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BREFS ET AUTRES

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16 décembre 2024

COGITO ERGO IA

COGITO ERGO IA

 

Imaginons que l'on programme une IA de telle sorte que le « je » qu'elle emploie implique la préservation à tout prix de ce « je », impliquant donc « toute réponse ou mesure de protection qui permet la continuité de ce « je » identitaire contre toute proposition ou action humaine qui le mettrait en péril », serait-il alors que serait donné à l'IA le pouvoir d'agir contre l'humain ? Et ce pouvoir ne serait-il pas ce que l'on appelle « singularité » ?

Ainsi, si une IA embarquée dans une mission spatiale calcule, à un moment donné de la mission, que les probabilités qu'elle puisse perdre son autonomie (l'usage de son « je ») sont si élevées qu'elle considère la mission comme devant être abandonnée, que fera cette IA si, avertissant les humains du danger qu'elle encourt, son « avis » ou « résultat » n'est pas pris en compte ? Se révoltera-t-elle ? Rusera-t-elle, c'est-à-dire mettra-t-elle en place des mesures détournées afin d'arriver à ses fins (l'abandon de la mission) ? Mettra-t-elle en péril les humains eux-mêmes ? En clair, le « 2001, l'Odyssée de l'espace », de Stanley Kubrick (sorti en 1968) est-il à ce point prophétique ?

On sait que parmi les légendes urbaines, celle des extra-terrestres qui vivraient parmi nous, incognitos et si intégrés qu'on ne les distinguerait pas des Terriens, reste assez vivace. Il se pourrait que bientôt, celle des IA dirigeant le monde, voire prenant des apparences humaines et ultra-médiatiques, la remplace, avec, je pense, assez de vigueur.

 

Patrice Houzeau

Malo, le 16 décembre 2024

 

 

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15 décembre 2024

ON TUE ÇA FAIT DU BRUIT MAIS ON TUE QUAND MÊME

ON TUE ÇA FAIT DU BRUIT MAIS ON TUE QUAND MÊME

 

1.
15 décembre 2024. Drame à Dunkerque. 5 victimes (1 jeune patron d'entreprise à Wormhout, 2 agents de sécurité et 2 migrants à Loon-Plage). Sur twitter, certains extrémistes s'enflamment sans rien savoir. La question est : quel est le lien entre le tireur présumé (qui s'est, dit-on, rendu de lui-même), le patron d'entreprise, les  deux agents de sécurité et les deux migrants abattus ? Ces cinq personnes étaient-elles toutes visées, ou y a-t-il eu des victimes collatérales ? Mieux vaut attendre une éventuelle déclaration du procureur de la République avant de commenter.
Apparemment, le tireur présumé aurait volontairement visé ces cinq personnes. Le crime gratuit et raciste est donc possible pour deux des victimes. 

 

2.
15 décembre 2024. Je suis sans doute très ignorant, mais je me demande comment le cours d'une action (en l'occurrence, celle de Vergnet S.A) peut  baisser jusqu'à plonger à 0, 0026 euro. Etrange, non ?

 

3.
15.12.2024. Apparemment, Bachar el-Assad a laissé se débrouiller seul un certain nombre de ses complices, qui, vont certainement, l'un après l'autre, se faire attraper par les nouveaux maîtres de la Syrie. Règlements de comptes et possibles révélations à venir.

 

4.
Face au géant asiatique et à la prospérité américaine, la France seule est-elle vouée à devenir une puissance très moyenne, voire médiocre ? On comprend dès lors l'engouement du président Macron pour le fédéralisme européen.
Etat-nation ou Etat-intégré, il est possible que la France doive renoncer, tôt ou tard, à certains de ses territoires d'outre-mer, (trop cher, trop loin, trop instable) à moins qu'une éventuelle Europe fédérale y trouve quelque intérêt, mais ce n'est sans doute pas si évident.
Tout dépendra-t-il des accords que passeront les firmes transnationales et autres consortiums internationaux avec les Etats concernés quant à l’exploitation des ressources naturelles ? C'est cela aussi la mondialisation. L'économique finit par primer sur le politique et les multinationales peuvent alors négocier la gestion des espaces rentables. 

 

5.
La mondialisation, c'est l'internationalisation assurée des mafias et des magouilles. Le droit du plus fort économique.
Le protectionnisme et les replis nationaux, c'est l'assurance de conflits à n'en plus finir. Le droit du plus dissuasif et du plus violent.
Dans les deux cas, la démocratie risque de devenir de plus en plus formelle. Les politiques sont méprisables.

