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BREFS ET AUTRES

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10 juillet 2023

LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN

LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN LOIN

« Donc, ces usines vont loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin, loin. Vous voyez le genre. C'est très grand, bien plus grand que nous. »
(Richard Brautigan traduit par Michel Doury, « L'usine oubliée » in « Sucre de pastèque », coll. 10/18 n°1624).

Donc, je viens de lire « Sucre de pastèque », de Richard Brautigan et
Ces poèmes en prose m'ont plu. Il y a tous ces parapluies que mon oncle a perdus. C'est agaçant. Je suis sûr qu'ils se promènent dans la ville avec d'autres gens que mon oncle dessous. Surtout quand il pleut. Il y a aussi ces
Usines, dont on dit qu'elles
Vont revenir (c'est Macron qui dit ça). C'est qu'on revient de
Loin, de l'époque où ça s'désindustrialisait si vite, la France, qu'elles partaient
Loin, les usines, même qu'on pariait sur la tertiarisation de son économie, à la France ; de
Loin, vous dis-je. Le mot
« Loin », vient du latin « longe » qui signifiait
« Loin, au loin ». Aller
Loin, ça veut dire « parcourir une grande distance », mais aller
Loin, ça veut dire aussi « accéder à une situation importante ». « D'aussi
Loin que je me souvienne », ça veut dire qu'on se rappelle du passé lointain ;
Loin est donc connoté aussi bien spatialement que temporellement.
Vous voyez, c'est comme les parapluies perdus de mon oncle. Il les a perdus dans le passé et dans l'espace du quelque part. Ah ils sont loin, maintenant.
Voyez-vous ce que je veux dire, sinon, tant pis.
Le « Sucre de pastèque », de Brautigan, je vous le conseille. C'est le
Genre de livre que j'aime bien. Comme la poésie, les omelettes aux champignons et les seins de Marie-Claire.
C'est pas prétentieux, pas
Très long (ah ces auteurs qui n'en finissent plus, comme si ça nous intéressait...). Est-ce un
Grand livre ? Je sais pas
Bien. Le monde pourrait tourner sans et c'est peut-être ça le
Plus intéressant. Un
Grand livre ! Je vous demande un peu. Il n'y a
Que ça, partout, des grands livres, des chefs-d’œuvre, des incontournables, qui
Nous éclairent, dit-on, sur l'humain, l'être, l'essentiel, et qu'on y est quand même dans le trop tard, l'inhumain, le néant, le dérisoire.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2023.

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10 juillet 2023

A PROPOS DE SUCRE DE PASTEQUE ET DES POULETS RÔTIS

A PROPOS DE SUCRE DE PASTEQUE ET DES POULETS RÔTIS

La surpopulation est le mal du siècle. Après la phobie scolaire, bien sûr.

La poésie, c'est ce que je préfère, avec la crème glacée à la pistache et les fesses de Carole. La
Surpopulation, par contre, voyez, j'en suis pas fan. Les gens se reproduisent et ils appellent cela l'humanité. C'est effrayant comme un poulet rôti. Il y a ce livre que je viens de lire et qui
Est très bon, « Sucre de pastèque », de Richard Brautigan. C'est très curieux. C'est un court roman surréaliste composé en fragments. Moi je dis que ce sont plutôt des cycles de poèmes en prose qu'un roman, même qu'il y en a trois (« Sucre de pastèque », « Inboil », « Margaret »), mais les spécialistes de la spécialité, à ces mots, peut-être qu'ils se rengorgeraient comme des poulets rôtis juste avant de débiter un discours électoral et de me traiter d'enseignant de base.
Le « Sucre de pastèque » là, ça rappelle certains romans de Boris Vian. Ça parle de Pauline, de Margaret, d'une usine oubliée, des tigres sur le pont, de Charley, de Fred, d'une bande de mauvais gars menée par un certain Inboil, (le
Mal), et de la sagesse des truites (le bien), aussi de l'utilité
Du sucre de pastèque. C'est un roman du
Siècle passé, il a été composé en 1964, publié en 1968 aux Etats-Unis, et en 1974 en France (dans une traduction de Michel Doury) et
Après, il y eut tant d'autres livres publiés partout, tant de poulets rôtis et de discours électoraux, tant de dangereux qui assassinèrent tant de gens que je me dis que ce serait cool de lire « Sucre de pastèque » avec un fond sonore de vieux jazz, de country-rock, de blues genre ça s'balade nonchalant sous le soleil.
La poésie, c'est ce que je préfère, avec la tarte aux abricots et la nuque de Fabienne. La
Phobie scolaire, j'en pense trop rien, qu'il me semble que le
Scolaire, quand j'étais collégien, il fallait que je me concentre drôlement pour empêcher mes jambes de fuir lorsque j'allais en cours et qu'il y avait des choses à faire.
Bien entendu, à l'époque, il n'y avait pas autant de cas de phobie scolaire et
Sûr que la phobie scolaire, c'était plutôt paresse, flemme, et fainéantise qu'on l'appelait, hein, la trouille des gens.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2023.

