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BREFS ET AUTRES

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13 juin 2025

ELLE DIT TOUT CELA SANS SE RETOURNER

ELLE DIT TOUT CELA SANS SE RETOURNER

 

« Elle dit tout cela sans se retourner, tout en continuant d'arranger ses cheveux rebelles »
(André Gide, « Les Faux-monnayeurs » [le narrateur])

 

Elle est un pronom personnel. Un pronom personnel masque bien des êtres surtout si on ne comprend pas ce qu'on lit. Elle 
Dit. Le verbe dire est un verbe introducteur de parole (il n'est pas forcé de dire la vérité). 

 

Tout, ici, désigne tout ce qu'elle dit mais je ne sais pas ce qu'en l’occurrence Zut dit ; je ne sais d’ailleurs pas si Zut sait bien ce qu'elle dit. Vous me direz
Cela ne vaut pas un bon vieux disque des Rolling Stones et vous aurez raison ; c'est d’ailleurs pour cela que je ne fais pas de musique.

 

Sans est employé dans des expressions comme sans attendre, sans blague, sans déconner, sans un sou, sans un sourire, sans même un soupir, il ouvrit la porte du frigo et prit deux œufs pour se les faire cuire.
 

 

Se retourner est une façon d'être dans l'espace défois on se retourne, surtout si on a l'impression que mais défois c'est juste pour se
Retourner parce que.

 

Tout dans « tout en continuant » est un adverbe d'intensité mais il n'est pas forcément caféiné (vous n'êtes donc pas obligé d'apporter du sucre).

 

En égyptologie je ne vaux pas un clou mais personne ne m'a jamais confondu avec un égyptologue. C'est en
Continuant à écrire que je me rends compte que je n'ai rien à dire et que je n'ai pas envie d'avoir quelque chose à dire (lequel est un verbe du troisième groupe).

 

D’arranger, ce qui est une manière de dire que le réel est quelque chose qu'il convient d’arranger car si on ne se décide pas à
Arranger les choses qui constituent le réel, c'est pas que les choses alors ne sont plus les choses et le réel plus le réel mais quel bordel !

 

Ses est un adjectif possessif et on comprend donc que Zut a des 
Cheveux puisque c'est lorsque Zut dit des choses « sans se retourner, tout en continuant d’arranger ses cheveux rebelles », que je me dis que Zut n'a que fort peu de rapport avec la cantatrice chauve. Que les cheveux de Zut soient 
Rebelles ne m'étonne pas et les politiques devraient un peu plus se méfier des révolutions capillaires. Le jour où les cantatrices chauves se révolteront, elles ne couperont pas les cheveux en quatre et je vous prédis que bien des moumoutes finiront dans la soupe à l'oignon.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 juin 2025

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9 juin 2025

FAUT FAIRE ATTENTION A SES CORNICHONS

FAUT FAIRE ATTENTION A SES CORNICHONS

 

Faut faire attention à ses cornichons
Ne pas laisser ses cornichons traîner
N'importe où ne pas les perdre de vue
Ses cornichons ses cornichons ses cornichons
Surtout si on veut les manger avec du jambon
Du jambon du pâté du saucisson du jambon pis
Des tomates pâté jambon & la cousine Marion.

 

Faut faire attention à ses cornichons
Ne pas laisser ses cornichons traîner
A boire fumer n'importe quoi qu'on ne
Sait pas jusqu'où les cornichons hein
Les cornichons les cornichons les cornichons
Sait pas les cornichons hein jusqu'où 
Ça peut aller qu'vous les retrouvez découpés
Fendus en deux en rondelles les cornichons &
Qu'on ne retrouve plus la cousine Marion pas
Son pâté ni jambon ni chaussons ni pantalon.

 

Faut faire attention à ses cornichons
Défois qu'le Poutine les croquerait &
Défois qu'Mélenchon les croquerait ou
Marine ou Bardella ou Zemmour ou bien
Macron que plein sa Macronie qu'il en
A plein ses tiroirs ses ministères et
Des fameux des vinaigrés des hauteurs 
Des grandes écoles des grandes écoles des grandes écoles
Que moi j'm'en fous de Macron & d'ses
Cornichons cause je préfère les chansons à Jim Morriçon.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 9 juin 2025.

