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BREFS ET AUTRES

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3 février 2023

AYANT UNE FORTE ENVIE DE CHICONS AU GRATIN

AYANT UNE FORTE ENVIE DE CHICONS AU GRATIN

1.
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage mangent des bananes, bien que les bananes, c'est plus nutritif qu'amusant.

2.
Je me demande si les hommes et femmes politiques ne sont pas des hallucinations. Faudra que je demande à mon député. #MacronMélenchonFillonEtTousLesAutresCons

3.
Il finit de s'habiller puis il sortit, parce que s'il s'était remis au lit, c'était pas la peine de mettre une cravate club.

4.
Je parie assez que dans la chanson « The Closing Down Of The Old Portland Railway Company », de Gary Benson, il est question de train, mais je n'en suis pas certain.

5.
Impressionné, il accepta l'appareil perfectionné de Françoise. Enfin, il allait pouvoir entendre les vivants. Ensuite, il apprendrait à se raser et peut-être même à lire.

6.
Le monde est si étrange que j'ai dû le rêver.

7.
« Comme tu veux, tu choices », disait ma mère. Comme j'aimerais de nouveau l'entendre dire cette phrase, plutôt que de voir s'afficher sur Twitter la gueule d'assassin de Poutine.

8.
Comme vous aviez des jambes qui se dérobaient sous vous, nous avions pensé à les couper. On a préféré vous les laisser. C'est tout de même plus pratique pour s'enfuir.

9.
Quand ma mort viendra, je me demande si j'aurai encore assez de force pour boire un verre à sa santé.

10.
Ayant une forte envie de chicons au gratin (avec béchamel, jambon et pommes de terre), je vous prierai de me fiche la paix avec votre réforme des retraites et vos têtes d'incompétence des ressources humaines.

11.
Contrairement à Badinter, la guillotine sait faire court. C'est une question de style.

12.
En général, je n'implore pas les puissances immortelles. Je suis une poutre en mythologie. Je me fais une partie de go contre l'ordinateur ou je sors m'acheter deux saucisses et une baguette.

13.
Ah tiens, la Chandeleur. Je vais me faire une crêpe à l'eau. #Inflation

14.
Ceux qui m'ont affirmé qu'après deux bouteilles de Lacrima Christi le Sauveur m'apparaîtrait, m'auraient donc menti...

15.
Depuis que j'ai retrouvé mon petit bonhomme vaudou, j'ai des envies d'épingles.

16.
Ai entendu les propositions de Pap Ndiaye. J'ai l'impression que notre nouveau ministre de l'éducation est tout aussi bricolo-bricola que Blanquer, l'homme qui se croyait populaire.

Patrice Houzeau
Malo, le 3 février 2023.

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2 février 2023

N'AYANT RIEN A DIRE J'ECRIS

N'AYANT RIEN A DIRE J'ECRIS

« Les trois anciens animaux exécutaient de folles pirouettes et retombaient sur le sol, ignorant qu'ils étaient des habitudes humaines. »
(Robert Silverberg traduit par Jacques Guiod, « Les Profondeurs de la terre, III)

1.
Dans « Les Profondeurs de la terre », de Robert Silverberg, il est question d'un certain Kurtz. « Ils avaient laissé Kurtz danser avec eux. » Avec qui donc Kurtz dansa, pas avec la reine Mathilde de la Tapisserie, en tout cas. Ça se serait su.

2.
Dans ce roman de Robert Silverberg, elle (qui est-elle?) porte un « étrange vêtement », « pâle, gélatineux, informe et de couleur pourpre. » Il y a aussi un « munzor » qui mord, et un sulidor ». Par contre, les personnages ne mangent pas de chocolat Côte d'Or (tant pis pour le placement publicitaire).

3.
J'entends sur France Culture Jean-Robert Pitte dire qu'il y a maintenant des émissions où « le cuisinier cuisine dans le paysage ». L'essentiel, à mon avis, est qu'il ne cuisine pas le paysage.

4.
Je n'ai rien à dire. Alors, j'écris.

5.
Dans ce roman de Robert Silverberg, Pauleen est une « douanière de la Compagnie. » Je ne sais pas quel est son rôle dans l'histoire, ni même si elle a un rôle dans l'histoire, et je ne pense pas que je le saurai, parce que je ne pense pas que je lirai le roman.

6.
Dans ce roman de Robert Silverberg, les « visiteurs de la Terre « disent que vous êtes comme les éléphants. » Moi, je ne le pense pas, car alors vous défonceriez les trottoirs et je vous entendrais barrir. Or, nul barrissement dans Dunkerque. Et même lors du carnaval, personne ne se déguise en éléphant. Peut-être cela a-t-il un rapport avec « les visiteurs de la Terre ».

7.
Dans ce porte-plume de Robert Silverberg, qui n'est pas un porte-plume, parce que, sinon, on pourrait s'en servir pour écrire, et c'est d'ailleurs le point commun qui existe entre ce roman de Robert Silverberg et un porte-plume, c'est que je peux m'en servir pour écrire.

8.
Dans ce porte-plume de Robert Silverberg, une créature parle en français (ce porte-plume est une traduction) « en faisant un geste de sa trompe », ce qui m'incline à penser que ce personnage n'est pas le boucher-charcutier de mon quartier où il n'y a pas de boucher-charcutier.

