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BREFS ET AUTRES

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9 mai 2025

DISCORDANTE ET RIDICULE

DISCORDANTE ET RIDICULE

 

« Un luth, une guitarone, et un hautbois. Symphonie discordante et ridicule. Madame Laure à son balcon, derrière une jalousie.  »
(Aloysius Bertrand, « La Sérénade »)

 

Un luth ? Que voulez-vous que je fasse d'un
Luth ? Je ne joue pas de musique, je regarde des clips sur Youtube
Une guitarone ? Koikenfer ? même que la
Guitarone, je ne savais même pas que c’était une « petite guitare »
Et du hautbois je n'en veux pas non plus oh donnez-moi
Un steak-frites que je le dévore car voyez-vous un
Hautbois ne se mange pas et j'ai faim et j'ai soif (ajoutez donc de la bière bien fraîche).

 

Symphonie, quel drôle de mot d'une musique que nous n'écoutons guère avons-nous l'âme
Discordante notre montre joue-t-elle des claquettes et notre âme discorde-t-elle
Et bien ridicule allez
Ridicule comme une chanson d'amour chantée à une chemise par un fer à repasser.

 

Madame  Laure je ne la connais pas Madame 
Laure j'ai connu une miss Sauterelle elle était très grande
A mon avis ça ne plaît guère aux longues jeunes filles qu'on dise d'elles que ce sont de grandes sauterelles
Son cerveau grouille-t-il de serpents sifflants ? Quant au 
Balcon, va-t-il assister à l'incendie de Rome (il faudrait pour cela que le balcon ait des yeux) et
Derrière Poutine, pensez-vous qu'il y ait beaucoup de serpents sifflants et Poutine est-il un nœud de vipères
Une fois je me suis rattrapé de justesse alors que je m'échappais (c'était derrière une 
Jalousie et je ne pense pas avoir lu ce roman).

 

Patrice Houzeau
Malo, le 7 mai 2025.

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4 mai 2025

MOURIR PARCE QU'IL EST MORT NON JE N Y CROIS PAS

MOURIR PARCE QU'IL EST MORT NON JE N Y CROIS PAS

 

1.
« - « Grillon, mon ami, es-tu mort, que tu demeures sourd au bruit de mon sifflet, et aveugle à la lueur de l'incendie ? »
(Aloysius Bertrand, « La Salamandre »)

 

Je ne l’appelle pas « mon ami », le grillon
Je pourrais peut-être que je pourrais
Littérairement, ou alors mystiquement
Je pourrais peut-être appeler le grillon « mon ami »
Il est vrai aussi que je ne fréquente guère de grillons
Les grillons, n'est-ce pas, sont rares par ici.

 

2.
« Et le grillon, quelque affectueuses que fussent les paroles de la salamandre, ne répondit point, soit qu'il dormît d'un magique sommeil, ou bien soit qu'il eût fantaisie de bouder. »
(Aloysius Bertrand, « La Salamandre »)

 

La salamandre, c'est l'esprit du feu, dit-on
(en fait, je l'ai lu dans les notes qui figurent dans une édition de poche de « Gaspard de la Nuit »)
Je ne savais donc pas la salamandre capable de paroles « affectueuses »
Je ne pense pas que cela soit d'une très grande utilité de savoir que l'esprit du feu puisse discuter avec les grillons
C'est moins utile qu'une fourchette
C'est moins utile qu'un couteau
C'est moins utile qu'une balayette
et moins partant qu'un bateau
Je ne m'interroge même pas sur la symbolique de l'esprit du feu
A vrai dire je m'en tamponne la cafetière
D'autres s'y intéressent savamment 
Savamment qu'ils s'y intéressent
Ils ont bien raison
En tout cas, c'est toujours mieux que d'aller massacrer ses contemporains. 

 

3.
« Oh ! chante-moi ta chanson de chaque soir dans ta logette de cendre et de suie, derrière la plaque de fer, écussonnée de trois fleurs-de-lys héraldiques ! »
(Aloysius Bertrand, « La Salamandre »)

 

Oh comme il est beau ce chapeau, ce lavabo, et ce chameau est-il beau (je ne sais pas si l'on peut trouver beau un chameau) Dans
Chante-moi il y a le son « ch » comme dans cheveu cheval chapeau chameau château et
Moi aussi je chuinte que le chuintement c'est le cri de la chouette et le son « ch » est dit chuintant donc chante-moi fait la salamandre au grillon chante-moi
Ta chanson lequel mot, chanson, rime avec chausson, charron, chapon, et la
Chanson, on la connaît, faudrait pas nous prendre pour des 
Faudrait pas nous prendre pour des sots 
Je ne chante pas de chansons 
D'ailleurs je chante faux 
Je fais des pâtes au jambon 
Mais je ne chante pas 
De chansons.

