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BREFS ET AUTRES

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2 novembre 2024

ELFE VA L'DIRE A SA MERE

ELFE VA L'DIRE A SA MERE

 

« Couronnés de thym et de marjolaine,
Les Elfes joyeux dansent sur la plaine. »
(Leconte de Lisle, « Les Elfes »)

 

Couronnés, c'est le propre des rois et des vainqueurs ; ça n'empêche pas d'avoir mal au cœur.
De thym, dis, qu'ils sont couronnés, que le thym, c'est une plante aromatique, utilisée en pharmacologie aussi parce qu'il y a des principes actifs intéressants, dit-on, dans le thym. Le
Thym ça ne tintinnabule pas, sinon, on pourrait dire : tiens, le thym tintinnabule, mais comme le thym ne tintinnabule pas, on ne peut pas dire : tiens, le thym tintinnabule donc on ne le dit pas.

 

Et il y a aussi de la marjolaine dans l'histoire, que
De la marjolaine, d'en avoir, c'est utile parce qu'il paraît qu'on l'appelle « origan des jardins », pour « aromatiser de nombreuses préparations culinaires », que c'est wikipédia qui le wikipédie ça, et ça, je ne le savions point parce que je suis insoucieux de tous les équipages ; aussi que
Marjolaine, c'est aussi un prénom mais plus tellement, et c'est aussi le titre d'une jolie chanson de Francis Lemarque qui dit :
« Marjolaine, toi si jolie
Marjolaine, le printemps fleurit
Marjolaine, j'étais soldat
Mais aujourd'hui 
Je reviens près de toi. » 

 

Les ceusses qui dans les vers à Leconte de Lisle sont « couronnés de thym et de marjolaine », ce sont les
Elfes, qui sont des créatures mythologiques nordiques et qui ont des oreilles pointues. Les Elfes, ici, sont
Joyeux, et ça, c'est bien, parce qu'il vaut mieux être joyeux que d'avoir mal aux yeux, aux dents, aux genoux, ah oui c'est mieux ! Et comme, ils sont joyeux, ils
Dansent, les Elfes que je sais pas comment ça danse, les Elfes, que ça sautillerait-y sur place en tirlouïtant du tralala scandinave, chaipas.

 

Sur les Elfes, je ne sais rien. C'est normal, parce que, voyez, je m'en fiche un peu beaucoup, des Elfes. C'est que
La féerie elfique, elle est en passe d'en prendre un sacré coup sur le réel, que dans la
Plaine, c'est pas tellement des Elfes joyeux qu'on voit venir, mais des hordes, casquées, bottées, menaçantes. Y en a même qui se disent « français » et « patriotes » et qui œuvrent à ce qu'ils poussent toujours plus à l'Ouest et vers nos pommes, les autres poutinesques eurasiates là. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 novembre 2024.   

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2 novembre 2024

EN TIRANT LA LANGUE 

EN TIRANT LA LANGUE 

 

1.
« Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant, il tirait la langue,.. »
(Rimbaud, « Les Poètes de sept ans »)

 

Dans l'espace on dit qu'ça grouille beaucoup de satellites et aussi il y a
L'ombre, la grande ombre qui s'étend à l'infini, la grande cape du dieu qui n’existe pas.
Des fois, quand j'y songe, je ne me dis rien parce que je m'en fiche de l'espace. Comme du sort des politiques, d'ailleurs. Dans les
Couloirs, on ne croise pas encore d’extra-terrestre ; on croise des humains ordinaires parce qu'il se trouve que les couloirs sont faits pour que les humains ordinaires y circulent. Certains parlent français.
Aux humains ordinaires, je pense souvent mais avec méfiance parce que je me méfie beaucoup des humains. Le mot
Tentures, je ne sais pas trop si on l'emploie encore beaucoup, et puis en plus si elles sont 
Moisies, les tentures, c'est pas encourageant à y penser.

 

En général, quand on allume la radio, ces temps-ci, c'est pour entendre du catastrophique. Du coup, à la télé, ils passent de plus en plus d'idioties, feuilletons débiles, talk-shows baveurs, films crétins, chansons stupides. Vous me direz, on n'est jamais qu'en
Passant, et donc, autant ne plus la regarder la boîte à déconnes, qu'on y voit des gens dedans, qu'on dirait de moins en moins des gens, des avatars plutôt, des allumés du gaz, des pantins manipulés par des politiques eux-mêmes manipulés par la publicité.

