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BREFS ET AUTRES

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25 août 2025

SCHTROUMPF FIT LA SCHTROUMPFETTE

SCHTROUMPF FIT LA SCHTROUMPFETTE

 

« Schtroumpf ! », fit la schroumpfette.
« - Oh c’est schtroupfement dégoûtant ! » dit alors le schtroumpf pudique.

 

1.
« Tout roule avec des mystères révoltants
    De campagnes d’anciens temps »
(Rimbaud, « La rivière de Cassis »)

 

Tout – Ah ! ce n’est pas rien.
Roule le train, j’allais au travail.
Avec le sandwich au pâté, j’aime bien les cornichons.

 

Des pluies qu’on annonce ; ça sent la rentrée – ô visages ! Les
Mystères, j’aime bien les mystères dans les romans – ô masques…
Révoltants, les jours politiques, que je les vois arriver, le déclin des démocraties, la débandade des bonnes volontés, l’avènement du collabo.

 

De l’Egypte antique, Zut n’en sait pas plus que moi et pas la peine de consulter le chat, il s’en moque comme du bicorne à Napoléon. Les
Campagnes à Napoléon, elles furent quand même très sanglantes.

 

D’anciens vers me reviennent souvent – « Souvent, pour s’amuser… » ; « U, cycles, vibrements divins… » ; « Pour qui sont ces serpents… » - ce sont des vers revenants. Les
Temps à venir ne m’inspirent pas confiance : l’Internationale des autocrates est à l’œuvre.

 

2.
« Le film est la forme d’art qui correspond à la vie de plus en plus dangereuse à laquelle doit faire face l’homme d’aujourd’hui. »
(Walter Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », 1939)


 

Le morceau de lapin à la moutarde que j’ai mangé hier était délicieux. Le
Film que je préfère est « Le Septième Sceau » d’Ingmar Bergman. J’aime aussi les films avec Jerry Lewis mais ce n’est pas du tout le même genre d’humour et, par ailleurs, par ici et parallélépipède, je ne vois rien de drôle à un enterrement. Le film
Est, parce que s’il n’était pas, comment donc qu’on pourrait en causer ?

 

La journée d’aujourd’hui, dimanche 24 août 2025, s’annonce ensoleillée. Le chat dort au soleil, et ça, c’est parce que c’est un chat parce que si c’était un kangourou, je me demanderais ce qu’un kangourou fait dans cette herbe. « La
Forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des mortels » est le titre d’un recueil de Jacques Roubaud que je n’ai pas lu.

 

D’art je ne cause point étant aussi nul en histoire de l’art qu’en toute chose.

 

Qui vole un œuf, vole un bœuf mais je note qu’il est plus facile de cacher un œuf qu’une bête à corne. Ce qui
Correspond à une tête d’œuf s’appelle souvent un politique (tout le monde le sait).

 

A la salade, naguère, on ajoutait de la mayonnaise mais de la mayonnaise, on en prend aussi avec des frites, du thon en boîte et des tomates, et aussi du jambon ; on ne prend pas de la mayonnaise en jouant du violon, c’est bien trop gras.

 

La rage de dents est ponctuellement très handicapante ; la technocratie aussi. Ma
Vie, je crois bien que je l’ai un peu ratée ; et j’en ai bien peur, je ne ferai pas mieux la prochaine fois.

 

De la sale guerre de Poutine en Ukraine à toutes les autres sales guerres qui s’annoncent parce que la technocratie européenne nous a joyeusement désarmés, je ne vois guère que quelques années d’une paix relative avant que tout n’explose.

 

Plus j’y pense, plus je pense que le No Future des punks, qu’il fût sincère ou pur marketing, était tout de même fichtrement prémonitoire.

 

En vingt-quatre heures, on peut en faire des choses. Et pourtant.

 

Plus je me rends compte que j’ai vieilli, plus je me morose.

 

Dangereuse Zut – car si je ne vous ai pas dit que Zut était peu sympathique, maintenant je vous le dis.

 

A la campagne, jadis, on voyait des oiseaux, bin là, j’en vois beaucoup beaucoup beaucoup moins.

 

Laquelle de mes camarades de lycée nourrissait pour moi quelque affection (la vache, comment que j’cause classique soudain) ? Je ne sais pas trop. Pas beaucoup, je suppose mais on s’en branle.

 

Doit-il vraiment venir le Messie, ou se fera-t-il excuser ?

 

Faire ce qu’on peut en évitant de causer du souci aux autres est une bonne règle de vie dont surpopulation et politique en gênent considérablement l’application.

 

Face au monde à venir, défois, j’ai juste envie de boire une bière de plus.

 

L’homme que j’aurais le plus respecté ? Je ne sais pas, il y a tant d’imitations.

 

D’aujourd’hui je suis, et aussi d’hier, de demain, par définition, c’est pas sûr. 


 

3.
Si vous voulez savoir quelle est la différence entre le jazz et n’importe quel album pop/rock de ces vingt dernières années, Ecoutez les cinq premières minutes de l’album « Maiden Voyage » de Herbie Hancock (piano), Freddie Hubbard (trompette), George Coleman (saxophone ténor), Ron Carter (contrebasse) et Tony Williams à la batterie, et vous verrez la différence entre virtuosité et bricolage plus ou moins honteux.  

 

4.
L’élégance en musique, c’est, à mon avis, quelque chose qui doit se rapprocher du « Song For My Father », du Horace Silver Quintet et si vous n’aimez pas ça, je vous suggère d’aller vous faire voir du côté des incultes, ça ne manque pas, surtout en politique.

 

5.
Savez-vous ce qu’on dit en France ? C’est que quand ça a deux pattes, que ça se dandine et fait coin-coin, c’est que ça doit être un canard et donc, à mon avis, à force de dandiner devant Poutine et de faire coin-coin, c’est que le POTUS Trump doit être une sorte de coin-coin krasnov tenu par les c… par Poutine, ou, si l’on veut être plus poli, pris à la gorge par le FSB mais ça revient au même. 

 

6.
Tsahal pouvait-il faire autrement que de raser Gaza pour anéantir le Hamas ? Oui, tout le monde sait que oui. Netanyahou est une honte pour tous ceux qui croyaient en la démocratie israélienne. 
Quant à ceux qui crient « Free Palestine » parce que Rima Hassan le beugle à longueur de temps, qu’ils apprennent à lire une carte et ils comprendront combien Israël est fragile.  

 

7.
Trump krasnov a déclaré que s’il n’y avait pas d’accord entre Poutine et le président Zelensky, soit il y aurait des « sanctions massives », soit il se retirerait des négociations. TACO Trump étant ce qu’il est, je parie assez qu’il choisira la seconde option.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 août 2025.