8 juin 2025

CRAPAUD MA POMME DE L'ANNEE DU CHAT

CRAPAUD MA POMME DE L'ANNEE DU CHAT

 

« Je n'ai pas de photographie... Mon mari ne parlait presque jamais de cette période de sa vie... » 
(Simenon, « Monsieur Gallet décédé », ch. 8 [Madame Gallet])

 

Je prends une page de Simenon au hasard. Je
N'ai pas plus de raisons d'ouvrir ce roman (« Monsieur Gallet décédé ») plutôt que « Le Chien jaune », « La Nuit du carrefour » ou « Le Passager du Polarlys »,
Pas plus de raisons et je retrouve dans cette page (la 121 de l'édition Presses Pocket des années où l'on trouvait les romans
De Simenon dans toutes les gares) cette écriture blanche, sans effet particulier, cette écriture efficace et directe et dont le sujet est le non-dit. Je prends une page de Simenon au hasard. A la radio, on cause politique, baisse, c'est-à-dire en fait stabilisation de la dépense publique ; on évoque aussi le recul de l'âge de la retraite. Madame Gallet n'a pas de
Photographie de son mari du temps où il vivait en Indochine. 
Mon temps passe. Les temps à venir ne me semblent guère folichons. Remarquez que je dis ça comme je dirais j'aime bien les cornichons. Le
Mari de Madame Gallet a vécu en Indochine « avant son mariage » ; cela intéresse le commissaire Maigret qui tente de se faire une idée plus précise de la personnalité de l’assassiné Émile Gallet. Il
Ne « parlait presque jamais de cette période de sa vie », dit Madame Gallet.
Parlait-il, au moins, cet Émile Gallet ? Etait-il un taiseux ? Avait-il quelque chose à cacher ? C'est aussi le
« Presque-rien et le Je-ne-sais-quoi » qu'elle évoque l’écriture blanche de Simenon. Du
Jamais ça n'aurait dû arriver et qui arrive pourtant.
De la fatale, l’humanité.
Cette vie de tous les jours d'où jaillissent soudain des spectres. Le mot
Période me permet d'introduire cette citation de Jean Rostand : « L'année du crapaud se distingue en trois périodes distinctes de longueur inégale.»
De cette citation je n'ai rien à dire, sauf qu'elle m'amuse (un rien m'amuse) et me rappelle la chanson « The Year of the Cat » de Al Stewart (je cite : « On  a morning from a Bogart movie / In a country where they turn back time / You go strolling through the crowd like Peter Lorre / Contemplating a crime »).
Sa chanson, à Al Stewart, elle fut fameuse, de ce genre de chanson que longtemps dans sa
Vie, on s'en souvient, hein qu'on s'en souvient, dis, crapaud ma pomme, de l'année du chat.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 8 juin 2025.

1 juin 2025

ZUT IL EST DEJA L'HEURE DE SE DIRE 

ZUT IL EST DEJA L'HEURE DE SE DIRE 

 

1.
« Stène rongeait son frein. Le duc lui avait bien recommandé de se taire, comme il voyageait maintenant accompagné d'une suite nombreuse et qu'il ne voulait pas qu'à ce propos on jasât. »
(Raymond Queneau, « Les Fleurs bleues »)

 

J’aime bien moi qu'on jasât, surtout s'il y a la trompette à Louis Armstrong dedans.

 

2.
« J’appelle donc République tout État régi par des lois, sous quelque forme d'administration que ce puisse être : car alors seulement l'intérêt public gouverne, et la chose publique est quelque chose. Tout gouvernement légitime est républicain »
(Rousseau, « Du Contrat social », Livre II, ch. 6)

 

Ha ça, la légitimité, c'est quelque chose, quoiqu'elle soit très synchronique, la légitimité, qu'avec le temps, on se dit qu'ils n’étaient légitimes la plupart des grands du pouvoir que parce que les gens de leur temps les proclamaient  légitimes mais hein au final c'était souvent qu'une bande de sanglants sagouins.

 

3.
Se fourrer le doigt dans le nez en écoutant « Kashmir », de Led Zeppelin, ne rend pas la musique meilleure.

 

4.
On ne dit pas j’en veux pas à celle qui attend votre heure dans l’ombre (son couteau servira de toute façon).

 

5.
On ne pince pas un crabe même s’il est en train de vous voler les bijoux de la Castafiore.

 

6.
J’appelle mon chien. Il ne revient pas parce que je n’ai pas de chien. J’ai aussi une poêle à frire mais je ne la siffle jamais.

 

7.
Je ne pense pas que les guitares électriques des morceaux de Led Zeppelin déclament du Shakespeare.

 

8.
Lune de Chine ne mange pas plus de riz que lune de Maubeuge ne mange de frites.

 

9.
On ne trempe pas sa flûte à bec dans le vinaigre. Surtout s’il y a déjà ses doigts.

 

10.
Le panier a cassé tous ses œufs – Le buveur de vodka est dans la trappe à rats.

 

11.
« Je trace le signe et l'orage éclate, mais je le garde en main, il m'obéit. »
(André Hardellet, « Le charmeur d'orages »)

 

Il y en a comme ça, ils ont des pouvoirs on dit. Moi, des pouvoirs, j'en ai pas des pouvoirs. J'aurais aimé foudroyer avec les mots, mais non. Les grands auteurs foudroient avec les mots. Même si souvent leur foudre est lente quand même qu'elle foudroie.

