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BREFS ET AUTRES

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6 décembre 2024

OU HIER PEUT-ÊTRE

OU HIER PEUT-ÊTRE

 

« En vérité, à ce moment-là, avant de s'adonner au drame, il jouait la comédie, et quelle comédie ! »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])

 

I.
En décembre, il fait froid et nous sommes en décembre. La
Vérité, je ne sais pas ce que c'est. En vérité, qui sait ce que c'est, la vérité ?
A vrai dire, nous vivons avec la vérité comme nous vivons avec une inconstante.

 

Ce jour, il a fait du vent toute la nuit. Quel
Moment ce fut pour les volets. Ils en furent tout secoués
Là, ah la la, vraiment, comme ils furent tout secoués !

 

Avant que je me remette à corriger, j'ai envie, bien sûr,
De composer mes fantaisies faciles.
S'adonner au contrevers, ce n'est pas de la littérature, pas de la poésie, c'est du passe-temps.
Au boulot, je n'ai pas le temps d'y songer. Ce n'est pas un
Drame mais c'est ennuyeux quand même.

 

Il y a un temps pour tout et le temps passe vite. Hier, on
Jouait à la balle au prisonnier ; aujourd'hui, on grince et ronchonne. Quant à
La comédie, on se la joue, la
Comédie, sinon, on se voit tel qu'on est
Et ce n'est pas toujours enthousiasmant.

 

Quelle nuit venteuse ! Et relire une
Comédie de Molière, le feras-tu ? Sans doute, mais pas aujourd'hui ; hier peut-être.

 

II.
En décembre, il fait froid et nous sommes en décembre. La
Vérité c'est que j'ai du boulot et que je traîne
A écrire des sottises. Ah oui 
Ce truc d'écrire tout de même ! Bah du
Moment qu'on ne fait pas de mal à tous ces gens
Là, nos bipèdes contemporains.

 

Avant de me remettre à corriger, je bois du café, ce qui ne se fait pour moi sans l'envie
De fumer. Et à
S'adonner ainsi au café et à la clope, on se met
Au boulot plus tard qu'on devrait. Ce n'est pas un
Drame mais c'est ennuyeux.

 

Il y a un temps pour tout et le temps ça se prend. L'enfant qui
Jouait est-il vraiment ce vieux clown qui grimace ? 

 

La comédie, et à le dire, me revient en tête le refrain d'une chanson italienne, c'est que la
Comédie, ils la connaissent bien, dit-on, les Italiens, 
Et peut-être que de dire cela, c'est une illusion, ah oui,
Quelle illusion et quelle
Comédie, comme je le disais encore à mon chien, ce matin, aujourd'hui, ou hier peut-être. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 6 décembre 2024.

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6 décembre 2024

TROIS PIECES FACILES EN ATTENDANT L'HIVER

TROIS PIECES FACILES EN ATTENDANT L'HIVER

 

1.
« Il se passe assurément quelque chose d'étrange au château »
(Musset, « On ne badine pas avec l'amour », III, 4 [Le Choeur])

 

Il pleut
Se réveiller quand il pleut n'est pas très joyeux
Passe le temps et il pleut
Assurément la pluie ça mouille
Quelque chose me dit que je n'ai pas envie de sortir mais c'est une
Chose de n'avoir pas envie et une autre chose que de devoir Il n'y a rien
D'étrange là-dedans il pleut et je n'ai pas envie de sortir et
Au chaud je préférerais rester à le hanter encore un peu le
Château avant que pluie le trempe et vent l'effondre.

 

2.
« Cependant, le baron croit remarquer que vos caractères ne s'accordent pas. »
(Musset, « On ne badine pas avec l'amour », II, 1 [Maître Blazius])

 

Cependant qu'il pleut j'écoute la radio. 
Le temps qu'il fait n'est guère joyeux. Je ne connais pas de
Baron. Les nouvelles non plus ne sont pas très joyeuses. Le président
Croit-il que tout va s'arranger ? Sans doute faut-il
Remarquer qu'il ne peut pas annoncer des catastrophes.
Que dire à propos du président ? Je ne sais pas. Et des dieux, qu'en dire ?
Vos dieux, mon dieu, je ne sais qu'en faire. Les
Caractères des dieux de l'antiquité gréco-romaine,
Ne sont-ils pas intéressants ? Si, ils sont intéressants, surtout quand on s'y intéresse. Ces caractères ne
S'accordent-ils pas avec les nôtres, ne leur font-ils pas écho ? Je ne sais 
Pas. Je ne comprends pas bien la question.