9.
Le lac a ses « vapeurs ». Quand il aura ses fumées, le groupe Deep Purple composera un morceau qui deviendra célèbre.

10.
Dans cette cafetière de Robert Silverberg, qui n'est pas une cafetière, parce que je n'utilise pas de cafetière pour faire mon café, Kurtz (comme dans « Au Cœur des ténèbres » de Conrad) y dit des choses comme : « Sommeil plan élève chute élève chute élève élève élève ». Ce qui est une manière de parler de pédagogie.

11.
D'après ce que je comprends, dans l'histoire à Robert Silverberg, il y a de la métamorphose en espèce d'éléphant. A mon avis, il doit y avoir une loi archaïque et à peu près universelle qui interdit aux êtres civilisés de se transformer en éléphants et apparentés (zèbres à trompe, chats à trompe, sociologues à trompe...). Maintenant, dans les jungles lointaines des écrits bizarres, n'est-ce pas...

12.
En ce moment, je ne vais pas très bien. Je pense que je vais écrire un roman de Kafka.

13.
Je ne pense pas que dans le roman « Les profondeurs de la terre », il soit question de la chanson « Effervescing Elephant », de Syd Barrett, ni de choucroute (à vérifier tout de même), mais en tout cas, certainement pas de choucroute chantant : « And every time I hear a growl / I'll know the tiger's on the prowl... »

14.
A la première page du livre de Silverberg, il est précisé que « Gundersen n'avait jamais envisagé de revenir sur cette planète. » Gundersen est donc un revenant malgré lui, ce qui rappelle que les fantômes ne sont pas heureux d'être des fantômes, sauf les fantômes de masochistes, ça va de soi.

15.
Un « déjeuner tardif au bord d'un étang ». Se protéger de « l'éclat de la brume ». Attention aux véhicules aériens. Un coup de patte, et le voilà mort, le personnage. Il faut d'ailleurs se méfier des griffes de la nuit.

16.
Ce soir, jeudi 2 février 2023, entre 22 et 23 heures, il y eut sur France Culture une espèce de chanteur qui dit des choses absolument inintéressantes. Et quand il chante, c'est encore moins intéressant.

Patrice Houzeau
Malo, le 2 février 2023.

31 janvier 2023

31 JANVIER 2023, 1 270 000 MANIFESTANTS

31 JANVIER 2023, 1 270 000 MANIFESTANTS


1. 
Nos
bons maîtres nous auraient menti, le monde ne va pas vers plus de démocratie, plus de bienveillance, plus d’humanité. Ah bin merde alors, et moi qui croyais que. Allez donc vous faire fiche, avec votre résilience qui vous fait des droits d’auteur.

2. 
Le problème des politiques, c’est qu’à force de prendre les gens pour des cons, les gens finissent par se comporter comme des cons, et là, ils ouinent, ils trouillent, ils paniquent, les politiques.

3.
Le 
monde, tel qu’il ne me va pas. Mais je n’en ai pas d’autres. Il faut bien faire avec.

4.
Entendu dans « Les Informés » (France Info) quelqu’un évoquer ces députés LREM/Renaissance qui n’avaient jamais rien fait pour personne, qui ont collé une photo de Macron sur une affiche et se sont retrouvés à l’Assemblée où ils n’en font pas plus, mais sont payés pour.

5.
Priant Saint Moi-Même, je me vis répondre : « Tu peux te brosser, mécréant ! »

6.
« Moi-même, il m’enferma dans des cavernes sombres,Lieux
profonds, et voisins de l’empire des ombres. »
(Racine, « Phèdre », III,5 [Thésée])

J’aime bien le son « on », ça me fait penser au violon, à la contrebasse, au violoncelle, aux mots « grognon, ronchon », aux pon-pon-pon-pon-pon des tubas, aux grondements souterrains (Pluton ronfle !), aux éclats d’ombre qui me traversent parfois.

7.
Saviez-vous que lorsque vous pensez à la choucroute, il n’arrive jamais, absolument jamais que la choucroute pense à vous. Ou alors, c’est que ce n’est pas une choucroute.

8.
« avant que cela dégénère », si vous mettez une négation (« avant que cela ne dégénère ») vous écrivez le contraire de ce que vous voulez affirmer. Un agrégé devrait savoir cela.

Certes, l’usage fixe la norme, mais évitons tout de même que cela se fasse aux dépens de la logique élémentaire.

9.
« Dans Arles, où sont les Aliscans,Quand
l’ombre est rouge, sous les roses,
Et clair le temps,

Prends garde à la douceur des choses. »
(Paul-Jean Toulet, « En Arles »)

Paul-Jean Toulet a raison : on ne prend jamais assez garde à la douceur des choses. Jadis j’avais un jardin et des roses. Je n’ai plus de jardin, je n’ai plus que des fantômes. Vivant, je reste un homme. Quel ridicule.

10.
Les macronistes... En mars 2020, ils soutinrent le confinement excessif comme si l’on ne pouvait faire autrement que promouvoir la délation et les petits chefs assermentés, laisser femmes et enfants battus en tête-à-tête avec leurs bourreaux, laisser les isolés se désespérer, et maintenant, ils soutiennent la réforme des retraites comme si les gens simples n’avaient pas d’autre intérêt que de travailler toujours plus pour satisfaire les besoins du marché et les décisions inconséquentes de l’exécutif.

11.
Président Macron, ne l’oubliez pas : les Français ne vous aiment pas. Ils n’ont voté pour vous que pour éviter l’imposture Mélenchon et la marionnette poutinienne Le Pen, et parce que la sottise et l’incompétence ont tué le PS et le LR.

12.
Chiffre officiel entendu sur France Info sur la grève du 31 janvier 2023 contre la réforme des retraites : 1 270 000 manifestants. La mobilisation contre la réforme, que Macron fera passer malgré tout parce qu’il se croit un génie, est en hausse.