 

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20 août 2025

GRIMACE EN ALASKA PUIS ILLUSION LYRIQUE

GRIMACE EN ALASKA PUIS ILLUSION LYRIQUE

 

1.
« La guerre impérialiste est une révolte de la technique, qui réclame, sous forme de « matériel humain », la matière naturelle dont elle est privée par la société. »
(Walter Benjamin traduit par Gandillac revu par Rochlitz, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », 1939)

 

Si la guerre impérialiste a pour but et moyen le matériel humain, c’est qu’elle est un ogre.
Et cet ogre qu’est la guerre impérialiste se nourrit de territoires et des humains qui y circulent, et ceci afin d’agrandir son espace et, en en contrôlant les populations, accroître son empire sur le réel.
La Russie de Poutine a ainsi pour but de compenser son sous-peuplement (144 millions d’habitants pour 17 millions de km²) en tentant d’accroître sa population en annexant le plus possible de territoires et de peuples (d’où la blague assez sinistre attribuée à Poutine : « Les frontières de la Russie ne s’arrêtent nulle part »).
Le problème d’Israël est tout autre (9,4 millions d’habitants sur 20 770 km²) : petit pays, avec une natalité suffisante pour assurer le renouvellement des générations, c’est plutôt le manque de place qui caractérise Israël, d’autant qu’il a bien des raisons de se méfier de ses voisins, même si ceux-ci, souvent par souci de ne pas se brouiller avec les Etats-Unis, prétendent normaliser leurs relations.

 

2.
16 août 2025. Je nourrissais sottement quelques espérances mais après le désastre d’Anchorage, il est maintenant clair pour moi que le chef de la première puissance mondiale, le POTUS Trump, n’est qu’un pantin aux mains du mafieux Poutine.

 

3.
Aux Etats-Unis, Trump est souvent qualifié de TACO, ce qui signifie « Trump Always Chickens Out » (Trump se dégonfle toujours) comme on l’a vu dans la désastreuse « négociation » d’Anchorage le 15 août 2025.

 

4.
Je ne pense pas que les Démocrates américains et toutes les oppositions au krasnov Trump savent à quel point l’Europe toute entière leur serait reconnaissante si elles pouvaient empêcher Trump d’aller plus loin dans ses délires.

 

5.
Avec la chute à prévoir du krasnov Trump, il est certain que le bitcoin (surévalué par définition) va soudainement être mis en difficulté par la nécessité de trouver du liquide vite, très vite, très très vite.    

 

6.
19 août 2025. Au lendemain de la rencontre de Washington entre les présidents Trump et Zelensky soutenu par la coalition des pays européens « volontaires », il est question de « garanties de sécurité » qui, en cas d’accord de paix avec Poutine, se définiraient par une armée ukrainienne puissante (on évoque le chiffre de 800 000 soldats) et la présence, sinon en Ukraine même, du moins dans les pays limitrophes, d’une force d’intervention terre-air-mer européenne chargée d’intervenir en cas de nouvelle agression russe.
Cette force d’intervention et la sacralisation du territoire ukrainien, je ne pense pas que Poutine puisse l’accepter : elle mettrait fin à toute possibilité d’expansion et de reconquête des territoires perdus lors de la dislocation de l’URSS et le problème russe resterait entier (une natalité en berne et un sous-peuplement chronique).
A moins que Poutine compte sur la stratégie d’entrisme et d’ingérence pour déstabiliser et favoriser dans certains pays européens (visant en particulier la France) la venue au pouvoir de partis qui lui seraient favorables, je ne le vois pas accepter que l’Ukraine (même amputée de l’oblast de Louhansk) soit singulièrement plus forte qu’en 2014.
Si Poutine accepte une telle situation, méfions-nous.
Reste aussi la possibilité que, dans un sursaut de lucidité, Poutine ait fini par comprendre que jamais l’Occident des démocraties ne le laissera s’emparer de l’Ukraine toute entière.
Quant au président Trump, on ne sait plus dans quel camp il est ; il semble qu’il pense avant tout à sa réputation d’homme d’Etat, dans le but, sans doute, de faire oublier ses nombreuses et parfois très sales casseroles.
 

 

7.
19 août 2025. Ainsi donc, la LFI s’associe au mouvement du « 10 septembre », lequel ressemble beaucoup à une opération téléguidée de l’étranger (guerre hybride à la russe). On voit donc où vont les sympathies réelles du parti de Mélenchon.
Je note qu’en appelant l’extrême-gauche à se rallier aux troubles potentiels du 10 septembre, la LFI s’attire les foudres de la nébuleuse tendance complotiste-insurrectionnelle de l’extrême-droite, laquelle, sur les réseaux sociaux, en revendique clairement l’initiative.
De plus, s’il s’agit de censurer le gouvernement Bayrou, nul besoin de troubles et de grève illimitée, les grèves catégorielles menées par les syndicats, les négociations qui suivront et le jeu parlementaire devraient suffire, sinon à faire tomber Bayrou, du moins à le faire reculer sur bien des points. 

 

8.
19 août 2025. Après le sommet Trump-Poutine d’Anchorage et l’illusion lyrique de Washington, je crains la suite des manœuvres trumpiennes et de la guerre hybride russe.

 

9.
Du bec cloué de Trump à Anchorage à l’illusion lyrique de Washington, j’ai l’impression que le POTUS se fiche de nous, travaille pour lui seul, cherche à gagner du temps, pour lui, et peut-être aussi pour le compte de Poutine.

 

10.
19 août 2025. Paraît que Poutine envisage de rencontrer le président Zelensky à Moscou. Sachant que les Russes ne reconnaissent pas la légitimité du président Zelensky, qui garantira la sécurité du chef d’Etat ukrainien ? Trump ? - J’ai comme un doute. Aller à Moscou quand on s’oppose à Poutine, autant se jeter dans la gueule du loup.

 

11.
Trump est mégalomane et Poutine paranoïaque. Je ne leur fais guère confiance quant à leur soi-disant volonté de paix.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 août 2025.

 

13 août 2025

LE SEUL POIDS QUI COMPTE

LE SEUL POIDS QUI COMPTE

 

1.
Je suis comme beaucoup d'athées. J'ai fait de la croyance une affaire purement privée. Cela ne regarde que Dieu et moi.

 

2.
12 août 2025. Il n'aura pas fallu longtemps avant que Trump revienne sur sa parole. Le voilà qui de nouveau critique le président Zelensky. Quant à l'ultimatum des 10 jours ? Envolé. Au revoir, Donald, bonjour, Krasnov ! Symptômes de dissociation ?