 

Il se peut que je ne la regarde plus du tout, la télé, même que j'en ai pas moi de télé, que je ne la contemple jamais, la télé, que lorsque je suis chez Zut, que j'ai tout autre chose à faire que de me laisser saper le moral par des experts qui nous prédisent qu'on va crever cramé du réchauffement climatique, explosé d'une troisième épouvante mondiale, à moins qu'ce soye décimé d'un virus d'Asie d'Afrique d'Ailleurs, ou du pourrissement à la France par les narcotrafics et autres saloperies mafieuses, pis écrasé du poids de la dette à Macron.  Et comme en songeant cela, il
Tirait la langue, je songeai que 
La langue, comme on en avait une, hein, de
Langue, on en profitait largement pour en débiter, dis, des conneries.   

 

2.
« Les fenêtres se fermaient les unes après les autres, mais on devinait des ombres curieuses derrière des rideaux. »
(Simenon, « Le Chien jaune »)

 

Le réel est dans l'observation, dans l’œil. Comme le doigt quand on s'goure.

 

3.
« Il est enfermé là-bas parce qu'il est français ».
(Entendu sur France Inter ce 1er novembre 2024).

 

Misère de la mondialisation. Restons chez nous.

 

4.
La bêtise est ce qui reste lorsque la culture a échoué. J'en sais quelque chose. Même ma crêpière en sait plus que moi.

 

5.
1er novembre 2024. J'entends dire sur France Inter que le réchauffement climatique est si réel que la Bretagne serait en passe de devenir une région viticole.

 

6.
1er novembre 2024. En France, on donne assez facilement Kamala Harris gagnante des présidentielles américaines et la question devient : Trump et surtout ses électeurs vont-ils admettre leur défaite ou vont-ils de nouveau s'en prendre violemment aux institutions démocratiques ? 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 novembre 2024.

2 novembre 2024

MIREILLE HORTENSE ET LE FANTÔME

MIREILLE HORTENSE ET LE FANTÔME

 

« C'est Mireille et Hortense toutes convulsées, qu'étaient pas très braves les mignonnes, et qui étaient parties bras dessus bras dessous faire pipi ensemble. Quand un fantôme leur avait fait : Ouah ! Elles étaient certaines.... »
(Céline, « Londres »)

 

C'est quand il pleut qu'il faut prendre un parapluie, sinon, ça vaut la peine mais s'il pleut et que vous êtes avec 
Mireille, un parapluie c'est bien, comme ça Mireille elle est pas mouillée sur la tête...
Et si Mireille, c'est
Hortense, alors, ça, ça vous regarde ; mais si Mireille et Hortense elles sont
Toutes troublées avec des yeux qu'on ne sait pas ce qu'elles ont vu, toutes troublées
Convulsées, alors c'est qu'il y a du dramatique dans l'air... Mireille et Hortense
Qu'étaient « pas très braves », qu'il dit le narrateur célinien. « Pas très braves », c'est possible. Cela les empêchait-il de manger du lapin ? Parce que, n'est-ce
Pas, le lapin, c'est bon, avec des pruneaux, et des frites ; ah ça c'est même
Très bon, dans mon souvenir, du lapin aux pruneaux, avec des frites, et un verre de rouge dis que je n'en mangerai sans doute plus jamais, ça, de lapin aux pruneaux, avec des frites, tandis que, voyez, les
Braves gens, défois ils mangent du lapin aux pruneaux avec des frites, et même les gens moins braves, voire les parfaits salauds, ils en mangent itou, du lapin aux pruneaux avec des frites. Par contre, voyez, moi, je ne mange pas de cheval.

 

Les filles, défois elles sont
Mignonnes, mais même si elles ne sont pas mignonnes, ce sont des filles
Et au nid soit qui mal y pense, - ah le vilain oiseau ! 
Qui a des yeux reluque, c'est la règle des yeux. Elles
Etaient donc parties ensemble Mireille et Hortense, nous dit le narrateur célinien,
Bras – et il est important que les personnages de fiction aient des bras – bras 
Dessus donc, et dessus l'étang y-a-t-un orage ! 
Bras – et mieux vaut que les personnages de fiction gardent le plus longtemps possible l'usage de leurs bras, surtout s'il pleut, à cause du parapluie - bras
Dessous alors, et dessous l'étang, quoi qu'il y a hein quoi qu'il y a ?

 

Faire pipi qu'elles étaient parties, Mireille et Hortense car c'est souvent que les filles, c'est à deux qu'elles partent faire
Pipi ; ensemble donc Mireille et Hortense qu'elles étaient parties, et je me dis que si en novembre 2024 qui vient, Donald Trump est élu président des Etats-Unis, ce ne sera pas bon signe et quoi donc alors qui aurait foiré dans nos belles démocraties libérales si productives, si innovantes, si ouvertes et multiculturelles et pleines de vivre
Ensemble comme ils disent les sots de France Inter (je ne les écoute plus).

