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BREFS ET AUTRES

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24 juin 2023

PRIGOJINE CONTRE POUTINE APRES LA PESTE LE CHOLERA ?

PRIGOJINE CONTRE POUTINE APRES LA PESTE LE CHOLERA ?

1.
Les événements se précipiteraient donc en Russie. Après avoir dénoncé les mensonges de l'armée russe et de l'appareil d'Etat sur les causes et les buts de l'invasion de l'Ukraine, Prigojine et ses Wagner seraient passés à l'action et se dirigeraient vers Moscou.

Prigojine agit-il avec l'accord de Poutine ? Prigojine rappellerait-il au monde que pirates, corsaires, corps francs, soldats de fortune et mercenaires ont eux aussi leur morale ? (est-il un nouveau Bob Denard?) La Russie va-t-elle basculer dans la guerre civile ?

Après avoir perdu tant d'hommes dans le hachoir de Bakhmut, (et il semble que cela l'a personnellement affecté), de voir l'armée russe incapable de contrôler un champ de ruines a pu pousser Prigojine à réfléchir sur l'imbécillité d'une guerre inéluctablement perdue.

2.
On sait qu'un certain nombre d'officiers de l'armée russe soit sont opposés depuis le début à la sale guerre de Poutine en Ukraine, soit opposés à l'Etat-major de Choïgou. Une partie de l'armée russe va-t-elle se rebeller et s'allier avec Prigojine pour renverser le pouvoir central ? La Russie est-elle à la veille d'un coup d'Etat ?

3.
Une mafia ne peut absolument pas se permettre le luxe de l'incompétence. L'incompétence de Choïgou est légendaire (dit-on).

4.
La reprise d'un effritement très net du rouble annonçait une situation instable en Russie. 1 euro = plus de 90 euros depuis deux semaines et 1 dollar plus de 80 roubles. Si la chute du rouble se poursuit, inéluctablement, l'économie russe s'effondrera.

5.
Tu paries combien que le Macron s'est déjà renseigné sur les moyens de contacter Prigojine directement en vue de au cas où que ça serait utile de lui proposer une résilience quelconque, voire un pacte politico-financier basé sur un socle de valeurs à choisir dans la liste.

6.
Ce qui se passe en Russie prouve une fois de plus que Poutine ne peut pas gagner contre l'Occident. Beaucoup de commentateurs disent depuis longtemps que le pouvoir russe pourrait imploser. Plus que jamais, il faut soutenir l'Ukraine. Le serpent est dans le jardin de Poutine.

7.
Va-t-on passer de la peste Poutine au choléra Prigojine ? Ou Prigojine pourrait-il entamer des négociations sérieuses avec l'Ukraine ? Encore faudrait-il que Prigojine sorte vivant de cette aventure et qu'une partie de l'armée russe l'aide à renverser le pouvoir central.

8.
Ce qui se passe en Russie illustre une nouvelle fois que le droit naturel du plus fort, comme tout droit prétendument naturel d'ailleurs, est une fiction. Poutine se croit « naturellement » le plus fort mais que plus fort que lui s'oppose et le voilà remis en question. Ceci dit, rien ne prouve que Prigojine soit en mesure de renverser le pouvoir central.

9.
Si Poutine tombe, les pro-Poutine de nos démocraties (c'est-à-dire les collabos qui profitent des avantages de la démocratie libérale, et certains en vivent même très bien, tout en souhaitant leur fin) vont l'avoir dans l'os. C'est réjouissant. #Mariani #MarineLePen #Zemmour

10.
Reste l'hypothèse machiavélique. Poutine et Prigojine feindraient un début de putsch. Poutine déclarerait que la Russie serait maintenant directement menacée par « l'Occident collectif », décrèterait la patrie en danger, et lancerait un ultimatum /chantage au nucléaire à l'OTAN.

11.
Dans un bel effort de transparence, Prigojine a dénoncé les mensonges de l'appareil d'Etat russe sur les causes et les buts de l'invasion de l'Ukraine : non, il ne s'agissait pas pour Poutine de « libérer » le Donbass et de « dénazifier » (quelle blague!) il s'agissait de mettre main basse sur l'Ukraine et de la dépouiller, de s'en partager les richesses entre oligarques et mafieux divers.

Le 24 juin 2023, Prigojine affirme que les pertes de l'armée russe se monteraient à près de 1000 personnels hors de combat par jour. Enorme. Rappelons-le : l'OTAN ne peut pas perdre. Songez que les Etats-Unis ne fournissent même pas leur armement le plus moderne aux forces ukrainiennes et qu'ils gardent le secret le plus absolu sur leurs avancées technologiques. Poutine ne peut pas gagner. Poutine ne gagnera pas. Poutine est perdu.

12.
Lorsque Choïgou a annoncé que les mercenaires de Wagner auraient jusqu'au 1er juillet pour rentrer dans les rangs de l'armée russe, obligeant ainsi Prigojine à prêter allégeance et à renoncer à son leadership, on prête à Prigojine ce mot : « Choïgou a dit le 1er juillet, mais il n'a pas précisé de quelle année. »

13.
Il est évident que les Wagner de Prigojine ne peuvent à eux seuls renverser le pouvoir central. Prigojine a-t-il des assurances de ralliement d'une partie de l'armée russe ? Compte-t-il sur un soulèvement de la population ? Sur une révolution de palais ? Ou tente-t-il un coup de poker désespéré ?

14.
Etant donnée l'importance des Intérêts financiers et politiques en jeu, que vont faire les personnels de Wagner basés en Afrique ? A qui vont-ils désormais obéir ? Aux injonctions des commissaires politiques de Poutine ou à leurs cadres fidèles à Prigojine ?

