Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

BREFS ET AUTRES

Publicité
27 juin 2025

LA CAROTTE SI GROSSE SOIT-ELLE

LA CAROTTE SI GROSSE SOIT-ELLE

 

« La machine avait l'air filiforme d'une toile d'araignée vue de loin. »
(Boris Vian, « L'Herbe rouge »)

 

1
Inutile de parler latin à la machine ; elle ne vous répondra pas. Et je ne vois pas l'utilité d'apprendre à répondre en latin aux commandes numériques qui remplacent déjà bien des ouvriers.

 

2
L'air filiforme ne prend pas de gants. L'Iran des mollahs barbus et assassins (la lie de l'humanité) ne peut gifler l'Amérique.

 

3
De cette toile d’araignée jaillira un diamant. Que ce diamant soit américain ne m'étonnerait pas. 

 

4
Vue de loin, la mer reste la mer – n'allez pas la chatouiller, elle pourrait vous emporter qu'on vous retrouvera jamais.

 

5
La carotte, si grosse soit-elle, n'efface pas le bâton.

 

6
J'aime les chansons pop pour leur passé, l'enthousiasme des teenagers qu'elles ont suscité, la synchronie qu'elles évoquent, infini des boucles impossibles, les cours de lycée en Angleterre, en Allemagne, Italie, France et leurs bouilles patientes attendant que cela se finisse pour aller boire une bière en écoutant les Rolling Stones terme générique.

 

7
On sait qu'on n'est jamais aussi bon qu'on pourrait l'être et on se console en se disant qu'on pourrait être pire. Aux autres, le jugement.

 

8
Le monde évolue si vite qu'on dirait pas.

 

9
Donne-moi des sous, politique, et je ne te dirai pas merci. Ne m'en donne pas, politique, et je t'en demanderai.

 

10
« Les sous, ils ne vont pas tomber du ciel après » est la phrase la plus censée que j'ai pu entendre sur Dunkerque ce lundi 9 juin 2025.

 

11
Il y a tellement de gens honnêtes et manquant de sous qui font ce qu'ils peuvent pour faire face aux difficultés de tous les jours que j'ai du mal à croire que la Justice puisse sérieusement envisager de réinsérer des crapules finies. Et pourtant, elle le fait. Ne comptez pas sur moi pour applaudir. Je reste de droite.

 

12
Mélenchon est le meilleur service que la République aura rendu à l’extrême-droite. A croire que c'est fait exprès.  

 

13
Chaque fois que j'entends « Porque Te Vas » chanté par Jeanette, je regrette de n'avoir pas été espagnol en d'autres temps d'une époque rêvée.

 

14
Outre que les enfants sont sans défense, le mal qu'on leur fait est haïssable et impardonnable en ce qu'il révèle une volonté d'annihilation de l'innocence des époques rêvées.

 

15.
26 juin 2025. Même si on déteste le Hamas, le Hezbollah et l'Iran des barbus tueurs de femmes, on aura du mal à pardonner à Israël la morts des enfants de Gaza.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 juin 2025.

Publicité
25 juin 2025

CONFLIT IRAN-ISRAEL LE TRIOMPHE DE TRUMP ?

CONFLIT IRAN-ISRAEL LE TRIOMPHE DE TRUMP ?

 

1.
22 juin 2025. Avez-vous, vous aussi, le sentiment que L’ONU est devenue une institution obsolète, chronophage et coûteuse ? Ou pensez-vous que ce nid d'espions et de diplomates plus ou moins véreux serve aussi à bien des arrangements discrets, nécessaires et utiles ?

 

2.
22 juin 2025. Si l’Iran décide de bloquer le détroit d'Ormuz, alors l’Iran devra affronter non plus seulement Israël et le POTUS Trump mais une coalition internationale.
Si, dans ce bras de fer, la Chine et la Russie décident de soutenir l’Iran, alors nous serons très près, vraiment très près, de la 3WW.

 

3.
Lisant les tweets de Gérard Araud, je pense qu'un bon diplomate est précieux avant, précieux après, rarement pendant. Trop tard pour reculer. Si l'Occident n'en finit pas avec Poutine, le Hamas, le Hezbollah et la mortifère théocratie iranienne, alors l'Occident souffrira.