 

4.
« Mais le grillon ne répondait point encore, et la salamandre éplorée, tantôt écoutait si ce n’était pas sa voix, tantôt bourdonnait avec la flamme aux changeantes couleurs rose, bleue, rouge, jaune, blanche et violette. »
(Aloysius Bertrand, « La Salamandre »)

 

Mais est une conjonction de coordination. Le fait de le savoir prouve que vous avez été à l'école et que vous n'avez pas enfermé votre professeur des écoles dans un placard. Ne faites jamais cela : n'enfermez jamais votre professeur des écoles dans un placard car après vous ne saurez plus où mettre votre autre cadavre.

 

5.
« - « Il est mort, il est mort, le grillon mon ami ! »
- Et j'entendais comme des soupirs et des sanglots, tandis que la flamme, livide maintenant, décroissait dans le foyer attristé. »
(Aloysius Bertrand, « La Salamandre »)

 

Il est presque cinq heures du matin il
Est que je me lève tôt car je ne suis pas
Mort cela le prouve car
Il est presque cinq heures du matin il
Est que je me lève tôt (pas toujours) car je ne suis pas si
Mort cette boucle le prouve 
Le prouve sans doute.

 

6.
« - « Il est mort ! Et puisqu’il est mort, je veux mourir ! » - Les branches de sarment étaient consumées, la flamme se traîna sur la braise en jetant son adieu à la crémaillère, et la salamandre mourut d’inanition. »
(Aloysius Bertrand, « La Salamandre »)

 

Mourir parce qu'il est mort, non, je n'y crois pas. 
D'ailleurs, je ne crois guère en grand chose, sauf aux OVNI, aux revenants, au grand complot technocratique contre la démocratie, au Matin des Magiciens, au retour de toute chose et, bien sûr, au Monstre en spaghetti volant.

 

Flamme qui traîne, adieu à la crémaillère.
Encore faut-il savoir ce qu'est exactement une crémaillère, et là, il faut bien que je trouve un chat, que je lui donne ma langue, pour qu'il me réponde. 

 

Salamandre mourant d'inanition, bonjour la boîte de thon.
Ce qui exige de la mayonnaise, que nous ferons avec diligence et agilité, huile, moutarde et jaune d’œuf. Quant aux frites, nous irons les acheter dans une friterie, car nous sommes civilisés.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 4 mai 2025.

27 avril 2025

ET SI LE MORT RUE C'EST QUE POISSON NE RIT

ET SI LE MORT RUE C'EST QUE POISSON NE RIT

 

1.
« Nostre art s'aprent en deux manières, c'est à savoir par enseignement d'un maistre, bouche à bouche, et non autrement, ou par inspiration et révélation divines ; »
(Pierre Vicot cité par Aloysius Bertrand in « L'Alchimiste")

 

Exercice :
Dans ces phrases, n'encadrez que les COD :
« Les films comiques plaisent aux petits comme aux grands » et pas besoin de prêtre pour faire une omelette et ouvrir un paquet de chips.
« Nul ne prévoyait des réactions aussi spontanées de la part de Maxime », d'autant que le curé, évidemment qu'il peut se la faire tout seul, son omelette.
Je tire une partie de ces phrases d'une édition du Bled d'Edouard Bled et Odette Bled (les ai mises entre guillemets) et je note qu'un saxophone ne peut se faire une omelette.

 

2.
« ou bien par les livres, lesquels sont moult obscurs et embrouillez ; et pour en iceux trouver accordance et vérité moult convient estre subtil, patient, studieux et vigilant.»
(Pierre Vicot cité par Aloysius Bertrand in « L'Alchimiste")

 

Vous retrouverez les titres des livres auxquels Pierre Vicot fait allusion et, tout en respectant les normes en vigueur, vous  traduirez en gwaziliche  ceux que vous pourrez acheter, récupérer ou gougnafier. Vous éviterez de finir le paquet de chips (ce n'est pas si bon pour la santé).
Quand vous aurez fini, inutile de sonner de la trompette ou de frapper du gong cause qu'on s'en fiche bien des alchimies traduites en gwaziliche.