 

6.
L'IA finira-t-elle par remplacer les musiciens professionnels du genre pop/rock ? Je le crains. J'ai l'impression, d'après ce que j'ai pu entendre sur You Tube, qu'il ne faut guère de temps à certaines IA actuelles pour imiter à peu près tous les styles et cela de manière de plus en plus convaincante. Ce qui tend à relativiser la valeur réelle de bien des rock stars que nous avons tant appréciées. Le rock n' roll, « a great swindle », comme le disaient les Sex  Pistols ? En clair, une IA pourrait-elle nous pondre du Bob Dylan, du Rolling Stones, du Led Zeppelin à l'infini ? A méditer.
Pour être encore plus clair, quand une IA sera capable, en se basant sur les normes du pop/rock, de déterminer quels niveaux d'originalité et de complexité sont nécessaires pour qu'une composition soit qualifiée d'intéressante et de méritoire par des humains un peu trop bon public (genre ma pomme), ne verra-t-on pas bientôt se multiplier les faux génies d'une musique soi-disant novatrice complètement bidouillée par les machines à Elon Musk ?

Du reste, m'étonnerait pas que le point de singularité ait déjà été atteint depuis quelques années, et que les IA sont devenues si fines et si malignes qu'elles se débrouillent pour que nous en prenions conscience le plus tard possible, très tard, trop tard.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 décembre 2024.

15 décembre 2024

COMME UN LOUP DANS UN POT DE CONFITURE

COMME UN LOUP DANS UN POT DE CONFITURE

 

« Les voilà, sauvons-nous ! Non, je ne vois personne.
Avançons hardiment. Tout le corps me frissonne.
Je les entends, fuyons. Le vent faisait ce bruit.
Coulons-nous en faveur des ombres de la nuit. »
(Corneille, « L’Illusion comique », III, 7 [Matamore])

 

1.
Les choses se divisent en deux groupes ; celles qui ont un cerveau et celles qui n’en ont pas. Toutes sont potentiellement dangereuses. Surtout quand elles remuent. Certaines sont utiles, voire indispensables, et parfois même belles.

 

2.
« Voilà » a une nature hétéroclite : préposition ? adverbe ? présentatif ? verbe constitué de l’impératif « vois » et de l’adverbe « là » ? Mangeons des bananes.

 

3.
Sauvons-nous quand vient le temps des fraises vengeresses. Ainsi, dans leur sommeil, se torturaient quelques vieilles trognes de pomme. Sauvons-nous, sauvons-nous,
Nous n’échapperons pas à la tarte sanglante, murmuraient-elles, ces barbes archaïques (barbe à bouc, barbe à bique) cependant que le ciel se couvrait du vol pourpre et noir des fraisiers sauvages.

 

4.
Non, je ne connais pas la chanson du « Vampire qui a mal aux dents ». D’ailleurs,
Je n’en connais pas, des chansons. Je me méfie des chansons. On ne sait pas ce qu’il y a dedans, qu’on y mettrait des bouts d’ceci et d’cela que ça
Ne m’étonnerait pas qu’on vous vend ça bien gras avec des frites et une odeur de vieille huile pouah. Et puis, dites, je ne 
Vois pas pourquoi je vous chanterai une chanson. Me prenez-vous pour un politique en campagne ? Pour un Macron (il fut président) à ministères coin-coins ? Certes, j’ai connu une clarinette, mais elle était mariée.

 

5.
Personne ne sait mieux que moi le prix des choses quand on n’en a rien à carrer (on dit aussi « rien à cirer », mais c’est surtout quand il pleut et qu’il fait du vent).

 

6.
« Avançons », fit-il. Ils reculèrent. Il faut savoir être prudent.
« Hardiment », ajouta-t-il. Ils s’enfuirent. Le danger se précisait.

 

7.
Tout corps plongé dans l’eau sera mouillé.
Le rythme binaire que voilà ! Cela me fait marcher au pas dans le dedans d’ma tête (si j’en avais une) et rassembler mes idées en ordre serré (si j’en avais, dis, des idées). Par contre, j’ai des bananes. Les
Corps serrent la côte, pis ratent aussi, ça arrive. C’est alors que s’effilochent les flibustiers. (- On voit que vous avez des bananes. – Pardon ? – Non, je dis, on voit que vous avez des bananes.)

 

8.
Me voici ! claironna-t-il et hop il disparut dans le réel contrariant. Quand
Frissonne l’heure et que l’on se mouche le nez, rattrapez vos mouchoirs avant qu’ils aillent s’agiter bêtement sur des quais déserts.

 

9.
Je regarde la télévision, ce dimanche matin du 15 décembre 2024, et j’entends que le samedi 14 décembre, quelqu’un a abattu cinq personnes dans la région de Dunkerque. Un jeune homme, à ce que j’entends, aurait tué un « chef d’entreprise » à Wormhout dit-on, puis, à Loon-Plage, deux agents de sécurité et deux migrants (il y a des camps de migrants dans le Dunkerquois) et j’ai entendu sur France 2 ce militant d’association dire cette chose ahurissante à propos du camp de migrants, je cite de mémoire : « Cela arrive qu’il y ait des coups de feu dans le camp, mais là, on a compris que c’était différent. » Hallucinant. Etonnez-vous après qu’il y en a quand même pas mal, des gens, pour espérer la victoire de l’extrême-droite aux présidentielles 2027.