 

Quand il pleut, il faut se munir d'un parapluie.  Et si jamais 
Un fantôme vous apparaît, c'est que vous hallucinez. Mais si le
Fantôme vous fait : Ouah ! Comme il 
Leur avait fait Ouah !, à Mireille et Hortense que le narrateur célinien nous dit  qu'il leur
Avait fait Ouah !, même qu'elles étaient parties faire pipi ensemble quand un fantôme leur avait
Fait Ouah !, voyez, si elles avaient eu un parapluie, au blagueur spectral qui fait
Ouah ! aux jeunes filles, avec un parapluie,
Elles auraient pu lui en flanquer un coup sur la hantise, qu'elles
Étaient bien sereines alors,
Certaines de pouvoir faire pipi tranquilles... 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er novembre 2024.

1 novembre 2024

AUX PARASITES DES GRANDES ECOLES

AUX PARASITES DES GRANDES ECOLES

 

« que la lutte des classes mène nécessairement à la dictature du prolétariat ; »
(Marx cité par Raymond Aron in « Plaidoyer pour l'Europe décadente », Robert Laffont, 1977, p.122)

 

Que de copies pissées, que de livres pondus sur la politique qu'en fait moi je m'en fiche, de
La politique et des bouilles de vos soucieux économistes - qu'ils soient atterrés ou sorbonnisés, expertiseurs de gourances, spécialistes de la mistoufle, je les moque, itou me fiche de la
Lutte des classes, de la « démocratie, tyrannie de l'incompétence », du retour du religieux, de toutes vos simagrées parlementeuses, du qui c'est-y qui va payer, comme si on ne savait pas quels sont les appétits qui vous mènent, ô parasites des grandes écoles.
De vous, je ne veux plus entendre parler. Aux 
Classes, que l'on enseigne Molière et Nougaro plutôt que d’expliquer vos turpitudes. Je ne vous écoute plus puisque j'écoute Brel, Mingus, les Stones et Madonna. A quoi ça nous 
Mène hein toute cette politique, de droite, de gauche, de vos fesses qu'ça nous mène
Nécessairement à la déconnade et au hein bin oui, effectivement, c'est pas dix-huit mille bouquins de sciences humaines qui auraient pu arrêter les panzers russes.
A ma porte, je dis « reste fermée au politique » ; à mes oreilles, je dis : « n'écoutez pas ces perlimpinpins», et au président Macron, je ne dis rien parce que ce ne serait pas poli.
La dictature, dites-vous... Eh bien oui, on y va, tôt ou tard qu'on sera dedans, le contrôle de tous par tous, le « meilleur des mondes », la « barbarie à visage humain » comme disait je ne sais plus qui je ne veux même pas le savoir. La
Dictature... Evidente qu'elle est, évidente comme un estomac de président-directeur-général, évidente comme la surpopulation, évidente comme la mort en Ukraine, évidente comme la mort à Gaza... « Dictature 
Du prolétariat », dites-vous, mais oui mais oui... Allez, on va sagement pondre ses 300 pages de philosophie politique et puis aller débiter ses petites sornettes sur France Inter pis France Culture, c'est tout ce qu'on vous demande, vu que le prolétariat, voyez-vous, a besoin que vous pondiez pour qu'il puisse charbonner, le
Prolétariat, en attendant qu'on le remplace par des robots à intelligence artificielle.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er novembre 2024.

1 novembre 2024

 AU PASSAGE DES MECANIQUES

 AU PASSAGE DES MECANIQUES

 

« Quand je vois les motos sauvages
Qui traversent nos villages
Venues de Californie
De Flandres ou bien de Paris »
(Etienne Roda-Gil, « La Cavalerie », chanté par Julien Clerc)

 

Quand il pleut, je ne prends jamais de parapluie, mais je devrais, mais jamais je ne prends de parapluie quand il pleut.
Je regarde parfois la pluie qui tombe – les flocs qu'elle fait en tombant dans les petites flaques qu'elle fait – Je 
Vois la pluie tomber et je constate que j'ai des yeux ; c'est pour ça que la pluie ne me regarde pas.
Les gouttes qui tombent, elles n'ont pas de jambes non plus tandis que les
Motos sont de jolies machines qu'enfourchent des humains. Sont-elles
Sauvages, les motos ? je ne sais pas. Mais les motos, ça a parfois des accidents qu'il pleut qu'ça abîme tellement les humains qui enfourchent les motos que parfois ils en sont morts.