 

3.
« Rien encore ! - Et vainement ai-je feuilleté pendant trois jours et trois nuits, aux blafardes lueurs de la lampe, les livres hermétiques de Raymond Lulle ! »
(Aloysius Bertrand, « L'Alchimiste")

 

Après avoir vérifié que Raymond Lulle (1232-1315) s’appelait bien Raymond, vous vous poserez la question de l'influence de la boîte d’épinards et du marin dans l’œuvre de celui dont on ne sait pas s'il fut réellement alchimiste, et dont vous aurez résumé la pensée en trois tweets maximum (à défaut, vous pouvez détailler votre recette de cuisine préférée).

 

4.
« Non rien, si ce n'est avec le sifflement de la cornue étincelante, les rires moqueurs d'un salamandre qui se fait un jeu de troubler mes méditations. »
(Aloysius Bertrand, « L'Alchimiste")

 

Le salamandre est ici l'esprit du feu. On notera qu'il est moqueur. Ce qui ne concerne aucune sorte de sœur, qu'elle ait ou non les yeux bleus, les cheveux bleus, le sang bleu.

 

5.
« Tantôt il attache un pétard à un poil de ma barbe, tantôt il me décoche de son arbalète un trait de feu dans mon manteau. »
(Aloysius Bertrand, « L'Alchimiste")

 

L'arbalète était une arme de trait qui fut très utilisée au moyen-âge. Les arbalétriers ne buvaient pas de coca-cola parce que Christophe Colomb n'avait pas encore été inventé.

 

6.
« Ou bien fourbit-il son armure, c'est alors la cendre du fourneau qu'il souffle sur les pages de mon formulaire et sur l'encre de mon écritoire. »
(Aloysius Bertrand, « L'Alchimiste")

 

Le formulaire contient les formules nécessaires comme les os nécessaires remuent sous la peau et que sous la peau de la mer se trouvent les poissons, les grands fonds et les galions engloutis.

 

7.
« Et la cornue, toujours plus étincelante, siffle le même air que le diable, quand Saint Eloy lui tenailla le nez dans sa forge. »
(Aloysius Bertrand, « L'Alchimiste")

 

Wikipédia me précipite que la cornue « est un récipient utilisé dans un laboratoire de chimie pour la distillation ou la distillation sèche de substances. » Je ne pense pas qu'il existe de formations musicales de cornues : pas de hard cornu pour siffler « le même air que le diable, quand Saint Eloy lui tenailla le nez dans sa forge. »

 

8.
« Mais rien encore ! - Et pendant trois autres jours et trois autres nuits, je feuilletterai, aux blafardes lueurs de la lampe, les livres hermétiques de Raymond Lulle ! »
(Aloysius Bertrand, « L'Alchimiste")

 

« je feuilletterai » est la forme de la première personne du futur de l’indicatif. et on peut conjuguer le verbe « feuilleter » en mangeant un mille-feuille mais il faut avoir des doigts.

 

Et si le mort rue, c'est que poisson ne rit.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 27 avril 2025

 

26 avril 2025

COMME UN OS DANS LA SARDINE

COMME UN OS DANS LA SARDINE

 

1.
« Dans la rue déserte où nous parvînmes sans avoir été remarqués, je l'arrêtai et je lui demandai, anxieux :
« Eh bien, mon ami... Avez-vous retrouvé le parfum de la Dame en noir ?... »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])  

 

Il faut faire attention à ne pas emprunter trop souvent la même rue déserte ; elle pourrait s'attacher et vous flanquer un terrible bourdon sentimental.

 

2.
« Ah ! c’était toujours un spectacle de le voir regarder les choses autour de lui. »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])  

 

Les choses défois on voudrait les regarder dans les yeux, histoire d'évaluer la force de son regard, avant qu'elles se mettent à gigoter dans tous les sens.

 

3.
« Eh bien, fit-il, il n'est pas mort ! »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [Darzac])

 

Et si le mort n'est pas mort, peut-on supposer que le mort rue, et me disant cela, je pensai à la boîte de thon, à la mayonnaise, aux pommes de terre sautées, aussi à Coin-coin Kessako qu'vous savez pas qui c'est.

 

4.
« Avec Larsan, on n'est jamais sûr d'une chose pareille. Où est le cadavre ? » »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [Rouletabille])

 

Défois on sait plus on les met, ses cadavres que faut faire attention, défois qu'ils s'évadent de la mort des placards pour aller faire les fantômes et on ne sait quoi dans les campagnes hallucinées et les bandes de musique rare.

 

5.
« Ah ! les vitres noires ! les vitres noires derrière lesquelles se cachait Larsan !... »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])  

 

Dans la vie, parfois, on croise des vitres noires ; il ne faut pas les regarder, elles vous voient, il ne faut pas les regarder surtout que pourrait y avoir des larsans derrière où on ne sait qui de périlleux de lancinant de tranchant ah les vitres noires faut les éviter ! 
 