15.
La rébellion de Prigojine et de ses Wagner est-elle une conséquence inattendue, ou vaguement espérée, de la contre-offensive ukrainienne ? Ou au contraire, cette rébellion, quelle qu'en soit l'issue, sera-t-elle suivie en Russie d'un renforcement des jusqu’au-boutistes ultra-nationalistes ?

Patrice Houzeau
Malo, le 24 juin 2023.

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23 juin 2023

DE LA PESTE D'ABORD PUIS DE LA PESTE AUSSI

DE LA PESTE D'ABORD PUIS DE LA PESTE AUSSI

1.
J'ai longtemps reculé devant les livres de Fred Vargas. J'aime les livres courts et le format Simenon me convient parfaitement, ainsi que les 250 pages traditionnelles de la collection du « Masque ».

Il y a de cela bien des années (comme le temps court hein), le film « Pars vite et reviens tard », de régis Wargnier (2007) avecJosé Garcia dans le rôle du commissaire Adamsberg et Olivier Gourmet dans celui de Joss Le Guern, avait retenu mon attention. Je viens de lire le roman (J'ai Lu n°7461). Eblouissant. Histoire de peste et de vengeance, de faux-semblants aussi (vous me direz que c'est courant dans le genre du « rompol », comprenez « roman policier » et zaurez raison, mais on s'en fout, puisque je vous le dis). D'érudition (ah, on en apprend des choses sur la peste et sur le sens de l’expression latine « Cito, Longe, Tarde »), de mélancolie, et d'humour aussi (si, si).

Les personnages d'Adamsberg et de Danglard, celui du « Ar Bannour », le « Crieur » Joss Le Guern, et l'étonnante Clémentine Courbet alors, c'est qu'on s'y attache, à ces gens.

Une chose encore, qui me plaît : Fred Vargas privilégie l'intelligence et la sensibilité à la violence. Je n'apprécie guère la tendance du roman noir à multiplier les scènes de violence et de sexe plus ou moins glauque : je ne ne lis pas de romans policiers pour ça. Je lis des romans policiers parce qu'ils présentent des personnages ordinaires plongés dans des situations extraordinaires, parce qu'ils jouent sur le réel, parce qu'ils amusent ou intéressent par l'originalité et les fragilités de l'enquêteur, parce que les gouffres qu'ils révèlent fascinent. Heureusement pour moi, la violence pour la violence ne me fascine pas, et à moins d'en avoir l'étrange beauté de « l'Iliade », je n'en vois pas souvent l'intérêt.

Citation :
« - Bon, dit Adamsberg en continuant à aller et venir. Un prédicateur du IIIème millénaire ? Qui annonce quoi ? L'apocalypse ?
- La peste.
- Tiens, dit Adamsberg en marquant une pause. Ça change un peu. Et comment vous l'annonce-t-il ? Par courrier ? Par téléphone ?
- Par monsieur, dit Decambrais en désignant Joss d'un geste un peu cérémonieux. »
(Fred Vargas, « Pars vite et reviens tard », chapitre 12)

Note : On peut trouver ce genre de dialogue « un peu pâteux ». Affaire de goût. Je ne me pose pas la question. Je lis très vite, et même pas tous les paragraphes (loin de là). Dès que je pige, je tourne la page. Je déplore d'ailleurs que les enseignants continuent à assener aux élèves qu'un livre se lit de bout en bout et mot à mot (Seigneur, quel ennui ! Il y a tant d'autres choses à faire dans une journée!). Beaucoup ont applaudi lorsque Daniel Pennac a publié ses « dix droits du lecteur », et ils sont même affichés dans bien des CDI, mais j'ai l'impression que peu les appliquent en classe. Résultat : les élèves mettent ces dix droits en pratique lorsqu'ils consultent internet et les réseaux sociaux (ça galope) et regardent les livres comme des territoires réservés à quelques initiés des lycées généraux qui auraient le temps de s'y attarder.

2.
Stéphane Guillon (« Journal d'un infréquentable 2015-2017 », Grasset, 2018) Je ne sais pas ce que devient Stéphane Guillon et tant pis, et c'est comme ça, et voilà. Le livre se lit vite car il claque. Livre-chronique, livre coup-de-gueule et marrant parce que la marrance met de la distance. Livre que l'on ne prend pas au sérieux, parce que Stéphane Guillon est un humoriste, et que l'on prend au sérieux parce qu'il s'en prend aux politiques (Fillon, dont il évoque, dès 2017, l'étrange bienveillance pour Poutine ; Mélenchon, ah le grotesque, dis, qu'on lit là ; Dupont-Aignan – teigneux, apparemment ; Marine Le Pen la sulfureuse ; Macron – pas encore éclaboussé par toutes les péripéties à pieds nickelés que nous connaissons maintenant, Benalla, la sotte réforme Blanquer... mais dont Stéphane Guillon semble déjà pressentir les curieuses faiblesses...). Livre mélancolique aussi (l'évocation du talent gâché de Franck de Lapersonne ; d'autres choses, plus privées, que l'on devine). Livre consternant quand il évoque les milieux si frileux parfois et si cyniques aussi de l'audiovisuel. Il y a une jolie page qui rend hommage à l'intelligence de Jean Benguigui. Pas un chef d’œuvre, ce « Journal d'un infréquentable », pas une honte non plus. Intéressant.

Patrice Houzeau
Malo, le 23 juin 2023.

22 juin 2023

IL AURA LA TAILLE DES SARTRE

IL AURA LA TAILLE DES SARTRE

1.
« Mon grand-père me trouvait minuscule et s’en désolait, « il aura la taille des Sartre », disait ma grand-mère pour l’agacer. Il feignait de ne pas entendre, se plantait devant moi et me toisait : « Il pousse ! » disait-il enfin sans trop de convictions. » (Jean-Paul Sartre, « Les Mots », 1964)

Pourquoi, selon Sartre, dans « Les Mots », la grand-mère du petit Sartre (Jean-Paul) disait du petit Sartre qu’il « aurait la taille des Sartre » ? Qu’est-ce que les Sartre ?