 

3.
Si je comprends bien, POTUS Trump aka Krasnov veut rendre l'Alaska à la Russie (dans l'espoir peut-être d'un cessez-le-feu fatalement éphémère) et en compensation, il annexerait le Canada. Ça a l'air d'une blague mais avec le dingo orange, on peut s'attendre à tout.

 

4.
S'il y a un lien qui relie Trump, Epstein et les services secrets russes, nul doute qu'il finira par être mis à jour. Mais pour l'instant, ce n'est plus seulement une affaire d’État, c'est une affaire susceptible d'avoir des conséquences internationales majeures. 

 

5.
Trump n'est pas un pacifiste, c'est un homme d'affaires qui joue à l'homme d'Etat. Et la guerre, toujours incertaine, ça coûte cher, économiquement mais aussi politiquement.

 

6.
France. Fiscaliser les pourboires serait une stupidité contre-productive qui prouve la tentation permanente de l’État à vouloir tout contrôler, tout maîtriser et en soi, c'est inquiétant et préoccupant. Sommes-nous toujours dans une démocratie libérale ?

 

7.
12 août 2025. Krasnov Trump déclare qu'il a de bonnes relations avec la Chine et s'apprête à négocier la partition de l'Ukraine avec Poutine. Est-ce assez clair ? Krasnov Trump favorise les ennemis de la démocratie parce qu'il est lui-même un ennemi de la démocratie.

 

8.
12 août 2025.
Trump aura tout fait pour faire oublier les Epstein Files.
Trump se prépare à négocier la partition de l'Ukraine avec Poutine.
M'étonnerait pas qu'il y ait un lien entre ces deux faits.

 

9.
Poutine doit boire du petit lait. D'ici quelques jours, soit Trump conclut un accord qui aboutira à une partition de l'Ukraine, ce qui serait pour les Russes une victoire diplomatique et politique, soit Trump renonce à un accord et se désengage totalement du conflit russo-ukrainien. Dans les deux cas, l'Ukraine serait affaiblie. 
Le monde qui se prépare pourrait bien être administré par le mégalomane Trump, le mafieux Poutine et l'anti-démocrate Xi Jinping. Quant à l'Europe, elle a intérêt à se réarmer vite, très vite, très très vite.

 

10.
Cela fait des années que la CIA alerte sur les risques d'une multiplication des conflits internationaux. Mais les analystes des années 90 et 2000 n'avaient sans doute pas prévu que la Russie de Poutine aurait réussi à placer un de ses pions à la Maison Blanche.

 

11.
Comme en 2022, en 2023, en 2024, il est en 2025 des champions de la diplomatie, genre Araud et consorts, qui disent qu'il faut maintenant négocier et que le conflit russo-ukrainien se conclura bientôt par une partition de l'Ukraine. Je pense que la sale guerre de Poutine en Ukraine est loin d'être terminée et que l'Ukraine n'acceptera pas si facilement de se laisser démembrer. Encore faut-il qu'elle ait un soutien actif de l'Europe, et là, hélas, j'ai parfois des doutes.

 

12.
L'économie française, quelle blague ! Le pays est endetté à hauteur de 114% du PIB (3 345,8 milliards d'euros). Elle est la championne des prélèvements de toutes sortes et évite l’explosion du chômage en maintenant artificiellement des centaines de milliers « d'étudiants » dans un enseignement supérieur qui coûte un « pognon de dingue » tout en produisant beaucoup de frustration et de déqualification. Pendant ce temps-là, pour faire face à la pénurie de main d’œuvre dans certains métiers (y compris des métiers de première importance, comme médecins), on a recours à une immigration tellement forte que les Français s'apprêtent à élire un candidat d’extrême-droite lors des présidentielles 2027. Le travail au noir y est très répandu et nos chercheurs fichent le camp à l'étranger où ils sont mieux payés. Par contre, nous avons beaucoup de « grandes écoles » qui produisent des plus ou moins hauts fonctionnaires en série, lesquels alimentent une classe politique dont le niveau de compétence est pourtant assez relatif. A part ça, l'Etat (et le président Macron a parfaitement illustré cette tendance) ne manque jamais d'idées pour réformer dans tous les sens et de dépenser beaucoup dans des projets quelquefois assez lunaires (l'Education nationale s'est notamment distinguée dans cette course à l'échalote pseudo-savante). Nous avons cru que nous pouvions nous passer d'une armée conventionnelle et voilà que, face au péril poutinien, nous sommes obligés de nous réarmer très vite (et ça coûte). Nos atouts ? Puissance nucléaire, bancaire et agricole, nous sommes aussi de gros vendeurs d'armes et de produits de luxe. Nous ne manquons pas de sociologues.   

 

13.
« Le seul poids qui compte est celui des armes » a écrit Samantha de Bendern dans un post récent sur la sale guerre de Poutine en Ukraine. Elle a raison et je me souviens des critiques qui me furent adressées lorsque, citant un enseignant de Lille III commentant le roman de Claude Simon, « La Route des Flandres », j'avais énoncé cette énormité aux oreilles des humanistes tendance niaise : "On n'arrête pas une division de panzers avec une bibliothèque".

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 août 2025.

11 août 2025

MAIS QUOI DONC QU'ILS MACHINENT TRUMP ET POUTINE ?

MAIS QUOI DONC QU'ILS MACHINENT TRUMP ET POUTINE ?

 

1.
10 août 2025. C'est l'été. Dans les allées des supérettes de proximité, on croise de grandes didines étrangères.

 

2.
Le lave-vaisselle Poutine est censé laver plus blanc que blanc, mais il laisse quand même beaucoup beaucoup beaucoup de traces de sang.

 

3.
10 août 2025. Trump est-il décidé, oui ou non, à faire plier Poutine ? Si ce n'est pas le cas, et il semble en effet que le POTUS tergiverse et lambine, alors c'est qu'il se fiche de nous et que ça recommence à sentir le krasnov et le kompromat (les Russes disposeraient-ils d'images éloquentes concernant les visites de Donald « Bigmouth » Trump dans l'île au prédateur Epstein, ou autres salaceries glauques et moscovites...) ?

 

4.
Les Etats-Unis sont-ils encore une démocratie ? Oui, mais avec Trump, il semble qu'ils se dirigent tout droit vers le contrôle de tous par tous et l’imbécillité institutionnalisée. Démocrates, réveillez-vous.