 

6.
« Il ne se montre si bien là où il paraît être que pour qu'on ne le voie pas là où il est. »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [Rouletabille])
De qui Rouletabille parle-t-il donc ainsi ?
Défois, le Diable et le bon Dieu, on sait pas trop où ils sont mais Larsan si, on sait pour Larsan, derrière les vitres noires.

 

7.
« Qu'est-ce que ceci, sinon l'ombre d'un canot qui se détache de l'ombre du fort et glisse maintenant sur le flot argenté ? »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])

 

Ce n'est pas parce que le flot est argenté qu'un canot y glisse dessus et qu'une devineuse fume sa clope sous la lune pleine de choses et autres parce qu'on ne sait pas ce qu'il y a dans la lune.

 

8.
« L’après-midi qui a suivi le départ de Rouletabille ne nous a rien apporté de nouveau »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [le narrateur])
Et pourquoi donc que « l’après-midi qui a suivi le départ de Rouletabille ne nous a rien apporté de nouveau » ? Parce que :
- D'une manière générale, il vaut mieux ne pas croire tout ce qu'on nous dit et même tout ce qu'on ne nous dit pas parce qu'on nous en cache ?
- Ce n'est pas aux rideaux que l'on apprend à faire la soupe ?
- A force de chercher du lard aux cochons, on finit par tomber sur un os dans la sardine ?

 

9.
« - Toujours les yeux ! Prenez garde à vos yeux, Sainclair... »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [Rouletabille])

 

Rouletabille a raison : il faut prendre garde à ses yeux car défois, ils voient, les yeux, des choses qui n’existent pas parce que, soit le cerveau hallucine, soit on est tout berlué de l’extérieur même qu'on dit qu'on n'en croit pas ses oreilles.

 

10.
« - Oh ! Oh ! fit-il, du sang de Larsan !... Qui est-ce qui connaît le sang de Larsan ?... Qui en a jamais vu la couleur ? Pour connaître la couleur du sang de Larsan, il faudrait m'ouvrir les veines, Sainclair ! C'est le seul moyen !... » 
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la Dame en noir » [Rouletabille])

 

Les romans policiers ça raconte des histoires sanglantes c'est pour ça il faut faire attention à ne pas s'en mettre trop plein la tête qu'après on pourrait en avoir les mains sales que là, voyez, j'écoute le Led Zeppelin d'il y a des lunes électriques vrombir une version concert de « Dazed and confused » et c'est très épatant aussi.

 

11.
« - Non, ce n'est pas la même chose, conclut Rouletabille, puisque c'est le contraire. Dans la Chambre Jaune, il y avait un corps de moins ; dans la chambre de la Tour Carrée, il y a un corps de trop ! »
(Gaston Leroux)

 

 

Le problème des corps de moins et celui des corps de trop ne cessent d’inquiéter en haut lieu. On craint en effet une contagion au niveau mondial qui ne pourrait que fausser les statistiques. Inquiétudes sur les ponts. 

 

12.
« La Tour Carrée, habitation de la Dame en noir, était l'objet de son constant souci. »
(Gaston Leroux)
Cette phrase signifie-t-elle que :
- Qui a constant souci mange pourtant du riz ?
- Que le joueur joue avec les pièces noires ?
- Que qui mange du riz peut tout aussi bien manger du poisson, que l'on soit, ou non, vendredi ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 avril 2025

26 avril 2025

DE BAYROU ET AUTRES ZOZOS

DE BAYROU ET AUTRES ZOZOS

 

1.
15 avril 2025. François Bayrou, l'actuel premier ministre à la France, vient de nous signifier que nous ne produisons pas assez car nous ne travaillons pas assez et que des mesures allaient être prises... 
Fichtre, je pressens qu'on ne va pas tarder à entendre parler, une fois de plus, de la réforme des retraites, des dépenses de santé et autres interrogations sur les nombres de jours fériés et de fonctionnaires.

 

2.
40 milliards d'euros d'économies que la France, elle doit faire en 2026 on dit, les aides aux entreprises à l'emploi des apprentis devraient-elles être abandonnées pour les étudiants du supérieur et être gardées pour les CAP et les BAC PRO, c'est une question qui se pose.