La baisse du nombre de grévistes dans le secteur public n’est pas une si bonne nouvelle que cela pour le gouvernement : cela signifie qu’à cause de l’inflation et des fins de mois, beaucoup ont renoncé aujourd’hui à faire grève, mais n’en pensent pas moins.

Patrice Houzeau
Malo, le 31 janvier 2023.

31 janvier 2023

LE MYSTERE DU CORPS VOLÉ

LE MYSTERE DU CORPS VOLÉ.

« - Le corps de... murmura Bellegarde en pâlissant. Et il ajouta :
- Et dans quel dessein cet odieux bandit aurait-il accompli ce monstrueux attentat ? »
(Arthur Bernède, « Belphégor », IV,1 [Bellegarde])

Arthur Bernède. « Belphégor » (IV,1). « Vers la lumière ». Le baron Papillon « dans son cabinet de travail, où, d'ailleurs, il ne faisait jamais rien. » Pique. Critique du rentier, de l'oisif à particule. Le secrétaire Lüchner n'est pas là et ça tombe bien, parce que la narration a besoin du crédule Papillon. Une « miniature du peintre François Dumont » (1751-1831), « miniaturiste attitré de la Cour et l'artiste le plus réputé dans « le petit genre du portrait-mignard », dit Wikipédia.

Le baron reçoit l'antiquaire. Je passe sur ce passage, il n'est pas à l'honneur de Bernède. Chantecoq déguisé. Une « affaire superbe » ou un piège ? Les « Mémoires secrets de Cosme Ruggieri », astrologue de Catherine de Médicis, mort en 1615 et né dans un point d'interrogation, seraient apocryphes et « sans valeur ».

La « mort mystérieuse » de Simone a-t-elle un rapport avec le bahut au grimoire ? Et pourquoi, mais pourquoi donc, à la fin du chapitre 6 de la troisième partie, Belphégor vola le corps de Simone Desroches, l'emmenant dans les « ténèbres » du Mystère ? Rappelons d'ailleurs que, pour commettre son forfait de roman feuilleton, Belphégor assomma Juliette d'un « coup de sa terrible matraque ». D'autant plus intéressant que Juliette est présentée comme étant très pieuse et très dévouée à sa « maîtresse » (c'est le mot employé par Arthur Bernède). Belphégor a donc commis un sacrilège avec son symbole matraque là.

Jacques Bellegarde « sous ses traits ordinaires ». Il bout. « vivement, ardemment », qu'il veut agir, le Jacques. Colette lui reproche d'avoir quitté son déguisement de numismate italien. Chantecoq revient et ôte son travestissement, cependant que Jacques remet le sien.

Des doutes sur l'entourage de Simone Desroches. Elsa Bergen et Maurice de Thouars ? Belphégor est-il plus présent qu'on le pense ? Chantecoq explique l'énigme du corps volé et pourquoi Belphégor l'a soustrait aux investigations de la police.

Je note que le portrait de Marie-Antoinette par Dumont n'est ici que virtuel, que le grimoire de Cosme Ruggieri a disparu dans un bahut vendu à Simone, dont le corps a été volé par Belphégor. Tout disparaît. Reste la narration policière et ses énigmes sur la façon dont le réel escamote la représentation, tout en pratiquant l'art de l'illusion (Bellegarde en numismate italien, Chantecoq en antiquaire d'Amsterdam, un bandit en Fantôme).

Patrice Houzeau
Malo, le 31 janvier 2023.

30 janvier 2023

LES HUMAINS ÇA OSE TOUT C'EST MËME A ÇA QU'ON LES RECONNAÎT

LES HUMAINS ÇA OSE TOUT C'EST MËME A ÇA QU'ON LES RECONNAÎT

« L'haleine embrasée du désert dissolvait aux fenêtres les arabesques du gel... »
(Ray Bradbury, « L'Eté de la fusée », cité par Louis Pauwels dans « Le Matin des magiciens ».)

Louis Pauwels dans « Le Matin des Magiciens » écrivant sur Ray Bradbury, « un homme plein de colère et de charité », dit-il. Comparaison avec Bernanos. Un « artiste religieux ». Un lieu commun, la religion de l'art. Il est vrai que certains artistes semblent touchés par la grâce. Rapport à la beauté, laquelle a un rapport avec la fragilité, la mort, la disparition.

De la « première fusée interplanétaire ». Si on y mettait la Zazie de Queneau dedans, elle accomplirait l'un de ses vœux de gamine insolente, devenir astronaute pour aller « faire chier les Martiens ». « L'été de la fusée » : un tue-l'hiver. Pauwels parle de poème à propos de la prose de Bradbury. C'est vrai qu'elle est belle.

Le « progrès des âmes » peut-il être lié au « progrès des choses » ? Selon Pauwels, Bradbury n'y croyait pas. On a cru à leur linéarité, au progrès incessant qui créerait les conditions d'un bonheur matériel et démocratique. Il semble qu'il y ait tragique gourance.

Ni « progrès des âmes » ni « progrès des choses » ne semblent linéaires. Les progrès technologiques sont aussi une source de problèmes, et un crétin bardé de diplômes reste un crétin. On le constate tous les jours en politique, et ça a même l'air d'empirer.
Et quand ce crétin se double d'un salaud, on assiste à un recul des idéaux démocratiques, à une remise en cause des libertés fondamentales, à une promotion du contrôle social, à l'avènement de la machine contre l'humain.