 

5.
Nous aussi, en France, on en a eu des bizarres façon Trump qui ont voulu toujours plus de pouvoir. Heureusement, les services de l'Etat ont été efficaces (cf Strauss-Kahn et pas que, demandez voir un peu à Sciences Po).
On pourrait aussi demander à François Mitterrand qui en connaissait un rayon sur les bizarreries extra-judiciaires et raisons d’État, mais vu que le pote à Bousquet est un peu décédé, et même s'il croyait, disait-il, aux « forces de l'esprit », ça m'étonnerait qu'il nous réponde. 

 

6.
La gauche en France est devenue une blague dont Mélenchon et le Diable rient encore.

 

7.
De toutes les figures de style, l'ironie est sans doute la plus précieuse. Tout État qui ne comprend plus l'ironie est condamné à la dictature.

 

8.
Le RN au pouvoir en 2027 ? Très possible, dit-on, voire hautement probable, disent d'autres. Et alors, que feront-ils ? Un programme d’extrême-droite demandant des changements constitutionnels tels qu'ils mettraient illico les gens dans la rue, je ne les vois pas gouverner en extrémistes, d'autant que tout dépendra des législatives et que, contrairement aux Etats-Unis, il existe en France une histoire très vive de la Résistance au pouvoir totalitaire qui, en théorie, devrait empêcher bien des familles d'adhérer à on ne sait quelle « révolution nationale » de sinistre mémoire. Non, le RN au pouvoir se heurtera vite au réel et gouvernera à droite, sans excès et avec bien des compromis.

 

9.
11 août 2025. Donald Trump a déclaré aujourd'hui : « Certains disent que Vladimir Poutine veut prendre toute l'Ukraine. Je le pense aussi. » Au moins, nous savons que sur les objectifs poursuivis par Poutine, le POTUS Trump est lucide. 

 

10.
11 août 2025. Moi, je suis pour l'échange de territoires entre Ukraine et Russie. Les Russes rendent les oblasts de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia à l'Ukraine et en échange, Poutine garde la Russie (17 millions de km² quand même).

 

11.
11 août 2025. POTUS Trump déploie la Garde nationale à Washington. Est-ce seulement pour lutter contre les gangs ultra-violents ou est-ce un test de prise de contrôle de la capitale qui pourrait bientôt, sous le même prétexte, concerner d'autres villes-clés ?

 

12.
Je viens de regarder sur You Tube une vidéo de l’excellente chaîne Occulture intitulée « L'affaire IRRESOLUE des Warren (le Poltergeist de Lindley Street) ». Généralement, Novalexandre et Marie Mad Line arrivent à démontrer qu'il y a un très gros doute sur la réalité des faits supposés surnaturels mais là, l'étrangeté demeure et m'a fait penser à ce que l'on dit de certaines enquêtes du gendarme Emile Tizané. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2025. 

11 août 2025

HIC SUNT LEONES

HIC SUNT LEONES

 

1.
« Hic sunt leones ». Tu parles ! Une carte de la renaissance ! »
(Sevrin au dessin et Dellisse au scénario, « La Carte de l'Afrique », Casterman, coll. Studio A Suivre, 1991, p. 26 [Manu])

 

Hic c'est ça le hic quand on a le hoquet qu'c'est agaçant mais hic c'est aussi du latin et là ça désigne un lieu qu'on dirait une périphrase, qu'alors « hic
Sunt leones » ça pourrait désigner l'Afrique car
Leones, ce sont les lions et les lions c'est en Afrique, mais en cartographie médiévale, « hic sunt leones » et « hic sunt dracones » sont des formules qui désignaient des territoires inconnus ou périlleux, de la terra incognita quoi. 

 

Tu es repartie, la féline avec toi et le latin des arbres. Tu
Parles et je n'entends pas ta voix et le long des ombres, c'est
Une autre Zut qui lit la
Carte, celle que tu ne connais pas.
De toutes ces cerises, il ne reste que les noyaux et 
La chanson est désossée. Je ne sais pas s'ils lisent encore les poètes de la
Renaissance, les professeurs qui ont pris leur retraite au soleil des sécheresses. 

 

2.
« Quand Diane venait à Bruxelles, elle descendait toujours dans le même hôtel. »
(Sevrin et Dellisse, « La Carte de l'Afrique », p.33 [le narrateur])

 

Quand il fait chaud comme aujourd'hui (11 août 2025), j'évite la fatigue du houblon ; je reste chez moi et je sirote des bandes dessinées.
Diane est rousse et elle compose des pièces de théâtre. Diane
Venait parfois à Bruxelles, parce que le narrateur le dit.

 

A Bruxelles que venait faire Diane ? Manger des gaufres qu'on appelle gaufres de
Bruxelles, vous savez, les gaufres rectangulaires à petits carreaux que c'est très bon avec du beurre, vous croyez ?

 

Elle s'appelle Diane et c'est une amie du narrateur de l'album « La Carte de l'Afrique », de Marc Sevrin et Luc Dellisse, et elle
Descendait de l'étagère à chaque fois que je prenais « La Carte de l'Afrique ».
Toujours tu prends « La Carte de l'Afrique » lorsque tu veux regarder Diane et lire des aventures.

 

Dans les albums de bande dessinée, j'aime bien les aventures et les mystères.
Le mystère, c'est intéressant et vu que le monde tourne de plus en plus à la farce sanglante genre Trump qui prétend qu'on lui file le prix Nobel de la paix malgré la destruction systématique de Gaza et
Même qu'il s'apprêterait, dit-on, à démembrer l'Ukraine en échange d'une suspension provisoire, fatalement provisoire, de sa sale guerre par Poutine, moi, voyez, je ne descends pas dans un
Hôtel de ces capitales où je ne vais jamais parce qu'il y a trop de gens, non, moi, je reste chez moi à lire des bandes dessinées et songer à mes fantômes. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2025. 

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11 août 2025

BOULETTE ET BAMBOU AU COQUILLAGE

BOULETTE ET BAMBOU AU COQUILLAGE

 

1.
C'est marrant comme la figure du rocher qui figure sur la couverture de l'album cartonné « Patati Patata », de Marc Sleen (Editions Erasme, 1973) me rappelle le visage de Georges Pompidou.

 

2.
« Bon ! Tu pêches, je rame et Catherine pond des œufs. Nous rentrerons chez nous dans quelque 10 ans. »
(Marc Sleen, « Les Aventures de Néron et Cie, Patati Patata », strip 40, [Bambou]) 

 

Bon ! qu'il dit Bambou qui est un personnage d'enfant de bande dessinée comique dans le genre absurde et fantaisie pour les mômes et Bambou dit à Boulette, qui est une enfant aussi, alors à Boulette, Bambou dit « 
Tu pêches », et ça c'est parce qu'ils sont, Bambou et Boulette, en pleine mer parce que s'ils étaient chez le boucher, ça n'aurait pas de sens que Bambou dise à Boulette, « Tu 
Pêches » et leur canne à pêche, ils l'ont trouvée dans un coquillage géant sur une toute petite île dans l'ailleurs des océans de bande dessinée et Bambou dit aussi « 
Je rame », parce qu'il faut bien faire avancer le coquillage.