 

3.
« Mets ton plus beau bonnet, Rosette, et viens avec moi. »
(Musset, « On ne badine pas avec l'amour », III, 2 [Perdican])

 

Mets une écharpe. Il fait froid. N'oublie pas
Ton bonnet, ton bonnet, ton bonnet et ta tête non
Plus. L'hiver arrive. Fini le
Beau temps qui attarde ses rayons en octobre. Il faut le
Bonnet maintenant, et l'écharpe, et les gants.
Rosette (est-elle de Lyon?) oubliera sans doute au lycée son bonnet, ou son écharpe, ou ses gants (Rosette n'a pas de tête)
Et je regarde les bus passer. J'ai dit Je
Viens, je n'aurais pas dû.
Avec ça qu'il fait de plus en plus froid.
Moi, je suis mort qui qui dit mieux, comme le chantait le poète.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 6 décembre 2024.

1 décembre 2024

HUMEURS DU DIMANCHE AVANT D'ALLER PRENDRE L'APERO AVEC MES POTES

HUMEURS DU DIMANCHE AVANT D'ALLER PRENDRE L'APERO AVEC MES POTES

 

1.
30.11.2024.
La chute du régime de Bachar el-Assad serait imminente.
Vont probablement suivre massacres et règlements de comptes meurtriers et peut-être aussi une guerre ouverte entre les différentes factions de la rébellion.
Mais c'est surtout une très grande défaite pour Poutine.

 

2.
1.12.2024
Si le régime de Bachar el-Assad tombe, la Syrie sera en proie à des massacres.
Si le régime de Bachar el-Assad tient, la Syrie sera en proie à des massacres.
La différence ? La chute d'Assad donnerait à penser aux BRICS que Poutine est singulièrement affaibli.

 

3.
L'idée court en France qu'une candidature de Mélenchon soutenue par la gauche du « Nouveau Front Populaire » serait le meilleur moyen de promouvoir Marine Le Pen (ou Bardella) à la présidence du pays en 2027.

 

4.
Les monnaies des BRICS ? Quelles monnaies des BRICS ?

 

5.
Eh non, comme le prouve la situation actuelle et inquiétante assez (les gens, planquez vos sous), plus d'éducation nationale ne produit pas plus d'humanisme.
Moins d'éducation non plus.
Les pédagogistes l'ont dans l'os.

 

6.
La multiplication des diplômes ne rend pas les gens plus compétents, mais assurément plus prétentieux et arrogants (cf Sciences Po).

 

7.
Je l'ai déjà dit, mais je le répète car j'y tiens. 
La mondialisation ne suffit pas, comme on voit, à éviter les conflits armés, mais le protectionnisme les prépare à coup sûr.
La réponse sera donc : mondialisation et surarmement.
Si tu veux gagner des sous, prépare-toi à parer les coups.

 

8.
Ce qui règle les rapports entre les humains, c'est la loi du plus fort.
Les religions et le droit ont tenté de pallier cette donnée naturelle et ont permis le développement des sociétés ouvertes.
Il n'y a donc pas de droit naturel mais le droit positivement détourné au profit des religions et de ceux qui maîtrisent les règles du droit.
Ce qui règle les rapports entre les humains, c'est la loi du plus fort.
C'est en fonction de cette règle toute simple, que bien que chacun sait que Poutine n'est qu'un vulgaire mafieux, si demain, il gagnait sa sale guerre en Ukraine, bien des pays, y compris nos prudes démocraties occidentales, lui dérouleraient très vite le tapis rouge.

 

9.
L’État n'est pas naïf. Il sait parfaitement que vous fraudez. Il attend simplement les inéluctables évolutions des lois pour mieux vous coincer (ou pas). Bref, l’État tente toujours d'agir au mieux de ses intérêts, et parfois indépendamment de toute morale.

 

10.
Je me souviens que lorsque j'étais au lycée, l'enseignement de l'histoire-géographie se faisait pays par pays (et on en avalait des statistiques, productions, démographie,...). Heureusement, les programmes ont évolué et l'évolution des relations internationales y est maintenant abordée.

 

11.
Je suis content que Notre-Dame de Paris ait pu renaître de ses cendres. Ce qui est à mettre au crédit du volontarisme du président Macron (et pourtant, je ne l'apprécie guère). 