 

12.
Il est curieux de constater que les bœufs ne jouent pas au football. Quant à la racaille, elle brûle des voitures et agresse les gens.

 

13.
Si vous avez un OVNI dans votre garage, ne le dites à personne. Si un matin, vous constatez que votre garage s’est volatilisé, au moins vous comprendrez pourquoi.

 

14.
Moi non plus, cher de gauche, je n’admets pas l'exploitation de l'homme par l'homme, d’autant que le contraire me semble tout autant condamnable. 

 

15.
Poutine ment. On dirait un soviétique, voire un dictateur russe.

 

16.
Il est très difficile de mettre un saxophone dans un serpent. Le contraire est possible mais avec tout un protocole et plan tordu dans la caboche.

 

17.
« Le plouc commence à cogiter. Turbine comme une marmite norvégienne. Tuff tuff, se met en route. Prêt pour l’ébullition. »
(Jean Vautrin, « Canicule »)

 

Méfiez-vous du plouc à pétoire ; défois c'est pas pour faire la conversation.

 

18.
Avez-vous remarqué que les gens qui ont l’habitude de commencer leurs phrases par « si je puis me permettre » se permettent en effet souvent bien des choses ?

 

19.
Il en était d’ailleurs aussi triste que son cheval dont il appréciait le gai babillage. Stèphe trottait de même dans le plus grand mutisme, ce qui ne le changeait d’ailleurs pas de sa réserve ordinaire. »
(Raymond Queneau, « Les Fleurs bleues »)

 

Cheval qui gaiement babille plaît aux filles qui itou gaiement babillent, mais ça ne se trouve pas sous le sabot d'un bœuf.

 

20.
Zut ! il est déjà l'heure de se dire qu'il est déjà l'heure. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er juin 2025.

1 juin 2025

CIEL BLANC MER GRISE J’ECOUTE DU BLUES

CIEL BLANC MER GRISE J’ECOUTE DU BLUES

 

  « La voix d’un type qui parle de jazz à la radio dit :
  « Le jour où Charlie Mingus est mort, cinquante-six baleines se sont suicidées en se précipitant sur le rivage. Juste en face de sa propriété. »
(Jean Vautrin, « Canicule »)

 

La voix – ou alors tout est muet qu’c’est le silence et c’est pas plus mal – oui, mais la
Voix tout de même, dans sa tête (y en a défois ils ont une voix au-dedans de leur tête et c’est dangereux) cette voix
D’un coup elle pourrait sortir un couteau et le
Type là avec sa voix dans sa tête il pourrait qu’on sait pas mais 
Qui sait d’où vient tout ce sang puisqu’on en
Parle que je ne sais pas si ACDC est le meilleur groupe de rock du monde mais qu’en tout cas, c’est un sacré bon groupe de rock du monde du rock qui fait jaillir des sons électriques et insolents genre it’s only rock n’ roll but I like it comme i disent les Stones.

 

De jazz aussi qu’on pourrait en parler du jazz car j’aime bien ça le
Jazz que ce sont de vrais musiciens les gens du jazz pas des bidouilleurs de sons des studios mais des gens qui jouent en live et peuvent pas tricher qu’c’est pas, le jazz, de la musique
A vous essoriller à 
La qu’on en entend sur France musique du jazz hein à la 
Radio qu’on en entend du jazz en fin de journée entre 18 et 20 heures mais de moins en moins ailleurs voire plus du tout qu’ça
Dit quand même que des gens qui en écoutent du jazz y en a moins que des gens qui se gavent de tonitruances électrozozos à faire rire les ânes. 

 

Le blues aussi j’aime bien le blues la guitare rêche à Muddy Waters et l’agile piano à Otis Spann ça vous fait un
Jour tout neuf à l’heure du coq et du revenant d’écouter une galette de blues plutôt que d’écouter les conneries à Macron Mélenchon Zemmour et tous les autres cons Les jours 
Où j’écoute du blues généralement ça me fait du bien au moral que j’ai tendance à laisser traîner dans mes chaussettes et puis il y a
Charlie Mingus le magnifique qu’en écoutant le « Ah Um » de 
Mingus je me dis toujours que c’est un sommet de la musique du vingtième siècle jazz ou pas je bois du rhum il
Est pas fameux parce que j’ai pas les moyens de m’en payer du goûteux genre rhum vieux et puis comme je fais comme je veux je bois mon mauvais rhum et je vous hein oui comme vous dites que je serai
Mort parce qu’il faut bien que je serai mort pour que d’autres boivent du mauvais rhum en écoutant s’agiter l’agile piano de Otis Spann.