Pourquoi la grand-mère du petit Sartre (Jean-Paul) cherchait-elle à agacer le grand-père du petit Sartre ? Et faisait-elle du vélo ? On tiendra compte du fait que l’oncle du petit Sartre avait probablement au moins un parapluie.

En quoi le petit Sartre (Jean-Paul) « ne partageait ni les inquiétudes ni les espoirs » de son grand-père lorsque ce dernier « se plantait devant lui et le toisait » ? Et quel est le rapport avec la fongibilité asymétrique ?

Quand Sartre (Jean-Paul) écrit que « tout changea quand ma vie prit de la vitesse », fait-il référence à l’industrie automobile et au désespoir de Billancourt ? Au transport ferroviaire ? A la manière dont Macron fait repousser ses doigts ?

2.
Quel est le rapport entre le Pacte à Pap Ndiaye et la fongibilité asymétrique ? Quel est le rapport entre un poste de ministre de l’éducation nationale, alors qu’on n’y connaît rien, et l’histoire sociale des Etats-Unis, ce en quoi Pap Ndiaye est spécialiste (dit-on) ?

Quand « le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse » dit que « l’école peut faire beaucoup, mais elle ne peut pas tout faire » (source : France Info) dit-il une banalité, ou est-il le grand rénovateur de l’art subtil du pipeau en milieu journalistique ?

3.
Bien des politiques français ont voulu, et grâce à Macron, l’obtiennent en partie, l’américanisation de nos façons de vivre et de travailler. Maintenant, ils se plaignent du développement de la violence, laquelle n’est jamais qu’un des aspects de cette américanisation.

4.
Pourquoi faut-il que chaque participant « choisisse un proverbe et aille s’asseoir sur l’une des cinq chaises » alors qu’il pourrait très bien aller aller à la pêche, ce qui est plus utile si l’on veut manger du poisson que de participer à des ateliers d’expression orale à la ah oui, vous en êtes un et un vrai.

Pourquoi l'élève devrait-il « dire ensuite le proverbe à haute voix » de manière à « faire deviner à ses camarades », lesquels s’en tamponnent le coquillard, « le trait de personnalité inscrit sur le papier posé sur sa chaise » alors que s’il allait acheter des pommes de terre, il pourrait faire des frites, et alors, à midi, il pourrait manger du poisson avec des frites au lieu de participer à des ateliers d’expression orale niais comme on en trouve l'énoncé dans les manuels de Bac pro seconde de chez Nathan Technique de 2019, et c’est nul à braire comme un ministre.

5.
On évoque de plus en plus souvent la semaine de travail de quatre jours. Et quelqu’un de dire à la radio, ce 22 juin 2023, que ça laissera le cinquième jour pour une deuxième activité éventuelle. On voit que certains économistes, ou sociologues, des « sachants sachant sacher » donc, sont pleins d’optimisme quant à l’inflation, le pouvoir d’achat et le nombre de postes non pourvus à venir.

6.
Pourquoi devrait-il y avoir un nouveau Pacte financier mondial ? La Russie et la Chine, et plus généralement les pays affiliés aux BRICS, seront-ils favorables à ce nouveau Pacte financier mondial ? Macron ne nous prépare-t-il pas une nouvelle séquence d’agitation internationale sur le mode « la France va vous apprendre comment faire, d’ailleurs regardez-nous, nous nous endettons tous les jours, mais on continue à nous faire confiance, pourquoi ? » Réponse : parce que nous possédons l’art subtil du baratin et de l’arrangement en coulisses.

Patrice Houzeau
Malo, le 22 juin 2023.

22 juin 2023

LES CHIENS NE JOUENT PAS DE TROMPETTE

LES CHIENS NE JOUENT PAS DE TROMPETTE

1.
Les chiens ne jouent pas de trompette. Sinon, à quoi serviraient-ils ?

2.
La lune ne porte pas de jupe. Du reste, si c'était le cas, il ne manquerait pas de gens pour se demander ce qu'il y a dessous.

3.
On n'utilise pas un levier pour rattraper le temps perdu. Si vous avez un levier et beaucoup de temps perdu, vous n'avez à vous en prendre qu'à vous-même. Le levier n'y est pour rien. D'ailleurs, il s'en fiche. Voyez comme il se moque de vous dans ses moustaches.

4.
Rien ne prouve que Mona Lisa n'ait pas porté la moustache. Seule l'habitude de regarder La Joconde selon des critères stupidement genrés vous empêche de constater cette évidence.

5.
N'insistez pas. L'administration ne procédera pas à votre résurrection.

6.
Il est interdit de laisser gambader les pianos sur les pelouses. Si votre piano disparaît, c'est que la pelouse l'a avalé. Il faudra bien vous mettre à la guitare, ou au violon.

7.
La musique de Satie est préjudiciable à l’imbécillité publique.

8.
Si vous avez le mauvais goût de mourir avant l'âge de la retraite, ne vous étonnez pas d'éventuelles retenues sur votre salaire pour service non fait.

9.
Si les verres à pied pouvaient parler, ils partiraient au galop.

10.
Si vos frites ont soudain un goût de sang, c'est peut-être que quelqu'un y a oublié un doigt.

11.
Ce n'est pas parce que les mouettes ne chantent pas La Marseillaise qu'il ne faut pas se mettre au garde-à-vous.

12.
Vous voyez bien que la criminalité a fortement baissé. Il suffisait de couper le son.

13.
Je me méfie de mes verres. Ils ont une fâcheuse tendance à vider les bouteilles.

14.
Je n'autorise pas les cravates à venir me serrer le cou.

15.
Ne parlez de ce que vous ne connaissez pas que si vous avez fait une grande école.

16.
L'erreur étant humaine, on ne peut rien reprocher à l'administration.

17.
Cette langue est vivante et s'agite dans bien des bouches, tandis que vous voyez bien que toutes, absolument toutes les poêles à frire ont renoncé à l'usage du latin de cuisine.