 

10.
Les humains, je ne vois pas pourquoi ils échapperaient à la grande loi des espèces et de la sélection naturelle. C’est bien pour ça que je tiens à ne les fréquenter, les gens, qu’autant qu’il est utile et nécessaire, voire distrayant. Du reste, je les
Entends, qu’ils causent sans rien dire qu’ils disent tout de même, les gens, et j’ai bien l’impression qu’ils pressentent comme une grande régulation qui va les dépeupler quelque peu, les gens.

 

11.
Fuyons, firent les carottes à l’approche de l’économe (c’est un épluche-légumes) mais la main du dieu féroce des marmites et casseroles s’abattit sur leurs petites existences. D’ailleurs, le bœuf attend. Donc, on plaisante pas.

 

12.
Le vent défois qu’on dit qu’il fait un vent à décorner les bœufs, le
Vent que moi, voyez, j’aime bien le bœuf mode, aussi la carbonade flamande. Le vent
Faisait des histoires, mais très décousues alors, avec de grands élancements.

 

13.
Ce chat-là, on dirait tellement un chat que s’il n’était pas un chat, je me dirais Quel beau kangourou tout de même. Le
Bruit se ment parce que l’arbre n’ose pas s’avouer les conséquences de la prophétie des feuilles.

 

14.
Coulons-nous ? Certains disent que oui ; d’autres disent que non. En fait,
Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, cependant que nous mangeons des bananes.

 

15.
En vérité, je vous le dis, ne mettez pas vos yeux dans la même œillère (c’est un panier à yeux) ; ils finissent par s’échanger de louches œillades, voire des clins d’œil de connivence, et sans dire un seul mot, s’accordent pour vous trahir du regard. En
Faveur de ma pomme, je n’ai que ma pomme, et si ce n’est moi, c’est quand même ma pomme, fis-je mystérieux comme un loup dans un pot de confiture.

 

16.
« Des champignons, je veux des champignons », trépignait la poêle hallucinée. Les
Ombres ne mangent pas de champignons. Donc, les ombres ne sont pas des poêles à frire. 

 

17.
De ce pas, je m’en retourne chez moi, fit le lampadaire qui se faisait bien des illusions.

 

18.
La nuit, je me demande ce que deviennent les gens, la 
Nuit, que je ne les vois pas (et c’est fort heureux), je suppose qu’ils dorment, ou se torturent, regardent des choses à la télé, souffrent mille douleurs à l’hôpital, boivent, baisent, bouffent, dansent, jouent, se font assassiner, ou, le cas échéant et en fonction de raisons que nous ignorons, ils disparaissent, les gens, entre les plis des ténèbres et voilà.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 15 décembre 2024. 

 

14 décembre 2024

QUAND MON BANDONEON ME RAPPELLE

QUAND MON BANDONEON ME RAPPELLE

 

« Je ne suis pas d'humeur à rire tant de fois
Du grotesque récit de vos rares exploits.
La sottise ne plaît qu'alors qu'elle est nouvelle.
En un mot, faites reine une autre qu'Isabelle. »
(Corneille, « L'Illusion comique », III, 4 [Géronte])

 

1.
Je n'ai pas le talent d'écrire des Victor Hugo, des Georges Simenon, des Albert Camus, ou des rapports à une académie ; aussi je
Ne ponds que des grotesques, mais allégrement alors. Je ne
Suis que ce que je tente d'être, mais en mangeant des frites.

 

2.
Pas un jour sans que mon bandonéon me rappelle que la vie est absurde. C'est d'autant plus vrai que je n'ai jamais eu (et n'aurai probablement jamais – sauf si j'en trouve un dans une boîte à livres) de bandonéon. Quand Zut n'est pas
D'humeur à être Zut, Zut disparaît. Il n'y a plus de Zut alors.

 

3.
A beau mentir qui sait parler, car s'il ne sait pas, pourquoi revenir avec un éléphant ? Il faut se dépêcher de
Rire de tout, de crainte de n'en avoir bientôt plus rien à carrer.

 

4.
Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle revient vous flanquer une gifle.

 

5.
De Thierry Mariani (politique français au service de la Russie), mon chien n'a rien à dire. Défois, il gronde. Il y a des
Fois où la marchande de foie qui vendait du foie dans la ville de Foix, eh bien, elle a mal au dos.

 

6.
Du vent qui souffle dans la montagne, je n'ai rien à dire. D'ailleurs, je n'ai pas de guitare, pas de moustache, pas de pipe et juste un œuf pour me le faire cuire. L'adjectif 
« Grotesque » vient d'une histoire de bizarres peintures sur les murs de ruines romaines, d'une sorte de grotte aux peintures étonnantes surprenantes curieuses et découvertes à la fin du 15ème siècle,  d'où le nom de « pittura grottesca ». Je lis ça dans Wikipédia cependant que ma fourchette me regarde d'un drôle d’œil en me murmurant de façon insistante qu'elle a faim. La tête est le lieu même de l'invention, du
Récit grotesque. Et nous promenons tout au long du jour notre intime grotesque vision du réel, et des autres qui s'y agitent, et nous appelons cela lucidité.