 

3.
15 avril 2025. France. Entendu parler ce matin sur France Inter de la déqualification des emplois des bac + 5. La sotte massification de l'enseignement supérieur, et c'était prévisible, a produit un nombre de diplômés tel que le marché de l'emploi ne peut actuellement pas les embaucher au niveau auquel ces néo-diplômés pensent pouvoir prétendre. En conséquence, sont bien obligés d'accepter ce qu'on leur propose, en attendant le retour de la croissance et du plein-emploi qu'on nous promet depuis quelques temps déjà.
Trop de surdiplômés et pas assez de main d’œuvre ; la France est un vertige technocratique.

 

4.
18 avril 2025. Ce matin, sur France Inter, retour sur l'affaire de l'« abbé Pierre » à l'occasion de la sortie d'un livre intitulé « Abbé Pierre La fabrique d'un saint ». D'après ce que je comprends, l'abbé Pierre était non seulement un prédateur sexuel (je pense qu'il y a maintenant consensus sur ce point), mais il aurait été aussi et significativement pétainiste, et si l'abbé a fini par rentrer dans la Résistance, cet engagement ne l'aurait pas empêché d'être longtemps un antisémite notoire.
Quant à l'argent d’Emmaüs (et cela concernerait des sommes très élevées, nous dit-on), il n'aurait pas servi qu'à aider les pauvres... Bref, le statut de l'abbé Pierre aura glissé très vite de « personnalité préférée des Français » à salopard national (que l'on pardonne ce mot, mais je n'en vois pas d'autre). De tout ça, je ne sais rien, et même pas si ce livre, visiblement à charge, n'est pas une commande des services de l’État pour des raisons qui lui appartiennent (manipulation de l'opinion ? Désinformation ?), mais je constate évidemment que, pendant des années, sur toutes les ondes et les écrans, on nous a vendu l'abbé Pierre comme un modèle de vertu et d'engagement au service des plus démunis, pour qu'en fin de compte, on nous dise qu'il était tout sauf un type bien. Étrange tout de même et qui incite à garder ses sous plutôt que d'aller les donner à on ne sait qui.

 

5.
La souris peut bien essayer de miauler, le chat la mangera quand même.

 

6.
Difficile de préciser quelle est la nature exacte de la dette de Trump envers Poutine mais il est de plus en plus probable que cette dette existe ; de même, il semble que le krasnov a bien l'intention de se maintenir au pouvoir au-delà de 2028 (sans doute pour éviter la prison).
Pour l’Europe, soutenir l’Ukraine contre Poutine est aussi une manière de contrecarrer l'influence de Trump sur la scène internationale, une manière efficace de l'isoler, de le décrédibiliser.

 

7.
26 avril 2025.  Les révélations de la fille de François Bayrou sur le climat de très grande violence qui fut la règle de l'institution Notre-Dame de Bétharram pendant des années, sinon des décennies, tendent à prouver qu'en effet Bayrou n'a pas couvert cette violence mais a fait a minima preuve d'une très grande naïveté.
Rappel : l’affaire Bétharram n'est pas une affaire de point de vue sur des méthodes éducatives plus ou moins strictes, c'est une affaire sordide où la violence physique de prêtres (c'est quoi ces curés qui frappent des gamines à coups de poing ?) se double d'une affaire de prédation sexuelle. Quand la Justice aura fini son travail, il est assez probable que certains finiront leurs jours en prison.

 

8.

Trump, c'est une araignée dans sa toile. Détruisez sa toile et Trump tombera.

 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 26 avril 2025

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25 avril 2025

RIEN N'EST-IL JAMAIS AUTRE QUE PLUS PAREIL ?

RIEN N'EST-IL JAMAIS AUTRE QUE PLUS PAREIL ?

 

« En vérité, on avait cru Larsan mort si souvent quand il s'appelait Ballmeyer, qu'il pouvait bien ressusciter une fois de plus à l'état de Larsan. »
(Gaston Leroux, « Le Parfum de la dame en noir » [le narrateur])

 