10 juillet 2023

ARCHIVE ENCORE ET PSYCHOLOGIE

ARCHIVE ENCORE ET PSYCHOLOGIE

J'aime bien les psychologues. Je n'en fréquente pas. Je ne leur offre donc pas de frites.

J'aime bien le « Controlling Crowds », du groupe Archive (je l'écoute en écrivant ces lignes, avec ma tête à faire se marrer les mouettes). C'est
Bien, ça, le « Controlling Crowds », du groupe Archive.
Les paroles, je n'ai pas grand chose à en dire because je capte pas l'anglais, mais il y a des trucs comme « Hold me / In your arms / 'Cause I'm scared of their controlling crowds / Keep me calm / 'Cause I'm scared of their controlling crowds / Here they come », que le narrateur donc, il demande à sa chérie de le calmer et de le prendre dans ses bras (ah c'est pas ACDC) parce qu'il a peur du contrôle des masses, lesquelles arrivent parce qu'elles sont déjà là. Bref, un brin parano (quoique...) et assez adolescent, mais c'est du rock progressif ; c'est un truc d'ado (après, des rigolos comme ma pomme, on en écoute encore, mais pour écrire que c'est pour les ados). Je me demande si les
Psychologues écoutent le groupe Archive.
Je suppose qu'il y en a, des psychologues qui écoutent le groupe Archive. Aussi des archivistes, des rock-critics, des enseignants, des serveurs et des serveuses, des militaires, des députés, des étudiants, des gens, ce qui fait que l'adolescence, c'est un truc qui reste longtemps dans les caboches.
N'en concluez pas que je méprise. Que nenni, Nini. J'apprécie ce genre de musique. J'apprécie aussi les gaufres, les romans policiers, Mylène Demongeot dans la série des Fantomas (de André Hunebelle), les bandes dessinées, les glaces à la pistache, les vestes en cuir et tout un tas de choses que je
Fréquente plus ou moins régulièrement et qu'on appelle justement « choses » pour que Georges Perec en compose un roman et que l'industrie les produise, ce qui, et c'est là l'essentiel, fait travailler les gens. N'est-ce
Pas que c'est bien fichu ?
Je sais bien que tout ça, la société de consommation, ça fait des tracas et qu'c'est tout polluant. Je
Ne pense pas, voyez, que ça s'arrangera vraiment, et ne
Leur accorde aucun crédit à nos politiques, because qu'c'est trop tard. La belle
Offre que voilà, « Votez pour moi, et ça s'arrangera », qu'ils disent, et
Donc on vote pour eux et ça ne s'arrange
Pas, enfin pas vraiment, enfin pas tout, et
De tout ça, ça me fatigue. Je préfère voter pour mes
Frites, et mon bifteck.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2023.

10 juillet 2023

MACRON EN ECOUTANT CONTROLLING CROWDS D'ARCHIVE

MACRON EN ECOUTANT CONTROLLING CROWDS D'ARCHIVE

Au point où on en est, même une gaufre voterait Macron. Tout le reste est illusion, et Macron le maître des horloges illusoires.