« Un archétype de la pensée humaine : la promesse d'un éternel printemps sur la terre », écrit Louis Pauwels. Les astres ont-ils besoin de l'intelligence humaine ? Et si nous allions imprudemment nous mêler de ce qui ontologiquement ne nous regarde pas ? Les humains, ça ose tout ; c'est même à ça qu'on les reconnaît.

Considérations sur la lutte « éternelle » entre les « puissances du froid » et les « puissances du feu ». Selon Louis Pauwels, Hitler y croyait à cette lutte. J'en sais rien. Ce que je retiens de ce passage sur le lien que, selon Pauwels, le tueur en chef nazi se croyait entre sa moustache et le froid, c'est cette remarque à propos du front de l'Est : « Sous leur capote et dans leurs bottes d'uniforme, les hommes mouraient. La plus légère blessure les condamnait. » (Louis Pauwels, « Le Matin des magiciens », le Livre de Poche, 1967, p.407).

La fin de ce passage est assez lyrique et le propos salutaire. Pauwels rappelle qu'à Stalingrad, je cite : « ce n'est pas le communisme qui triomphe du fascisme, ou plutôt, ce n'est pas uniquement cela. » C'est « notre civilisation humaniste », un « seul monde qui croit au progrès, à la justice, à l'égalité et à la science » qui a « anéanti la grande armée destinée à ouvrir la voie au surhomme. » Le transhumanisme, ce projet d'un homme visant l'éternité que nous prédisent certains, me semble parfois agiter des ombres inquiétantes. L'eurasisme douguinien aussi.

Patrice Houzeau
Malo, le 30 janvier 2023.

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30 janvier 2023

UN SINGE QUI RAISONNE IMPECCABLEMENT

UN SINGE QUI RAISONNE IMPECCABLEMENT

1.
Parfois, il faut savoir mettre les pieds dans la baignoire, quitte à se mouiller ou à passer pour un extrémiste : je l'ai toujours dit : le PS aux socialistes, le jambon dans l'assiette et le riz au lait !#OlivierFaureJeMenfIche #MayerRossignolChaisMêmePasQuiCest

2.
J'ai beau prier Sainte Stupidité, elle ne m’exauce jamais, et ce n'est donc pas demain la veille que j'irai voter.

3.
Ne venez pas me voir, car si je suis là, vous ne me verrez pas. Si je suis absent, vous ne me verrez pas non plus, mais au moins vous saurez pourquoi. #JaimeBienLAlbumBlancDesBeatles

4.
Si j'avais encore mes deux oreilles, je pourrais écouter « La Fille du Coupeur de Joints » de Thiéfaine. Mais je ne veux pas ameuter le quartier. #Zébulon #Zébulonneries #Zépufaim

5.
Je ris, je ris (olé!) mais en fait, j'ai envie de. Non ? Si. Ah ! Eh oui. #PalaisDesGlaces

6.
Ma vie à moi, c'est un peu une guitare sans cordes. Du coup, pour le swing, c'est un peu raté. Alors je reste là, à regarder passer le temps bourrin. #CalimeriCalimeraCalimero

Faudrait peut-être que j'écrive à Bob Dylan pour lui demander si je dois écrire « à regarder passer le temps bourrin » ou plutôt « à regarder passer le bourrin du temps ». #BobDylanIsNotMySister

7.
Je suis victime de mes circonstances, et ça ne s'atténue pas. #YaPasDJustice

8.
Bon vue l'heure qu'il est, je dois être déjà mort. Bah, ce n'est que partie remise me dit mon portable car je n'ai plus de montre, je l'ai donnée à un politique pour qu'il puisse me la donner hein l'heure de ma mort. #GazouillisEtTrompettes #FauxSkillFaux

9.
Quand on sait causer, comme métier, on fait mélenchon. Et quand on ne sait rien faire d'autre, on fait mélenchon aussi. #FichaiseEtMatelasDOseille

10.
Que c'est beau, la musique. C'est bien simple, si c'était de la choucroute, on en mangerait.

11.
Croyez-vous qu'en jouant Mozart toujours plus lentement, on finira par remonter le temps ? #MozartDîneALhuile #MozartEstLà #FranceMusique

12.
Alors la fée Calembour m'apparut et il rota, rit et sortant un jeu de tarot, me fit un clin d’œil. #ÇajeNeSaispas

13.
Les gens, et ça me désole, ne viennent plus jamais me voir. C'est surtout quand je commence à trancher des mains que ça se gâte. Allez savoir pourquoi.

14.
Ah tiens, il me reste de la farine ; je vais pouvoir avoir faim.

15.
A force d'écrire des conneries, vous allez voir que je vais finir par passer pour un politique. #Gamelle #Chameau #Chamelle #Gâteau

16.
Je me demande ce qui m'a manqué. A peu près tout. En fait, je dois être une baudruche qu'on gonfla à la naissance, histoire de distraire l'obstétricien. #BabyBoom #Baudruche #ÇaFaitDuMiel #LeMielCestBon #MaisLesAbeillesÇaPique

Evidemment, si ma mère avait encore des yeux pour lire cela, elle pleurerait toutes les larmes de son squelette.

17.
Si je tenais l'instituteur qui réussit à faire croire à mes (pauvres) parents que je pourrais faire des études supérieures, je lui dirais « bonjour ». #ModesteForEver #NowMyTailorEstDansLaMouise

18.
Si je ne buvais pas autant, pour sûr, je deviendrais alcoolique. Non, je n'ai jamais écrit cela, et si vous prétendez le contraire, je nierai.

