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BREFS ET AUTRES

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27 septembre 2025

MÊME SI ALORS NON

MÊME SI ALORS NON

 

« Si je me souvenais de la lumière
Je n'irais pas vers cette chambre d'hôtel
Où trois arbres dépareillés m'attendent »
(Serge Brindeau, « Lumières et chemins »)

 

Si je m'en souviens mais c'est quand même très flou
Je vieillis dans ma caboche aussi Je
Me raconte encore des histoires mais j'y crois de moins en Si je me
Souvenais il y en a j'aime autant pas c'est pour ça.

 

De mes doigts il m'en reste toujours dix (c'est bien pratique)
La  lune n'a pas fondu (il y en a on dit la lune c'est leur marraine) La
Lumière de la lune je n'ai pas le talent de la décrire.

 

Je me dis que j'ai bien des maladresses Si je, je
N'irais pas (l'orchestre ne m'inspire pas confiance il y a trop de fantômes dedans) Non même si tu, je n'irais
Pas Mon jeu de dés a perdu son galop.

 

Vers Noël il ne neige pas de boudins blancs (on doit les acheter)
Cette nuit je ne sais plus de quoi j'ai rêvé il est tout de même six heures La
Chambre est noire et on dit qu'il va y avoir la guerre Un rat
D'hôtel deux rats d'hôtel trois rats d'hôtel rient dans quelque illustré.

 

Où il y a de la gêne il y a tout de même des rideaux (oui, c'est pratique).
Trois rats d'hôtel peut-être ou trois dames ou trois
Arbres Il faut de tout pour faire une langue Mes mots sont
Dépareillés parce que je n'ai guère de patience.

 

M'attendent d'autres jours dans la même lumière et les mêmes oublis. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 septembre 2025.

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19 septembre 2025

UN INCURABLE A QUOI BON

UN INCURABLE A QUOI BON

 

1.
C'est peut-être parce que l'humain court plus qu'il ne vit, qu'il va droit dans le mur , cependant que l'hostilité naturelle l'oblige à réagir, à être sans arrêt sur le qui-vive, à se prémunir et se méfier de tout. L'humain ne serait-il qu'un incurable « A quoi bon ? ».
Cf le personnage de Pierre Niox dans « L'homme pressé », de Paul Morand : « Pierre ne voyait plus ses amis, trop occupé à avancer dans sa carrière, à multiplier les projets. Il ne vivait plus, il courait. »

 

2.
Le POTUS actuel, le très trouble Trump, illustre parfaitement bien la thèse selon laquelle « la démocratie est une tyrannie de l'incompétence. »

 

3.
19 septembre 2025. Très clair que, d'une parole l'autre, d'une décision l'autre, le POTUS actuel, le très trouble Trump, prépare l'opinion publique américaine à l'instauration d'un régime anti-démocratique, illibéral, voire une dictature.

 

4.
Parmi les auteurs passés à la postérité, fascinant un public avide d'énigmes et d'étrange, Nostradamus est l'un des plus intéressants, moins par son style, pourtant difficile imitable (quoique, de nos jours, avec les IA, on peut déjà faire croire n'importe quoi à n'importe qui) que par son étonnante personnalité, et j'apprécie, pour leur humanité, ces lignes de Yves Lignon dans son article sur l'auteur des « Centuries » in « Les Enigmes de l'Etrange » ; je cite :
« Et une fois venu le temps de la vieillesse, son implication dans la vie communale, sa maxime « La main du pauvre, c'est la bourse de Dieu » confirment qu'il n'avait pas véritablement le cœur sec. »

 

5.
19 septembre 2025. Il est à penser que si, en 2017, les Français avaient compris que Macron, le prétendu « Mozart de la finance », allait laisser en 2025 une France surendettée, instable et fracturée politiquement, il n'est pas sûr que son élection eût été aussi aisée.
Certes, on me dira, avec raison, que bien des Français préféreront toujours un démocrate, fût-il arrogant, maladroit et imbu de sa personne, à une aventure extrémiste style RN (extrême-droite) ou LFI (extrême-gauche) mais il se peut, et cela semble même assez certain, qu'avec quelque habileté et souplesse dans le discours, l'une de ses deux tendances, pourtant mortifères, finisse, et peut-être plus tôt qu'on le croit, par arriver au pouvoir.

 

6.
Je voyais dans le candidat Macron de 2017 une chance pour le pays de prendre un nouveau départ, avant de rapidement déchanter et si je fais le bilan, il y a peu de raisons pour lesquelles je continue à ne pas penser que du mal du président Macron cependant que, outre les nécessaires abrogation de la taxe d'habitation et mise en place de l'impôt à la source, il en est une que je place au-dessus des autres, c'est la détermination du président Macron à continuer à soutenir la courageuse Ukraine contre l'impérialisme russo-poutinien.

 

7.
Poutine, dit-on, est en passe de surarmer la Russie et a, dit-on, transformé l'économie de son pays en économie de guerre. Dans quel but ? Trois hypothèses : 
- Poutine réarme-t-il pour s'assurer, d'ici un an ou deux, une victoire définitive sur l'Ukraine ?
- Poutine réarme-t-il pour s'assurer une victoire définitive sur l'Ukraine et préparer d'autres « opérations spéciales », visant peut-être la Moldavie, les États baltes, voire la Pologne (au risque de déclencher la WW3) ?
- Poutine réarme-t-il pour achever de faire de la Russie une dictature militaro-illibérale (de fait une dictature d’extrême-droite) et tenir la dragée haute à l'OTAN ?