Au 10ème jour du mois de juillet, je décide d'écouter l'album « Controlling Crowds » du groupe Archive. Mon oncle met un
Point d'honneur à ne pas se plaindre de la pluie, puisque, perpétuellement, il les paume, ses parapluies.
Où qu'il les laisse ? C'est un mystère. Ceci dit,
On n'sait jamais avec les parapluies. Ce sont des créatures déroutantes qui peuvent vous jouer bien des tours de pâté de maisons.
En tout cas, je n'ai pas besoin de parapluie pour écouter l'album « Controlling Crowds », du groupe Archive. Je ne sais pas ce que ça raconte because qu'c'est tout sing-a-songué en angliche, mais j'y entends des bouts de phrases répétés, ça fait rythme.
Est-il pertinent d'écrire que le groupe Archive est un héritier de Pink Floyd ?
Même qu'en écoutant les nappes de son sur lesquelles se succèdent boucles rythmiques des percussions et des claviers, on peut y penser, au Floyd.
Une bonne musique ? J'en sais rien. Je n'ai pas la prétention d'avoir bon goût. Le mot « goût », voyez, je l'associe assez fatalement au mot
« Gaufre » parce que j'aime bien les gaufres et le groupe Archive (ceci dit, j'ai pas écouté tous leurs albums). Même une gaufre
Voterait Macron, que je me dis alors, parce qu'on en est là.
Macron, c'est notre président de la République. C'est pas tellement qu'il soye populaire, mais il n'a aucune opposition crédible. Du coup, il s'a fait réélire en
2022 quoique beaucoup pensent qu'il n'est pas très clair (on dit même que c'est un secret de polichinelle, ce qui fait que Polichinelle, il aurait de drôles de mœurs). Certains disent même qu'il se pourrait qu'il tente le coup d'un changement constitutionnel pour se représenter une troisième fois en 2027. C'est pas tellement qu'il soye populaire, comme je l'ai déjà dit, mais il n'a aucune opposition crédible. Aucune. Des agités ou des bricoleux. A se demander à quoi servent nos grandes écoles.
Tout ça, vous me direz que vous vous en foutez, je sais bien, c'est juste pour dire que moi itou je m'en fous.
Le disque d'Archive (« Controlling Crowds », publié en 2009) continue d'aligner ses boucles rythmiques et son spleen (ah ça, c'est pas le disque le plus pouet-pouet tralala de ce début de siècle, ah tiens, il y a une sorte de rap – heureusement que j'pige que couic, sinon je me dirais sans doute mais qu'essse-qui-dit, quesse-qui-dit, quesse-qui-dit, - la répétition, défois, c'est contagieux). Il n'en
Reste pas moins que le disque me plaît assez pour que je le réécoute. Et il
Est vrai que dans le genre rock progressif, c'est plus près des froides beautés de Pink Floyd que des baroquineries du Genesis du début des seventies (poil à sottise).
Illusion politique, le Macron. Il se fait élire en 2017 par une partie de la gauche
Et par le centre et une partie de la droite. Ni de gauche, ni hyper-libéral. Un pragmatique agaçant, je dirais qu'il est politiquement, le
Macron. Avec une fascination pour les succès et les méthodes de l'économie américaine, qui oriente assez bon nombre de ses choix. Du coup, on fait comme les Ricains, on s'endette.
Le truc, c'est que la France, c'est pas les Etats-Unis. Ah non.
« Maître des horloges », c'est l’expression qu'on emploie souvent pour désigner la volonté politique du Macron.
Des fois, ça marche pas et on dit que, depuis 2018, la France connaît comme une instabilité persistante. C'est vrai qu'ça conteste et manifeste beaucoup, ces dernières années en France. Mais comme je l'ai déjà dit, Macron n'a aucune opposition crédible. Donc « Maître des
Horloges » ou pas ? J'en sais rien, me semblent quand même assez
Illusoires, leurs horloges, au gouvernement qui réforme, déforme, contre-réforme, sur-réforme et passe à la télé pour montrer comment qu'elles sont leurs têtes de vainqueurs (poil à ta sœur).

PS : Bon, l'album « Controlling Crowds », du groupe Archive, est plutôt bon. Pas l'album du siècle mais du bon boulot. C'est du prog-rock bien ficelé. Pas forcément de la bonne musique. Mais on s'en fout. De la bonne musique, presque personne n'en écoute.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2023.

10 juillet 2023

FLEUVES IMPASSIBLES (FUMENT LA PIPE)

FLEUVES IMPASSIBLES (FUMENT LA PIPE)

A force de « descendre des fleuves impassibles », ça va finir que vous serez englouti par les plaintes.

A la première ligne du conte « Les souliers usés par la danse », des frères Jakob et Wilhelm Grimm, nous apprenons « qu'il était une fois [il est toujours une fois, c'est un fait que la conscience humaine ne peut réfuter, et s'il ne fut pas une fois, c'est que cela ne fut pas], il était une fois donc un roi qui avait douze filles toutes plus belles les unes que les autres ». le conte est une
Force, qui donne du sens à la farce. (Je dis ça juste pour la paronymie, sinon, je m'en fous).
De plus, lire des contes ne vous empêche pas d'aimer les gaufres, ni de
Descendre de l'échelle, ce qui vous évitera le destin du fou dégringolé avec son pinceau.
Des frères Grimm, je ne sais pas grand chose, sinon qu'ils étaient de langue allemande, qu'ils vécurent au 19ème siècle et collectèrent des contes. Je sais aussi, car Wikipédia me l'a wikipédié, qu'ils étaient nés tous deux à Hanau (Land de Hesse) et moururent à Berlin (mais plus tard). On peut aussi descendre des
Fleuves, et si on est plongé dans« Le bateau ivre », de Rimbaud, il se peut que ces fleuves soient aussi
Impassibles que des coquilles de moules.
Ça vous renseigne, n'est-ce pas, sur le caractère politique de l'affaire, et si ça ne vous
Va pas, vous n'avez qu'à aller voir si vos haleurs ne serviraient pas de cibles des fois à des Peaux-Rouges criards, « les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs ». (Soudain, la dimension bondage-sado-maso de ces vers me saute à la lanterne ; je l'avions jamais remarqué, surtout que de ça itou, je m'en fous). Pour
Finir, je vous dirai
Que les douze filles du conte « Les souliers usés par la danse » dormaient toutes dans la même salle et que chaque nuit, « on avait soin (…) de bien fermer les portes avec un triple verrou ». Pourtant, chaque matin, quoi qu'on constatait ? Qu'ils étaient allés danser, les souliers des filles (ah les coquins, zétaient bien fatigués, allez !).
Vous vous dites que vous vous en fichez. Zavez raison. D'ailleurs, nous sommes légion. « Que
Serez-vous demain, mes pauvres enfants ? », se disait le pauvre homme. (C'était un bûcheron débordé par la surpopulation domestique),
« Englouti sans doute par les flots de la misère ». (C'était un bûcheron, pas un homme de lettres). Soudain, une idée
Par la tête lui passa. « Je vas aller tous
Les perdre, dans la parfonde forêt, tous, du grand couillon au Petit Poucet, comme ça, finies les
Plaintes et les misérabilismes ; et puis après, je formerai un parti politique, « La Forêt Insoumise », et nous nous battrons et contesterons jusqu'à ce que nous ne gagnons jamais les élections, mais que j'me fasse plein d'ronds ». De cette histoire sans queue ni trompette, je vous épargne la moralité, vous voyez bien que je n'en ai pas de trop.