 

 

Cinquante hommes sur un tonneau de rhum ah non c’est pas ça la chanson et
Six cadavres dans sept placards (c’est qu’il y a un truc) et des
Baleines dans l’océan que les Japonais pourchassent parce qu’il y a trop de gens sur cette planète et que les gens font tout n’importe quoi tout ce qu’ils peuvent pour gagner leur vie qu’on sait qu’ça finira mal forcément mal que ça a déjà une drôle de tête à macchabée le monde avec ses massacres de haute intensité là Les baleines, la voix elle dit les baleines
Se sont suicidées je lis ça c’est la première page de l’excellent roman « Canicule » de Jean Vautrin on dirait un poème en prose cette page intitulée « Noémie Blue » je ne sais pas si Jean Vautrin l’a réellement entendue cette phrase ou s’il l’a composée pour l’ambiance délétère roman noir de son bouquin, je cite : « Le jour où Charlie Mingus est mort, cinquante-six baleines se 
Sont suicidées en se précipitant sur le rivage. Juste en face de sa propriété. » Ce sont des choses que l’on entend parfois, ces échouages de baleines que je sais pas si c’est la pollution les fréquences radios la sociologie ou la dépression baleinière qui fait ça qu’on les retrouve
Suicidées les baleines. 

 

En juin 2025 le dimanche 1er juin 2025 que nous sommes et la sale guerre de Poutine en Ukraine continue qu’on ne sait toujours pas ce que Trump pense qu’il y en a qui disent qu’il laisserait l’Europe 
Se démerder toute seule avec la guerre hybride des Russes que ça ne les étonnerait pas cause leur priorité aux Etats-Unis, c’est la menace chinoise, l’expansion de la Chine à 1 milliard 5 d’âmes via l’annexion de Taïwan sans compter une toujours possible reprise du fatal rififi entre Corée du Nord et Corée du Sud qu’on dirait quand même qu’ça va en se
Précipitant la marche à la troisième. 

 

Sur toutes ces perspectives que voulez-vous qu’on dise, que
Le bipède doué de raison acharné qu’il est à chercher sa misère et son malheur Sur le
Rivage pas grand monde encore (il est pourtant presque midi) c’est pas non plus le grand soleil pas la chaleur C’est 
Juste un grand ciel blanc au-dessus d’une mer grise
En anglais j’ai jamais été très bon (comme 
En presque tout d’ailleurs)
En anglais j’ai jamais été très bon Nous sommes
En juin ciel blanc mer grise j’écoute du blues j’pige rien des paroles mais j’m’
En fiche
En face de la fenêtre terrasses presque vides peu de gens sur la plage
En mer l’étale grise et vide sous d’la ouate En
Face derrière l’étale grise et vide sous d’la ouate il y a l’Angleterre 
De l’Angleterre je n’ai rien à dire et quand on n’a rien à dire
Sa qu’on la ferme et qu’on reste dans sa 
Propriété (celle qu’on rêve) à lire du Vautrin du Michaux à écouter du blues.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er juin 2025

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25 mai 2025

L'ALOUETTE EN VAIN

L'ALOUETTE EN VAIN

 

« L’alouette, tu la cherches en vain dans le soleil à la place où flotte son cri. »
(André Hardellet, « Campagnes »)

 

L’alouette je ne la croise jamais ce que je croise c'est le bipède têtu buté, mobile, perspicace, dangereux, soucieux, embêté, de bonne volonté mobile, perspicace, dangereux justiciable contribuable citoyen mobile perspicace dangereux
Tu causes tu causes sais-tu que c'est tout ce que tu sais faire qu'elle me dit Zut qui a des lettres tu 
La cherches dans ta caboche en fait l’alouette tu la
Cherches comme ce qui prouve le temps perdu, tu la cherches tu la cherches la cherches-tu ?

 

En mai 2025 j'écris ces lignes sur une phrase de André Hardellet et pourquoi cette phrase-là de André Hardellet et pourquoi pas une autre phrase de André Hardellet comme si je n'avais pas autre chose à faire, me faire frire des oignons, écouter les experts à la télévision m'expliquer à quel point elle est critique la situation, que la France elle gagne pas assez de pognon, qu'il faut donc que les Français soient plus et plus longtemps au charbon ah bah comme tout ça est
Vain et si utile, je boirais bien une bière ou un verre de vin du pâté sur mon pain j'écoute du jazz la Suite Sandrine de Michel Camilo et me dis que c'est vraiment beau je pense à des choses futiles j'écris des choses futiles

 