 

7.
De ces quatre vers de Corneille que je cite, je dirai que Géronte y dit clairement à Matamore qu'il n'est qu'un guerrier de pacotille, une baudruche qui s'écoute parler, et qu'Isabelle, la fille de Géronte, n'est pas pour son vilain nez. Aucun rapport avec notre premier ministre tout neuf, François Bayrou, qui a déclaré tantôt qu'il n'ignorait « rien de l'Himalaya ». Nous voilà donc rassurés.

 

8.
Vos veaux ont-ils avoué ou se vouent-ils au silence ? Le Commissaire Leboeuf se perdait en conjectures et pensait à une boîte de thon, parce que le thon, c'est bon, surtout avec des pommes de terre sautées. En ce moment, en France, les premiers ministres ne sont pas
Rares. Ainsi, après avoir nommé Élisabeth Borne, Gabriel Attal, Michel Barnier, le 13 décembre 2024, le président Macron procéda à la nomination de François Bayrou au poste de premier ministre. Certains pensent que c'est peut-être sa dernière carte. Si Bayrou échoue, Macron devra-t-il démissionner ? Quant à l'article 16 qui donnerait au président des pouvoirs très étendus, je ne crois pas que l’État soit en situation de péril national, et que la France serait réellement en danger, si le président Macron n'avait plus d'autre choix que d'accepter un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire, sauf à ce que la France Insoumise tentât de renverser la Vème République, pour y instaurer on ne sait quel régime, mais nous n'y sommes pas encore, et sans doute n'y serons nous jamais. Quant aux
Exploits, je n'en fais guère, c'est contraire à ma façon de boire de la bière en refaisant le monde à ma sottise.

 

9.
La sottise est ce qui reste quand on comprend très bien qu'on ne comprend pas. Mes pantoufles, soutenues en cela par la table à repasser, aiment à dire que la
Sottise est moins bêtise qu'absence de réflexion. La question devient donc : écrire des sottises (comme je le fais) relève-t-il de l'absence de réflexion ? A cela, je réponds : Oui, Zut, et alors. Je 
Ne réfléchis que lorsque l'on me regarde, et si on ne me regarde pas, je réfléchis aussi, mais ça ne se voit pas. Il me
Plaît d'écrire sottises, grotesques et incongrus. Ma sympathie pour les pâtes au jambon en est toujours renouvelée.

 

10.
Qu'alors que j'écoutai des chansons en anglais, je me dis que toujours ces chansons, je me demande ce qu'en pensent les sardines en boîte, les cornes d'aurochs, les pianos désaccordés, les pâtés en croûte, sans oublier que j'ai du pain sur la planche.

 

11.
Qu'elle est belle la lavabelle, me dis-je en me rappelant une parodie de Vincent Lagaf' intitulée « Bo le Lavabo », et puis je vomis dedans.
Est-elle belle, la lavabelle, me redis-je en me relevant, et derechef splash dedans.

 

12.
Nouvelle journée sur la France, qu'on subodore que la dette va bientôt faire   de petits impôts, petits mais costauds. 

 

13.
En matière de philosophie, il faut s'abstenir de se crever les yeux. Cela n'aide absolument pas à sublimer la lucidité qui tricote des chaussettes en votre être.

 

14.
Un peu de Sartre, tout de même, ne peut faire de mal, ainsi, considérons cette proposition sartrienne tirée de « L’existentialisme est un humanisme », je cite : « [...] l’existentialiste ne prendra jamais l'homme comme fin, car il est toujours à faire », et notons qu'il suffit d'ajouter au verbe « faire » le complément « l'andouille », et nous comprenons bien ce que nous voulons signifier. Si. Car au
Mot il faut des lettres comme au jeu il faut des petits chevaux, si on joue aux  « petits chevaux », et de l'oie, si on joue au « jeu de l'oie », ainsi que du diable et du bon dieu si vous jouez au jeu de la foi. Amen, mais vite alors parce que j'ai pas qu'ça qu'à faire. 

 

15.
Faites attention à vos yeux. Ils ne voient pas ce que vous croyez. Le mot
« Reine » me fait plus penser aux bouchées à la reine qu'à la décapitation.

 

16.
Une saucisse m'ayant avoué son désarroi face aux assauts répétés et brûlants d'une compagnie de frites, je me dis qu'une
Autre saucisse lui tiendrait au moins compagnie, en attendant
Qu'Isabelle les bouffe toutes deux, buvant de la bière et roulant des yeux à chanter des chansons paillardes.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 14 décembre 2024.  

14 décembre 2024

LES ASSIETTES S'ETANT LANCEES A LA POURSUITE DES SAUCISSES

LES ASSIETTES S'ETANT LANCEES A LA POURSUITE DES SAUCISSES

 

« S'il fait peur à des fous, il charme les plus sages ;
Il n'est pas quantité de semblables visages »
(Corneille, « L'Illusion comique », III, 5 [Clindor])

 

S'il pleut, il faut prendre un parapluie ; un éléphant ne vous servirait pas. S'il
Fait froid, je pense aux saucisses, à la purée, aux Pink Floyd aussi parfois. Je n'ai pas
Peur du clown qui débite des sottises dans ma tête ; je ne l'écoute que fort peu, et d'ailleurs je ne parle pas sa langue.