 

12.
Les schémas de pensée de la plupart des gens évoluent beaucoup moins vite que les technologies cependant que ces schémas de pensée sont assez souples pour s'adapter aux nécessités technologiques. La modernité n'est souvent qu'un archaïsme qui maîtrise l'ordinateur. 

 

13.
Les crétins qui préconisent d'abandonner l'euro pour en revenir au franc devraient consulter le dictionnaire à l'entrée « dévaluation ». Je ne donnerais pas cher du franc français si, par malheur, les idiots du frexit, arrivaient au pouvoir.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er décembre 2024.

30 novembre 2024

QUITTANT LE CHÂTEAU SI TANT EST QU'ON PEUT TENDRE UN CHÂTEAU

QUITTANT LE CHÂTEAU SI TANT EST QU'ON PEUT TENDRE UN CHÂTEAU

 

« J'en profitai pour quitter le château sans avertir personne,... »
(Gaston Leroux , « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])

 

J'en ai eu, tiens, des soucis quant à ce que j'allais devenir. J'ai eu aussi des  recueils du magazine Spirou. J'en
Profitai, contemplant le poste de télé et quelque politique y faisant la promotion du néant de sa pensée, pour me curer le nez en pensant prout.
Pour tout dire, les politiques, je m'en fous. Je préfère les aventures de Tif et Tondu. Quant à
Quitter le château, c'est pour moi impossible, n'en ayant point.

 

Le château, ça fait bien dans les romans policiers à énigmes, que dans un
Château, on peut y mettre des fantômes, des passages secrets, des corridors mystérieux, des divinités masquées, les griffes de la nuit, et on peut y faire des gaufres aussi, ce qui prouve l'humanité car
Sans gaufres, une demeure est bien solitaires et malheureuse, allez
Avertir je ne sais qui que je ne sais quoi je ne sais comment va quelque part éclater et
Personne ne pourra me dire que ce que je viens d'écrire n'est pas prophétique (-fétique, -fétique, -fétique parce que dans les châteaux, on peut y mettre de l'écho, enfin, j'en sais rien et en plus que je m'en fous comme de la tête à Sarkozy – c'était un politique, il fut même président à la France, et fut ni pire, ni meilleur que les autres, mais tout aussi médiocre).

 

Patrice Houzeau
Malo, le 30 novembre 2024.

30 novembre 2024

ADIEU, CONNARD...

ADIEU, CONNARD...

 

1.
Le président Macron aura vraiment tout sacrifié à sa chimère européenne : la crédibilité financière de la France et les matières premières africaines. Et dire que ses opposants (Mélenchon le sinistre et Marine l'incompétente) sont pires ! La France, une bande de prétentieux.

 

2.
La situation politique de la France étant ce qu'elle est : pas très bonne, n'est-ce pas ?, je me demande bêtement si nos impôts pourraient servir à autre chose qu'à payer des formations aussi euh inopérantes que celles dispensées à Sciences Po et autres ersatz de l'ENA.

 

3.
Il se pourrait que, contre toute attente, le président Trump décide d'en finir avec la menace Poutine. L'armée américaine en a largement les moyens. Si mon intuition s'avère juste, ils seront nombreux en Occident à redevenir trumpistes, n'en déplaise aux bonnes âmes.

 

4.
« Tout traité conclu entre nations aux intérêts opposés n’existe que pour être,tôt ou tard, rompu. Sinon l'Histoire serait faite par des naïfs et des bonnes âmes ». C'est ainsi que devrait débuter tout cours de relations internationales qui se respecte.

 

5.
30.11.2024. Bachar el-Assad, vous pensez qu'il finira comment ? Comme Khadafi, lynché par son peuple ? ou exilé en Russie, qu'un beau jour, il prendra une tasse de thé avec un pote à Poutine et hop, adieu, connard...

 

Patrice Houzeau
Malo, le 30 novembre 2024.

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30 novembre 2024

MELANCOLIE Ô GRAND SAUCISSON QUOI QU'TU FAIS LA ?

MELANCOLIE Ô GRAND SAUCISSON QUOI QU'TU FAIS LA ?