19.
Il ne faut pas se plaindre. Il faut jouer de l'accordéon. Et si vous n'en avez pas, ou que les oreilles musicales vous manquent, il faut dessiner des éléphants. Et vous verrez que Macron passera, comme passent les amours défaites, le café, les trains et les vaches.

20.
N'étant pas « fils de », je m'épargne au moins le ridicule d'avoir eu beaucoup de cartes en main et d'avoir malgré ça déconné comme un petit con. Je dis « ridicule », je devrais plutôt écrire « la honte ».

21.
Défois, il faudrait avoir le courage de dire, façon neveu de Rameau, « Vous avez du talent, je n'en ai pas, mais je vous emmerde quand même. » #RatéForEver

22.
Je me souviens de cet élève qui, obstinément, refusait d'écrire quoi que ce soit, de participer à quoi que ce soit et qui restait, les bras croisés au fond de la classe, comme si notre monde ne le concernait pas. Je n'ai jamais su pourquoi.

23.
Sans doute dans la caboche un singe qui raisonne impeccablement. Sans doute. Mais il est en liberté conditionnelle, et ne rapporte donc que peu de bonheur et peu d'argent. C'est là le lot de beaucoup d'entre nous, je crois. #MacronJeneVousAimePas

Patrice Houzeau
Malo, le 30 janvier 2023.

30 janvier 2023

LA FIN DES HARICOTS (MISE EN BOÎTE)

LA FIN DES HARICOTS (MISE EN BOÎTE)

« C'est quand les carottes sont cuites que c'est la fin des haricots. »
(Pierre Dac)

1.
Quand je serai encore plus vieux que je le suis déjà, je suis certain d'être un vieux con. C'est ce qui me différencie de bien des gens qui, eux, tels qu'en eux-mêmes, resteront des cons tout court.
#AglaéEtSidonie #TruiteOuSaumon #Périgourdin

2.
« Les gens il conviendrait de ne les connaître que disponibles / A certaines heures pâles de la nuit », chante Léo Ferré dans « Richard ». La pâleur de la nuit, je ne sais pas, mais il est vrai que j'aimais bien cette chanson avant d'être à moitié sourd comme un artilleur ou comme le dernier des pots rouges, bien que je sois plus bleu que.

3.
Je ne sais pas ce que je donnerais pour que papa et maman soient de nouveau à mes côtés. Je ne les ai pas assez aimés je crois. Je ne m'en rends compte que maintenant. Chagrin et ressentiment. J'encule ceux qui se gausseraient.

4.
Ma mâchoire me dit de mordre. Ma mâchoire ne se déplace jamais sans mon cerveau. C'est un couple fusionnel. « Vipérin », a-t-on dit de moi. Ah l'hommage ! Ah tiens, je n'ai plus de fromage. Mais j'ai de la confiture. #Popeye #Epinards #Trafalgar #Groseilles

5.
« Vous ne répondez point. Mon fils, mon propre fils
Est-il d'intelligence avec mes ennemis ? »
(Racine, « Phèdre », III, 5 [Thésée])
C'est bien un drame. Le fils trahit le père. D'où un PS en loques, et un parti gaulliste de plus en plus lepéniste. La politique, c'est de l’œdipien.

6.
On ne trouve plus de professeurs. Ni de médecins d'ailleurs. Par contre, en pagaille, les administrateurs. L'université vous en pond à foison. L'avenir est à l’expertise numérique. Artisan, praticien, passez votre chemin. La machine pense pour vous.

7.
Les gens, il faut qu'ils disent quelque chose, alors ils disent ; il faut qu'ils fassent quelque chose, alors ils font ; il faut qu'ils décident quelque chose, alors ils décident. Et puis, ils vont se coucher. C'est bien vu comme monde. Dommage que hein. #Tartiflette #Pétanque

8.
T'imagines un peu : Poutine gagne et annexe l'Ukraine ; en 2027, Marine Le Pen présidente, Bardella premier ministre. Vous faites quoi ? Faudrait quand même réagir, sinon, adieu, Démocratie.

9.
J'aime bien les cornichons. Ça me console des gens.

10.
Abus de vin chaud salit le lavabo. (proverbe d'Issilaba). #PernardRico #LetsPicolo #Glouglou

11.
Je tombe sur une phrase où il est question de pâtes au jambon. C'est bon ça, les pâtes au jambon. Je regarde ma vie et mon ombre se gondole, et même pas à Venise. Que voulez-vous je vous dise ? Je dois être un peu. #PâtesAuJambon #AvecDuFromageRâpé

12.
Sur la couverture de cet exemplaire de « Phèdre » (classiques Hatier), Dominique Blanc a un très beau visage tragique. Il faut que je fasse du ménage. Par la fenêtre : ouh la, doit faire froid... Un temps à ne pas me mettre dehors. #Gorgonzola

13.
Je pressentais bien que ce monde était assez détestable. Les pianistes classiques jouent des trucs très compliqués. Dans les deux cas, il s'agit de vérités générales. Cela n'a d'importance que pour les vivants. Sauf peut-être pour les fantômes mélomanes et les revenants neurasthéniques.
#ChiliConCarne #YatilencoreduDessert

14.
Que serais-je sans toi que le même mais avec des variations. Tiens, j'entends dire du bien du groupe « Genesis » sur France Musique. Je ne sais pas si j'écouterai encore France Culture, ces gens me parlent d'un monde qui m'est de plus en plus étranger. #TarteAuxPommes #Pipeline

15.
Le partage des richesses, certes, mais le partage du génie, voilà qui serait épatant. Je crains que les deux ne soient jamais que des vœux pieux. #Wassingue #Gazette #Raclette #Flingue

16.
Moi, quand je fais la vaisselle, - étant sans dents, comme disait le bon François Hollande, je n'ai pas de lave-vaisselle - je tiens solidement les fourchettes, défois que l'une d'entre elle s'envolerait par la fenêtre pour aller se planter dans l’œil d'un vivant de passage.
#JemeFousDeFrançoisHollande #DeSarkozyAussi #DeMacronItou

17.
« - Monsieur Houzeau, bonjour ! » Je n'ai pas répondu à mon salut, j'étais d'une humeur de chien.