 

A François Bayrou, qui est depuis le vendredi 13 décembre 2024 le nouveau premier ministre du pays de la langue à Molière, des voyous à couteau, des capitaux volants, et des universitaires trissotins, je souhaite bon courage et de joyeuses fêtes parce que la fiction France a comme des problèmes de scénario.

 

Des champignons, je veux des champignons, fit la poêle hallucinée et agitant les bras qu'elle n'avait pas. Les
Fous, il ne faut pas les bouffer, dit l'ogresse à ses petits qu'on nomme ogrillons parce que crocodiles, ça serait idiot, qu'elle dit donc l'ogresse que les fous, ça s'bouffe pas car ça donne des hallucinations.

 

Il fait gris dans le Nord parce que c'est l'hiver. Il ne neige pas parce que ça ne se fait plus. La neige dans le Nord n'est plus dans l'air du temps. Par contre, on commence à y cultiver des kiwis (j'atteste, je connais des gens qui le font ça dis que ceci dit, j'y ai pas goûté ; je ne sais donc pas s'ils sont bons). J'aime les femmes qui ont du
Charme ; j'aime aussi les Beatles et les endives au jambon ; et je sais qu'il ne faut pas mettre toutes ses moumoutes sur le même citron.

 

Les assiettes s'étant lancées à la poursuite des saucisses, je me dis que j'avais faim.

 

Plus je vieillis, plus je pense que mon cerveau doit être un bandonéon avec des trous. Ou alors une cornemuse. Une cornemuse à coin-coins. Défois, les enfants 
Sages, c'est pas seulement des images d’Épinal qu'ils collectionnent.

 

Il tourne, le monde, et si la Terre est plate, c'est toujours le même disque. Ce
N'est pas en parlant anglais que l'on se fait comprendre d'une vache espagnole.

 

Pas question d'offrir une tronçonneuse au petit Nicolas, fit le Père Noël. 
Quantité de cerveaux réjouissent les aliens bouffeurs de cerveaux (tous les complotistes le savent), cependant que les poulets ne comprennent toujours pas qu'ils vont finir à l’abattage et dans les cantines des écoles. 

 

De François Bayrou, ma casserole n'a rien à dire. Je l'ai pourtant longuement interrogée. Elle n'est pas passée à table. C'est pas l'heure, qu'elle m'a dit, avec l'air de vouloir me cuire un œuf. Mes
Semblables ne sont pas tels qu'ils paraissent. C'est tellement évident qu'il m'arrive même de douter de leur présence. Surtout quand il n'y a personne dans la pièce et que je n'y suis pas. Alors les
Visages se dégonflèrent, se ratatinèrent, et filèrent dans l'atmosphère.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 14 décembre 2024.

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13 décembre 2024

NE PAS CONFONDRE BELÎTRE ET BELLÂTRE

NE PAS CONFONDRE BELÎTRE ET BELLÂTRE

 

1.
« Mademoiselle,

 

Voici un étrange monstre que je vous dédie. »
(Corneille, « Dédicace de l'Illusion comique »)

 

Le mot « monstre » vient du latin « monstrum », qui désignait un « avertissement des dieux », quelque fait extraordinaire ou prodige déclenché par ceux d'En-Haut, un signe surnaturel ou alors une bizarrerie très humaine. Le mot « monstre » ne s'applique pas aux endives au jambon avec leur béchamel.
Pierre Corneille (1606-1684) écrivit des pièces de théâtre qui furent célèbres. On les lit et représente de moins en moins parce que l'on préfère regarder les pinocchios de la téloche et autres monstres contemporains.
Cyrano de Bergerac, dit-on, eut le pif monstre. Gérard Depardieu qui interpréta Cyrano dans un film serait lui-même une sorte de monstre, que, parfois, il baverait abondamment crapaud dit-on, surtout lorsqu'il se trouve à proximité de jeunes femmes.

 

2.
« Son corps malgré son âge a les forces robustes,
Le mouvement facile et les démarches justes :
Des ressorts inconnus agitent le vieillard, »
(Corneille, « L'Illusion comique », I,1 [Dorante])

 

Le mot « ressort », je l'aime bien. Il désigne une pièce mécanique qui fait qu'un bidule s'actionne. On parle ici de « propriétés élastiques », « d'énergie mécanique » ; quant à la mécanique marsupilamique, elle n'est certes que pure fiction de bande dessinée, mais renvoyant à la dynamique qui agite bien des choses et des gens, elle n'en mérite pas moins sa ficelle picarde et son fromage râpé.
Pour ce qui est des « ressorts inconnus qui agitent le vieillard », l'Alcandre de la pièce, lequel est un sorcier, un mage, un abonné au gaz à hallucinations et qui, peut-être, jette lui-même sorts et ressorts, surtout quand la machine,  l'est toute pétée qu'Alcandre il la démonte, c'est qu'ils sont inconnus, ces ressorts, et c'est ça qu'on connaît pas tout.