 

Et comment ça s'fait que Boulette et Bambou sont à bord d'un coquillage géant flottant sur la flotte salée ? C'est parce qu'ils ont été enfermés dans une fusée par un bandit qui s'est vengé.

 

Catherine est avec eux dans le coquillage et Catherine, c'est une goélande parce que goélande c'est le féminin de goéland et que donc Catherine
Pond et Bambou précise même « des œufs », ce qui est inutile parce que si Catherine pondait des canulars, on dirait que Catherine est un canard, et Catherine n'est pas un canard puisque c'est une goélande et donc elle pond 
Des œufs, et les œufs c'est bien, moi des œufs, j'en ai toujours parce que je m'en fait cuire souvent, des
Œufs et j'aime bien manger des frites dans un œuf battu.

 

Nous avons assez l'impression, ce 11 août 2025, que ce que Trump et Poutine s'apprêtent à machiner n'est guère reluisant, donc nous lisons des bandes dessinées parce qu'on se dit que la démocratie telle que nous l'avons connue, elle vit peut-être bien ses dernières années et que personne n'y peut mais. Bambou dans son coquillage géant sur la grande bleue des petites cases, il dit : « Nous
Rentrerons chez nous » parce que, bien sûr, il faut que Boulette et Bambou rentrent 
Chez Néron et Cie pour que les aventures de Néron et Cie continuent parce que « chez
Nous », pour Bambou, c'est chez Néron et Cie, mais la grande bleue, c'est grand et Bambou prédit que c'est
Dans une décade qu'ils rentreront au pays des aventures de Néron et Cie ; une décade, c'est
Quelque chose, c'est tellement quelque chose que c'est
10 ans, et alors Boulette ne sera plus une petite fille (et son pull rouge et sa jupe bleue seront trop petits) et Bambou, il aura de la barbe et il s'appellera Robinson. Boulette s'appellera Vendredi et ils auront échoué leur coquillage géant sur une île déserte, dont un écrivain anglais, il y a bien des
Ans et des ans, a déjà fait toute une histoire.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2025.

11 août 2025

L'AUTRE SENS

L'AUTRE SENS

 

1.
L'album « Magie noire », de Dufaux et Grenson, case 7 (la dernière de la planche 3), les yeux de la rousse et armée Valentina, comme si elle nous regardait (ou alors elle regarde dans l'invisible mais je ne sais pas ce que ça signifie exactement de regarder dans l'invisible) et dans le cartouche cette précision qui termine la présentation que Valentina fait d'elle-même : « Ah oui ! Un dernier détail : j'ai aimé un homme. On me le reproche beaucoup. »

 

2.
Masques : Planche 7 de l'album « Magie noire », Niklos Koda ôte un masque (Niklos Koda porte parfois des masques comme dans les films de Fantomas, Fantomas, il porte des masques pour se faire passer pour quelqu'un d'autre) et en ôtant son masque, le personnage a ce commentaire intéressant : « Maudits masques ! Ils finiront par m'étouffer ! ».

 

3.
Planche 10 de l'album, il y a deux citations : l'une de Alexandre Dumas sur l'utilité des couteaux et une autre de Cocteau sur « le Silencieux » que prononce une très belle jeune femme brune en robe noire. Il y a un rapport entre les deux et je note que l'assassin est blond avec un costume blanc. 

 

4.
Certains assassins sont-ils des fascinés, des fascinés jusqu'à l'hypnose ?

 

5.
Chiffres. Dans les planches 21 à 23 de  l'album « Magie Noire », deux tueurs calculent. C'est que l'assassinat professionnel demande de l’exactitude et donc il y a 139, le 7 et 146, une « enseigne 7UP » et un bus. Il y a aussi deux morts parce qu'il y a deux assassins mais à la planche suivante, il y aura deux morts de plus.

 

6.
Esprits. Planche 40, Antioche, le fils d'Ahmad fait remarquer que « ce ne serait pas la première fois qu'un esprit vienne se coucher dans la tombe d'un humain. » Serait-il que les esprit aussi ont besoin de repos , ou d'un lieu où être, puisque les tombes sont des lieux d'être ? Les esprits n’existent pas ; ils relèvent de l'être et c'est de cet être que certains vivants espèrent une aide occulte, quand ils ne les redoutent pas.

 

7.
Visages. Au centre de la planche 41 de « Magie noire », le visage de la mystérieuse femme brune (elle lit dans les cartes), hypnotique : « Dors maintenant... », dit-elle à la jeune fille aux cheveux bleus et au visage interrogatif.

 

8.
« L'aiguille... Elle repart dans l'autre sens. »
(Dufaux et Grenson, « Magie noire », pl. 42 [l'espionne aux cheveux bleus])

 

L'aiguille, elle dit l'aiguille parce qu'elle suit des yeux l'aiguille d'une montre à une seule aiguille.
Elle (c'est la jeune femme aux cheveux bleus) ne quitte pas l'aiguille des yeux parce que le magicien lui a demandé de ne pas quitter l'aiguille des yeux (et je ne sais pas ce que c'est que l'aiguille des yeux).
Repart « dans l'autre sens », l'aiguille, et ça c'est bizarre mais ça a peut-être rapport avec le magnétisme mais comme je suis une poutre en sciences en fait j'en sais rien.
Dans cet album, « Magie noire », de Dufaux et Grenson, il est question d'espionnage et de surnaturel mais c'est de la bande dessinée.
L'autre là, le magicien malveillant qui hypnotise et machine des calculs meurtriers, il dit que cela indique « le
Sens de ce qui est caché » et que c'est « intéressant », cet autre sens qu'elle prend l'aiguille quand elle repart, l'aiguille, dans l'autre sens.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2025

6 août 2025

C'EST QU'IL PASSE

C'EST QU'IL PASSE

 

1.
Je me souviens de la « Bibliothèque verte » pour les garçons et de la « Bibliothèque rose » pour les filles. Je me souviens de Fenimore Cooper et de l'amusant « Les 3 D à l'Hôtel flottant », de Georges Chaulet.

 

2.
Je me souviens que la mort d'Elvis Presley fit la une des journaux. 

 

3.
Je me souviens du patchouli des années 70 et des adolescentes à la mode d'alors (le style « baba cool », foulard polychrome et fausse peau de mouton).