 

8.
Je ne me réjouis pas de l’avènement des Intelligences Artificielles (IA) ; je le constate, et pense assez que cet avènement pourrait bien accélérer le déclin de l'idéal démocratique, au profit de pouvoirs de plus en plus intrusifs et conservateurs (de droite comme de gauche).
La question devient donc : le capitalisme de prédation va-t-il utiliser les IA, et autres innovations technologiques, pour étrangler toute possibilité de démocratie libérale ?  

 

9.
Flaubert, dans son « Dictionnaire des idées reçues », excelle dans l'art bref de la notation et de la définition pour cruciverbiste ; je cite :
« CLASSIQUES (les) – On est censé les connaître. »
[...]
« COMPAS – On voit juste quand on l'a dans l’œil. »
ou encore le surréaliste :
« CLARINETTE – En jouer rend aveugle.
Ex : tous les aveugles jouent de la clarinette. » 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 19 septembre 2025. 

14 septembre 2025

DE L'ORGUE DU DIABLE ET D'UN PIRE L'AUTRE

DE L'ORGUE DU DIABLE ET D'UN PIRE L'AUTRE

 

1.
Quel est pour Poutine l'intérêt de sa sale guerre en Ukraine ? Quel est l'intérêt pour Poutine d'avoir transformé l'économie de la Russie en économie de guerre, menaçant la paix mondiale de sorte que beaucoup pensent qu'un conflit mondial à venir est sans doute inévitable ? C'est que ces deux faits permettent à Poutine de légitimer la ruse et la violence qui caractérisent et l'état de guerre et sa propre conception du pouvoir. Je cite : 
« Là où il n'est pas de pouvoir commun, il n'est pas de loi ; là où il n'est pas de loi, il n'est pas d'injustice. La violence et la ruse sont en temps de guerre les deux vertus cardinales. » 
(Hobbes, « Léviathan »)
Je tire de cette citation que je fais de Hobbes l'idée que Poutine doit être considéré comme un hors-la-loi, un bandit, un gangster, un loup pour l'homme.

 

2.
14 septembre 2025. 1 euro = 98 roubles. Les principaux indices boursiers russes ont terminé la semaine en baisse. Poutine en ayant transformé l'économie russe en économie de guerre a des airs de préparer la troisième guerre mondiale. La finance russe, on peut la supposer inquiète et perplexe.

 

3.
On dit souvent en France que la Révolution de 1789, que nous fêtons chaque 14 juillet avec de moins en moins de bals populaires et de plus en plus de bling-bling audiovisuel, fut une révolution populaire confisquée par la bourgeoisie. Cf Georges Lefebvre cité par Sartre dans « Questions de méthode » :
« Si le pain eût été bon marché, l'intervention brutale du peuple, qui était indispensable pour assurer la chute de l'Ancien Régime, ne se fût peut-être pas produite et la bourgeoisie eût moins aisément triomphé. »
La sécurité alimentaire serait-elle la première des sécurités, pour chacun comme pour l'Etat ?

 

4.
J'ai beaucoup de respect pour le talent du dessinateur Roger Leloup et ai relu je ne sais combien de fois certains albums des aventures de Yoko Tsuno. « L'Orgue du Diable » notamment, et sa première planche nocturne et rocheuse, je cite :
« Celui du Katz (le Chat) veille sur le site le plus célèbre du fleuve : le rocher de la Lorelei... En ces lieux, la nuit venue, le passé se confond au présent et l'histoire fait place à la légende... »
Il est fait référence ici au Burg Katz (« château du Chat ») situé sur le Rhin.

 

5.
Parmi les incipits célèbres de la littérature, celui du « Voyage au bout de la nuit », de Céline, est un des plus fameux. Je cite :
« Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien. C'est Arthur Ganate qui m'a fait parler. Arthur, un étudiant, un carabin lui aussi, un camarade. On se rencontre donc place Clichy. C'était après le déjeuner. »
On appréciera l'ironie du narrateur qui sera tant bavard vipérin tout au long du roman, de tout et du monde, et qui, dès les premiers mots, en fait le reproche au réel, à l'autre, cet outrecuidant, cet « étudiant, carabin, camarade », ce dernier terme sonnant amèrement quant on songe au futur collaborationnisme de l'écrivain génial, teigneux, haineux.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 14 septembre 2025. 

14 septembre 2025

LE VEAU DERRIERE LE RIDEAU 

LE VEAU DERRIERE LE RIDEAU 

 

1.
Défois, on sent bien que ça va « mal se terminer » qu'on se dit comme se dit Tom, un personnage du roman de Fred Vargas « Les jeux de l'amour et de la mort », que « ça va se terminer mal, voilà comment ça va se terminer » et là, on est dans un roman policier de la collection du Masque, « collection de romans d'aventures créée par Albert Pigasse » mais dans la vie réelle, qui est tout aussi machinée de fictions que les romans sont machinés de réel, ça va mal se terminer aussi, en Russie, à Gaza, aux États-Unis, en Europe qu'on les sent bien arriver à grand cheval, au galop, à toute berzingue les fatalités, les instants tragiques, les catastrophes mortifères, le retour du Grand Macabre et de ses assassinats, qu'il y a qu'à écouter la radio pour s'en rendre compte que ça va tellement pas que ça va mal aller, d'un pire l'autre... 