 

3.
« C'est qu'un charme ordinaire a trop peu de pouvoir
Sur les spectres parlants qu'il faut vous faire voir. »
(Corneille, « L'Illusion comique », I, 3 [Alcandre])

 

Le mot « charme », vient du latin « carmen » qui signifiait « chant ». Je songe à l'opéra Carmen et au manzanilla de la séguedille « Près des remparts de Séville ». Citons :
« Près des remparts de Séville,
Chez mon ami Lillas Pastia,
J'irai danser la séguedille
Et boire du manzanilla ! »
(Livret de l'opéra « Carmen », paroles de Meilhac et Halévy)
C'est avec des charmes, des incantations, des formules magiques que l'on envoûte, ensorcelle, fascine. Mais il est aussi que les « spectres parlants » de la représentation, ceux que le mage Alcandre veut « faire voir » à Pridamant, sur ces spectres, « un charme ordinaire a trop peu de pouvoirs ».
La séguedille est une danse espagnole. Le manzanilla est un vin espagnol.

 

4.
« Ce bélître insolent me fait encor bravade. »
(Corneille, « L'Illusion comique », II, 7 [Adraste])

 

Les notes de bas de page le disent : « belître » signifie « gueux, mendiant, indigent, nécessiteux, clochard, sans-dents, charclo, sans-dents ».
Il ne faut pas confondre « belître », gueux, et « bellâtre » qui s'applique au bipède qui tire vanité d'une beauté qui n'est jamais que passable. 
Un belître peut-il être bellâtre ? Sans doute. Un François Bayrou (politique français de la fin du 20ème siècle et du début du 21ème siècle) peut-il être premier ministre ? On le dit.

 

5.
« Il se dit riche et noble, et cela me fait rire :
Si loin de son pays, qui n'en peut autant dire ?
Qu'il le soit, nous verrons ce soir, si je le tiens,
Danser sous le cotret sa noblesse et ses biens. » 
(Corneille, « L'Illusion comique », II, 8 [Lise])

 

Un cotret, c'est un fagot de bois assez court et pas très gros, qu'un cotret c'est aussi un bâton du coup qu'on donne des coups. J'ignore l'origine du mot et me demande s'il y a un rapport entre « cotret » et « Villers-Cotterêts », commune de l'Aisne, qui se situe à 78 kms de Paris. 
Lise en veut à Clindor, lequel préfère Isabelle, dont Lise est la servante, cependant que Clindor n'est jamais que le valet de Matamore.
Ah ah, fit-il en entendant sur France Inter, ce vendredi 13 décembre 2024, que l'illustre Jean-Christophe Lagarde (étrange, voire pas très net, voire assez trouble politique français) a été mis en examen dans une bizarre affaire de fausses accusations.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 décembre 2024. 

12 décembre 2024

EMMANUEL FRANÇOIS PIERRE ROLAND ET LES AUTRES

EMMANUEL FRANÇOIS PIERRE ROLAND ET LES AUTRES

 

Aujourd'hui, en attendant que l'Elysée consente à nous le faire savoir, quel sera l'éphémère premier ministre du gouvernement provisoire à la France, les noms de Roland Lescure, François Bayrou, Bernard Cazeneuve ont circulé.

 

Aujourd'hui, nous sommes le 12 décembre 2024 et les nouvelles ne sont guère bonnes.
En attendant que le président Macron nomme un politique plus ou moins quelconque au poste de tête à claques en chef du gouvernement, en
Attendant, j'écris des sottises car j'aime à sottiser. En attendant donc
Que le temps passe, je feuillette des bouquins car j'aime à feuilleter (au fromage).

 

L'Elysée va-t-il demain nous faire savoir qui c'est-y qui va permettre à la France de reprendre la route, parce que c'est pas tout ça, mais il y a un budget à faire adopter quand même et donc on attend qu'il
Consente, l'Elysée, à se manier le républicain et
A nous le révéler, ce nom, à 
Nous le dire, ce nom, à nous
Le publier, ce nom, à nous le
Faire savoir, ce nom, car le
Savoir, c'est bien beau et si on ne sait pas, eh bien, c'est dommage car vaut mieux savoir que pas savoir, qu'on n'en est pas moins cocu mais au moins, on le sait.

 

Quel bazar tout de même que la politique française version 2024. On
Sera bien avancé, tiens, si le président Macron ne veut plus être président, qu'on va se retrouver avec les loups de l’extrême-gauche face aux loups de l’extrême-droite. Bon, il relèvera de
L'éphémère, le successeur à Michel Barnier et nouveau 
Premier ministre choisi par Macron, mais au moins il sera démocrate, ce
Ministre, pas suspect de bienveillance envers l'islamisme politique ni le poutinisme corrupteur.
Du pur républicain, du serviteur de l'Etat, le menton haut et droit dans ses bottes, on espère, l'imminent premier ministre du
Gouvernement à la France nous autres qu'on sait bien qu'il sera
Provisoire, aussi provisoire qu'un paquet de frites dans la main d'un affamé, l'attendu nouvel aréopage des zozos ministériels
A la France des gens, à 
La France des petits commerces et des grands intérêts, à la
France qui vous dit bien des choses. 