18.
Ce qui distingue l'humain de la machine, c'est la mauvaise foi. Le jour où les robots seront d'aussi mauvaise foi que les plus habiles de nos politiques, les jours de notre espèce seront comptés.

19.
On ne trempe pas son piano dans son bol de café, ça fait des miettes mouillées, c'est dégoûtant.

Patrice Houzeau
Malo, le 22 juin 2023.

21 juin 2023

ODE AUX CERISIERS DE L'AVENIR

ODE AUX CERISIERS DE L'AVENIR

1.
Ucer denei tida safer inex (allonzy rimons stupide mais en -ex)
Létroa (ah ça, je l'ai toujours dit qu'il est trop « annexes », il en met trop des annexes,
Lama, j'allais quand même pas l'appeler Lamex, non, hein, ça chante pas, Lamex,
Lacan (Jacques, 1901-1981, psychanalyste, moi non plus, j'y pige que couic mais j'en fais pas un complexe) par contre, Jacques Lacan, ça ça sonne, Lacan, à Carcassonne, à Montigny-en-Gohelle, à Strasbourg comme à Montauban, Lacan, ça sonne, aussi Lastex, Castex, Tex-mex...
Lédeuza (les deux A, sont-ce les deux -ex de la Miss ? Même qu'ils s'appellent tous les deux Alex, parce que j'ai pas trouvé d'autre prénom de gars en -ex, et puis, c'est très bien, Alex.

2.
Inédé quepa uaucer (je confirme il n'est pas du tout « hue au cerf », pas très favorable à la chasse)
(Ça n'a rien à voir, mais j'en profite pour dire que j'ai toujours cru que Judith Butler était une chanteuse de pop/rock des Amériques. En fait non, c'est la femme du crémier d'en bas d'chez moi qu'c'est plus chez moi depuis que j'ai déménagé ; ce que le monde est petit...)

3.
L'anhan (du verbe « anhanner » qui signifie à peu près « rire de se voir si belle en ce miroir », expression genrée donc, et alors là attention!)
Dessa, delà et
Pas de deux (ah la danse, ça me fait penser à Céline qu'aimait tant les danseuses, dit-on, ah le cochon).

4.
Ledo ahan lapla (de lentilles)
Endan (et là, voyez, j'ai envie de mettre un coup de gong, là, voyez, un bon bong de gong, avec le son qui se prolonge, plein de mystère et de frissons)

5.
Unoifé arriva la première (elle renaît de ses cendres)
Unoimé arriva la deuxième (elle était pleine de faim et de dents)
Unoi-en-pro arriva la troisième (elle avait de tout petits petons qu'on l'appelait Valentine)
Et Nédoi (ainsi nommé en raison de l'étroit rapport que ses doigts entretenaient avec son nez), eh bien, Nédoi arriva aussi ;
Traco urèg leo delapla (quant aux hauts de l'aplat, que voulez-vous que je vous dise, essayez de vous imaginer, parce que moi hein, c'est pas écrit « Universel Macron » sur mon front hein).

6.
Enba ! (là, y a des percussions)
Unau plusquan (Plusquan ! Plusquan ! Plusquan et la transe commence!)
Dré (Drrrrrrrrrrrrrré ! Ah oui, ça, faut mettre des « r », faut qu'ça roule, les tambours!)
Vraap à haies ouah ! (tiens, un chien aboie, doit y avoir une caravane quelque part)
(J'en profite pour dire que je viens d'entendre à la radio que « le mystère, c'est Paissy ». Je suis désolé, mais je connais très bien Jeannot Paissy, et il est aussi mystérieux qu'une patate à l'eau ; alors hein, faut arrêter de dire n'importe quoi aussi, si vous voulez qu'on continue à ne pas vous croire)
Ede pluba danlébra (« ob-la-di ob-la-da life goes on bra » qu'ils chantassent (de thé) les Beatles que j'me suis toujours demandé ce que ça voulait dire, « bra »)
Plo (et Roplo, forcé qu'ils vont par deux, non?)
Rep cohodi quifu dalanu du jus (ah ça je confirme que c'est du pur jus d'ânerie que j'écris là, mais c'est pour le son qu'ça fait dans ma tête, ah, oui, ah oui-oui-oui).

7.
Cahon vida ce gras greux (les greux, quand ils deviennent trop gras, faut les vider, à l’exemple de Cahon (dit « cahin-caha » les jours de grand vent) sinon, ils continuent à engraisser et ça finit par faire de grands greux d'un air de moins en moins sympathique ; c'est bien simple, on dirait qu'ils vont se mettre à parler)
Saint Dema (il est peu connu, je l'en trouve d'autant plus aimable qu'il est mon saint à moi, mon « Personal Jesus », ce saint aussi unique que l’œil du Cyclope)
Poco se fa peu (ah ça oui-da qu'on fa s'qu'on peut)
Soha ouah ! (tiens, la caravane repasse...)
Ouho éfa (« Fa-Fa-Fa-Fa-Fa (Sad Song) », ça vous dit rien, c'est une chanson de Otis Redding en 1966)
Ceci leco élevoi (Ce qui prouve que Ceci n'avait pas son œil dans la poche oùsqu'il ne met pas sa langue non plus).

8.
Inesso pagra (il y a un poème de Henri Michaux)
Ineti paà haie plugra (que dans ce poème Henri Michaux)
Inano plube (non, monsieur Houzeau, ce n'est pas celui de la jument)
Isso àla haulu-delau (il écrit Henri Michaux, « qu'il savent qu'ils vivent dans les cerises »)
Ceneceu papru noplu (et je finirai donc cette séance en vous citant cette jolie énigme du poète Henri Michaux tirée de "Lecture de huit lithographies de Zao Wou-Ki" :
« l'hiver les entoure sans les toucher encore
sans lever la tête
ils savent qu'ils vivent dans les cerises »
Et qui vit dans les cerises, sinon les cerisiers, les cerisiers de l'avenir, qui sont déjà dans l'nayau, comme les pommiers sont dans les pommes, les herbes dans les herbiers, les fumiers dans les fumes et les vergers dans les.