 

Qui voit une moto n'a pas besoin de se signer : une moto n'est pas un engin diabolique. Elles 
Traversent, les motos, paysages et aussi
Nos villages qu'on dit « nos » villages comme s'ils étaient à nous, ces villages ; et ça c'est qu'on les reconnaît à cause du clocher, du cimetière, de la mairie et des gens qui y vivent qu'on croise et qui ont des têtes à être de chez nous, que je me dis défois que si ça se trouve, parmi tous ces 
Villages français, y en aurait un, ce serait en fait une colonie d’extra-terrestres qui se cachent derrière les apparences d'un village français, que moi, de toute façon, je me méfie de tout le monde. De où
Venues, toutes ces motos ? Je ne sais pas moi, peut-être 
De Californie que ça faisait rêver, la
Californie, il y a longtemps, avant que le monde ne se prenne une belle rasade de déconnade. Pourraient venir aussi, toutes ces démarrades mécaniques,
De Flandres que ça, je connais, les
Flandres, que j'y vis et vote et vivote, mais quand je dis que je connais en fait  comme tout le monde, j'y connais que couic aux Flandres et bien malin qui peut dire quel est le nom de la féroce dans la tête des gens, Flamands ou pas, que défois ça finit en fait divers effrayant.

 

Ou alors elles viennent, dis, les motos, de pays qu'on n'imagine même pas, que ce sont même pas des pays mais des pays de dedans la tête des gens à moto, des contrées incongrues, des imaginaires à drapeau à tête de mort, des pays surveillés par la police, avec des loups dedans et des illicites, ou
Bien, elles viennent 
De Paris, oùsque je ne vais jamais, à
Paris, car je ne vais jamais à Paris, non, à Paris, je ne vais jamais.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er novembre 2024.

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29 octobre 2024

FAÇON GOUFFRE

FAÇON GOUFFRE

 

1.
Défois me vient le soupçon d'une manœuvre électorale du président Macron genre : « Ah la la, je ne suis guère populaire et j'ai creusé le déficit à la France façon gouffre. Comment j'vas-t-y faire ? Euh, bon le mieux, c'est de dissoudre, laisser passer les JO, envoyer balader LFI et RN, prendre un premier ministre de droite, un bien sérieux et posé, voire un poil réactionnaire, un qui va redresser les comptes, comme ça, si les gens râlent, c'est pas moi, c'est l'autre. En attendant, je vais faire comme d'habitude, soutenir l'Ukraine, histoire de prouver aux clients que l'armement français, c'est pas de la camelote, débiter des phrases et donner des leçons de morale à tout le monde (ça agace mais ça ne coûte rien), et voilà ! ah la la, qu'est-ce que je suis intelligent, je me dégoûte moi-même tellement que je suis intelligent. »

 

2.
28 octobre 2024. Budget et autres soucis de financement. Je dis ça, je ne dis rien mais il semble que les députés macronistes y croient tellement plus, qu'ils ne se donneraient même plus la peine de venir à l'Assemblée. Pour quoi faire ? Tout est écrit d'avance...

 

3.
28 octobre 2024. Le monde multipolaire que certains prédisent, et même nous vantent, est une chimère, ou en tout cas, n'est pas pour demain. Le monde sera tout aussi bipolaire qu'au vingtième siècle : un bloc ouest dominé par les Etats-Unis et l'Europe face à un bloc est dominé par l’axe Moscou-Pékin-Pyongyang-Téhéran. On continuera comme avant à courtiser les pays du Golfe et l'Afrique sera toujours l'objet de conflits sanglants pour le contrôle des matières premières. Dans ce jeu de dupes, l'Ukraine est un enjeu important, une préfiguration de ce qui pourrait arriver à d'autres pays si nous laissons Poutine développer son jeu.

 

4.
28 octobre 2024. Midi 30 . 1 euro = 105 roubles ; 1 dollar = 97 roubles. Indices boursiers russes toujours en baisse. La fin de l'hégémonie du dollar n'est pas pour demain. 

 

5.
Le politique est un être à vue courte. Ça lui sert à se faire réélire. Dès qu'il tente de voir plus loin, il tombe facilement dans le hasardeux, la gourance à visions, voire la trahison. Certains, mais ils sont très rares, ont la vue longue et rentrent parfois dans l'Histoire.

 

6.
L’expression « réarmement démographique » est hideuse, mais elle dit bien ce qu'elle veut dire. Faire des mômes en ces temps troublés, ça peut signifier aussi assurer le patrimoine des marchands de canons pour plusieurs générations.
Je m'attends d'ailleurs à ce qu'un décérébré de la droite la plus bigotement rance nous sorte l’expression de « réarmement spirituel », et ce sera un indice de plus du retour de l'idéologie du « sabre et du goupillon ».    