18.
Les yeux, c'est bien pour pleurer. Parce que pleurer par les oreilles, c'est pas pratique. Verser des larmes avec les doigts de pied, j'ai essayé, c'est pas facile. Non, non, je vous assure, pour chialer, rien de mieux que les yeux.

Patrice Houzeau
Malo, le 30 janvier 2023.

30 janvier 2023

JE NE PRIE JAMAIS POUR LES ROIS MA GALETTE ME L'INTERDIT

JE NE PRIE JAMAIS POUR LES ROIS MA GALETTE ME L'INTERDIT

1.
Je ne prie jamais pour les rois ; ma galette me l'interdit.

2.
Coin-coin, je dis ça en passant mais il est vrai que depuis l'affaire Buitoni, je n'achète plus jamais de pizzas industrielles, et cela quelque que soit la marque. Je pense que je ne suis pas le seul.

3.
Zut est revenue. Zut est repartie, me laissant avec le sifflet pour le chien que nous n'avons plus.

4.
Ma mère, les infirmières disaient : Madame Houzeau, on la mettait là, c'était bien, on la mettait ailleurs, c'était bien aussi. C'était quelqu'un de gentil ; ça se voyait. Je me regarde dans la glace.

5.
Vu un épisode de « Cauchemar en cuisine » avec le chef Etchebest. Etrange comme cette émission, vus les périls culinaires qui y sont présentés, vous incite en fait à ne plus aller au restaurant. C'est qu'il y en a des défaillants, et tous, - eh !, ne se signalent pas à Etchebest, évidemment.
Autrement dit, ce que nous dit « cauchemar en cuisine », c’est : Regardez comme certains restaurants vous arnaquent, et vous font même parfois courir des risques. Quelle drôle de publicité !

6.
Passé à la supérette, ai évité d'acheter des choses avec de la viande dedans. Je ne suis pas pourtant pas végétarien. Mais je déteste qu'on me prenne pour un con.

7.
Je m'attarde au bar. Au comptoir, je reste un peu longtemps. Ceci est un chiasme. Un chiasme de type alcoolique.

8.
Un bruit à ma porte... Ah tiens... J'ouvre. Personne. Je me disais aussi, ce n'est plus l'heure pour les emmerdes.

9.
Légitimement, nous sommes par ce que nous faisons et non parce que les gens pensent et de nous font quelque utilité sociale. Rentrés à s'baraque, viande pleine d'affects nous sommes. Affectés.

10.
Asphyxie... Le réel nous étrangle... Ai rêvé de poutine, le plat québécois, et qu'un serveur me disait : Monsieur Houzeau, vous n'avez mangé que les frites, il faut tout manger, c'est ben gras, ça vous fera fort.

11.
Ai envie d'écouter du rock n' roll... du qui casse les codes et me raconte des histoires de bagnoles folles et de filles malignes... du blues aussi... Dans le « Testament d'Orphée », de Cocteau, il y a un très beau flamenco. Est-ce un flamenco ?

12.
La radio cause de Bernard Laporte et de Noël Le Graët, je m'en fous. Ces lilliputiens affairistes gagnent en un mois ce que je gagne en un an. Qu'ils aillent se faire. La démocratie est-elle une tyrannie des médiocrités ?

Je ne sais pas si la démocratie est une tyrannie des médiocrités, mais, à coup sûr, la dictature est une tyrannie des corruptions.

13.
« Mon bel épi avec des lunes »... Je me dis ça défois. C'est de Charlebois, l'introduction du morceau « Engagement ». Je ne sais pas à quoi ça fait allusion ni ce que ça veut dire. M'en fous. C'est beau, épi cétou.

14.
« Si vous êtes alchimiste vous-même, Monsieur... » Je prends ça au hasard d'une page du « Matin des magiciens » à Pauwels et Bergier., Ah bin tiens, ça me changerait de pouvoir changer du plomb en or plutôt que du moi-même en médiocrité.

15.
« Les guerres étaient faites pour « l'avoir ». La guerre révolutionnaire est faite pour « l'être. » Je lis ça dans « Le Matin des magiciens » à Pauwels et Bergier.
Oui, bin ça, c'est ce qu'on tente de vous faire croire, et les héros sacrifiés de ces révolutions là, ontologiques, existentielles ou quoi qu'est-ce, les Che Guevara, Lumumba, Sankara, sont toujours les dupes d'intérêts plus financiers qu'autre chose.

16.
« J'aimerais tant voir Syracuse », dit la chanson que ma mère aimait tant... Jadis, il m'arrivait de boire de la Suze. J'entends le nom d'Elisabeth Borne à la radio. Je m'en fous de Borne. Elle m'est indifférente. Je pense aussi qu'elle n'est pas plus que ça.