 

2.
Au début de « Das Weisse mit dem roten Punkt », de Unica Zürn, il est question de « la table de multiplication par 9 » et du passe-temps favori de la narratrice, « trouver des ANAGRAMMES », je cite : 
« Meinem Sohn Christian und dem Einmaleins mit dem 9 gewidmet. »
Notons l'humour de cette dédicace. 
Je cite encore : « Ob das wohl etwas mit meiner Lieblingsbeschäftigung  - dem Finden von ANAGRAMMEN zu tun hat ? ».

 

3.
Dans un sonnet appelé « Sonnet » parce que c'est un sonnet qu'on le trouve, ce sonnet, dans l'Album zutique du cercle des poètes zutiques (les Zutistes, je suppose) de Rimbaud, Verlaine, Charles Cros, Germain Nouveau et autre compagnie d’originaux, nous trouvons ce No Future version 19ème siècle :
« - C'est pourquoi, crois-moi, pauvre genre humain,
Chante et ris, sans trop croire au lendemain ;
Va, saute, Arlequin ; danse, Pierrot, danse ! »

 

4.
Un de mes romans préférés a pour titre « La Conjuration des imbéciles », de John Kennedy Toole. Il est très drôle, bien plus drôle que toutes les sottises que le « philosophe » Luc Ferry s'est cru autorisé à balancer pendant des semaines et des semaines sur LCI (LCI, c'est une chaîne d'infos en continu, c'est-à-dire qu'elle brode en continu sur quoi penser de ce qui se passe qu'on a bien compris qu'on était bien dedans, ah oui).
Il est très drôle, ce roman, parce qu'il brosse une série de portraits de ridicules avec plein d'effets de style et grotesque de situation. Ainsi, cette énumération des activités successives de Mme Levy, épouse dont l’époux a assez d'argent pour qu'elle ne sache pas quoi faire de son temps. Je cite : 
« Au cours des années, elle s'était adonnée librement et successivement au bridge, aux violettes africaines, à Susan et à Sandra, au golf, à Miami, à Fanny Hurst et à Hemingway, à l'enseignement par correspondance, à la coiffure, au soleil, à la grande cuisine, à la danse et, plus récemment, à Miss Trixie. » 

 

5.
Une chanson que, ces dernières années, j'ai souvent écoutée est « Entre toi pi moi pi la corde de bois », de la québécoise Lisa LeBlanc, chanson dans laquelle la narratrice évoque ses jours de flemme. Je cite :
« Si ça continue de même
J'me perdrai p't-être dans les craques du couch
J'irai rejoindre les miettes de chips
Pi les mottons de poussière ».

 

6.
14 septembre 2025. Sur France Inter, ce dimanche, à quelques minutes d'intervalle, j'entends, dans deux émissions différentes (« Le Masque et la Plume » et « On va déguster ») dénoncer les dérives de l'élevage industriel français et l'hyperpuissance de certaines coopératives. Je n'ai pas trop d'avis sur la question mais m'étonnerait pas qu'il y ait quelques loups dans la bergerie.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 14 septembre 2025.

1 septembre 2025

TOUT PARTOUT LES TROUS

TOUT PARTOUT LES TROUS

 

1.
« La conversation générale traitait de l'obligation où l'on se trouvait d'attendre dehors dans la neige au lieu d'entrer dans la maison. »
(Kafka, « Le Château »)

 

Ce n'est pas parce que l'on est parfois dans l'obligation d'attendre dehors dans la neige au lieu d'entrer dans la maison qu'il neige, ou qu'il y a une maison, ou que l'on est réellement obligé d'attendre. Après, vous pouvez porter le chapeau, ou la moustache.

 

2.
« dans la palpitation des poissons jetés sur le lit »
(Pierre Guyotat, in « Fata Morgana 1966/1976 » coll. 10/18)

 

Jeter sur le lit toute une palpitation de poissons palpitants (puisqu'ils palpitent) ne confirme nullement la maxime « comme on fait son lit, on se couche ». Pas la peine non plus d'y jeter une vache ; cela ne confirmera pas plus cette autre maxime selon laquelle comme on fait son pis, on se mouche.

 

3.
«[...] en d'autres termes, je dois toujours me conduire de telle sorte que je puisse aussi vouloir que ma maxime devienne universelle. »
(Kant, « Fondements de la métaphysique des mœurs »)

 

Avez-vous remarqué que les maximes ont la même prétention à s'universaliser que la confiture à s'épandre et couler tout partout les trous ? On peut d'ailleurs préférer le miel, ou le camembert, mais alors là, attention aux ours.

 

4.
Quand ils entendent le mot « culture », il y en a, ils sortent leur ACDC.
 

 

5.
« Je ne me rappelle pas qu'on se soit étonné que le géant normand se soit projeté en femme dans son œuvre. »
(Jean-Paul Sartre, « Questions de méthode »)

 

Je suis bien content parce que je ne suis pas mort et pas malheureux.
Ne pensez pas que je sois un « imbécile heureux » mais quelque chose me dit qu'il y a en ce monde de plus en plus de gens malheureux.
Me dis souvent que mon étoile ne doit pas être trop malveillante. Je me
Rappelle - dégoût et nausée - que j'aurais pu développer une âme politique.

 

Pas de mauvais temps ce 1er septembre 2025 et de quoi penser. Tant
Qu'on peut s'agiter l'araignée, c'est qu'on a encore un plafond. Zut va
Se faire des pâtes ; on attend le départ de Bayrou et on ne sait pas trop ce qui va suivre.
Soit ça va aller (à peu près), soit ça ne va pas aller (du tout) mais j'ai  l'impression que ça ne va pas être joyeux. 

