milliards de neurones absolument en plein mystère... » 
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

C'est qu'on nous a livré l'ordinateur sans le mode d'emploi, sans doute... Oh et puis après, c'est déjà assez grotesque obscène sanglant le monde, qu'on dirait pas qu'il a été travaillé par l'intelligence... et cette manie de la reproduction... humain en série, chair à canon.

 

4.
19 octobre 2024. Avec sa monnaie qui déconfiture (un seul euro, plus de cent roubles) et des indices boursiers si souvent dans le rouge, l'économie russe glougloute j'crois bien. Je sais pas ce qu'il y a dans la tête à Poutine. Pas grand chose apparemment. Peut-être un rat.

 

5.
« Elle est pas liante sa princesse !... elle ne nous aime pas... elle regarde l'autre côté... moi son nez qui me dit ! que je veux mieux voir... trois quatre verrues... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Quand on croise une princesse, parfois on peut compter ses verrues. Sinon, on peut toujours penser au roquefort.

 

6.
Défois qu'on se prend au sérieux... bien vite heureusement qu'on se rend compte qu'on se caricature... c'est pas nous, ce melon professionnel... on n'est pas exact dans le zélé... on connaît la comédie... heureusement oui, sinon qu'on pourrait se laisser entraîner au politique, au trissotin, à la responsabilité morale, à l’exemplarité... Valsez trompettes ! Un sale con reste un sale con, professionnel ou pas... le tout c'est d'esquiver, pas risquer, pas prétendre.

 

7.
Quand j'entends des philosophes, je sors mon camembert.

 

8.
Dans les années 70, certains se faisaient pousser les cheveux en s'achetant une guitare.

 

9.
Beaucoup de Français parlent très mal le franco-français. Et comme ils entravent que dalle au russe, au chinois, à l'espagnol, et à toutes les sortes d'anglo-saxon, ils finissent par soliloquer l'alcoolique latent du bar du coin.

 

10.
« Citoyen du Monde » ? Fichtre, pour quoi faire ?... Fichez lui la paix, au Monde, il se massacrera bien assez sans vous.

 

11.
« De baliverne en baliverne, je vous oublie !...»
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Baliverne souvent le littéraire... phrases bien troussées, périodes, aperçus psychologiques, profondeurs à formules... Zut s'en tamponne... c'est le rythme qui l'emporte... le jazz.

 

12.
« Hé ! là ! cocotte ! ma cavale échappe !... où je vous fais encore galoper ? je vous distrais... »
(Céline, « D'un Château l'autre » [le narrateur])

 

Distrait, défois qu'on se perd...on s'y retrouve plus... le réel dédale... on se sent nulle part...on se demande qu'on se répond pas.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 octobre 2024.

19 octobre 2024

DISPARATE INCONGRU POIL AUX PATTES ET POIL AU

DISPARATE INCONGRU POIL AUX PATTES ET POIL AU

 

1.
« Par contre, le chien qui voulut faire le coq n'a jamais été reconnu. »
(Ionesco, « La Cantatrice chauve » [Mme Smith])

 

2.
« Cristi gaucho mi-carême on t'y en fouterait de la façon de rire !... et du cinéma !... oui... c'était plutôt urgent qu'ils rebarrent, lui et sa poupée !... mais l'autre, Cézig des Cimetières, qu'est-ce qu'il venait foutre à l'Ambassade ?... »
(Céline, « D'un Château l'autre », [le narrateur])

 

Le Céline « D'un Château l'autre », maître, maestro, virtuose... rythme, visuel, tout... musique... le moqueur au cœur de l'orchestre qu'il s'en vient siffler... anti-choucroute... blagueur de pompes... envoyeur à balades... hausseur  d'osses.

 

3.
« je vis encore plus de haine que de nouilles !... »
(Céline, « D'un Château l'autre », [le narrateur])

 

L’alexandrin outre... les nouilles, ça nourrit la haine défois... pas que... faut aussi à tout détester l'avoir le tempérament... Céline l'avait fort... pas tellement bienveillant, sauf avec les bêtes et les mômes, enfin je crois que c'est ce qu'on dit.

 

4.
« oh ! mais je débloque pas si tant plus que je me méprends de ce que j'ai été !... »
(Céline, « D'un Château l'autre », [le narrateur])

 

Qui sait-y ce qu'on a été, voire qu'on a été ?... c'est jamais que du possible, du vraisemblable, du reconstitué, hypothétique, éventuel probable... a-t-on jamais été... qu'on se serait rêvé... douleur qui se distrait d'elle-même en s'inventant de l’être existentiel.

 

5.
J'y crois pas trop à l'alerte lancée par les renseignements allemands : la Russie de Poutine 2030 qui provoquerait en attaquant un pays membre de l'OTAN... 2024 que son armée ne contrôle le Donbass qu'au prix d'un grand nombre de cadavres et mutilés et perdus... que le rouble vaut que couic... A moins de la 3ème mondiale hécatombe... L’axe Moscou-Pékin-Téhéran-Pyongyang à l'assaut de nos pommes... Les Chinois à Brest, qu'il avait dit, Céline... l'incroyable déculottée... le truc qu'ils avaient pas prévu, les pédagogistes, les désarmeurs, les humanistes... qu'ils seraient si féroces aussi, les autres lointains...

 

6.
Entendu sur France Inter une émission sur les lambertistes... c'est rare ça les émissions sur les lambertistes... c'est qu'ils n'apprécient pas trop qu'on parle d’eux, les clandestins politiques, les entristes... évocations de Jospin, de Mélenchon... assez trouble tout ça... ridicule aussi, grotesque, si ce n'était pas dangereux.

 

7.
Mon cœur, mon cœur, ne t'emballe pas... fais comme s'il n’existait pas, le chien des ténèbres qui va te sauter à la gorge.

 

8.
19 octobre 2024. Macron, par la dissolution et la cohabitation qui en résulte, aura prouvé lui-même, hein, président, que le macronisme n'aura été qu'une parenthèse agitée, et coûteuse.

 

9.
Le 18 octobre 2024, sur France Culture, Denis Lavant a lu le formidable « Au mouton pourrissant dans les ruines d'Oppède », de Henri Simon Faure. C'est de la poésie et c'est excellent.

 

10.
Certains, à droite, comme l'illustre Copé Jean-François, voudrait le rétablissement de la taxe d'habitation. Sa suppression était pourtant l'une des rares bonnes mesures du président Macron. Je serais d'accord si cette taxe  servait réellement à la collectivité, pour assurer la gratuité des bus de ville, ou la rénovation des écoles. Mais si c'est pour des projets culturels bidons ou subventionner des associations douteuses, ou pire encore, alors halte au racket.

 

11.
« Que voilà de disparates histoires ! je me relis... que vous y compreniez ci !... ça !... pouic ! perdiez pas le fil !... »
(Céline, « D'un Château l'autre », [le narrateur])

 

« perdiez pas le fil »... bah, peu importe... c'est que de la littérature... ça se lit aussi bien que ça s'écoute... symphonie qu'on se passe le disque... on fait pas attention à tout... pas si grave... on a notre vie à nous... Céline ou Simenon... c'est du supplément de génie... de l'essentiel fil rouge, quand bien même qu'on est occupé à repriser tout à fait autre chose.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 octobre 2024.

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