 

4.
Je me souviens que jadis, sur France Culture, l'on parlait beaucoup de l’œuvre de Mircea Eliade et je constate que plus personne n'en parle aujourd'hui. Même chose pour les films de Peter Greenaway, célébrés dans les années 90 et oubliés depuis. 

 

5.
Je me souviens que môme je ne m'imaginais pas vieillir.

 

6.
Je me souviens des sandwichs pâté-cornichons qui étaient dans les années 70 et 80 courants dans beaucoup de bistrots. Je me souviens de la pancarte : « Ici, on peut apporter son manger ».

 

7.
Je me souviens des œufs durs sur les comptoirs (paraît que pour des questions d'hygiène, dit-on, c'est désormais interdit).

 

8.
Je me souviens des minuscules petits crabes dans les moules fraîches de bistrots de Boulogne-sur-Mer : on ne pouvait pas plus frais, je crois.

 

9.
Je me souviens de Nathalie (qui était très rousse et « en avance sur son âge », comme on disait alors) balancer à un regard inadéquat : « Et alors, t'as jamais vu ta sœur en sous-tif ? ».

 

10.
Je me souviens de l'éclat de rire de ma mère dans un obscur café des Flandres belges à la vue de cette pancarte : « Recherche dame pour faire propre. »

 

11.
Je me souviens de Eddy Merckx toujours vainqueur et de Raymond Poulidor toujours second.
.
 

12.

Je me souviens de Orlando de Rudder, écrivain talentueux, généreux, débordé.  

 

13.
Je me souviens de « Who by Fire », de Leonard Cohen.

 

14.
Je ne souviens qu'un critique a écrit (je cite de mémoire) : «  Ce qu'il y a de plus excitant dans les adaptations françaises des romans de Carter Brown, ce sont les couvertures ». 

 

15.
Je me souviens que Valéry Giscard d'Estaing prétendait savoir jouer de l'accordéon et que l'on disait que Alain Peyrefitte apprenait le chinois.

 

16.
Je me souviens de la quarte, de la sixte, de la septime et de l'octave.

 

17.
Je me souviens de mon pote d'université Luc M. Où que tu sois, Luc, fais-moi signe. Tu fus alors mon meilleur ami, je ne l'ai pas oublié.
Dans le même ordre de nostalgies, j'espère que tu vas bien, Patricia D. qui, un jour, dans un train, alors que j'étais assez pessimiste sur mon avenir, m'a conseillé de postuler à l'éducation nationale. Je n'ai pas eu l'occasion de t'en remercier, je le fais aujourd'hui. 

 

18.
Je me souviens du « Chant des Partisans blancs ». En fait, c'est le seul chant que je connaisse par cœur.

 

19.
Je me souviens des parties d'échecs avec Jacques H. ; elles nous prenaient des après-midis entières.

 

20.
Je me souviens des cours de littérature de Claude Lourme au Lycée Condorcet de Lens. Magistraux et éclairants. Ils m'ont beaucoup servi lorsque moi-même je me mis à enseigner.

 

21.
Je me souviens d'avoir été un « petit con » dans mon adolescence et de le regretter encore aujourd'hui, à 60 berges passées. O mes parents, comme vous fûtes patients !

 

22.
Je me souviens de mon émerveillement à la lecture de la première page du « Ulysse », de James Joyce.

 

23.
Je me souviens que je n'ai jamais pu apprendre correctement à jouer d'un instrument de musique : ni guitare, ni piano, et qu'en plus, je chante désespérément faux. 

 

24.
Je me souviens de Jacky Ickx, du baron Empain, du bois des Lanières et de Bob Dénard. Je me souviens que dans le val de Sambre, on ne disait pas « Schneider » mais « Schnèdre ».

 

25.
Je me souviens que, étant très banal et casanier, je n'ai pas d'aventures extraordinaires à raconter (et ne m'en porte pas plus mal).

 

26.
Je me souviens des expressions « qué dallage ! » et « y a pas d'avance ».

 

27.
Je me souviens que ma mère passait chaque matinée du nouvel an à cuire des galettes que nous allions, l'après-midi, par piles de 12 (les mois de l'année) porter à la tante Jeanne, à la tante Yvette, à la tante Lise-Marie et à l'oncle Albert.

 

28.
Je me souviens du ratafia de cerises que ma mère confectionnait et dont, à ma grande surprise, j'ai récemment retrouvé le goût dans un café de Dunkerque.

 

29.
Je me souviens de Georges Marchais secrétaire général du PCF et que l'on disait de lui qu'il prenait directement ses ordres à l'ambassade russe (alors URSS).

 

30.
Je me souviens que l’expression « aller à la cour » signifiait « aller aux toilettes ».

 

31.
Je me souviens que lorsque mon père disait « J'suis scran », cela signifiait qu'il était fatigué.

 

32.
Je me souviens que ma mère considérait Léon Degrelle comme l'un des pires salauds de la Belgique occupée par les Nazis.

 

33.
Je me souviens de Bastogne, du « char américain », du « Nuts » qui, dit-on, fut en 1944, la réponse des Américains à l'ultimatum des nazis encerclant la ville.

 

34.
Je me souviendrai longtemps des noms des apprentis collabos français prêts à vendre la France à Poutine tandis que les Russes bombardent l'Ukraine chaque nuit. Je n'oublierai pas, et je ne suis pas le seul.

 

35.
Quand je pense à la destruction systématique de Gaza par Tsahal, je songe à la force aveugle du Golem. Il est vrai que le 7 octobre 2023, le Hamas a réveillé quelque chose de très profond chez beaucoup d'Israéliens : la peur de disparaître. 

 

36.
Je me souviens, ou plutôt je constate que bien des jeunes filles gracieuses d'aujourd'hui seront les grosses dondons de demain, vulgaires et pondeuses.

 

37.
Je me souviens de « Fripounet » et de « Sylvain et Sylvette » achetés directement à la paroisse, via le catéchisme (soft power catholique).

 

38.
Je me souviens que, dans les années 70, on disait que si les socialistes arrivaient au pouvoir, ils allaient fermer les écoles privées. Ceci dit, cette crainte n'était pas infondée comme on l'a vu en 1982 avec la tentative de la réforme Savary.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 6 août 2025.

2 août 2025

LE DOIGT SUR LA DETENTE

LE DOIGT SUR LA DETENTE

 

1.
Que deviennent Guerassimov et Choïgou, vous savez les deux gradés de chez Poutine qui, en 2022, n'avaient l'air pas plus convaincus que ça de la nécessité de « l'opération spéciale » en Ukraine et qui ont envoyé des troupes d'élite se faire décimer à l'aéroport de Kyiv ?