 

Étonné ? Pas vraiment. Faut s'y attendre, au n'importe quoi à venir. N'était-il pas annoncé depuis longtemps ? « Ah
Que vienne le temps / Où les cœurs s'éprennent ! ».
Le poète Rimbaud a écrit cela : faussement naïf, ironique drôlement.

 

Géant normand : c'est Flaubert que Sartre désigne ainsi. 
Normand, je suppose que l'auteur de « Madame Bovary » buvait du cidre et du calva mais je n'en sais rien que si ça se trouve, il
Se nauséait rien qu'à entendre les mots « cidre » et « calva ».

 

Soit je me fais des pâtes, soit je continue à écouter un sociologue sur France Inter débiter des sornettes sociologiques.

 

Projeté contre le mur, il se distribua 
En plusieurs parties, lesquelles jonchèrent très vite le réel. Comme il n'avait pas de
Femme, il n'était pas marié. Pourtant, cela ne consola pas sa bien-aimée, ni la cantatrice chauve qui n'en fut, hélas, que plus chauve.

 

Dans tout ceci, je ne vois qu'une chose, c'est qu'il ne faut pas pousser
Son bouchon trop loin car je ne crois pas que tous les géants, normands ou pas, écrivent tous « Madame Bovary », ou toute
Œuvre assez intéressante pour retenir l'attention des critiques.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 1er septembre 2025.

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25 août 2025

SCHTROUMPF FIT LA SCHTROUMPFETTE

SCHTROUMPF FIT LA SCHTROUMPFETTE

 

« Schtroumpf ! », fit la schroumpfette.
« - Oh c’est schtroupfement dégoûtant ! » dit alors le schtroumpf pudique.

 

1.
« Tout roule avec des mystères révoltants
    De campagnes d’anciens temps »
(Rimbaud, « La rivière de Cassis »)

 

Tout – Ah ! ce n’est pas rien.
Roule le train, j’allais au travail.
Avec le sandwich au pâté, j’aime bien les cornichons.

 

Des pluies qu’on annonce ; ça sent la rentrée – ô visages ! Les
Mystères, j’aime bien les mystères dans les romans – ô masques…
Révoltants, les jours politiques, que je les vois arriver, le déclin des démocraties, la débandade des bonnes volontés, l’avènement du collabo.

 

De l’Egypte antique, Zut n’en sait pas plus que moi et pas la peine de consulter le chat, il s’en moque comme du bicorne à Napoléon. Les
Campagnes à Napoléon, elles furent quand même très sanglantes.

 

D’anciens vers me reviennent souvent – « Souvent, pour s’amuser… » ; « U, cycles, vibrements divins… » ; « Pour qui sont ces serpents… » - ce sont des vers revenants. Les
Temps à venir ne m’inspirent pas confiance : l’Internationale des autocrates est à l’œuvre.

 

2.
« Le film est la forme d’art qui correspond à la vie de plus en plus dangereuse à laquelle doit faire face l’homme d’aujourd’hui. »
(Walter Benjamin, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », 1939)


 

Le morceau de lapin à la moutarde que j’ai mangé hier était délicieux. Le
Film que je préfère est « Le Septième Sceau » d’Ingmar Bergman. J’aime aussi les films avec Jerry Lewis mais ce n’est pas du tout le même genre d’humour et, par ailleurs, par ici et parallélépipède, je ne vois rien de drôle à un enterrement. Le film
Est, parce que s’il n’était pas, comment donc qu’on pourrait en causer ?

 

La journée d’aujourd’hui, dimanche 24 août 2025, s’annonce ensoleillée. Le chat dort au soleil, et ça, c’est parce que c’est un chat parce que si c’était un kangourou, je me demanderais ce qu’un kangourou fait dans cette herbe. « La
Forme d’une ville change plus vite, hélas, que le cœur des mortels » est le titre d’un recueil de Jacques Roubaud que je n’ai pas lu.

 

D’art je ne cause point étant aussi nul en histoire de l’art qu’en toute chose.

 

Qui vole un œuf, vole un bœuf mais je note qu’il est plus facile de cacher un œuf qu’une bête à corne. Ce qui
Correspond à une tête d’œuf s’appelle souvent un politique (tout le monde le sait).

 

A la salade, naguère, on ajoutait de la mayonnaise mais de la mayonnaise, on en prend aussi avec des frites, du thon en boîte et des tomates, et aussi du jambon ; on ne prend pas de la mayonnaise en jouant du violon, c’est bien trop gras.

 

La rage de dents est ponctuellement très handicapante ; la technocratie aussi. Ma
Vie, je crois bien que je l’ai un peu ratée ; et j’en ai bien peur, je ne ferai pas mieux la prochaine fois.

 

De la sale guerre de Poutine en Ukraine à toutes les autres sales guerres qui s’annoncent parce que la technocratie européenne nous a joyeusement désarmés, je ne vois guère que quelques années d’une paix relative avant que tout n’explose.

 

Plus j’y pense, plus je pense que le No Future des punks, qu’il fût sincère ou pur marketing, était tout de même fichtrement prémonitoire.

 

En vingt-quatre heures, on peut en faire des choses. Et pourtant.

 

Plus je me rends compte que j’ai vieilli, plus je me morose.

 

Dangereuse Zut – car si je ne vous ai pas dit que Zut était peu sympathique, maintenant je vous le dis.