 

4.
23 juin 2025 ; la fermeture du détroit d'Ormuz par l’Iran est une carte qui permettrait à la théocratie de pouvoir négocier sans perdre la face.
l’Iran est économiquement et militairement battu ; bloquer Ormuz permettrait à l’Iran de demander un arrêt des  bombardements en échange d'une réouverture du détroit.
Si l'Occident est intelligent, USA et Israël laisseront les prix du pétrole grimper quelques jours puis, estimant leur but principal atteint (la destruction quasi totale du potentiel nucléaire iranien), Netanyahou et Trump négocieront un cessez-le-feu tout en maintenant une pression économique et militaire (sanctions, menaces de nouveaux bombardements et la toujours si efficace présence du Mossad partout où Israël a besoin de ses services).
Si les mollahs sont intelligents, pour préserver leur régime, c'est ainsi qu'ils agiront ; sinon, ils disparaîtront.

 

5.
24 juin 2025. En prévenant ses adversaires de ses intentions, chacune des deux parties (USA et Iran) prouve qu'elle a conscience de l’importance des enjeux et de la gravité de la situation. Cette intelligence permet-elle d’envisager négociations et cessez-le-feu ?

 

6.
25 juin 2025. Villepin a été trop mêlé à des intérêts étrangers, sans compter l'étrange affaire Clearstream 2, pour qu'il puisse sérieusement espérer représenter les Français à la présidence de la république ; il pourrait cependant piquer des électeurs à Mélenchon.


 

7.
Ce ne sont pas les velléités de négociations de Macron-Daladier  qui ont mis fin au conflit Iran-Israël de juin 2025, mais la force de frappe américaine.

 

8.
Donald Trump me fait penser à Richard Nixon et à Ronald Reagan : imbuvable, malhonnête, autoritaire, mais avec des éclairs de génie. Macron est seulement imbuvable. 

 

9.
On dit que les frappes américaines de juin 2025 n’auraient pas réellement impacté le programme nucléaire iranien. Quelle blague ! Les bombes n’ont peut-être pas pénétré assez profondément pour détruire les installations mais les superstructures sont probablement en miettes et les accès rendus impossibles. De plus, une grande partie des têtes pensantes du programme a sans doute été éliminée par le Mossad. La défaite de la théocratie iranienne est flagrante.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 juin 2025.

 

25 juin 2025

PUIS QUOI FAIT CHAUD

PUIS QUOI FAIT CHAUD

 

« Puis, en voyant qu'il avait des yeux de verre et qu'il ne parlait pas, il comprit qu'il s'agissait d'un jouet. »
(Stephen King, « Le Singe », trad. Michel Oriano)

 

Puis quoi ? Fait chaud -
En juin, normal s'il fait chaud mais là en juin 2025 on dit que c'est très chaud quand même au-dessus des moyennes saisonnières même qu'ça dure canicule et sécheresse ? Hot hot hot, hot like a dog  – puis, en
Voyant l’état du monde, Dieu se mit à ne plus exister.

 

Qu'il fasse chaud, c'est quelque chose que si ce n’était pas quelque chose il ferait quand même chaud et c'est pas rien
Il fait chaud on boit de l'eau fraîche de la bière fraîche du café on mange des glaces on met des glaçons dans les verres les garçons matent les filles elle
Avait des yeux de verre ah bin non la poupée a perdu ses yeux de verre des canons les remplacent.

 

Des yeux mon dieu des yeux des tas de yeux dans des bocaux des yeux vifs des yeux perçants de noirs regards qui vous scrutent des 
Yeux de verre en été en hiver la poupée aux yeux 
De verre vous regarde vous observe vous scrute et je ne sais pas si ces yeux de
Verre sont verts bleus ou gris comme la mer et s'ils vont vous fasciner comme Olympia fascina le poète.

 

Et qu'il fasse beau en ce mois de juin 2025 voilà qui est à la fois plaisant et inquiétant ; plaisant car cela favorise les circulations, les échanges, le commerce, et inquiétant car on parle aussi de sécheresse et d'une fréquence anormale des températures élevées (ne parle-t-on pas de « records »?)

 

Qu'il fasse beau et nous buvons de la bière.
Il fait beau ; nous buvons de la bière.