 

« C'était le moment où les gars et les jeunes filles, fatigués de leurs travaux et de leurs soucis du jour, se rassemblaient en cercle, dans l'éclat du soir pur, pour épancher leur gaîté dans des sons jamais exempts de mélancolie. »
(Nicolas Gogol traduit par Eugénie Tchernosvitow, « La Nuit de Mai ou La Noyée »)

 

C'était que j'étais pas content, genre mécontent de moi-même voyez
Le soir tombait et je me cure le nez C'était le
Moment où je me disais que tout n'était que vaste blague et itou ma pomme.
Où ai-je mis mes Beatles ?
Les Beatles je les aime bien mais je ne sais pas trop pourquoi C'est le côté farfelu de certaines de leurs chansons qui me plaît je crois Donc les
Gars (tôt) quel jeu de mots idiot surtout qu'il ne sert à rien et c'est ça aussi qu'est marrant rant rant
Et après quoi, ni dieu ni maître, et pas non plus les donneurs de leçons anarcho-syndicalistes (ou apparentés des écoles).

 

Les jeunes filles, le beau piège encore qu'à mon âge (voilà la côte) je les vois plus comme des usines à gaz que comme des tentations, les ravissantes idiotes là (vous ai-je déjà dit que je ne pouvais pas blairer mes collègues et leur bienveillance pédagogique à la mords-moi le blanquer-meirieu ; moi aussi je suis bienveillant, mais c'est surtout parce que, n'étant pas leur père, je m'en fous) donc les
Jeunes (sont pas mieux que nous et pires même sont-ils parce qu'ils ne savent pas encore à quel point ils sont à côté de la plaque et c'est en vieillissant et en entrant dans la carrière quand leurs aînés n'y seront plus, qu'ils vont acquérir le privilège de n'être plus des petits cons mais des cons avertis) donc les jeunes
Filles et là, suivant le conseil de l'immortelle chanson de France Gall (« Laisse tomber les filles », 1964, je précise parce que l'on n'apprend plus rien à l'école), je vais prendre une pause café (rien qu'à m'énerver).

 

Fatigués qu'ils étaient, les gars et les jeunes filles du début de la nouvelle à Nicolas Gogol (la littérature russe, quelle beauté ! Je n'en lis jamais).

 

De leurs travaux qu'ils étaient fatigués, des gens ordinaires, quoi, obligés de bosser comme des gens ordinaires (certains ont des chiens) pendant que Michel Onfray dit des conneries sur CNews (je dis ça, mais je n'écoute jamais Michel Onfray (pas avec n'importe qui). De
Leurs travaux donc, fatigués fatigués fatigués hein dis de leurs
Travaux (et dire que la Russie est le plus grand pays du monde, 17 millions de km² 
Et presque personne dedans, 144 millions d'âmes plus ou moins mortes).

 

De leurs soucis aussi qu'ils étaient fatigués, les gars et les jeunes filles qu'ils se prenaient
Leurs mains et se les tordaient en priant : « Saint Mélenchon, patron des causes mortifères, que pouvons-nous faire (à repasser) ? » Donc, ils avaient des
Soucis et c'est pas qu'ils se demandaient comme je me demande où ils ont mis leurs Beatles, leurs cheveux, leurs guitares, leurs saucisse-purée, non, c'était
Du plus dur, je crois sans car ça ne mange pas de pain mais si c'estoit du plus dur, leurs soucis du
Jour là, quand je lis que ces jeunes gens, ils se rassemblaient « en cercle », pour jouer de la balalaïka (et autres accordéons exotiques) et chanter des folkloriques amusantes car ils
Se rassemblaient, les zigs et puces là (étonnez-vous après qu'il y eut des révolutions !) et donc qu'ils se
Rassemblaient, et même 
En cercle qu'ils se rassemblaient, en 
Cercle, rendez-vous compte, comme des scoutalors, car
Dans le fond, vaut mieux Macron que ta gueule, pensé-je en pensant à Mélenchon, qui ne beurrera jamais mes tartines et donc je m'en fous, de Mélenchon, comme de Macron aussi d'ailleurs) et c'est aussi dans 
L'éclat qu'ils se rassemblaient, tous ces gens, fatigués et, l'air de rien, je vais me prendre une seconde pause-café en écoutant les chansons de Sttellla, deux thé, trois ailes (Jean-Luc Fonck) qui sont épatantes. Donc dans l'éclat
Du soir pur – c'est qu'il n'y avait point de pollution alors because Nicolas Gogol a vécu entre 1809 et 1852 et qu'il n'y avait alors point tant de pollution  que c'est des poissons qu'on pêchait et pas des pneus et des bouts d'lessiveuse – et donc le
Soir était aussi
Pur que le fond du cœur de Phèdre (écoliers de nos modernes balivernes, si vous ne savez pas qui c'est, demandez à Philippe Meirieu).