Le mariage eut lieu
Zut avait mis de nouveaux yeux ce matin-là
Le mariage quel mariage demanda-t-il 
Il n'y avait pas de carpe ni le lapin parce que c’était dans un roman policier qui n'avait pas besoin ni de carpe ni du lapin
Y avait-il des pâtes au jambon et une poignée d’exemples de grammaire ?
On peut toujours le penser
Le mariage eut lieu
Zut avait mis de nouveaux yeux ce matin-là
Le mariage quel mariage demanda-t-il
Le mariage de monsieur Robert Darzac et de mademoiselle Mathilde Stangerson
Ah vous êtes donc revenu à Gaston Leroux 
Oui j'aime bien Le Parfum de la dame en noir
J'ai bien apprécié aussi Le Mystère de la chambre jaune
Et aussi Le meurtre de Roger Ackroyd
Vous aimez donc les romans policiers
Oui j'aime les romans policiers
Et aimez-vous les pâtes au jambon
Oui j'aime les romans policiers et les pâtes au jambon
Et aimez-vous les exemples de grammaire
Oui j'aime les romans policiers les pâtes au jambon et les exemples de grammaire
Par exemple « le mariage eut lieu à Paris »
Voilà une phrase qui peut servir d’exemple de phrase comportant un complément de lieu introduit par la préposition « à »
Elle peut servir aussi dans un exercice d’orthographe sur l'homophonie « a/à » 
Ah ah
Dit-il vous appréciez les exemples de grammaire 
C'était il y a un peu plus de deux années
Ah ah
Et il peut s'en passer des choses en deux années
Ah oui
Elles s’étaient donc écoulées
Toutes ces phrases prononcées elles s’étaient écoulées
Je
Toutes ces minutes
Je ne
Toutes ces secondes
Je ne me rappelle pas
Toutes ces girafes passant sur le pont
De ces girafes je ne m'en rappelle pas
Je me souviens bien des yeux de Zut ce matin-là
Elles s’étaient donc écoulées
Ce n’étaient sans doute pas des girafes et encore moins un pont
Depuis les événements rien n'est plus pareil
De quels événements parlez-vous ?
Cela arrive souvent que rien ne soit plus pareil
D'ailleurs rien n'est-il jamais autre que plus pareil ?
Quant aux propos que j'ai rapportés 
Ces propos je ne les ai pas très bien compris
Aussi ne faut-il pas tenir compte de ce que j'ai pu écrire dans un précédent ouvrage 
On a toujours tort de vouloir composer des ouvrages dans une langue qui n'est pas la nôtre
Surtout si cette langue nous est parfaitement inconnue
Voulez-vous parler de ces événements si sensationnels qu'il n'est point téméraire
Ainsi donc vous vous appelez Charles ? Charles c'est votre prénom c'est bien ça ?
d'affirmer ici que je ne me souviens pas du passage d'un troupeau de girafes sur un pont 
D’ailleurs un aussi court laps de temps n'avait pu faire oublier qu'il est rare de voir passer des girafes sur les ponts de Dunkerque 
On peut cependant lire Le Mystère de la chambre jaune Le Parfum de la dame en noir ou d'autres livres si l'on veut
Je n'en dirai rien parce que je n'en ai pas envie
J'ai plutôt envie de tarte aux abricots
Regardez donc 
Je vous dis qu'il faut regarder
Elle a encore ses yeux de folle dit-il
Et je m'étonnai alors qu'un hareng saur pendouillant au bout d'une ficelle puisse me tenir un discours aussi peu respectueux pour la personne de Zut et les yeux de Zut.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 avril 2025

25 avril 2025

PENDANT QUE TOUT AUTRE CHOSE

PENDANT QUE TOUT AUTRE CHOSE

 

1.
« Je ne sais pas... Cela me paraît étrange, bien sûr, mais enfin, c'est peut-être une simple coïncidence... »
(Hergé, « Les 7 boules de cristal » [Tintin]) 
De quoi ici parle Tintin ?

 

- Des coïncidences qu'on croit que ce sont des coïncidences mais ce n'en sont pas, des coïncidences... ?
- Du fait que depuis que Trump est de retour à la Maison-Blanche, il semble que Poutine se sente plus en confiance dans ses efforts pour faire de l’Ukraine une annexe de la Russie ? 
- D'un « mal mystérieux » qui s'est emparé du cinéaste Clairmont puis du professeur Sanders-Hardmuth ?

 

2.
« Du vin ?... Voyons, capitaine, voyons ! Vous ne parlez pas sérieusement !... Comment de l'eau pourrait-elle se changer en vin ? Cela est impossible. »
(Hergé, « Les 7 boules de cristal » [Tintin]) 

 