 

Ne pas se laisser engourdir car la bière est engourdisseuse il y a un festival de musique à remuer les jeunes ces trois jours-ci à Dunkerque (20-21-22 juin, « La Bonne Aventure » ça s’appelle et comme il fait chaud, il y a beaucoup de monde, beaucoup de bière, beaucoup de familles qui se promènent, beaucoup de filles qui veulent s’amuser et de garçons (ils veulent s'amuser aussi) Il ne
Parlait pas parce que le singe était un jouet (du reste, c'est bizarre parce qu'un singe de toute façon ça ne parle
Pas, mais à vrai dire, cette nouvelle de Stephen King, je ne l'ai pas lue cause que somme toute, je lis assez peu même si j'ai souvent le nez dans un livre ou deux).

 

Il fait chaud et demain je ne vais pas avoir beaucoup d'élèves parce que les élèves ne viennent plus une fois leur dernier conseil de classe passé (de plus, le « parcours Y » est un échec, c’était annoncé et sans doute voulu par la technocratie du ministère, histoire de nous décrédibiliser un peu plus aux yeux de l'opinion dont Macron pense qu'il peut lui faire avaler n'importe quoi). Il
Comprit que Macron était intellectuellement malhonnête quand il le vit tenter de négocier avec Poutine dans les semaines et même les mois qui suivirent le début de la sale guerre de Poutine en Ukraine et qu'il le vit tenter de négocier avec les mollahs assassins d’Iran alors qu'Israël et les États-Unis étaient en passe de débarrasser le monde de ces malfaisants.

 

Qu'il fasse chaud, c'est bon pour le commerce et ça distrait les gens (surtout si les municipalités ont prévu des festivités pour que les gens passent le temps, dépensent leurs sous et surtout évitent de se poser des questions politiques).

 

Il s’agissait d'un jouet piégé ; l’explosion le leur prouva ; on ramassa de la chair. il
S’agissait d'un jouet piégé. Les textes littéraires aussi sont des jeux de l'esprit. Ils sont souvent piégés et
D'un je me rends compte que le temps passe et de deux que je suis mortel, un
Jouet, quelle dérision… La Mort, je vous jure, elle se fout de nous.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 juin 2025

 
 

25 juin 2025

AUSSI SEUL QUE L’OS

AUSSI SEUL QUE L’OS

 

« L'étoffe de son vêtement protecteur brillait de gouttelettes microscopiques comme des perles et il restait affaissé, un cadavre, au pied de la machine. » 
(Boris Vian, « L'Herbe rouge »)

 

1.
L’étoffe n'est pas d'une seule nuit. 

 

2.
On ne la fait pas à un oiseau. Vous ne gazouillerez pas mieux le latin des petits matins mieux que lui.

 

3.
De son vêtement protecteur, il ne fait pas un rhinocéros. Il n’en reste pas moins aussi seul que l’os.

 

4.
Ce qui brillait, ce n’était pas la pluie car ce n'est pas de la pluie qui sortait du corps perforé (de plus, il ne pleuvait plus).

 

5.
Les gouttelettes microscopiques parfois, des poignards ; des poignards, les gouttelettes microscopiques. On ne méfie jamais assez de ce qui tombe du ciel. Demandez aux Perses.

 

6.
On ne cherche pas des perles quand on mange des moules.

 

7.
Ce n'est pas en restant affaissé qu'on fait la vaisselle, qu'on fait des vaisseaux, qu'on voue le hareng saur à la ficelle.

 

8.
A bon bec biscuit sec ne suffit pas.

 

9.
N'oubliez pas de vérifier la serrure du placard, votre cadavre pourrait avoir des envies d’évasion, ou même simplement de se dégourdir les osselets.

 

10.
Ce n'est pas au pied de la machine qu'on récite des sonnets en forme de chaussures.

 

11.
Le rock est-il mort avec la disparition de Gene Vincent ? Le punk est-il mort avec celle de Ian Dury ? La chanson prétentieuse est-elle morte avec les derniers disques de Léo Ferré ? 

 

12.
J’écoute sur Arte un concert de Madness. Je ne sais pas trop ce qu’ils racontent (mon anglais a eu le covid) mais la musique est plaisante. Du bon pop/rock sans bidouilleries électroniques mais une section de cuivres comme dans les années 60-70. Honnête.