Patrice Houzeau
Malo, le 10 juillet 2023.

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9 juillet 2023

DU DOIGT

DU DOIGT

Quand la lune pointe du doigt l'idiot qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, l'andouille se gondole et le sage se dit qu'il va tout de même mourir.

Quand il pleut, vaut mieux le prendre, sinon
La pluie vous mouille la tête, mais si vous l'avez dans la
Lune, vot' tête, souvent que vous l'oubliez quelque part. Je
Pointe là un défaut commun à bien des pommes-nous-autres. C'est que
Du réel nous ne maîtrisons pas grand chose. Le mot
Doigt, puisque nous n'en parlons pas, sert d'ailleurs dans un proverbe sur la lune, le mot doigt (du latin « digitus » et n'ayant donc rien à voir avec le mot allemand « das Schloss » (« château »), « der Schlüssel » (la clé), ou même « la chaussette »).
L'idiot, c'est celui
Qui regarde le doigt au lieu de regarder la lune.
Ne riez pas, même si, comme moi, vous avez tendance à considérer qu'il vaut mieux faire plus attention à son doigt qu'à la lune, vu qu'on pourrait se le coincer quelque part. Regardez mon oncle, il
Voit bien son parapluie, cependant il ne le reconnaît
Pas. « Quel est cet étranger ? » se dit-il. « Que fait-il là ? ».
Plus j'y pense, plus il me semble que bien des choses nous sont étrangères parce que, voyez, nous ne les reconnaissons pas. Elles restent
Loin de nous, quand bien même elles font partie de notre vie quotidienne.
Que le monde est étrange,
Le monde, avec tous ses parapluies perdus, ses doigts coincés, ses vieilles lunes, et ce ne sont là que quelques exemples. Au
Bout du bout, nous mourons, sans avoir trop rien compris qu'on croit mais non.
De nous, du reste, le réel se passe très bien, et à l'utile succède l'utile.
Son parapluie, au fond, je crois bien que mon oncle n'y tient guère. Le
Nez, voilà quelque chose qu'on ne doit pas perdre de vue, et
L'andouille alors, faut y faire attention, sinon, forcément, il fait l'andouille, l'andouille. C'est ça qu'il faut
Se dire : attention à son nez et aux andouilles environnantes. Le mot
« Gondole », je l'aime bien, il n'est pas si facile à placer, surtout si l'on n'évoque pas Venise
Et heureusement qu'on a
Le français populaire « se gondoler », il se passe très bien de Venise, lui, le verbe « se gondoler ». Le
Sage, lui, de tout ce que je viens de raconter, il s'en moque. Il
Sait, lui le sage, c'est même pour ça qu'on l'appelle « sage »,
Qu'il va, aussi bien que tout ce qui fait plus ou moins l'andouille sous la lune, qu'il
Va crever,
Tout simplement crever, crever
De la mort qui passe dans un coup de froid ou un coup d'couteau
Même qu'on se dit, bêtement, qu'il faut bien
Mourir un jour. Eh oui.

Patrice Houzeau
Malo, le 9 juillet 2023.

9 juillet 2023

POURQUOI POUTINE A DE TOUTE FAÇON PERDU SA SALE GUERRE

POURQUOI POUTINE A DE TOUTE FAÇON PERDU SA SALE GUERRE

1.
7 juillet 2023. Un seul euro reste à plus de 100 roubles. La monnaie russe est une fiction. Vrai que certains pro-Poutine français s'en fichent, vu qu'ils sont payés pour leur traîtrise en dollars sur des comptes numérotés en Suisse ou autre paradis fiscal, voire même en Russie.

2.
On ne peut pas comparer les négociations entre l'IRA et le Royaume-Uni et les négociations éventuelles entre l'Ukraine et la Russie de Poutine. Le Royaume-Uni est une démocratie.