 

2.
31 juillet 2025. Les « révélations » de Paul Amar sur Rima Hassan sont-elles vraiment des révélations ou de simples supputations à partir d'un certain nombre de positions prises par la députée LFI ? 
On le saura, je pense, assez vite. Il peut s'agir d'un coup de bluff tenté par le journaliste comme il peut s'agir du lancement d'une série d'attaques qui, si elles sont étayées par des preuves, trouveront leur prolongement dans la presse et les médias audiovisuels, voire une action judiciaire.
Paul Amar a-t-il inventé ces révélations ? Est-il manipulé ? Quelque chose de beaucoup plus sérieux s'est-il mis en marche ? Je ne me prononce pas. J'attends la suite (s'il y en a une).

 

3.
Une Palestine « démilitarisée » ? Je n'y crois pas une minute.

 

4.
1er août 2025. Plus que quelques jours et nous saurons enfin s'il arrive que Trump soit réellement sincère. S'il taxe fortement et significativement les produits russes importés, c'est qu'il l'est (en matière de politique étrangère en tout cas). S'il recule et y renonce, la question reviendra lancinante d'une éventuelle comédie trumpo-poutinienne que le POTUS jouerait à l'Occident. 

 

5.
Je comprends que l'on explique la virulence nazillonne des tweets de l'étudiante palestinienne renvoyée de Sciences Po par sa jeunesse et les massacres de Gaza. Mais, à tout le moins, une telle virulence et des positions si clairement antisémites prouvent qu'elle n'a pas les pré-requis ni l'esprit critique nécessaires pour rentrer dans une école qui se veut « grande » et « prestigieuse » (quoique cela fait longtemps déjà que le prestige de Sciences Po n'est guère plus qu'une convention, voire un abus de langage). De plus, ses positions et son style apparentent tout de même cette « étudiante » à une adhérente confirmée aux thèses et aux pratiques du Hamas dans ce qu'elles ont de pire (appel au meurtre, islamisme radical, refus des valeurs occidentales,...).

 

6.
1er août 2025. Dans l'affaire du compte au contenu antisémite et nazillon de l'étudiante palestinienne renvoyée de Sciences Po Lille, une manipulation est-elle possible ? Cette étudiante reconnaît-elle être l'auteur des contenus haineux qui circulent sur les réseaux ? Ce compte a-t-il été réellement alimenté par cette étudiante ou y-a-t-il eu usurpation, falsification, malveillance ? Et si oui, par qui et dans quel but ? L’État de droit suppose une enquête approfondie. J'espère qu'elle sera menée  de façon impartiale et objective.  
Si l'enquête démontre la responsabilité de cette étudiante dans la publication de ces messages antisémites et haineux, alors c'est qu'elle n'a rien à faire en France et devra être expulsée. 

 

7.
Je me demande qui pourrait voter Mélenchon en 2027 (s'il se présente aux présidentielles, ce qui n'est pas certain) ? Quelques centaines de milliers d'étudiants déconnectés du monde du travail ? D'autres étudiants encore, fascinés par le concept de « créolisation » ? Quelques centaines de milliers de musulmans qui adhèrent aux propos anti-Israël et pro-Hamas de Rima Hassan ? Quelques centaines de milliers qui craignent l'arrivée au pouvoir du RN ? Quelques milliers de trotskistes et de nostalgiques du lambertisme ? Quelques milliers d'intellectuels émargeant dans la fonction publique, de pseudo-intellectuels (de petits profs essentiellement) anti-américains, anti-OTAN, anti-UE, Pro-Poutine et pro-BRICS, trop couillons pour voir qu'ils doivent en partie leur position privilégiée (emploi à vie, congés à rallonges, etc...) à la réussite du modèle libéral, quelques milliers de journalistes  et d'artistes qui aspirent à une fonctionnarisation de leur statut, quelques milliers de fils de bourgeois qui ont du mal à digérer leur enfance (j'en connais), quelques centaines de milliers de paumés, de naïfs, de rêveurs, d'idéalistes, d’exaltés et de déclassés... Tout ça finit par faire quelques millions et donne à Mélenchon l'illusion d'un électorat puissant et crédible. Y croit-il vraiment ? Je n'en suis pas certain.
A cet électorat hétéroclite, il faut être honnête et y ajouter les centaines de milliers de travailleurs précaires mal ou sous-payés, de personnels de santé exténués, de salariés exploités, de gens de gauche déçus du parti socialiste, de sans-emplois, de chômeurs de longue durée, de sur-diplômés déqualifiés... et qui espèrent, à tort à mon avis, en une gauche LFI qui se présente comme un modèle d'éthique politique et qui n'est qu'un parti d'apprentis chefs, sous-chefs et petits chefs de plus.

 

8.
Pour ce qui est des cancérigènes, on finit par ne plus rien y comprendre. Des substances classées cancérigènes jusqu'à maintenant ne le sont plus ; des pesticides pestiférés la semaine dernière reviennent en grâce. N'étant pas spécialiste, j'en conclus que de tous les côtés (écologistes, agriculteurs, industriels, politiques, médias), on se fout de nous.

 

9.
Serait-il possible que la véritable raison de l'antagonisme naissant et, semble-t-il, de plus en plus virulent qui anime le mégalomane Trump contre le mégalomane Poutine (et inversement), soit en fait le partage et contrôle de l'Europe ?

 

10.
Trump travaille-t-il à une soumission totale de toutes les administrations fédérales. Dans quel but ? Envisage-t-il de changer la Constitution à son profit et rester POTUS le plus longtemps possible ? D'ici quelques mois, les Etats-Unis seront-ils encore une démocratie ?

 

11.
Paraît que Bertrand Cantat déprime. Eh bien, qu'il se fasse soigner et que l'on nous fiche la paix avec les états d'âme de ce chanteur de variétés meurtrier.

 

12.
1er août 2025. Le président Trump annonce l'envoi de deux sous-marins nucléaires à portée de la Russie. Fort probable qu'ils y étaient déjà ou qu'ils suivent une feuille de route déjà précisée. Cependant, le signal est clair : Donald Trump a le doigt sur la détente.

 

13.
Je suis convaincu que les USA disposent d'un arsenal militaire bien plus puissant que celui de la Russie ; sinon, ils n'auraient pas dépensé autant d'argent pour alimenter le mythe des OVNI et détourner l'attention de l'opinion publique de leurs avancées technologiques.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 2 août 2025.