PS. J'évoque quelque part un « bon bong de gong ». On me dit que les gongs ne font pas bong mais bang comme les avions, les gangs, et le début de l'Univers. Les plus discrets font même « flûte et crotte de bique », mais on ne les prend pas au sérieux.

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juin 2023.

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21 juin 2023

BÂILLANT A BRISER LE RESSORT

BÂILLANT A BRISER LE RESSORT

Pala labri ber (« ber », bin zêtes bien brave!)
Lavi quejevé (comment ça la vie qu'tu vas?)
Un sou que la dent perd (faut pas êt' si vampire, vautour, rapace...)
Equélé da ! (équéléda équéléda... C'est quoi s'fromage?)

Sur le Jars se rit et rot (« un rot est une éructation » gazouille la Toile)
Emotri d'aime (ah ça quand on d'aime...)
Tissa lent à Doufi (pas besoin d'aller à Doufi pour tisser lentement!)
Bê je sue, ma bê eh (là y a pas, faut qu'je cite Paul Valéry, ça ne s'invente pas, ces trois vers de « Ebauche d'un serpent » :
« Bête je suis, mais bête aiguë,
De qui le venin quoique vil
Laisse loin la sage ciguë ! »

Sua et se tend de plaie (pouah, dégoûtant !)
Tremo, jessu bifo (deux fois la même erreur, alors ça, alors ça, alors, salut!)
Quaja à massue ! (Tiens, maintenant, v'à des sauvages...)
Jeba abri leureu (ça ne se fait pas, ça, de battre à bris l’heureux ! Faut laisser les gens vivre leur vie et ne pas faire son Russe en Ukraine!)

Là s'plan de la haie (quoi donc que vous appelez la haie, vous autres?)
Ce gui qui me dégui (du verbe « déguire », qui, vous vous en doutez, signifie le contraire du verbe « guire ». D'où le proverbe bien connu : guire ou déguire, il faut choisir)
D'ani sain (attention à ce que vous dîtes ! Et laissez la poitrine d'Annie tranquille).

Venàmo, Râ et Tô (et zallonzy, mélangeons allégrement divinité égyptienne et plat africain, tankonyé – non, non le Tankonyé n'est pas un fleuve des lointains où vous irez jamais, non ; par contre, le tô est un « plat à base de farine de mil ou de sorgho servi sous forme de pâte et consommé avec une sauce, même qu'on en mange au Mali, en Guinée (Conakry), Côte d'ivoire et Burkina Faso » nous salive-la-lippe Wikipédia.
Jessu de et dé (vous suez donc de partout!)
Paralané (eh bien, on n'est pas près de vous revoir!)

So, so ! Faué ! (qui c'est çui-là?)
Tokima lamo, sot (donc Faué est sot ! Ça ne donne pas à réfléchir, mais tout de même, on est bien content d's'en fiche)
Sola élo dutan (du temps qu'il fait, bin fait chaud, c'est l'été...)
Ouléfleu tileco (l'écho, l'écho, l'écho, l'écho)

Padain dé (donc d'un autre, je suppose)
Toleplufi demécons (ah et vous en avez beaucoup ? - Bah, ça dépend des années).
Edemépi lepluo (ah parce qu'en plus, il y en a qui émergent, qui se distinguent, le gratin du crétin!)
Tugaléco de co (quoi ? L'écho de quoi ? L'écho de Co ! Quoi donc que ça? Kéçaco, késsaco, l'écho de Co ?)

Quelu né Cudé (il a donc changé de nom, je me disais bien aussi...)
Danlapur duno (c'est-y-vrai que le Nô, c'est très pur, très pur ? ou comme d'habitude, ce serait-y pas qu'on dit n'importe quoi, histoire de faire croire qu'on comprend s'qu'on n'comprend pas ?)

Et, pour conclure, je ne puis que citer, une fois de plus, l'immense Paul Valéry, qui dans « Ebauche d'un serpent », fait dire à la vipère qu'on n'sait qui habite et qui, s'adressant au soleil, déclame :
« Toi, le plus fier de mes complices,
Et de mes pièges le plus haut,
Tu gardes les cœurs de connaître
Que l'univers n'est qu'un défaut
Dans la pureté du Non-Être ! »
Ne me demandez pas ce que ça veut dire hein, on ne va pas se fâcher pour si peu hein, allez cépatouça, hein, mais le temps passe, je file.

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juin 2023.

21 juin 2023

CATASTROPHE ET PLUS SI AFFINITES

CATASTROPHE ET PLUS SI AFFINITES

1.
Catastrophe 
: peut être prévisible comme le péril peut être imminent. La démocratie libérale ne peut se vivre que sous le mode de la catastrophe annoncée (crise économique, chômage de masse, changements climatiques majeurs, guerre mondiale larvée, déclin de l'Occident, mort des démocraties...).

2.
Changement
 : jadis politique au sens de la lutte des classes (« Le changement, c'est maintenant », disait sottement un slogan du parti socialiste), maintenant climatique ; ce qui n'empêche nullement certains politiques d'y inscrire la lutte des classes en même temps que la responsabilité collective et l'appétit des puissants.

3.
Production
 : absolument nécessaire à la société dite de consommation. Absolument préjudiciable à l'environnement. Hypocrisie politique : réussir à faire croire aux électeurs que l'on pourra continuer à produire massivement tout en évitant les catastrophes environnementales.