 

Pour vous dire, j'écoute, alors que j'écris mes sottises, des chansons de Boris Vian et ça me console quand même que je me dis que tant que je peux écouter des chansons de Boris Vian, Gérard Larcher, Mélenchon, Zemmour et Marine Le Pen peuvent bien postillonner toutes les conneries qui leur passent par ce qui leur sert de cerveau, je m'en balance (pas-de-calais) et c'est pour
Epancher (pourquoi donc que je pense soudain à la Tour de Pise), pour épancher
Leur cœur - badaboum badaboum badaboum que ça fait, ça, le cœur parce que si ça faisait des frites, on dirait que le cœur, c'est une friteuse. Or, le cœur n'est pas une friteuse. Et ce qu'ils avaient dans le cœur, ces jeunes gens, c'était de la
Gaîté, et ça c'est bien parce que si t'es gai, riz dont on fait du risotto.

 

Dans ce que j'écris, on n'apprend pas grand chose, mais moi ça m'amuse d'écrire 
Des sottises qu'ça fait des
Sons stupides pour coin-coin, pouet-pouet et autres ironies musiquantes et que
Jamais ne me prenne plus l'esprit de sérieux (poil aux yeux) et l'illusion d'être autre chose que ma pauvre pomme et qu'ils en soient
Exempts aussi, de la pensée sinistre, ceux que j'aime bien (poil au chien), et puis
De Zut je suis fana, car Zut est mon dada.
Mélancolie, ô grand saucisson, quoi qu'tu fais là ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 30 novembre 2024.

 

 

26 novembre 2024

L'ELEPHANT SE REPANDIT DANS LA PIECE

L'ELEPHANT SE REPANDIT DANS LA PIECE

 

1.
J'espère que le président Macron ne démissionnera pas. Il n'a pas toujours été bien inspiré, et je ne l'apprécie guère, mais tous les autres sont pires. Ce qui donne à songer que la classe politique française est aussi médiocre que la classe politique allemande.

 

2.
Lundi 25.11.2024. Il y a quelques jours, Poutine a montré les dents en lançant l'hypersonique « Oreshnik » sur Dnipro. Ce qui ne semble pas avoir rassuré les milieux économiques russes : 1 euro = 109 roubles (!) et indices boursiers russes en nette baisse. Krach en vue ? (tw)

 

Mardi 26 novembre 2024 ; 9 heures 20. Et voilà, l'euro a dépassé les 110 roubles. Les Russes mangent leurs oreilles.

 

3.
Un jour, j'écrirai dans une langue que j'aurai inventée que même moi je ne la comprendrai pas.

 

4.
Le voisin a crié ouah ouah de loin mais je n'étais pas obligé de le croire.

 

5.
Je ne lis pas Nietzsche pour mon plaisir. D'ailleurs, je ne lis pas Nietzsche.

 

6.
« Vous n'allez jamais me croire », fit aux autres loups le loup qui avait vu l'homme qui avait vu l'homme qui avait vu Pierre.

 

7.
« Cependant je me fais à moi-même discours » et aussi des pommes de terre sautées, parce que penser, ça creuse, dis.

 

8.
Et dire que jamais je n'écrirai les romans de Simenon.

 

9.
Ce lundi, le stagiaire ne s'étant pas présenté sur son lieu de stage pour cause de langue gonflée suite à la pose d'un piercing, j'ai cligné des yeux.

 

10.
Il ne faut pas prendre la Lune pour la Reine des pommes ; elle pourrait vous en vouloir et vous éplucher pendant votre sommeil.

 

 

11.
La porte de l'hôtel s'en fiche terriblement. Défois, ça me fiche le bourdon. Ne ment que qui dit qu'il me croit.

 

12.
C'est une très mauvaise farce que de glisser un serpent dans un saxophone. Et remplacer le serpent par un scorpion ou un poutine assassin n'est pas moins malsain.

 

13.
Alors la trompette sonna terrible, sinistre, funèbre, puis elle rajusta sa moustache qui penchait dangereusement d'un côté, menaçant d'aller fleurir le monument aux morts. Un coin-coin aboya au loin.

 

14.
Non, non, en théorie, dans la poutine, il y a des frites, du cheddar, de la sauce brune, mais on n'y met pas de sarkozy. C'est indigeste.

 

15.
Non, on n'accueille pas ce célèbre détective belge qui a fait la fortune d'une romancière anglaise en lui disant : « Il y a toujours un cadavre à votre disposition, monsieur Poirot ! » Ce patron de restaurant est aussi mal élevé qu'un trump.