17.
La politique enlaidit les rapports sociaux. La vie est d'ailleurs assez violente comme ça. Je fus, jeunot, assez habile au flûtiau. La vie, c'est bien du tracas. Ma mère, avant d'être ma mère, étudia le violon. Plus tard, elle excella dans la préparation des endives au jambon.

18.
Je ne me mérite pas. C'est marrant, ça, comme phrase. Faudra que j'en cause au fantôme de Wittgenstein.

19.
Ne disposant pas d’une grosse fortune, j’ai un faible pour la frangipane.

Patrice Houzeau
Malo, le 30 janvier 2023.

29 janvier 2023

MA FRANCE QUE VA-T-ELLE DEVENIR MA FRANCE ?

MA FRANCE QUE VA-T-ELLE DEVENIR MA FRANCE ?

1.
Effaré ce matin de l'augmentation du prix du kilo de sucre. La vendeuse de la supérette d'à-côté m'a confirmé que les augmentations de prix des produits de consommation courante se faisaient maintenant chaque semaine. Macron n'est vraiment pas le génie qu'il croit être.

2.
La France, ce pays décidément, irrévocablement, désespérément latin et que nos technocrates rêvent anglo-saxon.

La France, pays latin, « l'Italie en plus discret », comme disait l'autre.

3.
Les origines de notre langue ainsi que celles de notre droit ont eu comme creuset les siècles de la Renaissance (Rabelais et François 1er), de la période classique (Molière et Le Roi-Soleil), les Lumières (Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Montesquieu), la Révolution (Danton et Robespierre), le bonapartisme, la Résistance et de Gaulle. Tout cela, sans oublier Jeanne d'Arc et Villon, a structuré nos mentalités et ce n'est donc pas demain la veille que nous serons américanisés, et encore moins russifiés.

Qui me démontre le contraire a gagné un kilo de cerises.

Les structures mentales des familles d'origine française (celles qui sont probablement françaises depuis la Renaissance, comme la mienne) ont évolué moins vite que la technocratie. C'est le problème que rencontre Macron : notre côté « vieille France ».

4.
La Russie poutinienne, en vertu du mythe eurasiate, rêve de « dénazifier » l'Europe alors qu'elle peine déjà à conquérir le Donbass. Bah ! l'OTAN ne ferait qu'une bouchée de cette soi-disant seconde armée la plus puissante du monde.

5.
J'aime à penser que celui dont on se souviendra, ce n'est pas Macron, ce n'est pas Poutine, mais Zelensky en ce qu'il rappelle le courage et la lucidité de Churchill et du général de Gaulle. Slavia Ukraini et mort aux cons.

Quand bien même Poutine gagnerait, à Dieu ne plaise, sur le champ de bataille, il a pourtant déjà perdu. Il ne peut plus vaincre l'authenticité, le mythe, la légende qu'incarne désormais Volodymyr Zelensky. L'Ukraine vaincra et vivra.

6.
Qu'un ancien ministre de la Justice (ah oui quand même) de Sarkozy, Michel Mercier en l’occurrence, soit condamné pour emplois fictifs n'a l'air de choquer pas grand monde. C'est pourtant ce genre de bricoles qui font que bon nombre de Français ne votent plus.

7.
Bernard Laporte, Bernard Laporte, Noël Le Graët, mais qui sont ces nains ? Médias, fichez-nous la paix avec ces lilliputiens affairistes . Oui, je sais, grâce à eux, football et rugby sont devenus des machines à faire un max de fric, mais que sont-ils face aux véritables enjeux géopolitiques ?

8.
Les pro-Poutine qui braillent qu'en livrant des armes à l'Ukraine, nous devenons co-belligérants ne doivent pas savoir ce qu'est un état de guerre. Si l'OTAN et l'UE entraient effectivement en guerre contre la Russie, ces apprentis collabos comprendraient vite leur douleur.

9.
L’interdiction de la littérature russe en Ukraine, en particulier celle des classiques est une ânerie, bien sûr, et la personnalité de Bandera est problématique, mais le problème n’est pas là : ce n’est pas avec des polémiques sur Bandera que l’on arrêtera les chars russes.

Vous dites, Edgar Morin, que l’on peut défendre l’indépendance de l’Ukraine. On le peut et on le doit. Ce n’est pas tout à fait ce que dit Arno Klarsfeld qui milite en faveur de négociations dont nous savons qu’elles ne seraient, au mieux, qu’un leurre, la volonté de Poutine étant claire : contrôler l’Ukraine et accroître sa funeste influence en Europe.

10.
Parfois, il semble que Arno Klarsfeld a pris le temps d'ouvrir un manuel d'Histoire pour classe de Terminale. Ça donne à ses tweets un vernis d'érudition qui ne compense cependant pas la sottise de ses réflexions sur la sale guerre de Poutine en Ukraine.

29 janvier 2023. Le gentil pacifiste Arno Klarsfeld décide maintenant de limiter l'accès à ses médiocres tweets. Ça nous fera des vacances. Qu'il reste entre lui et la haute opinion qu'il a de lui-même.

11.
Il est clair que Poutine ne cédera pas. Il est clair que l’OTAN ne cédera pas. Si nous n’enrayons pas la machine de guerre russe, si nous n’arrêtons pas Poutine dans ses ambitions avant qu’il soit trop tard, le pire est à craindre pour la paix du monde.

12.
Les officiels russes sont si menteurs que je ne serais pas étonné qu'un de ces jours, Peskov annonce qu'il va révéler au monde la vérité sur les OVNIS ainsi que des photos inédites du monstre du Loch Ness en maillot de bain.