Dans le soleil l’alouette et foin du sérieux (poil aux yeux) que j'y mette moi dans le soleil une bicyclette des castagnettes quelques claquettes pirouette cacahuète
Le sérieux (poil aux cieux) je ne sais qu'en faire que j'y mette du f, de l’éléphant effervescent, du fifre lancinant lancinant insistant, fanfreluche et franche lune, figaro-ci figaro-là, le fond de l'air est frais et autres fraises des bois Le
Soleil est-il un roi ? Je pense au Roi-Soleil car j'entends du Racine sur une clé USB sinon je m'en fiche du Roi-Soleil et quel sens ça a d'écrire que le soleil est un roi que ce n'est pas un roi le soleil mais une boule de gaz qui brûle Quant 
A écrire (puisque j'aime écrire, qui excuse ma solitude) autant écrire modeste et amusant (je ne saurais faire autrement) puisque je n'ai rien à dire de sérieux (poil aux scrogneugneux) ni sur l'alouette ni sur les bipèdes ni sur
La mémoire la recherche du temps perdu la
Place de l'humain amateur de rillettes dans l'espace contemporain

 

Où je vais mon ombre va ; c'est une chose que j'ai bien souvent remarquée (surtout quand il y a du soleil) mais quand il
Flotte mon ombre se noie et écrivant que mon ombre se noie je songe aux noix aux oies au pâté de foie à la mécanique des lois au nombre de mes doigts ah qu'il est sot çui-là dit Zut qu'il est sot avec
Son goût de faire du son qu'on entend que dans son alors le lieutenant poussa un 
Cri c'est une phrase qui me revient d'un roman lu jadis, jadis, jadis, jadis (le son  s'éloigne).

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 mai 2025

25 mai 2025

LE FROUFROU DES MOTS DANS MA CAFETIERE

LE FROUFROU DES MOTS DANS MA CAFETIERE

 

« LE GARDE : - Hélas ! C'est un malheur quand une idée fixe est une idée fausse. »
(Sophocle, « Antigone »)

 

Hélas est un mot dont je ne sais s'il vibre ou joue du violon ou vole au vent ou va en vacances à Vitry-la-Vadrouille
C'est un mot qui exprime assez son sentiment sa lucidité sa consternation, et s'il va chasser sans son chien ou siffle des chansons je ne sais je ne sais

 

Un mot comme « malheur » dans ce monde qu'est pas joli joli on est bien obligé de l'employer – ça n'empêche pas de se faire un jambon-beurre d'aimer les films d’épouvante (oh oui, les films d'horreur ! ceux qui font peur) de fêter l’anniversaire de sa sœur de surveiller l'heure (défois qu'elle vous piquerait vot' jambon-beurre) de jouer au plus con tu meurs, mais enfin le mot
Malheur quand on y songe on songe que tout n'est que mensonges et qu'on nous fait passer de pourrissants concombres pour la jolie Perrette et son pot au lait 
Quand je dis « on » tout le monde sait de qui qu'on cause cause que le on n'est pas fait pour les chiens mais pour ceux qui se le disent, qu'on se fiche bien de leurs tronches (même qu'on leur pique leurs ronds leur pognon leurs biftons pour réformer l'éducation qu'on a l'impression que les mômes sont de plus en plus moins bons)

 

Une idée ça ne se jette pas dans l'évier, défois qu'elle serait bonne, mais bon si elle est, cette
Idée (cette idée qu'on n'a pas jetée dans l'évier parce qu'il est déjà plein de vaisselle de vaisseaux de choses variées plus ou moins vilaines et autres vanités vides oh si vides) cette idée, si elle est
Fixe aussi fixe qu'un christ sur son crucifix alors elle
Est – mais quel est ce voleur volant qui vient de me voler mon évier mon vélo ma véracité d'origine contrôlée, ma véracité, ma voracité mon chien mon lapin chasseur mes chaussettes mon archiduchesse et tous mes saucissons secs ? 

 

Une fois, j'eus une jeunesse aimable, aussi claire et élégante que la musique des Doors mais quand je me réveillis je vomis car j'avions englouti trop de whisky alors cette
Idée de quoi est-elle faite ? Bah il ne faudrait pas se faire une
Fausse idée de ce que je faribole et plus souvent que je pense au froufrou des mots dans ma cafetière, à la mignonne frisée, la fraîcheur de la bière, steak-frites, tarte aux fraises, et quant au frétillement des anguilles sous roche, c'est très fichtrement que je m'en fiche.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 mai 2025

24 mai 2025

FAUT QU'ÇA AILLE

FAUT QU'ÇA AILLE

 

« Il a fallu que dieu s'en aille
Pour que j'aille à l'assaut de dieu. »
(Françoise Delcarte, « il faut que dieu s'en aille » in « Poésie 1 », n°17, juillet 1971) 

 