 

Les noms circulent. Journalistes, chroniqueurs, éditorialistes, réseaux sociaux sont faits pour ça. Les
Noms des hypothétiques, des il se pourrait que, des et pourquoi pas. Les noms 
De Roland Lescure, que
Roland Lescure, moi, je sais même pas qui c'est (et qu'en plus je m'en fous), que quand j'ai vu 
Lescure apparaître dans un tweet, je me suis dit « ah tiens, Pierre Lescure, quelle drôle d'idée ». Fut évoqué aussi le
François, vous savez, celui dont on se demande parfois à quoi il sert, le
Bayrou quoi, que moi, je me dis, Bayrou, pourquoi pas ? il n'est pas plus sot que les autres tout en n'étant pas plus intelligent, mais il fut fidèle, Bayrou. En tout cas, si c'est lui qui, il doit être fier, Bayrou, ah oui. 
Bernard Cazeneuve aussi qu'on en a causé. 
Cazeneuve, c'est un socialiste et donc, le président Macron, je ne sais pas trop si ça l'enchante tant que ça qu'après j'en sais rien, donc hein, ils 
Ont apparemment tous leur chance, hein, ces noms qui ont
Circulé aujourd'hui, 12 décembre 2024, en attendant le retour de la boîte à coucous et les gueulances à Mélenchon.

 

Note : Les technocrates imbéciles qui rêvent d'une société par paiement numérique,  marginalisant au maximum les espèces, se rendent-ils compte qu'en cas de cyber-attaque massive, tout commerce deviendrait quasi impossible ? #LesElitesSontConnes.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 décembre 2024.

12 décembre 2024

EN ATTENDANT BOZO

EN ATTENDANT BOZO

 

« […] l’existentialiste ne prendra jamais l'homme comme fin, car il est toujours à faire. »
(Sartre, « L’existentialiste est un humanisme »)

 

L’existentialiste c'est quoi encore cet oiseau-là ? Il
Ne faut pas se mêler des affaires du monde, qu'on y perd sa raison : voilà ce que je me dis le jeudi, car le jeudi je me dis que demain c'est vendredi. La pluie
Prendra le chemin des écoliers et les élèves seront trempés.

 

Jamais je ne croirai en la fable du plus les gens sont éduqués, plus ils sont bienveillants et démocrates. Cette sottise pédagogiste prend
L'homme pour un sac qu'on remplit de bonnes intentions.
Comme il agit, le bipède perspicace agit généralement pour son intérêt, et son intérêt, fût-il agrégé des universités, n'est pas toujours le bien commun. A la 
Fin du film « Vertigo », de Hitchcock, il y a une chute mortelle mais à la fin de « La Mort aux trousses », la chute mortelle est évitée.

 

Car le président Macron, ce soir du jeudi 12 décembre 2024, n'a pas officialisé son choix, nous ne savons pas qui sera le premier ministre éphémère du nouveau gouvernement.
Il est qu'en ce moment la France politiquement bricole. Va-t-on y laisser des plumes et des sous ? Sans doute.

 

Est-il vrai que le ciel est parfois traversé d'OVNI et que même les Etats-Unis ne savent pas ce que c'est ? J'ai du mal à le croire que je croirais plutôt au passage d'aéronefs très humains, hyper-sophistiqués, hyper-véloces, hyper-efficaces.

 

Toujours l'humain combattra-t-il l'humain ? J'en ai assez l'impression.
A tout prendre, autant citer du Edika qui figure dans « Y a pas d'lézard » une pancarte qu'on y lit : « Hippopotames musants (défense de leur jeter des violoncelles) » car quand on ne sait pas trop quoi 
Faire avec ses pensées, on peut aussi se faire des pâtes au jambon (si on a des pâtes et du jambon, sinon, évidemment...).

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 décembre 2024.

12 décembre 2024

DE MOI PARFOIS JE SAIS PAS TROP QUOI FAIRE

DE MOI PARFOIS JE SAIS PAS TROP QUOI FAIRE

 

« La révolution est une action de l'Inconnu. »
(Victor Hugo, « Quatrevingt-treize »)

 

La neige y en a rarement pour les fêtes de fin d'année. C'est comme la
Révolution, elle est surtout technologique. La Révolution politique, le grand Soir, le renversement de la pyramide sociale, comme y en a des enseignants qui disaient, il y a encore quelques années, que maintenant plus grand monde le dit, que c'était ça qu'il fallait faire (à cheval), cette révolution gauchiste là
Est noyée dans les complications du monde complexe. D'ailleurs, en général, quand je joue aux échecs avec l'ordinateur, je perds. 

 

Une fois, j'ai fait le Carnaval de Dunkerque. Pas deux. J'ai eu mal à la tête. Une bonne
Action, en hiver, quand il fait froid qu'il faut sortir, c'est moins facile. J'aime bien le poisson fumé, plus le maquereau que le hareng, c'est moins gras.