 

7.
On dit souvent que la technocratie française a longtemps œuvré pour une désindustrialisation dont nous savons maintenant qu'elle est un de nos principaux problèmes. Je me souviens pourtant que, dès la fin des années 90, certains commentateurs disaient clairement que sur 5 emplois perdus dans l'industrie, on ne pouvait espérer mieux qu'une compensation de 3 emplois dans le secteur tertiaire.  

 

8.
28 octobre 2024. La France est actuellement administrée par un gouvernement de technocrates qui s'apprête à faire passer à peu près tout ce qu'il veut en usant du 49.3. Quant aux politiques, ils assurent le spectacle. De la démocratie formelle tout ça...

 

9.
L'Europe fédérale ? J'y crois pas... Pour en arriver au bazar américain, pas la peine...Et encore, les Ricains, trumpistes ou démocrates, ils se causent dans la même langue... 
L'Europe économique, technologique à grands projets, d'un libéralisme tempéré par une bonne dose de démocratie sociale, l'Europe culturelle, l'UE, là, d'accord. 
Pour ce qui est de l'Europe de la Défense, à mon avis, c'est pas demain la veille, à moins que Trump nous y oblige, sinon, l'OTAN, c'est tout de même le mieux. 

 

10.
Ceux qui pensent que l'on peut être de plus en plus nombreux sur la planète sans être de moins en moins riches, à mon avis, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu'au tréfonds.

 

11.
Ceux qui pensent que l'on peut être de plus en plus nombreux sur la planète sans risquer des conflits partout, voire une troisième massacrante mondialisée, à mon avis, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu'à l'allelouia.

 

12.
29 octobre 2024. 
- Bon, il fait quoi Macron ?
- Il vend des trucs très chers au Maroc...
- Ah, c'est bien, et à part ça ?
- Euh... Il vend des trucs très chers au Maroc.

 

13.
Hypocrisie est l'autre nom de la politique.

 

14.
La realpolitik, le « ça se finira de toute façon par des négociations », le « il faut faire attention à... », la diplomatie, c'est bien gentil mais ne pas oublier que : lorsque l'on veut négocier avec le Diable, mieux vaut avoir une longue louche ; lorsque l'on veut négocier avec Poutine, mieux vaut avoir un bon bazooka.

 

15.
C'est bien gentil, la légalisation du cannabis, mais, concrètement, ça donne quoi ? Questions :
On vend où, quoi, à qui ?
Où ? Dans des bureaux de tabac ? Des bars spécialisés ? Des pharmacies ? Des magasins agréés ?
Quoi ? C'est-à-dire : qui produit et fournit ? L’État ? L'étranger ? Et à quel prix ? Et à quelle teneur de principe actif, et en quelle quantité ?
A qui ? A tout le monde ? Les mineurs compris ? 
Ou alors, on dépénalise, mais alors là, c'est que l'on reconnaît la légitimité des points de deal ? Et donc, on fait quoi ? On les fait s'inscrire au registre du commerce et payer des impôts ?

 

16.
29 octobre 2024. Entendu sur France Inter que manger du thon en boîte, c'est pas bon qu'il y a du mercure dedans... Donc, ma pomme, qui, debout dans la cuisine, m'avale facilement une boîte de thon en buvant une bière entre deux bouffées de clope, pensez-vous que j'sois suicidaire ?

 

17.
Le meilleur diplomate du monde n'est rien sans l'appui d'une division blindée. C'est pour avoir méprisé cette évidence que la France s'est désarmée.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 29 octobre 2024.

28 octobre 2024

QU'EST-CE QUE LES IA VONT BIEN POUVOIR FAIRE DE NOUS ?

QU'EST-CE QUE LES IA VONT BIEN POUVOIR FAIRE DE NOUS ?

 

1.
Octobre 2024 en France. A l'Assemblée nationale, les députés s'affrontent sur des amendements absurdes en attendant que, constitutionnellement, le 49.3 décide pour eux. 

 

2.
Depuis que Léo Ferré est mort, je ne l'écoute plus sans songer que je ne l'écoutais pas plus avant. 

 

3.
« Ah flûte, je boite, j'ai dû avaler un clou de travers... », dit le fakir dans une langue ancienne que nul ne comprenait.

 

4.
« Quand tu crois pouvoir cesser d'être aux aguets, alors, mon frère, c'est là qu'il faut te remettre à ouvrir l’œil. »
(Patricia Cornwell traduit par Gilles Berton, « Une peine d’exception » [Ronnie Joe Waddell])

 

On ne sort pas sans son ouvre-l'oeil. Et il vaut mieux en avoir un de rechange. Défois qu'on l'oublierait sur une table de bistro, après l'avoir prêté à un autre, un autre sans ouvre-l'oeil, un autre quoi...