Il y a de ces électricités qui épatent : celles des albums des Doors ça vous
A de quoi la rendre plus étrange un peu l’ambiance l'a
Fallu des oreilles ça tombait bien on en avait bien sûr c'était avant
Que nous n’existions plus et 
Dieu on n'a pas pu savoir si elle
S'en trouble défois un peu le tempérament Zut de toutes ces histoires mais  faut qu'ça
Aille alors ça aille

 

Pour ça Zut elle a de la résilience comme on dit à la radio faut
Que je pense à mes copies à corriger pour lundi parce qu'il faut que 
J'aille sinon je vas encore chagriner et tout ce blues faut qu'ça
Aille Faut qu'ça aille Faut qu'ça aille qu'ça se chante aussi et higher higher higher pour toujours mieux qu'ça aille

 

A midi qu'on est le 24 mai 2025 pas de soleil ce sera pas
L'assaut sur la plage zéro bikini sur le sable et des touristes aux terrasses des cafés nul
Assaut non plus ah tiens l'intro pluvieuse 
De Riders on the Storm je me dis que c'est vraiment de la bonne musique que la musique des Doors après j'écouterai Ah Um de Charlie Mingus, c'est encore mieux je pense à
Dieu mais je ne sais pas si.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 24 mai 2025

24 mai 2025

LIEBLING EST SON NOM

LIEBLING EST SON NOM

 

1.
Après avoir tourné autour pendant quelques jours (et pourquoi, allez savoir,  ah la la, la psychopathologie de la vie quotidienne, c'est quelque chose, savez), j'ai attrapé le « Lune l'envers », de Blutch (Dargaud, 2014), qui est un de mes albums de bande dessinée préférés. Déjà, j'aime bien le trait faussement brouillon, faussement désinvolte de Blutch, qui me rappelle le style de Jean-Claude Forest, que j'aime tant itou ; ensuite, je l'ai relu et me suis épaté, comme il y a quelques années (comment cela se fait-il ? « quelques années », quelle négligence de lecteur!).

 

2.
La couverture déjà, avec son cœur noir au centre (le chignon de l'opératrice en robe mauve vue de dos) et cette mise en scène pour tableau surréaliste, machine organique, plante montante, gamine dans une pose typique de gamine, le buste en avant, les jambes pliées, le bassin cambré, une main sur le genou gauche, ce qui l'oblige à avoir le bras tendu et l'autre main sur la hanche droite, le bras droit faisant alors un angle et avec ça, des nattes qui volent au vent, regardant on ne sait quoi, jeune femme nue sur le point d'entrer (on ne la voit pas toute entière) dans cette dérive où, d'un fauteuil rose, un barbu vieillissant vous regarde derrière des verres bleus en en buvant un autre. On voit même la mer alors que dans cette histoire personne ne voit Ulysse revenir.

 

3.
« Moi, ce que je cherche, ça n’existe pas. »
(Blutch, « Lune l'envers », [Liebling])

 

« Lune l'envers » est une histoire sur le temps quand il s'emmêle les pinceaux, un peu comme dans « Providence », le film d’Alain Resnais, sauf que là, on ne voit pas qui c'est-y qui flanche du spatio-temporel, que c'est à la fois la jeune fille, Liebling est son nom, c'est dire si elle est aimable, et le vieux Lantz (couple défait sur lequel repose le fil à narrer). Après tout, c'est peut-être le vieux Lantz qui décaroche tout seul cause que, sur le point de mourir (il s'y attend puisqu'il a cru le comprendre), il laisse sa perception des êtres franchir les citrouilles du délire (certes, l'image est gratuite, mais elle m'amuse).

 

4.
« Ton Lantz est incontrôlable, Blumentritt. Son instabilité émotionnelle met tout le groupe en péril. »
(Blutch, « Lune l'envers », [le directeur général Kartatz])

 

Lantz, c'est pas du tout le gars sympathique : égocentrique, vulgaire, goujat, obsédé du radada (il n'est d'ailleurs pas le seul), pleurnichiant, opportuniste, menteur, grotesque, ridicule et fâcheux, il n'a qu'un seul atout : il sait ce que c'est que le dessin, il sait qu'une bande dessinée de qualité ne se fait pas en plongeant ses mains dans les trous d'une machine organique ; bref, c'est un artiste et vu comment l'auteur (Blutch) le traite, on peut se demander si mais non, on s'en fiche, on prend le personnage comme il est et on laisse l'auteur tranquille.

 

5.
«  je n'ai pas besoin de te rappeler que pour nous, les filles, la vie est plus impitoyable que pour les garçons. »
(Blutch, « Lune l'envers », [une mère à sa fille])

 

Au début de l'histoire, il y a un gag sur une capsule de cyanure (l’album ne manque pas d'humour noir) et l'on retrouve ce même cyanure à la fin, comme quoi, quand on fait mention d'un aussi radical dès la deuxième planche, c'est que ça pourrait bien servir à quelque chose plus tard, et justement, comme élément de résolution, dans le genre radical, la capsule de cyanure hein.