 

13.
Hier soir, à la télé, un concert de Roberto Alagna d’il y a assez longtemps maintenant : voix et charisme, airs siciliens, chansons italiennes, et même « Les Filles du bord de mer », de Adamo. Bravo.

 

14.
Le temps passerait-il plus vite que prévu ?

 

15.
On nous vante régulièrement l’allongement de la carrière professionnelle jusqu’à 64, 67, 70 ans (!!!). Nous prendrait-on pour des cons ? Et puis, si c’est pour finir comme Mélenchon à ne plus savoir distinguer son extrême-droite de son extrême-gauche, confondre laïcité et islamisme, trissoter sur la créolisation de la langue française, euh hein bon.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 juin 2025.

 

25 juin 2025

JAMAIS JUSQU'AU BOUT

JAMAIS JUSQU'AU BOUT

 

« Des rêves couraient devant Folavril ; au passage, elle y accrochait ses yeux ; paresseuse, elle ne les suivait jamais jusqu’au bout. »
(Boris Vian, « L'Herbe rouge »)

 

1.
Les rêves courent vite ; on s'épuiserait, s'essoufflerait, s'éreinterait à vouloir les rattraper. Aussi, nous contentons-nous.

 

2.
Ne parlez à votre tête qu'avec l'accord de vos genoux.

 

3.
En folavril, ne te découvre pas d'un fol fil ; en mai, parfois le sorbet.

 

4.
Prière de ne pas jeter ses noyaux de cerises sur le crâne des députés.

 

5.
Ce n'est pas au passage que l'on attrape comètes et comédies.

 

6.
Cela fait longtemps que je n'ai jamais joué au yo-yo, au piano, à la guitare, ni mangé de tarte au riz.

 

7.
N’accrochez pas vos yeux n'importe où ; on pourrait vous voir.

 

8.
Inutile de siffler, il reviendra tout seul, le soir, comme tous les soirs, le soir, hein le soir, qu'il reviendra tout seul, le soir.

 

9.
Combien de poissons se cachent-ils sous la peau des langues ?

 

10.
Les linguistes bien sûr que lorsqu’ils l'ont donnée au chat, les voilà parfois qu'ils doutent, errent, tanguent.

 

11.
« Paresseuse, c'est la ouate qu'elle préfère » ou quelque chose comme ça, est un truc d'une chanson d'il y a quelques années (en tout cas, bien avant que Macron vienne nous casser les pieds), ritournelle dont j'ai à peu près tout oublié, sinon qu'elle fut joliment indolente, joliment sotte, joliment agréable. 

 

 

12.
Il est généralement conseillé de ne pas suivre les ânes jusqu'au bout, surtout s'ils font de la politique.

 

13.
Je constate que dans le cas de Paul Claudel, on ignore encore le point de vue du pilier de Notre-Dame.

 

14.
Méfiez-vous des gens, parfois, il y en a qui sont vivants.

 

15.
Juin 2025, dans l'éducation nationale, aura été le mois de l'échec cuisant d'une bidulerie technocratique de plus, le « parcours Y », merveille de sottise et d'ineptes éléments de langage. Comme prévu, les élèves des LP ont fui cette ânerie en courant.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 juin 2025

Publicité
21 juin 2025

MA VERITABLE ADRESSE

MA VERITABLE ADRESSE
 

 

« Je suis tellement dans la lune, je donnai au chauffeur ma véritable adresse, juste par habitude et tout. »
(Salinger, « L’Attrape-cœurs », trad. Jean-Baptiste Rossi [le narrateur]) 
 

 

Je m'écoute du Charlie Mingus parce que j’aime bien le jazz aventureux de Charlie Mingus il y en a qui préfèrent le foie de veau moi je veux bien mais question jazz le foie de veau ça se discute Après je
Suis pas tellement (suis-je pas tellement ?) j'écoute des tas de trucs dans le genre pop rock variétés internationales, des vieux Johnny Mathis, du Duke Ellington, les Beatles, Zappa, Charlebois et Nina Hagen et aussi du blues mais le jazz c'est quand même la reine des musiques 
Tellement c'est beau et complexe Après c'est surtout tellement
Dans la lune que je suis que Zut me dit toujours eh oh à quoi tu là qu't'es tout parti
La lune que j'écoute aussi défois le Dark Side of the Moon du Pink Floyd et bien sûr, le morceau Eclipse qu'à propos de
Lune et de Charlie Mingus je l'ai souvent écouté ah oui
Je l'ai souvent écouté « Eclipse » (de l’album Pre Bird) que je vous en cite le   début : « Eclipse, when the moon meets the sun / Eclipse, / these bodies become as one ») Je
Donnai ma langue au chat parce que je m’étais posé une question.