 

5.
Quand on a des mains gantées le long du corps, même si quelqu'un joue une gigue avec un souffle-la-gigue, vos gants resteront adaptés à vos mains le long du corps. Si jamais ils glissent de vos mains gantées le long du corps, c'est qu'ils sont vraiment trop grands.

 

6.
Que la pendule égrène ses tic-tac, rien de plus normal. C'est quand elle sort une hache, que ça devient bizarre.

 

7.
Quand on ne sait pas ce qu'il pense, ne cherchez pas à savoir. Surtout si c'est un politique. Si son cerveau se réveille, il va d'abord grogner, montrer les dents et puis, fatalement, il vous sautera à la gorge.

 

8.
Je ne me fais pas d'illusions. La réélection de Trump annoncerait une victoire de Poutine dans sa sale guerre en Ukraine et une victoire du RN aux présidentielles françaises de 2027. Le modèle de la démocratie libérale survivrait-il à cet avènement d'autoritarismes de marché pas très éloignés, en fin de compte, du centralisme chinois et de la kleptocratie russe ? 

 

9.
Il est très mal élevé de cracher des grenouilles dans sa soupe.

 

10.
On ne dit pas d'une courgette qu'elle est une sorcière. Si jamais elle vous entend et qu'elle le le croit, vous allez avoir des soucis de potager.

 

11.
Si les gros flocons qui tourbillonnent dans la lumière se mettent à parler une langue que vous ne connaissez pas, il se pourrait que ce ne soit pas de gros flocons qui tourbillonnent dans la lumière. 

 

12.
D'une manière générale, on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs. Si on n'a pas d’œufs, on fait des nouilles. Mais on n'appelle pas cela une omelette. En politique, c'est pareil : on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs, lesquels sont appelés contribuables. Quant aux nouilles, ce sont les électeurs. Et, bien sûr, on n'appelle pas cela « croissance ».

 

13.
En 2017, je pense que Macron s'est assez imaginé en futur père fondateur d'une Europe fédérale façon Etats-Unis d'Europe (ou ce genre).
En 2024, le président Macron, il préside bien encore un peu, mais c'est juste pour dire. Si Trump est élu Donald The First of the USA, se pourrait qu'il se dise que ça sent le roussi pour la démocratie, l'Ukraine, l'OTAN et l'UE et qu'il se contente alors de négocier les habituels arrangements internationaux entre coquins et autres salopiots afin d'éviter le pire à la France, et ce sera déjà beaucoup, et méritoire. 

 

14.
Je me demande : « Qu'est-ce que les IA vont bien pouvoir faire de nous ? ». « Ne vous inquiétez pas, tout est prévu », me répondit télépathiquement la machine à café.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 28 octobre 2024.

28 octobre 2024

PRESSION ET AUTRES CONSTERNATIONS

PRESSION ET AUTRES CONSTERNATIONS

 

« La pression rompt le haut de l’œsophage, comprime les artères carotides et entraîne l’hypoxie, c'est-à-dire une pénurie d’oxygène dans le sang. »  
(Patricia Cornwell, « Une peine d’exception » [la narratrice])]

 

La dernière fois que j'ai bu un demi à la
Pression, j'avais mes mains. C'est pour ça que j'ai pu boire mon verre. Qui
Rompt avec sa copine, si, à midi, il mange un steak frites, c'est qu'il a faim.

 

 

Le haut est à l'opposé du bas dans des conditions que j'aurais bien du mal à préciser, bien que je sache où est le
Haut et où est mon chapeau (celui que je n'ai pas, ne portant pas de chapeau).

 

 

De la marine à voile, je n'ai généralement rien à dire du tout mais j'aime bien le poisson. 
 

 

L’œsophage est un organe du tube digestif. Le mot œsophage vient du grec mais il ne l'a pas fait exprès. La pression
Comprime aussi, de même que le tort tue et qu'il n'est pas recommandé de mettre ses politiques dans son nez (c'est sale).

 

 

Les gens ont une tête. Cela sert à les reconnaître. Dans ces têtes, tous ont un cerveau, mais il ne fonctionne pas toujours correctement. Chez certains députés, ce cerveau s'appelle pompe à fric. Cette pompe est souvent couplée avec un débiteur de bobards à haute intensité. Les
Artères coronaires irriguent le muscle cardiaque et n'en sont pas plus fières pour autant. Quant aux
Carotides, elles aussi nous rappellent que nous sommes faits de chair 
Et de sang. Il y a aussi les os, mais ça ne se mange pas. Qui
Entraîne une équipe de football n'a les pieds palmés que s'il fait de la plongée (ou qu'il joue dans une comédie stupide).