 

A la campagne, jadis, on voyait des oiseaux, bin là, j’en vois beaucoup beaucoup beaucoup moins.

 

Laquelle de mes camarades de lycée nourrissait pour moi quelque affection (la vache, comment que j’cause classique soudain) ? Je ne sais pas trop. Pas beaucoup, je suppose mais on s’en branle.

 

Doit-il vraiment venir le Messie, ou se fera-t-il excuser ?

 

Faire ce qu’on peut en évitant de causer du souci aux autres est une bonne règle de vie dont surpopulation et politique en gênent considérablement l’application.

 

Face au monde à venir, défois, j’ai juste envie de boire une bière de plus.

 

L’homme que j’aurais le plus respecté ? Je ne sais pas, il y a tant d’imitations.

 

D’aujourd’hui je suis, et aussi d’hier, de demain, par définition, c’est pas sûr. 


 

3.
Si vous voulez savoir quelle est la différence entre le jazz et n’importe quel album pop/rock de ces vingt dernières années, Ecoutez les cinq premières minutes de l’album « Maiden Voyage » de Herbie Hancock (piano), Freddie Hubbard (trompette), George Coleman (saxophone ténor), Ron Carter (contrebasse) et Tony Williams à la batterie, et vous verrez la différence entre virtuosité et bricolage plus ou moins honteux.  

 

4.
L’élégance en musique, c’est, à mon avis, quelque chose qui doit se rapprocher du « Song For My Father », du Horace Silver Quintet et si vous n’aimez pas ça, je vous suggère d’aller vous faire voir du côté des incultes, ça ne manque pas, surtout en politique.

 

5.
Savez-vous ce qu’on dit en France ? C’est que quand ça a deux pattes, que ça se dandine et fait coin-coin, c’est que ça doit être un canard et donc, à mon avis, à force de dandiner devant Poutine et de faire coin-coin, c’est que le POTUS Trump doit être une sorte de coin-coin krasnov tenu par les c… par Poutine, ou, si l’on veut être plus poli, pris à la gorge par le FSB mais ça revient au même. 

 

6.
Tsahal pouvait-il faire autrement que de raser Gaza pour anéantir le Hamas ? Oui, tout le monde sait que oui. Netanyahou est une honte pour tous ceux qui croyaient en la démocratie israélienne. 
Quant à ceux qui crient « Free Palestine » parce que Rima Hassan le beugle à longueur de temps, qu’ils apprennent à lire une carte et ils comprendront combien Israël est fragile.  

 

7.
Trump krasnov a déclaré que s’il n’y avait pas d’accord entre Poutine et le président Zelensky, soit il y aurait des « sanctions massives », soit il se retirerait des négociations. TACO Trump étant ce qu’il est, je parie assez qu’il choisira la seconde option.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 août 2025.

 

20 août 2025

GRIMACE EN ALASKA PUIS ILLUSION LYRIQUE

GRIMACE EN ALASKA PUIS ILLUSION LYRIQUE

 

1.
« La guerre impérialiste est une révolte de la technique, qui réclame, sous forme de « matériel humain », la matière naturelle dont elle est privée par la société. »
(Walter Benjamin traduit par Gandillac revu par Rochlitz, « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », 1939)

 

Si la guerre impérialiste a pour but et moyen le matériel humain, c’est qu’elle est un ogre.
Et cet ogre qu’est la guerre impérialiste se nourrit de territoires et des humains qui y circulent, et ceci afin d’agrandir son espace et, en en contrôlant les populations, accroître son empire sur le réel.
La Russie de Poutine a ainsi pour but de compenser son sous-peuplement (144 millions d’habitants pour 17 millions de km²) en tentant d’accroître sa population en annexant le plus possible de territoires et de peuples (d’où la blague assez sinistre attribuée à Poutine : « Les frontières de la Russie ne s’arrêtent nulle part »).
Le problème d’Israël est tout autre (9,4 millions d’habitants sur 20 770 km²) : petit pays, avec une natalité suffisante pour assurer le renouvellement des générations, c’est plutôt le manque de place qui caractérise Israël, d’autant qu’il a bien des raisons de se méfier de ses voisins, même si ceux-ci, souvent par souci de ne pas se brouiller avec les Etats-Unis, prétendent normaliser leurs relations.

 

2.
16 août 2025. Je nourrissais sottement quelques espérances mais après le désastre d’Anchorage, il est maintenant clair pour moi que le chef de la première puissance mondiale, le POTUS Trump, n’est qu’un pantin aux mains du mafieux Poutine.

 

3.
Aux Etats-Unis, Trump est souvent qualifié de TACO, ce qui signifie « Trump Always Chickens Out » (Trump se dégonfle toujours) comme on l’a vu dans la désastreuse « négociation » d’Anchorage le 15 août 2025.

 

4.
Je ne pense pas que les Démocrates américains et toutes les oppositions au krasnov Trump savent à quel point l’Europe toute entière leur serait reconnaissante si elles pouvaient empêcher Trump d’aller plus loin dans ses délires.

 

5.
Avec la chute à prévoir du krasnov Trump, il est certain que le bitcoin (surévalué par définition) va soudainement être mis en difficulté par la nécessité de trouver du liquide vite, très vite, très très vite.    