4.
Gouvernance Macron
 : étrange façon de gouverner qui ne cesse d'annoncer des dépenses nouvelles tout en tentant de faire des économies de bouts de chandelle.

5.
Technocrate
 : diplômé d'une grande école française et/ou étrangère qui vous explique par a + b que la génération de technocrates qui a précédé sa génération de technocrates à lui, a manqué de lucidité et s'est assez lamentablement mais de façon tout à fait explicable, trompée.

6.
France Inter
 : radio de service public que j'écoute pour l’excellent « Very Good Trips » de Michka Assayas et les révélations de la « cellule investigation de Radio France » et dont le caractère consensuel et le ton de bonne volonté (mais comment faire autrement quand on s'adresse à la majorité des Français ?) m'agace le reste du temps, particulièrement quand elle prétend donner des leçons de morale et de bienveillance.

7.
Jeu d'échecs
 : jeu de stratégie très vexant car me rappelant régulièrement combien mon intelligence est limitée.

8.
Prétentieux
 : en général, toute personne qui ne pense pas comme moi.

Imbécile : En général, toute personne qui ne pense pas.

A éviter : en général, toute personne dont je soupçonne qu'elle pourrait partager mes idées.

9.
France Culture
 : radio intéressante, surtout la nuit (grâce à la rediffusion d'un tas d'archives dont certaines sont de véritables trésors) ; fait de plus en plus souvent appel à des experts et des spécialistes des grandes écoles et des universités : l'esprit de sérieux y fait donc des ravages. S'est complètement plantée en matière d'enseignement en se faisant régulièrement le relais des thèses dites pédagogistes.

10.
Jazz
 : musique virtuose qu'il est de bon ton d'apprécier quand on veut se donner un air d'esthète hors des modes et des vulgarités d'une musique populaire qui serait moins savante. Me suis rendu compte récemment que ce n'est pas le jazz que j'aimais, mais le swing.

11.
Croissance et plein-emploi 
: toujours annoncés pour le lendemain ; toujours reculés à cause d'impondérables (crise sanitaire, sale guerre de Poutine en Ukraine, soucis divers, avanies, enquiquinements récurrents...).

12.
Réforme des retraites
 : présenté en 2023 comme indispensable si l'on veut maintenir le système dit par répartition, le recul de l'âge de la retraite est d'ores et déjà, si l'on veut maintenir le système par répartition et à peine la loi promulguée, prédit comme insuffisant à moyen terme, insuffisant...

13.
Jean-Michel Blanquer
 : technocrate qui laissera son nom dans l'histoire du système éducatif français pour avoir accru fortement le recours à l'apprentissage aux dépens de la formation initiale, en convainquant d'une part les gouvernements Philippe/Castex/Borne de subventionner fortement le dit apprentissage et, d'autre part, en favorisant toute une série de mesures discréditant la formation initiale (généralisation du contrôle continu, dévalorisation de l'ensemble des diplômes du secondaire, gadgets pédagogiques ridicules et prétentieux : grand oral, co-intervention, « chefs-d’œuvre », entre autres...).

Patrice Houzeau
Malo, le 21 juin 2023.

20 juin 2023

NON, LE PRESIDENT MACRON, CE N'EST PAS MANU

NON, LE PRESIDENT MACRON, CE N'EST PAS MANU

1.
Entendu il y a quelques soirs sur France Culture dans une rediffusion d'un « A voix nue », Alain Touraine dire que le populisme était aussi le fait pour un gouvernement de « dépenser l'argent avant de l'avoir gagné ». Cela me fait penser que le président Macron a vraiment intérêt à ce que sa volonté de réindustrialiser le pays donne des résultats, parce que pour l'instant, la France ne gagne pas à la hauteur de ses dépenses.

2.
17 juin 2023. J'entends parler sur France Inter du scandale des « respirateurs Phillips » et de la lenteur avec laquelle ces respirateurs qui sont, dit-on, cancérigènes, sont remplacés chez les patients. La cellule d'investigation de Radio France dit assez clairement que nos pouvoirs publics traînent les pieds. Je vais finir par croire que le secteur de la santé français est en partie aux mains de la mafia.

3.
18 juin 2023. Poutine, ces derniers temps, a le sourire du loup. Prépare-t-il un sale coup ou pense-t-il que la contre-offensive ukrainienne est un échec alors qu'elle n'en est qu'au début, que les F-16 ne sont pas encore déployés et que l'armement occidental continue d'arriver ?

4.
Une vidéo circule sur les réseaux sociaux où l'on voit le président Macron boire cul sec une bouteille de bière devant des joueurs de rugby enthousiastes et rigolards. Une autre où, pour l'accueillir, le Macron semble donner une accolade, voire une « bise », à Mohammed ben Salmane. Vulgaire, obscène, complaisant, faible.

5.
Dans le conflit russo-ukrainien, il semble que le drone tend à remplacer l'hélicoptère « tueur de chars ».

En cas de recours au nucléaire tactique par la Russie, Etats-Unis et OTAN seraient tenus de riposter fortement. Ne pas répliquer serait un aveu de faiblesse qui serait à terme mortel pour les démocraties libérales.

6.
Remarquez qu'en fin de compte, Blanquer et Macron auront été ceux qui auront œuvré pour que l’État file de l'argent aux entreprises pour embaucher des apprentis plutôt que des migrants sans papier. Ça marche un peu (baisse artificielle du nombre de demandeurs d'emplois) mais pas tout à fait : le travail clandestin croît et prospère tandis que Macron fait des mamours à Mohamed ben Salmane.

Ceci dit, tout contrat pouvant être dénoncé si la cause en est immorale, ce que le président Macron, démocrate, peut faire comme promesse à Mohamed ben Salmane n'a de valeur que si MBS est assez naïf pour y croire. Ce que je ne pense pas.