 

Au chat donc ma langue et quant au
Chauffeur s'il avait une tête de chat ça je ne m'en souviens pas de
Ma véritable adresse - mon avis est que je me pose défois trop de questions ; donc j'ai beaucoup de langues perdues – ma 
Véritable adresse celle où j'ai situé ma boucle actuelle mon 
Adresse quoi je sais pas si elle existe sur la Lune ou sur Mars mais
Juste je suis distrait et ma pensée flotte
Par monts et merveilles que c'est donc par
Habitude qu'un chat passant par là 
Et hop j'ai plus d'langue 
Tout muet soudain me demandant qu'est-ce que je disais déjà.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juin 2025

21 juin 2025

IL S'ARRACHA A CES LIEUX

IL S'ARRACHA A CES LIEUX

 

« Il s'arracha à ces lieux et rentra dans la maison, non plus en frôlant la muraille mais en traversant la neige au beau milieu de la cour. » 
(Kafka, « Le Château », trad. A. Vialatte).  

 

Il de la page 159
S'arracha et je ne sais pas s'il eut mal à s’arracher comme ça parce que défois qu'on s'arrache ça ouillouillouille qu'on s’arracha
A ces lieux et ça non plus je ne le sais pas si c'était bons ou mauvais lieux (j'écoute ce bon vieux « Every Day I Have the Blues » par Count Basie) des filles passent en noir et blanc dans ma mémoire il y a la mer de la musique plein la plage et de la revenance qu'il pleut.  

 

Ces doigts je ne me les couperai pas, parce que ce sont mes doigts et ces
Lieux je ne les hanterai pas, parce qu'ils ne sont pas de ma boucle.
Et j'écoute aussi l’album « Angstlos », qui, à mon sens, est un des meilleurs albums de Nina Hagen, qu'à l’époque j'avais fait la moue parce que c’était plus du tout rock n' roll guitare-basse-batterie mais très électro avant l'heure (et marrant et baroque), mais bien fichu complexe et cette virtuosité étopatante de la voix de Nina Hagen ah la la pendant ce temps là que le pronom personnel de la page 159
Rentra dans la maison comme cézigue entre dans un café parce que cézigue quand il a des sous aime à entrer
Dans les cafés où il boit de la bière en contemplant vaguement la comédie que se jouent les vivants pour se prouver qu'ils sont encore vivants (et là, je pense qu'il y a bien des pays où l'on n'est pas aussi libre qu'en France de rentrer dans les cafés boire de la bière en racontant les âneries qui font de nous des citoyens ordinaires) mais revenons à notre personnage de la page 159 que lui il rentra dans
La maison et je ne sais pas si cette maison était hantée ou pas que d'une certaine manière les textes de Kafka ne sont-ils pas hantés par le fantôme de la liberté ? (bah le lieu commun dis) donc dans la
Maison il rentra pour y continuer son histoire dont je ne sais plus grand chose parce qu'il faudrait que je relise « Le Château ».

 

Non, ces doigts je ne me les couperai pas, parce que ce sont mes doigts et ces lieux je ne les hanterai pas non
Plus, parce qu'ils ne sont pas de ma boucle.

 

En juin 2025 il fait très chaud en France et on dit que c’est une conséquence du réchauffement climatique et c'est en
Frôlant des températures à s'énerver pour un oui un non que l'on commence à piger que les prochaines années pourraient être pénibles pour un tas de raisons. 

 

La canicule attendait pour nous sauter à la gorge semblait-il La
Muraille moi non plus je ne la frôle pas défois que des mains en jailliraient pour m'attraper.

 

Mais que dis-je que fis-je qu'écrivé-je 
En entendant Nina Hagen chanter « The Change » (« Yes, we have to do the Change /  We have to do the Change /  We have to do the Change »)
Traversant la rue il ne vit pas que 
La neige (la neige me flanque défois la caboche de cette longue jeune fille en chemise blanche et tresse noire) la
Neige est pleine de revenantes (que l'on croise parfois sur des pochettes de disques des albums de bande dessinée des magazines).