Le capitaine Haddock dit :
(le capitaine Haddock est un personnage de bande dessinée créé par le dessinateur Hergé)
Cela me ferait plaisir, dit-elle
Voilà c'est ici dit-il
Je vous remercie dit-elle
Et maintenant mon cher... alors elle sortit une hache
D'abord qu'est-ce qui nous prouve que c'est elle qui hein avec sa hache
(non il ne s'agit pas de Zut elle n'est pas toujours si assassine)
Ouvrez tout grands vos yeux
D'abord vous le voyez bien qu'il a été décapité
Qui le capitaine ? Quoi ? Qu'ouïs-je ? Le capitaine a été décapité ? Et douze moines eurent la tête coupée ? Oh !
Ah un autre monocle
Comment ça un autre monocle ? 
Seriez-vous atteint d'hallucination monoculaire ?
Tout de suite vous exagérez
Voilà vous exagérez
Il faut toujours que vous exagériez 
Et maintenant regardez
Très volontiers
Non mais regardez ! Qu'est-ce que vous avez comme ça à jeter vos yeux partout là qu'on ne sait même plus où est votre tête hein
Non mais vous exagérez
Voilà vous exagérez 
Il faut toujours que vous exagériez 
Remettez remettez donc cette tête sur vos épaules
C'est bien la vôtre au moins ?
Bon... Et maintenant regardez
Je commence par verser
Allons-y versez versez versez 
Ah c'est donc de l'eau pure dans ce verre
Voilà des visiteurs pour Monsieur Bergamotte
C'est bien une idée de bande dessinée d'appeler un personnage de bande dessinée Monsieur Bergamotte
Et pourquoi pas monsieur Violette ou monsieur Pamplemousse ou monsieur Krasnovtrumpoutine
Je dis bien : de l'eau pure
J'insiste bien sur ce point : de l'eau pure
Nous voudrions voir nous voudrions voir nous voudrions voir disent les yeux en chœur 
A présent faites bien attention
Monsieur Bergamotte, monsieur Bergamotte
faites bien attention 
Mais il n’existe pas monsieur Bergamotte
Le capitaine Haddock non plus
Ni Tintin ni Milou
Je commence à me dire que tout ça est très douteux
Bon vos papiers
Montrez moi vos papiers
Comment ça vous non plus vous n’existez pas
C'est bien ce que je pensais ce que je disais ce dont je me doutais vous exagérez
Vous exagérez n'est-ce pas que vous exagérez
Il faut toujours que vous exagériez 
Regardez
Voici un cylindre de carton, creux
Qu'allez-vous en faire ?
Vous qui n’existez pas
Dans ce monde qui n’existe plus
Où quelqu’un qui n’existe plus non plus
Lisait les albums des aventures de Tintin et Milou
Pendant que tout autre chose
Tout autre chose
Tout autre chose 
Tout autre chose
Tout autre chose.

 

Patrice Houzeau
Malo, le 25 avril 2025

21 avril 2025

DE L'INTERET D'UN ROMAN DE PHILIP KERR

DE L'INTERET D'UN ROMAN DE PHILIP KERR

 

1.
« Un mensonge peut parfois servir à faire éclater la vérité, bien que ça puisse être dur. Mais personne n'a jamais dit que le monde était parfait. »
(Philip Kerr trad. Laurence Kiefé, « Chambres froides » [le narrateur])

 

- Pensez-vous (attention à l'usage que vous faites de votre cerveau) que, même au bénéfice du doute, l'on puisse servir des salades à un mensonge ?
- Quand la vérité finit par éclater, se blesse-t-on forcément en ramassant les morceaux ?  
- La Vérité a-t-elle été souvent condamnée pour attentat à la pudeur ?

 

2.
(Si ce pays occupe une quelconque première place sur cette planète, c'est sûrement dans la production d'abréviations et d'acronymes;)
(Philip Kerr trad. Laurence Kiefé, « Chambres froides » [le narrateur])

 

Quel pays est ici évoqué par le narrateur : 
- L'URSS ?
- La Poutinie ? 
- L'Administratie Centrale ?

 

3.
« - Grouchko n'est pas le seul flic qui puisse citer de la poésie. »
(Philip Kerr, « Chambres froides » [le narrateur])

 

Cette citation signifie-t-elle :
- qu'il y a plus de gens que l'on croit qui sont capables de citer de la poésie, surtout dans les romans ?
- que Grouchko est marxchiste ?
- que, comme me le dit mon balai-brosse, Donald Trump, aka Krasnov, finira en prison, ou alors, c'est qu'il y a  quand même quelque chose de pourri dans la plus grande démocratie du monde ?

 

4.
« L'enquêteur ne peut se mettre au travail que lorsqu'un inspecteur a déclaré en bonne et due forme qu'un crime a été commis et qu'en conséquence, un homme doit être arrêté. »
(Philip Kerr, « Chambres froides » [le narrateur])

 

Trouvez-vous cette phrase :
- intéressante même si vous ne lisez jamais de romans policiers, que les romans policiers vous donnent de l’urticaire, la nausée et le hoquet, vous dégoûtent, vous ennuient, vous donnent envie d'apprendre la trompette ?
- Inintéressante parce que vous ne consultez que deux types de livres : les traités de philosophie et les recueils de recettes de cuisine ?
- Toujours à la même place, au début du chapitre 10 du roman « Chambres froides », de Philip Kerr, Editions du Masque, 2022.