3.
Les USA ont décidé de livrer des bombes à sous-munitions à l’Ukraine. Cela semblerait étrange si l’on considère que les USA disposent de bien d’autres armements moins discutables. Je comprends cette décision comme une piqûre de rappel à la Russie : quelles que soient les armes que vous décidez d’utiliser (et les Russes utilisent les bombes à sous-munitions), les USA, l’OTAN et l’Ukraine s’estiment le droit d’utiliser les mêmes armes.

De fait, les bombes à sous-munitions larguées sur les champs de mines russes pourraient faire exploser les mines et permettre aux troupes ukrainiennes de percer.

Soudainement, voilà que l’on reparle de l’opération Prato.
Je garde en mémoire les étonnants témoignages des habitants de l’île de la Grenade sur l’armement des forces américaines lorsqu’elles y débarquèrent.

On dit communément que les USA ont en matière d’armement 15 ans d’avance sur le reste du monde. Mais chaque avancée technologique étant suivie d’applications de plus en plus rapidement mises en œuvre, je pense qu’il vaut mieux compter sur 30 ans d’avance.

Je crois que nous n’avons aucune idée de l’avancée réelle des technologies militaires américaines et je pense que ces avancées, si nous les connaissions, nous sidéreraient.

Je pense que la Russie et la Chine le savent parfaitement. En conséquence, je ne suis pas très loin de penser que le conflit russo-ukrainien est géré par des lignes rouges discrètement négociées entre ces trois puissances. Poutine ne pourrait gagner qu’en ne dépassant pas certaines limites fixées par les USA et la Chine. Aussi ne peut-il gagner. Et s’il tente de franchir certaines lignes rouges, le prix à payer serait sans doute exorbitant, et la défaite plus amère encore.  

En clair, c’est dès les premiers jours que Poutine a perdu sa sale guerre en Ukraine. Il a cru, sans doute sur la foi de rapports biaisés remis par ses services de renseignement, que les Ukrainiens ne résisteraient pas. Les Ukrainiens, soutenus par les USA, la Triade et l’OTAN résistent et contre-attaquent. Poutine a perdu.

4.
1 rouble à 1 centime d’euro signifie que la Russie brade son pétrole et son gaz, que les produits occidentaux deviennent inaccessibles pour bon nombre de Russes. Cela s’explique par le coût très élevé de la sale guerre de Poutine en Ukraine, par l’ensablement des bénéfices commerciaux de la Russie dans les aides d’urgence et la corruption, et aussi par le peu de crédit que désormais l’on accorde à la monnaie russe et aux chances de Poutine de gagner.

Rappel : la monnaie ne manquait pas dans les pays du bloc soviétique. Les coffres étaient pleins de billets. C’étaient les marchandises qui manquaient. Les gens ne pouvaient rien acheter.

5.
Une partie du monde (le fameux « Sud global » qui n’existe que dans les éléments de langage à Macron) n’est pas favorable à l’Occident et ce n’est pas nouveau, et je ne crois pas que ce « Sud global » soit si favorable à Poutine (je le crois plus méfiant qu’on le dit). Les problèmes sont plus liés à la surpopulation, au partage des richesses, aux problèmes de développement et de stabilité politique (problèmes récurrents donc) qu’à la personnalité trouble ou au « charisme » de Poutine.

Les pays les moins développés rentreront soit dans la sphère d’influence occidentale, soit dans l’escarcelle de la Chine. Une partie restera même chasse gardée par la Russie (grâce à Wagner je suppose). Il y aura des conflits locaux, entretenus par les grandes puissances, les mafieux de tout bord, les marchands de canons, les identitaires et les djihadistes. Bref, la paix du Monde n’est pas pour demain.

Il n’y a pas de Sud global ; il n’y a pas d’Occident collectif ; il n’y a pas d’Eurasie politique. Ce sont juste des éléments de langage pondus par des technocrates et des idéologues. Il y a avant tout des Etats qui défendent leurs intérêts. Et il se trouve que les intérêts de la France sont plus près des intérêts de l’UE, des Etats-Unis et de l’Ukraine que des intérêts de Poutine et de la Chine.

6.
Politique, que crois-tu que je pense ? Né dans un milieu modeste, et même en travaillant, ayant bien du mal à vivre correctement, quand je vois tes Benalla, Blanquer, Schiappa s'en mettre plein les poches en faisant n'importe quoi, vois-tu, politique, j'ai envie de vomir. Et n'essaie pas de me culpabiliser, ça pourrait très mal finir, sinon pour toi, du moins pour tes guignols.

7.
Les gens comme ma pomme, buveurs, fumeurs, grandes gueules, grands seigneurs quand ils ont des sous, têtes basses quand ils n'ont plus, le monde moderne n'en veut plus. Condamnés par l'efficacité qu'on est. Culpabilisés par le nouveau monde à Macron, bien plus pourri que nous, parce qu'infiniment plus puissant.