 

6.
19 août 2025. Au lendemain de la rencontre de Washington entre les présidents Trump et Zelensky soutenu par la coalition des pays européens « volontaires », il est question de « garanties de sécurité » qui, en cas d’accord de paix avec Poutine, se définiraient par une armée ukrainienne puissante (on évoque le chiffre de 800 000 soldats) et la présence, sinon en Ukraine même, du moins dans les pays limitrophes, d’une force d’intervention terre-air-mer européenne chargée d’intervenir en cas de nouvelle agression russe.
Cette force d’intervention et la sacralisation du territoire ukrainien, je ne pense pas que Poutine puisse l’accepter : elle mettrait fin à toute possibilité d’expansion et de reconquête des territoires perdus lors de la dislocation de l’URSS et le problème russe resterait entier (une natalité en berne et un sous-peuplement chronique).
A moins que Poutine compte sur la stratégie d’entrisme et d’ingérence pour déstabiliser et favoriser dans certains pays européens (visant en particulier la France) la venue au pouvoir de partis qui lui seraient favorables, je ne le vois pas accepter que l’Ukraine (même amputée de l’oblast de Louhansk) soit singulièrement plus forte qu’en 2014.
Si Poutine accepte une telle situation, méfions-nous.
Reste aussi la possibilité que, dans un sursaut de lucidité, Poutine ait fini par comprendre que jamais l’Occident des démocraties ne le laissera s’emparer de l’Ukraine toute entière.
Quant au président Trump, on ne sait plus dans quel camp il est ; il semble qu’il pense avant tout à sa réputation d’homme d’Etat, dans le but, sans doute, de faire oublier ses nombreuses et parfois très sales casseroles.
 

 

7.
19 août 2025. Ainsi donc, la LFI s’associe au mouvement du « 10 septembre », lequel ressemble beaucoup à une opération téléguidée de l’étranger (guerre hybride à la russe). On voit donc où vont les sympathies réelles du parti de Mélenchon.
Je note qu’en appelant l’extrême-gauche à se rallier aux troubles potentiels du 10 septembre, la LFI s’attire les foudres de la nébuleuse tendance complotiste-insurrectionnelle de l’extrême-droite, laquelle, sur les réseaux sociaux, en revendique clairement l’initiative.
De plus, s’il s’agit de censurer le gouvernement Bayrou, nul besoin de troubles et de grève illimitée, les grèves catégorielles menées par les syndicats, les négociations qui suivront et le jeu parlementaire devraient suffire, sinon à faire tomber Bayrou, du moins à le faire reculer sur bien des points. 

 

8.
19 août 2025. Après le sommet Trump-Poutine d’Anchorage et l’illusion lyrique de Washington, je crains la suite des manœuvres trumpiennes et de la guerre hybride russe.

 

9.
Du bec cloué de Trump à Anchorage à l’illusion lyrique de Washington, j’ai l’impression que le POTUS se fiche de nous, travaille pour lui seul, cherche à gagner du temps, pour lui, et peut-être aussi pour le compte de Poutine.

 

10.
19 août 2025. Paraît que Poutine envisage de rencontrer le président Zelensky à Moscou. Sachant que les Russes ne reconnaissent pas la légitimité du président Zelensky, qui garantira la sécurité du chef d’Etat ukrainien ? Trump ? - J’ai comme un doute. Aller à Moscou quand on s’oppose à Poutine, autant se jeter dans la gueule du loup.

 

11.
Trump est mégalomane et Poutine paranoïaque. Je ne leur fais guère confiance quant à leur soi-disant volonté de paix.

 

Patrice Houzeau
Hondeghem, le 20 août 2025.

 

13 août 2025

LE SEUL POIDS QUI COMPTE

LE SEUL POIDS QUI COMPTE

 

1.
Je suis comme beaucoup d'athées. J'ai fait de la croyance une affaire purement privée. Cela ne regarde que Dieu et moi.

 

2.
12 août 2025. Il n'aura pas fallu longtemps avant que Trump revienne sur sa parole. Le voilà qui de nouveau critique le président Zelensky. Quant à l'ultimatum des 10 jours ? Envolé. Au revoir, Donald, bonjour, Krasnov ! Symptômes de dissociation ?

 

3.
Si je comprends bien, POTUS Trump aka Krasnov veut rendre l'Alaska à la Russie (dans l'espoir peut-être d'un cessez-le-feu fatalement éphémère) et en compensation, il annexerait le Canada. Ça a l'air d'une blague mais avec le dingo orange, on peut s'attendre à tout.

 

4.
S'il y a un lien qui relie Trump, Epstein et les services secrets russes, nul doute qu'il finira par être mis à jour. Mais pour l'instant, ce n'est plus seulement une affaire d’État, c'est une affaire susceptible d'avoir des conséquences internationales majeures. 

 

5.
Trump n'est pas un pacifiste, c'est un homme d'affaires qui joue à l'homme d'Etat. Et la guerre, toujours incertaine, ça coûte cher, économiquement mais aussi politiquement.

 

6.
France. Fiscaliser les pourboires serait une stupidité contre-productive qui prouve la tentation permanente de l’État à vouloir tout contrôler, tout maîtriser et en soi, c'est inquiétant et préoccupant. Sommes-nous toujours dans une démocratie libérale ?

 

7.
12 août 2025. Krasnov Trump déclare qu'il a de bonnes relations avec la Chine et s'apprête à négocier la partition de l'Ukraine avec Poutine. Est-ce assez clair ? Krasnov Trump favorise les ennemis de la démocratie parce qu'il est lui-même un ennemi de la démocratie.