 

5.
Pensez-vous que l'intérêt du roman « Chambres froides », de Philip Kerr est :

 

- que c'est un roman policier efficace et intelligent ?
- qu'il illustre le proverbe selon lequel le point de vue du clou n'est pas le  point de vue du marteau ?
- qu'il évoque la crise économique permanente, la corruption omniprésente et l'insécurité de la société russe du début des années 90, alors que Boris Eltsine est à la tête de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), crise économique, corruption et insécurité qui favorisèrent l'ascension de Poutine aussi bien que la crise, la corruption et l'insécurité du début des années 30 favorisèrent l'ascension de Hitler en Allemagne ?

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 avril 2025

21 avril 2025

EN PLUS QU'ON A DES JAMBES

EN PLUS QU'ON A DES JAMBES

 

« La mère – ne sait pas où donner de la tête (« Seine Mutter, die zwischen Büffet und Kinderbett hin und her läuft » - l. 15-16).
(Corrigés bac 99, allemand lv1 – lv2, les sujets Nathan)

 

La mère, c'est celle qui « ferme le livre du devoir » dans un poème de Rimbaud (j'écris ça parce que j'y pense). La
Mère, ici, elle « ne sait pas où donner de la tête ». Remarquez qu'elle
Ne gnognotte ni gnignitte pas pour autant, ni ne grogne en se laissant pousser les dents ; elle ne
Sait pas tout simplement, et s'agite et circule, et gigote et remue, car elle ne sait
Pas où donner de la tête et quand on ne sait pas où donner de la tête,
Où qu'on va dis où qu'on va donc, qu'on s'en va
Donner des coups d’œil partout où qu'on doit, et à jeter
De l’œil ainsi, faut gaffer de ne pas en perdre un, d’œil, de ne pas se paumer
La mirette sous le buffet, ou le lit, surtout lorsque le texte est en allemand, tiré d'un sujet de baccalauréat dont le texte support est intitulé : « Daniel, der Partyverderber », « Nach Barbara Noack » même que c'est indiqué, écrit dedans que « Seine Mutter, die zwischen Büffet und Kinderbett hin und her läuft » ah la la, c'est qu'il en faut, dis, de la
Tête en plus qu'on a des jambes. 

 

Patrice Houzeau
Malo, le 21 avril 2025

20 avril 2025

POETE EN VOILA UN MOT

POETE EN VOILA UN MOT

 

« Poète sois joyeux tu sembles un linceul
Regarde-moi c'est moi je ne suis pas un songe »
(Apollinaire, « La ceinture » [la Muse])

 

Poète en voilà un mot qui suggère bien des prétentions ; je lui préfère le mot mozzarella. Poète donc,
Sois plussekecha et charivariant et puis
Joyeux comme Jocelyn et Jocelyne quand Jocelyn et Jocelyne sont joyeux  et comme la Joconde quand la Joconde est joyeuse (la nuit quand le Louvre est désert et que plus aucun glandu avec ses yeux de merlan sot ne vient lui reluquer le sourire). 

 

Tu es bien ennuyeux poète, machinerais-tu de la politique que tu
Sembles si soucieux comme un socialiste déçu surpris de s'être fait siffler si ! si ! Tu sembles 
Un zoutsot un zaliperdru un zèvre sans baie un 
Linceul, et n'aurais-tu donc plus de poches ?

 

Regarde-moi fit le miroir et il s'étonna de ce que le miroir avait une bouche et une langue.
Moi, qu'un miroir ait une bouche et une langue ou n'en ait pas,
C'est que je m'en mire le coreil le corail le coril vu que ça ne change rien à mes pâtes au jambon oh à
Moi que voulez-vous que ça me fasse, cette bouche façon miroir du Cheshire  ?

 

Je joncasse, n'ai ni jonque ni joncaille (oh j'en suis joliment loin) et donc je jonchonne. Cependant, je
Ne joue pas à jonque-spectre et ne hulule ni dans les houillères ni dans les couloirs. Je ne
Suis point si soliloque, si bilboquet, si corne-clochu, si quasimourdreux et
Pas poète pas papou à poux ou papou pas à poux pas papa mais pipeau tout à fait  
Un bon pipeau de chez Pipoland, en bois de
Songe et Zut ramena de la mozzarella, ce qui fait qu'on se régala. 

 

Patrice Houzeau 
Malo, le 20 avril 2025.

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