 

Au soleil qu'ils vont les gens à la plage sur la digue il fait chaud il fait
Beau ils se sentent alors au 
Milieu du monde l'Occident riche prospère fragile lézardé assiégé.

 

De ce mois de juin 2025 que retiendrons-nous ? Qu'Israël a vaincu
La république islamique d’Iran et ses mollahs assassins ? Qu'en France  certains à droite font la
Cour à l’extrême-droite pendant que d'autres se demandent quand ils vont enfin pouvoir trahir le président Macron de moins en moins populaire, de moins en moins écouté.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juin 2025

14 juin 2025

PLUS IL Y A DE FOUS PLUS ÇA S'TUE

PLUS IL Y A DE FOUS PLUS ÇA S'TUE

 

1.
Il suffit d'écouter la radio pour comprendre que la paix perpétuelle n'est pas pour demain. Nous serons tous morts avant en vertu du principe que plus il y  a de fous, plus ça s'tue.

 

2.
« Le fantôme se dressa d'un bond, avec un hurlement sauvage de colère, et les traversa comme une brume, éteignant en passant la bougie de Washington Otis, ce qui les laissa tous dans l'obscurité complète. »
(Oscar Wilde traduit par Jules Castier, « Le Fantôme de Canterville »)

 

Les fantômes se dressent d'un bond - Si les hurlements ne sont pas sauvages, alors que sont-ils ? - Le réel est traversé de brumes ; il se pourrait même que le réel soit une brume - Qui se nomme Washington est appelé Washington – Nous sommes tellement habitués à l'obscurité que nous l'appelons lumière. 

 

3.
« Durant cinq jours, il garda la chambre, et se décida enfin à abandonner la question de la tache de sang sur le parquet de la bibliothèque. » 
(Oscar Wilde, « Le Fantôme de Canterville »)

 

Si on garde la chambre cinq jours, doit-on payer la semaine ? Que deviennent les questions abandonnées ? Y a-t-il un asile des questions abandonnées ? Y a-t-il des réponses orphelines ? Est-ce en relisant « Le Fantôme de Canterville » qu'Agatha Christie eut l'idée du « Cadavre dans la bibliothèque » ? 

 

4.
« Il était assis à la fenêtre, observant l'or en ruine des feuilles jaunissantes tourbillonner dans l'air, et les feuilles rouges danser follement dans la longue avenue. »
(Oscar Wilde, « Le Fantôme de Canterville »)

 

Ce n'est pas parce que l'on est assis à la fenêtre que l'on peut prédire l'avenir ; on peut tout de même dire s'il pleut. 
Si les feuilles jaunissent, c'est que le temps passe et que je suis en retard.
Non, ce matin, aucun essaim d'éléphants ne tourbillonna dans l'air.
Les feuilles rouges ne sont pas timides.
On ne danse follement dans la longue avenue que si on est autorisé à danser follement dans la longue avenue, le maître des feuilles y veille jalousement.

 

5.
« - Oh ! comme je déteste la sévérité facile de l'éthique abstraite ! » dit le Fantôme de Canterville à la petite jeune fille.
L'humour de Oscar Wilde nous console de bien des Angleterres.

 

6.
Je mourrai d'une tumeur par amour immodéré du jeu de mots stupide.

 

7.
« Une fois à New York, vous aurez certainement beaucoup de succès. Je connais des tas de gens qui donneraient cent mille dollars pour avoir un grand-père, et bien plus encore pour avoir un fantôme de famille. »
(Oscar Wilde, « Le Fantôme de Canterville », [Virginia])

 

Jamais je ne dirai « Une fois à New York, je » .
Nina Hagen a eu beaucoup de succès avec son rock insolent et sa voix virtuose.
Moi aussi, je connais des tas de gens mais pas un qui pourrait débourser cent mille dollars pour quoi que ce soit.
Je n'ai pas connu mon grand-père paternel ; les nazis l'ont assassiné.
Comme toutes les familles, la mienne a ses fantômes.
L'usage des fantômes est une nécessité familiale.
J'ai fui les miens ; ils n'en sont pas moins puissants pour autant.
J'écoute Nina Hagen en buvant de la bière rouge.