 

 

L’hypoxie est une « diminution de la concentration d’oxygène dans le sang »
C'est-à-dire qu'il y a une pénurie et je me souviens qu'il y a deux ans, il y en a eu
Une, de pénurie car c'était une
Pénurie d'huile et de moutarde aussi dans les magasins, en France, qu'on disait que c'était à cause de la sale guerre de Poutine en Ukraine et, ou alors ou, à cause de la spéculation que moi, je me suis dit, c'est quand même embêtant pour mon steak-frites. Quand c'est une pénurie
D’oxygène dans le sang, ça s'appelle une hypoxie. Je le sais parce que je l'ai lu 
Dans un roman de Patricia Cornwell parce que j'aime bien les romans policiers. 

 

 

Le sang n'est bu que par les vampires. Les vampires n’existent pas et je ne pense pas qu'ils soient des prototypes de l'aérospatiale américaine. Le
Sang est rouge et facilement que les humains se répandent mutuellement le sang. On appelle cela la guerre et elle est fort utile aux marchands de canons.

 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 28 octobre 2024.

28 octobre 2024

NE LAISSEZ JAMAIS VOS CHAUSSETTES DECIDER POUR VOUS

NE LAISSEZ JAMAIS VOS CHAUSSETTES DECIDER POUR VOUS

 

1.
« Une bonne action ne reste jamais longtemps impunie. »
(Attribué à Oscar Wilde)

 

2.
C'est aujourd'hui l'anniversaire de Zut. Ce qui accrédite la thèse selon laquelle Zut serait née un 27 octobre.

 

3.
On ne fait pas de clin d’œil à un aveugle. S'il s'en aperçoit, il pourrait mal le prendre et vous casser la tête.

 

4.
Je continue à penser que mieux vaut ne pas y penser. Ça donne à réfléchir. 

 

5.
Ce n'est pas avec un lapin qu'on attrape des carottes. Il y faut bien plus de malignité, de ruse et de sournois miroton.

 

6.
En géopolitique, aussi bien qu'en linguistique comparée, ne laissez jamais vos chaussettes décider pour vous.

 

7.
Si jamais la bouteille de rhum vous dit  « Allez ! Un dernier ! Pour la route », dites-vous bien qu'il est temps d'arrêter.

 

8.
Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes vaut aussi bien pour les anthropophages que pour les traders de la City. Le tout, c'est de faire en sorte qu'un anthropophage ne devienne pas trader.

 

9.
Parmi les métiers oubliés, il y eut celui de Ramasseur de jambes de corps de ballet. C'était pourtant bien utile, les soirs de gala.

 

10.
Si le chat de Schrödinger avait été le Petit Poucet, pensez-vous qu'il aurait retrouvé son chemin ?

 

11.
L'année 1984 fut l'année de la sortie du film « Gremlins », de Joe Dante. En 2024, Trump est sur le point de revenir à la Maison Blanche. Le rapport est évident . « Ils » sont toujours là, je veux dire : là-bas, aux Etats-Unis... Que faire ? « Mehr Licht ! », comme disait l'autre.

 

12.
Ah le spectacle toujours si émouvant d'un envol de moumoutes sauvages au-dessus du Mont Chauve...

 

13.
On n'attrape pas une perruque avec un perroquet. Non, il y faut un chauve, un chauve déterminé.

 

14.
Alors la meute des frites féroces se rua sur le pauvre petit bout de steak.

 

15.
Prière de ne pas jeter la cruche avant qu'elle se casse. Elle pourrait se vexer.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 octobre 2024. 

27 octobre 2024

ON NE JETTE PAS SON TROMBONE AVEC L'EAU DE VAISSELLE

ON NE JETTE PAS SON TROMBONE AVEC L'EAU DE VAISSELLE

 

1.
26 octobre 2024. S'il se confirme que l'opposition proeuropéenne a remporté les législatives en Géorgie, comment va se comporter le parti pro-russe actuellement au pouvoir ? Autrement dit, quelles sont les instructions des agents de Poutine en cas de défaite de ses pantins ?

 

2.
Si vous ne vous y retrouvez pas, sifflez vos yeux. Parfois, ils reviennent. Mais, attention aux os de poulet.

 

3.
J'ai constaté que l'on n'avait pas besoin d'un couvercle de cercueil pour apprécier un bon roman policier. Une pipe en bon état suffit. Attention, toutefois, de ne pas la casser.

 

4.
Si vous vous mettez en tête de « dévoiler tous les mystères », façon narrateur rimbaldien, récitez vous vos tables de multiplication. Ce n'est pas une prière à l'arithmétique, c'est que ça passe le temps.