7.
Une loi sur l'immigration présentée par la Macronie ? Qui en veut ? La gauche la trouvera trop répressive ; la droite la trouvera trop laxiste. Syndicats et salariés craindront un nivellement par le bas des droits et des salaires ; certains employeurs craindront un accroissement des contrôles...

Possible aussi que Macron fasse son numéro habituel de « en même temps » donjuanesque et promette à la gauche que si,si, les contrôles seront accrus et les abus punis et, en même temps, promette à la droite de Ciotti que, oui, il y aura un peu plus de contrôles mais que l'essentiel étant de relancer la production, cher ami, vous m'avez compris...

Autre chose : il y a tout de même des rumeurs d'une crise en cours dans l'immobilier, et donc dans le bâtiment. A suivre de près...

8.
18 Juin 2023. Paraît que Richard Ferrand voudrait que Macron puisse briguer un troisième mandat. Raffarin dit pareil. Ferrand, Raffarin, des gens fiables, comme on sait... M'étonnerait pas que le Macron y pense sérieusement, vu qu'il se prend pour le Sauveur à la France.

Bah, c'est idiot, alors qu'on sait que le prochain président sera sans doute soit Edouard Philippe, soit Bruno Le Maire (donc la même chose que Macron, en moins vulgaire et moins ambigu). Because la droite républicaine n'a toujours personne pour la représenter. Mélenchon désormais ne sera plus que dans l'opposition. Marine Le Pen pourrait être élue sur son nom mais n'aura jamais de majorité parlementaire, même pas relative, je pense.

9.
Pacte : en juin 2023, le mot semble désigner dans l'éducation nationale un contrat que certains signent sans le lire, sans même s'assurer que ce contrat existe, ni même si ce contrat a des bases juridiques avérées.

10.
Message subliminal de Macron aux jeunes Français : bon, si c'est comme ça tu travailleras deux ans de plus, pour commencer. Et puis, t'as pas intérêt à aller voir le médecin pour te plaindre d'être fatigué, fini tout ça. Allez, tu peux filer dans ta chambre préparer ton sac pour le SNU.

11.
Je lis des tweets dans lesquels des soutiens du président Macron l'appellent familièrement « Manu ». Un vertige me prend. Ignorent-ils qu'un président de la République française n'est pas l'ami des Français mais le serviteur de la nation ? A ce titre, et au nom de la raison d'Etat, tout président de la république peut sacrifier n'importe lequel d'entre nous si la situation l’exige (y compris par l'assassinat politique). Tous, ou presque, ont utilisé ce ressort. Donc, il conviendrait d'arrêter de jouer du violon ou de la trompette des bons copains, Macron, n'est pas plus que Hollande, Sarkozy, Chirac, Mitterrand, l'ami des Français. d'où l’exigence de distance. D'où l’exigence de retenue. D'où la vulgarité et l'hypocrisie du président Macron quand il prétend se montrer de façon ostentatoire, et souvent maladroite, proche des gens.

Patrice Houzeau
Malo, le 20 juin 2023.

20 juin 2023

L'AGRESSION A BORDEAUX EST A GERBER

L'AGRESSION A BORDEAUX EST A GERBER

JE N'AI PLUS CONFIANCE DANS NOS POLITIQUES

1.
Evoquant cette chose si humaine, et tellement occidentale (quoiqu'en fait je n'en sais pas plus que la banane qui rit jaune) qu'est la collection, Jean Baudrillard note que ce qui importe, c'est que « l'objet finisse par mettre un homme en face d'un autre homme : il est alors un message ». Ainsi, les livres, qui sont des collections de signes réunis dans un objet que l'on appelle « volume », sont un message d'un humain à d'autres, souvent le message est : lisez-moi un peu et vous verrez combien je suis aussi sot et ennuyeux que vous.

Note : on me fait remarquer que les bananes ne rient pas. Ce qui est exact. J'ai beau dire des bêtises toute la journée, je constate que ça ne fait pas rire mes bananes. Au contraire, plus j'insiste, plus elles se couvrent de taches noires et finissent par ne plus être consommables. J'achète alors des abricots au sirop, que ça ne fait pas rire non plus.

2.
Quand j'y pense, j'aime beaucoup la philosophie. Quand j'y pense, parce que quand j'en lis, arrive toujours un moment où une voix s'écrie dans ma tête (si, si, j'en ai une) : Mon Dieu, Seigneur... puis je m'endors.

3.
Comme beaucoup, je ne comprends pas grand chose au Rimbaud des Illuminations. Ainsi, quand il évoque sa « camarade » (« ma camarade' » écrit-il), qu'il appelle aussi « mendiante » et « enfant monstre », de qui donc parle-t-il ? Honnêtement, je ne veux pas le savoir. Je prends ça comme il l'a écrit : il parle d'une proche qui a des besoins (de quelle nature?) et des caprices monstrueux, je suppose parce qu'un cintre ne fait pas de caprices. Or, Rimbaud n'a pas écrit « cintre monstre », mais « enfant monstre ».

Notons, tonton, nota, tata, qu'il ne précise pas si cette « camarade » péripatitête dans on ne sait quel bouge. Par contre, il constate : « Comme ça t'est égal, ces malheureuses et ces manœuvres, et mes embarras ». Bon il y a des intrigues, embrouilles, histoires, anguilles, je suppose. Que voulez-vous qu'on y fasse ? Surtout qu'on s'en fout.

On dirait, s'te phrase à Rimbaud, une réplique dans un brouillon de pièce de théâtre. Pourrait-on en faire une chanson ? Une ratatouille ? Un article de l'Observateur sur Darmanin (ça dit encore quelque chose parce que nous sommes en 2023, mais vous verrez qu'en 2035, y en a beaucoup qui diront : Qui c'est Darmanin? Et qu'en 2055, plus personne saura qui c'est, Darmanin).