 

8.
Il va de soi que Israël (qui est grand comme deux départements français, je le rappelle) n'a pas vocation à supporter une menace permanente qui pourrait quelque jour l'anéantir sous les yeux effarés de l'Occident timoré.

 

9.
Le 13 juin 2025, Israël a commencé à annihiler la menace nucléaire que l'Iran des mollahs fait peser sur le monde libre. Cris d'orfraie chez Mélenchon et ses abonnés. Réticences ambassadrices. Ne soyons pas hypocrites, Tsahal en débarrassant le monde du Hamas, du Hezbollah et de la menace iranienne fait certes un drôle de sale boulot, mais rend service à l'Occident.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 14 juin 2025

14 juin 2025

CE QUI FUT NE GRATTERA PLUS DE MOULES

CE QUI FUT NE GRATTERA PLUS DE MOULES

 

« Et je ne vois pas pourquoi ce qui fut possible en musique serait impossible en littérature... »
(André Gide, « Les Faux-monnayeurs » [Edouard])

 

Et comme je commençais à m'escargasser la cafetière
Je me rendis compte que le démon de l’exagération avait pris ma fourchette
Ne pensez pas à mal de ma pomme je fais ce que je pouille je ne
Vois que Charybde en Scylla charades en syllabes charpie en Syrie et v'là qu'ça méchouille méchamment
Pas d'autre issue que de bricoler en bafouillerie 
Pourquoi vivre si ce n'est pour ce je ne sais quoi dont on ne saurait dire qu'en fait c'est presque rien qu'c'est mes couilles.

 

Ce truc d'idéal je lui donne pas ma grenouille de toute façon elle est vide
Qui sait comment ça s'grouille et dégrouille et dérouille la foule ce qui
Fut jamais plus ne grattera de moules ne reconstruira Gaza ne rêvera de terre promise.

 

Possible que Gaza disparaisse tout à fait et qu’Israël repousse ainsi un peu plus une menace permanente (comment dès lors reconnaître un état palestinien si ce n'est par pure hypocrisie européenne ?).
 

 

En politique je suis nouille mais je sais que les couteaux s’aiguisent (cela fait longtemps que je le dis) La
Musique console (Nina Hagen a-t-elle fait avec sa voix ce que Jimi Hendrix a fait avec sa guitare ?) ; la littérature aussi, « les surveillantes envolées » ; ai expliqué aujourd'hui à une élève à quel point cette économie stylistique à l’œuvre dans « Le Ravissement de Lol V. Stein », de Marguerite Duras était précieuse. L'apprenante
Serait bien inspirée de s'en inspirer, à condition que les cochons ne la bousillent pas.

 

 

Impossible n'est pas françouille et je mange des nouilles ou de la semoule avec  légumes pas chers en bocal pour le couscous
En bref je rame (et rime vaguement) mais pas plus que beaucoup de mes contemporains heureusement il y a la
Littérature et ses fantômes (ah la la l’hôpital).

 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 12 juin 2025 

13 juin 2025

RECIT DE E

RECIT DE E

 

Avant-propos  Ce texte n'est pas de moi. Il est d'une personne qui m'a autorisé à le publier. Je l'en remercie.

 

« J’ai fait un rêve un peu particulier.

 

Je sortais du collège à 17 heures.
Il commence à faire nuit.
J’étais en jogging (retenez bien ce détail)
Je me dirige vers un arrêt de bus.
Le bus arrive.
Je monte dedans.
Un homme.
Dans le bus.
Il me regarde.
Stress.

 

Arrêt suivant.
Je descends du bus.
Cet homme étrange descend également.
Il me suit.
Je me retourne.
Il me suit.
Début de panique.
Je marche plus vite.
J’accélère le pas.
Je marche plus vite.
Il me suit.
Toujours.
Je cours.
Je cours.
Je ne m’arrête pas.
Je ne sais pas où je vais.
Je ne m’arrête pas.

 

J’arrive dans  une ruelle un peu à l’américaine.
Un peu comme à l’arrière des restaurants en Amérique.
L’arrière des restaurants dans les séries américaines.
Cette ruelle est piégée.

 

Cette ruelle est piégée.
Fils et toiles d’araignée.
Je passe en dessous.
Je rampe.
Je me relève..
En face, une porte.
J’ouvre la porte.
Magie.