 

6.
« Si ça marche, nous aurons une grande maison dans la forêt avec d'immenses baies vitrées, où tu pourras peindre. »
(Blutch, « Lune l'envers », [le jeune Lantz à Liebling])

 

Lisant « Lune l'envers », j'entendais les Doors machiner d'la rythmique et  ces vers de Morrison dans « Moonlight Drive » : « Let's swim to the moon / Let's climb trough the tide  », mais je ne sais pas si cela a un rapport avec le bout d’océan que l'on voit sur la couverture.
Et si nous avions tous un rapport avec l’océan (cette question est idiote mais comme elle n'a pas la scarlatine, nous ne l’exclurons pas tout de suite), avec la mer d'où qu'on vient, qui, comme le dit la chanson de Art Mengo, «  n'est qu'une illusion », et comme, c'est bien connu et consternant, tout est politique, la mer est donc une illusion politique, une illusion poétique, une illusion qui monte, qui danse sous la lune, oh dis, la mer, l’aquarium à tréfonds, la condition du travail des marins et des activités portuaires.

 

7.
« Que nous commande la morale ? »
(Blutch, « Lune l'envers », [Winnetou au vieux Lantz])

 

« Lune l'envers », on dirait une autre manière de dire « la face cachée de la lune » - on pense au « Dark side of the moon », de Pink Floyd, mais on n'y est pas obligé que je pense aussi à cet étrange film de Louis Malle, « Black Moon », et de ce qui y est dit de l’aboutissement de la lutte des sexes, et de la guerre civile qu'on pressent dans notre réel à nos pommes. 
L’album de Blutch est féministe et seule la jeune Liebling semble avoir assez de valeur morale pour qu'on s'y attache (les autres vivent avec leur temps, c'est-à-dire qu'ils s’adaptent plus ou moins, quitte à devenir les valets serviles ou les cadres cyniques de la modernité entrepreneuriale (ici un monopole de l'édition sur le point de publier un « Nouveau Nouveau Testament », biblique et best-seller assuré) à moins que s’aigrisse le bipède et qu'il tourne au corrompu désabusé, ou au pervers en perte de repères.

 

8.
« Tu vas aimer. »
(Blutch, « Lune l'envers », [Liebling])

 

En ce qu'il est une défense et illustration magistrale de ce que peut l’art de la bande dessinée, l’album « Lune l'envers », de Blutch, est inadaptable ; et si on peut y prendre un tronc ou un toutou, on est assuré d'y prendre une claque, de celles qui réveillent et rappellent qu'il y a heureusement autre chose dans l’existence que les tronches à Mélenchon et Zemmour.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 24 mai 2025

23 mai 2025

TOUT CELA SENT UN PEU SA COMEDIE

TOUT CELA SENT UN PEU SA COMEDIE

 

1.
« MONSIEUR JOURDAIN. - Cette chanson me semble un peu lugubre, elle endort, et je voudrais que vous la pussiez un peu regaillardir par-ci par-là. »
(Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », I,2)

 

Monsieur Jourdain n’aime pas la musique qui mélancolise – Les radios diffusent beaucoup, entre les sonorités publicitaires, de ces bouts de mélancolie que l'on appelle chansons. Comme elles sont souvent en anglo-saxon, on n'en saisit pas la portée, et d'ailleurs, on s'en fiche – Les chansons n'empêchent pas de manger des pâtes au jambon ; au contraire, et j'ai remarqué que l’habitude d'entendre des chansons toute la sainte journée (sauf le soir, où on regarde des films américains) va assez souvent de pair avec un abonnement aux pâtes au jambon, parce qu'il y en a, ils écoutent France culture, France musique, où il y a beaucoup moins de tonitruant tsoin-tsoin et ils mangent moins souvent de pâtes au jambon (en tout cas, pas des pâtes au jambon des rayons de la supérette) – J'aime beaucoup le pussiez, qui ne pousse, le pussiez, que dans des langages fleuris et cultivés comme on n'en fait plus.

 

2.
« MAITRE D'ARMES. - Je vous l'ai déjà dit ; tout le secret des armes ne consiste qu'en deux choses : à donner et à ne point recevoir »
(Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », II,2)

 

Mais avant que l'on en vienne aux armes, citoyens, il convient d'user de la diplomatie et de la négociation, qui consistent à tenter de donner un peu pour recevoir beaucoup.
Dans la Russie de 2025, dite Russie poutinienne, le chef de la diplomatie s'appelle Sergueï Lavrov ; on le dit habile et excellent négociateur – A ce jour, 22 mai 2025, la diplomatie russe est fortement aidée par la ferme intention de Trump de ne pas intervenir dans le conflit russo-ukrainien  autrement que par des discours, et on a assez l'impression que Trump a clairement choisi de favoriser les intérêts de Poutine et de laisser tomber l’Ukraine et le président Zelensky.
Certes, il semble que Donald Trump ne soit pas dupe de la menace que Poutine fait planer sur l’Europe mais il a l'air de plutôt s'en accommoder, ou alors c'est qu'il est vraiment très difficile à décrypter, le Trump, et qu'il faut donc encore attendre avant que l'on puisse définitivement le classer comme un allié objectif de Poutine. Krasnov est-il vraiment ce que l'on pense qu'il est ?