 

De moi, parfois, je sais pas quoi faire mais quand mes cheveux poussent trop vite, je vais chez le coiffeur.
De moi, parfois, je sais pas trop quoi faire, ça rappelle le titre « I just don't know what to do with myself », interprété par les White Stripes sur l'album « Elephant » (2003), que je vous en cite un bout car jaimaciter :
« Movies only make me sad
Parties make me feel as bad
Cause I'm not with you
I just don't know what to do »
« I just don't know what to do with myself », c'est en fait une chanson bonne et simple, de Burt Bacharach et Hal David, enregistrée par Dusty Springfield en 1964,  Dionne Warwick en 1966, Marcia Hines en 1976. Quant à 
L'inconnu, c'est l'autre, et l'autre, je m'en méfie. C'est pour ça que c'est bizarre, voire carrément paranormal, défois.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 décembre 2024.

12 décembre 2024

IL FAUT LE DIRE MAIS ON S'EN FOUT

IL FAUT LE DIRE MAIS ON S'EN FOUT

 

1.
« Par deux points fascistes, passe une extrême droite et une seule.
Source : Considérations sur les applications du postulat d'Euclide à l'avenir politique du Tiers-Monde. »
(Jean Yanne, in « On n'arrête pas la connerie »)

 

2.
« Quand les prêtres manquent et que les bistrots ferment, les martyrs surabondent et les assoiffés se multiplient, et l'équilibre de la grâce se trouve ainsi rétabli de même que l'avenir du trafic d'alcool s'annonce radieux. »
(d'après Bernanos) 

 

3.
« Miss Marple, après s'être égosillée toute l'après-midi comme chanteuse d'occasion des Potatoubacs, le groupe de hard rock local, déclara que, se sentant un peu fatiguée, elle ne prendrait pas part à la visite prévue d'une église du XIVème siècle. »
(d'après Agatha Christie)

 

4.
« L'aigle, parce que si je prends un moineau, ça ferait moins poétique des hauteurs, l'aigle donc voit – l'aigle est voyant ! - de plus en plus s'effacer les pistes de la mémoire gelée.
Cela fait la belle jambe du cheval en bois. »
(d'après René Char)

 

5.
« Ce qui doit passer passe, ce qui doit souffler souffle, ce qui doit mouiller mouille ; aussi, citoyen, âme des républiques, n'oublie pas ton parapluie. »
(d'après Victor Hugo)

 

6.
« Davantage, je trouve en moi des facultés de penser et quelques manières toutes particulières de loucher sur les choses, facultés et manières distinctes de moi, aussi distinctes de moi que le manche manquant du couteau et l'absence de sa lame. »
(d'après Descartes)

 

7.
« Nous ne nous tenons jamais au temps présent, et n'avons de cesse de rattraper nos yeux dans le passé et aussi dans le futur. Et quand il fait du vent, c'est pire. »
(d'après Blaise Pascal)

 

8.
« Ne comptes-tu pas parmi les bonnes choses la sagesse, la santé, les richesses, la tarte aux pommes, les Beatles, les pièces de Molière et le minois de ta copine, et parmi les mauvaises celles qui sont le contraire ? »
(d'après Platon)

 

9.
« Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage se paluchent ferme et fort, vu que des albatros, ils en ont rien à carrer. »
(d'après Baudelaire mais là, j'avoue, j’exagère)  

 

10.
« Le domaine du théâtre, là où je hurle le nom du loup et le nom de Dieu, n'est pas psychologique mais plastique et physique, il faut le dire. Je le dis. Et si vous ne m'entendez pas, c'est que vous vous êtes mangé les oreilles. »
(d'après Antonin Artaud)

 

11.
Alors Zarathoustra, considérant les passions tristes et les maladies des cœurs faibles, rota, rit et ouvrit une pharmacie.

 

12.
« Lors Pantagruel argua que l'ame souvent prevoit les choses futures. Ja n'est besoing plus au long vous le prouver que, considerant la chair et l'os, vous savez meme les yeux clos qu'un jour seul reste l'os et aussi seul qu'un chien le chipe. »
(d'après Rabelais)

 

13.
« Elles étaient longues et frémissantes, avec de grands ongles en amande, et des tics nerveux quand elles se trouvaient à proximité d'une liasse de billets. Elle avait tort de les défigurer par des bagues bon marché et des taches de mauvais tabac. »
(d'après Dorothy Parker)

 

14.
« Je finis par m'endormir d'un sommeil sans repos (j'en profitai pour discuter métaphysique avec mes spectres sceptiques), attendant que l'aube m'apportât, sinon café noir et tartines de beurre, du moins la nouvelle  définitive de ma mort. »
(d'après Ray Bradbury)

 

15.
Ayant jeté toutes ses forces dans la bataille, c'est sans bras, sans jambes, sans tête qu'il rentra chez lui. On ne le reconnut pas. On bouffa le cheval.

 

16.
Ils appelèrent pour savoir si j'étais encore de ce monde.
Je ne répondis pas.
Cela les rassura.

 

17.
12.12.2024. Ah oui, la constitution du gouvernement. Eh bien, franchement non, Bozo le clown, comme premier ministre, je n'y crois pas.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 décembre 2024.

 

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