4.
19 juin 2023. Il paraît que pour faire des économies, Bruno Le Maire (aussi nommé le Père Lustucru depuis que sur une chaîne de grande écoute et dans une émission qui vit de la crédulité de l'opinion dite publique, il a avoué son grand amour des pâtes) Bruno le Maire (dit le Dilatatoire) aimerait que les médecins soient réprimandés s'il leur prend la fantaisie d'être un peu trop généreux avec les arrêts de travail. C'est ça qui est formidable, ça tutoie des dictateurs de partout, ça fait des arrangements fiscaux avec des marchands de soupe et de scoubidous modernes , pourvu qu'ils soient puissants et promettent d'embaucher, mais ça va enquiquiner le pauvre monde pour des queues de cerises. Et ça c'est Bruno Le Maire, il a quand même un peu de retenue ; le président Macron en a beaucoup moins. Il est doux comme une jouvencelle avec les puissants et les brutes (le mal que Poutine a eu pour s'en débarrasser, du pot-de-colle Macron, l'arrêtait pas d'appeler, l'Emmanuel, ça en devenait gênant...), mais si vous êtes faible et sans-dents et que vous la ramenez un peu, pink, vous risquez d'être éborgné, privé de travail, emmerdé comme un non-vacciné...

5.
La réalité dépassant la fiction et le président Macron vivant dans une fiction, celle de la croissance à coups de milliards que nous n'avons pas, je pense que soit il ne finira pas son second mandat, soit il sera forcé à la cohabitation. A moins que, contre une partie des LR conscients du danger, l'étrange Ciotti se mette à le soutenir quasi inconditionnellement.

6.
19 juin 2023. Une vidéo montrant la violente agression à Bordeaux perpétrée par un ressortissant « africain », dit-on, et « connu des services de police », dit-on, sur une petite fille et sa grand-mère est à gerber. Je n'ai plus confiance dans nos politiques. Et ce n'est certainement pas avec l'ânerie coûteuse du SNU que la criminalité va baisser. Macron et sa macronie (agglomérat de technocrates prétentieux à la Blanquer/Pap Ndiaye et d'opportunistes à casseroles) se fichent de nous.

Patrice Houzeau
Malo, le 20 juin 2023.

18 juin 2023

MACARON CALISSON MASSEPAIN ET MERINGUE

MACARON CALISSON MASSEPAIN ET MERINGUE

« Le mort portait le nom d'une friandise, macaron ?... Calisson ?... Massepain ? Meringue... Méring, Jean Méring. »
(Claude Izner, « Mystère rue des Saint-Pères », chapitre VIII)

Le mort (c'est un roman policier que je lis, donc il y a un mort, des morts, du mystère) le
Mort, moi je sais même plus qui c'est – je lis en sautant des lignes, et même des paragraphes, car j'aime bien lire, mais je trouve ça trop long, et même énervant défois, donc, souvent y a des trucs qui m'échappent. Le mort donc
Portait un pantalon, une chemise, une veste, je suppose... Parce que sinon tout est imaginable (un bleu de travail, une salopette, un short avec un tee-shirt Metallica, quoiqu'en 1889, ce serait étonnant, un tutu, un uniforme, un scaphandre – tiens, c'est rigolo, sur internet on trouve la photo d'une « gravure représentant le scaphandre inventé par La Chapelle » en 1775 et qui « consistait en un costumé réalisé en liège et qui permettait à des soldats de flotter et de traverser les cours d'eau », nous aquatique Wikipédia et la figure 3 de cette intéressante montre un soldat avec un cygne sur la tête, ce qui me fait penser que je me demande si encore aujourd'hui, tous les cygnes d'Angleterre sont la propriété du roi d'Angleterre)
Le temps que vous passez à écrire des âneries, mon pauvre Houzeau, que pendant ce temps-là, y en a qui que
Nom d'une pipe laissez-moi tranquille comme je laisse les autres pendant ce temps-là, y en a qui car, pour l'heure, ce qui m'intéresse, c'est ce qu'il portait le mort comme blase ; le nom
D'une friandise, dit le texte, donc, comme ça, il ne s'appelait pas Personne comme tout le monde. Oui, mais quelle friandise ? Visiblement, le narrateur a fait comme moi, il a pas bien lu le roman...
Macaron ?... c'est un mot français désignant une « petite pâtisserie ronde aux amandes » et qui dans ce sens, est employé pour la première fois dans « Le Quart Livre » de Rabelais, nous tombe la neige Wikipédia. C'est bon, les macarons, y en a d'toutes sortes, c'est bon, les macarons. La choucroute aussi, c'est bon. Mais ça n'a pas le même goût.
Calisson ? Tiens, encore une pâtisserie aux amandes... Une des plus anciennes que ça vient de la langue d'oc « calissoun » et du latin médiéval italien « calisone » nous tu ne viendras pas ce soir Wikipédia. Les calissons aussi c'est bon. Y en a ils viennent d’Aix. C'est bon les calissons. Le camembert normand aussi c'est bon, mais ça n'a pas le même goût.
Massepain ? Les amandes, encore, ça devient bizarre...
Meringue ? Ah ça s'éclaircit... Paraît qu'on sait pas d'où vient le nom « meringue » (qui apparaît pour la première fois dans un livre de cuisine de François Massialot en 1692, même que Wikipédia propose l'hypothèse d'un village de la Suisse alémanique du nom de Meiringen, oùsqu'un certain Gasparini, pâtissier d'origine italienne, y meringua excellemment. C'est aussi à Meiringen qu'il arriva des bricoles à Sherlock Holmes. Bon, c'est
Méring, le nom du mort ;
Jean de son prénom. Maintenant, il s'en souvient bien Victor Legris (c'est le nom du libraire enquêteur de l'intéressant « Mystère rue des Saint-Pères » de Claude Izner (10/18 n°3505),
Méring, Jean Méring. Ça ne s'invente pas. Si. Ah bon.

Patrice Houzeau
Malo, le 18 juin 2023.

 

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