Patrice Houzeau
Malo, le 9 juillet 2023.

9 juillet 2023

PERSONNE DES YEUX DES FANTÔMES ET DES FRITES

PERSONNE DES YEUX DES FANTÔMES ET DES FRITES

PERSONNE

« Personne ne sait l’âge de l’usine oubliée, car elle s’étend à des distances que personne ne peut ou n’a envie d’explorer. »
(Richard Brautigan traduit par Michel Doury, « L’usine oubliée » in « Sucre de pastèque »).

Personne n’était venu me demander ce que j’en pensais ; cela
Ne me faisait ni chagrin ni chardon, - là, le narrateur
Sait parfaitement qu’il ne sait pas où il va, et avec
L’âge, ça n’a pas l’air de s’arranger,
(De retour du boulot, Zut était bien fatiguée), cependant qu’il regarde
L’usine d’un poème en prose de Richard Brautigan, l’usine
Oubliée où « vous risquez de vous égarer »
Car c’est écrit dans le texte que c’est écrit à l’entrée de l’usine.
Elle, pendant ce temps-là, elle est bien fatiguée et
S’étend sur le canapé. Le 8 juillet 2023, je regarde
A la télévision en replay remuer les longues jambes
Des danseuses des années 70 (les Claudettes à Claude François). Les
Distances qu’il y a entre ces longilignes ondulantes et nos pommes, ah oui.
Que j’en profite pour dire que le mot
Personne vient du latin « persona », lequel désignait le « masque de l’acteur », c’est dire que la comédie sociale que nous jouons y est étymologiquement inscrite et que d’ailleurs, il
Ne se fait pas de confondre l’être et sa fonction, qu’il se
Peut peut-être que l’être échappe à la fonction,
Ou encore que la politique, cette maîtrise des fonctions,
N'a accès qu’exceptionnellement à l’être ; cela ne donne guère
Envie de voter, n’est-ce pas, ou
D’explorer ce qu’il y a dans les têtes de ces gens qui ne sont personne.

DES YEUX DES FANTÔMES ET DES FRITES

Ses yeux, je ne m’en souviens pas. Ses
Yeux, je m’en fiche. Ils
Etaient, ses yeux, une paire d’yeux
Posés dans le réel comme des milliards d’yeux sont posés
Sur le réel. Ses yeux étaient posés sur
Elle, parce que ça s’écrit dans les romans, et puis c’est vrai que ça s’écrit en français, mais des phrases comme « j’ai posé mon regard ou mes yeux sur », je ne sais pas si dans le français qui court les rues et les bistrots, elles se disent tellement.

Ses yeux (écrivant cela, je pense à Baudelaire qui, évoquant les
Yeux de quelque fascinante, a écrit dans « Ciel brouillé » : « Ton œil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?) ». Ils
Etaient, ses yeux, dans son joli visage,
Posés comme une présence : à quoi reconnaît-on les yeux d’un fantôme ? je me le demande.
Sur la chaîne CSTAR, dans « Enquêtes paranormales », les paranormalistes, et autres auteurs de paranormalités, évoquent la fameuse « dame blanche », vous savez cette femme habillée tout en blanc que l’on prend en stop et qui vous avertit dans un cri d’un possible accident avant de s’évanouir et de disparaître aussi mystérieusement que le maintien à son poste d’une Secrétaire d’Etat convaincue d’incompétence et de désinvolture.
Elle, la dame blanche, je me demande à quoi ressemblent ses yeux.

Ses frites, Zut voulait qu’elles soient dorées croustillantes et ses
Yeux brillaient à l’évocation des frites dorées croustillantes.
Etaient-elles toujours dorées croustillantes, les frites ? Ils sont
Posés sur mon bureau, faudrait que je les lise.
Sur la table, il y a les frites, et Zut,
Elle dit : ah j’ai des frites. Nous les mangeons dans de l’œuf battu.

Patrice Houzeau
Malo, le 8 juillet 2023. 

8 juillet 2023

BALADE DU PARAPLUIE TRANSPORT ET MAUSSADE

BALADE DU PARAPLUIE TRANSPORT ET MAUSSADE

BALADE DU PARAPLUIE

Il avait oublié son parapluie car c’était mon oncle. Il
Aurait pourtant eu besoin de son parapluie, mon oncle car
A 16 heures 45 minutes il se mit à pleuvoir.
Le temps était pluvieux, donc c’était à prévoir qu’il drachât.
Faire sans parapluie alors qu’il pleut à verse…
(Lui-même reprit des frites, c’est qu’il avait faim aussi)
Le lendemain, mon oncle ne sortit pas, et d’ailleurs, il ne plut pas le
Lendemain. Ce fut son parapluie qui sortit, par esprit d’absurdité
Et cela aurait pu faire un joli scandale dans le sérieux si
Plusieurs passants n’avaient reconnu (à chaque
Fois que j’écris le mot frites, je pense au mot steak), car
Les passants reconnurent sous ce parapluie baladeur l’homme invisible.