 

3.
« Tout cela sent un peu sa comédie ; mais, avec lui, on peut hasarder toute chose, il n'y faut point chercher tant de façons, et il est homme à y jouer son rôle à merveille, à donner aisément dans toutes les fariboles qu'on s'avisera de lui dire. »
(Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », III, 13 [Covielle])

 

Le valet de l’amoureux de Lucile envisage une farce – Ce qui sent, et plus qu'un peu, « sa comédie », c'est la politique – Quel burlesque que la politique ! – Nous croyons voter pour des convictions et nous élisons des masques – Et voilà la république menée par des gens qui y jouent leur rôle « à merveille » et donnent « aisément dans toutes les fariboles » que d’astucieux technocrates s'avisent de leur dire. Et c'est ainsi que copains et coquins font bien des cocus. Molière, auteur politique ? Assurément.

 

4.
« NICOLE. - Monsieur, je vous demande pardon ; mais vous êtes si plaisant que je ne saurais me tenir de rire. Hi, hi, hi ! »
(Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », III, 2)

 

On dit que certains musulmans des plus radicaux considèrent l'Occident comme un monstre de décadence et rêvent de voir la charia remplacer les lois de la république.
Historiquement, une partie de l’extrême-gauche considère le libéralisme comme porteur de décadence et rêve de rééduquer ce que ces dogmatiques appellent « le peuple » qui, selon ces sourcilleux, serait abusé par les mirages de la société de consommation.
L’extrême-droite considère, elle aussi, le libéralisme comme porteur de décadence et bien des évolutions sociétales comme autant d'atteintes à ce qu'ils appellent « l'identité judéo-chrétienne » de la France, qui est, somme toute, aussi réelle que l'héritage gréco-romain. Curieusement, depuis quelques temps, ces nationalistes sévères fondent bien des espoirs sur la mafia russe et des gens des plus étranges, divers et variés (Marine et Marion, Dupont-Aignan, Philippot, Asselineau, Zemmour, Zozodur et Durzozo).
Bref, la démocratie libérale a beaucoup d'ennemis et elle a beau être source d'abondance et de progrès dans bien des domaines, elle se heurte de plus en plus souvent à des hypocrisies, voire à des factions.

 

5.
« Voilà comme vous dépensez votre bien, et c'est ainsi que vous festinez les dames en mon absence, et que vous leur donnez la musique et la comédie tandis que vous m'envoyez promener. »
(Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », IV, 2 [Madame Jourdain])

 

Madame Jourdain interrompt la fête, cheveu sur la soupe, les pieds dans le plat. 
Le problème de l'argent, c'est qu'il se dépense trop facilement et le soin du gouvernement, c'est que les gens s'endettent assez pour faire tourner la machine et être obligés d’avaler toutes les couleuvres que le gouvernement juge bon de leur faire avaler.
Il ne faudrait cependant pas que les Français s’endettassent de trop sinon, ils pourraient se décourager et se rebeller. C'est là tout l'art du technocrate d'obliger les gens à, tout en leur racontant des salades. Qui le premier enverra l'autre promener, et qui paiera les violons du bal, ça, on verra.

 

6.
« CLEONTE. - N'est-ce pas le vouloir que de ne vouloir pas éclaircir mes soupçons ? »
(Molière, « Le Bourgeois gentilhomme », III, 10)

 

Le plan et la stratégie de Trump ? Peut-être songe-t-il réellement à la possibilité de se maintenir au pouvoir au-delà de 2028. Pour cela, il doit créer un climat pro-Trump et néo-conservateur non seulement aux USA mais aussi partout où il le peut et donc aussi en Europe, et pour ce faire, il a besoin des partis d’extrême-droite et des réseaux de Poutine qui soutiennent, influencent, voire dans certains cas alimentent ces partis. Cette hypothèse sera peut-être démentie par les faits mais je constate que l'on attendait beaucoup de Trump après son tête-à-tête avec le président  Zelensky au Vatican, que l'on attendait beaucoup des négociations d’Istanbul et qu'il ne s'est rien passé, comme si Trump n'avait rien fait d'autre que de gagner du temps, ce qui, en fin de compte, profite surtout à Poutine.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 22 mai 2025

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