 

8.
12 août 2025.
Trump aura tout fait pour faire oublier les Epstein Files.
Trump se prépare à négocier la partition de l'Ukraine avec Poutine.
M'étonnerait pas qu'il y ait un lien entre ces deux faits.

 

9.
Poutine doit boire du petit lait. D'ici quelques jours, soit Trump conclut un accord qui aboutira à une partition de l'Ukraine, ce qui serait pour les Russes une victoire diplomatique et politique, soit Trump renonce à un accord et se désengage totalement du conflit russo-ukrainien. Dans les deux cas, l'Ukraine serait affaiblie. 
Le monde qui se prépare pourrait bien être administré par le mégalomane Trump, le mafieux Poutine et l'anti-démocrate Xi Jinping. Quant à l'Europe, elle a intérêt à se réarmer vite, très vite, très très vite.

 

10.
Cela fait des années que la CIA alerte sur les risques d'une multiplication des conflits internationaux. Mais les analystes des années 90 et 2000 n'avaient sans doute pas prévu que la Russie de Poutine aurait réussi à placer un de ses pions à la Maison Blanche.

 

11.
Comme en 2022, en 2023, en 2024, il est en 2025 des champions de la diplomatie, genre Araud et consorts, qui disent qu'il faut maintenant négocier et que le conflit russo-ukrainien se conclura bientôt par une partition de l'Ukraine. Je pense que la sale guerre de Poutine en Ukraine est loin d'être terminée et que l'Ukraine n'acceptera pas si facilement de se laisser démembrer. Encore faut-il qu'elle ait un soutien actif de l'Europe, et là, hélas, j'ai parfois des doutes.

 

12.
L'économie française, quelle blague ! Le pays est endetté à hauteur de 114% du PIB (3 345,8 milliards d'euros). Elle est la championne des prélèvements de toutes sortes et évite l’explosion du chômage en maintenant artificiellement des centaines de milliers « d'étudiants » dans un enseignement supérieur qui coûte un « pognon de dingue » tout en produisant beaucoup de frustration et de déqualification. Pendant ce temps-là, pour faire face à la pénurie de main d’œuvre dans certains métiers (y compris des métiers de première importance, comme médecins), on a recours à une immigration tellement forte que les Français s'apprêtent à élire un candidat d’extrême-droite lors des présidentielles 2027. Le travail au noir y est très répandu et nos chercheurs fichent le camp à l'étranger où ils sont mieux payés. Par contre, nous avons beaucoup de « grandes écoles » qui produisent des plus ou moins hauts fonctionnaires en série, lesquels alimentent une classe politique dont le niveau de compétence est pourtant assez relatif. A part ça, l'Etat (et le président Macron a parfaitement illustré cette tendance) ne manque jamais d'idées pour réformer dans tous les sens et de dépenser beaucoup dans des projets quelquefois assez lunaires (l'Education nationale s'est notamment distinguée dans cette course à l'échalote pseudo-savante). Nous avons cru que nous pouvions nous passer d'une armée conventionnelle et voilà que, face au péril poutinien, nous sommes obligés de nous réarmer très vite (et ça coûte). Nos atouts ? Puissance nucléaire, bancaire et agricole, nous sommes aussi de gros vendeurs d'armes et de produits de luxe. Nous ne manquons pas de sociologues.   

 

13.
« Le seul poids qui compte est celui des armes » a écrit Samantha de Bendern dans un post récent sur la sale guerre de Poutine en Ukraine. Elle a raison et je me souviens des critiques qui me furent adressées lorsque, citant un enseignant de Lille III commentant le roman de Claude Simon, « La Route des Flandres », j'avais énoncé cette énormité aux oreilles des humanistes tendance niaise : "On n'arrête pas une division de panzers avec une bibliothèque".

 

Patrice Houzeau
Malo, le 13 août 2025.

11 août 2025

MAIS QUOI DONC QU'ILS MACHINENT TRUMP ET POUTINE ?

MAIS QUOI DONC QU'ILS MACHINENT TRUMP ET POUTINE ?

 

1.
10 août 2025. C'est l'été. Dans les allées des supérettes de proximité, on croise de grandes didines étrangères.

 

2.
Le lave-vaisselle Poutine est censé laver plus blanc que blanc, mais il laisse quand même beaucoup beaucoup beaucoup de traces de sang.

 

3.
10 août 2025. Trump est-il décidé, oui ou non, à faire plier Poutine ? Si ce n'est pas le cas, et il semble en effet que le POTUS tergiverse et lambine, alors c'est qu'il se fiche de nous et que ça recommence à sentir le krasnov et le kompromat (les Russes disposeraient-ils d'images éloquentes concernant les visites de Donald « Bigmouth » Trump dans l'île au prédateur Epstein, ou autres salaceries glauques et moscovites...) ?

 

4.
Les Etats-Unis sont-ils encore une démocratie ? Oui, mais avec Trump, il semble qu'ils se dirigent tout droit vers le contrôle de tous par tous et l’imbécillité institutionnalisée. Démocrates, réveillez-vous.

 

5.
Nous aussi, en France, on en a eu des bizarres façon Trump qui ont voulu toujours plus de pouvoir. Heureusement, les services de l'Etat ont été efficaces (cf Strauss-Kahn et pas que, demandez voir un peu à Sciences Po).
On pourrait aussi demander à François Mitterrand qui en connaissait un rayon sur les bizarreries extra-judiciaires et raisons d’État, mais vu que le pote à Bousquet est un peu décédé, et même s'il croyait, disait-il, aux « forces de l'esprit », ça m'étonnerait qu'il nous réponde. 