TRANSPORT

Les jours où des gens disparaissaient,
Trois dames venaient par les
Rues de notre petite ville et elles
Etaient trois, car elles n’étaient pas quatre, mais elles n’avaient pas de moustaches, par contre elles avaient des capes.
Maintenant, j’écris « trois dames » comme j’aurais pu écrire trois
« Bouchées à la reine » sauf que l’on ne croise,
Par les rues de notre petite ville,
Les bouchées dites « à la reine » que portées par des mains. Les
Voitures aussi peuvent transporter des bouchées à la reine, et toutes
Les choses que les voitures peuvent transporter. Les
Conducteurs le savent très bien, et
Cherchant à soustraire au qu’en-dira-t-on et
A la curiosité malsaine, certains conducteurs ne
Se privent pas de transporter, la nuit surtout, un cadavre ou l’autre, à
Glisser dans l’enveloppe du fleuve, pas si loin, après tout.

MAUSSADE

« On trouve ce genre de rues dans toutes les villes rurales de l’Angleterre, mais leurs photos n’ornent jamais les guides ou les cartes postales. »
(Ruth Rendell traduit par Aline Weill, « Sans dommage apparent »)

On sait qu’il y a des jours où on ne
Trouve goût à rien. On se dit que
Ce qu’est-ce que j’me fais est un
Genre de dégringolade dans le mou,
De désenchantement qu’on s’maussade. On se dit que les
Rues sont pleines de gens qui passent
Dans la même grisaille et que
Toutes les choses qu’on a à faire, on ne sait pas comment
Les rattraper. De cet ennui intime, les
Villes s’en moquent, et s’agitent, les
Rurales moins que les autres, mais moque-nos-pommes quand même ;
De toutes les manières (l’humain généralement s’agite) de
L’Angleterre au Portugal où je ne vais jamais, y a pas, ça s’agite.
Mais les choses à faire, elles restent, et font
Leurs têtes de choses en plan, et les gens des
Photos jaunies qu’on n’a pas prises et qui
N'ornent aucun album – jamais jamais
Jamais je ne prends de photos -
Les choses et les gens, je n’y pense pas réellement (Les
Guides je ne les consulte jamais, n’allant jamais ailleurs)
Ou alors c’est que
Les choses et les gens me passent trop vite par la tête. Les
Cartes ne me renseignent pas à ce sujet, qu’elles soient
Postales ou pleines de symboles, de figures, que je ne hante pas.

Patrice Houzeau
Malo, le 8 juillet 2023.

7 juillet 2023

DES CHOSES ENCORE JUSQU'A PLUS SOIF

DES CHOSES ENCORE JUSQU'A PLUS SOIF

1.
6 juillet 2023. 13 heures 40. 1 euro = 100,06 roubles. 1 rouble = 0,01 euro. La dégringolade de la monnaie russe se poursuit, inéluctablement semble-t-il.

2.
Les gens ont des cœurs saignants et mangent du steak. Quelques lueurs de clairvoyance n'allument ni les réverbères ni les lampions. A moins de crever de faim, on n'échange pas un violon contre un jambon. (n tw)

3.
Les politiques accaparent l'attention jusqu'à occulter le fait que nous sommes libres. Dans le film « Le Témoin », de Jean-Pierre Mocky (1978), Alberto Sordi joue le rôle d'un homme honnête et scrupuleux que la saloperie ambiante va finir par tuer.

4.
Je ne crois pas au paradis. S'il existait, Elon Musk chercherait à en devenir l'actionnaire majoritaire. La vérité est une légende, avec beaucoup de morts dedans. Le socialisme, quand il ne tue pas, produit des bouquins achetés par les gogos pour le plus grand bénéfice des éditeurs.

5.
Quand je pense à Eric Ciotti, cela ne m'empêche pas de manger des spaghetti. Je ne regarde les films de la série Fantomas, de André Hunebelle, que pour contempler Mylène Demongeot.

6.
La beauté du visage de l'autre occulte l'évidence qu'il n'est pas plus que moi. Cependant, elle a de jolis yeux. Que nous nous fascinions pour des mamelles est en soi assez ridicule.

7.
L'étudiante au visage si disgracieux et au si joli corps, j'y pense souvent depuis que j'ai quitté l'université (la littérature était alors la proie des analyses psychanalytiques, elle est maintenant, dit-on, dévorée par les gender studies).

8.
J'ai toujours pensé qu'il fallait ficher la paix aux putes. Parce qu'il y a des hommes, dont il vaut mieux qu'ils aillent voir les putes plutôt que d'enquiquiner les gamines, aussi parce qu'elles en savent beaucoup sur la bêtise et le désarroi, et qu'il y a des putes drôlement perspicaces, et enfin parce que ne se laisse michetonner que celui qui le veut bien.