 

16.
Quand on entre pour la première fois et comme pour dire n'importe quoi dans un débat politique, on a rapidement envie d'écouter des chansons idiotes ou de s'intéresser aux galets peints, voire au rapport entre la moumoute et la soupe à l'oignon.

 

17.
Ma mémoire est tellement rapide que je n'ai pas le temps de laisser mes souvenirs me raconter cette histoire que je crois mienne.

 

18.
Il trempa sa plume dans le politique ; sa raison ne s'en remit jamais tout à fait. Ses chapeaux en eurent des trous, moult trous.

 

19.
Ne jetez pas vos mains en l'air ; si elles s'envolent, elles pourraient ne plus revenir, plus jamais, non, mais plus jamais, et alors, comment que vous ferez pour vous cuire vos œufs. 

 

20.
Pensez-vous que les bonbons anglais ont une « odeur douceâtre » ? - L'éléphant se répandit dans la pièce – Il faut toujours reboucher les récipients, sinon les esprits s'enfuient – Je lis dans Agatha Christie que « le détective répondit par un proverbe français. » 

 

21.
Pensez-vous que les bonbons anglais ont une « odeur douceâtre », ou est-ce à cause de la sottise du climat ambiant et politiquement crétin ? 

 

22.
L'éléphant se répandit dans la pièce avec l'acuité d'un problème aussi insoluble qu'une surpopulation.

 

23.
Il faut toujours reboucher les récipients, sinon les esprits s'enfuient, et ce n'est pas en leur lisant le volume complet des discours et autres sketchs de Mélenchon que vous les referez passer par le goulot.

 

24.
Je lis dans Agatha Christie que « le détective répondit par un proverbe français. » Ce qui prouve que l'on a parfois besoin d'un proverbe français pour terminer un paragraphe, reboucher une bouteille, esquisser un sourire de connivence, voter zozo. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 novembre 2024.

26 novembre 2024

CRAIGNEZ LE KIMONO ECARLATE

CRAIGNEZ LE KIMONO ECARLATE

 

1.
Un ciel couleur mayonnaise ne prouve absolument pas qu'on a la patate.

 

2.
La moustache repassera-t-elle deux fois par le même fleuve, ou préférera-t-elle repasser la chemise de l'archiduchesse ?

 

3.
C'est à minuit 22, monsieur le Commissaire, que je constatai qu'il était minuit 22.

 

4.
Je vous remercie de vous être déplacé, et comme je n'étais pas là, je vous en suis plus encore reconnaissant.

 

5.
Les dieux ne sont pas des biscottes. On ne beurre pas ses dieux. On ne met pas de la confiture sur ses dieux. On ne trempe pas ses dieux dans le thé. C'est très choquant.

 

6.
Ne laissez pas traîner vos doigts dans la choucroute. Certains pourraient confondre, et après, pour jouer de la guitare, vous irez vous faire gratter (à défaut de pouvoir le faire vous-même).

 

7.
Il reconnaissait les oiseaux à leur enclume (défois ils tapent dur quand il y a de l'orage).

 

8.
Le voisin a crié ouah ouah de loin et j'ai compris qu'il était un chien.

 

9.
« Passe-moi le phoque », fit-il en morse.

 

10.
Seigneur, que t'ai-je fait ?, dis-je à mes ciseaux.

 

11.
Craignez le kimono écarlate. Sa disparition n'étant pas passée inaperçue, il est à penser qu'il sera minuit 22 quand il reviendra à minuit 22.

 

12.
Les cafés fument mais pas les chameaux : cependant, tous deux passent.

 

13.
Pour aller au cinéma, la moustache ne suffit pas, il faut avoir des yeux.

 

14.
Allons, Jacqueline, cessez de perdre la tête car ce n'est pas toujours facile de vous reconnaître.

 

15.
On s'en fout d'avoir le charisme d'une moule, du moment qu'on mange des frites.

 

16.
L'amitié, c'est l'amour sans le débouche-chiottes. Quelle phrase idiote ! On dirait une phrase idiote prononcée pr un crétin qui veut faire son intéressant.

 

17.
Empêchez les araignées d'attraper les étoiles. Défois elles s'étouffent avec. 

 

18.
On ne met pas ses crapauds dans un même gant car si on veut serrer la main du camarade Arthur, par politesse, on enlève ses gants ;  et hop, Papa Tango Charly, les voilà, tous ces crapauds qui s'carapatent (c'est ballot). 