31 juillet 2025

EN ATTENDANT QUE TRUMP TAXE LES RUSSES

EN ATTENDANT QUE TRUMP TAXE LES RUSSES

 

1.
28 juillet 2025. Suite au raccourcissement du délai de 50 jours à une douzaine accordé par Trump à Poutine pour arrêter sa sale guerre en Ukraine et aussi suite au hacking très efficace, et visiblement destructeur, des données d'Aeroflot par des hackers pro-ukrainiens, le rouble est en baisse très nette et les indices boursiers russes plongent. Poutine est en passe de ruiner son pays et si Trump décide d'agir vraiment (ne serait-ce que pour détourner l'attention de l'opinion publique de l'affaire Epstein), Poutine a du souci à se faire.

 

2.
28 juillet 2025. Il semble que Trump veut vraiment que le conflit russo-ukrainien s'arrête. Il a compris que le président Zelensky ne capitulerait pas ; il a donc décidé de faire plier l'agresseur Poutine. Une course de vitesse est-elle engagée ou Poutine va-t-il effectuer un repli tactique, histoire de gagner du temps ?

 

3.
28 juillet 2028. L'idée que Trump pourrait très bientôt botter le zad à Poutine, en taxant ses exportations, voire en initiant de nouvelles sanctions économiques, a tendance à me mettre de bonne humeur. Espérons qu'il ne change pas d'avis d'ici là, à moins, bien sûr, que Poutine arrête sa sale guerre en Ukraine. Mais rien n'est moins sûr, Poutine étant persuadé d'être un génie, voire un élu de la Sainte Eglise de Russie, ou une connerie dans ce genre. 

 

4.
En théorie, Trump et Netanyahou, une fois qu'ils ne seront plus au pouvoir, devraient finir en prison. Sauf s'ils s’exilent avant toute possibilité d'action de la Justice, ou s'ils arrivent à persuader la Justice que leur condamnation, et surtout leur incarcération, provoquerait le chaos dans le pays, voire la guerre civile. Je ne sais pas si cela marchera.
Quant à Poutine, il fait déjà peur à tout le monde et il est possible que même un échec en Ukraine ne le déboulonnera pas. A moins qu'il soit assassiné. Ce qui n'est pas certain du tout. Par contre, il sera toujours plus méfiant, voire paranoïaque et son pouvoir pourrait être de plus en plus autoritaire, personnel et déconnecté du réel.
Xi Jinping semble à l'abri. La machine du Parti Communiste Chinois est très bien rodée et, pour l'instant, je suppose qu'il a la légitimité des dirigeants des pays prospères et en paix. 

 

5.
Serait-il que la principale raison de l'agressivité de la Russie de Poutine soit d'ordre démographique ? La Russie est le plus grand pays du monde (17 millions de km²) mais elle est sous-peuplée (144 millions d'habitants). Développer une telle immensité avec si peu d'habitants et une natalité en berne est tout simplement impossible.
Serait-il que Poutine (et les milieux hyper-nationalistes, orthodoxes panslaves, etc...) ait considéré qu'avec si peu de perspectives, la Russie était condamnée, un jour ou l'autre, a être avalée par l'Europe à l'ouest et par la Chine au sud, donc, en fait, pourrait être disloquée, voire disparaître ? La poussée à l'ouest est-elle pour lui la seule solution possible, compte tenu du fait que Poutine craint aussi l'idée d'une société ouverte à l'occidentale (la période Eltsine, 1991-1999, l'ayant certainement conforté dans cette idée que le modèle de la démocratie libérale était un danger pour l'unité du pays) ?

 

6.
29 juillet 2025. Si l'armée russe, malgré les avertissements de plus en plus pressants du président Trump, continue ses attaques en Ukraine, et il semble que ce soit le cas, cela signifie-t-il que Poutine ne tient pas compte de l'ultimatum et ne prend pas le POTUS au sérieux ? Pourquoi ? Nous aurons assez vite la réponse (si Trump ne change pas d'avis d'ici-là). 
Ceci dit, Poutine peut-il faire autrement ? Ordonner l'arrêt des attaques sur l'Ukraine au moindre haussement de ton de Trump serait interprété comme un aveu de faiblesse.  

 

7.
Trump a tout intérêt à se désolidariser de Netanyahou. La destruction systématique de Gaza et la guerre ethnique menées par l'armée d’Israël aux ordres d'un gouvernement qui a basculé dans l’extrémisme pourraient remettre en cause durablement la normalisation des relations entre Israël et bon nombre d'Etats arabes. 
Si l'éradication annoncée du Hamas et les coups portés au Hezbollah ne sont pas pour mécontenter certains dirigeants, qu'en est-il de leurs opinions publiques respectives, de la nébuleuse des organisations islamistes et des cellules dormantes (sans compter les trafiquants d'armes et les semeurs de troubles professionnels) ?

 

8.
Dans la guerre hybride que la Russie mène contre l'Occident, on peut penser que les services russes avaient, en ce qui concerne la politique française, misé sur deux chevaux : LFI et RN. Maintenant que le RN est en tête de course, LFI a peut-être bien été prié de tout faire pour ne surtout pas être en position de gêner la victoire du RN : d'où crétines manœuvres, très sottes initiatives et déclarations souvent stupides, voire provocatrices et scandaleuses des députés à Mélenchon. Et d'ici les présidentielles 2027, je festival n'a pas fini d'ébahir.  Si ce n'est pas ainsi que ça fonctionne, c'est tout de même bien imité.

 

9.
Nous sommes le 31 juillet 2025 et, visiblement, Poutine continue d'ignorer l'ultimatum de Trump. Il ne peut sans doute faire autrement sous peine de passer pour un faible, mais cette fuite en avant meurtrière risque de coûter cher à la Russie.

 

10.
Ce qui distingue la « guerre hybride » de la « guerre totale », c'est que la guerre hybride peut, un certain temps, se dérouler sans conflit ouvert et ouverture d'un front sur le terrain (alors que la guerre totale se définit par le recours de toutes les ressources économiques au service d'une offensive militaire de haute intensité).
La guerre hybride est certes une guerre de propagande, mais aussi, et c'est essentiel, une guerre politique. Il s'agit pour la Russie d'influer sur le destin des pays européens en tentant de les déstabiliser de telle manière que les opinions publiques en viennent à porter au pouvoir des partis sous influence russe. C'est beaucoup plus que du soft power et de la simple influence (laquelle est constante et vient autant des Etats-Unis que de la Russie ou de la Chine). Il s'agit pour la Russie de pratiquer l'entrisme au sein des partis et des institutions de manière à les influencer de l'intérieur ; il s'agit aussi de profiter des faiblesses sociétales et d’exacerber les revendications jusqu'à provoquer troubles, émeutes, insécurité et semer le doute dans l'esprit des électeurs. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 31 juillet 2025.

 

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