9.
L’extrême-droite et l’extrême-gauche ont ceci de commun que tous deux veulent produire un « homme nouveau » dans une société nouvelle, l'homme d'Ordre pour les uns, l'homme Juste pour les autres (à ce jeu-là, je crains qu'en effet Mélenchon soit plus dangereux que l'influençable Marine le Pen). Cela finit toujours par des camps et des goulags. Le catholicisme, lui, au moins a compris depuis longtemps que c'était peine perdue et qu'il était infiniment plus humain de ne pas condamner, mais d'accompagner. Amen.

10.
Le circuit neuronal est une nécessité (sinon on est une plante verte, un caillou, un téléspectateur) et aussi une addiction. Les complotistes et les trolls divers le savent parfaitement qui répètent à l'infini des raisonnements simplistes jusqu'à ce que cela « s'imprime » dans les cerveaux, jusqu'à ce que, par la répétition du même raisonnement simpliste, le circuit neuronal se crée dans le cerveau de la cible (nous autres). Et c'est ainsi que certains croient dur comme fer que Poutine est le sauveur de l'humanité, que les USA seraient dirigés par des pédocriminels (quelle blague!), que la Terre est plate et que Brigitte Macron serait un homme. Nous ne sommes que des programmations.

A rebours, cette constatation renseigne le pédagogue sur sa manière de travailler. Oui, nos aînés avaient raison : c'est par la répétition que l'élève apprend : répétition du geste jusqu'à ce qu'il soit parfaitement maîtrisé (c'est, je pense, l’exemple de la tradition japonaise), répétition du raisonnement (syllogisme, application des théorèmes, mémorisation des démonstrations,...). Je constate que certains dans l'éducation nationale, sans le dire clairement (faudrait pas froisser les pédagogistes et Philippe Meirieu, cet idiot utile) en reviennent aux méthodes qui ont fonctionné (répétition, mémorisation par le « par cœur », mémorisation des outils argumentatifs (thèse, antithèse, synthèse, introduction, conclusion, commentaire linéaire etc...). Puisse Pap Ndiaye les écouter.

Que l'on me comprenne bien : l'apprentissage par la répétition demande du temps. Aussi, ce n'est pas dans l'émiettement des transmissions dans les heures gadgets (co-intervention, chef d'oeuvre etc...) et la baisse du volume horaire disciplinaire que l'on pourra travailler efficacement. Quant à la multiplication des projets « culturels », aussi séduisants soient-ils (ah oui, moi aussi, j'aurais bien aimé visiter Amsterdam... (en fait, non je déconne, je m'en fous, d'Amsterdam), ils ne remplaceront jamais l'apprentissage du geste utile (coiffer, nourrir, produire, réfléchir...). Ah oui, je sais, la connaissance est aride mais l'enjeu est de taille : la liberté, l'autonomie, cette chose si particulière (et hélas, je le crains, provisoire) d'être heureux en France.

11.
Ras le bol de la blague « anti-raciste ». Les gens ne vivent pas comme ça. Les gens vivent en fonction de la manière d'être et de se comporter de l'autre. Que celui-ci soit portugais, musulman, flamand, wallon, juif, parpaillot, homosexuel, communiste, les gens s'en fichent. Que l'autre fasse bien son travail, soit poli, respectueux , ne cherche pas sans arrêt à imposer son point de vue ou sa religion, et quel qu'il soit, il sera accepté.

Nom d'une pipe, il n'y a pas plus à droite que moi (sauf les nazis, que je vomis), mais que vous soyez musulman, flamand, wallon, juif, parpaillot, homo, gouine ou que sais-je, si vous ne cherchez pas à me nuire, il n'y a aucune raison pour que je ne travaille pas avec vous, que je ne boive pas un verre avec vous, que je ne vous rende pas service. C'est cela, il me semble, être humain.

12.

La démocratie, tyrannie de l'incompétence ? L’exemple de la sotte réforme Blanquer en est la parfaite illustration.

13.

Souvenirs de Mons en Belgique.

D'où me vient cette image ? la jeune professeure aux cheveux longs et bruns nous obligeant à prier (dans mon souvenir, j'étais déjà rétif, et pourtant, cette fascination me reste en mémoire).

Le jeune employé avec un trou dans sa main (séquelles d'une boîte d'allumettes ayant explosé suite à un jeu stupide).

Mon chat Mickey, qui, le long de mon bras, se couchait sur le dos, et qui fut perdu parce qu'on retournait en France.

L'agence en douanes où mon père travaillait et où, apparemment, il n'était pas assez heureux pour ne pas vouloir revenir en France.

La tristesse de ma mère le jour des funérailles du roi Baudouin.

C'est très bête, je le sais, mais c'est peut-être pour des chose comme ça que j'aime les chansons de Jacques Brel et d'Angèle.

Patrice Houzeau
Malo, le 7 juillet 2023.

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