 

5.
« Europe, Asie, Amérique, disparaissez.
Notre marche vengeresse a tout occupé,
Cités et campagnes ! - Nous serons écrasés !
Les volcans sauteront ! Et l'océan frappé... »
(Rimbaud, « Qu'est-ce pour nous, mon cœur,... »)

 

« Europe, Asie, Amérique, disparaissez. »
Ah v'là qu'Arthur nous annonce l'universelle déculottée !
« Notre marche vengeresse a tout occupé ».
De quoi donc qu'il cause ? Qui c'est-y ce « nous » qui va tout chambouler ?
« Cités et campagnes ! - Nous serons écrasés ! »
Certes, il semble assez, en 2024, que l'Occident est menacé.
« Les volcans sauteront ! Et l'océan frappé... ».
Prophétique ? Chaipas. En tout cas, c'est pas gai.

 

6.
« Ce n'est pas un spectre, ce n'est pas un fantôme. »
(Rimbaud, « Une Saison en enfer »)

 

Si vous vous dites que non, ce n'est pas un spectre, et pas non plus un fantôme, c'est que vous avez peut-être retrouvé votre téléphone.

 

7.
Si vous avez retrouvé votre téléphone, ne téléphonez pas à un politique. Ça porte malheur. Tous les téléphones perdus vous le confirmeront.

 

8.
Avant de décider d'écouter de la musique, il est recommandé par la Faculté de vérifier d'abord que l'on n'est pas encore tout à fait sourd.

 

9.
« Eh ! L'humide carreau tend ses bouillons limpides !
L'eau meuble d'or pâle et sans fond les couches prêtes.
Les robes vertes et déteintes des fillettes
font les saules, d'où sautent les oiseaux sans brides. »
(Rimbaud, « Mémoire »)

 

« Eh ! L'humide carreau tend ses bouillons limpides ! »
C'est-y la pluie qui bat aux carreaux qu'elle les rend dis, tout humides, dis, limpides ?
« L'eau meuble d'or pâle et sans fond les couches prêtes. »
Et il est connu que dans le bifteck, y a point d'arêtes.
« Les robes vertes et déteintes des fillettes »
Ce vers soubresaute, schtroumpfettes et gambettes,
Ou ne soubresaute pas ; ça ne change rien aux rillettes.
J'écoute à la radio passer des chansons très bêtes.
Quant aux robes vertes, ce ne sont point robes à fillettes
Car elles « font les saules, d'où sautent les oiseaux sans brides. »
Je ne sais plus dans quel poème Rimbaud utilise l'adjectif « virides ».

 

10.
Défois, bien mal acquis court toujours. Et ça, c'est parce que l'on a laissé la Justice trop longtemps toute seule. Déprimée, elle a fini par se condamner.

 

11.
On n'attrape pas des saules avec des sauliers, les cieux avec des essieux et pour les sous, les souliers, ça peut marcher, mais faut pas perdre de temps.

 

12.
Pour jouer du trombone, c'est pas forcément utile d'avoir une bonne mélomane. Par contre, ne laissez pas tomber votre trombone dans l'eau de vaisselle. Fatal qu'il se vengera, par un couac bien évident lors du prochain concert de Sainte Cécile. 

 

13.
« La Rivière de Cassis roule ignorée
        En des vaux étranges ; »
(Rimbaud, « La Rivière de Cassis »)

 

« La Rivière de Cassis »
Ça fait longtemps qu'j'en ai pas bu, tiens, un blanc-cassis.
« Roule ignorée »
Et ça c'est parce que personne ne la connaît.
« En des vaux étranges »
Qu'elle roule ainsi, ignorée, et faut-il comprendre qu'ils sont lointains, ailleurs, étrangers tout à fait, ces vaux étranges ?

 

14.
« - Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert ! - »
(Rimbaud, « Une Saison en enfer » [le narrateur])

 

Si vous sortez et que le ciel est couvert, vous constaterez qu'avoir mis un lapin dans votre poche ne sert à rien. Remarquez qu'un décapsuleur non plus. Un parapluie suffit. A condition d'avoir retrouvé votre oncle.

 

15.
« je voyais très franchement une mosquée à la place d'une usine »
(Rimbaud, « Une Saison en enfer » [le narrateur])

 

Les ravages de la désindustrialisation...

 

16.
« Il faut être absolument moderne. »
(Rimbaud, « Une Saison en enfer » [le narrateur])

 

Je pense assez que la Faculté des Armes et Cycles serait d'accord sur ce point, qu'avant de décider d'être « absolument moderne », faut vérifier que l'on a toujours du para bellum dans son si vis pacem. Sinon le fatal vous guette, le gouffre vous guigne et vous déglingue guignol.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 octobre 2024.

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