13.
Président Macron, nous sommes peut-être à la veille d'un conflit mondial. Je ne comprends pas votre acharnement à faire passer une réforme des retraites décidément impopulaire. Vous rentrerez dans l'Histoire en contrecarrant Poutine, pas en méprisant les Français.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 janvier 2023.

29 janvier 2023

NOUS NE DOUTONS PAS DU BUT : CONTRECARRER POUTINE

NOUS NE DOUTONS PAS DU BUT : CONTRECARRER POUTINE

1.
Arno Klarsfeld croit qu’on veut le faire taire. Bien sûr que non, vu qu’on s’en tamponne de ce qu’il pense. Qui croit-il être ? En tout cas, sur twitter, il n’est qu’une amusette peu convaincante et nous nous demandons, car nous sommes lucides, si sa vie se limite à Internet.

2.
La désillusion, c'est une saloperie. Ça vous sape le cœur. Les enseignants incarnent la désillusion. D'une élite, les technocrates ont fait un troupeau de ruminants à réformes. Boucherie.

3.
« L'avenir de l'humanité »... Poutine nous montre la voie... Le massacre... ah saloperie !

4.
Moi, l’extrême-droite française (Vive l'Empereur !, « Plutôt mourir que faillir » ? le chant des Partisans blancs, Camerone etc), je la voyais blonde aux yeux bleus, moi, l’extrême-chose, avec un nom à particule, et voilà qu'arrive Zemmour, et là, je ne comprends plus.

5.
L'argumentation, soi-disant pacifiste, mais de facto pro-russe, de Arno Klarsfeld est si faible, si frisant le contresens, que jamais je n'accepterai que cet avocat-là, si, à Dieu ne plaise, besoin était, puisse assurer ma défense.

6.
Revois le somptueux et terrible et humaniste « Dien Bien Phu » (je l’écris comme je peux) de Pierre Schoendoerffer (le cinéaste qui file des boutons aux bien-pensants de droite comme de gauche, enfin ceux qui ont un peu de culture). Salutaire pour se rappeler que pour l’Etat, nous ne sommes que des administrés, sacrifiés si besoin, contribuables.
La Fronde des Français (gilets jaunes, grèves, résistance passive aux injonctions ministérielles, - si si, ça existe) ne sont que peu de choses face aux monstruosités dont est capable l’Etat (Dien Bien Phu, massacre des harkis, etc…).
Mais le chef d’œuvre de Schoendoerffer est, bien sûr, « Le Crabe-Tambour », dont l’intelligence du propos et la virtuosité du montage rappellent, pour qui sait voir, que l’armée française est bien l’émanation et la représentation du peuple.

7.
Le général de Gaulle a dit un jour qu’à la veille d’une bataille, il fallait rester « éveillé ». Poutine est cette bataille, et, soyez-en sûrs, l’OTAN reste éveillé.

8.
C’est au prix d’immenses pertes en hommes et en matériel que Poutine arrive plus ou moins à s’imposer dans une partie du Donbass. Imaginer que Poutine puisse livrer une guerre à l’Europe des démocraties, à l’OTAN et aux Etats-Unis relève du fantasme puéril.

9.
Certes, je suis de droite, mais à la façon d’un franc-tireur, d’un Ange Pitou, d’un Henri Rochefort, d’un Bernanos.

Ah tiens, Henri Rochefort… Occasion donc de rappeler ce trait d’actualité : en 1868, il écrit : « La France contient trente-six millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement. » Ça n’a pas tellement changé hein ?

10.
« Cuisines et dépendances » avec Jaoui et Bacri… Le sens de la nuance… la comédie de caractères… On n’en est plus là… Crise économique… paupérisme… La menace Poutine… Macron le Louche… Les extrêmes qui guettent…

11.
Je n’ai pas cru au vaccin miracle anti-covid. Je pense qu’il y a eu, oui, des effets secondaires, qui, dans certains cas, furent mortifères.
Je crois aussi que sans le Pfizer, il y aurait eu beaucoup plus de morts et que donc, le vaccin fut salutaire. Quant au confinement de mars 2020, il relève du scandale d’Etat.

12.
Tête de mort… Tête à claques… Non, non, je ne pense pas à Macron. Quand j’écris, je ne vois pas le temps mourir.

13.
Les gens adorent les films « gore », zadorent, les jeunes cons (non, non, c’est affectif)… Poutine un grand maître, du gore international… S’ils ne réagissent pas, s’ils le laissent enfler, le Vlad Poutine, aux premières loges en plein dedans du gore Pim Pam Poum, les jeunes cons.

14.
« Caméra Café 20 ans après » : excellente séquence « Je suis Charlie ». Exactement ce qu’il faut dire : « Ta gueule » à tous ceux qui bêlent : « C’est triste, d’accord, oui mais… ». La liberté d’expression ne se négocie pas.

15.

Vues les exactions de l’armée russe en Ukraine, la seule réponse qui vaille aux exigences de Poutine est celle que, alors qu’il était assiégé en décembre 1944 à Bastogne, fit McAuliffe à von Lüttwitz : Nuts.

16.
Les pro-Poutine croient sans doute que nous ne doutons jamais dans notre soutien à l’Ukraine et à Zelensky. Si, nous doutons. Et nous aussi, nous les entendons, les bruits de bottes, et ils sont effrayants. Mais si nous doutons parfois sur la stratégie à adopter, nous ne doutons pas du but : empêcher la Russie poutinienne d’étendre sa sphère d’influence à l’Ouest, a fortiori quand Poutine décide d’employer les armes.

Patrice Houzeau
Malo, le 29 janvier 2023.

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