 

Magie.
Je me retrouve en hauteur.
J’étais au sol.
Je me retrouve en hauteur.
Je regarde en bas.
Je vois un marché de Noël.

 

Je descends les escaliers.
Impression 3D.
Accordéon.
Mon père tient un stand de saucissons.
Mon père dit
« Coucou ma puce, tu veux goûter mes saucissons ? »
Je dis
Papa j'ai pas le temps je dois y aller.
Je continue mon chemin. 
Je cours.

 

Et là encore...
Une porte.
Je l'ouvre.
J'arrive comme par magie
Une fête
Halloween
Les gens dansent et chantent
J’essaye de traverser 
Je veux sortir
Mais je ne sais pas où est la porte
Je vois un vigile
Je vais le voir
Je lui demande « Où est la sortie ? »
Il me dit  « Je vais te la montrer mais avant il faut que tu regardes une vidéo. »
Je regarde la vidéo.
La vidéo devrait normalement faire peur.
La vidéo devrait normalement faire peur.
La vidéo devrait normalement faire peur.
Je n'ai pas peur.
Je m'en fous.
Je veux sortir.

 

La vidéo est terminée.
Au monsieur de la sécurité je redemande Où est la sortie ?
Il me demande d'attendre un peu
De rester à ma place.
J’attends.
J’attends.
Il ouvre la porte.
Regarde à gauche.
Et derrière se cache quelqu'un.
Et derrière se cache quelqu'un.
Et derrière se cache quelqu'un.
Il lui disait s'il était prêt.

 

Le vigile 
Un sourire au coin des lèvres
Me confirme que je peux sortir.
Je sors.
L'homme me fait peur
Je n'ai toujours pas peur.
L'homme me fait peur
Je n'ai toujours pas peur.
L'homme me fait peur
Je n'ai toujours pas peur.

 

Je le regarde très mal.
Passer de la nuit au soleil fait mal aux yeux.
J'adapte mes yeux à la lumière.

 

Je vois à ma droite un garçon assis par terre.
Il pleure.
(Vous vous souvenez de ma tenue du début lorsque je sortais de la fête ?)
Je me retrouve en robe.
En robe marron moulante.
J'arrive vers ce garçon
Il pleure.
Je m’accroupis.
Je lui demande pourquoi il pleure.
Il me répond. 
Il pleure.
Une fille n'a pas voulu lui passer son wifi.
Il voulait jouer.
Je veux rigoler.
Je m’abstiens.

 

Je lui demande Qui sont les filles ?.
Il en pointe une du doigt.
Veste de cuir marron.
Une autre en chemise blanche.
Et c’était celle à la veste en cuir.
Et c’était celle à la veste en cuir.
Et c’était celle à la veste en cuir.

 

Je vais la voir
Je lui demande « C'est quoi ton problème ? »
Pourquoi n'-t-elle pas voulu passer son wifi ?
Elle me dit qu'elle n'en avait pas envie.
Je m'énerve.
Je me bats avec elle.

 

Et là de loin
Qu'arrive-t-il ?
Une voiture droit sur nous.
On est dos à dos.
Le garçon me tient la main.
La voiture tourne en rond.
La voiture tourne en rond.
La voiture tourne en rond.
Autour de nous.
Elle fait de la fumée.
Elle veut nous aveugler.
La voiture s'arrête devant moi et la fumée part.
Je m’approche.
Je toque à la vitre.
La vitre se baisse.
Ma sœur au volant.
Je demande à ma sœur « A qui est cette voiture ? »
Elle me dit « Je l'ai volée. »
Elle me dit « J'ai tué l'homme Il te suivait »
Je lui demande Comment tu as fait ?
Elle me dit je l'ai forcé à rentrer dans le coffre.
Elle me dit j'ai tiré partout sur son corps.
2 dans le corps.
1 dans la tête.
Je dis à ma sœur que je l'aime.
Elle nous raccompagne.
Nous partons. »

Publicité
BREFS ET AUTRES
  • Blogs de brefs, ça cause humeur du jour, ironie et politique, littérature parfois, un peu de tout en fait en tirant la langue aux grands pompeux et à leurs mots trombones, et puis zut alors!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Archives
Publicité