 

19.
Reprendrez-vous du dada ? Avec ou sans peinture ?  

 

20.
Je dérisionne ; c'est que voyez-vous, un guignol s'est emparé de ma raison (et ça, comme me l'a souvent prédit mon fer à repasser, à force de regarder la télévision, fallait qu'ça m'attrape).

 

21.
Quel long et immense blablathon que la politique. Et dire que ce sont eux qui vont nous sauver, ou pas, du tagada-tintouin dans lequel ils s'apprêtent à nous plonger. « Pauvre France ! », fit-il en se curant le nez et en reprenant du camembert.

 

22.
Avez-vous remarqué que Kafka a très peu utilisé l'adjectif « kafkaïen » ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 novembre 2024.

 

23 novembre 2024

PARCE QUE SI C'EST FERMÉ ON NE PEUT PAS RENTRER 

PARCE QUE SI C'EST FERMÉ ON NE PEUT PAS RENTRER 

 

1.
Développement : c'est en théorie le but ultime de toute théorie économico- politique ouverte. Parce que si c'est fermé, on ne peut pas rentrer. C'est comme ça qu'on en est toujours à se demander si le chat est mort ou s'il vit encore, si Poutine va gagner sa sale guerre en Ukraine ou s'il va négocier un arrêt des hostilités pour mieux reprendre ses activités habituelles de déstabilisation des démocraties (entrisme, propagande, espionnage, chantage, corruption...).
Citation :
« L'écart des niveaux de salaires selon le degré de développement des pays, c'est-à-dire selon la productivité moyenne des travailleurs, sert de moteur au mouvement des capitaux d'investissement industriel à travers le monde. »
(Raymond Aron, « Plaidoyer pour l'Europe décadente »)

 

2.
Dépenses : parfois inconsidérées quand elles sont effectuées par un gouvernement qui sort facilement le carnet de chèques pour apaiser les revendications. Le président Macron a beaucoup dépensé, dit-on, même que la dette publique a explosé, dit-on. Ces dépenses étaient parfois des dépenses d'investissement comme, par exemple, les primes versées aux entreprises pour favoriser l'apprentissage. Pour ce qui est du SNU, je ne vois pas l'intérêt de l'investissement. Non plus dans la sotte réforme Blanquer, surtout que, dans le même temps, les Français, à l'occasion du début de la sale guerre de Poutine en Ukraine, apprirent que l'armée française manquait de soldats et de matériel.
Citation :
« Or, en dernière analyse, l’État ne peut financer ses dépenses qu'en prélevant sur les secteurs qui vendent sur le marché et qui obtiennent des bénéfices. »
(Raymond Aron, « Plaidoyer pour l'Europe décadente »)

 

3.
France : pays d'Europe de l'Ouest qui s'est souvent donné beaucoup d'importance et dont il semble qu'il n'a pas toujours les moyens de ses ambitions. Puissance nucléaire et bancaire ; objet de convoitise d'une extrême-droite baroque et sous influence de la Russie.
Citation : 
« La France, en revanche, combine une tradition de bureaucratie centralisée et quasi autoritaire avec une fronde permanente des citoyens à l'égard de l’État. »
(Raymond Aron, « Plaidoyer pour l'Europe décadente »)

 

4.
Ficelles : liens par lesquels, selon les zozos du complotisme, d'obscures organisations plus ou moins mondialisées gouverneraient le monde et s'apprêteraient à le dépeupler soit par des virus genre Covid, ou la WW3, ou encore la décadence des mœurs (avortement, transidentité, etc...).
Citation : 
« Aux passions des foules, il faut livrer des méchants, des incarnations ; les monopolistes, ceux qui tirent les ficelles, qui exploitent le grand nombre et le manipulent, donnent une figure à l'oppresseur anonyme. »
(Raymond Aron, « Plaidoyer pour l'Europe décadente »)

 

5.
Progrès : amélioration des conditions de vie des humains. Les progrès sont constants mais parfois ralentis. En 2024, on se demande même si la notion de progrès a encore un avenir : surpopulation, baisse de l'influence des idées libérales et démocratiques, résurgence de la guerre froide, sale guerre de Poutine en Ukraine, conflit Israël contre le Hamas et le Hezbollah, massacres de masses, menaces de guerre mondiale, de conflit nucléaire, protectionnisme revendiqué, poids des oligarchies, populismes, complotismes, idiotie courante et bavarde, trahison des élites, fanatisme religieux, périls climatiques et pandémiques, ah oui quand même.
Citation :  
« En fait de productivité, d'innovations techniques, de niveau de vie, de progrès scientifique, de liberté humaine, c'est l'Occident, États-Unis et Europe liés, qui l'emporta au cours des trente dernières années. »
(Raymond Aron, « Plaidoyer pour l'Europe décadente », 1977)

 

Patrice Houzeau
Malo, le 23 novembre 2024.