 

6.
La gauche en France est devenue une blague dont Mélenchon et le Diable rient encore.

 

7.
De toutes les figures de style, l'ironie est sans doute la plus précieuse. Tout État qui ne comprend plus l'ironie est condamné à la dictature.

 

8.
Le RN au pouvoir en 2027 ? Très possible, dit-on, voire hautement probable, disent d'autres. Et alors, que feront-ils ? Un programme d’extrême-droite demandant des changements constitutionnels tels qu'ils mettraient illico les gens dans la rue, je ne les vois pas gouverner en extrémistes, d'autant que tout dépendra des législatives et que, contrairement aux Etats-Unis, il existe en France une histoire très vive de la Résistance au pouvoir totalitaire qui, en théorie, devrait empêcher bien des familles d'adhérer à on ne sait quelle « révolution nationale » de sinistre mémoire. Non, le RN au pouvoir se heurtera vite au réel et gouvernera à droite, sans excès et avec bien des compromis.

 

9.
11 août 2025. Donald Trump a déclaré aujourd'hui : « Certains disent que Vladimir Poutine veut prendre toute l'Ukraine. Je le pense aussi. » Au moins, nous savons que sur les objectifs poursuivis par Poutine, le POTUS Trump est lucide. 

 

10.
11 août 2025. Moi, je suis pour l'échange de territoires entre Ukraine et Russie. Les Russes rendent les oblasts de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia à l'Ukraine et en échange, Poutine garde la Russie (17 millions de km² quand même).

 

11.
11 août 2025. POTUS Trump déploie la Garde nationale à Washington. Est-ce seulement pour lutter contre les gangs ultra-violents ou est-ce un test de prise de contrôle de la capitale qui pourrait bientôt, sous le même prétexte, concerner d'autres villes-clés ?

 

12.
Je viens de regarder sur You Tube une vidéo de l’excellente chaîne Occulture intitulée « L'affaire IRRESOLUE des Warren (le Poltergeist de Lindley Street) ». Généralement, Novalexandre et Marie Mad Line arrivent à démontrer qu'il y a un très gros doute sur la réalité des faits supposés surnaturels mais là, l'étrangeté demeure et m'a fait penser à ce que l'on dit de certaines enquêtes du gendarme Emile Tizané. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2025. 

11 août 2025

HIC SUNT LEONES

HIC SUNT LEONES

 

1.
« Hic sunt leones ». Tu parles ! Une carte de la renaissance ! »
(Sevrin au dessin et Dellisse au scénario, « La Carte de l'Afrique », Casterman, coll. Studio A Suivre, 1991, p. 26 [Manu])

 

Hic c'est ça le hic quand on a le hoquet qu'c'est agaçant mais hic c'est aussi du latin et là ça désigne un lieu qu'on dirait une périphrase, qu'alors « hic
Sunt leones » ça pourrait désigner l'Afrique car
Leones, ce sont les lions et les lions c'est en Afrique, mais en cartographie médiévale, « hic sunt leones » et « hic sunt dracones » sont des formules qui désignaient des territoires inconnus ou périlleux, de la terra incognita quoi. 

 

Tu es repartie, la féline avec toi et le latin des arbres. Tu
Parles et je n'entends pas ta voix et le long des ombres, c'est
Une autre Zut qui lit la
Carte, celle que tu ne connais pas.
De toutes ces cerises, il ne reste que les noyaux et 
La chanson est désossée. Je ne sais pas s'ils lisent encore les poètes de la
Renaissance, les professeurs qui ont pris leur retraite au soleil des sécheresses. 

 

2.
« Quand Diane venait à Bruxelles, elle descendait toujours dans le même hôtel. »
(Sevrin et Dellisse, « La Carte de l'Afrique », p.33 [le narrateur])

 

Quand il fait chaud comme aujourd'hui (11 août 2025), j'évite la fatigue du houblon ; je reste chez moi et je sirote des bandes dessinées.
Diane est rousse et elle compose des pièces de théâtre. Diane
Venait parfois à Bruxelles, parce que le narrateur le dit.

 

A Bruxelles que venait faire Diane ? Manger des gaufres qu'on appelle gaufres de
Bruxelles, vous savez, les gaufres rectangulaires à petits carreaux que c'est très bon avec du beurre, vous croyez ?

 

Elle s'appelle Diane et c'est une amie du narrateur de l'album « La Carte de l'Afrique », de Marc Sevrin et Luc Dellisse, et elle
Descendait de l'étagère à chaque fois que je prenais « La Carte de l'Afrique ».
Toujours tu prends « La Carte de l'Afrique » lorsque tu veux regarder Diane et lire des aventures.

 

Dans les albums de bande dessinée, j'aime bien les aventures et les mystères.
Le mystère, c'est intéressant et vu que le monde tourne de plus en plus à la farce sanglante genre Trump qui prétend qu'on lui file le prix Nobel de la paix malgré la destruction systématique de Gaza et
Même qu'il s'apprêterait, dit-on, à démembrer l'Ukraine en échange d'une suspension provisoire, fatalement provisoire, de sa sale guerre par Poutine, moi, voyez, je ne descends pas dans un
Hôtel de ces capitales où je ne vais jamais parce qu'il y a trop de gens, non, moi, je reste chez moi à lire des bandes dessinées et songer à mes fantômes. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 11 août 2025. 

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