23 novembre 2024

SOUVENT TRES RIDICULES ALLEZ

SOUVENT TRES RIDICULES ALLEZ

 

1.
Ciel : Demeure de Celui qui n’Existe Pas. Le ciel est un désert plein de phénomènes. Certains sont véloces. On ne prend pas le ciel avec des pincettes ni avec du vinaigre en vertu du proverbe : « On n'attrape pas les dieux avec du vinaigre ». Ni avec du vin vieux.
Citation : 
« Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguille »
(Apollinaire)
Autre citation :
« - Parlez pour moi, dit la pauvre Eugénie avec un  ton de raillerie amère, mais respectez ma sœur. »
(Balzac, « Une Fille d'Eve »)

 

2.
Pins : arbres qui existent puisque j'en ai vus en photo. Parfois, à cause du vent, ça grince dans les cimes.
Citation :
« Oh ! les cimes des pins grincent en se heurtant »
(Apollinaire, « Le vent nocturne »)
Autre citation : 
« Un chien faisait ouah ! Ouah !, et un chat miaou ; c'était tout ce que je savais et me souciais de savoir. »
(Lilian Jackson Braun traduit par Marie-Louise Navarro, « La Vie secrète du chat qui... » [la narratrice])

 

3.
Contexte géopolitique : incertain la plupart du temps, même quand ça a l'air d'aller. Certains profitent des accalmies pour aiguiser leurs couteaux.

 

4.
Lignes rouges : succession de limites que, selon Poutine, ni l'Ukraine, ni l'OTAN n'avaient intérêt à franchir sinon, Vladimir ferait un malheur, casserait la baraque et qu'on finirait, pour beaucoup d'entre nos pommes, pulvérisés. Il semblerait que ces fameuses « lignes rouges » soient cousues de fil blanc.

 

5.
Boutiques : lieux où des bipèdes appelés « clients » achètent des choses dont ils ont plus ou moins besoin. Quand c'est pour acheter des frites, on dit « baraque à frites ». Si c'est pour acheter des bombes, des chars et des canons, c'est plus compliqué : on n'en trouve pas dans les boucheries.
Citation : 
« A l'intérieur de ses vitrines
Pareilles à celles des boutiques de modes
Au lieu de sourire debout
Les mannequins grimaçaient pour l'éternité »
(Apollinaire, « La Maison des morts »)
Autre citation :
« Qu'est-ce que nos principes naturels sinon nos principes accoutumés ? »
(Blaise Pascal)

 

6.
Heure : unité de mesure du temps qui passe et nous efface. Communément, on dit qu'avant l'heure, c'est pas l'heure et qu'après l'heure, c'est plus la peine non plus. Il arrive qu'on gâche soi-même les heures de son temps qu'est pourtant compté. On va au bistro ; on regarde des prétentieux à la télé ; on joue à des jeux idiots ; on s'inquiète pour des riens et on procrastine, qu'on en est tout empêché et aboulique. On appelle cela « temps perdu ». Et on a beau essayer de le retrouver, véloce qu'il file sur le chemin, en vous tirant la langue, le salopiot.
Citation :
« Tu pleureras l'heure où tu pleures
Qui passera trop vitement
Comme passent toutes les heures »
(Apollinaire, « A la Santé », V)
Autre citation :
« Toujours, on s'empêtre entre les pattes du prêtre. »
(Ionesco, « La Cantatrice chauve » [M. Smith])

 

7.
Humble : adjectif qui ne s'applique quasiment jamais aux politiques. État d'esprit dans lequel on se trouve rarement de manière constante. Nous avons tous (ou presque tous) nos prétentions, et elles sont souvent très ridicules allez.
Citation : 
« Humble comme je suis qui ne suis rien qui vaille »
(Apollinaire, « La porte »)
Autre citation :
« Il est bon de jeter dans tous les esprits les soupçons dont nous avons besoin. »
(Marivaux, « Les Fausses Confidences » I,16 [Dubois]) 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 23 novembre 2024.

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